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Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

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Bulletin 15 du 10 Décembre 2012

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2012-15 – du 10 Décembre 2012

Pour vous abonner à la lettre du CFPSAA, envoyez un message à cfpsaa-subscribe@yahoogroupes.fr Pour vous désabonner de cette lettre, envoyez un message à cfpsaa-unsubscribe@yahoogroupes.fr à partir de l’adresse inscrite.

AIDEZ-NOUS À POURSUIVRE NOS ACTIONS.

Madame, Monsieur,

Vous connaissez la CFPSAA dont vous lisez régulièrement le bulletin d’information. C’est donc avec confiance que je me permets aujourd’hui de solliciter votre contribution financière.

Contrairement à la pratique actuelle de nombreuses associations de notre secteur et plus largement de multiples ONG, la CFPSAA ne fait pas régulièrement appel à la générosité de ses bénéficiaires ou au grand public pour financer son fonctionnement. Et pourtant, comme vous le savez, les actions que nous menons sont tout autant importantes que bien d’autres en faveur des déficients visuels :
- conserver nos « droits acquis » et, si possible, améliorer la législation qui nous concerne, sur des points tels que l’accessibilité, l’emploi, la culture (accès aux livres et à l’audio description), la vie quotidienne ;
- faire entendre les besoins spécifiques des déficients visuels au sein des multiples instances ayant à connaître, de près ou de plus loin, des questions touchant au handicap : Conseil national Consultatif des Personnes Handicapées, Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, Conseils Consultatifs des Personnes à Mobilité Réduite de la SNCF ou RATP, AGEFIPH, FIPHFP, Droit au Savoir, Tourisme et Handicap, pour ne donner que quelques exemples ;
- informer le grand public (notamment durant la semaine qui précède les JNAA) sur les besoins et surtout sur les aptitudes des personnes aveugles ou gravement déficientes visuelles ;
- apporter aux déficients visuels eux-mêmes, par un bulletin d’information distribué gratuitement en version électronique et largement diffusé sur de nombreuses listes de discussion, des renseignements/avis/enquêtes pouvant faciliter leur vie quotidienne ;
- compte tenu de l’importance que prennent aujourd’hui les textes européens, la CFPSAA joue aussi un rôle actif au sein des différentes commissions de l’Union Européenne des Aveugles, son Président anime ainsi la Commission des Droits qui en est un pilier essentiel ;
- enfin, en sa qualité de vice-président du Conseil Français des Personnes handicapées pour les questions Européennes, le Président de la CFPSAA porte une attention toute particulière à l’application de la Convention de l’ONU sur les Droits des personnes handicapées ratifiée par la France depuis janvier 2010.

Le fonctionnement de la CFPSAA est assuré par les cotisations de ses membres, mais aussi par les apports en nature des différentes structures associatives la composant. En 2011, une subvention nous a permis d’organiser les Etats Généraux de la Déficience Visuelle qui ont réuni à Paris, le 26 novembre plus de 400 participants venus de toutes les régions de France. Nous pouvons vous en adresser le compte rendu sur simple demande soit en écriture ordinaire, soit enregistré sur CD audio.

En 2012, pour différentes raisons, nous avons été contraints à louer des locaux indépendants et à assurer seuls la rétribution de notre unique salariée. Nous envisageons de renforcer l’équipe de bénévoles nous venant en aide mais, pour de multiples raisons, (exiguïté de notre bureau), cela n’est pas simple.

Nous avons donc besoin de votre soutien, que nous vous proposons de nous apporter en nous rejoignant en qualité de « sympathisant » ou de « bienfaiteur » en nous adressant un don de 20 ou 40 euros, selon vos possibilités. En échange, vous n’aurez rien d’autre qu’un reçu fiscal qui vous permettra de déduire les deux tiers du montant de votre don de votre déclaration d’Impôt sur le Revenu, mais vous aurez la satisfaction d’avoir ainsi contribué à améliorer la situation des déficients visuels. Si vous êtes vous-même une personne aveugle ou amblyope, votre geste sera pour nous un très précieux témoignage de reconnaissance et d’encouragement. A titre d’exemple, si vous êtes imposable, un don de 40 euros à la CFPSAA ne vous coûtera que 13,30 euros.

Merci pour ce qu’il vous sera possible de faire en notre faveur, adressez vos contributions à l’adresse suivante : CFPSAA 45 rue du Cardinal Lemoine 75005 Paris, par chèque libellé à l’ordre de CFPSAA.

J’ai confiance en votre soutien, vous pouvez compter sur notre détermination pour poursuivre notre marche en avant au nom des 30 associations qui composent aujourd’hui la CFPSAA.

Cordialement.

Philippe CHAZAL Président de la CFPSAA 45, rue du Cardinal Lemoine 75005 Paris. Tél. : 01 53 10 91 71 E-mail : contact@cfpsaa.fr

ÉDITORIAL

J’ai l’impression d’avoir écrit hier l’éditorial du bulletin précédent qui date pourtant de plus d’un mois déjà ! et oui, bien qu’en retraite depuis presque quatre ans, je n’ai pas l’impression d’avoir réellement « décroché » car peut-être en raison de la crise économique que nous traversons, du changement récent de majorité, de l’importance que prend l’Europe dans notre vie de chaque jour, il faut être de plus en plus vigilent, présent partout, pour éviter qu’en France aussi, comme dans beaucoup de pays voisins, la situation des personnes handicapées ne se dégrade. Les ouvriers ne sont pas assez nombreux dans la vigne de la CFPSAA, beaucoup d’entre eux ont « plusieurs casquettes » : celle de la CFPSAA et celle de leur propre association, je ne parle pas de nos amis qui, en plus, ont encore une activité professionnelle. Si vous habitez à Paris ou en proche banlieue, si vous disposez du temps et des compétences nécessaires pour nous représenter dans telle ou telle réunion, n’hésitez pas à vous manifester. Si vous demeurez en province et pouvez nous aider à traduire des documents depuis l’anglais vers le français ou en sens inverse, faites-le nous savoir car nous recevons de nombreux communiqués de presse, articles, en provenance de l’Union Européenne des Aveugles, du Forum Européen des Personnes Handicapées ou d’associations étrangères qui auraient largement leur place dans notre bulletin après traduction. Vous trouverez encore dans ce bulletin de très nombreux articles, reflets de nos activités depuis un mois :
- Tout d’abord un bref compte rendu de l’Assemblée Générale de l’Union Mondiale des Aveugles qui résume huit jours de présence à des réunions ou tables rondes. Si « de la discussion jaillit la lumière », nous devrions être largement éclairés pour les quatre ans à venir car les échanges furent nombreux même si avec un millier de participants il n’est pas aisé de prendre la parole. Bref, nous y étions et n’avons pas manqué de nous faire entendre notamment sur des sujets comme l’emploi, l’application de la Convention de l’ONU sur les droits des personnes handicapées ou pour demander un soutien financier afin d’assurer la pérennité du musée Louis Braille de COUPVRAY qui est bien menacée. Dès notre retour, les rendez-vous se sont succédé sans interruption :
- cérémonie de remises de bourses de recherche de la FAF, le 20 novembre ;
- rendez-vous avec le Défenseur des Droits et notre avocat le 21 au sujet de la décision du Conseil d’Etat sur les barrières d’âge, le Conseil d’Administration de la CFPSAA réuni le 29 a décidé de porter l’affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme et devant la Commission des Droits de l’ONU, nous en reparlerons ;
- journée sur l’adaptation du livre scolaire à l’INJA le 23 ;
- inauguration du Service d’Aide à la Vie Sociale pour Déficients Visuels de Paris, géré par l’AVH, le 26 ;
- présence au « Salon du secteur protégé » de Paris le 27, nous avons été un peu déçus par le petit nombre d’exposants ce qui ne nous a pas permis d’envisager de collaborer davantage avec ce secteur ;
- commission emploi de la CFPSAA le matin, puis installation du CNCPH dans sa nouvelle composition le 28 ;
- conseil d’Administration de la CFPSAA à la FAF, toute la journée du 29 ;
- réunion de l’Observatoire du Marché et du Prix des Aides Techniques à la CNSA le 30, observatoire qui semble un peu peiner à trouver sa raison d’être. Il y aurait pourtant beaucoup à faire sur ce secteur, nous avons regretté que les financeurs d’aides techniques (AGEFIPH, FIPHFP et MDPH) nomment comme experts pour l’attribution de matériel aux déficients visuels, des structures qui assurent simultanément le conseil et la vente de tel matériel. Un problème à creuser !
- quarantième anniversaire de la Fédération des Associations de Chiens-guides le 1er décembre ;
- rendez-vous avec des étudiants puis préparation du prochain Comité d’Entente le 3 ;
- commission juridique de la CFPSAA le matin puis départ pour Bruxelles l’après-midi du 4 ;
- troisième Parlement Européen des Personnes Handicapées à Bruxelles le 5, ce qui a été pour la CFPSAA l’occasion de souligner devant le millier de délégués et parlementaires présents, l’absolue nécessité de donner à la Convention de l’ONU sur les droits de la personne handicapée une force supérieure à celle des lois nationales si l’on souhaite qu’elle soit appliquée partout. Tel n’est pas encore le cas notamment en France où la loi garde la primauté sur les traités internationaux ;
- conseil d’administration de l’Agence Nationale de l’Évaluation des Établissements Sociaux et Médico-Sociaux (ANESM) toute la journée du 6, structure qui a pour but d’améliorer le fonctionnement de ces établissements et agrée notamment les organismes en charge de les évaluer. Son Conseil comprend des représentants de l’Etat, de la CNSA, des établissements et des usagers, le Président de la CNPSAA y représente le CNCPH ;

La semaine qui commence aujourd’hui est tout aussi chargée, j’aimerais cependant prendre le temps de vous adresser un dernier bulletin juste avant Noël, il est déjà en préparation. Vous constaterez à la lecture de ce bulletin que la SNCF se préoccupe toujours beaucoup de l’accessibilité des trains et gares aux personnes handicapées, que BrailleNet ouvre une nouvelle bibliothèque accessible aux déficients visuels alors que l’AVH ouvre une « salle de documents tactiles » au sein de sa médiathèque, que de nombreuses manifestations auxquelles vous pouvez participer auront lieu dès le début de 2013. Le montant des prestations sociales au 1er novembre 2012 vous est communiqué, grâce à la mise à jour préparée par Maïssa JONNEAU, juriste au sein du Service Social de l’AVH que nous remercions pour son aide. Si ce bulletin d’information vous est utile et vous intéresse, n’hésitez pas à le faire connaître à vos amis, ils peuvent s’y abonner en cliquant sur le lien cfpsaa-subscribe@yahoogroupes.fr A très bientôt.

Philippe CHAZAL, Président de la CFPSAA.

ET LA LOI ALORS !

La France, comme l’ensemble des pays d’Europe et nombre de pays de notre planète traverse une crise économique et sociale majeure. Chaque jour, l’actualité nous rappelle ce fait indiscutable que chômage, pauvreté, violence, délitement des valeurs viennent mettre devant nos yeux. Et même s’il s’agit d’yeux de personnes aveugles, nous ne sommes pas à ce point inconscients de la situation actuelle pour nier des faits qui s’imposent à tous.

Oui, la crise est là, grave, inquiétante et le sens civique qui est le nôtre nous fait solidaires de tous et nous demande d’être prêts à accomplir notre part de l’effort collectif afin que, ensemble, nous puissions sortir au plus vite de ce mauvais pas. Soyons donc clairs, les personnes handicapées, comme les autres, ont à accepter leur part de l’effort collectif pour sortir au plus vite de cette situation dont la prolongation excessive pourrait mettre en cause bien des aspects du contrat social qui nous lie et nous rassemble. Ainsi, le temps n’est peut-être plus à l’expression de revendications quantitatives telles celles sur l’amélioration de notre niveau de vie par exemple ? Attendons sagement des temps meilleurs pour reformuler de telles demandes.

Pourtant, au nom de la crise, faut-il tout accepter ? Ainsi, les derniers mois viennent-ils de nous fournir quelques sujets de grave inquiétude car, au nom des difficultés présentes, faut-il accepter que ne s’applique pas la Loi ?

Lorsque le 10 juillet dernier, le Conseil d’État se prononce sur le pourvoi déposé par la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes et stipule, dans le rejet de cette démarche que l’article 13 de la Loi du 11 février 2005 n’a pas, je cite : « de portée normative », nous sommes légitimement inquiets et stupéfaits. Que dit en effet cet article ? Je cite encore : « Dans un délai maximum de cinq ans, à compter de l’entrée en vigueur de la présente Loi, les dispositions se la présente loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d’âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d’hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux seront supprimées ». Voilà me semble-t-il qui est clair et il n’est pas besoin d’être juriste de haute volée pour interpréter ce qu’a voté à la quasi unanimité la représentation nationale exprimant en cela la volonté du peuple souverain. Les débats parlementaires qui précédèrent le vote de la Loi furent clairs, le texte qui en résulta limpide. Le fait que la plus haute juridiction du pays se range, nous pourrions même dire s’aplatisse, aussi facilement devant les arguments de l’administration ne peut qu’indigner celles et ceux qui sont épris du respect de la Loi et de ses principes.

Et que dire maintenant des débats qui se déroulent au sujet de la mise en œuvre des dispositions relatives à l’accessibilité ? Là encore, nous ne saurions accepter que ce que la représentation nationale a voté, que ce que le Gouvernement a promulgué soit remis en question sous prétexte de crise car, dans ce domaine précis, l’engagement de la Nation vis-à-vis des personnes handicapées est encore plus ancien. Si la Loi du 11 février 2005 a précisé les choses, il faut rappeler que c’est la Loi d’Orientation du 30 juin 1975 qui a posé les grands principes de l’accessibilité. Alors, que l’on ne vienne pas nous dire que depuis près de quarante ans, nous n’avons pas eu le temps de faire entrer dans les faits ce que demande et prescrit la Loi. Que je sache, lorsqu’une loi sur la sécurité routière est votée, lorsque la Loi des Finances est promulguée, il ne faut pas quarante ans pour que ces textes entrent en vigueur. Les personnes handicapées seraient-elles à ce point des citoyens de seconde zone pour qu’elles soient traitées autrement ?

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs du Gouvernement, nous sommes des Françaises et Français à part entière, conscients des difficultés du moment et prêts à participer à l’effort de redressement national, mais nous exigeons de vous une seule chose, le respect de la Loi telle que nos élus l’ont voulue et votée. Sur ce point, et sur ce point précis, nous serons intransigeants. Vincent MICHEL

1)- ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) HUITIEME ASSEMBLEE GENERALE DE L’UNION MONDIALE DES AVEUGLES.

La huitième Assemblée Générale de l’Union Mondiale des Aveugles s’est tenue à l’hôtel Imperial Queen’s Park de Bangkok du 11 au 16 novembre dernier. Les délégués de cent pays membres y ont participé, la France y étant représentée par Philippe CHAZAL, Gérard COLLIOT, Françoise MADRAY-LESIGNE et Guy VERNHES. Plusieurs observateurs de l’AVH étaient également présents : Marc AUFRANT, Fernando PINTO DA SILVA et Luc MAUMEY, ces derniers pour assister à la réunion du Consortium Daisy avec Alex BERNIER, réunion qui s’est tenue après les Assemblées de l’UMA et de l’ICEVI (Conseil International pour l’Education des Déficients Visuels.) Notons tout d’abord une organisation parfaite de la part du pays hôte, de très nombreux bénévoles étant disponibles depuis notre sortie de l’avion jusqu’à notre départ, pour faciliter notre séjour. Grâce aux interprètes présents durant toutes les séances plénières, il nous a été aisé de suivre les débats même si, par manque de temps la parole n’a pas pu souvent être donnée à la salle : un problème récurant lors de toutes les réunions de masse. C’est donc essentiellement lors des pauses thé et durant les repas pris en commun que nous avons pu échanger avec quelques délégués d’autres pays, ceci ayant été un peu compliqué par le fait qu’une liste des présents n’a pas été distribuée. Nous n’insisterons pas sur les discours classiques lors de la séance d’ouverture présidée par Son Altesse la Princesse Maha CHAKRI SIRINDHORN, seconde fille et troisième enfant du roi de Thaïlande, qui nous a permis d’apprécier les rigueurs du protocole. La première séance de travail débuta par une évocation des membres disparus depuis la précédente Assemblée Générale qui s’est tenue à Genève en 2008, ce fut l’occasion de rappeler la mémoire de Julien AIMI, connu et très apprécié de tous au niveau européen et mondial. Après quoi, la Présidente, la Directrice, le Trésorier et le Secrétaire Général de l’UMA, les Présidents des différentes régions ont présenté un compte rendu de leurs travaux durant la période 2008-2012. Vous en trouverez le détail dans le rapport général de l’UMA qui sera publié dans le prochain bulletin. Disons simplement qu’en Afrique on souhaite plus d’implication des organisations membres ; que plusieurs conférences ont été organisées en Europe sur la discrimination faite aux femmes, l’emploi, l’accès à la culture ou l’application de la Convention de l’ONU ; en Amérique latine on insiste sur l’importance du Braille, le droit à la lecture et d’accéder aux NTIC, la formation des jeunes, futurs leaders revêt une grande importance ; bien que les Etats-Unis n’aient pas encore ratifié la Convention de l’ONU, la loi imposant un son aux véhicules électriques est un exemple à suivre, de même que l’accessibilité des téléphones intelligents aux déficients visuels ou celle des aides techniques aux mal voyants. Cette région s’est beaucoup impliquée pour aider l’organisation des aveugles de Haïti à reprendre ses activités après le tremblement de terre de 2010 ; enfin, en Asie, les droits des personnes handicapées ne sont pas suffisamment reconnus selon les organisations locales qui ont organisé plusieurs rencontres sur l’éducation des jeunes ou la pratique du massage par les déficients visuels. Comme souvent lors d’Assemblées Générales d’organisations internationales, les statuts sont modifiés, l’UMA n’a pas fait exception à la règle. Une matinée a été nécessaire pour affirmer, entre autres, que les membres ne sont pas des organisations spécifiques mais bien des pays, chaque nation devant être représentée par une seule organisation (la CFPSAA pour la France par exemple) ; que les membres doivent être à jour de cotisation pour participer avec voix délibérative aux travaux de l’UMA ; que les anciens Présidents sont membres d’honneur à vie ou que les membres du Bureau ont un droit de vote lors des Assemblées. Le Conseil International pour l’Education des Déficients Visuels et l’Agence Mondiale pour la Prévention de la Cécité siègent maintenant au Comité Exécutif de l’UMA, le Conseil Mondial du Braille devient un Comité à part entière avec pour mission de promouvoir le braille et d’améliorer la formation des enseignants. Enfin, toute nouvelle candidature doit être approuvée par le Président du Comité régional qui a aussi la capacité de suspendre des membres en cas d’activités illicites. L’importance du soutien pour les personnes âgées ayant récemment perdu la vue, Les contraintes dans le domaine de l’urgence et de la gestion des catastrophes pour les personnes aveugles et malvoyantes, Le rôle des membres nationaux dans un monde en changement, (partenariat entre les organisation d’aveugles et pour aveugles, entre nos ONG et celle représentant l’ensemble des personnes handicapées, professionnalisation du fonctionnement de nos associations), La mise en œuvre de la Convention de l’ONU sur les Droits des Personnes Handicapées, La campagne de l’UMA pour le droit à la lecture et le projet de traité de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), L’intervention précoce et le développement de l’enfant, Encourager la pratique du sport et l’activité physique, L’accès à la technologie, Défis et solutions pour un accès indépendant à l’environnement physique, Plaidoyer pour l’intégration : perspectives parentales et de la jeunesse, Ont été les principaux abordés, soit en séances plénières, soit au cours de tables rondes. L’emploi a tenu une place essentielle lors de cet Assemblée Générale, il constitue, partout dans le monde, la principale préoccupation des organisations venant en aide aux déficients visuels. Karen WOLFFE, consultante sur l’emploi à l’ONU, un représentant de l’Organisation Internationale du Travail, la Présidente du groupe de travail de l’UMA chargé de l’emploi ont pu échanger sur les raisons faisant que moins de 30% des déficients visuels ont un emploi dans le monde industrialisé, chiffre qui tombe à 10% dans les pays en développement. De plus, beaucoup de statistiques ne prennent plus en compte les personnes qui ont cessé de rechercher un emploi ce qui serait le cas de 80% des chômeurs handicapés aux Etats-Unis. Dès leur plus jeune âge, les enfants doivent être encouragés à travailler, d’abord à la maison pour accomplir de petites tâches et activités domestiques : les parents sont les enseignants naturels. Les associations/organisations de et pour déficients visuels doivent impérativement recruter ces personnes afin d’encourager de futurs employeurs à le faire. L’UMA développe sur son site au Canada une banque de données sur l’emploi consultable sur www.projectaspiro.com . Il vise à améliorer la sensibilisation des employeurs qui ignorent les compétences des déficients visuels, à changer les attitudes surprotectrices des parents, à échanger des expériences et bonnes pratiques, à mettre en place des programmes de mentorat ou micro crédit. « Les parents doivent croire en leurs enfants handicapés, même s’ils ne savent pas vraiment ce dont ils sont capables. Un emploi existe pour chacun, il faut le trouver » a déclaré Rina LAMSYAH, Secrétaire Général de l’Union Indonésienne des Aveugles. Enfin, les difficultés de transport étant un frein important à l’emploi des déficients visuels, toutes les opportunités de télétravail doivent être explorées, mais en veillant toujours à ce que les travailleurs handicapés aient, pour des tâches identiques, le même salaire que les autres travailleurs dans l’entreprise. Partout où ils existent, les quotas donnent des résultats positifs, de même que la promotion des produits fabriqués par les personnes handicapées à condition qu’ils soient de qualité égale aux biens identiques du marché. Enfin, la complémentarité de différents handicaps au sein d’un atelier de travail a été soulignée, de même que l’importance des langues étrangères, d’une intervention précoce ou d’un filet de sécurité pour les employeurs : le frein au licenciement est souvent le premier frein à l’embauche. L’Assemblée Générale a adopté plusieurs résolutions dont nous publierons le texte dès qu’il sera disponible en français. En marge de cette Assemblée Générale, les différents Comités régionaux de l’UMA ont pu se réunir, ce fut le cas de l’Union Européenne des Aveugles qui a notamment évoqué le travail de ses commissions. Une exposition d’aide techniques rassemblait les principaux fabricants/distributeurs d’aides techniques, nous n’y avons pas trouvé de nouveautés révolutionnaires mais des experts en ce domaine, beaucoup plus compétents que moi vous en parlerons, nous reproduirons d’éventuels articles sur ce sujet dans de prochains bulletins d’information. Pour conclure, Arnt HOLTE (Norvège) a été élu Président de l’UMA, Rina LAMSYAH (Indonésie) Secrétaire Général Enrique PEREZ (Espagne) et Fredric SCHROEDER (Etats-Unis) Vice-présidents, A.K. MITTAL reste trésorier. Chaque région est représentée au Comité Exécutif par trois membres afin que les besoins de l’ensemble du monde soient pris en compte. Une Assemblée Générale réussie à laquelle les délégués français ne pouvaient être absents, elle nous a permis de mieux appréhender les raisons d’être et le travail de l’UMA, une organisation qui semble bien lointaine pour la grande majorité des aveugles de notre pays, mais qui joue pourtant un rôle indispensable sur la scène mondiale. Philippe CHAZAL

2)- ACTUALITÉS FRANÇAISES DU HANDICAP DU 2 NOVEMBRE AU 7 DECEMBRE

Extrait des magazines Yanous Actualité n° 394-395

2-A) VENDREDI 7 DÉCEMBRE - MÉDIAS/CÉCITÉ - AUDIODESCRIPTION SUR ARTE.

La chaîne franco-allemande Arte diffusera en audiodescription le 9 décembre à 02h25 Persécution, film d’amour contrarié réalisé en 2009 par Patrice Chéreau. Suivra, les 14 décembre à 20h50 et 18 décembre à 14h35 Just like a woman, film de Rachid Bouchareb (2012) road-movie narrant la lassitude du quotidien d’une trentenaire séduite par la danse du ventre...

2-B) JEUDI 6 DÉCEMBRE - ADMINISTRATION/POLITIQUE - L’ÉTAT ABANDONNE LE HANDICAP.

L’avant-projet de loi de décentralisation est rendu public par La gazette des communes. Il répartit les compétences entre Régions, Départements, Métropoles et Communes. Conformément à l’annonce du Président de la République, le 5 octobre dernier, l’État transfèrera aux Départements l’accueil, l’information, l’évaluation, l’orientation, l’accompagnement, les allocations et prestations des personnes handicapées. La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) est réformée : perte du statut de Groupement d’Intérêt Public (GIP) pour devenir "un service non personnalisé du département, placé sous l’autorité du président du conseil général", sans qu’une place soit dévolue aux associations. Le délai maximal de deux mois pour la délivrance de la carte de stationnement sera supprimé, et le rôle du Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées réduit. Le soutien aux Établissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT) sera assuré par chaque Département, ainsi que la formation professionnelle des bénéficiaires. Chaque Conseil Général élaborera un Schéma d’organisation sociale et médicosociale. La formation professionnelle des travailleurs handicapés sera de la compétence exclusive des Régions, l’orientation en Centre de Rééducation Professionnelle restant de la compétence de la MDPH. Au terme de cette réforme, l’État ne conduira plus aucune action spécifique en matière de handicap. retour au sommaire

2-C) MARDI 4 DÉCEMBRE - LÉGISLATION/POLITIQUE - ABAD PARAPHRASE AYRAULT.

L’un des deux députés handicapés moteurs, l’UMP de l’Ain Damien ABAD, a déposé une proposition de loi pour inclure dans chaque projet de loi la prise en compte des handicaps ; son unique article dispose que "dans chaque loi de portée générale examinée par le Parlement, il est inséré un article additionnel ainsi rédigé : Les dispositions de la présente loi doivent s’adapter à la situation des personnes handicapées." Interrogé sur Canal Plus, Damien ABAD a précisé qu’il fallait changer de perspective et avoir une "approche globale, transversale et continue de cette question [...] on doit parler du handicap dans chaque loi de portée générale qui mérite qu’on s’y intéresse." Cette proposition de loi signée par une cinquantaine de députés, qui n’est pas encore publiée, paraphrase la circulaire que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a adressé à ses ministres le 4 septembre dernier pour leur demander d’inclure dans les projets de loi qu’ils élaborent une fiche de diagnostic précisant l’impact éventuel du texte sur les personnes handicapées. Ni le député ni les journalistes qui l’interrogeaient n’ont toutefois évoqué cette directive gouvernementale.

2-D) LUNDI 3 DÉCEMBRE - ACCESSIBILITÉ - NANTES N’A PAS L’AWARD.

Après Grenoble l’an dernier, Nantes ne reçoit pas l’Access City Award décerné par l’Union Européenne depuis trois ans. Les deux villes françaises n’auront obtenu que la place de "finaliste", la récompense au titre de 2013 revenant à la capitale de l’Allemagne, Berlin, et pour 2012 à Salzbourg (Autriche). Le jury a toutefois tenu à relever l’effort de Nantes, ville dirigée par le socialiste Jean-Marc Ayrault jusqu’à sa nomination comme Chef du Gouvernement en mai dernier, pour son approche de la conception d’une ville accessible à tous.

2-E) VENDREDI 30 NOVEMBRE - LOISIRS/DISCRIMINATIONS - ADAPTER LES STRUCTURES.

Le Défenseur des Droits a rendu une Décision dans laquelle il demande au ministère de l’Éducation nationale de prendre en compte, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, les besoins spécifiques des élèves handicapés notamment en matière d’activités périscolaires. Il demande également au ministère de l’Intérieur, ainsi qu’à ceux chargés de la Jeunesse et des sports, des Affaires sociales et des Personnes handicapées "d’adapter les dispositions législatives et réglementaires existantes en précisant les conditions d’accueil et de prise en charge des enfants handicapés dans les structures d’accueil collectif de loisirs." La décision formule également des recommandations relatives à l’accompagnement par un Auxiliaire de Vie Scolaire lors des activités extrascolaires après évaluation par la MDPH, "l’intégration systématique des modalités d’accueil des enfants handicapés dans les projets éducatifs et pédagogiques des structures d’accueil" ainsi que des prises en charge des accompagnements, la création d’un module spécifique dans la formation des éducateurs.

2-F) MERCREDI 28 NOVEMBRE - ALLOCATIONS - PAS DE SIMULATION ENVISAGÉE.

Interrogée à la suite de questions posées par plusieurs lecteurs de Yanous qui ne parvenaient pas à obtenir une information correcte, la Caisse Nationale d’Allocations Familiales répond qu’elle n’envisage pas de créer un outil de simulation du montant résiduel d’Allocation aux Adultes Handicapés en cas de prise d’emploi. Cette prestation est réduite en fonction du salaire perçu dès le 6e mois, ce qui conduit des allocataires à se demander quel montant ils percevront dans ce cas. "En effet, nous ne disposons pas d’outil de simulation pour calculer le montant de l’AAH, confirme le porte-parole de la CNAF. Ce calcul peut être demandé et réalisé par la Caf [de l’allocataire]. Il n’y a pas actuellement de projet de création d’un outil de simulation pour l’AAH aujourd’hui. Ces informations doivent pouvoir être fournies par les Caf, mais en effet, certains bénéficiaires peuvent être confrontés à une réponse négative." Théoriquement, une AAH résiduelle est versée lorsque le salaire est inférieur à 130% du salaire minimum (SMIC), avec abattement en cas de travail à temps partiel.

2-G) VENDREDI 23 NOVEMBRE - ACCESSIBILITÉ - GUIDE POUR LES COMMERCES.

Les ministères de l’Égalité des territoires et du logement, et de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie publient un "Panorama des dispositifs locaux d’aide à la mise en accessibilité des commerces" téléchargeable au format PDF. Conçu et rédigé par Amélie GOEPP, ingénieure chargé d’études au Centre d’études techniques de l’équipement Normandie-Centre, il présente des exemples d’actions réalisées et formule des recommandations. L’auteure et ses collaborateurs expliquent la réglementation, le processus d’information des acteurs concernés, l’action des organismes professionnels, les processus, les aides de terrain ou financières, etc., en exposant des exemples pratiques réalisés localement.

2-H) JEUDI 22 NOVEMBRE - LA PERLE DE LA SEMAINE.

Le maire d’Alès (Gard), Max ROUSTAN, a eu la malencontreuse idée de stationner sa Laguna noire ornée de la cocarde tricolore sur un stationnement réservé aux véhicules des personnes handicapées. Un internaute a photographié l’infraction, et diffusé l’image sur Twitter, reprise depuis sur le web. "Cette place devant la pharmacie de la mairie est située juste en face de la police municipale", précise l’internaute qui ajoute que le véhicule de l’édile n’a pas été verbalisé...

2-I) MERCREDI 21 NOVEMBRE - TRANSPORTS - NOUVELLES RAMES TGV.

La SNCF déploie de nouvelles rames à étage pour ses Trains à Grande Vitesse. Les nouvelles voitures Euroduplex assurent les liaisons transfrontalières (Allemagne, Suisse) et présentent une accessibilité améliorée : afficheurs extérieurs en grands caractères ambre sur noir, éclairage de l’entrée et des marches de l’escalier vers l’étage, suppression du podium sous les sièges réservés aux personnes en fauteuil roulant. Lesquelles disposent de deux places en vis-à-vis par rame, toujours en 1ere classe tarifées en seconde. Les tablettes ont été allégées, le bloc WC réagencé offre plus d’espace avec les mêmes dimensions. Le dossier des sièges réservés n’est toutefois plus inclinable, et l’assise se relève au cas où le passager veut voyager sur son fauteuil roulant. Un affichage vidéo contrasté est disponible dans toutes les voitures, doublé d’annonces sonores enregistrées ou faites par le personnel. L’accès au bar demeurant impossible aux voyageurs en fauteuil roulant, le service est assuré à la place en se manifestant au moyen du bouton d’appel SOS qui est allumé en permanence, alors que sur les précédents TGV ce bouton nécessite d’être activé par le chef de bord (ce qu’il fait rarement). 16 rames Euroduplex sont actuellement en circulation

2-J) LUNDI 19 NOVEMBRE - VIE AUTONOME - GUIDE BIEN VIEILLIR CHEZ SOI.

Dans le cadre de la semaine nationale du maintien à domicile des seniors, le Syndicat national des Prestataires de santé à domicile (Synalam) et l’Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE) éditent un "Guide du Financement du maintien à domicile". Téléchargeable au format pdf, il expose les solutions ouvertes aux personnes âgées en perte d’autonomie ou handicapées vieillissantes, détaillant les cadres d’intervention des différents organismes concernés. Il est organisé en questions-réponses en fonction des besoins de la personne, et présente les aides, subventions et financeurs mobilisables

2-K) VENDREDI 16 NOVEMBRE - ADMINISTRATION/ASSOCIATIONS - NOUVEAU CNCPH.

La composition du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées a été renouvelée, la liste de ses membres ayant été publiée au Journal Officiel. Outre la présidente, la sénatrice socialiste de la Nièvre Martine CARRILLON-COUVREUR, la vice-présidence revient à Michèle BARON, présidente de la Fédération française des associations d’infirmes moteurs cérébraux (FFAIMC).

2-L) MERCREDI 14 NOVEMBRE - TOURISME - PINEL ET LE TOURISME POUR TOUS.

La ministre chargée du Tourisme, Sylvia Pinel, confie à Claudie Buisson, qui a dirigé l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) de 2002 à 2007, une "mission pour favoriser l’accès aux vacances pour tous". Il s’agira d’une "enquête en profondeur qui s’étendra sur une année scolaire entière avec des objectifs chiffrés. [Elle] comprendra deux phases d’expérimentation aux prochaines vacances scolaires d’hiver et aux vacances d’été 2013." Cette enquête devra "identifier les publics qui ont des difficultés pour partir en vacances [et dresser] un état des lieux des dispositifs qui portent à la fois sur les aides à la personne et sur le soutien aux structures d’accueil pour mieux articuler les besoins des Français en difficulté, et l’offre des acteurs économiques et associatifs chargés d’accueillir et d’accompagner les vacanciers." Cette mission concernera en priorité les familles monoparentales et les jeunes entre 18 à 24 ans.

2-M) LUNDI 12 NOVEMBRE - LA PERLE DE LA SEMAINE.

Étonnant propos sur les accompagnants scolaires de la ministre des personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI, dans une interview très partisane publiée par Libération : "Jusqu’à présent, les accompagnants étaient souvent des personnes retraitées au dévouement exemplaire." Il semblait pourtant que les Auxiliaires de Vie Scolaire étaient des salariés précaires, souvent jeunes. Autre propos surprenant, Marie-Arlette CARLOTTI envisage d’alléger la mise en accessibilité des cafés et restaurants : "On sait que les aménagements sont parfois coûteux et complexes. Nous allons donc fixer avec eux des obligations intermédiaires pour les accompagner au maximum." Une belle rupture d’égalité au profit des exploitants qui espèrent toujours échapper à une mise en accessibilité, et au détriment de ceux qui ont investi pour rendre leur établissement "handi-friendly". Et cela, avant même que la sénatrice socialiste Claire-Lise CAMPION achève sa mission de préconisations sur l’accessibilité des Établissements Recevant du Public et des transports

2-N) SAMEDI 10 NOVEMBRE - CULTURE/ACCESSIBILITÉ - EXPÉRIMENTATION À CLUNY.

Le musée archéologique de Cluny (Saône-et-Loire) va expérimenter un procédé interactif utilisant des technologies de pointe pour élaborer une médiation culturelle destinée essentiellement aux visiteurs handicapés. Baptisé "Touch the sculpt", il utilise la copie en pierre d’une clé de voute de l’abbatiale de Cluny traitée à la manière d’une tablette tactile, des zones à toucher déclenchant un message ou une animation visuelle. Basé sur la technique de réalité augmentée, le procédé entre dans une phase de six mois d’essais pour en élaborer les usages possibles. La partie électronique est développée par On-Situ, la pierre ayant été sculptée par l’Atelier Lithias. Cette innovation a été présentée à Paris lors du récent salon international du patrimoine culturel.

2-O) JEUDI 8 NOVEMBRE - EMPLOI - 100 MILLIONS EN MOINS.

Les crédits affectés à la formation professionnelle des personnes handicapées sont en baisse de 100 millions d’euros, selon le Directeur général de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph), Pierre Blanc. Lors de la présentation à la presse de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées, il a précisé que le Gouvernement précédent avait transféré à l’Agefiph mi-2011 l’effort de l’État en matière de formation des travailleurs handicapés, soit 120 millions d’euros en année pleine, alors que l’organisme ne peut financer que 20 millions en plus des 250 qu’il consacre déjà à ce secteur. Cet ensemble de 270 millions couvre le coût des formations ainsi que la rémunération des stagiaires. Seules échappent à cette baisse drastique les formations longues assurées par les Centres de Rééducation Professionnelle, financées par l’Assurance Maladie. Par ailleurs, le transfert à l’Agefiph du traitement de la Déclaration Obligatoire d’Emploi de Travailleurs Handicapés (DOETH) et de la gestion du dispositif de reconnaissance de la lourdeur du handicap vont amputer le budget de l’organisme de 10 millions d’euros, sans compensation de l’État ainsi que l’a confirmé la ministre des personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI.

2-P) VENDREDI 2 NOVEMBRE - CULTURE - LE NOUVEAU SALIF KEITA.

Après un disque rempli d’espoir sur l’acceptation des différences et des handicaps, le chanteur albinos Salif Keita publie un nouvel album, Talé ("avoir" en langue bambara), davantage orienté world music. Produit par Philippe Cohen-Solal, qui a lancé Gotan Project il y a une dizaine d’années, Talé est une invitation à danser sur des rythmes africains mêlés d’électro-pop, les instruments traditionnels côtoyant l’électronique. Parmi les artistes invités, on remarque Roots Manuva, Bobby McFerrin et Esperanza Spalding. Talé, par Salif Keita, Universal Music,16,99€. Publié avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous

3)- ACTUALITÉS EUROPÉENNES ET INTERNATIONALES DU HANDICAP

3-A) MERCREDI 28 NOVEMBRE - SUISSE - ÉDUCATION.

L’entraide Suisse Handicap Agile et le Bureau fédéral pour l’égalité des personnes handicapées ont lancé un site internet spécifiquement dédié à l’accès aux études supérieures des élèves handicapés. Selon Agile, cette nouvelle plateforme "explicite les actions nécessaires à tous les niveaux, afin que les hautes écoles suisses deviennent accessibles aux étudiants en situation de handicap". Ce projet découle des conclusions d’une étude conduite en 2010 par la haute école des sciences appliquées de Zurich, qui mettait en exergue les difficultés d’accès aux études supérieures pour les élèves handicapés, du fait, entre autres, du manque d’infrastructures adaptées. Le site s’adresse donc également aux rectorats. (Source : Romandie.com)

3-B) LUNDI 26 NOVEMBRE - ESPAGNE - ÉDUCATION.

Un groupe d’étudiants handicapés de huit universités du pays ont créé l’Association nationale des universitaires handicapés (Anudis) dans le but d’impulser un véritable projet national d’accessibilité aux études supérieures et mettre fin aux discriminations (conformément aux lois en vigueur). L’Anudis, selon ses fondateurs, commencera par identifier les problèmes avant de proposer des solutions, en concertation avec les directions d’universités. Les étudiants handicapés sont actuellement sous-représentés dans les universités espagnoles, soit environ 1%. (Source : El Economista)

3-C) LUNDI 26 NOVEMBRE - ESPAGNE - INFORMATION.

Les archives municipales de Málaga seront bientôt les premières du pays à être accessibles aux aveugles, grâce à un partenariat entre la municipalité et la Once. Le projet, qui se fera en plusieurs étapes, commencera par l’élaboration d’un guide général en braille et gros caractères, ainsi que la transcription de documents historiques, telles les premières ordonnances signées par les Rois Catholiques au XVe siècle. Le personnel des archives bénéficiera par ailleurs d’une formation spécifique à l’usage d’interfaces informatiques adaptées aux déficients visuels. (Source : Europa Press)

3-D) VENDREDI 23 NOVEMBRE - IRLANDE - MOBILITÉ.

Une application mobile gratuite pour Apple intitulée "Walk Dublin" a été créée par la municipalité de la capitale irlandaise, en collaboration avec le Conseil National des Aveugles afin d’aider les personnes déficientes visuelles à "naviguer" en ville, en complément d’un système tout-public lancé l’année dernière. L’application contient des informations sur une centaine de points d’intérêt culturels et la manière de s’y rendre avec Apple Maps (et un GPS). Elle peut être téléchargée sur iTunes. (Source : Irish Times)

3-E) JEUDI 8 NOVEMBRE - BURKINA FASO - INSTANCE.

Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a installé les membres du Conseil national multisectoriel pour la promotion et la protection des personnes handicapées (COMUC/Handicap), qui a tenu sa première session à Ouagadougou. Créé en mai 2012 par décret, cette instance présidée par la ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Clémence Somé, compte 90 membres issus notamment des départements ministériels, des ONG, des structures décentralisées et des associations. Elle doit assurer la promotion et la protection des droits des Burkinabés handicapés, encore mal défendus de l’aveu même du Premier ministre, en dépit d’une loi spécifique votée en 2010. (Source : Le Faso)

3-F) JEUDI 1ER NOVEMBRE - AUSTRALIE - IMMIGRATION.

Chris Brown, le ministre de l’Immigration et de la Citoyenneté, a annoncé un assouplissement des conditions faites aux migrants handicapés, et notamment une meilleure mise en rapport des coûts engendrés par leur handicap et des bénéfices que leur apport professionnel ou fiscal peut amener au pays. Ce ratio ("Significant Cost Threshold", "seuil de coût significatif") passera ainsi, en juillet 2013, d’environ 17.000 à 28.000 euros annuels. Les migrants handicapés dépassant ce seuil se verront néanmoins refuser l’entrée sur le territoire australien. (Source : Emigrate) Publié avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous

4)- ACTUALITÉS SOCIALES/JURIDIQUES

4-A) COMITE D’ENTENTE DES ASSOCIATIONS REPRESENTATIVES DE PERSONNES HANDICAPEES ET DE PARENTS D’ENFANTS HANDICAPES - GRANDE CAUSE NATIONALE 2003

Compte rendu de la réunion du 8 octobre 2012

Suite de l’Assemblée Générale de l’AGEFIPH ; Lors de la dernière Assemblée générale de l’AGEFIPH, qui s’est tenue le 13 septembre, une nouvelle Présidente a été élue. Le collège associatif avait décidé de présenter un candidat, qui n’a pas été élu, l’ensemble des autres administrateurs ayant préféré élire la candidate proposée par le Medef. Cela traduit une position des partenaires sociaux recentrée vers le paritarisme strict : en effet, aucun représentant associatif n’a été élu à l’animation d’une des commissions du Conseil d’Administration. Au-delà des ces élections, les représentants associatifs vont devoir faire face à une conjoncture compliquée, qui ne va pas faciliter le déroulement de cette mandature. Des modalités d’échanges régulières avec les membres du Comité d’Entente qui le souhaitent devront être trouvées.

Information sur l’acte III de la décentralisation – déclaration de Mme LEBRANCHU ; Vendredi 5 octobre 2012, lors des états généraux de la démocratie territoriale, le Président de la République a annoncé : « les départements se verront confier l’ensemble des politiques du handicap et de la dépendance, hors du champ de l’assurance maladie ». Ainsi, sans aucune concertation avec les personnes concernées, le Président de la République cède aux départements une grande partie de la politique du handicap. Un tel transfert de compétence « au profit » des Conseils Généraux traduit la volonté de l’Etat de se désengager de la politique du handicap. Si ce transfert répond à une logique de proximité, l’Etat ne jouera en revanche plus aucun rôle dans l’égalité de traitement des personnes handicapées. Leur sort risque de dépendre de la bonne ou mauvaise santé financière des départements. Une telle décision semble guidée avant tout par une logique de réduction de déficits de l’Etat, le handicap n’étant ainsi perçu que comme une charge à transférer au profit de collectivités elles-mêmes exsangues et qui pourraient être tentées au travers de la manne financière ainsi transférée – plus de 11 milliards d’euros – de détourner ces sommes pour assurer leur propre équilibre. Le Comité d’Entente décide d’envoyer au Président de la République un courrier pour lui rappeler, sur la base de la loi du 11 février 2005, les principes de concertation et de solidarité nationale

Augmentation de l’AAH. Quelle action du Comité d’Entente ? La dernière revalorisation de l’AAH au 1er septembre 2012 résulte encore de la promesse du précédent Gouvernement. A ce jour, s’il semble acquis qu’il n’y aura plus qu’une revalorisation par an de cette allocation, le Gouvernement ne s’est pas prononcé sur le montant de cette revalorisation. Il y a là un sujet évident de mobilisation des associations du Comité d’Entente, afin d’éviter le décrochement de cette allocation avec le SMIC. Un courrier des porte-parole sera donc envoyé au du Président de la République.

Suite du rapport Accessibilité ; Le rapport précise que l’échéance 2015 est maintenue, il ouvre cependant la voie à une nouvelle concertation sur des solutions alternatives non souhaitables (priorisation, accessibilité partielle, dérogation …).Pour 2015, il faut demander une accélération du mouvement et la définition d’une démarche. Après 2015, il semble envisageable d’abandonner certains aspects de pénalisation pour privilégier une stratégie de conditionnement d’accès aux aides et subventions de l’Etat en contrepartie du respect de la réglementation (démarche de contractualisation).La création d’une agence, envisagée un temps, semble au point mort (pressions multiples) Un fonds public d’aide aux collectivités pourrait être une autre solution. La vigilance reste de mise compte tenu de certains propos visant une « accessibilité raisonnable ».

Décision du Conseil d’Etat refusant de supprimer la barrière d’âge pour l’octroi de la prestation de compensation à domicile (Philippe CHAZAL). Le Conseil d’Etat a rendu un arrêt par lequel il considère que certains textes, dont la loi de 2005 qui avaient prévu de mettre fin dans un certain délai à la discrimination par l’âge, n’auraient en réalité pas valeur normative et donc n’obligeraient pas l’Etat à respecter les délais de mise en œuvre fixés par la loi. Le Comité d’Entente a exprimé sa vive désapprobation sur cette interprétation qui retire toute portée à un texte législatif et considère que certains droits fondamentaux auraient pu dans le cadre de cette décision être lésés. Il est donc envisagé de prendre position par un soutien moral et politique sur le recours qui pourrait être engagé s’il était recevable devant les autorités judiciaires européennes. La recevabilité de ce recours sera analysée par un avocat spécialisé mandaté par l’association qui était partie devant le Conseil d’Etat, la CFPSAA.

Retour sur les jeux paralympiques ; Même si la couverture médiatique française a été plus qu’insuffisante, elle a tout de même permis à nos concitoyens de comprendre que les Paralympiques étaient les jeux de véritables athlètes de haut niveau. L’ambiance britannique était survoltée au point que des classes entières d’écoliers se sont déplacées pour assister aux épreuves, des familles entières aussi et non concernées par le handicap. L’accessibilité était au rendez-vous au point que, sans obstacle, il n’y avait plus vraiment de personnes valides et de personnes handicapées. Juste des amoureux du sport et des athlètes. Le Comité d’Entente décide qu’un courrier sera envoyé aux Ministres concernés afin de préciser son point de vue sur les Jeux paralympiques qui viennent de se dérouler, et ce dans la perspective d’éventuelles adaptations pour les prochains.

Site internet Comité d’Entente : mise en place groupe de réflexion (Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? Quels liens avec les CER ?) ; Un groupe de réflexion est constitué. S’y inscrivent L’APF, L’UNAPEI, la FISAF, la Fédération des APAJH, la Fédération des Pep, L’ANCC et L’ANECAMSP.

Examen de la demande d’adhésion de L’UNAPEDA. L’unanimité étant la règle pour admettre une nouvelle association au Comité d’Entente, L’UNAPEDA ne peut le rejoindre, une association s’y étant opposée.

4-B) LETTRE A MONSIEUR FRANCOIS HOLLANDE SUR LA DECENTRALISATION

Copie du courrier que le Comité d’entente a transmis le 18 octobre dernier au Président de la République

Monsieur le Président de la République, Lors des états généraux de la démocratie territoriale, vous avez annoncé que « les départements se verront confier l’ensemble des politiques du handicap et de la dépendance, hors du champ de l’assurance maladie, transfert qui imposera de définir un financement suffisant et pérenne aux Conseils généraux ». Une telle prise de position, a bien évidemment suscité interrogations et craintes des membres du Comité d’entente des associations représentatives des personnes en situation de handicap et de leurs familles. En effet, son impact pour les personnes en situation de handicap serait important. Un tel transfert concerne l’avenir de 20 000 salariés en situation de handicap des entreprises adaptées, de 120 000 travailleurs d’ESAT, de 700 000 majeurs protégés et de près de 1 000 000 de bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Les actes I et II de la décentralisation ont montré des mises en œuvre, dans les départements, qui ont conduit à des différences, sources d’inégalités. Cette nouvelle phase de décentralisation pourrait accentuer encore ces inégalités et remettre en cause les droits des personnes en situation de handicap. Le transfert d’une telle charge financière aux départements, eux-mêmes en grande difficulté budgétaire, comporte de nombreux risques. A titre d’illustrations, pour ce qui concerne les créations de nouvelles places d’ESAT, quelles seraient alors les garanties qu’elles se développent de manière égale d’un département à un autre ? Pour les établissements existants, quelles seraient les garanties que les budgets évoluent de la même manière et par delà quelles garanties d’un accompagnement de qualité égale ? Le Comité d’Entente mesure parfaitement les contraintes pesant actuellement sur le budget de l’État. Toutefois, il ne pourrait entendre que la politique du handicap puisse être principalement fondée sur la logique de réduction des déficits de l’Etat. Le Comité d’entente souhaiterait être associé aux discussions sur le périmètre de la politique du handicap susceptible d’être transférée. Nous vous demandons de pouvoir en échanger rapidement avec vous ou les membres de votre gouvernement. Nous demandons à ce qu’une telle concertation puisse avoir lieu avant tout arbitrage sur ces choix qui impacteront la vie des personnes en situation de handicap, de leurs familles et des associations que le Comité d’entente représente, Croyez, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre très haute considération. Cette lettre a été signée par M. Jean-Louis GARCIA (Président de la Fédération des APAJH), M. Jean-Marie BARBIER (Président de l’APF), M. Henri FAIVRE (Président du CLAPEAHA), M. Philippe CHAZAL (Président de la CFPSAA), M. Louis BONET (Président du GIHP National), M. Philippe CHARRIER (Président de l’UNFAM), Mme Christel PRADO (Présidente de l’UNAPEI), M. Cédric LORANT (Président de l’UNISDA), M. Arnaud de BROCA (Secrétaire Général de la FNATH), Mme Michèle BARON (Présidente de la FFAIMC)

4-C) NOUVELLE MANDATURE POUR LE CNCPH.

Un arrêté de la Ministre chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion en date du 6 novembre 2012 paru au Journal Officiel du 16 novembre, nomme pour une période de trois ans, les membres titulaires et suppléants du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH). Ceux-ci ont donc pu reprendre les travaux de cette instance dès le mercredi 28 après-midi, sous la présidence de Martine CARRILLON-COUVREUR, députée de la Nièvre, qui assure désormais cette fonction en remplacement de Patrick GOHET. Dans son discours d’accueil, la nouvelle Présidente se présente comme une femme de terrain qui, après avoir été éducatrice spécialisée, chef de service puis Directrice d’un établissement pour jeunes handicapés, exerce des fonctions parlementaires depuis 2002. A ce titre, Martine CARRILLON-COUVREUR a suivi l’élaboration des différentes lois de financement de la Sécurité Sociale et surtout de la loi du 11 février 2005 qu’elle connaît parfaitement. Les principaux défis auxquels elle devra faire face sont, selon elle : celui de l’accessibilité d’ici 2015, celui de l’avancée en âge des personnes handicapées qui pose le problème des barrières d’âge toujours repoussé pour des raisons financières, celui de la décentralisation. Elle n’oublie pas la scolarisation, l’emploi, l’accès aux soins, le fonctionnement des établissements médico-sociaux ou le rôle de la recherche qui feront aussi l’objet des travaux du CNCPH durant les prochaines années. Enfin, la Conférence Nationale du Handicap qui se tiendra de nouveau en 2014 sera l’occasion d’un nouveau point sur la politique menée en faveur des personnes handicapées et sur l’application de la Convention de l’ONU sur les droits de ces personnes. Marie-Arlette CARLOTTI, Ministre chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion a clairement indiqué au Conseil qu’elle souhaitait « écouter, dialoguer, décider », afin de renforcer la capacité de notre société à ne pas exclure. Les moyens des établissements médico-sociaux seront renforcés dès 2013, 3000 places nouvelles seront financées. Dans chaque territoire, la Ministre cherchera à mettre les ressources en adéquation avec les besoins constatés, grâce à la mise en place de nouveaux outils de connaissance-évaluation. Des décisions importantes seront annoncées dès le début de 2013, après que le Comité Interministériel du Handicap, présidé par le Premier Ministre, se soit de nouveau réuni ce qu’il n’a pas fait depuis trop longtemps. Les commissions du CNCPH seront réactivées, la CFPSAA continuera à être présente au sein des principales d’entre elles ainsi qu’il suit :
- Accessibilité : Thierry JAMMES ;
- Compensation/ressources : Thierry NICOLLE ;
- Convention de l’ONU sur les droits des personnes handicapées : Philippe CHAZAL ;
- Education/scolarisation : Yannick RAULT ;
- Emploi/formation professionnelle/travail protégé : Julie BERTHOLON ;
- Organisation institutionnelle : Hamou BOUAKKAZ. Des groupes de travail seront aussi constitués, nous prendrons part à leurs travaux en fonction de l’intérêt qu’ils présenteront pour les déficients visuels. Une représentante de la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) a présenté au CNCPH un premier aperçu des textes en préparation sur la décentralisation aux départements de la politique du handicap, sujet concernant avant tout le fonctionnement des MDPH (dont le statut de GIP sera abandonné et qui deviendront un service des Conseils Généraux), la prise en charge des ESAT et une réactivation des CDCPH. La réforme devrait entrer en vigueur au début de 2014, souhaitons que les concertations qui doivent se tenir d’ici là permettent une réelle prise en compte des attentes des associations représentatives des personnes handicapées qui craignent beaucoup une rupture de l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire liée à la richesse de chaque département. Nous en reparlerons. Laurent VACHEY, ancien Directeur de la CNSA et aujourd’hui Inspecteur Général des Affaires Sociales a présenté au CNCPH le rapport qu’il a rédigé avec l’Inspection Générale des Finances sur le fonctionnement des établissements médico-sociaux, vous en trouverez un résumé dans l’article ci-dessous « transférer le financement des ESAT aux départements » publié le 3 décembre dernier par Jean-Noël ESCUDIÉ sur localtis. La prochaine réunion du CNCPH se tiendra le 17 décembre.

Philippe CHAZAL.

4-D) Transférer le financement des Esat aux départements ?

HandicapPublié le lundi 3 décembre 2012 - localtis illustration article du jour - © AFP

Dans un rapport relatif aux établissements et services pour personnes handicapées, l’Inspection générale des affaires sociales et l’Inspection générale des finances estiment qu’il faut revoir la programmation des créations de places - jusqu’ici dictée par l’offre plus que par les besoins - et prônent une remise à plat des financements et des partages entre financeurs. Ce qui impliquerait notamment un transfert des Esat (établissements et services d’aide par le travail) de l’État aux départements. Le gouvernement rend public un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale des finances (IGF) relatif aux Établissements et services pour personnes handicapées : offre et besoins, modalités de financement". L’enjeu est de taille, puisque ces structures offrent 450.000 places - dont 51.000 places récemment créées dans le cadre du programme pluriannuel 2008-2012 -, pour un coût total de 16 milliards d’euros, financés par l’assurance maladie, l’État et les départements. Ces capacités couvrent tous les types de handicaps et tous les modes de prise en charge, dont les établissements et services d’aide par le travail (Esat). Remettre en question les objectifs de convergence Les propositions du rapport se concentrent sur les deux dimensions évoquées dans le titre du document. Les auteurs constatent ainsi que "la programmation des créations de places est dictée par l’offre plutôt que par les besoins des personnes". La responsabilité en incombe notamment à l’absence d’outils pertinents pour adapter l’offre aux besoins. Le rapport privilégie donc une démarche de redéploiement et une remise en question des "objectifs de convergence des taux d’équipement au profit d’une péréquation en fonction des besoins identifiés dans les territoires". La mission identifie par ailleurs un certain nombre de besoins spécifiques, au demeurant déjà bien connus à défaut d’être précisément quantifiés : les jeunes adultes relevant de l’amendement Creton (dont le nombre atteint désormais 6.300 et qui sont maintenus en établissements pour enfants faute de places adaptées), le dépistage précoce des handicaps, le handicap psychique, les placements en Belgique (environ 2.000 enfants et 1.200 adultes), ainsi que la prise en charge des personnes handicapées vieillissantes. Une remise à plat des financements Sur les aspects budgétaires, le rapport constate que "le système actuel, basé sur des prix de journée et des forfaits, ne permet pas une bonne allocation des ressources et n’est plus adapté à l’évolution des modes d’accompagnement des personnes". Plusieurs systèmes alternatifs peuvent être envisagés, mais la mission estime que "le contexte budgétaire est plutôt favorable aux systèmes de paiement prospectifs et au pilotage par la recette". Cette évolution suppose toutefois une démarche organisée et la concrétisation de plusieurs prérequis. Parmi ceux-ci figure notamment une remise à plat des partages actuels entre les différents financeurs publics, qui "constituent un obstacle à la programmation des réponses et à la fluidité des parcours". La remarque vise, entre autres, les cofinancements de structures identiques ou complémentaires entre assurance maladie et départements. L’évolution vers une logique de financeurs uniques doit pouvoir s’organiser par transferts, sans augmentation de la dépense globale. Le rapport préconise aussi d’accroître la fongibilité entre les enveloppes médicosociale et sanitaire (notamment psychiatrique). En attendant la mise en œuvre, "inévitablement longue", d’une réforme en profondeur des outils de connaissance des besoins et des modalités de financement du secteur, la mission recommande "neuf mesures immédiates". Parmi celles-ci, on retiendra en particulier la généralisation, à titre transitoire, du financement en dotation globale des établissements et services, une amélioration du contrôle de la ressource allouée grâce à la mise en œuvre d’indicateurs homogènes, ou encore la redéfinition des échanges d’informations entre les MDPH (maisons départementales des personnes handicapées), les établissements et services médicosociaux et les responsables des programmations départementales et régionales. Mais les départements retiendront surtout les propositions de transferts de compétences, que la mission propose de concrétiser à l’occasion de l’acte III de la décentralisation. Le financement des foyers d’accueil médicalisés (FAM) et les centres d’action médicosociale précoce (Camsp) - aujourd’hui partagé entre l’assurance maladie et les départements - serait ainsi intégralement confié à l’assurance maladie. Mais celui des Esat (établissements et services d’aide par le travail) serait transféré de l’État aux départements, qui assurent déjà le financement des structures d’hébergement de leurs pensionnaires. Transfert des Esat : souhaitable mais compliqué Les auteurs considèrent en effet que les évolutions de la mission de ces établissements et des publics accueillis (vieillissement, handicap plus lourds, rendant de fait peu probable une évolution vers un travail en milieu ordinaire) "ont renforcé la dimension sociale et médico-sociale des Esat, au-delà de l’activité à caractère professionnel proposée". En outre, "la cohérence de la planification des moyens entre Esat et foyers [foyers d’hébergement et, en cas de temps partiel, foyer de vie] est indispensable, alors que leur financement relève de deux autorités publiques différentes, l’État via les ARS pour les Esat, les conseils généraux pour les foyers". Si ce transfert aux départements est donc jugé "souhaitable", l’opération sera compliquée (du fait de l’inégalité des taux d’équipement et de la fragilité du modèle économique des Esat) reconnaissent les deux inspections, qui préconisent par conséquent au préalable le lancement d’une mission d’analyse. Cette hypothèse de transfert – qui concernerait 1.400 établissements et un budget de 1,2 milliard d’euros, sans compter les aides au poste - a plusieurs fois été évoquée dans le passé, notamment en 2004. Et l’a à nouveau été en octobre dernier lorsque François Hollande déclarait que le département pourrait se voir confier "l’ensemble des politiques du handicap et de la dépendance, hors champ de l’assurance maladie" Les départements eux-mêmes conviennent que ce transfert serait plutôt logique. Jean-Noël ESCUDIÉ / PCA

4-E) MONTANT DES PRESTATIONS ET MINIMUMS SOCIAUX AU 1er novembre 2012

CHAPITRE I : PERSONNES HANDICAPEES 1/ Allocation d’éducation de l’enfant handicapé Allocation de base : 127,68 €/ mois Compléments mensuels : 1ère catégorie : 95,76 € 2ème catégorie : 259,35 € 3ème catégorie : 367,08 € 4ème catégorie : 568,85 € 5ème catégorie : 727,02 € 6ème catégorie : 1 082,43 € Majoration spécifique pour parent isolé par mois : 2ème catégorie : 51,36 € 3ème catégorie : 71,11 € 4ème catégorie : 225,17 € 5ème catégorie : 288,38 € 6ème catégorie : 422,69 € 2/ Allocation aux adultes handicapés 776,59 €/ mois Minimum en cas d’hospitalisation, d’hébergement dans une maison d’accueil spécialisée ou d’incarcération : 232,98 € (soit 30% de l’AAH) Complément d’AAH (appelé à disparaître) : 100,50 €/ mois Majoration pour la vie autonome : 104,77 € Garantie de ressources : 939,29 €/ mois (dont 179,31 € de complément de ressources) Plafond de ressources annuel Célibataire :9 119,76 € Couple : 18 4239,52 € Par enfant à charge : 4 559,88 € 3/Prestation de compensation A domicile : Tarifs de l’aide humaine : Aide à domicile employée directement (12,22€/h, 13,44€/h en cas de recours à un service mandataire) ; recours à un service d’aide à domicile autorisé (tarif du service fixé par le département) ; recours à un service à la personne agréé (17,59 €/h ou tarif prévu dans la convention service/département) ; aidant familial (3,61 €/h ou 5,42 €/h en cas de cessation totale ou partielle d’activité, dans la limite de 85% du SMIC /mois ou majoré de 20% du SMIC /mois dans certains cas) Montants maximaux : aides humaines (en fonction de la durée quotidienne d’aide), forfait cécité : 611€/mois ; aides techniques : 3960 € pour 3 ans en principe ; aides à l’aménagement du logement : 10 000 € pour 10 ans et du véhicule et des surcoûts "transports" : 12000 € pour 5 ans ; aides exceptionnelles : 1800 € pour 3 ans ou spécifique : 100 € /mois ; aide animalière : 3000 € pour 5 ans soit un forfait mensuel : 50 € Taux de prise en charge : 100 % si ressources inférieures ou égales à 25443,84 € par an (à l’exclusion des revenus du travail et de la retraite), 80 % au-delà. En établissement : 10 % de la prestation à domicile, dans la limite de montants qui varient selon que l’hébergement intervient en cours de droits à la prestation à domicile ou lors de la demande) 4/ Allocation compensatrice Allocation compensatrice tierce personne : de 432,97 € à 865,94 € / mois Allocation compensatrice pour frais professionnels : 865,94 € / mois au maximum Plafond de ressources annuel (1/4 des revenus du travail et retraite dans sa totalité de la personne handicapée ainsi que ceux de son conjoint dans leur totalité sont pris en compte) : Célibataire : 19 511,04 € Couple : 28 630,80 € Par enfant à charge : 4 559,88 € 5/ Revenus du travail A/ milieu protégé Rémunération garantie en ESAT : rémunération comprise entre 55% et 110% du SMIC Rémunération en EA : le travailleur handicapé employé dans une entreprise adaptée reçoit un salaire fixé compte tenu de l’emploi qu’il occupe et de sa qualification par référence aux dispositions légales ou stipulations conventionnelles applicables dans la branche d’activité. Ce salaire ne peut être inférieur au salaire minimum de croissance. B/ milieu ordinaire Salaire minimum (SMIC) Taux horaire brut : 9,40 € Cotisations sur salaires : Plafond sécurité sociale : 3 031 € par mois Saisie des rémunérations Portion de la rémunération saisissable (débiteur sans personne à charge) :
- 1re tranche : 1/20 sur la tranche de salaire inférieure ou égale à 3 590 euros/an
- 2e tranche : 1/10 entre 3 590 et 7 030 euros/an
- 3e tranche : 1/5 entre 7 030 et 10 510 euros/an
- 4e tranche : 1/4 entre 10 510 et 13 950 euros/an
- 5e tranche : 1/3 entre 13 950 et 17 410 euros/an
- 6e tranche : 2/3 entre 17 410 et 20 910 eur/an
- la totalité au-delà de 20 910 euros/an Seuils majorés de 1 360 euros par personne à la charge du débiteur Dans tous les cas, un minimum doit être laissé à la disposition du débiteur, égal au montant du RSA "personne seule"

CHAPITRE 2 : SECURITE SOCIALE 1/ Invalidité Pension de 1ère catégorie 30 % du salaire de base Minimum mensuel : 276,39 € Maximum mensuel : 909,30 € Pension de 2ème et 3ème catégorie 50 % du salaire de base Minimum mensuel : 276,39 € Maximum mensuel : 1 515,50 € Majoration pour tierce personne : 1 082,43 €/mois (uniquement en cas d’invalidité de 3ème catégorie) Allocation supplémentaire invalidité Bénéficiaire seul : 396,20 €/mois Ménage : 653,80 €/mois Plafond de ressources annuel : Personne seule : 8 266,35 € Ménage : 14 479,10 € 2/ Assurance maladie Cas général : 50 % du salaire journalier de base (SJB) Avec un maximum de 48,43 €/ jour À partir du 31ème jour de perception pour les assurés ayant au moins 3 enfant à charge : 2/3 du SJB Avec un maximum de 64,57 €/ jour Pour les arrêts de travail en cours au 1er janvier 2006 et atteignant à cette date le 7ème mois : 51,49% du SJB Avec un minimum de 8,63 €/ jour et un maximum de 49,01 €/ jour 68,66% du SJB pour les assurés ayant au moins 3 enfants à charge, avec un minimum de 11,51 €/ jour et un maximum de 65,35 €/ jour 3/ Assurance maternité 100 % du salaire net journalier de base. Maximum : 77,79 €/ jour (76,20 €/ jour en Alsace Moselle). Minimum : 8,63 €/ jour 4/ Accident du travail 28 premiers jours : 60 % du salaire journalier de base dans la limite de 182€. à partir du 29ème jour : 80 % du salaire journalier de base dans la limite de 242,67€ Frais funéraires : 1 515,50 € 5/ Franchises médicales 0,50 € par boîte de médicament 0,50 € par acte paramédical hors hospitalisation (plafond : 2ème jour) 2 € par trajet en transports sanitaires (plafond : 4ème jour) Plafond annuel global : 50 € 6/ Participation forfaitaire 1 € par consultation ou acte réalisé. Plafond journalier : 4 € pour plusieurs consultations ou actes réalisés chez le même praticien. Plafond annuel global : 50 € 7/ Forfait hospitalier Cas général : 18 €/ jour Hospitalisation en service psychiatrique : 13,50 €/ jour

8/ Couverture Maladie Universelle Régime de base Affiliation gratuite : plafond de revenu fiscal annuel : 9 164 € Cotisation égale à 8 % des revenus au-delà du plafond de revenu Protection complémentaire de santé (mutuelle) Plafond de ressources annuel : 1 personne : 7 934,00 € 2 personnes : 11 902,00 € 3 personnes : 14 282,00 € 4 personnes : 16 662,00 € Personne supplémentaire : 3 173,76 € Montant majoré de 11,30€ dans les DOM 9/ Aide à l’acquisition d’une couverture complémentaire santé (ACS) Montant de l’aide : Moins de 25 ans : 100 € 25 à 49 ans : 200 € 50 à 59 ans : 350 € 60 ans ou + : 500 € Plafond de ressources annuel : 1 personne : 10 711 € 2 personnes : 16 067 € 3 personnes : 19 281 € 4 personnes : 22 494 € Personne supplémentaire : 4 284,58 €

CHAPITRE 3 : PENSIONS ET RETRAITES 1/ Pension de vieillesse Minimum contributif : pensions attribuées à compter du 1er avril 2009 : 620,92 €/mois (min. contributif majoré : 678,50 €/mois) Majoration pour 3 enfants : 10 % de la pension 2/ Pension de réversion : 54 % de la pension du conjoint défunt Minimum mensuel : 279,95 € Majoration pour enfant à charge : 94,98 €/mois Plafond de ressources mensuel Personne seule : 1 598,13€ Ménage : 2 557,01 € NB : le remariage ne fait plus perdre ses droits au conjoint survivant 3/ Allocation de veuvage : 594,40 € Plafond de ressources trimestriel : 2 229 € 4/ Pension d’inaptitude substituée à une pension d’invalidité Minimum mensuel : 276,39 5/ Allocation supplémentaire (ex-FNS) Bénéficiaire seul : 500,77 €/ mois Ménage, 2 allocataires : 653,81 €/mois Plafond de ressources mensuel : Personne seule : 777,16 € Ménage : 1206,59 €

6/ Allocation spéciale de vieillesse, allocation aux vieux travailleurs salariés, allocation vieillesse aux mère de famille : 276,39 €/mois Plafond de ressources annuel : Personne seule : 9 325,92 € Ménage : 14 479,08 € 7/ Allocation de solidarité aux personnes âgées (remplace minimum vieillesse) (récupérable) Personne seule : 777,16 €/mois Ménage : 1 206,59 €/mois Plafond de ressources annuel : Personne seule : 9 325,92 € Ménage : 14 479,08 €

CHAPITRE 4 : AIDE SOCIALE AUX PERSONNES AGEES 1/ Allocation personnalisée d’autonomie (APA) Montant maximal du plan d’aide (seuls ceux classés en GIR 1 à 4 bénéficient de l’APA) GIR 1 : 1 288,09 €/ mois GIR 2 : 1 104,07 € GIR 3 : 828,05 € GIR 4 : 552,03 € L’APA n’est pas soumise à un plafond de ressources, toutefois les revenus du demandeur sont pris en considération pour déterminer le montant de l’allocation auquel il a le droit. Exonération de la participation du bénéficiaire dont les ressources sont inférieures ou égales à 725,23 €/mois. 2/ Aide-ménagère du département Services ménagers (aide en nature) : 30 h/mois max. (personne seule) ; 48 h/mois max. (couple) ; moins 6 h/ personne supplémentaire. Participation usager fixée par le département Allocation simple : 270,70 €/mois max. Allocation représentative des services ménagers : au maximum 60 % du coût des services ménagers susceptibles d’être accordés Plafond de ressources annuel Personne seule : 8 907,27 € Ménage : 14 181,24 € 3/ Placement en établissement Somme laissée à la personne placée : min. 93 €/mois (= 1% du montant annuel du minimum vieillesse ou maximum 10 % des ressources)

CHAPITRE 5 : CHOMAGE 1/ Allocations d’assurance chômage Aide au retour à l’emploi (ARE) : dans la limite de 57,4 % à 75% du salaire journalier de référence (SJR) Minimum : 27,66 €/ jour ARE-formation (AREF) minimale : 19,82 €/jour 2/ Allocations de solidarité Allocation temporaire d’attente (ATA) : 11,01 €/ jour Allocation de solidarité spécifique (ASS) : Cas général : 15,63€/jour Taux majoré (certains chômeurs âgés) : 22,44 €/jour Plafond de ressources mensuel : Personne seule : 1 592,64 € Couple : 2 289,42 € Allocation équivalent retraite (AER) : 37,34 €/jour (revenu minimum garanti : 1026€/mois) Plafond de ressources mensuel : Personne seule : 1 592,64€ Couple : 2289,42€ 3/ Chômage partiel Indemnité conventionnelle : 75 % de la rémunération horaire brute antérieure, aide publique comprise. Plancher : 6,84 €/h

CHAPITRE 6 : AIDE JURIDICTIONNELLE Plafond de ressources mensuel : Aide juridictionnelle totale : 929,00 € Aide juridictionnelle partielle : 1 393,00 € Majoration : 167,00 € pour les 2 premières personnes à charge 106,00 € au-delà

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5)- ACCESSIBILITE

5-A) L’expérimentation de plans en relief et contrastés pour se repérer en gare

Dans le cadre de sa politique d’accessibilité, SNCF s’engage à offrir à tous ses clients un accès facilité dans les gares et les trains, notamment pour les personnes en situation de handicap. Pour ce faire, SNCF travaille avec les associations nationales qui les représentent pour créer des solutions innovantes. L’entreprise a ainsi lancé une expérimentation pour faciliter l’orientation et les déplacements des personnes déficientes visuelles dans les gares : des plans de gare en relief et contrastés.Des plans en braille et relief à l’usage des personnes non-voyantes et des plans en gros caractères et contrastés pour les personnes malvoyantes ont été réalisés en juin dernier à titre expérimental pour deux gares d’Ile-de-France. Ils sont le fruit d’une réflexion entre la Délégation à l’Accessibilité et aux Voyageurs Handicapés d’une part et la CFPSAA (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes), la FAF (Fédération des Aveugles de France), l’Institut de la Vision et des experts en déficience visuelle d’autre part. Une expérimentation préparée en amont Ces plans prennent la forme de livrets transportables et consultables à domicile. Ils ont pour vocation d’aider les personnes déficientes visuelles à préparer leur voyage au mieux en appréhendant en amont les espaces et les services proposés de la gare. Ce dispositif viendrait en complément des balises sonores et bandes de guidage qui sont en cours d’installation dans les gares. Afin de tester la pertinence de ces plans, un appel à volontaires à été lancé. Un panel de personnes malvoyantes et non voyantes, utilisant les transports en commun de manière autonome et se déplaçant avec une canne ou un chien guide, a été invité à participer à la série de tests dans les gares de Juvisy et Maisons-Alfort - Alfortville. Les tests comportaient deux étapes, tout d’abord une phase d’appropriation du plan par les volontaires qui l’ont reçu à leur domicile une semaine avant leur venue en gare. Une assistance téléphonique avait été mise à disposition pour l’occasion afin d’aider, si nécessaire, à la compréhension du document. La suite du test consistait quant à elle en une mise en situation dans la gare même. Une expérimentation en situation réelle. Les panélistes ont été invités à se rendre en gare afin de tester l’utilité et la qualité des plans en situation réelle. Cette opération s’est déroulée en trois temps. Un entretien préliminaire a permis de faire connaissance avec le participant (son handicap, son expérience éventuelle liée à d’autres plans en relief ou contrastés) et de vérifier sa compréhension du plan suite à la phase d’appropriation. Les personnes ont ensuite effectué deux trajets pour se rendre à des endroits précis de la gare, tout d’abord en statique en montrant sur le plan les trajets qu’ils effectueraient, puis en dynamique en effectuant les trajets dans la gare. A l’issue de ces trajets, un entretien final a permis de recueillir le ressenti et les avis des panélistes sur ces plans (prise en main, utilité, format, contenu, lisibilité…), dont les retours ont été globalement positifs. Les résultats de cette expérimentation permettront de nourrir la recherche autour du projet et de poursuivre la réflexion pour le perfectionnement de ces plans en relief et contrastés. (Extrait du Bulletin Accessibilité de la SNCF décembre 2012).

5-B) Assistance indésirable à l’école ?

Plus de sept ans après la loi qui a donné une existence juridique aux chiens guide ou d’assistance, des chefs d’établissements scolaires persistent à les interdire d’accès, ou imposent des formalités illégales. Enquête Il faut choisir entre l’Auxiliaire de Vie Scolaire et le chien d’assistance". Cet ultimatum, c’est un élève myopathe au lycée parisien Victor Duruy qui l’a reçu de la direction de l’établissement, lors de la précédente année scolaire. Devant cette intransigeance, les parents ont fait le dos rond et renoncé à engager le combat pour que le chien d’assistance de leur fils soit accepté au lycée. Une renonciation à laquelle la famille SIBOURG ne se résigne pas : le principal du collège Robert Doisneau à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire) et l’Inspecteur de l’Éducation Nationale Adaptation Scolaire et Scolarisation des Elèves Handicapés (IEN ASH), Jean-Pierre DUROZARD, interdisent d’entrée le chien d’assistance de Jeanne SIBOURG, une élève handicapée motrice qui se déplace en fauteuil roulant électrique. Les parents de l’adolescente rapportent les mots de l’IEN ASH lors d’une réunion de conciliation, le 13 octobre dernier : "Je me suis laissé avoir une fois, on m’a forcé à intégrer un chien d’assistance dans un collège, ça ne se reproduira jamais !" La raison ? "Encore un caprice d’enfant handicapé que les parents veulent assouvir afin de se donner bonne conscience vis à vis du handicap de leur enfant", aurait asséné lors d’un entretien téléphonique l’IEN ASH aux parents, selon ces derniers. Sauf que l’article 54 de la loi du 11 février 2005 est clair : "L’accès aux transports, aux lieux ouverts au public, ainsi qu’à ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative est autorisé aux chiens guides d’aveugle ou d’assistance accompagnant les personnes titulaires de la carte d’invalidité". L’infraction à cette disposition légale est punie d’une amende de 3e classe, soit de 45 à 450€. Une disposition que n’ignore pas l’Inspecteur d’Académie, François-Marie PERRIN, supérieur hiérarchique de l’IEN ASH : "L’IEN ASH n’a pas compétence pour se prononcer sur ce sujet, ni pour proposer, ni pour s’opposer." Mais l’Inspecteur d’Académie (nouvellement appelé Directeur des services départementaux de l’Education nationale, DASEN) entend respecter la loi à sa manière : "J’ai donné un avis favorable à l’entrée du chien d’assistance au collège Robert Doisneau. Le médecin de la Maison Départementale des Personnes Handicapées doit donner son avis. Le chien doit être prescrit par la MDPH, qui doit se prononcer sur son bien-fondé. J’ai besoin de savoir si ce chien d’accompagnement est nécessaire." Or, cette formalité n’est pas prévue par les textes, la MDPH n’ayant aucune compétence en matière d’attribution d’animal d’assistance dont l’éducation et la remise gratuite sont du ressort et de la responsabilité exclusives d’associations agréées.

MDPH impliquée, chien sous tutelle. Une formalité illégale que la MDPH accepte toutefois d’instruire : "L’équipe pluridisciplinaire de la MDPH doit étudier le besoin d’accompagnement par un chien d’assistance," explique Agnès JAEGLE-BARRUOL, directrice de la Maison départementale de l’autonomie de Saône-et-Loire. Ce qu’elle a fait en donnant le 29 novembre dernier un avis favorable à l’aide animalière dans le cadre du Projet Personnalisé de Scolarisation de Jeanne SIBOURG. Une décision qu’elle n’avait pourtant pas à prendre, comme le confirme la porte-parole de la ministre déléguée aux personnes handicapées : "La reconnaissance des chiens guides et chiens d’assistance comme facteur d’autonomie et de mobilité, et le principe de leur accès à tous les lieux où son maître est appelé à se rendre, ne suscite pas de débat. Il est de notre devoir de rappeler à chacun le comportement respectueux qu’il doit avoir à l’égard des personnes handicapées, la dignité qu’il doit leur reconnaître pour leur permettre tout simplement de faire valoir leur droit à une vie sociale, à une intégration parfaite dans la société au quotidien." Bien évidemment, l’entrée d’un chien-guide ou d’assistance dans un établissement scolaire n’est pas simple, elle nécessite des mesures préalables pour que tout se passe bien en classe, dans les couloirs, à la récréation ou la cantine. Ce qu’a parfaitement décrit un Inspecteur ASH dans une note rédigée en mars 2012 pour répondre au questionnement d’une enseignante, et remise à la cellule Aide Handicap Ecole : "Le refus par le Proviseur d’un établissement n’est pas envisageable. Ne pouvant dire non, il est illusoire d’attendre un feu vert du rectorat [...] Concernant la présence du chien, elle est de fait [...] Concernant l’éventualité d’un accord du Conseil d’Administration à solliciter, cela n’est pas concevable". Cet Inspecteur de l’Éducation Nationale précise que le règlement intérieur doit être adapté en conséquence, qu’il convient de prévoir des points d’eau pour que le chien s’abreuve, "organiser et institutionnaliser sa présence [...] prévoir des limitations et interdictions opposables aux autres élèves qui ne devront pas se comporter n’importe comment quand le chien assurera sa mission". Toutes propositions de bon sens, pour régler la vie scolaire en tenant compte du chien d’assistance dont la présence contribue également à l’éducation des élèves aux handicaps, ce que relève aussi cet IEN ASH. "Normalement, il n’y a pas besoin de demander une autorisation à la terre entière ! s’agace la présidente d’Handi’Chiens, Brigitte LAMORTE. Les parents sont confrontés à de telles difficultés qu’ils essaient par tous les moyens de trouver une solution. Les parents, les responsables du centre Handi’Chiens se retrouvent face à un mur. Soit les parents sont comme ceux de Jeanne, soit ils abandonnent." Jeanne SIBOURG n’a que ses mots d’enfant à opposer aux adultes, pour expliquer ce que sa chienne d’assistance, Floride, lui procure : "Elle me rassure, je m’accepte mieux. J’ai plus confiance en moi. Au moins, quand j’ai Floride, on voit que je peux m’occuper de quelqu’un. C’est tout ce qui manque de moi. C’est mes jambes, mes muscles, mes bras." Sa mère constate que Jeanne change, qu’elle s’affirme, et commence à accepter son corps qu’elle ne masque plus sous d’amples vêtements informes. Mais parce que l’administration française fonctionne ainsi, il est hélas fort probable que d’autres chefs d’établissements scolaires agissent à leur manière tant que le ministère de l’Éducation Nationale ne leur aura pas donné d’instruction précise. Le tout-nouveau Directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Paul DELAHAYE, est saisi du dossier : saura-t-il rapidement rédiger les instructions qui s’imposent ?

Laurent LEJARD, décembre 2012

6)- EMPLOI :

6-A) ACTUALITE DU FIPHFP : JEAN-CHARLES WATIEZ NOMMÉ DIRECTEUR DE L’ETABLISSEMENT PUBLIC FIPHFP

Jean-Charles WATIEZ, administrateur civil hors classe, 48 ans, est nommé directeur du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique.

Jean-Charles WATIEZ était depuis 2011 directeur de cabinet du Directeur général de la Caisse des Dépôts, après avoir été directeur régional de la CDC en Limousin. Ancien élève de l’ENA (promotion Romain Gary), Jean-Charles WATIEZ est diplômé de l’École supérieure de commerce de Paris, titulaire d’un DESS de gestion des télécoms et d’un doctorat en sciences de gestion de l’Université Paris-Dauphine. Il débute sa carrière en 1989 au sein du groupe Michelin, à la direction des investissements et du plan, puis comme responsable commercial de la Haute-Normandie avant d’être nommé directeur de Michelin Taïwan. En 1999, il rejoint la Chambre de commerce et d’industrie de Saône-et-Loire pour prendre la direction de l’établissement supérieur, de l’apprentissage et de la formation professionnelle continue. A sa sortie de l’ENA en 2005, il est affecté au ministère des Finances, en charge du pilotage et de la bascule des applications de dépenses de l’État à la LOLF. Début 2008, il rejoint la Caisse des Dépôts comme directeur régional du Limousin puis, à partir de 2011, comme directeur de cabinet du Directeur général du groupe CDC. Jean-Charles WATIEZ est membre du conseil d’administration du mouvement ATD Quart Monde depuis 2006.Il succède à la direction de l’établissement public FIPHFP à Jean-François de CAFFARELLI, qui occupait ce poste depuis septembre 2007.

6-B) QUESTION ÉCRITE SUR L’AIDE AU POSTE

n° 00515 de Mme Jacqueline ALQUIER (Tarn - soc) publiée dans le JO Sénat du 12/07/2012 - page 1564 Mme Jacqueline ALQUIER attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, sur les inquiétudes des familles de travailleurs handicapés concernant le régime juridique de l’aide au poste régie par l’article L. 243-4 du code de l’action sociale et des familles. Alors que cette aide est versée directement à l’établissement et service d’aide par le travail (ESAT) qui emploie un salarié handicapé, et seulement mentionnée sur le bulletin de salaire du travailleur handicapé, il semblerait que certains services administratifs envisagent, lors du décès du travailleur handicapé, la récupération sur succession auprès des héritiers de cette aide au poste, comme en matière d’aide sociale. C’est pourquoi, elle lui demande de bien vouloir lui confirmer que cette aide n’est pas soumise à ce régime. Dans le cas contraire, elle lui demande s’il ne serait pas opportun de modifier la législation sur ce point, d’autant que si un adulte handicapé ne travaille pas, il touche l’allocation pour adulte handicapé qui, elle, n’est pas soumise à récupération sur succession.

6-C) RÉPONSE DU MINISTÈRE CHARGÉ DES PERSONNES HANDICAPÉES ET DE LA LUTTE CONTRE L’EXCLUSION

publiée dans le JO Sénat du 01/11/2012 - page 2490 La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées rénove les modalités de rémunération des travailleurs handicapés, en les encourageant à évoluer professionnellement et en impliquant davantage les établissements dans cette évolution. Le nouveau dispositif de rémunération garantie, dénommé garantie de rémunération des travailleurs handicapés (GRTH), s’applique depuis le 1er janvier 2007 à tout travailleur handicapé accueilli en ESAT qui perçoit une rémunération globale dont le montant est compris entre 55 % et 110 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Les modalités d’application de ces dispositions législatives ont été précisées par le décret n° 2006-703 du 16 juin 2006 relatif aux établissements et services d’aide par le travail et modifiant le code de l’action sociale et des familles. Ce nouveau dispositif instaure une aide au poste, versée aux ESAT par l’intermédiaire de l’Agence de services et de paiement pour le compte de l’État depuis le 1er janvier 2006, qui compense une partie des charges supportées par les ESAT au titre de la rémunération garantie (GRTH), des cotisations sociales afférentes (35,90 %), du financement de la formation professionnelle continue et de la prévoyance pour les travailleurs handicapés admis en ESAT, telles que définies par les textes régissant les ESAT et la rémunération des travailleurs handicapés accueillis. Seules les prestations d’aide sociale légales sont susceptibles de faire l’objet d’un recours en récupération sur la base de l’article L. 132-8 du code de l’action sociale et des familles qui, d’une part, précise les personnes concernées par le dispositif de recours en récupération et, d’autre part, mentionne le champ des prestations concernées par ce dispositif. Il convient donc de distinguer les aides sociales légales des prestations de sécurité sociale ou d’allocations familiales qui reposent sur un système contributif, c’est à dire sur les cotisations des personnes. À ce titre, elles ne sont pas concernées par le recours en récupération. Tel est notamment le cas de l’allocation aux adultes handicapés, qui est versée par la caisse d’allocation familiale (CAF) et ne constitue pas une prestation d’aide sociale. L’aide au poste n’étant pas une aide sociale légale au sens de l’article L. 132-8 du code de l’action sociale et des familles, mais une compensation par l’État des charges imputables aux ESAT, elle ne saurait donc être regardée comme récupérable.

7)- UNION EUROPEENNE/MONDIALE DES AVEUGLES

EXTRAITS DU BULLETIN ÉLECTRONIQUE DE L’UMA VOLUME 6, NUMÉRO 4 - OCTOBRE 2012

7-A) DEPUIS LE BUREAU DE LA PRÉSIDENTE

En septembre, nous avons été représentés à New York lors de plusieurs événements où nous avons pu nous assurer que les intérêts des personnes aveugles ou à basse vision étaient pris en considération. L’organe de gouvernance de l’IDA (International Disability Alliance) a participé à de nombreux débats concernant diverses initiatives des Nations Unies prévues pour 2013 et l’avenir, et la possibilité d’y inclure le handicap. Deux grands événements parmi ceux prévus sont : (1) que va-t-il se passer concernant les Objectifs de Développement du Millénaire (ODM) qui mènent jusqu’à 2015 et au-delà et qui n’ont pas été atteints car le handicap n’y était pas visible ? Et (2) une réunion de haut niveau est prévues pour septembre 2013 concernant le développement et l’intégration du handicap. L’IDA a mené un projet pilote consistant en trois programmes de formation pour former des personnes handicapées à devenir formatrices en CRPD (Convention des Nations Unies pour les Droits des Personnes Handicapées). Ces réunions ont eu lieu en Asie du Sud, dans le Pacifique et en Afrique Occidentale. Elles ont été un succès et il a été agréable de constater qu’à chacune, des personnes aveugles ou déficientes visuelles étaient présentes. La veille de la Conférence des États Parties sur la CRPD, l’IDA a tenu un forum de la société civile où les organisations étaient invitées à participer. C’est avec joie que Lord Colin LOW a parlé de l’éducation pour tous les déficients visuels au cours d’une séance et que j’ai présidé la séance finale. L’une des principales fonctions de la Conférence des États Parties sur la CRPD consistait à élire la moitié du comité de pilotage. Neuf postes étaient en lice, et 21 candidats proposés pour les pourvoir. Je souhaite féliciter ceux qui se sont présentés, ceux qui ont été élus et ceux dont les mandats sont arrivés à terme. Les personnes suivantes ont été élues : Mme María Soledad CISTERNAS REYES (Chili), Mme Ana PELAEZ NARVAEZ (Espagne), Mme Diane MULLIGAN (Royaume-Uni), Mme Safak PAVEY (Turquie), M. Monthian BUNTAN (Thaïlande), M. László GÁBOR LOVÁSZY (Hongrie), Mme Silvia Judith QUAN CHANG (Guatemala), M. Martin MWESIGWA BABU (Ouganda) and M. Mohammed AL-TARAWNEH (Jordanie). Félicitations à tous ceux de nos membres dont je sais qu’ils défendront les questions qui sont importantes pour nous et s’assureront que les personnes aveugles soient toujours prises en considération.

Maryanne Diamond

7-B) HISTOIRE VRAIE : Geneviève Caulfield – L’IRRÉSISTIBLE ATTRAIT DE L’ORIENT Par Pedro Zurita, Ancien Secrétaire Général de l’UMA

Les Assemblées de l’UMA et l’ICEVI auront lieu à Bangkok, en Thaïlande, en novembre 2012. Un événement qui m’a animé à écrire un article sur Geneviève CAULFIELD et son travail pionnier dans le domaine de l’éducation des enfants aveugles en Thaïlande. Mme. CAULFIELD, née aux États-Unis, à Suffolk (Virginie), en 1888, devient aveugle à l’âge de deux mois seulement. À cette époque, les possibilités d’éducation pour les femmes aveugles sont déjà très rares, quel que soit l’endroit. Mais Geneviève a la chance d’avoir une mère fermement décidée dès le départ à lui offrir les mêmes opportunités dans la vie qu’à son frère Henry. Geneviève va donc à l’École Perkins pour les Aveugles, à l’École Connecticut pour Aveugles et à l’École Overbrook pour Aveugles. Catholique de confession, Geneviève devient sans problème étudiante au Catholic Trinity College pour Jeunes Filles à Washington DC, puis entre dans le programme de formation de professeurs de l’Université de Columbia à New York. Geneviève est une étudiante motivée, et pour ne manquer aucune chance de lire des livres accessibles, elle apprend le Braille américain et britannique, et même le New York Point. D’ailleurs elle utilise pour ses études universitaires un livre de latin en New York Point.

Elle s’intéresse sérieusement au Japon Geneviève CAULFIELD est sérieusement engagée dès son plus jeune âge dans la promotion de l’égalité des chances pour tous les êtres humains, quels que soient leur sexe, handicap ou nationalité. À l’âge de 17 ans, elle a connaissance de la discrimination existante dans l’éducation des enfants Japonais de Californie, ce qui suscite en elle un intérêt spécial pour le Japon et les Japonais. Geneviève, désireuse de se familiariser avec la culture de ce pays d’Extrême Orient, commence à lire tout ce qu’elle trouve concernant le Japon. À l’université, elle saisit toutes les occasions de rencontrer et de lier amitié avec des étudiants Japonais, puis elle persuade sa mère d’accueillir chez eux des Japonais se trouvant aux États-Unis pour affaires ou pour études. Il est donc logique que cette interaction avec les Japonais la conduise aussi à apprendre la langue japonaise, et qu’elle caresse l’ambition d’aller visiter et vivre dans ce pays. Elle se dit qu’elle peut y enseigner l’anglais ou le japonais, ou travailler dans l’enseignement pour les aveugles.

Le voyage au Japon, où elle s’installe Les graines pleines d’espoir qu’elle a semées au sein de la communauté Japonaise de New York donnent lieu à des résultats très prometteurs lorsqu’en 1923, elle débarque à Yokohama après un long voyage. Plusieurs personnes la logent dans leurs propres familles et elle va même jusqu’à enseigner l’anglais dans un collège pour élèves voyants et à donner des cours particuliers dans de nombreuses familles. Peu après son arrivée au Japon, diverses parties du pays, dont certains quartiers de Tokyo, sont fortement frappés par un grand tremblement de terre. L’idée qu’a Geneviève d’enseigner aux aveugles ne se réalise pas car son contact avec un professeur pour aveugles rencontré à travers l’École Perkins ne débouche sur rien. En 1932, après les violents conflits de l’armée japonaise en Mandchourie, on demande à Mme. CAULFIELD d’enseigner le Braille à de jeunes soldats devenus aveugles suite aux combats, qui se trouvent à l’hôpital militaire dont le directeur, qui arbore le grade de Général, est l’un de ses amis. Elle parvient donc à redonner espoir à ces jeunes gens et ouvre pour eux de nouveaux horizons grâce à l’apprentissage du Braille. Geneviève enseigne parallèlement l’anglais aux prisonniers et aux policiers locaux. Au début des années 1930, elle adopte une petite fille Japonaise, issue d’une famille très nombreuse, et qui porte le nom de Haruko. Au milieu des années 1930l Geneviève est de plus en plus mal à l’aise face au pouvoir croissant et à l’influence sociale grandissante d’un parti ultranationaliste et militariste. Ce sentiment négatif atteint un tel degré qu’elle envisage sérieusement de quitter le pays.

Les aveugles de Siam (Thaïlande) Mme. CAULFIELD s’est toujours sentie très attirée par l’Orient et elle souhaite fermement rester dans cette partie du monde. Certains contacts avec des gens du pays alors connu sous le nom de Siam l’incitent à envisager de repartir de zéro dans ce pays, et de s’occuper de l’éducation des aveugles. Le Royaume de Siam commence à être connu sous le nom de Thaïlande en 1939. « Thai » veut dire libre. Certaines connaissances Siamoises (Thaïes), dont le Ministre de l’Intérieur de l’époque, lui disent qu’il n’y a pas d’enfants aveugles en Thaïlande, ou que les éduquer est un projet qui ne vaut pas la peine. Mais un psychiatre, le Dr. FONTHONG, Directeur de l’Hôpital de Bangkok pour les Maladies Mentales, se trouvant au Japon en visite d’étude professionnelle, encourage Geneviève à mettre ses idées en pratique et l’invite à visiter Bangkok et à se loger avec lui et sa famille près de l’hôpital de sorte à pouvoir plonger vraiment dans la vie des Siamois. En 1936, Mme. CAULFIELD et Haruko prennent le bateau pour la Thaïlande. Ce séjour à Bangkok permet à Geneviève de rencontrer une nouvelle fois le ministre, alors devenu ministre des Finances, et à travers lui, plusieurs personnes occupant des postes d’autorité. L’opinion qui prévaut parmi ces personnes est qu’il ne sera jamais possible d’enseigner quoi que ce soit aux aveugles, et que l’entreprise serait un gaspillage de précieuses ressources. Mme. CAULFIELD a bien du mal à les convaincre qu’une école pour les aveugles peut être créée en toute modestie et à peu de frais, mais répondre malgré tout à son objectif. Malgré les revers essuyés, elle reste déterminée à travailler pour mener à bon port son projet sans rien perdre de son enthousiasme.

Retour aux États-Unis De retour au Japon, elle prévoit de se rendre aux États-Unis avec sa fille Haruko. De fait, aux États-Unis, Mme. CAULFIELD donne de nombreuses conférences à plusieurs endroits, concernant ce qui pour elle est le vrai Japon, et elle collecte des fonds et suscite de l’intérêt envers son projet à Siam. Elle obtient facilement de l’École Perkins un don de matériel de base pour démarrer (papier Braille, ardoises et stylets, cartes en relief et autres). Grâce à son don pour les relations publiques, Geneviève réussit à obtenir le transport par bateau gratuitement jusqu’à Bangkok. Et Haruko suit une formation en théorie de l’enseignement aux aveugles et techniques complémentaires à l’école Overbrook pour aveugles et à la Lighthouse de New York.

Voyage à Siam (Thaïlande) En 1938, mère et fille réalisent un voyage assez compliqué de New York à Londres, puis à Paris. De là, elles vont à Rome et à Naples, en Italie, pour continuer vers Singapour et finalement arriver par le train à Bangkok.

Le Dr. FONTHONG, le psychiatre, met à sa disposition une maison avec une aide domestique et une femme de ménage qui parle thaï et anglais. Mme. CAULFIELD a conservé dans sa valise un véritable trésor : un alphabet Thaï en Braille qu’elle a elle-même conçu et qui comprend une plaque dotée de lettres Thaï imprimées à l’encre et embossées. Un alphabet que Perkins a fabriqué pour elle.

Des premiers pas difficiles Geneviève ne se décourage pas complètement lorsque ses contacts avec plusieurs membres du gouvernement lui apprennent que pour engager une collecte de fonds publics, elle doit créer une fondation. Tirant parti de sa fabuleuse capacité à établir des partenariats fructueux, elle persuade plusieurs personnes à la tête de postes importants dans les sphères politiques et professionnelles Thaïes pour rejoindre le Conseil de cette fondation juridiquement requise.

La première élève de l’école est une dame de la famille royale, Tang Ying Leck, qui outre la cécité souffre d’une forte perte de l’ouïe. Bientôt, d’autres enfants commencent à venir à l’école. Ils participent à une démonstration publique lors de laquelle ils montrent ce que les enfants aveugles peuvent faire à travers l’éducation. La lecture tactile suscite une admiration sincère et certains se rendent compte que cette méthode de lecture à l’aide de points constitue une bonne méthode d’espionnage. Cette démonstration publique aide à attirer l’attention de nouvelles personnes qui rejoignent la fondation. En mai 1939, l’école compte déjà un petit nombre d’élèves. Mme CAULFIELD a déjà pensé à la stratégie qui va lui permettre d’ajouter un internat à l’école de sorte à pouvoir accueillir des enfants de tout le pays.

Un ophtalmologiste Allemand, le Dr. GUSTAVSON, réfugié de l’Allemagne nazie, se porte volontaire pour réaliser des examens oculaires et apporter des soins oculaires généraux aux enfants. Mme. CAULFIELD attire des bénévoles et du personnel payé pour l’école, et plusieurs transcripteurs sont formés en Braille pour produire des livres destinés aux enfants.

Nobu, un jeune Japonais qui deviendra par la suite le gendre de Mme. CAULFIELD, arrive à l’école et lui présente un gentleman, Mr. GASHIMA, qui souhaite donner cent bahts par mois à l’école. Elle lui dit qu’elle aimerait pouvoir acheter un internat pour que l’école devienne une entreprise entièrement nationale et quelques mois plus tard, Geneviève apprend que l’école a obtenu plusieurs dons de la part de compagnies japonaises qui vont lui permettre de réaliser son projet. On lui dit que ces entreprises ont insisté pour rester anonymes. Elle obtient une audience avec la Reine Mère et une fois encore elle obtient gain de cause et le soutien généreux du Premier Ministre d’alors. Quelques temps après cette rencontre, le Ministre de la santé alloue une subvention à l’école.

La Seconde Guerre Mondiale La situation politique dans le monde est extrêmement tendue et en décembre 1941, Mme. CAULFIELD apprend avec horreur que le Japon a attaqué les États-Unis à Pearl Harbor. La guerre dans le Pacifique éclate. La Thaïlande est relativement chanceuse car même si elle est liée au Japon, elle n’a jamais été un territoire colonisé par les grandes puissances en Europe. Quoi qu’il en soit, le pays ne peut être entièrement épargné. Les États-Unis deviennent les adversaires et presque tous les Américains sont évacués ou déportés. Geneviève CAULFIELD ne veut pas abandonner ses enfants aveugles ni son projet d’école. Sa mise sous surveillance se déroule très simplement. Et sa convaincante personnalité est éloquemment mise en valeur par le comportement du jeune homme chargé de la surveiller, qui l’amène à l’école et la ramène tous les jours. Lorsque la période de confinement s’achève, le jeune homme avait décidé d’aider bénévolement l’école. Lorsque les bombardements deviennent plus intenses et plus fréquents, l’école doit être transférée dans deux localités proches de Bangkok.

La paix survient Après les tristement célèbres bombardements nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki, l’empereur Japonais signe une capitulation inconditionnelle. L’école retourne s’installer à Bangkok. Le compréhensif Premier Ministre qui a beaucoup aidé l’école à ses débuts est licencié, mais heureusement il revient au pouvoir et le projet de Mme. CAULFIELD en sort revigoré et continue à progresser, surtout grâce au soutien du gouvernement. L’ordre salésien des nonnes catholiques accepte de prendre en charge l’école.

Geneviève retourne au Japon pour organiser le mariage de Nobu (alors veuf) avec un membre catholique de la famille royale Thaïe qui a très volontiers coopéré au fonctionnement de l’école dans les dernières années de la guerre. Après cela, Geneviève CAULFIELD rentre aux États-Unis puis en 1952 elle revient à Bangkok et est ravie de voir que l’école a grandi et se trouve maintenant hébergée dans d’excellentes installations. Je crois qu’il convient maintenant de citer les propos de l’autobiographie de Mme. CAULFIELD, qui s’intitule « The Kingdom Within »

« Je suis contente que les aveugles de Thaïlande ne soient plus jamais considérés comme des incompétents complets mais comme des personnes capables de se tenir debout et d’apporter des contributions utiles à leurs foyers et à la société. De fait, grâce aux opportunités éducatives qui leur ont été données, de nombreux aveugles ont vraiment pu faire des études et même aller à l’université en Thaïlande et aux États-Unis. »

En 1956, le Président du Vietnam du Sud demande à Mme. CAULFIELD de construire une école pour les aveugles à Saigon (maintenant Ho Chi Ming City).

Ceux qui connaissent personnellement Mme. CAULFIELD Lors de la rédaction de cet article, j’ai pu rencontrer quelques personnes qui ont eu le privilège de connaître Geneviève CAULFIELD.

Tout d’abord, j’ai parlé avec Mme. Akiko IWAGUASHI, maintenant membres honoraire à vie de l’UMA, et l’une des personnes les plus agréables et des plus sages que j’ai rencontrées. Elle a été directrice de la Nippon Lighthouse for the Blind à Osaka, au Japon, et en octobre 2011 elle m’a dit : « Lorsque je l’ai rencontrée dans les années 1950, elle n’était déjà plus toute jeune. J’ai été d’abord impressionnée, pour ne pas dire surprise, par le fait qu’elle parlait un japonais formidable. Et on lui avait appris à se comporter comme une vraie lady en société. Si elle avait eu une chance d’enseigner dans les écoles pour aveugles au Japon, cela aurait été très positif, je crois. Le Ministre de l’Éducation au Japon n’a pas laissé Geneviève enseigner dans les écoles pour les aveugles et les écoles et les enseignants pour aveugles de l’époque ne voulaient pas non plus d’elle parmi eux. Quelle étroitesse d’esprit ! »

Pecharat TECHAVACHARA est complètement aveugle et a rencontré Mme. CAULFIELD lorsqu’il intégra l’école en 1950 à l’âge de dix ans. Il a poursuivi ses études secondaires à l’École Saint Gabriel pour les voyants. Mme. CAULFIELD l’a aidé à obtenir une bourse pour étudier d’abord à l’École Overbrook pour aveugles puis à l’Université de Philadelphie en section économique. De retour à Bangkok, il rejoignit l’affaire familiale puis fonda et dirigea plusieurs compagnies. Il est connu pour être un homme d’affaires à succès. En 1969, avec d’autres aveugles, il constitua l’Association Thaïlandaise des aveugles et en 1993, avec ses propres ressources, la FEPB (Fondation pour la Promotion de l’Emploi des Aveugles), un centre de formation professionnelle progressiste et innovateur pour les aveugles. Voici ce qu’il m’a confié à propos de l’impression que lui a laissé Geneviève CAULFIELD : « Outre les membres de ma famille et mes collègues de travail, Miss Geneviève CAULFIELD a joué un rôle important dans ma façon de penser. Elle nous enseignait souvent que nous ne devions pas craindre l’échec. Sa phrase la plus fréquente était "Tu peux y arriver". »

Wiriya NAMSIRIPONGPAN a eu la chance de rencontrer Mme. Geneviève CAULFIELD en 1968 après avoir perdu la vue lors d’un accident alors qu’il entrait tout juste dans l’âge adulte. Et la Sœur Rose Moore, Mère Supérieure Irlandaise de l’École de Bangkok pour les Aveugles. Toutes deux lui permirent, malgré son âge, d’entrer à l’école dont elles s’occupaient. Plus tard, il entra à la Saint Gabriel School pour finaliser sa formation secondaire. Il obtint ensuite un diplôme en droit à l’Université de Thammasart puis devint professeur dans la même institution éducative du supérieur. Il est le fondateur des Fondations Universelles pour les personnes Handicapées.

Conclusion Geneviève CAULFIELD est toujours restée liée à Bangkok, où elle décéda en décembre 1972. Elle n’a jamais été leader d’aucune organisation d’aveugles mais elle avait les idées claires quant au fait que notre but ultime doit être de parvenir à une intégration sociale complète et à l’élimination de tous les types de discriminations. Elle finit son autobiographie par la déclaration suivante : « C’est ça, la vie, un processus qui ne s’arrête jamais ».

L’école qu’elle a fondée, la Bangkok School for the Blind existe encore aujourd’hui dans le contexte de l’éducation intégratrice en Thaïlande. Malheureusement, la Thai Foundation for the Blind qu’elle créa aussi pour aider au financement de cette école, possède principalement des membres voyants à son Conseil et éprouve des difficultés à trouver des partenaires parmi les forces croissantes des organisations d’aveugles en Thaïlande. En octobre 1987, lorsque j’ai pris mon poste de secrétaire général de l’UMA, je me suis rendu à Bangkok. J’ai passé pas mal de temps avec les amis de l’Association Thaïlandaise des aveugles. Wimon m’a emmené à l’école des aveugles et autres organismes. J’ai fait mon possible pour rencontrer la dame voyante qui était alors Directrice de cette Fondation. Mes efforts n’ont eu pour résultat que la réception, la veille de mon départ de Bangkok, d’un magnifique et énorme bouquet de fleurs ; que j’ai donné à la demoiselle qui a fait mon check-out le lendemain matin à la réception de l’hôtel.

Lors de mes voyages successifs en Thaïlande, j’ai été ravi de pouvoir observer les très significatifs progrès réalisés par le mouvement organisé des aveugles. Les aveugles comme SONGCHAI et MONTHIAN BUNTAN ont énormément aidé l’Association à progresser. MONTHIAN a étudié à l’Université aux États-Unis et il est rentré en Thaïlande positivement influencé par la progressivité non engagée de la philosophie d’indépendance sociale de la Fédération Nationale des Aveugles.

7-C) CONCLUSION DE LA LONGUE CAMPAGNE DE L’UMA POUR LA MODERNISATION DES RÈGLES DES NATIONS UNIES CONCERNANT LE COURRIER INTERNATIONAL GRATUIT POUR LES AVEUGLES

Article de Dan Pescod

En 2008, le gouvernement du Luxembourg mettait sur la table une proposition lors du congrès quadri-annuel de l’Union Postale Universelle, visant à moderniser les règles relatives à l’échange d’articles postaux internationaux pour les personnes aveugles. L’UPU est l’organe des Nations Unies qui gouverne l’échange international d’articles par la poste. Le service postal gratuit pour les aveugles aide à limer les difficultés à obtenir des livres inaccessibles et dans certains cas le matériel dont les personnes aveugles ont spécifiquement besoin du fait de leur handicap. Après tout, une personne aveugle ne peut pas aller à la librairie du village et emporter gratuitement le livre de son choix. En revanche, elle recevra souvent un livre accessible via la poste depuis une bibliothèque pour aveugles située loin de là (sans aucun doute, elle le renverra de la même façon). Et faire payer pour ce service postal équivaudrait à faire payer les aveugles pour leur cécité. Les règles de l’UPU sur le fonctionnement international de ce service gratuit ont été rédigées dans les années 1950 et n’ont pas été mises à jour depuis. Elles permettaient aux opérateurs postaux d’envoyer des articles en transfrontalier, sans taxes de port, mais uniquement si ces articles étaient de la « littérature Braille » ou des « enregistrements sonores pour les aveugles ». Les lecteurs prévenants n’auront pas manqué de réaliser que le monde a bien changé depuis les années 1950. Actuellement, les aveugles ont de nouvelles façons d’envoyer et de recevoir des informations et des articles dont ils ont besoin pour jouer un rôle complet dans la société. Cela signifie d’une part que bien souvent, au lieu d’un encombrant livre en Braille, un aveugle va plutôt vouloir envoyer ou recevoir un léger CD Daisy. De tels articles pèsent nettement moins et sont bien moins volumineux, ce qui fait que leur transport représenterait une réduction des coûts pour les opérateurs postaux, ainsi qu’un bénéfice pour les aveugles. Nous voulons assurer que les règles des Nations Unies concernant ce service ont été modernisées de sorte à refléter ces changements. Pour en revenir au congrès de 2008, certains des opérateurs postaux et gouvernements réunis se montrèrent méfiants quant à la proposition bien intentionnée du Luxembourg, et l’assignèrent à un « examen plus poussé ». La proposition, depuis 2008, est passée par une pléthore de Comités de l’UPU, fortement soutenue par l’Union Mondiale des Aveugles. L’UMA a travaillé au sein de ces Comités UPU tout au long de cette période pour redéfinir la révision proposée des règles sur le courrier gratuit ou la « littérature pour aveugles » selon la terminologie de l’UPU. Nous avons trouvé un soutien constructif auprès de certains pays comme l’Italie, l’Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui ont tous aidé à assurer que les règles révisées répondraient aux besoins des personnes aveugles tout en étant acceptables pour les opérateurs postaux mondiaux. Cet effort a donné naissance à une nouvelle proposition, présentée au Congrès de l’UPU à Doha par l’Italie au nom de l’UPU. En dépit de la longue rédaction et négociation pour affiner la proposition, processus ouvert à tous les opérateurs et gouvernements, l’anciennement silencieuse délégation française s’y est opposée alors qu’elle était mise sur la table du Comité 4 du Congrès de Doha. Ce qui a encouragé d’autres postes comme la Pologne et la Norvège à en faire autant et à demander qu’au lieu d’un vote, la question soit remise à un « examen plus poussé » après le Congrès. Le deuxième jour des délibérations du Comité 4 sur la question, la Barbade, le Japon, la Nouvelle Zélande, le Nigéria et le Royaume-Uni, entre autres, sont intervenues en faveur de la proposition de modernisation des règles. La proposition fut donc soumise au vote, qui a été écrasant en notre faveur : 91 pour, 13 contre et 21 abstentions. Les règles de l’UPU concernant ce qui sera maintenant compris sous le terme « articles pour les aveugles » apparaîtront maintenant sous leur forme modernisée dans la version révisée de la Convention. Qu’est-ce que cela signifie dans la pratique ? Les articles postaux internationaux pour les aveugles, exempts de taxes de port, peuvent maintenant être envoyés entre toute combinaison d’organisations de personnes aveugles, organisations spécialisées au service des aveugles (comme les bibliothèques pour aveugles) et les individus aveugles ou malvoyants. Les articles internationaux pour les aveugles comprennent maintenant « la correspondance, littérature sous toute forme y compris les enregistrements sonores, et les équipements et le matériel en tous genres fabriqués ou adapté en vue d’aider les personnes aveugles à surmonter les difficultés causées par la cécité ». Mais ce changement ne signifie pas… Ce changement n’exige pas aux pays de modifier leur poste gratuite nationale / domestique pour les aveugles. De sorte que si un pays autorise actuellement le Braille à être expédié sur son territoire sous son système postal gratuit, il n’aura pas à élargir sa pratique nationale comme résultat de la décision de l’UPU. L’UPU ne gouverne que les échanges postaux internationaux. En revanche, cela signifie qu’il est attendu des pays recevant un paquet contenant un des nouveaux articles de la liste élargie du fait de ce programme de la part d’un expéditeur d’un autre pays qu’ils les acceptent comme étant des « articles pour les aveugles » et les livrent au destinataire (aveugle ou organisation). Les règles de l’UPU les contraignent à ceci indépendamment du type d’article que le pays récipiendaire reconnaît au plan national comme étant des « articles pour les aveugles ». Exemple d’envoi de matériel d’un pays à un autre Par exemple, un pays A ne permet que l’envoi de Braille selon son système national de courrier gratuit pour les aveugles. Un pays B permet l’envoi de CD Daisy dans sa liste d’articles pour les aveugles. Un aveugle du pays B poste un CD Daisy à destination d’un aveugle du pays A, puisque la liste d’articles pour les aveugles de ce pays B est plus vaste. Le pays A doit malgré tout livrer ce CD Daisy, même si lui-même n’autoriserait pas l’envoi d’un tel article en vertu de son service national d’articles pour les aveugles.

7-D) GROUPE DE TRAVAIL CHARGÉ DE L’EMPLOI

Rapport de Grace Chan, présidente CEEE WBUAP

Le 2º Symposium de l’Emploi WBUAP organisé par le Comité de la région WBUAP chargé de l’Emploi et du Développement Économique (CEEE), a eu lieu avec succès à Beijing, en Chine, dans le cadre du récent Forum sur l’Accessibilité de l’Information. Environ 200 personnes étaient là, voyantes et déficientes visuelles. Des amis des États-Unis, d’Angleterre, du Japon, de Malaisie, de Hong Kong et de Chine, y compris des membres seniors du gouvernement et ministres des ministères pertinents étaient également présents au forum et ont présenté divers articles. Pour le compte de Maryanne Diamond, Présidente de l’UMA, j’ai présenté le discours « Combler les lacunes de la connaissance, élimination des barrières d’accès à l’information » et Dato`Kula a présenté l’article « Comment les malvoyants peuvent améliorer leurs opportunités d’emploi grâce aux nouvelles technologies et nouvelles capacités – une perspective globale ». Ces articles ont été bien accueillis par les participants, surtout ceux de Chine qui étaient très contents de découvrir de nouvelles technologies et nouvelles capacités pour améliorer leurs opportunités d’emploi. Il semble que le but des deux articles préparés par Maryanne a été atteint. Pour lire le résumé de ce symposium, allez sur : www.wbuap.org

7-E) CONSEIL MONDIAL DU BRAILLE DE L’UMA : L’USAGE DU BRAILLE ENTRE DANS UNE NOUVELLE ÈRE / UN ARTICLE DE PERKINS INTERNATIONAL

Par Ellen Hall de Perkins

Le travail du Conseil Mondial du Braille est de réviser périodiquement l’usage du Braille pour s’assurer qu’il soit actualisé et accessible pour ceux qui bénéficient le plus de l’emploi du Braille. Dans sa recherche sur l’impact de la transmission par le biais de dispositifs électroniques de plus en plus de communications et langages, le Conseil Mondial du Braille a demandé aux organisations suivantes de travailler sur une nouvelle édition de l’usage du Braille. Ces dix derniers mois, la Perkins School for the Blind a collaboré avec le Conseil International du Braille Anglais (ICEB), le Service de Bibliothèque Nationale pour les Aveugles et les Handicapés Physiques, et la Bibliothèque du Congrès (NLS), pour mettre à jour l’Usage du Braille dans le Monde. Résultat : une troisième édition de l’Usage du Braille dans le Monde sera publiée en ligne fin 2012 et une version imprimée sera également publiée début 2013. Cette nouvelle version en ligne accessible de l’Usage du Braille dans le Monde pourra être obtenue sous forme de copies sur papier, papier braille et affichage sur les dispositifs braille électroniques. Cela sera aussi plus simple pour les pays de rapidement et universellement partager les révisions de leurs codes brailles dans les années à venir. Dans le cadre du projet, il a été demandé aux représentants associés à l’usage du Braille dans 192 pays de remplir un bref questionnaire leur demandant des informations sur les codes braille utilisés dans leurs pays respectifs. Dans les pays où il n’y a aucune autorité du braille ni d’organisation désignée pour monitoriser l’existence de standards braille nationaux, il est plus difficile d’obtenir des réponses au questionnaire. Dans ces cas, la réponse au questionnaire a été obtenue grâce aux efforts de groupes de personnes associées à différentes organisations pour les aveugles dans un pays, qui ont décidé de travailler ensemble pour assurer que les informations concernant le code braille de leur pays figureront dans la prochaine édition de l’Usage du Braille dans le Monde. L’objectif du projet est de regrouper autant de pays que possible et autant de langues que possible dans cette troisième édition de l’Usage du Braille dans le Monde. Les représentants des organisations liées à la cécité qui souhaitent s’assurer de la représentation de leur pays dans l’Usage du Braille dans le Monde doivent envoyer un e-mail dès que possible à worldbrailleusage3rd@perkins.org pour demander une copie du questionnaire et des informations concernant le projet. Chaque pays qui remplira et renverra le questionnaire sur l’Usage du Braille dans le Monde recevra gratuitement une copie imprimée de la troisième édition. Les pays qui apparaissaient dans l’édition de 1990 de l’Usage du Braille dans le Monde et n’ont pas encore répondu au questionnaire figureront accompagnés des mêmes informations qu’en 1990. À propos du projet, Peter Osborne, Président du Conseil International du Braille Anglais, Membre du Conseil Mondial du Braille, Président de l’Association du Royaume-Uni des Formats Accessibles, et Responsable de la Branche Braille au RNIB (Royaume-Uni), a déclaré : « Cette édition ne capture pas seulement les divers langages et mises en œuvre du fantastique système que nous connaissons sous le nom de Braille, elle permettra aussi à quiconque de découvrir en toute simplicité si un langage donné a été abordé et comment ». Ce projet a reçu le généreux soutien de l’Union Mondiale des Aveugles (UMA), du Conseil International des Personnes Déficientes Visuelles (ICEVI), du Conseil Mondial du Braille, et des autorités du Braille du monde entier, sans oublier les nombreuses organisations et individus qui travaillent pour le compte des personnes aveugles. Le 3º Comité de l’Usage du Braille dans le Monde remercie sincèrement tous ceux qui ont soutenu ce projet au fil du temps pour leurs efforts, leur intérêt et leur connaissance du Braille. Les buts premiers de l’unité et l’uniformité associée à l’Usage du Braille dans le Monde restent aujourd’hui pertinents et épaulent bon nombre d’efforts mondiaux réalisés en faveur de l’alphabétisation à travers le Braille. Les progrès technologiques promettent beaucoup et devraient niveler le terrain pour les déficients visuels, mais à défaut d’une base solide pour les aptitudes d’apprentissage, ils seront d’usage limité pour tous, voyants ou aveugles. La copie master en ligne accessible ouvrira la porte à une nouvelle ressource web dynamique. Les pays du monde entier sont invités à participer à ce projet global en contactant Ellen Hall, Responsable de l’Alphabétisation en Braille de Perkins, à l’adresse suivante : ellen.hall@perkins.org

7-F) JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES HANDICAPÉES – 3 DÉCEMBRE 2012

Le thème de cette année est : « Élimination des barrières pour créer une société intégratrice et accessible pour tous ». De nombreuses personnes handicapées ne peuvent accéder à tout ce que la société a à leur offrir. Les gouvernements et les communautés doivent réaliser que quelques modifications législatives, structurelles et environnementales suffiraient à faire tomber de nombreuses barrières et à rendre la vie plus belle pour tous, et pas uniquement les personnes perçues comme handicapées. Par exemple, l’installation de rampes à l’entrée des bâtiments ne rend pas seulement la vie plus facile aux personnes en fauteuil roulant mais également à tout parent poussant la poussette de son enfant, toute personne âgée ayant du mal à monter les escaliers, ou même les coursiers et leurs chariots pleins de paquets. Les barrières à la technologie doivent aussi être éliminées, de même qu’il faut modifier toute loi limitant les droits d’une personne à accéder à la société au même titre que d’autres. La limitation de l’accès à la société doit être considérée comme une forme de discrimination de sorte à pouvoir promouvoir une transformation positive. Ces exemples, et bien d’autres, peuvent être abordés ou promus à l’aide d’activités dans vos communautés locales le 3 décembre.

7- G) RESSOURCES

Un magnifique projet d’envergure globale pour les enfants en Afrique du Sud Un site web proposant des enregistrements gratuits d’histoires pour enfants pour les petits aveugles de 4 à 10 ans est disponible sur : www.pay-it-forward-for-the-b.... Le site est parti du projet mené par Charli Wiggill, Principale adjointe à l’Eden College de Durban, en Afrique du Sud, et ses élèvesCe projet découle d’une histoire intéressante, mais il a évolué pour offrir aux enfants aveugles une opportunité d’écouter des histoires pour enfants partout, à tout moment, car les contes sont sauvegardés sous format MP3 et disponibles sur internet. Le projet compte déjà plus de 80 histoires sur le site web, en 7 langues, plus de 50 histoires étant en anglais. « Ce qui m’a poussée à démarrer ce projet, c’est l’une de mes classes d’anglais à l’Eden College de Durban, dont le niveau me semblait trop faible en lecture par rapport à ce que j’attendais des élèves. J’avais besoin d’une idée nouvelle. Alors j’ai proposé d’enregistrer ma voix et de les transformer en un vrai public. Le travail en collaboration et l’emploi des téléphones mobiles comme dispositifs enregistreurs ont par la suite permis d’améliorer les capacités de lecture et d’écriture des élèves, tout en les divertissant grâce à l’interaction avec la technologie moderne.La confiance acquise et les progrès réalisés concernant les capacités de lecture de mes élèves ont été indéniables en seulement deux semaines. Le projet était à l’origine « des enfants voyants qui lisent en anglais pour des enfants aveugles », mais il s’est depuis fortement développé puisque des adultes et même des célébrités ont rejoint l’initiative. Les élèves ont dû relever le défi de la fondation Pay It Forward et c’est ce qu’ils ont fait avec un grand enthousiasme. Ils ont demandé la création de pages pour les diverses langues de sorte à défier leurs amis du monde entier, pas uniquement ceux des pays anglophones. Ce projet a été soutenu par the Microsoft Partners lors du Forum de l’Enseignement et la Fondation Pay it Forward aux Etats-Unis, qui opère dans 75 pays.Mes élèves commencent à se rendre compte des implications réelles et concrètes de leur travail, et acceptent maintenant qu’ils peuvent vraiment faire la différence dans la vie des autres. Nous accueillons avec plaisir tout commentaire et les étudiants seront ravis d’avoir l’avis de ceux qui ont écouté, ailleurs dans le monde, les histoires qu’ils ont enregistrées. » Veuillez contacter Mme. Charli Wiggill à l’adresse suivante : charliwiggill@gmail.com. Pour accéder aux histoires enregistrée et les écouter, allez sur : http://pay-it-forward-for-the-blind...

7- H) NOUVELLES DE NOS RÉGIONS

AFRIQUE Le Sénat du Liberia a adopté un projet de loi visant à établir une politique sur l’utilisation de la canne blanche de la part des aveugles et malvoyants et à protéger les droits des handicapés dans les lieux publics au Liberia. Le projet de loi s’intitule : « LOI D’ÉTABLISSEMENT DE POLITIQUE SUR L’UTILISATION DE LA CANNE BLANCHE POUR PROTÉGER LES DROITS DES AVEUGLES DANS LES LIEUX PUBLICS AU LIBERIA ». Il a été soumis à la Chambre des Représentants de la République du Liberia pour accord, ce après quoi il sera transmis au Président du pays qui le signera et en fera une loi.Lorsque le projet de loi deviendra une loi à part entière, le gouvernement du Liberia devra garantir, entre autres choses, que les aveugles et déficients visuels aient les mêmes chances de participer pleinement à la vie sociale et économique de l’état, aient droit à un emploi rémunéré et en tant que piétons utilisant des cannes blanches ou des chiens-guides pour traverser les rues, aient la priorité sur tous les conducteurs et autres utilisateurs de véhicules à moteurs, motocyclettes et bicyclettes qui circulent sur les routes.Merci à la Sénatrice Clarice A. Jah, Sénatrice Senior du Comté de Margibi et Présidente du comité statutaire du Sénat pour l’Exécutif, d’avoir soutenu et fait passer le projet de loi auprès de la 53º législateur nationale du Liberia.

ASIE De la part du Dr. Muthusamy Malaravan au Sri Lanka – Nous sommes ravis de vous informer qu’une unité Braille a ouvert ses portes à la bibliothèque publique de Vavuniya, au Sri Lanka. Elle permettra aux aveugles d’utiliser la bibliothèque et d’avoir un meilleur accès aux livres, périodiques et informations culturelles. C’est un événement marquant dans notre pays. La nouvelle unité Braille fait partie de notre programme de rééducation visuelle dans la province Nord. ASIE-PACIFIQUE Le Sénateur Monthian Buntan (Thaïlande), élu au Comité de la CRPD Lors de la 5º Conférence des États Parties sur les Droits des Personnes Handicapées tenue à New York le 13 août 2012, le Sénateur Monthian Buntan (Thaïlande) a été élu par le plus grand nombre de voix au Comité pour les Droits des Personnes Handicapées pour le mandat 2013-2016. Au nom de la région WBUAP, nous souhaitons exprimer nos plus sincères félicitations au Sénateur Monthian Buntan. Sa nomination puisse-t-elle aider à apporter un avenir plus brillant aux aveugles et aux malvoyants, mais aussi à toutes les personnes handicapées.

EUROPE L’UEA assiste à l’Assemblée sur l’Agenda Numérique pour l’Europe Par Carine Marzin, Responsable des campagnes européennes, RNIB Au mois de juin, l’UEA a pris part à l’Assemblée sur l’Agenda Numérique pour l’Europe, au cours de laquelle la politique future a été abordée dans des domaines tels que le commerce électronique, les paiements électroniques, les médias sociaux, les plateformes de médias convergents, etc. Dans son approche de cette assemblée, la Commission a encouragé les parties prenantes à prendre part à un débat en ligne sur son site web. Malheureusement, cette “plateforme d’engagement de communautés en ligne” n’était pas entièrement accessible aux aveugles et malvoyants – question que l’UEA a demandé à la Commission Européenne d’aborder afin de remplir ses obligations découlant de la Convention des Nations Unies sur les Droits des Personnes Handicapées. Lors de la conférence, l’UEA a pris part à un atelier consacré au commerce électronique, qui a été l’occasion de soulever directement les questions d’accessibilité des sites web de shopping en ligne et processus de paiement et d’en parler avec les représentants des secteurs de l’e-commerce et de l’e-paiement. Avant la réunion, nous avions contacté des intervenants de haut profil et nous étions assurés qu’ils connaissaient bien les barrières que rencontrent les aveugles et les déficients visuels par rapport à l’accessibilité web et électronique. Nous sommes ravis qu’Anna Maria Darmanin, Vice-Présidente du Comité Économique et Social Européen (CESE) ait décidé d’utiliser son discours lors de la séance plénière sur l’Agenda Numérique pour souligner nos préoccupations et appeler la Commission à agir pour assurer l’accessibilité des sites web publics. Au moment de la rédaction de cet article (août 2012), la Commission devait encore publier des propositions dans ce domaine.

AMÉRIQUE LATINE Une rencontre de psychologues portant sur le travail avec les étudiants déficients visuels aura lieu du 5 au 9 novembre 2012 au Panama. Elle est organisée avec le soutien de la FOAL, de la ONCE et de l’organisation mexicaine « Seeing with you », sans oublier une organisation spécialisée au Panama. Une réunion des bibliothèques Braille mexicaines a eu lieu les 27 et 28 septembre derniers. L’emploi des technologies de l’information dans les bibliothèques pour aveugles et personnes à basse vision, l’utilisation des dispositifs électroniques pour aveugles et leur influence sur l’inclusion sociale et le droit d’auteur et l’accès à l’information des aveugles et déficients visuels ont été abordés.

8) LES USA AU BAN DES NATIONS.

En refusant de ratifier la convention relative aux droits des personnes handicapées, les sénateurs des Etats-Unis rangent leur pays dans la catégorie de ceux qui ne veulent pas traiter les citoyens handicapés à égalité. La ratification par les États-Unis de la convention relative aux droits des personnes handicapées était espérée par de nombreuses organisations de défense. En acceptant de la signer le 30 juillet 2009, le président Barak OBAMA avait rompu avec la doctrine américaine qui rejetait toutes les nouvelles conventions internationales. Les USA ne sont, par exemple, pas signataires de celles qui interdisent les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions, parce que leurs industriels en fabriquent et que des pays alliés les utilisent. Les Etats-Unis se sont, par ailleurs, particulièrement distingués en demeurant aux côtés de la Somalie et du Soudan du Sud parmi les trois pays membres de l’Organisation des Nations-Unies à n’avoir pas signé la convention internationale des droits de l’enfant : l’élève aveugle âgé de six ans qui vient, tout récemment, d’être traîné sur le sol dans les couloirs d’une école de Santa Fe (Nouveau-Mexique) par deux enseignants sous le regard impassible d’un troisième ne pourra faire condamner son pays pour traitement humiliant et dégradant. Ni en invoquant la convention des droits de l’enfant, ni celle des personnes handicapées : dans un bel élan partisan, les sénateurs républicains ont en effet refusé de la ratifier alors que la majorité des deux tiers était nécessaire. Pourquoi ? "Adhérer à cette convention nous ferait rejoindre des pays qui sont très loin de notre situation sur la question", a osé le sénateur républicain Jon KYL. Cette étroitesse d’esprit des conservateurs américains aura de multiples et néfastes conséquences. D’abord parce que les USA n’auront pas le rôle moteur qu’espéraient les organisations non-gouvernementales des pays les moins avancés (ou les plus maltraitants) envers le respect et les droits des personnes handicapées. Ensuite, parce que la convention relative aux droits des personnes handicapées ouvre des possibilités insoupçonnées d’améliorer l’égalité de traitement, comme le montrent en France de récentes délibérations et décisions du Défenseur des Droits. Mais de cela, les sénateurs américains n’ont pas voulu, préférant rejoindre le camp des non-signataires où ils côtoieront l’Irak, pays dans lequel il est vrai, au nom de la liberté, les soldats américains ont créé par dizaines de milliers des personnes handicapées sans droits Laurent LEJARD, décembre 2012

9)- LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

9-A) FAF : BOURSES DE RECHERCHE 2012

Mardi 20 novembre s’est tenu dans le cadre prestigieux de l’Institut de la Vision, la remise, par le Président de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France (FAF) Vincent MICHEL, des bourses de recherche à quatre jeunes chercheurs travaillant dans des domaines différents mais dont le but commun est « l’aide aux personnes aveugles et malvoyantes ». Sous la présidence du Professeur José-Alain SAHEL (Directeur Scientifique de l’Institut de la Vision), le conseil scientifique constitué d’éminentes personnalités du monde de la recherche médicale a retenu, après l’étude de leurs travaux, les 4 lauréats suivants :
- Monsieur Colas AUTHIE – 30ans –actuellement en post-doctorat en neurosciences et robotique au Collège de France, ses travaux comportent deux volets d’une part l’étude de la planification de la trajectoire pendant la marche en l’absence de vision et d’autre part il se penche sur les mécanismes de perception visuelle de notre direction de déplacement avec des sujets dont le champ visuel est masqué ou déficient. Cette bourse doit lui permettre de continuer ces recherches.
- Monsieur Adrien BRILHAULT – 27ans – en 3ème année de thèse à l’Université Paul Sabatier de Toulouse – consacre ses travaux sur le développement d’un système de suppléance pour les personnes non-voyantes basé sur la vision artificielle et sur des technologies inspirées par l’étude du cortex visuel humain. La bourse remise par la FAF donnera, en particulier, à Adrien BRILHAULT la possibilité de poursuivre les évaluations entreprises avec des sujets non-voyants.
- Madame Agathe MAOUI – 26ans – en 3ème année de thèse biologie cellulaire à l’Université Paris Descartes – réalise des travaux sur le rôle de la protéine amyloïde-bêta dans les processus de dégénérescences rétiniennes. Grâce à cette bourse Agathe MAOUI va poursuivre ses expérimentations et ainsi achever sa thèse.
- Madame Bénédicte MERLE – 27ans – 3ème année de thèse santé publique et épidémiologie à l’Université Bordeaux Segalen – travaille en particulier sur le rôle de la nutrition dans le vieillissement oculaire. La bourse décernée par la FAF va permettre à Bénédicte MERLE d’intégrer le Service Ophtalmologie du CHI de Créteil et d’y effectuer son stage post-doctoral avec pour mission d’étudier et d’analyser les relations entre nutrition et DMLA. L’aide à la recherche médicale est une des priorités de la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France, ce que corrobore les paroles de son Président Vincent Michel « la crise existe sans doute mais elle ne doit pas être prétexte à mettre en cause le soutien apporté à la recherche médicale, la FAF l’affirme avec force, elle ne renoncera jamais à mener ce combat »

9-B) L’AVH installe des services au 3 rue Jacquier.

Le lundi 26 novembre dernier en fin d’après-midi, le Président de l’AVH Gérard COLLIOT, le Président de l’APAM Olivier DOUIN, le député maire du 14ème arrondissement de Paris Pascal CHERKI et l’adjointe au maire de Paris en charge des personnes handicapées Véronique DUBARY, ont procédé à l’ouverture du Service d’Accompagnement à la Vie Sociale pour Déficients Visuels (SAVSDV) ouvert par l’AVH sous l’égide de la Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Solidarité de la capitale. Les 8 premiers bénéficiaires viennent d’intégrer le SAVSDV, dont la capacité d’accueil de 60 personnes sera atteinte progressivement. Constitué d’une équipe pluridisciplinaire composée d’une dizaine de professionnels de la rééducation, de l’accompagnement social et du soutien psychologique, il sera animé par Sabine PENOT, la Directrice. Il s’adresse aux déficients visuels avec ou sans handicap(s) associé(s) âgés de 20 à 60 ans au moment de la prise en charge et domiciliés depuis plus de trois mois sur paris. Renseignements au 01 40 44 95 95. Mme Monique de NOMAZY, Présidente du Comité VH Paris Ile-de-France a pu présenter au public nombreux les nouveaux locaux de ce comité, également transférés dans l’immeuble de la rue Jacquier où se dérouleront la plupart des activités. Pour de plus amples informations, s’adresser au 01 40 44 88 00. Pour conclure cette sympathique cérémonie, une plaque portant les noms de Marguerite et Claude CHAMBET a été dévoilée au fronton de l’immeuble, marquant ainsi toute la reconnaissance que l’APAM, l’AVH et l’ensemble des aveugles portent à ces deux grandes dames du monde de la typhlophilie. Le Dr. Claude CHAMBET, présente à cette soirée était particulièrement émue à l’évocation de la mémoire de sa mère, la CFPSAA s’associe à cet hommage.

9-C) Quarantième anniversaire de la FFAC.

C’est devant un public nombreux que Paul CHARLES, Président de la Fédération Française des Associations de Chiens Guides d’Aveugles (FFAC), Jean-Claude FORO, Président de l’Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d’Aveugles (ANMCGA) et Michel VILBOIS, Directeur de Cabinet de Marie-Arlette CARLOTTI Ministre chargée des Personnes Handicapées et de la lutte contre l’Exclusion Sociale, ont fêté à l’hôtel Pershing Hall, les quarante ans de la FFAC. Le représentant de la Ministre a notamment annoncé la mise en place, d’ici la fin de l’année, d’un groupe de travail qui aura pour mission de préparer un statut du chien guide, Mme CARLOTTI recevra les responsables de la FFAC et de l’ANMCGA qui lui remettront la pétition « partout avec mon chien guide » signée par près de 30.000 personnes. Plusieurs membres de ces associations parmi lesquels un représentant d’une famille d’accueil qui a éduqué 19 chiens, se sont vu remettre une médaille commémorative. La CFPSAA félicite tout particulièrement son Trésorier Alain DELAPLACE récipiendaire d’une telle médaille pour plus de vingt ans d’activité au sein de l’ANMCGA

9-D) OUVERTURE DE LA BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE FRANCOPHONE ACCESSIBLE

La Bibliothèque Numérique Francophone Accessible (BNFA, http://www.bnfa.fr ), a ouvert le 9 novembre 2012. Cette bibliothèque en ligne est destinée aux personnes aveugles ou malvoyantes et plus largement aux personnes éligibles empêchées de lire du fait d’un handicap. Elle est développée grâce au partenariat de trois associations, BrailleNet et le GIAA en France ainsi que l’ABA en Suisse, avec le soutien d’institutions et d’entreprises agissant dans les secteurs de la recherche scientifique, de l’industrie ou des services. L’inscription à la BNFA est gratuite pour les particuliers. Le catalogue propose un large choix, aussi bien d’ouvrages récents que de classiques. Des titres de genres variés y sont présents : romans, documentaires, essais, livres pour la jeunesse, thrillers, etc. Les livres de la BNFA peuvent être écoutés grâce à un lecteur DAISY ou MP3 et lus en braille, gros caractères ou par synthèse vocale sur un ordinateur équipé. Un service additionnel d’enregistrement de livres à la demande est proposé par la librairie sonore du GIAA (abonnement de 50 euros par an). La BNFA est ouverte à tout nouveau partenaire, public ou privé, associatif ou industriel, qui souhaiterait y apporter sa contribution. En bref :
- S’inscrire à la BNFA : http://www.bnfa.fr/inscription
- Nous contacter : par courriel à l’adresse contact@bnfa.fr ou par téléphone au 0144273435

9-E) À la médiathèque Valentin Haüy, une nouvelle collection à découvrir du bout des doigts

À partir du 15 novembre 2012, la Médiathèque Valentin Haüy vous invite à découvrir sa nouvelle salle dédiée aux documents tactiles en deux et trois dimensions. L’équipe de la médiathèque met à votre disposition une collection d’ouvrages à toucher du bout des doigts. Des livres d’artistes, des albums pour les plus jeunes, des livres d’art, des atlas, des documents sur l’architecture, les sciences ou encore des ouvrages de référence de musées vous attendent ! Vous y retrouverez des dessins en relief, des maquettes, du braille, des gros caractères ou encore des informations audio pour apprendre toujours plus et rester curieux, autrement. Une maquette tactile à explorer Au cœur de cette nouvelle salle est exposée une maquette tactile du Nid d’oiseau, le Stade National de Pékin, réalisée par Rémi CLOSSET, administrateur de l’AVH. Cette colossale œuvre architecturale a été construite afin d’accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2008. Pour connaître son histoire ou découvrir nos collections en relief, des visites hebdomadaires vous sont proposées (inscription sur simple demande auprès de l’équipe de la médiathèque). En pratique La salle des documents tactiles sera ouverte à partir du 15 novembre aux mêmes horaires que la médiathèque : le lundi de 13h à 17h et du mardi au vendredi de 10h à 17h (fermeture des portes à 16h45). Pour vous inscrire aux visites, vous pouvez joindre l’équipe de la médiathèque par téléphone au 01 44 49 27 27, par courriel à l’adresse suivante : mediatheque@avh.asso.fr, ou en faire la demande sur place, à l’accueil de la médiathèque, 5 rue Duroc 75007 Paris.

10)- CULTURE ET LOISIRS

10-A) OÙ EN EST LE LIVRE AUDIO ?

À l’occasion de ses dix ans d’existence, Lire dans le noir a réalisé une enquête sur l’état du livre audio, en interrogeant éditeurs et lecteurs, puis en présentant les résultats lors d’une table ronde professionnelle. Compte-rendu. En 2011, il se serait vendu en France 186.000 livres audio hors enfance et jeunesse, une estimation qui exclut toutefois certains réseaux de vente. Un chiffre à comparer aux 460 millions d’ouvrages en tous genres vendus annuellement en France. Mais si le secteur du livre lu est marginal, les éditeurs constatent une très nette progression de l’offre et de la demande depuis 2008 et témoignent d’un "optimisme modéré" selon le sondage publié en septembre 2012 par l’association Lire dans le noir : "Ils ont des lecteurs fidèles, estiment qu’il y a un potentiel important, mais peinent à toucher de nouveaux publics", relève-t-elle. Un constat exprimé et confirmé par des éditeurs réunis le 21 novembre dernier à Paris lors d’une rencontre professionnelle organisée en préambule de la remise des prix du livre audio organisée annuellement par Lire dans le noir. "Nous avons 150 commandes en attente de traitement et provenant de médiathèques, explique Arnaud MATHON, directeur de Livraphone. Leurs responsables nous expliquent que les ouvrages sont très demandés, qu’ils sortent tout le temps. Les médiathèques ont un rôle moteur dans la connaissance et la diffusion des livres sonores, ainsi que les salons du livre, même si les éditeurs de livres sonores ne sont pas attendus ni demandés par les organisateurs de ces salons. Il reste un fort pourcentage de gens qui ne connaissent pas le livre audio. Le travail des bibliothèques à cet égard est fondamental, et celui aussi des libraires, s’ils placent les livres audio dans les rayons." Directrice d’Audiolib, Valérie LÉVY-SOUSSAN modère cette approche : "Dans le public subsistent des préjugés : le livre sonore est fait pour les aveugles, les malvoyants, parce qu’il y a beaucoup d’ouvrages pour les enfants. Mais le podcast et l’habitude d’écouter sur le web commencent à peser sur les habitudes." Du côté des bibliothèques, ce sont essentiellement des lecteurs déficients visuels qui empruntent les livres lus : "Le fonds sonore comporte 2.700 livres, explique Margaux ILLY de la médiathèque parisienne Marguerite Yourcenar. Les ouvrages sortent beaucoup, sur peu d’abonnés qui trouvent qu’il y a peu de renouvellement, et réécoutent les livres faute de mieux. Les usagers du fonds sonore sont essentiellement des déficients visuels, des personnes malades. Le livre lu est mal connu, les nouveautés sont dédaignées par les abonnés voyants." Mais il suffit d’offrir un avantage particulier pour ouvrir le livre audio au public voyant : "J’achète beaucoup pour le prêt à domicile, précise Morgane ROHEL, bibliothécaire à Houilles (Yvelines). Des gens les prennent en plus du papier, pour une écoute en voiture ou en voyage, en faisant la cuisine. Le prêt de livres sonores vient s’ajouter au nombre de livres papier que les abonnés peuvent emprunter chaque semaine. Mais le budget achats de la bibliothèque est réduit pour les livres audio, 1.100 € pour 56 titres cette année." L’intérêt d’accroître le lectorat, et donc la vente, des livres audio pourrait permettre de peser sur un élément important, leur prix : "Il est le résultat d’un tirage très faible, avec un coefficient obligeant à vendre entre 15 et 20€, au prix du format standard, argumente Paule Du BOUCHET, directrice de la collection Ecoutez Lire. L’éditeur fait l’avance de trésorerie, il n’est pas visionnaire." Un point de vue partagé par Valérie LÉVY-SOUSSAN (Audiolib) : "Un livre audio ne doit pas être éloigné du prix du livre papier. Il y a un net progrès : il y a 10 ans, les livres sonores étaient vendus de 30 à 40€ ! L’offre se diversifie mais elle est aussi un frein, il n’y a pas encore assez de choix. En Allemagne, près de 3.000 nouveautés sortent en audio chaque année, en France c’est seulement le dixième. Le prix est très lié à la diffusion, qui repose sur la place des livres en librairies, dans les bibliothèques, les médiathèques qui sont un vecteur d’usage." Arnaud MATHON (Livraphone) fait d’ailleurs remarquer l’impact des grands distributeurs organisés en chaînes de magasins : "Quand une chaîne traite ou place mal un ouvrage, ce sont tous ses établissements qui bloquent, on ne rentre pas, on ne vend pas." Ce que confirme Valérie LÉVY-SOUSSAN, qui relève un obstacle : "Le public est celui des librairies. Quand un libraire est convaincu, il présente le livre. Mais le format CD rend le livre sonore plus facile à voler, ce qui gêne certains libraires." Contrairement à ce que l’on pourrait logiquement penser, la création il y a deux ans d’un secteur "livre adapté aux personnes handicapées" géré par des associations agréées ne gène pas les éditeurs : "Je ne vois pas d’interférence entre le secteur adapté et le livre lu", constate Paule Du BOUCHET (Gallimard). Pour sa part, Arnaud MATHON est très critique : "Il y a un problème avec le livre adapté, sa piètre qualité. On ne peut pas comparer un acteur lecteur professionnel avec le travail de bénévoles qui lisent au micro des livres papier et, parfois, font des commentaires !" Un autre intervenant à la table ronde enfonce le clou : "Je constate un amenuisement de la demande des associations face à la structuration du secteur du livre lu." La preuve est maintenant faite par les éditeurs que la fourniture gratuite de livres adaptés ne concurrence pas un secteur marchand proche de la maturité. Laurent LEJARD, décembre 2012.

10-B) CITÉ DES SCIENCES ET DE L’INDUSTRIE-EXPOSITION « LÉONARD DE VINCI, PROJETS, DESSINS, MACHINES » ACCESSIBLE AUX PERSONNES DÉFICIENTES VISUELLES ACCOMPAGNÉES, JUSQU’AU 18 AOÛT 2013

Avec Léonard de Vinci, projets, dessins, machines, la Cité des sciences et de l’industrie propose une grande exposition destinée à mettre en lumière des facettes inédites de la personnalité de Léonard de Vinci. Peintre au talent universellement reconnu, Léonard de Vinci était aussi ingénieur, scientifique, scénographe, musicien et un homme de cour accompli. Considéré comme l’archétype de l’Homme de la Renaissance, sa curiosité insatiable rivalisait avec sa force de création. Elle est construite autour de la collection des 40 grandes reconstitutions de machines du Museo nationale della scienza e della tecnologica Leonardo da Vinci de Milan réalisées dans les années 1950 à partir des dessins de Léonard. Les maquettes 3D manipulables, les dessins en relief, les textes lus, les films audio-décrits et les manipulations ludiques qui les entourent, permettent de comprendre qui était Léonard, avant tout un homme de son temps. Pour illustrer ce propos, l’exposition se fait à certains moments l’interprète de la pensée de Léonard de Vinci, tandis qu’à d’autres, elle insiste sur le caractère parfois visionnaire de son travail, en présentant en vis-à-vis des réalisations contemporaines issues des mêmes démarches de recherches bio-inspirées.

Information. Visite de l’exposition gratuite pour toute personne handicapée et son accompagnateur éventuel mais nécessité de prendre un billet gratuit aux caisses sur présentation d’un justificatif. Le billet de l’exposition donne accès à toutes les autres expositions d’Explora. Possibilité d’accueil et de visite guidée pour les petits groupes et les individuels, renseignez-vous à : Info.deficientvisuel@universcience.fr 01 40 05 79 54 01 40 05 75 35 www.cite-sciences.fr/vinci Cité des sciences et de l’industrie 30, avenue Corentin Cariou 75019 Paris

ATTENTION : Pendant les travaux du parvis l’entrée s’effectue sur le côté droit du bâtiment, veuillez nous indiquer si vous souhaitez un accueil depuis la station de métro. Métro : Porte de la Villette Horaires : Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 18h, et jusqu’à 19h le dimanche. Léonard fait nocturne Nouveau : l’exposition sera ouverte jusqu’à 21 h :
- du lundi 5 novembre au vendredi 9 novembre inclus
- du mercredi 26 au samedi 29 décembre
- du mercredi 2 au samedi 5 janvier. Dernier accès à l’exposition : 19 h 30

10-C) I.N.J.A. - SALLE ANDRÉ MARCHAL - CONCERT DES ÉLÈVES LE MARDI 18 DÉCEMBRE 2012 À 19 H 45- ENTRÉE LIBRE

Programme Piano : - "J’ai du bon tabac", par Emré BOZKURT
- Petite étude en mineur, par Sanna ALLOU
- "Clair matin" et "Promenade", par Kalidiatou DANSOKO
- "Bavardage", par Héléna MENDES
- Hummel : Ecossaise, par Alia OUAAZI
- Robert SCHUMANN : "Le petit cavalier", par Mariam DIAKITE Guitare : - Adrien POLITI : "Preludio", par Maxime BAZILE
- Julio SAGRERA : "Leçon n°46", par Florent CESAR
- Erik SATIE : Gnosiènne n°1, par Erika HERNANDEZ Piano et batterie :
- GNYESINA : "Danse ancienne", par Sallé SYLLA et Héléna MENDES
- Gérald MARTIN : "Boogie", par Jean-Baptiste GENOUEL et Florent CESAR Piano à quatre mains : - M’COHAN : "Give my regards to Broadway", par Sonia MORNIE et Louis GOUAUX
- Jacques OFFENBACH : "French can can", par Sonia MORNIE et Sofian OUAHHABI Batterie avec support CD :
- "Hommage à SANTANA" , par Diakariou DANSOKO
- "Hommage à ACDC", par Yann-Yvan DOGBO
- "Hommage à NIRVANA", par Julien BEZES Piano :
- Anton DIABELLI : Scherzo en ut majeur, par Nicolas HEKER
- Dimitri KABALEVSKI : "Clowns", par Tracy Héléna KINDOMBE
- Muzio CLEMENTI : Rondo en sol majeur, par Yanni HIS
- BEETHOVEN : 1er mouvement de la Sonate "Au Clair de Lune", par Marine LOUET
- Franz SCHUBERT : Moment Musical n°3, par Maximilien GUEDRAT
- Muzio CLEMENTI : Allegro de la Sonatine en ut majeur, par Claire DURIEUX
- Piotr TCHAIKOVSKI : "Rêverie", par Pierre GUILLEMIN Guitare :
- José Louis MERLIN : "Joropo", par Gaëtan DREVET
- Celso MACHADO : "Sanbinha", par Erika. HERNANDEZ et Gaëtan DREVET Accordéon et piano :
- Modeste MOUSSORGSKY : "Une larme" par Luca. LEFAITE et Muriel LEDOUX Piano :
- BACH : Prélude en ré majeur (Clavier Bien Tempéré), par Antoine POURCHET
- BACH : Prélude en ut majeur (Clavier Bien Tempéré), par Romain BOURDON-JOLICLERCQ
- BACH : Fugue en do majeur (Clavier Bien Tempéré), par Maxime CUEFF
- Johannes BRAHMS : Intermezzo op 117 n°2, par Anne-Sophie DOUDARD
- Robert SCHUMANN : Scènes de la Forêt n°3 et 8, par Aymeric DANJOU Ensemble vocal de l’INJA :
- "Vive Henri IV"
- Gospel : "Jericho"
- Chris MONTEZ : "The more I see you" Direction : François MALAN Soliste : Nadia IDAMAR Accompagnement : Dominique LEVACQUE Batterie : Mario MARIE-JOSEPH Basse : Julien ZELELA

10-D) A LA MÉDIATHÈQUE : UN CYCLE DE RENCONTRES-ÉVÈNEMENTS EN 2013

La médiathèque Valentin Haüy propose un cycle de cinq soirées aux personnes aveugles et malvoyantes ainsi qu’à leurs amis, pour rencontrer des auteurs phares. Chaque écrivain lira un passage de son oeuvre et échangera avec la salle. Ces évènements sont organisés dans le cadre de l’accueil de Joël BAQUÉ en résidence d’écrivain. En 2013, Emmanuel CARRÈRE, Tanguy VIEL, Alexis JENNI, François BEGAUDEAU et Carole MARTINEZ viennent à l’association Valentin Haüy rencontrer leurs lecteurs. Cinq soirées évènements marqueront l’année 2013 : Emmanuel CARRÈRE (Prix Renaudot 2011) : le jeudi 24 janvier Tanguy VIEL (Lauréat de la Villa Médicis 2003) : le jeudi 28 février Alexis JENNI (Prix Goncourt 2011) : le mercredi 3 avril François BEGAUDEAU (Prix France-Culture Télérama 2006) : le jeudi 16 mai Carole MARTINEZ (Prix Goncourt des Lycéens 2011) : le mercredi 12 juin Pour en savoir plus sur les auteurs que vous aimez ou pour en découvrir de nouveaux, ne ratez pas ces rendez-vous ! Avec le soutien de la Région Ile-de-France. Infos pratiques : Les rencontres-lectures auront lieu à l’auditorium de l’AVH à 19h,5, rue Duroc, 75007 Paris, entrée libre, sous réserve des places disponibles. Le jour de la rencontre, la médiathèque restera ouverte jusqu’à 19h. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la médiathèque : Adresse : 5, rue Duroc 75007 PARIS Tél. : 01 44 49 27 27 E-mail : mediatheque@avh.asso.fr http://www.avh.asso.fr/mediatheque

10-E) PORTES OUVERTES AU CENTRE FORJA

le centre FORJA - centre de réadaptation professionnelle spécialisé dans la formation aux métiers du tertiaire des personnes déficientes visuelles

106-108 rue de l’Ouest 75014 PARIS Métro ligne 13, station Pernety Tél 01 45 45 60 60 e-mail : contact@centre-forja.net www.centre-forja.eu

sera heureux de vous accueillir le jeudi 24 janvier 2013 de 9h30 à 12h30 ou de 14h00 à 18h00

pour une journée PORTES COUVERTES vous permettant d’échanger avec son équipe sur ses diverses formations, de vous présenter ses modes d’interventions, et de vous faire visiter ses locaux.

Nous souhaiterions une réponse avant le 9 janvier 2013 afin que nous puissions vous recevoir dans les meilleures conditions. Très courtoisement.

La Direction Du Centre Forja

10-F) RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT VOTRE SÉJOUR D’HIVER À MEGÈVE DU 16 AU 23 MARS 2013

L’Association Valentin Haüy vous propose son séjour d’hiver au village mythique de Megève (Haute-Savoie, altitude 1 100 m) destiné aux personnes aveugles ou malvoyantes et à leurs accompagnants éventuels. Du samedi 16 au samedi 23 mars 2013 700 euros par personne en pension complète Hébergement en résidence hôtelière (studios 2 personnes - chiens-guides acceptés bien sûr) Séjour touristique et/ou sportif à la demande : randonnée pédestre, raquettes, initiation ski de fond, piscine, ainsi que des activités culturelles Le prix du séjour en pension complète est fixé à 700 euros par personne sur la base d’un studio occupé par 2 personnes et incluant les forfaits remontées, les locations de raquettes ainsi que la location du matériel de ski de fond, les déplacements station et autobus/taxis de liaison gare Sallanches-Megève (les transports de votre domicile jusqu’à la gare SNCF de Sallanches en Haute-Savoie étant à votre charge). Ce séjour est organisé par Michel TRIER : AVH Loisirs : 5, rue Duroc – 75343 Paris Cedex 07 Tél. : 06 88 39 35 99 (avec l’assistance du service loisirs AVH SIEGE et la contribution bénévole des ambassadeurs de l’Office de Tourisme de Megève) Le programme plus détaillé peut être adressé sur demande par email à michel.trier@free.fr en indiquant votre nom, prénom, téléphone et adresse postale Inscription ferme et définitive avant le 15 décembre 2012 avec un acompte de 250 euros puis solde de 450 euros au 10 février 2013

10-G) LA COLLECTION : ET SI ON S’PARLAIT ?

Susciter le questionnement, donner le goût de lire et de réfléchir, développer la curiosité et faire rire, voici en quelques mots, l’esprit de la collection "Et si on s’parlait" initiée par Les Petits citoyens. Différentes thématiques traitées dans cette collection pour lancer le questionnement, le débat entre enfants et adultes et ainsi contribuer au développement d’une citoyenneté active dès le plus jeune âge. Cette collection est distribuée gratuitement dans différentes structures éducatives, notamment le réseau d’accueils de loisirs Leo Lagrange (environ 50 000 enfants/an) ainsi que celui du partenaire qui soutient cette action. Les numéros sont ensuite disponibles sur les sites respectifs des petits citoyens et des différents partenaires.

Déjà 09 numéros parus
- la culture (avec le ministère de la Culture- 2011)
- le respect (ministère de la Ville -2011)
- les droits de l’enfant (Unicef- 2011)
- la santé (mutuelle la Mocen- 2011)
- le jeu (Enfance/Secours Populaire/Fédération des Parents/ Apprentis d’AUTEUIL- 2011) la sécurité électrique (ERDF-2011)
- le harcèlement à l’école (ministère Éducation nationale-2012)
- la culture numérique (ministère de la Culture 2012)
- le handicap (groupe Chèque Déjeuner/fédération Léo Lagrange/ Handisport/ Unapei/ APF/Unisda/ CFPSAA- 2012) Nous vous souhaitons de très bons moments d’échanges et de plaisir !Association Les petits citoyens. Ouvrir les enfants à d’autres cultures, les éveiller à la tolérance et à l’esprit citoyen est essentiel à la construction de leur l’identité. Pour mettre en œuvre cette ambition, l’association « Les petits citoyens » permet à l’enfant d’être acteur de son apprentissage et de construire progressivement sa capacité à débattre, son sens de la responsabilité, son autonomie, son esprit critique, sa capacité à négocier et à échanger. www.lespetitscitoyens.com .

10-H) GUIDE PRATIQUE VIVRE SON HANDICAP À PARIS

Véronique DUBARRY, Adjointe au Maire de Paris, Chargée des personnes en situation de handicap, Présidente de la MDPH 75, a le plaisir de vous annoncer la parution du nouveau guide pratique VIVRE SON HANDICAP À PARIS. Ce guide, édité pour la première fois par la Ville de Paris, a pour objectif d’apporter aux personnes en situation de handicap, à leur famille et à leurs aidants toutes les informations pratiques pour mieux vivre à Paris. Vous y trouverez les lieux ressources, les aides et les dispositifs proposés par la Ville de Paris, les acteurs institutionnels et les associations, dans les domaines du logement, des transports, du travail, de la santé, des loisirs… Il est disponible dans les mairies d’arrondissements, à la Maison Départementale des Personnes Handicapées de Paris, dans les services sociaux de la Ville... Il est également téléchargeable sur le site Internet de la Ville de Paris www.paris.fr/parismeguide en version pdf, en version accessible au format rtf et en version sonore. Une version audio sur CD est également disponible gratuitement auprès de l’association Donne-moi tes yeux (01 47 05 40 30). Toutes les informations n’ayant pu être présentées dans ce document, la rubrique « handicap » du site de la Ville http://www.paris.fr/handicap a, parallèlement, été entièrement retravaillée et enrichie.

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