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Réunion du 10 Janvier 2012

COMPTE RENDU DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA CFPSAA EN DATE DU 10 JANVIER 2012 - 9h30 - 16h (Approuvé par le Conseil d’administration du 13 Mars 2012)

Point préalable : Philippe CHAZAL remercie l’association Voir Ensemble pour l’accueil qu’elle offre à notre Conseil d’Administration aujourd’hui. Marion MONTESSUY en est la nouvelle Directrice Générale, en remplacement de Mr Gilles NOUAILHAT que l’ensemble des membres du Conseil remercie pour toute son implication.

Mr CHAZAL présent ses vœux pour l’année 2012 : « Je souhaite que nous avancions sur le chemin du « travailler ensemble ». En parlant d’une seule voix au nom de la déficience visuelle, nous sommes arrivés à des avancées comme le décret de 2011 sur la prestation de compensation du handicap. Nous avons encore beaucoup de combats à mener : voitures électriques, abolition des barrières d’âge. Renforçons notre cohésion et notre volonté de travailler ensemble. Je souhaite aussi que continue le mouvement qui a été amplifié au moment des états généraux : l’écoute et la participation des déficients visuels à nos décisions et nos actions, qu’ils soient associés plus qu’auparavant. Les listes de discussion ont été des lieux d’échange ».

I – Appel des présents

Etaient présents ou représentés : Président : Philippe CHAZAL ; Secrétaire Général : Vincent MICHEL donne pouvoir à Francis Perez pour l’après-midi ;
- Association des Donneurs de Voix : Nicole BÉRATO donne pouvoir à Jacques ROBOREL de CLIMENS ;
- ANMCGA : Bernadette PILLOY donne pouvoir à Karine GARNIER ;
- ANPEA : Marie-Claude CRESSANT ;
- APAM : Philippe THIBAULT donne pouvoir à Philippe PAUGAM ;
- APEDV « Membre associé » : Yannick RAULT ;
- La Cause « Membre associé » ;
- Association Paul GUINOT : Hamou BOUAKKAZ donne pouvoir à Marie-Laure MARTIN pour l’après-midi ; Jean-Pierre GANTET (membre honoraire) ;
- Association des Aveugles de la Manche « Membre associé » : Danielle RÉFUVEILLE ;
- Auxiliaires des Aveugles : François CONDELLO donne pouvoir à Philippe CHAZAL ;
- AVH : Bernard SERRE ; Jean-Marie CIERCO donne pouvoir à Bernard SERRE pour l’après-midi ;
- BrailleNet « Membre Associé » : Dominique BURGER ;
- CLAPEAHA : Jacqueline MÉNARD ;
- FAF : Thierry NICOLLE ; Daniel JACQUET donne pouvoir à Vincent MICHEL ;
- FFAC : Paul CHARLES donne pouvoir à Michel ROSSETTI ;
- FF Handisport : Michèle SARLOUTE donne pouvoir à Marie-Laure MARTIN ;
- FISAF : Annie RENARD ;
- GIAA : Marie de SAINT-BLANQUAT ; Alain LEQUEUX ;
- Handicap Zéro : Olga FAURE-OLORY ; Salima KERBOUAI ;
- Retina France : Eric MOSER ;
- Sésame : Francis PEREZ ;
- SPS : Edouard FERRERO ;
- UAG : Pierre TRICOT donne pouvoir à Michel GOUBAN ;
- Voir Ensemble : François LANIER ; Cécile GUIMBERT ;
- UNAKAM : Michel GOUBAN ;
- Associations « Membre associé » représentées par Francis PEREZ, Yannick RAULT et Danielle RÉFUVEILLE.

Etaient excusés : Trésorier : Alain DELAPLACE donne pouvoir à Karine GARNIER ;

Etaient absents :
- ARAMAV ;
- ASATAF : Josiane ALBERT ;

Invités : Julie BERTHOLON pour le secrétariat ; Michel BRALS pour la Commission Emploi ; Dominique GIRARD ; Ouiza OUYED pour la Commission NTIC ; Fernando PINTO DA SILVA pour le Groupe DAISY France ;

II – Approbation du compte-rendu de la réunion du Conseil d’Administration du 11 octobre 2011 (pièce jointe accompagnée des observations de l’AVH sur ce projet de procès verbal) ;
- Philippe CHAZAL explique que les modifications souhaitées ont été ajoutées au compte-rendu. Celles-ci seront mises en annexe du compte-rendu dans lequel sera clairement mentionnée l’existence de ce document annexe. Vote : 0 contre, 5 abstentions de personnes qui n’étaient pas présentes lors du Conseil du 11 octobre. Le compte-rendu est donc approuvé à l’unanimité des personnes présentes.

III – Remplacement de Claire VEDEL pour assurer le secrétariat de la CFPSAA ;
- Philippe CHAZAL rappelle que Claire VEDEL est absente depuis le 13 octobre et que se pose la question de son remplacement.
- Jean-Marie CIERCO explique qu’il a averti Mr CHAZAL dès qu’il a eu, pour une première reprise, le document du médecin du travail qui lui faisait penser qu’elle ne pourrait pas continuer au poste où elle était. Mr CIERCO précise qu’il a déjà été confronté à de tels cas auparavant. Le médecin traitant a repoussé la reprise. Claire est donc arrêtée jusqu’au 20 janvier. Toutefois nous ne pourrons pas la remettre au poste où elle était, ce qui pose un problème de fond : si l’AVH avait subventionné la CFPSAA pour qu’elle soit l’employeur, la médecine du travail qui exige un reclassement aurait bloqué l’affaire et il aurait fallu licencier. L’AVH doit la reclasser et continuera à payer cette personne alors que ce n’était pas prévu.
- Vincent MICHEL intervient : « ce que dit Jean-Marie CIERCO est exact et sur le plan de la stricte gestion on peut comprendre l’embarras de l’AVH qui va devoir reclasser une secrétaire et qui devra rémunérer quelqu’un qui était destiné à la CFPSAA et qui ne pourra plus exercer son travail à la CFPSAA ».
- Jean-Marie CIERCO explique que ce n’est pas le seul cas à l’AVH. « Nous avons eu le même cas à l’UFA qui a décidé de ne plus utiliser la secrétaire qui était à mi-temps. Nous avons donc un poste et demi à gérer en plus qui n’était pas prévu ».
- Vincent MICHEL répond que c’est pour cela qu’il souhaite que la CFPSAA s’organise pour être véritablement l’employeur de son personnel et que les associations membres l’on se mette autour de la table pour savoir comment on finance les frais réels de la Confédération. « Nous nous retrouverons avec des problèmes récurrents et difficiles à régler. Il faudrait une réunion physique du Bureau ».
- Jean-Marie CIERCO : « au dernier Bureau on m’a demandé que les indemnités journalières que l’AVH perçoit pour Claire VEDEL soient reversées. Je ne pense pas que cela pose de problème, le Bureau de demain à l’AVH prendra la décision. Il s’agit de 2 800 euros à ce jour ; jusqu’au 20 janvier cela atteindra environ 3 000 euros. Cette somme permettrait de prendre quelqu’un en intérim à la CFPSAA ».
- Philippe CHAZAL rappelle qu’il y a deux ans, il avait été proposé que les contributions de chacun soient basées sur le vrai budget et les capacités de chaque association.
- Vincent MICHEL poursuit en disant qu’il faudra un jour voir quel est le vrai budget de la CFPSAA et fixer une règle pour l’abonder. « Nous payons tous une cotisation, et ensuite nous faisons chacun des apports et payons des cotisations additionnelles. Il faut voir sur quelle base on fixe nos cotisations, et il faudrait le faire en fonction de la capacité contributive de chaque association ».
- Philippe PAUGAM précise que c’est déjà le cas et qu’il y a 3 niveaux de cotisation.
- Hamou BOUAKKAZ pense qu’il faut savoir de combien on a besoin, quels leviers on doit se donner. Il faut y réfléchir et surtout qu’on ait la volonté politique d’aboutir.
- Philippe CHAZAL rappelle qu’il faut décider aujourd’hui sur le remplacement de Claire VEDEL.
- Jean-Marie CIERCO, conformément au code du travail, fera un appel interne à candidature. « Je souhaite que quelqu’un en interne ait envie de prendre ce poste mais il peut n’y avoir personne. On ne peut pas faire circuler cette offre tant qu’on n’a pas le document de reprise. Je dois donc attendre le 20 janvier pour publier en interne cette offre de poste. A l’avenir nous voudrions verser la subvention correspondant au poste de secrétariat de sorte que si une candidature se présente, la personne devra démissionner de l’AVH pour être engagée par la CFPSAA ».
- Selon Philippe PAUGAM, il n’y a que le CDD ou un contrat aidé comme alternatives pour le moment.
- Vincent MICHEL ajoute que l’idéal serait que ce CDD soit pris par quelqu’un de l’AVH.
- Bernard SERRE est d’avis qu’il faut que la CFPSAA recherche à employer une personne en CDD. De plus personne ne sait si Claire VEDEL reprendra le 20 janvier. Il appartient à la CFPSAA de rechercher un CDD.
- Philippe CHAZAL précise qu’un contrat aidé serait limité dans le temps et la période de connaissance des dossiers est longue. Il faut quelqu’un de pérenne.
- Alain LEQUEUX comprend que l’AVH a besoin de « s’alléger » d’un poste. La CFPSAA pourrait dans un premier temps employer une personne en CDD pour 6 mois.
- Vincent MICHEL demande s’il y aurait dans les effectifs de l’AVH une personne qui serait en CDD. Bernard SERRE répond que non.
- Michel GOUBAN recentre le débat sur le problème de fond : « si la CFPSAA est employeur, il faut déterminer comment ce sera pris en charge ».
- Philippe CHAZAL propose de constituer un groupe de travail avec des propositions à valider lors du prochain C.A.. Ce groupe réfléchirait aux besoins réels de la CFPSAA et au financement.
- Jean-Marie CIERCO résume donc la situation : « l’AVH fera appel d’offre en interne et si quelqu’un est intéressé, nous lui proposerons d’être employé par la CFPSAA. Mais peu de gens accepteront ceci ».
- Philippe CHAZAL pense que pendant 6 mois l’AVH peut faire la transition.
- Hamou BOUAKKAZ suggère de faire une fiche de poste, de l’intégrer dans le budget vérité de la CFPSAA et de voir ce que l’on met en face. L’idéal serait de passer des conventions entre les associations et la CFPSAA, avec délégation d’agir pour la CFPSAA.
- Marie de SAINT-BLANQUAT souligne que ce n’est une solution qu’à moyen terme.
- Selon Hamou BOUAKKAZ, pour l’immédiat, nous avons les indemnités journalières de Claire VEDEL. Si le groupe de travail viabilise la CFPSAA, la personne n’hésitera pas à se faire embaucher.
- Vincent MICHEL formule le scénario suivant : « admettons que le 20 janvier Claire Vedel reprenne à l’AVH ; l’AVH fait un appel interne, trouve quelqu’un, mais la personne ne veut pas aller à la CFPSAA car elle n’a pas de garanties. La question est : est-ce que l’AVH peut dire j’absorbe le poste de Claire VEDEL et je verse une subvention équivalente ? » La réponse de l’AVH est négative.
- Hamou BOUAKKAZ évoque de son côté la possibilité de faire une convention annuelle entre l’AVH et la CFPSAA qui disposerait que l’AVH détache quelqu’un.
- Philippe PAUGAM répond que l’AVH ne souhaite pas procéder de cette façon. Il ajoute que la CFPSAA doit trouver ce futur collaborateur et voir comment le financer.
- Hamou BOUAKKAZ serait favorable à ce que Philippe CHAZAL élabore une fiche de poste et la fasse circuler.
- Philippe CHAZAL manifeste son inquiétude dans l’hypothèse où l’AVH ne financerait plus le secrétariat de la CFPSAA et la FAF non plus. Cela reviendrait à la fermeture de la CFPSAA.
- Vincent MICHEL résume la situation : « attendons le 20 janvier la décision du médecin du travail. Si Claire reprend le 20, l’AVH reverse les indemnités journalières, et du 20 janvier au 30 juin, la CFPSAA embauche quelqu’un en CDD. Nous ferons d’ici juin un budget réel en voyant comment on l’abonde. On demande aux associations de faire un effort financier particulier pendant cette période pour permettre à la CFPSAA de se restructurer solidement. Le groupe de travail est mis en place ».
- Hamou BOUAKKAZ répond que ce système ne tient que s’il y a un groupe de travail sur le fond. « Je ne suis pas sûr que nous ayons la même envie de travailler tous ensemble. Les déficients visuels représentent 1 million 500 000 personnes, c’est beaucoup, nous pourrions être relativement puissants. Le budget associatif de l’APF pour ses actions et 30 millions d’euros ».
- Pour Bernard SERRE, le groupe de travail doit réfléchir à de nouvelles clés de répartition, et ces dispositions doivent ensuite prendre un effet rétroactif.
- Philippe CHAZAL propose comme groupe de travail le Bureau de la CFPSAA. Ce groupe sera chargé de faire des propositions lors du prochain C.A..
- Philippe PAUGAM rappelle qu’il faut dans tous les cas attendre de savoir si Claire Vedel revient ou non.

IV – Etats Généraux de la Déficience Visuelle du 26 novembre 2011 : évaluation de cette journée, bilan financier, actions à entreprendre pour qu’elle ait une suite.
- Philippe CHAZAL tient à remercier particulièrement Michel ROSSETTI pour l’organisation pratique, et il le félicite car il n’a reçu que des remerciements et des messages de satisfaction. Philippe CHAZAL remercie également l’ensemble des associations qui nous ont aidé à trouver des bénévoles et à faire de cette journée un succès. Le seul point noir était le manque de temps pour les questions des participants. Si de nouveaux Etats Généraux étaient organisés dans l’avenir, nous pourrions supprimer les exposés liminaires et faire que le public pose uniquement des questions, mais les textes des exposés sont remarquables et intéressants. Les listes de discussions ont été fréquentées, les synthèses ont bien reflété ce qui a été dit.
- Jean-Marie CIERCO ne trouve pas que c’était un point noir car dans tous les cas il y a des gens qui sont frustrés.
- Francis PEREZ pense que 5 minutes par intervenant c’est peu. Il faudrait que les intervenants remettent à l’avance leurs textes et qu’un extrait seulement soit présenté.
- Pour Hamou BOUAKKAZ, il faudrait changer de format pour tout concilier. Il faudrait préparer ces états généraux un an à l’avance avec un vrai travail de fonds avec les aveugles qui font remonter des choses et les états généraux seraient une journée conclusive. « La densité des travaux auxquels j’ai assisté nous fait honneur. Les déficients visuels souhaitent que la CFPSAA joue son rôle et attendent des choses d’elle ».
- Michel ROSSETTI pense que cela doit s’inscrire dans la durée, il faut penser à l’après. En une journée on ne peut pas tout aborder. Il ne faut pas être dans l’événementiel.
- Edouard FERRERO souhaite préciser que « les réponses que nous n’avons pas apporté notamment sur les NTIC et l’emploi, c’est parce que ce sont des sujets sur lesquels nous avons du mal à répondre ».
- Marie-Laure MARTIN suggère d’affiner le choix des intervenants car l’intervention de Cap’Emploi n’était pas très positive.
- Olga FAURE-OLORY met en avant deux remarques qu’elle a entendues : les personnes sont venues pour s’exprimer et n’ont pas pu le faire suffisamment ; la terminologie « états généraux », laissait croire aux participants qu’ils pourraient s’exprimer davantage. - Jean-Pierre GANTET rappelle les forums ont permis à chacun de s’exprimer durant le mois qui a précédé les Etats Généraux. Il a constaté de l’ignorance et de la rancœur dans certains propos.
- Michel ROSSETTI remarque que les déficients visuels ne se sentent pas écoutés dans nos associations mêmes.
- Hamou BOUAKKAZ nuance en disant que ce n’est pas spécifique aux déficients visuels.
- Pour Vincent MICHEL, il y a aussi des éternels insatisfaits. C’est le rôle de la CFPSAA que de tenir des séminaires sur un certain nombre de thèmes majeurs concernant la déficience visuelle et faisant remonter des préoccupations aux pouvoirs publics. Vouloir traiter de tout sur une journée c’est impossible.
- Philippe CHAZAL suggère qu’une solution serait de faire périodiquement des réunions par thème sous l’égide de la CFPSAA.
- Alain LEQUEUX est d’avis que pour continuer, il faut utiliser des vraies méthodes pour faire remonter les besoins des usagers. Cela se fait par des analyses, pas par des listes de discussion. Il faut des compétences et de la méthodologie.
- Olga FAURE-OLORY constate néanmoins que « les râleurs nous font aussi avancer. Une personne déficiente visuelle dans un amphi très grand a de l’anxiété et il faut gérer ce stress. Les personnes avaient l’impression de ne pas être vues, que le micro ne venait pas vers elles ».
- Marie-Laure MARTIN remarque « qu’avec ces EGDV on a ouvert pour beaucoup de personnes qui ne sont pas dans les associations l’espoir qu’ils peuvent être entendus ».
- Philippe CHAZAL note que certaines personnes hors associations ont eu au travers des listes de discussions et des états généraux l’occasion de s’exprimer. Il ne faut pas les décevoir, ils attendent une suite. L’ensemble des commissions est favorable à la poursuite des listes de discussion. Nous sortirons un opuscule qui reprendra les exposés, tout ce qui a été dit, les interventions de la salle pour que ce soit à la disposition des déficients visuels, de nous, mais aussi des pouvoirs publics (parlementaires) pour connaître les besoins et attentes des déficients visuels. Cet opuscule sera prêt au plus tard le 1ier mars avec à la fin le Mémorandum. Il existera en versions noire et en sonore, et en fichier informatique. Il sera envoyé aux candidats. Sur certains points particuliers, il faudrait voir quelle suite leur donner, ce qui ferait avancer ce point, et montrer que ça a été véritablement pris en compte. Comme par exemple le service d’aide aux jeunes mamans.
- Jean-Marie CIERCO s’interroge : « dans nos associations nous avons un certain nombre de personnes âgées qui n’utilisent pas ces listes, comment faire ? »
- Alain LEQUEUX répète que si l’on veut savoir quels sont les besoins et priorités des personnes vis à vis des pouvoirs publics, c’est un vrai travail de sociologue, de spécialiste. Ce n’est pas simple de recueillir les plaintes et les besoins des personnes handicapées.
- Philippe CHAZAL pense que si l’on écoute ce qui remonte de la base on a vraiment un bon matériel de travail.
- Pour Philippe PAUGAM, les usagers sont la mission des associations membres de la CFPSAA. La CFPSAA n’a pas à entrer là-dedans.
- Philippe CHAZAL répond qu’il faut donc réfléchir sur le point de savoir si la CFPSAA doit avoir des relations ou pas avec les usagers. Il pense que cela entre dans nos objectifs.
- Philippe PAUGAM reprend en disant que non, car il faut prendre soin que la CFPSAA ne vienne pas sur le terrain direct des associations.
- Marie de SAINT-BLANQUAT dit concernant les personnes âgées c’est bien sûr le rôle des associations.
- Selon Jean-Marie CIERCO, on a tendance à attendre que les gens en difficulté viennent jusqu’à nous, or il faut aller vers eux.
- Marie-Laure MARTIN pense que la CFPSAA doit mettre en avant les compétences spécifiques de ses associations membres.
- Michel ROSSETTI nuance en disant qu’il y a forcément concurrence chez les associations généralistes.
- Eric MOSER pense de son côté qu’il faut être confiant concernant l’utilisation de l’informatique : « à Retina nous avons 30 000 adhérents. Plus de 80% sont informatisés et cela va se développer encore ».
- Michel GOUBAN rappelle qu’au niveau local ce n’est pas aussi simple.

- Philippe CHAZAL fait à présent le point concernant le budget : la subvention de la DGCS est de 16 500 euros. Les dépenses ont atteint 20 500 euros. Il y a un déficit de 4 000 euros. Le Trésorier souhaite que les participations passent en dons sur la CFPSAA. Le déficit sera compensé par ces dons. Nous arrivons donc à un budget équilibré.
- Par ailleurs, concernant la date des états généraux, Marie-Laure MARTIN rappelle que si nous devions en organiser de nouveau, il faudrait faire en sorte qu’ils ne tombent pas en même temps que d’autres manifestations associatives.
- Eric MOSER souhaite que quand on organise ceci, on prévienne les autres associations afin de s’assurer.
- Karine GARNIER propose l’idée d’avoir un calendrier des événements de chaque association membre.

V – Préparation du Mémorandum de la CFPSAA à adresser aux candidats aux prochaines élections présidentielles et aux partis politiques en vue des élections législatives.

- Philippe CHAZAL annonce que le Mémorandum n’a pas avancé aussi vite que prévu, suite notamment à une panne d’ordinateur depuis le 27 décembre. Il y a eu peu de retour sur les questions à adresser. « J’en ai reçu concernant la PCH (barrière d’âge, prise en compte des besoins de la vie quotidienne et le forfait aides technique qui est sous-évalué par rapport au coût du matériel) ; la culture, 5 thèmes (accès au livre, audio-description, livre scolaire)…. »
- Vincent MICHEL pense qu’il faudra construire quelque chose de synthétique.
- Philippe CHAZAL rappelle qu’il ne faut pas laisser de côté les points importants, « on pourra difficilement descendre à moins de 15 questions ».
- Pour Michel GOUBAN, il faut que ces questions soient présidentielles et suggérer les attentes.
- Selon Vincent MICHEL, il faut que le forfait pour l’aide à domicile soit augmenté. Et indexé sur le coût de la vie.
- D’après Philippe PAUGAM, il faut dire comment améliorer la loi de 2005, et que les fabricants intègrent l’accessibilité universelle.
- Jacqueline MÉNARD soulève le point de l’accompagnement des personnes sourdes-aveugles. L’interprétariat n’est pas subventionné par les pouvoirs publics.
- Philippe CHAZAL pense qu’il faut prendre exemple sur l’étranger aussi, sur l’Italie notamment pour les sourds-aveugles. Il faut évoquer des problèmes concrets, donner des exemples.
- Concernant la loi de 2005, Thierry NICOLLE souligne les inégalités de traitement sur l’ensemble du territoire.
- Philippe CHAZAL est affirmatif : « il faut se cantonner à des questions spécifiquement déficience visuelle. L’application sur tout le territoire concerne tout le monde ».
- Vincent MICHEL développe : « Thierry NICOLLE dénonce le fait que dans les départements il n’y a pas une unicité dans l’évaluation et qu’il y a des départements où l’accès aux droits est plus complexe que dans d’autres ».
- Alain LEQUEUX pense que ce sujet relève de la CNSA.
- Philippe CHAZAL annonce donc que d’ici 15 jours il faut que le Mémorandum soit prêt. « J’enverrai le texte à toutes les associations pour une réponse rapide ».
- Yannick RAULT ajoute une remarque : « le rôle des associations est souvent remis en cause dans les MDPH ».
- Philippe CHAZAL ajoute également que les personnes qui perdent la vue après 60 ans n’ont plus accès aux aides techniques.

VI –Avenir de la « semaine de communication » précédent les JNAA (compte-rendu de la réunion prévue le 5 janvier).

- Philippe CHAZAL rappelle qu’une réunion s’est tenue le 5 janvier.
- Dominique GIRARD en fait le compte-rendu : « peu de participants étaient présents à cette rencontre des présidents qui s’est transformée en groupe de travail. Il ressortait qu’on devait aller plus loin que les années précédentes. Il a été échangé sur des initiatives parfois plus individuelles. La question est avons-nous envie de travailler ensemble. La réponse est oui. Quel est le périmètre des actions mises en œuvre ? La réponse est allée vers une campagne d’information et de communication généraliste. Comment faire, avec quels moyens ? Le chiffre de 50 000 euros est ressorti. Si le budget est accepté, un appel d’offres pourrait être passé aux agences de communication de nos réseaux afin d’établir un plan média ».

- Philippe CHAZAL poursuit : « il y a un souhait unanime de poursuivre cette campagne avec pour but de parler de façon unitaire sur un sujet décidé en commun. Pendant 51 semaines, les associations s’expriment pour elles, pendant une semaine, l’expression devient commune et unitaire ».
- Marie de SAINT-BLANQUAT explique que « grâce à nos agences on peut mettre au point un message. Nous le reprendrions tous et il passerait en boucle sur nos sites, dans la presse, et par messages radio ».
- Philippe CHAZAL précise que le but est de faire passer l’information au premier plan et la quête au second plan. Les 6 et 7 octobre seront les journées de quête. La semaine prévue est du 30 septembre au 7 octobre. « Etes-vous d’accord avec ceci ? »
- Vincent MICHEL répond que sur le principe oui, mais que reste posée la question du budget. Qui va mettre 50 000 euros ?
- Philippe CHAZAL pose la question : « l’ensemble des associations est-il d’accord pour aider à ce financement ? Cette campagne doit être indépendante de participer au non à la quête. Même une association qui ne participe pas à la quête doit pouvoir participer à cette action ».
- Philippe PAUGAM souhaite savoir de quoi cette campagne sera faite. Sensibilisation et communication ce n’est pas la même chose.
- Philippe CHAZAL explique qu’on s’adresse au grand public, aux citoyens sur un thème, et qu’il s’agit de faire ressortir ce que font les associations sur ce thèmes et inciter à les soutenir.
- L’idée de Vincent MICHEL serait de trouver de grands hebdomadaires dans lesquels on aurait un dossier. Cela peut avoir un effet démultiplicateur, la radio et la télévision pourrait s’intéresser aux associations membres par la suite.
- Pour Eric MOSER, il faut mettre en avant ce que chaque association va tirer de cela comme intérêt. « Il faut une contrepartie sinon on aura du mal à convaincre nos associations ».
- Vincent MICHEL pense qu’on peut donner un annuaire des associations, mais il faut servir l’intérêt des déficients visuels en premier.
- François LANIER comprend que pour le grand public il est préférable d’entendre une seule voix, et ensuite les retombées seront pour les associations membres également.
- Marie-Laure MARTIN pense qu’il faut que les gens sachent que la CFPSAA regroupe des associations, ils feront le lien.
- Jean-Pierre GANTET rappelle qu’un groupe de travail a été créé pour réfléchir à cela. Il doit réagir rapidement.
- Pour Francis PEREZ la communication devrait prendre en compte ce que chaque association fait en termes de communication pour elle-même.
- Vincent MICHEL est d’avis que si on ne pouvait pas réaliser la semaine d’information en 2012 mais qu’on fasse l’effort de faire le travail du budget vérité, et qu’on ne fasse la semaine d’information qu’en 2013, on aurait déjà bien avancé.
- Philippe CHAZAL déclare que le groupe de travail étudie le niveau financier de ceci. Sur le principe on maintient cette semaine même si elle est réduite. Pour résumer, personne n’est contre sous réserve que la question financière soit réglée et que le thème trouve un consensus.
- Philippe PAUGAM rappelle qu’il a adressé un message concernant les JNAA. « Je voudrais passer le relai concernant leur organisation et l’animation du groupe de travail qui y est consacré ».
- Marie de SAINT-BLANQUAT : pourriez-vous faire un point avec les différents intervenants actifs dans le Comité d’organisation ? Il est demandé à Mr PAUGAM de poursuivre son action au sein du Comité pour l’année 2012 étant donné que le délai pour lui trouver un remplaçant est trop court.

VII - Actions de communication à envisager concernant les véhicules électriques.

- Philippe CHAZAL annonce que sur proposition de la Commission Accessibilité, Thierry JAMMES souhaite que la CFPSAA organise une conférence de presse sur ce sujet afin d’informer de la nécessité d’agir. Patrick GOHET serait convié, ainsi que des parlementaires, des journalistes pour sensibiliser et lancer un mouvement de prise de conscience.
- Marie de SAINT-BLANQUAT fait remarquer qu’il semble que Bertrand DELANOË ait été surpris car les associations auraient été consultées à ce sujet.
- D’après Vincent MICHEL ce n’est pas le cas, Mr DELANOË a convenu du fait qu’il y avait un problème et qu’il fallait s’en saisir. La Mairie va saisir le groupe Bolloré de ces questions. Ce véhicule est très difficilement détectable dans le bruit ambiant des autres automobiles ayant un moteur à explosion. Il faut que la Commission accessibilité prépare cette conférence et que Thierry JAMMES voit avec le service communication de la FAF ce qu’il est possible de faire aujourd’hui. Il doit y avoir des partenariats possibles avec la Sécurité routière ou le groupe Bolloré.
- Olga FAURE-OLORY explique qu’elle a rencontré la Secrétaire Générale de l’ASNAV (Association Nationale pour l’Amélioration de la Vue) qui mène des campagnes de dépistage : ils ont un stand au Salon de l’Automobile. Il serait intéressant d’assister à la conférence de presse de lancement du Salon de l’Automobile, et à la pré-conférence.
- Vincent MICHEL trouve que l’idée est très bonne. Il est décidé de mener ces deux actions.

VIII – Partenariat de la CFPSAA avec l’Université de Paris sud ;

- Philippe CHAZAL fait le point : Nicolas GRANER officie à cette université en tant que vulgarisateur scientifique. Cette université développe des possibilités de formation destinées aux déficients visuels dans le domaine de l’informatique. Il souhaite que la CFPSAA soit associée en tant que partenaire et figure sur le site de l’Université. L’Université va créer des diplômes pour viser des étudiants déficients visuels qui veulent se qualifier davantage en informatique.
- Philippe PAUGAM souligne que nos associations dispensent déjà de telles formations.
- Alain LEQUEUX précise qu’au GIAA ils peuvent établir un contact. C’est sans doute dans le cadre de la mission handicap que ces actions sont développées.
- Michel GOUBAN ne voit pas l’intérêt pour cette Université de s’adresser à la CFPSAA.
- Alain LEQUEUX explique que c’est pour avoir un label.
- Jean-Pierre GANTET pense qu’ils devraient s’adresser à un CRP qui est spécialiste de ceci.
- Michel GOUBAN pense que le rôle de la CFPSAA est de les mettre en contact avec les associations compétentes.
- Philippe PAUGAM acquiesce : « la CFPSAA a un rôle de réorientation ».
- Philippe CHAZAL pense qu’il faut les rencontrer et faire le point au prochain C.A.. Alain LEQUEUX est donc missionné par la CFPSAA pour rencontrer Nicolas Graner. Il pourra intervenir au prochain C.A. pour nous en parler.

IX – Démarches à entreprendre auprès de l’AGEFIPH (deux pièces jointes) ;

- Philippe CHAZAL explique que nous avons eu une demande d’une personne se plaignant que les PPS disparaissaient. Jean-Marie CIERCO a été saisi. Nous avons reçu une réponse du président de l’AGEFIPH dont il est donné lecture. Par ailleurs, nous avons reçu un courrier du Vice-Président de Voir Ensemble dont il est également fait lecture. Concernant Voir Ensemble, Résilience Conseil est en conflit d’intérêt. Cette société a obtenu l’appel d’offre de l’AGEFIPH en Île-de-France. Elle fait partie de la société CECIA qui vend du matériel.
- Vincent MICHEL explique que la FAF a déjà entamé une action à ce sujet. « Nous nous en occuperons avec Philippe CHAZAL. Le Procureur de la République pourrait être saisi. L’AGEFIPH sera mise en cause ».
- Philippe CHAZAL résume : la CFPSAA se joint donc à l’action, sous réserve d’y associer Jean-Marie CIERCO pour ne pas le mettre en porte-à-faux avec l’AGEFIPH
- Karine GARNIER précise concernant Résilience qu’ils ne sont pas uniquement présents sur la région parisienne.

X – Premiers échanges concernant la prochaine Assemblée Générale de l’Union Mondiale des Aveugles qui se tiendra à Bangkok en novembre 2012.

- Philippe CHAZAL fait le point : chaque association a reçu un document de l’UMA. Je demande à chaque association de réfléchir si elle souhaite y envoyer un représentant. Cela coûterait environ 3 000 euros tout compris. Pour ma part je n’y participerai certainement pas dans la mesure où il y a des difficultés pour la prise en charge des frais de déplacement de mon épouse que, pour des raisons médicales, je souhaite avoir comme guide. L’AVH m’a proposé d’être accompagné par Gérard COLLIOT mais je ne peux accepter cette proposition. La France a droit à six représentants à l’UMA. Les inscriptions se feront vers le mois de mars. Chaque association qui envoie un délégué en supporte la charge.

XI – Travail de l’Union Européenne des Aveugles : confirmation des participants français aux différentes Commissions, demande de soutient logistique pour une enquête sur l’emploi des déficients visuels en France ;

- Philippe CHAZAL informe que les candidatures présentées par la France ont toutes été retenues :
- Edouard FERRERO pour la Commission de Liaison ;
- Philippe CHAZAL pour la Commission des droits sociaux ;
- Marie de SAINT-BLANQUAT pour le Groupe de travail sur les femmes ;
- Fabrice GUÉO pour la Commission éducation ;
- Thierry JAMMES pour la Commission Accessibilité ;
- Ouiza OUYED pour la Commission NTIC ;
- Marc AUFRANT pour la Commission culture.

Les commissions vont fonctionner sous forme de projets. Chaque commission définit ses dossiers spécifiques et tous les membres ne seront pas associés à tous les projets. Il s’agi d’environ 2 réunions par an. C’est un mandat de 4 ans.
- Edouard FERRERO rappelle qu’il attend des remontés des uns et des autres des différents groupes.

Par ailleurs, la CFPSAA a été sollicitée par l’UEA pour participer à un projet d’étude sur l’emploi des déficients visuels en France. Fred REID et Philippa SIMKISS vont se déplacer. Nous devons organiser leur voyage et prendre les rendez-vous pour répondre à leurs questions. Nous devrons leur fournir un soutien surtout logistique. Nous les recevrons en mai lors de la réunion de la Commission emploi, avec des représentants du FIPHFP, de l’AGEFIPH, Patrick GOHET, et le lendemain ils participeront à d’autres rencontres. Fred REID doit nous envoyer des questions précises ce qui nous permettra de préparer au mieux son voyage en France.

XII – Statut des instructeurs de locomotion : compte-rendu du rendez-vous de Vincent MICHEL avec le Président de la FISAF ;

- Vincent MICHEL annonce que ce rendez-vous s’est bien passé.
- Annie RENARD remercie Vincent MICHEL pour son écoute, il a été un facilitateur.
- Vincent MICHEL rend compte du rendez-vous : « nous avons rencontré la FISAF avec Annie RENARD, Maurice BECCARI et Mr BONNET le Président. Ce qui posait souci concerne l’action ICACS de la FISAF qui est une action de formation / sensibilisation sur le handicap visuel pour former des intervenants capables de prendre en compte les grands sujets de la déficience visuelle. Cette formation, la FISAF a convenu qu’elle n’était pas une formation de rééducateur mais de professionnels dédiés à la déficience visuelle. Par exemple : un chef de service recruté dans un SAAAIS et qui ne connaît pas le handicap visuel, peut faire cette formation sur les grands sujets de la déficience visuelle. Mais cette formation (non diplômante) n’est pas une formation d’instructeur de locomotion, d’AVJiste, de rééducateur en informatique adaptée. Par ailleurs, la FISAF soutient les évolutions en matière de profession d’instructeur de locomotion. Il y a place pour un vrai métier d’instructeur de locomotion normé et inscrit bientôt au RNCP. Il y a encore un point de discussion concernant l’AVJ. J’ai revu hier Thierry DIEULEVEUX qui nous a demandé de saisir Roselyne BACHELOT et Marianne MONTCHAMP. La formation passerait de 33 à 23 semaines. A terme, un module unique de formation instructeur de locomotion/AVJ pourrait être créé et donnerait la double compétence. Le Ministère craint que l’inscription au RNCP agisse sur les éléments de convention collective. Je suis très heureux d’avoir eu ce contact avec la FISAF, nous nous sommes parlé et compris. Nous menons des projets différents mais complémentaires. A la FAF nous sommes attentifs aux qualifications des métiers qui mettent en cause la sécurité des personnes ».
- Philippe CHAZAL annonce qu’il rencontre Mme BACHELOT et Mme MONTCHAMP mardi prochain, et qu’il leur remettra le courrier en mains propres.
- Marie-Laure MARTIN intervient : « concernant l’AVJ, dans beaucoup d’établissements c’est le rééducateur qui fait de l’AVJ et de la locomotion. Si la formation de la FISAF n’est pas faite pour eux, il faut être clair ».
- Vincent MICHEL répond : « s’il s’agit dans un EHPAD de dire à la personne âgée comment se déplacer à l’intérieur, on n’a pas besoin d’un instructeur de locomotion. Il faut un personnel formé pour ça et là, la formation ICACS peut intervenir. En revanche, si la personne veut circuler seule en ville, il faut passer par un instructeur de locomotion ».

XIII – Présentation des travaux du groupe DAISY-France.

- Fernando PINTO DA SILVA rend compte : « l’INSHEA (ancien CNEFEI) souhaite adhérer à ce groupe et suit la démarche de l’INJA (qui adhère déjà). Ils sont plus en attente d’information qu’utilisateurs, mais en termes de notoriété c’est intéressant pour promouvoir ce format DAISY. Concernant DAISY-France : Alex BERNIER a été élu représentant de notre groupe à l’international au sein du Consortium DAISY pour l’année 2012. Une charte est en cours de rédaction. Une demande de ceux qui nous ont rejoints est d’avoir de la formation dispensée par les autres membres de DAISY France pour pouvoir vite travailler avec le format. Nous réfléchissons à comment mutualiser. Nous avons une activité assez calme mais nous suivons les évolutions du format DAISY à l’international. On va vers une convergence du format de distribution (pas de production), l’IPOB. A terme ce sera ce format qui prévaudra pour distribuer du livre ».
- Philippe CHAZAL se demande comment protéger l’exception au droit d’auteur après cela.
- Fernando PINTO DA SILVA répond : « l’IPOB permet de garantir les droits d’auteur. Des verrous numériques existent. On va vers une convergence entre éditeurs non spécialisés (Apple, Amazon) et éditeurs spécialisés. La dernière version du Milestone comprend une gestion de l’iPOB qui est très bonne ».
- Alain LEQUEUX reprend : « la question de Philippe est importante et bonne. Le Ministère de la Culture veut organiser un groupe de travail ».
- Francis PEREZ intervient : « vous pouvez adhérer à une bibliothèque qui a acheté les ouvrages ».
- Fernando PINTO DA SILVA poursuit : « depuis le 12 décembre on peut demander l’adaptation de périodiques, et en même temps il y a une réticence pour adapter des revues qui seraient déjà adaptées via Vocal Press. Il y aura un débat. On espère intégrer l’INSHEA. On souhaite aussi avoir des débats techniques et travailler sur la formation. A Sao Paulo a été acté que plusieurs groupes linguistiques souhaitent avoir le site DAISY dans d’autres langues que l’anglais ».
- Philippe CHAZAL demande s’il y a des difficultés sur le Braille français.
- Fernando PINTO DA SILVA répond qu’une réunion a eu lieu en septembre avec des producteurs de Braille. La question est comment produire mieux. L’inquiétude est d’intégrer la production du Braille français là où il y a peu d’acteurs francophones. L’arrivée de l’INJA nous apportera du poids.
- Dominique BURGER complète : « les francophones au Canada se trouvent marginalisés par les anglophones et donc cela peut être intéressant de les intégrer ».
- Fernando PINTO DA SILVA constate que les Suisses et les Belges sont peu présents sur le Braille francophone.
- Dominique BURGER ajoute qu’en Suisse il y a la BDR ; ils se sentent isolés mais on peut les intégrer dans un groupe de travail.
- Alain LEQUEUX pense qu’ils ne peuvent pas être moteurs ou leaders, c’est la France qui doit être moteur.
- Fernando PINTO DA SILVA rappelle que la France est le seul groupe francophone dans le Conseil d’Administration. La Commission Evolution du Braille Français n’est pas vraiment associée.
- Alain LEQUEUX demande quel budget il faudrait pour s’intégrer là-dedans et qui serait compétent pour le faire.
- Fernando PINTO DA SILVA pense à Pascal IZEL.
- Philippe CHAZAL insiste sur le fait que le groupe DAISY France qui fonctionne doit être bien conscient de sa responsabilité d’avoir des résultats pratiques. Sinon l’INJA ne serait pas satisfaite. Des sommes importantes sont engagées.
- Dominique BURGER est très en attente que l’INJA apporte sa compétence car cela débloquera des choses et nous fera avancer. BrailleNet peut apporter ses compétences techniques. Le 18 mai 2010 Dominique BURGER a lancé un appel aux autres associations afin de travailler ensemble, et ce sera bien sûr sous le label de la CFPSAA.
- Philippe CHAZAL rappelle que la FAF et l’AVH donnent une contribution de 5 000 euros alors que la cotisation minimum est de 2 000. L’INJA donne 3 500 euros.
- Fernando PINTO DA SILVA souligne qu’il n’y a pas les mêmes financements selon les associations. Certaines rencontrent des difficultés (une en particulier).
- D’après Philippe CHAZAL, il faut appliquer un principe : « si un partenaire a des difficultés et nous demande à titre exceptionnel de diminuer sa cotisation ou sa participation au groupe DAISY, on peut le faire pour un an et de façon exceptionnelle, mais il faut maintenir une cotisation minimum ». Le Conseil donne son accord sur ce principe.
- Francis PEREZ intervient : « j’ai bien entendu ce que vient de dire Dominique BURGER à propos du label CFPSAA et je m’en réjouis. Si le Braille français est une urgence, je connais les 2 personnes compétentes à l’INJA. Ceci dit elles ont déjà leurs fonctions. S’il faut faire appel à des financements extérieurs, on doit pouvoir faire appel à des fondations privées au nom de DAISY France ».
- François LANIER se demande si les fabricants ne peuvent pas participer au consortium DAISY sous forme de mécénat.
- Philippe CHAZAL répond qu’avec CECIA ce serait délicat étant donné les points évoqués ce matin.

XIV – Présentation des travaux de nos différentes Commissions (dix minutes pour chacune d’elle.

A – Commission Accessibilité
- Pas d’intervenant pour cette Commission.

B – Commission Culture
- Alain LEQUEUX présente les travaux en cours :
- L’audio-description : nous voulons d’avantage d’œuvres audiodécrites et une meilleure diffusion dans les salles. Il y a eu une séance d’audiodescription récemment avec une association qui fait le constat qu’il n’y a pas assez de salles équipées. Le problème du décodeur est en cours d’étude, l’AVH a sorti son propre décodeur.

- Concernant le Livre adapté : l’accès à la presse est un gros chantier. Les éditeurs de presse ne se disent pas capables de fournir du XML. Nous avons rencontré un agrégateur de contenu qui convertit au format XML. Nous réfléchissons à passer par Platon car il y aurait beaucoup de contenu à traiter.

- Dominique BURGER demande si la BNF connaît ces problèmes ?
- Alain LEQUEUX répond que c’est en cours de demande.

- Philippe CHAZAL évoque en Italie un accord des associations avec des journaux quotidiens qui arrivent sur les ordinateurs des déficients visuels en temps réel.
- Alain LEQUEUX répond que c’est ce que fait vocal press.
- Fernando PINTO DA SILVA précise que ce n’est pas le journal en entier. De plus, ça concerne l’accès internet, pas l’accès au livre.

Le Prochain Conseil National Culture Handicap aura lieu le 20 janvier et sera sur l’accès au cinéma et à la télévision.

- Autre chantier, le livre scolaire : il nous faut mutualiser les expériences le plus possible, voir ce qu’on peut mutualiser, il y a des problèmes de transcription, les associations de parents doivent nous aider, de même que la FISAF qui gère des établissements et Retina pour nous faire remonter les besoins.
- Philippe CHAZAL suggère donc aux associations concernées de se rapprocher d’Alain LEQUEUX pour participer à notre Commission Culture.

C – Commission Emploi
- Michel BRALS fait le point : Concernant la demande de Fred REID, nous le rencontrerons le 14 mai.

Suite de la liste de discussions mise en place avant les EGDV : la liste perdure et on travaillera par thème. Chaque internaute sera invité à marquer en objet le thème de son intervention. Le 14 mai nous évaluerons les interventions et les réponses possibles. Chaque membre de la Commission s’inscrit à la liste et aura en charge un des thèmes.

Cap’Emploi : nous avons organisé une enquête concernant les accompagnements qu’ils effectuent auprès de déficients visuels. Nous n’avons reçu que trop peu de réponses : 13 sur les 113 interrogés. Le nombre de déficients visuels accompagnés est très variable. Seulement 15% sont orientés vers les PPS. Les emplois administratifs sont les plus fréquemment cités.

Etat des lieux sur les appuis en emploi en région : l’étude concerne le secteur protégé, les entreprises adaptées et CDTD.

Un travail sur l’actualisation du guide des formations est en cours ;

Guide à l’emploi : il est terminé, nous voyons comment le mettre à disposition.

Entretien avec Serge MILANO :
- Philippe CHAZAL précise que Serge MILANO a été directeur de Cabinet de Marianne MONTCHAMP, il est influent. Il travaille sur une réforme des lois concernant l’emploi des personnes handicapées (1983 et 2005). Nous lui avons demandé de retravailler sur la lourdeur du handicap car la disparition de cette disposition a dramatiquement fait chuter les emplois. Nous lui avons dit qu’il faudrait aussi réserver un quota de postes aux personnes qui ont un taux de handicap de plus de 80%. Les entreprises adaptées et les ESAT doivent perdurer, on ne peut pas obliger tout le monde à passer en milieu ordinaire. Concernant l’AGEFIPH, une partie des ressources ne retournent pas aux entreprises. Il est également important que les associations soient représentées à l’AFPA par exemple. Il faudrait simplifier les procédures et les partenaires de l’emploi. Début février, l’Officiel du Handicap organise une journée. Edouard FERRERO et Bruno GENDRON seront invités, ainsi qu’Anne-Gaëlle BARTOS. L’entreprise est considérée au sens large, ce qui inclut donc les entreprises publiques.

D – Commission NTIC
- Ouiza OUYED fait le point : nous nous sommes réunis le 3 janvier. Nous avons décidé de laisser la liste de discussions ouverte pour communiquer sur nos actions et les consulter ou recueillir les besoins. Nous n’aborderons pas de thèmes car il existe déjà de nombreuses listes pour ça. Nous suivrons d’ailleurs certaines de ces listes.

Un groupe de travail s’occupe du e-commerce (avec Christian LAINÉ) : des courriers ont été envoyés quant à l’accessibilité de leurs sites mais aucune réponse. Philippe CHAZAL va leur écrire en tant que Président et leur proposer des solutions comme accessiweb.

Nous voulons contacter un regroupement de e-commerçants afin de les sensibiliser ; rappelons que les sites privés n’ont aucune obligation en matière d’accessibilité. Les sites publics, quant à eux, ont une obligation mais ne se voient infligé aucune sanction s’ils ne l’appliquent pas.

Nous sommes aussi consultés par le Conseil national de la consommation sur la dématérialisation des emballages. Nous y réfléchissons par rapport aux codes barre et 2D (relief). Dans les boutiques en ligne, nous n’avons pas accès aux mêmes informations en fonction des sites. Il faudrait créer des liens vers les modes d’emploi etc.

Nous avons réfléchi à la dynamisation de notre commission et aux actions à entreprendre vers les associations membres de la CFPSAA. Nous pourrions faire appel plus souvent à des experts externes à la CFPSAA si la compétence n’est pas au sein de la Commission. Nous utiliserons aussi la liste de discussion pour cette redynamisation.

Avec Nicolas GRANER nous étoffons notre partie du site. Nous avons la liste des DAB de La Poste avec leurs adresses etc.
- François LANIER précise que pour les DAB, beaucoup sont implantés mais pas signalés comme accessibles.
- Edouard FERRERO rappelle que ce travail a déjà été fait il y a deux ans, il suffit de le mettre à jour.

- Karine GARNIER signale qu’en Angleterre, ils ont contourné le problème pour les gens non informatisés. Les personnes répondent vocalement et la réponse est transmise sur internet.

XV – Fixation des dates du prochain Conseil d’Administration et de l’Assemblée Générale ;
- Le prochain C.A. aura lieu le mardi 13 mars ;
- Un bref C.A. aura lieu le matin du 15 mai ;
- L’Assemblée Générale aura lieu le mardi 15 mai après-midi.

XVI – Adhésion de 3 nouvelles associations ;
- Philippe CHAZAL informe le Conseil que l’Association des Instructeurs en AVJ sollicite l’adhésion comme membre associé et souhaite notre soutient pour l’inscription au RNCP. Le devis de cette opération est de 12 000 euros. « Je pense qu’il faut attendre de voir si le métier d’instructeur de locomotion est au RNCP. Par ailleurs, nous pouvons demander à l’association des instructeurs de locomotion de nous rejoindre. Donc nous sommes d’accord pour accueillir l’association des instructeurs en AVJ, nous les aiderons mais nous attendons l’aboutissement du premier dossier instructeurs de locomotion.
- Bernard SERRE demande s’ils n’ont pas d’autres ressources.
- Vincent MICHEL répond : « la FAF fait de la formation en AVJ, il serait logique que la FAF prenne part au financement ».

- Au total, trois associations frappent à la porte de la CFPSAA : il faut 2 rapporteurs pour chacune d’elle :

> Association des instructeurs en AVJ : Bernard SERRE et Vincent MICHEL.

> Braille et Culture : Alain LEQUEUX et Marie-Claude CRESSANT.

> Les doigts qui rêvent : Francis PEREZ et Marie-Laure MARTIN.

XVII – Rapport du Gouvernement relatif à la politique du handicap ;
- Philippe CHAZAL informe que le CNCPH lui a demandé une contribution sur l’application du Plan Déficience Visuelle. Il est proposé de reprendre l’article publié dans le Monde dans sa version complète en le modifiant légèrement pour prendre en compte les observations contenues dans le rapport du Gouvernement. « Nous avions souligné deux avancées mais pour le reste, il y a des retards. Le Rapport est très auto-satisfait, pas assez prospectif ».

- Jean-Pierre GANTET fait remarquer qu’au niveau des sommes engagées il y a eu une progression, mais les résultats ne sont pas à la hauteur de ce qui était espéré.

- Philippe CHAZAL rappelle que concernant la scolarisation, il avait interrogé l’ANPEA. Il n’y avait pas de difficulté majeure à part l’absence de SAAAIS.

- Jean-Pierre GANTET souligne que beaucoup d’élèves sont scolarisés en milieu ordinaire mais pas assez formés pour ça et donc ils reviennent en milieu spécialisé.

XVIII – Questions diverses
- Philippe CHAZAL précise qu’il a redemandé la nomination de Thierry JAMMES au Comité des transports publics pour l’Île-de-France. Par ailleurs, il représente lui-même la CFPSAA au Conseil d’Administration du CFHE dont l’AG se tiendra à la fin du mois de février.

- Il faudra songer au renouvellement du Poste d’administrateur du FIPHFP pour succéder à Edouard FERRERO : Bruno GENDRON serait candidat.

- Le poste d’Administrateur de l’AGEFIPH actuellement occupé par Jean-Marie CIERCO sera aussi renouvelable en septembre et nous devrons donc prendre une décision à ce sujet.

- Concernant le contrat pour les conférences téléphoniques, chaque association a reçu la demande de renouvellement et doit-nous dire si elle souhaite continuer à en bénéficier.

XIX – Fin des travaux. Plus aucun point n’étant inscrit à l’ordre du jour et personne ne demandant plus la parole, la séance est levée à 16h 15.

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