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Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

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Bulletin 4 du 24 avril 2013

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2013 - 4 – du 24 Avril 2013

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SOMMAIRE

EDITORIAL

L’Assemblée Générale ordinaire de la CFPSAA s’est tenue le 18 avril dernier, vous trouverez comme chaque année dans un bulletin spécial qui paraîtra dans les prochains jours les principaux documents qui y ont été adoptés (rapport moral, rapport intermédiaire sur le plan d’action 2012-2014, documents financiers) ainsi que la composition du Bureau qui n’a pas sensiblement évolué. Saluons cependant l’arrivée de Bernadette PILLOY grâce à qui la parité est maintenant respectée au sein de cette instance.

Sans surprise, j’ai été réélu Président à l’unanimité (moins l’abstention de Philippe PAUGAM représentant l’APAM et par ailleurs vice-Président de l’AVH) ) lors du Conseil d’Administration qui a suivi l’Assemblée Générale.

Au seuil de ce sixième mandat, je forme le souhait que la CFPSAA soit active, visible, résolument tournée vers l’avenir, qu’elle se donne les moyens de poursuivre l’action entreprise voici 65 ans par nos prédécesseurs, car souvenons-nous que « rien n’est jamais acquis ».

La crise interne que nous avons traversée est derrière nous, elle nous a peut-être rendu plus forts pour surmonter les obstacles (notamment financiers) qui pourraient compromettre l’avenir de la CFPSAA ; en revanche, les crises économique, politique et sociale restent bien présentes, elles nous obligent à être plus que jamais actifs, visibles et vigilants pour défendre les droits des déficients visuels menacés par de multiples lobby, par les économies recherchées à tous niveaux, par les obstacles que l’on tente de dresser devant nous pour nous empêcher d’aller de l’avant : discussions sans fins, rapports qui restent au fond des tiroirs, questions sans réponses. Les exemples sont nombreux mais, malgré tout cela, nous ne nous découragerons pas et, avec votre soutien, nous continuerons à nous faire entendre.

Depuis notre dernier bulletin, nous avons eu des rencontres prometteuses avec :
-  les Directeurs du FIPHFP et l’AGEFIPH qui soutiendront nos actions pour favoriser l’emploi ;
-  les responsables de La Poste qui souhaitent améliorer l’accessibilité de leurs sites ouverts au public ;
-  deux membres du Conseil d’Orientation des Retraites alors que de nouvelles négociations sur ce sujet se préparent ;
-  la Déléguée Ministérielle à l’Accessibilité qui nous a interrogé sur notre avis et les suites à donner au rapport CAMPION ;
-  la DGCS et le CIH pour discuter d’un « statut » des chiens guides et des métiers de la déficience visuelle (instructeurs de locomotion et rééducateurs en activités de la vie journalière) ;
-  le Défenseur des Droits Dominique BAUDIS toujours très sollicité pour lutter contre les multiples discriminations dont sont encore victimes les personnes handicapées.

Vous trouverez dans ce bulletin de brefs compte rendus de ces rencontres, mais sachez que, dans toute la mesure du possible, nous mettons maintenant, et très régulièrement, des informations sur notre site (rubrique actualité), n’hésitez pas à les consulter.

Thierry JAMMES reste aussi très actifs, il a notamment rencontré le médiateur de l’énergie qui s’est engagé à rechercher les moyens pour rendre les nouveaux compteurs accessibles et permettre aux déficients visuels de suivre leur consommation d’énergie (il est lui-même déficient visuel, ce qui facilite la compréhension des difficultés que nous rencontrons).

A la lecture de l’article de Laurent Lejard relatif aux difficultés que rencontrent les déficients visuels logés à la résidence St-Louis des Quinze-Vingt, vous constaterez que l’intervention d’un journaliste est plus efficace que celle d’un représentant associatif ! Nous ne sommes pourtant pas au bout de nos peines, souhaitons maintenant que le courrier que Marie-Arlette CARLOTTI a adressé à la Présidente du Conseil de Surveillance et au Directeur de l’hôpital permette d’ouvrir de réelles discussions et de donner à ces personnes un réel statut, avec des droits et des obligations conformes à la loi.

Je vous souhaite bonne lecture des très nombreux articles de ce bulletin et commence dès aujourd’hui à préparer le suivant qui vous parviendra courant mai.

À bientôt.

Philippe CHAZAL Président de la CFPSAA

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L’UNITÉ ALTÉRÉE

De Vincent MICHEL – Président de la Fédération des Aveugles de France

En décidant lors de son Conseil d’Administration du 13 février dernier de quitter la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes, CFPSAA, l’Association Valentin HAÜY vient de prendre une initiative lourde de conséquence. Non seulement elle tourne le dos à un mouvement dont elle avait été à l’initiative avec quelques autres associations voici 65 ans maintenant mais elle met de facto en grand danger l’unité du mouvement typhlophile dans une période critique au regard de l’évolution des politiques sociales. Il convient de noter qu’à l’occasion de ce même Conseil, la même Association Valentin HAUY décidait de retirer également son soutien à l’Union Francophone des Aveugles, UFA, portant à ce niveau un coup assez rude à la politique de solidarité vis-à-vis des pays francophones en voie de développement.

Je ne reviendrai pas ici sur les raisons affichées afin de motiver un tel retrait tant elles me paraissent décalées par rapport à la réalité. Certes, dans la suite logique de la révision de ses statuts, la CFPSAA a connu au cours des années 2011 et 2012 des discussions parfois vives au sujet de sa structuration et de son financement. Fort heureusement, la sagesse l’a emporté et les principales décisions relatives à l’élection de ses organes dirigeants ou de son financement ont été prises à la quasi-unanimité de ses membres, l’AVH exceptée. Il faut donc chercher ailleurs les raisons de ce retrait, voire de ces retraits.

Le monde des associations de personnes aveugles et amblyopes est particulièrement divisé, émietté. Alors que le groupe des personnes atteintes d’une déficience visuelle sévère est relativement restreint, les associations qui s’attachent à représenter ou à défendre ces mêmes personnes sont légion. Certaines d’entre elles ont une approche généraliste du ou des problèmes tandis que d’autres s’attachent davantage à un aspect particulier du désavantage sérieux provoqué par la cécité ou l’amblyopie.

Cet état de fait ne peut que générer l’apparition de rivalités plus ou moins vives entre toutes ces structures. Le marché étant étroit, les personnes aveugles et amblyopes que nous le voulions ou non sont aussi un «  marché  », il faut bien déployer des stratégies pour s’assurer la meilleure part et développer ainsi ses propres projets, financer ses propres services et, pour ce faire, s’assurer de la meilleure place vis-à-vis des pouvoirs publics ou de l’opinion dont on espère tirer dons généreux et autres libéralités. Tout ceci n’est pas forcément très glorieux mais c’est ainsi et notre Fédération est elle aussi soumise à cette loi du genre.

Nos illustres ancêtres, dont la sagacité n’avait d’égal que l’intérêt supérieur qu’ils portaient aux personnes aveugles, comprirent bien ce risque majeur en créant en 1948 le CNPSAA, Comité National Pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes, CNPSAA, qui devait devenir il y a peu la CFPSAA. Ces figures emblématiques de l’action typhlophile que furent Paul GUINOT, Louis LECOGNE, André NICOLLE ou Pierre SCHNEIDER-MAUNOURY comprirent très tôt la nécessité de créer et de faire vivre un lieu de coordination au sein duquel seraient débattues et élaborées les principales actions à mener au plan politique pour faire progresser nos droits au sein de la société. L’intuition fondatrice donna de beaux fruits. Les droits conquis par les personnes aveugles et amblyopes dans la grande Loi d’Orientation du 30 juin 1975 découlent de cette vigoureuse action unitaire incarnée alors par messieurs LECOGNE et NICOLLE, avec une mention toute particulière pour Pierre BADIOU en ce qui concerne l’allocation compensatrice.

En 1987, c’est à Philippe CHAZAL que nous devrons les dispositions nous concernant dans la Loi relative à l’emploi des personnes handicapées. Personne n’oubliera enfin le rôle capital joué par le CNPSAA dans la préparation de la Loi du 11 février 2005 et tout particulièrement dans le domaine de la prestation de compensation. Le bilan de notre Confédération n’est pas mince et si l’on y ajoute l’extraordinaire travail entrepris dans le domaine de l’accès au livre à l’occasion de la Loi sur les droits d’auteurs et droits voisins, chacun pourra mesurer l’importance et le poids stratégique d’une telle action coordonnée.

En rompant ainsi le cercle de l’unité, l’Association Valentin HAÜY brise en quelque sorte un tabou et s’inscrit délibérément dans notre monde contemporain dominé par les pratiques du marché et de la concurrence la plus vive. Rien de très étonnant à ce que cette structure à la puissance financière considérable, au patrimoine immobilier assez colossal pour un organisme qui se réclame de la bienfaisance, tente de prendre une position dominante et, si cela se peut, hégémonique dans le monde de la déficience visuelle. Le procédé est peu glorieux mais peut s’avérer efficace. Reste que cette association ne représente en rien le monde des personnes aveugles et amblyopes et que sa base démocratique est des plus mince, sans parler ici des pratiques internes de cette même démocratie.

Alors, comment sortir de cette situation qui peine plus de l’un d’entre nous ? Le coup de pied donné dans la fourmilière, surtout lorsqu’il est d’une grosse pointure, peut parfois avoir du bon. La CFPSAA a organisé fin 2011 des États Généraux particulièrement réussis sur le thème de la défense de nos droits. Je suggère qu’elle ose se risquer aujourd’hui à en convoquer de nouveaux sur le thème de l’organisation du mouvement typhlophile et de notre unité. Quand comprendra-t-on enfin que l’avenir de notre mouvement repose sur le dépassement de nos querelles de chapelles et sur la construction d’un vaste mouvement national, démocratique c’est-à-dire reposant réellement sur l’adhésion et la participation des personnes concernées et ouvert à toutes les problématiques ? Quand comprendra-t-on enfin que ce qui est en jeu, ce ne sont pas les petites parcelles de pouvoir personnel que nous pouvons avoir au sein de telle ou telle association mais bien la place et la citoyenneté dans notre monde contemporain, de ces centaines de milliers de personnes qui ne voient pas ou qui voient mal ?

D’aucuns me disent que ce combat pour l’unification d’un vaste mouvement typhlophile n’est que rêve, qu’utopie et que l’Homme étant ce qu’il est, celles et ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir, même mince, n’y renonceront pas, même au nom de l’intérêt général.

Celui qui s’est longtemps frotté à la discipline historique sait bien toutes ces choses mais il sait aussi que la volonté des hommes, lorsqu’elle est portée par un grand projet, une grande ambition, peut bousculer bien des préjugés, faire tomber bien des citadelles présumées imprenables et faire éclore de nouvelles formes d’organisation.

Alors, en ce temps où l’unité de notre mouvement est sérieusement altérée je fais un rêve, celui de la réaction unitaire de vous toutes et vous tous qui en avez assez de ces divisions stériles et qui souhaitez que nous agissions ensemble sous une même bannière frappée du sceau de la démocratie afin de défendre nos droits et assumer nos devoirs.

Tel est donc le sens du combat que, de la place qui est aujourd’hui la mienne, je continuerai à mener, contre vents et marées s’il le faut.

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1)- ACTUALITES DE LA CFPSAA

1-A) RÉUNION CONSEIL D’ORIENTATION DES RETRAITES (COR)

Ce lundi 15 avril, Messieurs Sylvain NIVARD et Philippe CHAZAL ont rencontré Mesdames Emmanuelle PROUET (juriste) et Karine BRIARD (économiste) toutes deux chargées de mission auprès du Conseil d’Orientation des Retraites.

L’objet de cet entretien a été essentiellement une sensibilisation aux problèmes que rencontrent les personnes déficientes visuelles qui souhaitent bénéficier d’une retraite anticipée, à savoir :

- la mise en place de la barrière d’âge de 55 ans et de 120 trimestres de cotisations (soit 30 ans) pour l’obtention d’une retraite à taux plein du régime général de Sécurité Sociale ne favorise pas les personnes handicapées qui ont débuté une carrière professionnelle tôt et obtiennent leur quota de trimestres bien avant leur 55 ans. Cette barrière d’âge les oblige à travailler plus longtemps au-delà de 120 trimestres.
- le fait que les Caisses de Retraite Complémentaire n’applique pas une majoration de points égale à la majoration des trimestres appliquée par la Sécurité Sociale, (120 trimestres cotisés vallent 160 trimestres pour le calcul des droits à la retraite), fait que le montant de la retraite complémentaire est très inférieur à ce qu’il aurait été si la personne avait réellement travaillé 160 trimestre. Ceci oblige un grand nombre de DV à continuer de travailler au-delà de l’âge légal de 55ans ;
- l’iniquité des règles de calcul des retraites du secteur privé et public, en effet dans le 1er cas, le calcul du salaire de référence est basé sur les 25 meilleures années soit pour une personne handicapée la presque totalité de sa carrière alors que dans le secteur public, la retraite est calculée sur la base des six derniers mois de traitement. Il avait été déjà demandé au gouvernement précédent de revoir cette base de calcul pour le secteur privé en prenant en compte non pas les 25 mais les 19 meilleures années.

Enfin il a été convenu que la CFPSAA transmette à Mme Yannick MOREAU, chargée par le 1er ministre de conduire les travaux d’une commission pour l’avenir des retraites, un dossier sur l’impact des règles d’obtention et de calcul des retraites des personnes handicapées en général, déficientes visuelles en particulier.

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1-B) STATUTS DES CHIENS GUIDES, DES INSTRUCTEURS DE LOCOMOTION ET DES AVEJISTES À L’ETUDE.

Le 19 avril après-midi, plusieurs associations de déficients visuels, dont la CFPSAA, ont été invitées à participer à une réunion autour de la Secrétaire Générale du Comité Interministériel du Handicap et en présence des personnels de la Direction Générale de la Cohésion Sociale en charge des deux questions abordées. S’agissant d’un « statut du chien guide » qui aurait pour objectif une réelle reconnaissance de l’animal et de lui permettre d’accéder à tous les lieux publics durant toute sa vie (formation, période d’activité, retraite), l’Administration a proposé de revoir, avec les Ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture, le Fichier National d’Identification des Chiens qui existe depuis 1999 afin d’y intégrer les spécificités du chien guide. Un certificat pourrait être créé, dont l’objet et l’utilité seraient rappelés par circulaire, ce certificat, délivré par les centres d’éducation serait conforme à un modèle téléchargeable sur le site de l’Administration. Enfin, les difficultés actuelles résultant plus d’un manque d’information du public que de l’absence des règles de droit, une nouvelle campagne de sensibilisation pourrait être envisagée dès la rentrée. En réponse à ces propositions, les représentants associatifs ont préconisé une insigne unique portée par l’animal permettant de l’identifier, ils ont insisté sur la nécessité absolue d’associer des utilisateurs de chiens guides à la procédure de labellisation des centres d’éducation et regretté la disparition de la Commission Nationale précédemment en charge de donner un avis préalable à cette labellisation. Au sujet de la prise en charge du salaire du futur maître de chien durant sa période de formation préalable à la remise, la DGCS estime qu’elle ne peut être imposée par la loi mais relève de la négociation collective.

Concernant les statuts des instructeurs de locomotion et des rééducateurs en AVJ, il nous a été clairement indiqué que le ministère n’a pas les moyens de s’engager dans la gestion d’un nouveau Diplôme d’État, il cherche plutôt à en réduire le nombre. Des partenariats avec les Universités pourraient être envisagés, mais au terme de la discussion il est clairement apparu que la meilleure solution serait sans doute de déposer très rapidement deux dossiers visant à l’inscription de ces titres au Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles, sachant qu’un tronc commun serait souhaitable entre les deux formations. Quelle que soit la formule retenue, elle ne vaudra pas de facto reconnaissance de ces professions par les Conventions Collectives du secteur, des négociations devront être entreprises pour cela avec les partenaires sociaux.

En conclusion, Vincent MICHEL a tenu à souligner que, même si la population concernée est en nombre relativement peu important (environ 300.000 déficients visuels profonds), ses besoins doivent être pris en compte notamment parce qu’ils touchent à la sécurité des déplacements de ces personnes. Espérons maintenant des suites rapides et positives à ce rendez-vous.

Philippe CHAZAL Président de la CFPSAA.

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1-C) ACTION DE LOBBYING AUPRÈS DU MINISTRE DU REDRESSEMENT PRODUCTIF ARNAUD MONTEBOURG

« La CFPSAA, en réponse à une sollicitation de l’Union Européenne des Aveugles, vient de lancer une action de lobbying auprès de Mr Arnaud MONTEBOURG, Ministre du Redressement productif.

En effet, des négociations sont en cours concernant une directive sur la passation des marchés publics. L’article 10 paragraphe 1 de ce projet relatif aux spécifications techniques, bien que mettant en avant le principe d’accessibilité, laisse entendre qu’il pourrait y avoir des exceptions à cette règle. Il s’agit donc pour nous de veiller à ce qu’aucune exception ne soit faite concernant l’accessibilité dans ce domaine, d’autant que le handicap sera, du fait du vieillissement de la population européenne, susceptible de toucher chacun d’entre nous au cours de sa vie.

D’autre part, la France est depuis le 18 février 2010 liée par la convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées, dont plusieurs articles instaurent des obligations en matière d’accessibilité et d’égal accès pour les personnes handicapées. Les principes contenus dans cette convention ne connaissent pas d’exception, il serait donc mal venu d’en introduire dans la future législation européenne. » Aller à la table des matières

2)- ACTUALITES INSTITUTIONNELLES

2-A) RÉSOLUTION DU SENAT SUR LA PROPOSITION DE DIRECTIVE RELATIVE À L’ACCESSIBILITÉ DES SITES WEB D’ORGANISMES DU SECTEUR PUBLIC (E 7929).

Est devenue résolution du Sénat, conformément à l’article 73 quinquies, alinéas 4 et 5, du Règlement du Sénat, la résolution adoptée par la commission des affaires sociales dont la teneur suit :

Le Sénat,

Vu l’article 88-4 de la Constitution, Vu la communication du 19 mai 2010 de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée « Une stratégie numérique pour l’Europe » (COM(2010) 245 final),

Vu la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative à l’accessibilité des sites web d’organismes du secteur public (E 7929),

Partage l’ambition de donner à chaque Européen le droit d’accéder, dans des conditions d’égalité, aux services publics en ligne ; Relève que la proposition de directive tend à imposer une norme européenne d’accessibilité aux sites web publics alors qu’existe déjà une norme ISO internationale laquelle est, selon la Commission, « en tous points identiques aux règles WCAG 2.0 » que visera aussi la norme européenne en cours d’élaboration

Considère de ce fait inutile de créer une norme européenne supplémentaire, toute petite et moyenne entreprise ayant naturellement intérêt à s’aligner sur la norme ISO déjà en vigueur, du fait de la valeur ajoutée économique qu’apporte le respect d’une telle norme, sans compter qu’il existe un risque que la norme européenne finalement retenue diverge en partie de la norme ISO ;

Estime que les bienfaits qu’ont retirés certains sites publics français de leur mise aux normes d’accessibilité conduisent à inviter l’Union européenne à s’attacher non pas tant à imposer cette mise aux normes par des règles européennes communes qu’à accompagner la mise aux normes d’accessibilité, notamment en communiquant auprès des sites publics sur les avantages, en termes d’audience et de facilité d’utilisation, qu’ils pourraient retirer de l’accessibilité ;

S’inquiète de la charge administrative qui découlerait, d’une part, de la fourniture par les sites publics d’une déclaration relative à leur conformité à la directive européenne et, d’autre part, d’un contrôle permanent de l’accessibilité selon des méthodes harmonisées au niveau de l’Union européenne, sans garantie d’efficacité au regard de l’objectif de mise aux normes d’accessibilité ;

Fait observer que la rigidité et la lenteur du processus législatif européen s’accommodent mal de l’évolution constante dans le domaine de l’internet, une réflexion étant déjà en cours pour adapter le standard WCAG 2.0 aux nouveaux supports que sont les mobiles et les tablettes, ce qui expose toute norme européenne en matière d’accessibilité à un risque d’obsolescence ;

Invite en conséquence le Gouvernement à s’opposer à l’adoption de cette proposition de directive, dont la nécessité ne paraît pas clairement établie.

Devenue résolution du Sénat le 1er mars 2013. Le Président

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2-B) LA CFPSAA SOUTIENT LA PROPOSITION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE D’UNE DIRECTIVE EN FAVEUR DE L’ACCESSIBILITÉ

Le 24 janvier 2013, une commission sénatoriale présidée par Mme Catherine MORIN-DESAILLY a invité le Gouvernement « à s’opposer à l’adoption d’une proposition de directive, relative à l’accessibilité des sites web d’organismes du secteur public ». Cela alors que : ₋ plusieurs études ont fait ressortir la situation médiocre de la France en matière d’accessibilité numérique, comparée aux autres européens ₋ le gouvernement lui-même par une circulaire du Premier Ministre le 4 septembre 2012 demandait la prise en compte du handicap dans tout projet de loi, ₋ les acteurs industriels eux-mêmes réclament qu’un champ de prescription unifié soit établi au plan international pour leur permettre de développer et valoriser leur compétence technique dans un cadre de saine concurrence Cette recommandation du sénat qui parait aller à contre-sens de l’histoire s’appuie sur un exposé des motifs qui dénote une compréhension naïve et réductrice de l’accessibilité numérique et une perception rétrograde des enjeux sociétaux et économiques du problème. Dans la suite de ce document nous analysons la Directive proposée et de la recommandation du sénat.

1 - PROPOSITION DE DIRECTIVE EUROPÉENNE SUR L’ACCESSIBILITÉ DES SITES WEB PUBLICS

Le 3 décembre 2012, la Commission européenne a rendu publique une proposition de Directive visant à créer une obligation d’accessibilité concernant les sites web d’organismes publics en Europe. Le texte complet de la proposition est disponible, en français, sur le site de la commission européenne : http://ec.europa.eu/information_soc... Cette obligation concerne au minimum 12 catégories de sites : 1. Impôt sur le revenu : déclaration, notification de l’imposition. 2. Services de recherche d’emploi par les bureaux de placement. 3. Prestations de sécurité sociale : allocations de chômage, allocations familiales, frais médicaux (remboursement ou tiers payant), bourses d’études. 4. Documents personnels : passeports et permis de conduire. 5. Immatriculation des véhicules. 6. Demande de permis de bâtir. 7. Déclaration à la police (en cas de vol, par exemple). 8. Bibliothèques publiques (disponibilité de catalogues et outils de recherche, par exemple). 9. Demande et délivrance de certificats de naissance ou de mariage. 10. Inscription dans l’enseignement supérieur ou à l’université. 11. Annonce d’un changement de résidence. 12. Services en rapport avec la santé : conseils interactifs sur la disponibilité de services, services en ligne pour les patients, prise de rendez-vous. La directive s’appuie sur deux standards : 1 - les WCAG 2.0 du W3C/WAI, également norme ISO/IEC 40500:2012, depuis le 15/10/2012, 2 - un standard en cours de finalisation par 3 organismes de normalisation européens (CEN, CENELEC et ETSI, dans le cadre du Mandat 376) dont les objectifs sont :
- de fixer un ensemble d’exigences fonctionnelles d’accessibilité pour les appels d’offre et marchés publics,
- de développer un outil d’assistance en ligne grâce auquel les acheteurs publics pourront avoir accès à ces exigences fonctionnelles dans le cadre d’appels d’offre standards. La directive prévoit de surcroit : 1 – que les États membres devront contrôler les sites web des organismes du secteur public concernés en appliquant une méthode établie par la Commission 2 – que les États membres présenteront tous les ans des rapports contenant les résultats de ce contrôle, 3 - que les États membres désigneront chacun l’autorité responsable chargée de ces vérifications.

2 - LES MOTIFS D’OPPOSITION DU SÉNAT

 Le Sénat « relève que la proposition de directive tend à imposer une norme européenne d’accessibilité aux sites web publics alors qu’existe déjà une norme ISO internationale laquelle est, selon la Commission, « en tous points identiques aux règles WCAG 2.0 » que visera aussi la norme européenne en cours d’élaboration » et considère de ce fait « inutile de créer une norme européenne supplémentaire, toute PME ayant naturellement intérêt à s’aligner sur la norme ISO déjà en vigueur, du fait de la valeur ajoutée économique qu’apporte le respect d’une telle norme, sans compter qu’il existe un risque que la norme européenne finalement retenue diverge en partie de la norme ISO ». Commentaire : ce motif repose sur une interprétation erronée de l’objectif fixé par la commission européenne. En effet, la norme européenne n’entend ni dupliquer ni se substituer à la norme ISO/IEC 40500:2012 (WCAG 2.0), mais la préciser de manière concrète en spécifiant des exigences fonctionnelles à respecter et en établissant une méthode harmonisée de contrôle de conformité à ces exigences qui soit applicable par les administrations et les entreprises dans le cadre des marchés publics.  Le Sénat « estime que les bienfaits qu’ont retirés certains sites publics français de leur mise aux normes d’accessibilité conduisent à inviter l’Union Européenne à s’attacher non pas tant à imposer cette mise aux normes par des règles européennes communes qu’à accompagner la mise aux normes d’accessibilité, notamment en communiquant auprès des sites publics sur les avantages, en termes d’audience et de facilité l’utilisation, qu’ils pourraient retirer de l’accessibilité » Commentaire : la France n’a mis en place aucun dispositif de pilotage et de contrôle de la façon dont s’applique l’obligation légale (Art 47 de la loi du 11 février 2005). Une infime minorité de sites publics s’acquitte de leur obligation minimale de publication d’une déclaration de conformité au RGAA, et le font souvent de manière sommaire, frisant la désinvolture. Aucune étude française n’a été menée pour évaluer l’état d’accessibilité réelle des sites publics. Au contraire, l’expérience des usagers déficients visuels fait sortir la mauvaise qualité du service public en ligne, et les études européennes, telle l’enquête MeAC, montrent régulièrement le mauvais classement de la France en matière d’accessibilité numérique. Il est surprenant que le Sénat considère la France comme devant être donnée en modèle à l’Europe.  Le Sénat « s’inquiète de la charge administrative qui découlerait, d’une part, de la fourniture par les sites publics d’une déclaration relative à leur conformité à la directive européenne et, d’autre part, d’un contrôle permanent de l’accessibilité selon des méthodes harmonisées au niveau de l’Union Européenne, sans garantie d’efficacité au regard de l’objectif de mise aux normes d’accessibilité » Commentaire : On comprend mal en quoi la charge administrative qui découlerait d’une déclaration de conformité et d’un contrôle par une autorité nationale française (en principe obligatoires du fait de la loi de 2005) serait plus élevée du fait que la procédure serait harmonisée au plan européen. Le projet de directive ne contient aucune mention d’un contrôle supplémentaire par une autorité européenne. Chaque Etat est libre de la mise en place de l’autorité responsable chargée des vérifications et des rapports. On craint de comprendre que le Sénat redoute que la Directive n’oblige l’Etat français à se conformer sérieusement à ses propres obligations légales. Par ailleurs, le Sénat et l’Etat seraient bien avisés de s’intéresser à la charge qui pèse sur les agents de l’Etat Français responsables des services de communication en ligne, du fait de l’absence de procédures claires à appliquer lors des appels d’offres, de la recette et du contrôle de qualité des services en ligne. Combien d’heures de travail sont gaspillées à des contrôles a posteriori, en des réunions destinées à réinventer des objectifs opérationnels, à rédiger des documents méthodologiques déjà existant, etc. ? Le coût de l’inaccessibilité, qui interdit aux fonctionnaires handicapés d’exercer leur fonction, n’est pas pris en compte, faute d’être jamais analysé. Pourtant il est possible de citer de nombreux cas de personnes réduites à l’inactivité, ou contrainte de faire appel à une assistance, du seul fait de l’inaccessibilité d’une application logicielle.  Le Sénat « fait observer que la rigidité et la lenteur du processus législatif européen s’accommodent mal de l’évolution constante dans le domaine de l’internet, une réflexion étant déjà en cours pour adapter le standard WCAG 2.0 aux nouveaux supports que sont les mobiles et les tablettes, ce qui expose toute norme européenne en matière d’accessibilité à un risque d’obsolescence. » Commentaire : Est-il nécessaire de répéter que la Commission Européenne ne propose pas de dupliquer le standard WCAG 2.0, mais de le compléter, afin de permettre son déploiement harmonisé en Europe ? La France n’a pas fait évoluer son référentiel général d’accessibilité des administrations (RGAA) depuis sa première publication en 2009. Chaque innovation technologique concernant le Web, rend un peu plus obsolète ce référentiel. Il ne semble donc pas que nous soyons dans la meilleure position pour dispenser des leçons sur l’obsolescence des règles à appliquer en matière d’accessibilité numérique.  Dans un long exposé des motifs de sa recommandation au Gouvernement, le Sénat analyse le besoin d’accessibilité numérique en ces termes : « Il s’agit de permettre aux personnes malvoyantes d’entendre, à l’aide d’un lecteur d’écran, une description des images d’un site web, aux personnes malentendantes de lire des retranscriptions de fichiers audio... » Commentaire : Quiconque a un tant soit peu la connaissance de la façon dont les personnes handicapées, visuelles, auditives, mais aussi motrices, ou déficientes intellectuelles, utilisent Internet conviendra que cette analyse repose sur une perception pour le moins réductrice, voire ignorante, de la réalité. En effet l’accessibilité se définit par le fait que toutes ces catégories de personnes puissent accéder pleinement au contenu et à la fonctionnalité des applications numérique. Quelque soient les dispositifs techniques que ces personnes sont amenées à utiliser (synthèse vocale, braille, écran, clavier spéciaux, commande vocale, …), elles doivent pouvoir naviguer rapidement, remplir un formulaire, interagir, actionner toutes les commandes disponibles.  Dans l’exposé des motifs, le Sénat poursuit : « La construction européenne ne doit pas se réduire à l’élaboration de normes techniques toujours plus nombreuses. On peut aussi estimer que toute PME qui ambitionnerait de commercialiser, au-delà des frontières nationales, ses services de fourniture de sites web accessibles aura naturellement intérêt à s’aligner sur la norme ISO déjà en vigueur, puisque le respect d’une norme ISO apportera une valeur ajoutée à son activité économique. Enfin, il existe un risque que la norme européenne finalement retenue, après examen du texte en codécision, diverge en partie de la norme ISO, ce qui compliquerait encore plus la donne pour les PME. » Commentaire : Si la norme ISO qui reprend les WCAG 2.0 de fin 2008 suffisait, l’accessibilité ne devrait pas être un problème pour tant de sites en France et en Europe. Redisons ici que l’objectif de la commission est de faciliter et harmoniser son implémentation. La normalisation des règles exigibles d’accessibilité pour les marchés publics est une demande des industriels, grandes sociétés comme PME. Depuis longtemps des entreprises, réunies au sein de DIGITAL EUROPE, Association européenne du secteur des technologies de l’information et des communications notamment, parmi lesquelles figurent de grandes entreprises françaises, réclament cette approche normalisée. Enfin, le Sénat veut voir comme une preuve d’inutilité d’une harmonisation européenne le fait que le site Légifrance soit conforme à la norme ISO (ce que nous ne mettons pas en cause). Cet exemple, mis en exergue, fait surtout ressortir l’isolement de ce site exemplaire. Par ailleurs, l’argument est de faible poids puisque ni la méthode suivie pour atteindre cette conformité, ni son coût ne sont analysés. Rien ne démontre qu’une conformité à un standard harmonisé serait plus coûteuse. Rien ne démontre que la société prestataire d’un tel site n’aurait pas gagné à pouvoir déployer la compétence acquise sur ce site dans d’autres contextes, en France et en Europe. En conclusion, la CFPSAA considère que la proposition de directive faite par la commission européenne ne peut qu’améliorer l’accessibilité aux services publics en ligne pour les personnes handicapées visuelles et faciliter ainsi leur insertion dans la société de l’information. Cette directive va dans le sens d’un pilotage cohérent de l’obligation d’accessibilité des services de communication en ligne introduite par la loi française de 2005, en faveur duquel la CFPSAA s’est exprimée à plusieurs reprises. En conséquence, la CFPSAA demande au gouvernement de soutenir sans ambiguïté cette proposition de directive européenne.

Dominique BURGER Philippe CHAZAL Président de BrailleNet Président de la CFPSAA

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2-C) POSITION DU CFHE ET DU FEPH SUR LA PROPOSITION DE DIRECTIVE RELATIVE À L’ACCESSIBILITÉ DES SITES WEB D’ORGANISMES DU SECTEUR PUBLIC

Mars 2013 « Dans l’élaboration et la mise en œuvre des lois et des politiques adoptées aux fins de l’application de la présente Convention, ainsi que dans l’adoption de toute décision sur des questions relatives aux personnes handicapées, les États Parties consultent étroitement et font activement participer ces personnes, y compris les enfants handicapés, par l’intermédiaire des organisations qui les représentent. » Article 4 § 3 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées

1 - Introduction

Le Forum Européen des Personnes handicapées (FEPH) est l’organisation européenne qui représente les intérêts de 80 millions de personnes handicapées en Europe. La mission du FEPH est de garantir aux personnes handicapées le plein accès aux droits fondamentaux et aux droits de l’Homme, et ce au travers d’un engagement actif au niveau de l’élaboration et de la mise en œuvre de politiques en Europe. Le FEPH collabore étroitement avec les institutions de l’Union européenne (UE), du Conseil de l’Europe et des Nations Unies.

Le Conseil Français des personnes Handicapées pour les questions Européennes (CFHE) œuvre activement pour être le porte-parole des personnes en situation de handicap et de leur famille, en France et en Europe, afin de faire progresser les législations vers une meilleure inclusion de tous dans la société européenne.

La proposition de Directive relative à l’accessibilité des sites web d’organismes du secteur public constitue une occasion pour les 24 États membres de l’Union européenne (UE), dont la France, qui sont aussi signataires de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, de démontrer leur engagement réel vis-à-vis de la mise en œuvre pleine et entière de ladite Convention.

Plusieurs études européennes ont démontré le manque d’accessibilité des sites web, et ce jusqu’à deux tiers d’entre eux. Le FEPH et le CFHE sont convaincus que seule une législation européenne, transposée et mise en œuvre pleinement par la France en complément de la loi de 2005, peut permettre aux autorités fournissant un service au public de le faire par l’intermédiaire d’un site web accessible pour tous, y compris pour les personnes en situation de handicap. Cette proposition de Directive poserait des obligations en matière d’accessibilité du web aux acteurs publics ce qui encouragerait les acteurs privés à mettre en œuvre la conception universelle. De telles mesures harmonisées au niveau européen permettraient également à la France de soutenir son industrie du web à vendre ses produits et services hors des frontières nationales.

2 - Position du FEPH et du CFHE

2.1 - Convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées, Accessibilité Numérique et Participation à la Vie Politique Ratifiée par l’Union européenne et par la France en 2010, la Convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées considère l’accessibilité numérique comme un droit humain (Article 3(f)). La Convention engage les États Signataires à prendre les mesures adéquates pour améliorer l’accessibilité numérique par l’utilisation de lois et de normes afin que les personnes en situation de handicap aient accès aux nouvelles technologies au même niveau que n’importe qui (Article 9).

De plus, la Convention considère que les personnes en situation de handicap et les organisations les représentant doivent être consultées et incluses de manière active dans le développement et la mise en œuvre des lois et des politiques les concernant (Article 4(3)).

2.2 - Accessibilité numérique et normes La norme internationalement admise qui définit les critères et conditions de mise en œuvre de l’accessibilité des sites web est les Règles pour l’accessibilité des contenus Web (WCAG) 2.0 du W3c. Ces règles sont, depuis décembre 2012, devenues une norme ISO (ISO/IEC 40500:2012). Ces règles devraient être intégralement reprises dans la norme européenne en cours d’élaboration sous le Mandat de normalisation 376 issu par la Commission européenne envers les institutions européennes de normalisation, le CEN, le CENELEC et l’ETSI. Bien que prenant plusieurs « formes » (cf. « Règles » du W3C, norme ISO et norme européenne), le contenu et les critères pour rendre un site web accessible demeurent identiques.

L’élaboration d’une norme européenne, norme produite dans le cadre du Mandat 376 (et intégrant intégralement les règles du W3c), et la référence à ladite norme dans une législation européenne (la proposition de Directive), est conforme aux mesures prises par le Règlement relatif à la normalisation européenne adopté par le Parlement européen et les États membres (dont la France) en novembre 2012. Référencer une norme européenne dans une législation européenne permet en outre aux acteurs du secteur de l’accessibilité du web ou aux propriétaires de site web de prouver la conformité de leurs produits, services ou sites web en utilisant ladite norme. Cette procédure permet de simplifier la preuve à apporter qu’un propriétaire de site web respecte bien les critères d’accessibilité et donc de la loi transposant une législation européenne.

2.3. - Champ d’application de la proposition de Directive Le FEPH et le CFHE pensent que le champ d’application de la proposition de directive est trop restreint. Il devrait être élargi afin de permettre une évolution significative de l’accessibilité des sites web.

Nous considérons que le champ d’application de la proposition de directive devrait inclure tous les sites web et services web d’organismes du secteur public tels que définis dans l’article 1(9) de la directive 2004/18/CE c’est-à-dire les sites web d’organismes publics européens, nationaux, régionaux et locaux, indépendamment de leur taille et de leur nombre d’employés. De plus, la directive devrait également couvrir les sites web et services web proposés au public, conformément à la disposition de l’article 9 de la Convention. Dans les législations européennes dites du « Paquet Télécom », l’Union Européenne recourt à la notion d’« accessible au public » pour définir les services et technologies couverts par cette législation. Le FEPH et le CFHE recommandent une approche similaire dans cette directive relative à l’accessibilité des sites web. Les « sites web accessibles au public » devraient ainsi couvrir, notamment, les sites web des écoles, universités, bibliothèques, services de l’emploi, services de soins de santé et transports publics.

2 4 - Mécanisme d’exécution de la loi Nous estimons qu’en l’absence à la fois d’un mécanisme d’exécution de la loi contraignant et d’un système de suivi efficace, impliquant les personnes handicapées et les organisations qui les représentent, cette proposition de directive ne permettra pas de garantir l’accessibilité des sites web concernés. Nous recommandons la mise en place ou la désignation d’une autorité nationale chargée de l’application de la loi.

Une autorité de ce type constituera un point focal pour les citoyens et les éditeurs de sites web dans le champ d’application de la future législation.

L’autorité réglementaire nationale devra également devenir un centre de ressources pour l’accessibilité web et soutenir les autorités publiques dans la mise en œuvre de l’accessibilité de leurs propres sites web, en proposant, par exemple, de la documentation et des formations aux fonctionnaires et personnels travaillant pour les autorités publiques, concernant la signification de l’accessibilité web et la façon dont elle peut être mise en œuvre. Les formations de ce type devraient être obligatoires.

L’autorité réglementaire nationale pourra également assurer un service de conseils juridiques et d’observatoire afin d’évaluer les niveaux d’accessibilité dans les domaines concernés. Il conviendra de mettre en place des règles de procédure claires afin que les citoyens puissent facilement entrer en contact avec l’autorité réglementaire nationale et introduire une plainte.

Il est nécessaire d’établir un délai spécifique et raisonnable pour permettre à l’autorité réglementaire nationale et aux autorités publiques concernées de prendre des mesures appropriées.

Les personnes handicapées et les organisations qui les représentent doivent être impliquées au sein de l’autorité réglementaire nationale.

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4)- ACTUALITES FRANCAISES DU HANDICAP

4–A) RÉSIDENTS MALTRAITÉS ET ABANDONNÉS.

La moitié des habitants de la résidence Saint-Louis, annexe du célèbre hôpital national ophtalmologique parisien des Quinze-Vingts, dénoncent des maltraitances et ont saisi des pouvoirs publics incompétents. Enquête. Jean, appelons-le ainsi, a eu une drôle de surprise en sortant de sa douche matinale : un plombier travaillait dans son appartement, entré sans prévenir avec le passe remis par le gardien de la résidence ! D’autres occupants de cette résidence Saint-Louis, réservée aux aveugles et grands malvoyants, ont également constaté que des inconnus s’introduisaient chez eux en leur absence. Cela, depuis que la direction a décidé de changer en 2012 les portes des 138 studios et des 21 appartements actuellement occupés dont les serrures s’ouvriront avec un passe général. Théoriquement, cette décision unilatérale est motivée par "des raisons liées à la sécurité [pour] assurer une évacuation rapide de la résidence en cas d’urgence, explique le directeur, Jean-François SEGOVIA, dans une circulaire datée du 26 juin 2012. D’autres types d’intervention (contrôles techniques, dératisation...), nécessaires dans un immeuble à usage collectif, seront facilités par ce nouveau dispositif." C’est là ce qui dérange des résidents, qui considèrent ces intrusions dans leur sphère privée comme une maltraitance : ils sont prévenus, au mieux la veille pour le lendemain, comme s’ils étaient "à disposition". Intrusions d’autant plus mal vécues que la direction interdit la pose de verrous intérieurs pour s’en protéger. A ce problème s’en ajoutent d’autres : fortes augmentations de loyer, statut d’occupation précaire de résident, affectation de logements à des médecins et professionnels de santé travaillant dans l’hôpital voisin et donc au détriment des aveugles démunis. "La résidence était conçue comme un moyen de reconquérir son autonomie, explique David Da MOTTA, ancien délégué des résidents. Or, il semble que près d’une trentaine de médecins et praticiens y logent." Le directeur de l’hôpital ne confirme pas : "Je n’ai pas les chiffres exacts sous les yeux", affirme-t-il. Face à une situation vécue comme une succession de mauvais traitements, 82 résidents ont signé une pétition remise par la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CFPSAA) à la ministre des personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI. Une pétition contestée par la directrice adjointe de Saint-Louis, qui exhibe le courriel d’un résident estimant avoir été mal informé, et qui conclut par des louanges à la direction. "Les élus siégeant au Conseil des résidents ont considéré que la pétition ne reflétait pas le point de vue de la majorité des résidents", ajoute José-Alain SAHEL, Professeur d’ophtalmologie aux innombrables fonctions dont celle de siéger au Conseil de surveillance des Quinze-Vingts qui chapeautent la résidence Saint-Louis. Car la résidence Saint-Louis n’est pas ordinaire : mitoyenne de l’hôpital des Quinze-Vingts dont elle est l’un des services, sa fondation remonte au XIIIe siècle par Louis IX (Saint-Louis). Cet hospice devait loger en permanence 15 fois 20 aveugles, d’où le nom de l’établissement. Devenu au XXe siècle Centre hospitalier national d’ophtalmologie (CHNO), les Quinze-Vingts sont un établissement public de santé de ressort national défini par les articles R6147-57 et suivants du Code de la santé publique, qui précise : "En outre, il gère un service d’hébergement pour les aveugles et les malvoyants." Son statut juridique est clair : c’est un Etablissement public national à caractère administratif qui gère un hôpital, la résidence Saint-Louis reconstruite en 1970, un service de suite et de réadaptation. L’ensemble est donc placé sous la tutelle de l’État. Et également de l’Agence Régionale de Santé, depuis la loi Hôpital, Santé et Territoire du 21 juillet 2009, précise le directeur du CHNO, Jean-François SEGOVIA : "La loi a fondu les statuts de tous les établissements publics de santé, qu’ils soient de ressort local, régional ou national. Les Quinze-Vingts resteraient le seul hôpital national de France. L’ARS est compétente et a été interrogée. Elle a répondu que la résidence Saint-Louis n’est pas un établissement médico-social mais un établissement d’hébergement." Qui est (in)compétent ? Si des habitants de la résidence Saint-Louis s’interrogent sur leur statut juridique d’occupation des appartements, ils ne sont pas les seuls à être perdus. Interrogée, la Direction Générale de Santé, qui devrait logiquement assurer la tutelle des Quinze-Vingts pour le compte du Ministère, renvoie la question : "Sur ce sujet, répond son bureau de presse, nous ne sommes pas le bon interlocuteur. Il faut vous adresser aux services de Mme CARLOTTI." La ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI, répond : "L’Agence régionale de santé d’Ile de France et la Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé [DASES] de la Ville de Paris nous ont signalé qu’il s’agissait de logements privatifs, et qu’à ce titre, la loi 2002-2 [sur les établissements médico-sociaux] ne pouvait s’appliquer. Aujourd’hui, le dialogue entre les différentes parties doit reprendre. Nous avons alerté en ce sens, début avril, le président de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris." Problème : l’hôpital des Quinze-Vingts, propriété nationale, n’est pas administré par l’AP-HP, ce que les conseillers de la ministre délégué aux personnes handicapées ignorent manifestement ! Les plaintes formulées par la CFPSAA et les résidents ont été traitées par une conseillère technique du cabinet de la ministre des personnes handicapées qui, quelques semaines plus tard, a été "transférée" au cabinet de la ministre de la santé. Ministère de la santé qui renvoie le "bébé" à l’Agence Régionale de Santé... qui elle-même l’expédie au Département de Paris : "La résidence est un foyer de vie dont la compétence est du ressort de la DASES", affirme son porte-parole ! De son côté, le directeur du CHNO refusant d’indiquer qui lui a fourni une réponse juridique, on ne peut que se fier à son opacité. Faute d’intervention et de médiation, résidents et tutelles demeurent confrontés à une direction qui assure que "tout va bien à la résidence Saint-Louis". "Sur la question des serrures, nous avons eu un avis des Sapeurs-pompiers de Paris, suite à une intervention pour un incendie le 14 septembre 2011", précise Jean-François SEGOVIA. Un avis sous forme de simple note manuscrite sur papier libre. L’adjointe de M. SEGOVIA, Marie-Thérèse FALAIS, confirme l’intérêt du passe général, pour "tout ce qui est interventions techniques, la dératisation par exemple. Des notes de service en noir et braille sont apposées à côté des ascenseurs pour informer les résidents. Un de leurs représentants passe également dans les couloirs avec une cloche. Il a pu se passer un ou deux incidents, c’est quelque chose d’exceptionnel." Depuis 13 ans aux Quinze-Vingt, Marie-Thérèse FALAIS affirme qu’il n’y jamais eu de problème avec les résidents jusqu’à l’admission d’un "contestataire" qui ne s’intéresse pas aux activités socioculturelles proposées. Le conflit ne serait qu’une affaire personnelle, le fait d’un résident. Selon la direction, il serait actuellement seul à protester contre l’instauration du passe unique. Pourtant, six autres résidents le refusent également. Des loyers disproportionnés. Les loyers, charges incluses, ont été fixés, en juin 1980, à 570 Francs pour un studio et 1.000 Francs pour un appartement de type 3. Ces montants correspondent respectivement à 234€ et 410€ en valeur 2012 compte tenu de l’inflation. Si les loyers avaient progressé en fonction de l’indice de la construction, ils seraient actuellement de 243€ pour un studio et 425€ pour un T3, proches de ceux que paient, hors charges, les parisiens habitant en HLM selon le calculateur de Paris Habitat. Or, leurs montants actuels s’élèvent respectivement à 432€ et 721€ charges incluses : que l’on prenne comme indice de revalorisation celui de la construction ou de l’inflation, les loyers exigés des résidents de Saint-Louis sont supérieurs d’au moins 40% à l’évolution qu’ils auraient dû connaitre. De fait, ces résidents acquittent des loyers proches de ceux des "logements intermédiaires" qui, toujours selon Paris Habitat, sont en moyenne de 345€ et 715€ hors charges. Mais en terme de qualité, les appartements de la résidence Saint-Louis sont comparables à ceux des HLM construits dans les années 1970. Professeur d’ophtalmologie et directeur de l’Institut de la Vision, José-Alain SAHEL siège au Conseil de surveillance du CHNO : "La résidence est gérée à l’équilibre, assure-t-il. Des investissements sont faits pour rénover des appartements souvent mal entretenus par leurs occupants. Les loyers sont faibles, supportables grâce à l’Allocation Logement." Les loyers, qui représentent 845.000€ (dont près de 229.000€ de charges) pour l’année, sont censés couvrir uniquement les dépenses annuelles, un mode de gestion qui risque de faire exploser leurs montants dans l’hypothèse d’une rénovation de l’immeuble âgé de 43 ans. Locataires, résidents précaires ? Des résidents de Saint-Louis ont consulté deux associations de défense des locataires. Aucune n’a été en mesure de leur indiquer leur statut juridique d’occupation, invoquant un "télescopage" de textes législatifs et réglementaires ! Il faut préciser que la terminologie employée par la direction de la résidence n’aide pas à clarifier la situation : en 1980, elle écrit que les occupants paient un loyer, et en 2013, une redevance. Seul un reçu est délivré, qui n’a pas valeur de quittance mais s’avère suffisant pour obtenir une allocation logement. Ce type d’occupation ressemble à celui des étudiants logés dans les résidences universitaires des CROUS (Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires). Le président de la CFPSAA, Philippe CHAZAL, ne le comprend pas ainsi : "J’aime à entendre que les résidents occupent des logements privatifs, mais alors s’ils ne relèvent pas de la loi de 2002 sur les établissements médico-sociaux, ils doivent bénéficier pleinement du statut de locataires avec un bail en bonne et due forme, des augmentations de loyer non discrétionnaires mais liées à l’indice de la construction, bref de toutes les protections liées à ce statut, notamment pour éviter des exclusions abusives et non contrôlées. Tel ne semble absolument pas être le cas aujourd’hui." En fait, la direction propose aux résidents de signer un contrat de location d’un an renouvelable et leur demande leur numéro de Sécurité Sociale... ainsi qu’un extrait de casier judiciaire ! Selon la direction, la résidence Saint-Louis est destinée aux personnes aveugles qui veulent se réadapter pour vivre ensuite à l’extérieur, comme tout le monde. Mais si une assistante sociale à mi-temps aide les résidents dans leurs formalités, les Quinze-Vingts ne disposent plus d’un service de suite et de réadaptation, et Marie-Thérèse FALAIS concède qu’il n’y a pas deux occupants à quitter chaque année la résidence pour loger "en ville". Au terme de cette enquête, les points de vue de la direction et des résidents protestataires semblent inconciliables, au point que sans médiation, le conflit paraît inévitable. Le comportement de la direction des Quinze-Vingts ainsi que des ministères concernés irrite Philippe CHAZAL : "J’avoue en avoir assez que les personnes handicapées soient prises pour des incapables, victimes de discriminations inacceptables, de chantages, je crois réellement que les résidents sont victimes de maltraitance morale et que nous devons les défendre." Publié avec l’aimable autorisation de Laurent LEJARD rédacteur en chef de Yanous avril 2013. Aller à la table des matières

4–B) COPIE DU COURRIER DE MME LA MINISTRE MARIE-ARLETTE CARLOTTI À MME ÉLIANE CHEMLA (PRÉSIDENTE DU CONSEIL DE SURVEILLANCE DE L’HÔPITAL DES QUINZE-VINGT) ET À M. JEAN-FRANÇOIS SEGOVIA (DIRECTEUR DE L’HÔPITAL DES QUINZE-VINGT)

Madame la Présidente, (Monsieur le Directeur)

La Confédération française pour la promotion sociale des aveugles et amblyopes a attiré mon attention sur le fonctionnement de la résidence Saint-Louis de l’hôpital des Quinze Vingt. Ses quatre-vingt pensionnaires s’estiment en effet victimes de maltraitance, comme l’indique la pétition ci-jointe. L’assimilation de la résidence à un établissement sanitaire les priverait de la mise en oeuvre de la loi 2002-2, notamment pour ce qui concerne l’expression des locataires et leur association à la vie de la résidence. L’Agence régionale de santé d’Ile de France et la Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé de la Ville de Paris, nous ont signalé qu’il s’agissait de logements privatifs et qu’à ce titre, la loi 2002-2 ne pouvait s’appliquer. Les résidents se plaignent toutefois d’atteintes à leur liberté d’aller et venir dues à la proximité de l’hôpital. Ils demandent également la possibilité de pouvoir organiser des assemblées de locataires, comme dans les logements sociaux classiques. Je souhaiterais vivement qu’un dialogue puisse s’instaurer avec les résidents, le cas échéant en présence d’associations. La situation doit pouvoir être clarifiée. Veuillez agréer, Madame la Présidente, (Monsieur le Directeur) mes salutations distinguées.

Marie-Arlette CARLOTTI

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4-C) ALAIN ROCHON, NOUVEAU PRÉSIDENT DE L’APF

Alain ROCHON a été élu à la présidence de l’Association des paralysés de France (APF) lors du Conseil d’administration de l’association samedi 13 avril 2013. Une élection qui fait suite à la décision de Jean-Marie BARBIER de cesser d’assurer la présidence de l’association.

Âgé de 65 ans, Alain ROCHON occupait jusqu’à présent les fonctions de vice-président de l’APF.

Alain ROCHON a déclaré s’inscrire dans la continuité de l’action menée par l’APF et notamment dans la mise en œuvre de son projet associatif « Bouger les lignes ! Pour une société inclusive », dont il a été co-rédacteur.

L’APF tient à exprimer toute sa reconnaissance à Jean-Marie BARBIER pour son engagement et son militantisme durant ses 6 années de présidence, qui ont permis la concrétisation de nombreux projets.

Marié et père de 2 enfants, Alain ROCHON est diplômé de Sciences Po Paris, licencié en sciences économiques et ancien élève de l’ENA (promotion Rabelais - 1973).

Il a réalisé l’ensemble de sa carrière professionnelle au sein du Ministère des Finances, aux postes de : administrateur civil puis chef de bureau à la Direction du Budget ; directeur régional du commerce extérieur (en Franche Comté) ; conseiller commercial en Belgique puis en Italie ; directeur général de l’ACTIM (Agence pour la Coopération Technique, Industrielle et Économique ; médiateur des PME à l’export ; Contrôleur d’État de l’ONIC (Office National Interprofessionnel des Céréales), puis de RFF (Réseau Ferré de France) et enfin de France Télévisions. En situation de handicap moteur depuis 1997, Alain ROCHON est adhérent à l’APF depuis 1998. Élu au Conseil d’administration en 2002, il devient vice-président en 2005. Il a été président du Comité de pilotage du Congrès de Bordeaux en 2011 et co-rédacteur, à ce titre, du projet associatif « Bouger les lignes ! Pour une société inclusive ».

Parmi ses nombreuses représentations, on peut citer : rapporteur du groupe « Institutions » lors de l’élaboration de la loi handicap de 2005 ; animateur de 2010 à 2012 de la Commission « accessibilité » (tous types de handicaps) du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) et co-rédacteur, sur ce sujet, du rapport préparatoire à la deuxième Conférence Nationale du Handicap (juin 2011) ; administrateur et trésorier du Collectif Inter-associatif sur la santé (CISS) ; membre de l’Observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle ; administrateur Fonds d’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique du (FIPHFP) de 2006 à septembre 2012 et membre de la Commission de l’hébergement touristique marchand.

L’APF tient à remercier chaleureusement Jean-Marie BARBIER pour son implication, son militantisme et sa proximité avec les acteurs de l’association pendant ses 6 années de présidence. De nombreux combats ont ainsi été menés et notamment :
- la manifestation « Ni pauvre ni soumis » qui a réuni 100 associations et 35 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante dans les rues de Paris le 29 mars 2008 et qui a permis l’augmentation de l’AAH de 25% en 5 ans ;
- l’édition du plaidoyer de l’association « Construire une société ouverte à tous ! »
- l’adoption du projet associatif « Bouger les lignes ! Pour une société inclusive » ;
- la concrétisation des processus de démocratie interne dans toutes les strates de l’association.

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4-D) EXTRAIT DES MAGAZINES YANOUS ACTUALITÉ N° 403-404 - WWW.YANOUS.COM

Actualité française du handicap du 21 Mars au 18 Avril

JEUDI 18 AVRIL - SPORTS - RECUEIL DE BONNES PRATIQUES.

Le Pôle Ressources National Sport et Handicaps (PRNSH) du ministère des Sports prépare un Recueil national pour l’accessibilité des équipements sportifs aux personnes en situation de handicap. Il est destiné à valoriser et partager les "réelles avancées en matière d’accessibilité sportive". Sont notamment concernées les nouvelles pratiques sportives inclusives des personnes handicapées. Un appel à contributions est lancé pour collecter "la plus grande diversité d’équipements sportifs accessibles, d’initiatives remarquables et de modes d’organisations emblématiques", incluant l’innovation, les "savoir-faire ingénieux et/ou des moyens humains et matériels spécifiques qui favorisent pleinement l’accès aux divers lieux de pratique sportive". L’ouvrage devrait contribuer à diffuser les bonnes pratiques et donner des idées aux "futurs maîtres d’ouvrages, maîtres d’oeuvres, gestionnaires et utilisateurs d’espaces sportifs afin qu’ils puissent définir au mieux leurs projets d’aménagement, de construction, de rénovation et d’accueil des sportifs en situation de handicap." Les organisations sportives, gestionnaires d’équipements et maitres d’oeuvres ou d’ouvrages sont invités à présenter leurs actions en documentant d’ici au 30 juin un dossier téléchargeable. Aller à la table des matières

MERCREDI 17 AVRIL - CULTURE/ACCESSIBILITÉ - CINÉMA À PARIS.

Le Maire de Paris a inauguré le cinéma Louxor-Palais du cinéma, salle construite dans les années 1920 dans le quartier Barbès avec une riche décoration évoquant l’antiquité égyptienne. La rénovation a restitué ou reconstitué les mosaïques, stucs, peintures murales, verrières et ferronnerie qui font de ce cinéma un monument spectaculaire à (re)découvrir. Il dispose désormais de trois salles dont deux en sous-sol, l’ensemble accessible aux personnes à mobilité réduite à l’exception des balcons de la plus grande, et de la terrasse (bardée de marches). Les emplacements "fauteuil roulant" sont situés dans les allées de la grande salle (baptisée Youssef Chahine en l’honneur de ce grand cinéaste égyptien) sur deux podiums bordés par les allées de la moyenne et au fond de la petite, avec toilettes adaptées au même étage. Les salles sont équipées de boucles magnétiques pour les spectateurs déficients auditifs appareillés, et pourront diffuser des films adaptés en audio-description. Les personnes déficientes visuelles disposent d’un guidage podo-tactile par semis de clous débutant à droite du hall côté boulevard de Magenta (sans repérage sur le trottoir) et d’un plan braille, relief et noir contrasté de l’ensemble du bâtiment, qui comprend également un bar. Le Louxor proposera des films d’Art et Essai. Aller à la table des matières

VENDREDI 12 AVRIL - ÉDUCATION - PEILLON RETIRE.

Interrogé en marge de la visite d’une Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) du lycée des métiers Auguste Escoffier à Eragny (Val d’Oise), le ministre de l’Éducation nationale, Vincent PEILLON, a confirmé la volonté du Gouvernement de supprimer du projet de loi de refondation de l’école l’amendement parlementaire qui restreint l’autorité parentale en matière d’orientation scolaire de leur enfant handicapé (lire l’actualité des 19 et 20 mars derniers). "Pour l’instant, je retire, c’est totalement incompris, a expliqué le ministre. On va travailler sur un nouveau dispositif. C’est malheureux parce que le problème soulevé est juste, et les gens qui avaient préparé cet amendement étaient pour que s’instaure un dialogue avec la Maison Départementale des Personnes Handicapées." Vincent PEILLON déplore le sentiment, donné par le texte adopté, que l’avis des parents sur l’orientation de leur enfant devenait facultatif : "Ce n’était pas l’idée initiale, mais on ne l’a pas vu. C’est vrai que l’amendement était mal rédigé", a-t-il ajouté. Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République doit être examiné au Sénat dans les prochaines semaines. Aller à la table des matières

JEUDI 11 AVRIL - LOISIRS/CÉCITÉ - CHORALE À PARIS.

La chorale Etincelle, qui réunit chanteurs déficients visuels et valides (lire cet article), recherche des choristes tous pupitres et un pianiste bénévole. Cet appel est lancé par Bruno DOUCHET, président de l’Association Saint-Louis des 15-20 et secrétaire de la chorale, "pour notre choeur au bord de l’extinction". Les répétitions ont lieu tous les mardis, de 13h30 à 15h30 à la résidence Saint-Louis, 9 rue Moreau à Paris (12e). Renseignements et inscriptions auprès de Micha STAFFORD, chef de choeur, au 06 63 06 19 81. Lire également cette enquête sur les péripéties actuelles de la résidence Saint-Louis... Aller à la table des matières

MERCREDI 10 AVRIL - ADMINISTRATION - RÉFORME TERRITORIALE.

Les grandes lignes des trois projets de loi de décentralisation et réforme territoriale ont été communiquées par la ministre de la réforme de l’Etat, Marylise LEBRANCHU, et sa collègue chargée de la décentralisation, Anne-Marie ESCOFFIER. A Paris, Lyon et Marseille, les compétences des départements seraient confiées, d’ici au 1er janvier 2017, à une nouvelle collectivité territoriale, la Métropole. Cela concerne notamment les Maisons Départementales des Personnes Handicapées, les Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT), les collèges, etc. Une dizaine d’autres Métropoles devraient être créées en remplacement des communautés d’agglomérations ou urbaines de plus de 400.000 habitants avec des transferts de compétences identiques. Ailleurs, les ESAT seraient placés sous la tutelle des départements au lieu de l’État actuellement. D’autre part, la formation professionnelle deviendrait une compétence exclusive des régions. Cette annonce officielle confirme les échos de presse de ces dernières semaines (lire ci-dessous au 2 avril et l’actualité du 18 février) Aller à la table des matières

MERCREDI 10 AVRIL - CÉCITÉ - CHIENS-GUIDES INDÉSIRABLES.

La Fédération Française des Associations de Chiens-guide d’aveugle (FFAC) a testé pendant la seconde quinzaine de février plus d’un millier de lieux ou services afin d’apprécier l’acceptation ou les cas de refus d’un chien-guide. Un taux de 15% d’incidents a été constaté, dont 6,3% de refus. Ceux-ci concernent 40,2% des maisons d’hôtes, 32,9% des taxis, 23,9% des hôtels, 16,8% des salles de spectacle, 15,4% des cinémas, 12% des grandes surfaces. Les restaurants, services publics (mairie, commissariat, etc.), commerces de bouche ou de proximité sont les moins discriminants, de 8,4% pour les premiers à 3% pour les derniers. La FFAC estime que les aveugles maitres de chiens-guide rencontrent au moins une difficulté d’accès par semaine, alors que leur animal doit être accepté partout, tout le temps et sans surcoût. Aller à la table des matières

LUNDI 8 AVRIL - CÉCITÉ/CULTURE - CONCOURS D’ÉCRITURE SUR LE BRAILLE.

L’Union Européenne Des Aveugles (UEA) organise l’édition européenne 2013 du Concours Mondial d’Écriture sur le Braille. Il a pour objet "de promouvoir l’utilisation du braille en tant que moyen d’accès à l’information et facteur d’intégration sociale pour les personnes aveugles." Deux thèmes sont proposés : le braille promoteur de l’inclusion des personnes déficientes visuelles, et l’utilisation du braille au quotidien. "les auteurs sont invités à laisser libre-cours à leur imagination dans le traitement de ces 2 thèmes". Peuvent participer tous les braillistes résidant dans un pays membre de l’UEA, en adressant leur texte en format électronique dans leur langue (1.000 mots maximum) ou en anglais au plus tard le 20 mai 2013. Les lauréats recevront des prix allant de 2.000 à 500 US$. Renseignements et inscription en contactant l’UEA. Aller à la table des matières

MARDI 26 MARS - ACCESSIBILITÉ - RAPPORT LAMBERT-BOULARD.

Le Premier ministre a reçu des mains du Maire du Mans, Jean-Claude BOULARD, et du Président du Conseil Général de l’Orne, Alain LAMBERT, le rapport relatif à l’inflation normative. Les auteurs proposent la création d’une Interprétation Facilitatrice des Normes (IFN) dont seraient exclues uniquement celles concernant la sécurité. Ils proposent également de "lancer ’des conférences de consensus’ afin de définir de bonnes pratiques d’accessibilité adaptées aux moyens", d’alléger les normes en vigueur au moyen d’une modification législative laissant toute latitude aux décrets pour prendre des mesures d’adaptation "sous réserve que celles-ci soient compatibles avec les objectifs poursuivis par la loi". Ils préconisent la réintroduction d’un quota de 5% de logements accessibles dans les immeubles neufs destinés à la location temporaire ou saisonnière, et que "dans les bâtiments anciens difficiles à aménager, un service d’accompagnement aux personnes à mobilité réduite [puisse], dans certaines circonstances et sous certaines conditions, être regardé comme remplissant les obligations d’accessibilité." Parmi les normes dont ils proposent l’abrogation figure la sonorisation des feux tricolores pour les personnes déficientes visuelles. Lire également cet éditorial. Aller à la table des matières

SAMEDI 23 MARS - CÉCITÉ/DISCRIMINATION - RESTAURANT REFUSÉ DANS LE 59.

L’accès à la cafétéria Flunch du Quesnoy (Nord) a été refusé jeudi par la responsable de l’établissement à un kinésithérapeute aveugle parce qu’il est guidé par un chien, bien que le maître ait rappelé l’obligation légale. Le propriétaire de l’établissement, exploité en franchise, a présenté ses excuses à la victime de cette discrimination, et l’a informée que la responsable mise en cause suivrait une formation sur le handicap. Aller à la table des matières

JEUDI 21 MARS - POLITIQUE - CARLOTTI VEUT MARSEILLE.

La ministre des personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI, a officialisé sa candidature aux élections municipales de 2014 à Marseille. Elle espère ravir la seconde ville de France à l’UMP Jean-Claude GAUDIN qui la dirige depuis 1995. Pour l’affronter, Marie-Arlette CARLOTTI doit obtenir en octobre prochain l’investiture du Parti Socialiste, qui vient de prendre le contrôle de la fédération des Bouches-du-Rhône dans l’optique d’organiser des primaires sans les tricheries habituelles dans ce département. La ministre souhaite que les autres candidats socialistes à cette investiture se rangent "derrière le ou la mieux placé". Et d’ajouter : "A priori, au vu des sondages, même si ce ne sont que des sondages et que je suis lucide, pour l’instant c’est moi." Marie-Arlette CARLOTTI n’envisage pas de démissionner du gouvernement avant son éventuelle élection.

Publié avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous Aller à la table des matières

5)- ACTUALITES INTERNATIONALES

Extrait des magazines Yanous-Actualité n° 403 – 404 www.yanous.com

Actualités internationales

5-A) VENDREDI 22 MARS - NIGERIA - DISPARITION.

Le fameux "prophète" télévangéliste Timothy Oluwole OBADARE vient de mourir à l’âge de 83 ans. Devenu aveugle dans son jeune âge, il avait fondé la secte World Soul-Winning Evangelistic Ministries (WOSEM) après avoir exercé chez les pentecôtistes. Il s’était rendu célèbre en accomplissant des "miracles", notamment à la télévision, et pour les "croisades" qu’il organisait tous les mois dans sa ville d’Akure (sud-ouest du pays) où il est décédé, auxquelles participaient des fidèles venus principalement du monde anglophone. (Source : Leadership) Aller à la table des matières

5-B) LUNDI 11 MARS - BELGIQUE - UBU.

Un malvoyant âgé de 75 ans dont seul le prénom, Michel, a été rendu public, était tombé en août dernier dans un trou occasionné par des travaux dans sa ville de Charleroi. Laquelle vient de lui faire savoir par voie d’huissier qu’elle lui réclamait le paiement d’une participation aux frais d’ambulance liés à son transport à l’hôpital (d’où il revenait tout juste) après l’accident... (Source : La Gazette)

Publié avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous Aller à la table des matières

6)- ACCESSIBILITE

6-A) NOTRE AUTONOMIE DANS NOS DÉPLACEMENTS REMISE EN QUESTION.

La 20ième proposition du rapport de la mission de lutte contre l’inflation normative remis au Premier Ministre le 26 mars dernier par Jean-Claude BOULARD et Alain LAMBERT propose d’abroger la norme NF S 32 002 du 20 décembre 2004 qui concerne les dispositifs répétiteurs de feux de circulation à l’usage des personnes aveugles ou malvoyantes. Les auteurs du rapport constatent que depuis sa mise en place, les collectivités n’ont plus le choix du type de message diffusé : le signal vert est repéré par un message codé, alors qu’avant cette norme, il s’agissait d’un message parlé.

Si une association se permet d’écrire « tous les déficients visuels espère que cette norme sera amendée pour la sécurité et le confort de tous », tel n’est pas l’avis de la CFPSAA car il ne s’agit pas d’amendement mais bien de suppression ce qui pourrait aboutir soit à la disparition de toute sonorisation, soit à laisser à chaque ville une totale liberté pour mettre en place les dispositifs de son choix, fussent-ils contradictoires d’une agglomération à l’autre. Drôle de façon que d’assurer notre sécurité !

Pour mémoire, rappelons qu’à partir des années 2000, Une association soutenue par un fabricant s’est opposé au Ministère, à la CNPSAA (CFPSAA depuis) et aux instructeurs en locomotion, les premiers défendant le parler et les autres s’appuyant sur des études du ministère défendant le clocher. Après bien des discussions, grâce aux compétences et à la diplomatie de Samuel LANDIER, la norme actuelle a finalement été adoptée en 2004 mais ceci a laissé des traces au ministère et il a été difficile de remettre sur le métier la thématique déficience visuelle. La position de la CFPSAA n’a pas changé, le problème n’est pas le parler ou le clocher mais la qualité des matériels installés, la maintenance de ces derniers, l’orientation du son et les niveaux sonores. Aujourd’hui, les principaux fournisseurs en France sont en mesure de fournir, sans surcoût majeur, des messages sonores directionnels, des haut-parleurs de qualité et directionnels, afin de créer un couloir sonore. Cela permet notamment de gérer les carrefours complexes mais cela signifie qu’il faut avoir une réflexion mât par mât.

La norme sur les feux R 25 (tramway), en cours de finalisation contiendra des précisions sur le couloir sonore, l’orientation des haut-parleurs, la qualité mesurée en sortie de haut-parleur et des messages complémentaires au rouge, tout ceci sera probablement transposé aux feux R 12 (voitures…) le jour où la DMA aura le feu vert.

Selon Thierry JAMMES qui anime depuis déjà plusieurs années notre Commission Accessibilité et qui a toute ma confiance : « Aujourd’hui, un gros travail de lobbying est nécessaire pour maintenir notre accessibilité, il faudra sans doute nous mobiliser et aller voir nos maires et nos députés si nous voulons conserver une relative autonomie dans nos déplacements. Alors, restons soudés et ne nous trompons pas de combat. »

Philippe CHAZAL Président de la CFPSAA. Aller à la table des matières

6-B) ENQUÊTE : L’ACCESSIBILITÉ DES MAÎTRES DE CHIENS GUIDES D’AVEUGLES DANS LES LIEUX OUVERTS AU PUBLIC.

Enquête réalisée en France métropolitaine du 12/02/2013 au 27/02/2013 auprès de 1 044 lieux par 119 maîtres de chiens guides.

Préambule

Les maîtres de chiens guides d’aveugles sont environ 1 500 en France.

Chaque année l’ANMCGA (Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d’Aveugles), membre de la FFAC (Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles), est alertée par de nombreux maîtres de chiens guides d’aveugles qui rencontrent des difficultés ou des refus d’accès à certains lieux ouverts au public.

Ces refus représentent pour les maîtres de chiens guides d’aveugles une véritable discrimination, augmentant les incertitudes dans leur quotidien et réduisant ainsi leur liberté de déplacement.

Ces refus sont autant d’atteintes à la liberté de circulation et à l’égalité de droit des personnes handicapées.

Pour dénoncer cette situation injuste, l’ANMCGA lance en mai 2012 le mouvement Partout avec mon chien guide. Le 12 mai 2012, 120 maîtres de chiens guides défilent dans les rues de Paris pour la libre-circulation des chiens guides et de leurs maîtres.

Le 11 novembre, la pétition de soutien pour la reconnaissance officielle du statut du chien guide en France obtient plus de 30 000 signatures.

Le 8 avril 2013, les résultats de la 1ère enquête nationale sur l’accessibilité des maîtres de chiens guides d’aveugles sont révélés.

Une enquête pour mettre en lumière les problèmes d’accessibilité des maîtres de chiens guides d’aveugles. Afin de quantifier et de qualifier les situations de refus et de difficultés d’accès, rencontrées par les maîtres de chiens guides d’aveugles, la FFAC, l’ANMCGA et les Écoles de chiens guides d’aveugles fédérées ont réalisé une enquête menée par les maîtres de chiens guides eux-mêmes.

Une enquête sur le modèle d’une journée type d’un maître de chien guide avec la visite de plusieurs commerces, de services publics, l’utilisation d’un transport… En complément des tests effectués sur le terrain, certains lieux d’hébergement touristique (des hôtels et maisons d’hôtes) et des lieux de loisirs (cinémas, salles de spectacles) ont été testés par téléphone.

La méthodologie utilisée se veut la plus rigoureuse possible Elle permet de valider l’existence de situations de refus ou de difficultés d’accès, au niveau national et selon une typologie de lieux ouverts au public.

L’enquête permet d’identifier certains lieux les plus enclins à créer des difficultés d’accès aux personnes déficientes visuelles accompagnées de leurs chiens guides. Que dit la loi ?

Interdire l’accès à un lieu ouvert au public à un maître de chien guide d’aveugle et à son chien est interdit et peut être puni d’une amende de 150 à 450 euros en cas d’infraction.

Le droit d’accès à tous les lieux ouverts au public existe depuis 1987. La loi du 11 février 2005 précise et complète cette législation, avec deux articles spécifiques. Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées Article 53 « Les animaux éduqués accompagnant des personnes handicapées « Art. L. 211-30. - Les chiens accompagnant les personnes handicapées, quel que soit le type de handicap, moteur, sensoriel ou mental, et dont les propriétaires justifient de l’éducation de l’animal sont dispensés du port de la muselière dans les transports, les lieux publics, les locaux ouverts au public ainsi que ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative. » Article 54 « L’accès aux transports, aux lieux ouverts au public, ainsi qu’à ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative est autorisé aux chiens guides d’aveugle ou d’assistance accompagnant les personnes titulaires de la carte d’invalidité prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles. »

« La présence du chien guide d’aveugle ou d’assistance aux côtés de la personne handicapée ne doit pas entraîner de facturation supplémentaire dans l’accès aux services et prestations auxquels celle-ci peut prétendre. » L’article R. 241-22 du code de l’action sociale et des familles précise, quant à lui, que : « L’interdiction des lieux ouverts au public aux chiens guides d’aveugles et aux chiens d’assistance mentionnés au 5° de l’article L.245-3, qui accompagnent les personnes titulaires de la carte d’invalidité mentionnée à l’article L. 241-3, est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe. »

Objectif 0 refus ! La volonté de la FFAC, de l’ANMCGA et des Écoles de chiens guides d’aveugles fédérées est de révéler les problèmes d’accessibilité rencontrés par les maîtres de chiens guides d’aveugles et de rappeler la loi au plus grand nombre et en particulier aux responsables (privés et publics) des lieux ouverts au public.

L’objectif est une application rigoureuse de loi sur l’accessibilité en renforçant l’information et la formation des personnes concernées.

Si nous osions la comparaison : on ne demande pas à une personne à mobilité réduite de laisser son fauteuil à l’entrée du restaurant, il en est de même avec un chien guide pour une personne déficiente visuelle.

Quels sont les engagements à prendre pour la libre circulation des maîtres de chiens guides en France ?

- Engagement n°1 : Informer l’ensemble des professionnels qui sont au contact du grand public de la législation sur l’accessibilité des maîtres de chiens guides, ainsi que sur les avantages du chien guide pour les personnes aveugles et malvoyantes. Cela passe par la formation des agents concernés, particulièrement le personnel de direction et d’accueil. Mais c’est aussi le rôle des pouvoirs publics, et notamment des ministères des secteurs concernés, qui peuvent être à l’initiative de campagnes d’information.

- Engagement n°2 : Dès 2014, reconnaître légalement le statut du chien guide en France, grâce à une réglementation qui affirmerait leur spécificité et leur éducation professionnelle. Cette reconnaissance officielle permettrait ainsi une meilleure connaissance et une meilleure application de la loi, tout en donnant des garanties aux responsables de lieux ouverts au public. Cela ouvrirait aussi la libre-circulation aux futurs chiens guides en cours de formation, qui n’en bénéficient pas à ce jour.

- Engagement n°3 : Garantir le droit d’accès dans tous les lieux ouverts au public et sanctionner les refus, comme le permet déjà la loi qui punit les refus d’accès d’une amende de 150 à 450 euros. Malheureusement, cette sanction n’est quasiment jamais appliquée. Pourtant, un agent de police, sur constatation de l’infraction, peut dresser la contravention sans qu’il soit nécessaire de porter plainte.

Les résultats de l’enquête

L’enquête menée du 12 au 27 février 2013 est une photographie de la situation de l’accessibilité des maîtres de chiens guides d’aveugles. Les résultats soulignent une tendance générale et permettent d’identifier des problèmes d’accessibilité plus présents dans certains lieux.

Trois situations possibles Il a été demandé aux maîtres de chiens guides d’aveugles participant à l’enquête de noter la difficulté d’accès aux lieux visités, selon trois critères. Dans le cas A, le maître de chien guide d’aveugle ne rencontre aucune difficulté pour accéder au lieu. Dans le cas B, le maître de chien guide d’aveugle doit justifier la présence de son chien pour entrer dans le lieu. Dans le cas C, le maître de chien guide d’aveugle est refusé à l’entrée du lieu et malgré une explication, il ne parvient toujours pas à entrer.

Résultats nationaux (graphique puis chiffres)

Dans 15,1% des cas, soit dans 158 lieux testés sur 1044, les maîtres de chiens guides d’aveugles rencontrent une difficulté d’accès.

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7)- CULTURE

7-A) JOURNÉE ÉDITION ADAPTÉE 23 NOVEMBRE 2013

Réponses au questionnaire satisfaction

- Nombre d’organismes interrogés : 56
- Nombre de retours organismes : 28, soit un taux de réponse de 50%

-  Organisation générale o Très satisfaisant : 17 o Satisfaisant : 10 o Insatisfaisant : 0

-  Evaluation générale journée o Très satisfaisant : 10 o Satisfaisant : 16 o Insatisfaisant : 0

-  Motifs de la participation o Intérêt pour les sujets : 22 o Rencontre, échanges : 20 o Constitution réseau : 11 o Autre : 4

-  L’événement a répondu à l’attente : 22

-  La Journée doit être rééditée : 27

-  Suggestion de durée de l’événement o ½ journée : 3 o 1 journée : 18 o Plus d’1 journée : 5

-  Mise en place de groupe de travail o Intéressé par une participation : 22

-  Propositions d’Ateliers o Traitement des fichiers éditeurs : 9 o Mutualisation des contenus : 10 o Gestion des fichiers adaptés : 13 o Offre commerciale de manuel scolaire numérique : 6

-  Ateliers : autres thèmes o Edition de guide d’adaptation o Partage des pratiques, harmonisation des méthodes de travail, des outils et formats utilisés o Logiciels de traitement d’images, dessin vectoriel, mise en page

-  Propositions de contributions : o Traitement des fichiers XML (Braillenet) o NatBraille (INSHEA- Suresnes) o Illustrator, DBT, Animation atelier 4 (offre commerciale : manuels scolaires numériques), Pilotage d’un groupe de travail sur l’image (INJA-Paris) o Techniques d’adaptation et production de documents en relief (Sceren-Crdp – Lille) o Gimp, Photoshop, Publisher, Clicker 5 (S3AIS PEP 17- Rochefort) o Partage des pratiques dans un groupe de travail (Institut Montéclair - Angers) o Secrétariat (CTRDV - Villeurbanne) o Selon besoin (GIAA - PACA) o Participation acquise faisant déjà partie du groupe de travail culture de la CFPSAA (Rétina France- Colomiers)

-  Résultats concrets o continuer à faire émerger la nécessité d’un travail mutualisé dans l’édition adaptée o les échanges sur les pratiques ; le partage de pratiques o les interventions de la matinée o le traitement des fichiers se fait différemment selon les préconisations évoquées, notamment pour les fichiers fournis sous forme de CD o la prise de conscience que maintenant un service de transcription ne peut pas se passer d’un service informatique costaud o de relancer une dynamique collective autour de l’édition adaptée o mise en évidence des difficultés des différents centres de transcription qui sont assez similaires o comment optimiser l’exploitation des fichiers éditeurs, nécessité d’une formation adaptée à notre métier sur les logiciels comme Illustrator, In Design, o collaboration avec les organismes, mise en commun des pratiques, découverte et compréhension des évolutions techniques du domaine, demande de rencontres et d’échanges o constat de la grande disparité entre les organismes réalisant les adaptations ; connaissance des pratiques des autres centres concernant la mise à disposition des fichiers numériques o les ateliers de réflexion qui vont conduire à une mutualisation des savoirs et savoirs faire o un échange entre associations et au sein de la CFPSAA peut-être mais plus de concret en termes de proposition de loi, d’action, de programme etc. auprès du gouvernement et éditeurs en matière d’accès aux livres scolaires o le projet de mise en place de groupe de travail o les informations sur la demande d’agrément et sur l’édition adaptée transmises à la hiérarchie o s’apercevoir que tous les S3AIS rencontrent les mêmes difficultés pour se fournir en manuels scolaire et qu’un réseau national a besoin de se mettre en place pour gagner en efficacité o réflexion sur les gestions de formats de fichiers source o chacun se débrouille comme il peut o la proposition de formation à In Design o la volonté de mettre en place des groupes de réflexion pour approfondir les sujets abordés dans les ateliers ; rencontres avec d’autres professionnels a permis de faire ressortir la grande disparité des outils utilisés et le désir de tous pour la mutualisation des documents et fichiers o rencontre avec d’autres associations et échanges

-  Points forts o mise en perspective du métier et des pratiques d’adaptateur de documents, découverte du fichier XML o exposés sur les formats et les traitements des fichiers en provenance de Platon o une synthèse qui indique que le chemin est encore long et qui propose la mise en place de formations, mutualisation o intervention sur l’adaptation des fichiers sous Indesign o nombreux présents, sujets croisés o la mobilisation o interventions, les ateliers, les débats o présentation sur le traitement des fichiers éditeurs ; réflexion sur la mutualisation des ressources o ateliers, rencontres et échanges sur les pratiques, les idées, enrichissants o découverte des possibilités d’Indesign ; temps d’échange avec d’autres services o la rencontre entre S3AIS et échange de coordonnées o intérêt de mettre en place un format unique o intervention de professionnels du traitement du PDF en XML (ISAKO) ; excellent timing o rencontres adaptateurs / transcripteurs au niveau national et échanges sur les façons de fonctionner o ateliers, en particulier sur la mutualisation des ressources o exposé sur les bonnes pratiques de transcription o ateliers, véritables temps d’échange o l’atelier et les rencontres informelles au repas et pauses café

-  Points faibles o le rapport de l’atelier auquel j’ai participé, mais le compte rendu est nickel o étant malentendante il était difficile de suivre les ateliers o parfois de la théorie d’informaticien, donc risque de décrochage o trop peu de temps d’ateliers et de discussions techniques o présentations ISAKO et OZALID qui bien que très bien exposées étaient éloignées de nos difficultés journalières o approches souvent techniques et peu théoriques o durée des ateliers insuffisante o nombre de participants en ateliers trop nombreux limite les échanges o intervention sur XML, EPUB, OZALID, ORANGE intéressant en théorie mais flou sur les possibilités de mise en application dans nos centres o vocabulaire très technique-informatique o le temps o actions concrètes et pressions auprès du gouvernement et des éditeurs o une journée est insuffisante o informations sur "la sécurisation des fichiers" à mettre en place o affirmation sur les indicateurs de temps de réalisation d’adaptation à éviter (fonction de la qualité) o absence des éditeurs commerciaux o intervention d’ISAKO s’adresse plutôt à des grandes maisons d’éditions intervention d’OZALID n’était pas indispensable

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8)- EMPLOI

8-A) RÉUNION D’INSTALLATION DU COMITÉ NATIONAL DU FIPHFP

Vendredi 19 avril 2013-04-19

Il ne s’agit pas du compte rendu officiel mais des notes que j’ai prises pendant ce premier comité national. Au préalable, je remercie Philippe CHAZAL, président de la CFPSAA et Edouard FERRERO, mon prédécesseur à ce poste de me faire confiance pour ce nouveau mandat d’administrateur du FIPHFP. J’ai bien conscience de l’importance de la Tâche et j’assure chacune et chacun de mon implication dans cette mission. Avant que soit abordé l’ordre du jour, M. D. FONTANA, ancien président du FIPHFP est intervenu. Il fait les constats suivants : le FIPHFP est une jeune institution, créée en 2006 ; son bilan est intéressant au regard de l’amélioration du taux d’emploi dans la fonction publique : 3,74% au démarrage du FIPHFP, 4,22 en 2012 ; la personne handicapée est au centre des préoccupations du FIPHFP ; Le FIPHFP a connu des périodes difficiles mais il reste une institution maîtresse pour favoriser l’emploi des personnes handicapées dans la fonction publique.

A. MONTANÉ, doyen d’âge, préside la séance d’installation du FIPHFP. Deux interventions liminaires des organisations syndicales d’une part, de la Fnath d’autre part, font état du retard pris par le FIPHFP du fait de la nomination tardive des administrateurs. Le décret devait être publié en octobre, il l’a été au JO du 29 mars 2013. Election du président : deux candidats : M. A. MONTANÉ et Mme C. Buisson. M. MONTANÉ est élu avec 14 voix sur 20 suffrages exprimés. Mme BUISSON obtient 4 voix. Élection du vice-président : deux candidats : Mme DUGUET du collège des organisations syndicales et M. ZEITOUN du collège des associations. Mme DUGUET est élue avec 13 voix sur 20 suffrages exprimés. La composition des 3 commissions du FIPHFP est validée à l’unanimité :
-  commission des finances ;
-  commission des aides (à laquelle je participerai) ;
-  commission des partenariats et de la communication. Il a été indiqué par les représentants de l’Etat qu’ils ne pourraient pas facilement siéger dans les commissions mais ils nommeront une personne de leur ministère pour y assister. 3 comités nationaux se réuniront d’ici juillet pour combler le retard pris : le 29 mai, le 12 juin et le 4 juillet. Un séminaire de présentation du FIPHFP sera organisé le 15 mai. Enfin, j’ai demandé si l’accessibilité du site Internet, de l’espace collaboratif et des pdf était de mise . Le directeur général a répondu que le site allait être refondu et que l’accessibilité serait prévue, que les pdf seraient progressivement remplacés par des documents accessibles. Compte rendu rédigé le 20 avril 2013 par Bruno GENDRON, administrateur du FIPHFP Aller à la table des matières

8-B) LE CENTRE DE FORMATION ET DE RÉÉDUCATION PROFESSIONNELLE DE L’ASSOCIATION VALENTIN HAÜY (PARIS 7ÈME) RECHERCHE UN DIRECTEUR (HOMME/ FEMME) POUR SON INSTITUT DE FORMATION EN MASSO-KINÉSITHÉRAPIE À PARIS.

Poste à pourvoir rapidement.

Le curriculum vitae et la lettre de motivation doivent être adressés avant le 31 mai 2013, à la Direction des Ressources Humaines du siège de l’AVH (m.bazaga@avh.asso.fr), sans qu’il soit fait référence à la date de naissance ni à l’âge du candidat

Description du poste : Sous l’autorité du Directeur du Centre de Formation et de Rééducation Professionnelle, vous veillerez à l’intégration, à l’accompagnement et à la réussite du parcours de formation de 92 étudiants déficients visuels dans le respect des valeurs de l’Association. Femme ou homme de projet et d’action, vous devrez montrer un véritable engagement aux cotés de la Direction de l’établissement.

Missions : • Vous aurez en charge le bon fonctionnement de l’Institut et de l’année préparatoire qui y est rattachée dont vous assumerez la responsabilité pédagogique et superviserez l’ensemble du cycle de sélection et de formation conformément aux dispositions réglementaires ; • Vous organiserez, animerez et contrôlerez le personnel placé sous votre responsabilité (10 salariés et 80 formateurs/vacataires) ; • Vous garantirez la bonne marche de l’Institut sur les plans administratif, budgétaire et des ressources humaines ; • Vous assurerez le lien avec les partenaires extérieurs et les lieux de stage ; • Vous porterez les actions d’amélioration continue (évaluation interne et externe) ; • Vous serez associé au Comité de Direction du CFRP ; • Vous rendrez compte de votre action au Directeur de l’établissement.

Profil : • Diplôme d’État de masso-kinésithérapie exigé • Diplôme d’État de cadre de santé exigé ; • Expérience dans le domaine de la formation ; • Excellentes aptitudes en management et en relations partenariales ; • Réelles capacités en gestion ; • Sens poussé de l’organisation et qualités relationnelles développées.

Le poste est à pourvoir à temps complet en contrat à durée indéterminée. Rémunération selon la Convention Collective Nationale du 31 octobre 1951. Aller à la table des matières

9)- JURIDIQUE

9-A) COMMISSION JURIDIQUE CFPSAA - COMPTE RENDU REUNION DU 05 MARS 2013.

Étaient présents : Messieurs Ph CHAZAL, J.P. GANTET, E. FERRERO, F. PEREZ, J. PINCHON, A. DELAPLACE et T. NICOLLE Étaient excusés : Mme B. PILLOY, Messieurs J. ROBOREL de CLIMENS et JUGLARD.

La réunion par conférence téléphonique commence à 18 heures.

Thierry NICOLLE s’excuse du retard mais attendait avec M. PINCHON sur une autre ligne, n’ayant pas pris connaissance du courriel de la journée du 5 mars 2013, où était notifié le changement de code d’accès.

Il est mis à l’approbation le compte rendu de la dernière commission juridique du 24 janvier 2013. Celui-ci est adopté à l‘unanimité des présents.

Les différents points abordés lors de cette réunion :

1 - LA DÉCENTRALISATION : Le président, Ph. CHAZAL apporte des éléments sur ce sujet important après avoir rencontré M. Axel CAVALERI, directeur de cabinet de Mme La Ministre Chargée des Personnes Handicapées Mme Arlette CARLOTTI. Il informe la commission du retrait total du projet sur la disparition des M.D.P.H., point N° 5 du projet de décentralisation.

2 - LES TUTELLES ce point est ajourné et sera évoqué lors d’une prochaine commission juridique par Mme PILLOY, excusée ce jour.

3 - la R.S.D.A.E. : Ph. CHAZAL demande à Mrs DELAPLACE, FERRERO, et PEREZ de présenter leurs travaux dans les différentes réunions auxquelles ils participent.

4 - LES PERSONNES DITES « DÉPENDANTES ET HANDICAPÉES ». Un débat s’engage sur ce thème d’où il ressort que les personnes vivant dans les E.H.P.A.D. et qui perdent la vue totalement ou partiellement, bénéficient de la perte d’autonomie due à l’âge et non pas d’une prise en charge due à leur déficience ou altération. Un bon nombre de personnes vieillissantes touchées par la DMLA sont d’autant plus pénalisées du fait d’un manque de formation à la déficience visuelle des personnels travaillant dans ces établissements. M. CHAZAL propose de solliciter les administrations centrales afin d’obtenir une R.Q.A.H. Reconnaissance Qualité Âgé Handicapé. A cette proposition, la commission adhère complètement. M. NICOLLE intervient pour apporter son point de vue sur la différence entre la dépendance et la situation de handicap. Pour lui, la dépendance provient du vieillissement donc un état de fait alors que l’altération ou la déficience sensorielle, mentale ou physique nous positionne en situation de handicap puisque aucune préconisation totale ne nous permet pas de se mouvoir sans aide. Donc, le handicap est la situation où la personne est confrontée à divers problèmes, par exemple l’aménagement ou l’accessibilité ou encore au personnel non formé. Suite à ces échanges, la commission propose qu’un questionnaire soit élaboré et transmis aux non et mal voyants, ainsi qu’aux familles. Thierry NICOLLE accepte d’établir et demande aux membres de la commission d’apporter leurs aides pour réaliser ce document. Ce dernier sera transmis lors de l’envoi du bulletin de notre confédération.

5 – LA SITUATION DES TRAVAILLEURS D’E.S.A.T HÉBERGÉS DANS DES FOYERS. Les personnes travaillant en milieu protégé et arrivant à l’âge de la retraite ne peuvent pas rester hébergées au sein de la même structure d’hébergement puisqu’ils ne relèvent plus du milieu de travail qui leurs donnaient l’accès à cet hébergement. Sauf dérogation des directeurs d’établissements, ces derniers pourront rester au sein de cet hébergement mais éprouveront des difficultés de paiement des loyers puisqu’ils ne percevront plus la garantie de ressources à laquelle ils étaient bénéficiaires. La question est posée, comment feront-ils ? Le président CHAZAL demande que ce point soit étudié afin de saisir le ou les ministères concernés.

Aucune question diverse étant à l’ordre du jour, la séance se termine à 19 heures 15.

La prochaine réunion de la commission juridique es projetée au 23 avril 2013 à 17 heures 30.

Suite à celle-ci et à la demande des membres de la commission, une réunion physique sera envisagée au sein de notre siège social.

Commission Juridique Thierry NICOLLE Aller à la table des matières

11) – UNION EUROPEENNE / MONDIALE DES AVEUGLES

11-A) MISE À JOUR CONCERNANT LE PROJET DE DÉVELOPPEMENT NVDA :

La somme de 55 000 $ a été collectée auprès d’organisations membres de l’UMA dans le monde entier pour mettre à disposition gratuitement en ligne son logiciel open source pour les déficients visuels. Le programme NVDA est un prototype de logiciel parlant open source qui possède beaucoup des caractéristiques de JAWS. Il a été développé par deux jeunes aveugles Australiens, James TEH et Mick CURRAN, dont le but était de fournir un logiciel parlant pour améliorer l’accessibilité pour les aveugles et les malvoyants dans le monde.

Lors de l’Assemblée Générale de l’UMA de Bangkok, une collecte spéciale a été menée par le Sénateur Monthian BUNTAN lors du dîner de gala de clôture pour obtenir des fonds qui aideront l’équipe NVDA et leur permettront de continuer à étendre le projet NVDA. Au total, environ 55 000 $US ont été collectés auprès de ces organisations : Association Thaïlandaise des Aveugles, Fédération Nationale des Aveugles (USA), Vision Australia, Organisation Nationale des Aveugles Espagnols (ONCE), Institut Royal National pour les Aveugles (RU), Fédération Allemande des Aveugles et Malvoyants (DBSV), Association Israélienne pour les Aveugles, Fondation Chrétienne pour les Aveugles de Thaïlande, et École Overbrook pour les Aveugles. Tous ont généreusement contribué au soutien du programme. Voici le lien vers le site du programme NVDA : http://www.nvda-project.org/ site est en anglais seulement. Aller à la table des matières

11-B) LE PROJET DE L’UMA DE CRÉER UNE BANQUE DE RESSOURCES EN MATIÈRE D’EMPLOI EST LANCÉ

By Karen Wolfe

L’importance d’avoir un travail ne peut être minimisée, c’est ce qui permet à la plupart des adultes de vivre et de faire vivre leurs familles. Le travail est la façon dont les gens modernes contribuent à la communauté élargie, en faisant don de leur énergie et de leur talent pour un plus grand bien-être. C’est à travers le travail que les individus développent et gardent confiance et estime de soi. Malheureusement, l’un des plus grands challenges pour les personnes déficientes visuelles dans le monde est que seul un très petit pourcentage parviendra à obtenir un emploi sur le compétitif marché du travail. Project ASPIRO est un nouveau site web consacré à l’emploi et à la planification de carrière, spécialement conçu pour s’occuper de ce problème. http://eval.projectaspiro.com/fr/Pa... Project ASPIRO a été développé en partenariat par l’Union Mondiale des Aveugles et l’INCA (Institut National Canadien pour les Aveugles) et il a été financé par la Fondation Ontario Trillium.

Les taux d’emploi inacceptablement bas chez les déficients visuels dans le monde sont bien documentés (LaGrow & Davey, 2006 ; Nations Unies, 2012 ; Vision Australia, 2012 ; Wolffe & Spungin, 2002). Les statistiques de l’emploi dans les pays développés tels que l’Australie, les États-Unis, le Canada et autres sont restés grosso modo stables depuis de nombreuses années – l’emploi a oscillé entre 30 et 40 %, en fonction du niveau d’éducation des individus, de leur âge, de leur degré de vision, et de leur santé générale. Dans les pays en développement, ce taux chez les adultes handicapés visuels est encore plus choquant car il dépasse rarement les 10 % pour toutes les sources.

Cela dit, ces statistiques de l’emploi ne prennent en considération que les personnes « sur le marché du travail », mais elles oublient les nombreux, très nombreux adultes qui ont cédé au désespoir et qui ne cherchent même plus à trouver du travail. Le Bureau des Statistiques de l’Emploi aux États-Unis étudie la participation au marché du travail et l’emploi des personnes handicapées depuis 2006 et estime maintenant que près de 80 % des adultes déficients visuels en âge de travailler n’essaient même plus de chercher un emploi. Certaines de ces personnes sans emploi le sont parce qu’elles l’ont choisi – elles ont choisi de se retirer après avoir perdu la vue ou souffrent de maladies chroniques ou autre condition handicapante qui les empêche de travailler ; mais la recherche menée dans divers pays, y compris aux États-Unis et au Canada, a révélé qu’environ les deux tiers de ceux qui sont sans emploi aimeraient en trouver un (Taylor, Krane, & Orkis, 2010 ; Statistiques Canada, 2010). Project ASPIRO a vu le jour pour aider ces personnes à explorer les options de carrière qu’elles ont et à trouver du travail si elles le souhaitent.

Le site web est une ressource en matière d’emploi et de planification de carrière très complète destinée aux individus handicapés visuels de tous âges, indépendamment de l’étape professionnelle à laquelle ils se trouvent, du monde entier. Le site web se divise en quatre volets principaux.

 Le premier volet vise les individus handicapés visuels. Les informations sur le site sont destinées à aider les personnes à planifier et à mettre en place leur carrière professionnelle. Nous partageons techniques et stratégies pour vivre en toute indépendance, décrivons comment acquérir diverses aptitudes à travers les possibilités d’apprentissage sur le terrain et théorique, aidons à explorer les carrières existantes et à chercher du travail à travers activités et ressources, et décrivons les approches de progression professionnelle et de conservation de l’emploi. Pour cela, nous employons les Questions les Plus Fréquentes (FAQ), des trucs et conseils et des checklists qui permettent de rendre le contenu facilement accessible et doté de sens.

 Le deuxième volet est tourné vers les fournisseurs de services : professeurs, conseillers, spécialistes de l’emploi, ou tout autre professionnel travaillant avec des aveugles ou personnes à basse vision. Cette section détaille comment aider les étudiants et les clients et comment ils peuvent eux-mêmes aider pour explorer leurs intérêts, aptitudes, valeurs et personnalité professionnelle ; elle évalue le marché du travail et donne des informations concernant les postes disponibles et voies de carrières possibles, prépare à l’emploi et décrit les appuis nécessaires pour faciliter un placement professionnel réussi.

 Le troisième volet est rédigé à l’intention des familles et des amis des personnes handicapées visuelles. Si nous reconnaissons que le développement d’une carrière commence à la naissance et se poursuit tout au long de la vie d’une personne, cette section décrit le typique processus de développement de carrière et explique en détails comment familles et amis peuvent soutenir leurs enfants, les membres de leur famille ou leurs amis et connaissances lorsqu’ils se sentent prêts à s’intégrer au marché de l’emploi et à avancer dans leur carrière.

 Le dernier volet s’adresse aux employeurs qui envisagent d’embaucher des candidats handicapés visuels ou qui possèdent parmi leur personnel des travailleurs en perte de vision. Des informations concernant les endroits adéquats pour ces travailleurs non-voyants ou à basse vision sur le lieu de travail sont données. Les inquiétudes que ces employeurs ont manifestées concernent la capacité des aveugles ou malvoyants à réaliser en toute sécurité leur travail, à venir au travail et à en repartir, et à évoluer dans l’environnement de travail, sans oublier l’accès aux informations imprimées et picturales et la réponse aux standards de productivité.

Chacun des volets du site web contient des FAQ, des trucs et conseils, des checklists et des liens vers des programmes, services et organisations ; sans oublier les listes de ressources annotées. De plus, il y a plusieurs segments audio/vidéo qui soulignent divers cas d’individus du monde entier tout à fait épanouis dans leur travail. Ce site web a la vocation d’être dynamique et de nouveaux supports vidéo et interviews audio avec la participation d’individus handicapés visuels heureux dans leur travail sont attendus et seront publiés prochainement.

Veuillez visiter régulièrement Project Aspiro et partager vos impressions avec l’auteure (karenwolffe@gmail.com). Aller à la table des matières

11-C) TIBET : EXPOSITION À TRAVERS LES YEUX DES AVEUGLES

Du 3 au 7 décembre, des photographies prises par des aveugles ont été exposées à l’« art 8 », un bloc quadrilatéral de BEIJING. Ces photos ont été prises par des tibétains malvoyants et 2 formateurs en « photographie non-visuelle » malvoyants aussi, du centre de développement culturel des personnes handicapées one plus one (BEIJING). Bon nombre de personnes, dont du personnel de diverses ONG, des journalistes, des étudiants et des artistes sont venus à l’exposition, à laquelle ils ont prêté un grand intérêt et un solide respect.

Du 12 au 20 décembre, avec le soutien de l’ambassade de FRANCE, handicap international et l’association tibétaine des aveugles et des formateurs du centre de développement culturel des personnes handicapées one plus one (BEIJING) se sont rendus au TIBET et ont dispensé une formation en photographie non-visuelle à neuf tibétains déficients visuels. Au cours de la formation, les élèves ont appris à utiliser un appareil photo et ont développé la capacité de prendre des photos sans voir ; ce que nous appelons la « photographie non-visuelle ». À l’issue de la formation, tous avaient pris beaucoup de photos, ce qui était l’objectif de celle-ci. Avec l’aide des bénévoles présents, ils ont choisi plusieurs photos pour l’exposition.

CIREN ZHAXI est l’un des formateurs, et l’une des photographies prises par lui était basée sur l’ouïe. Il l’a intitulée « pigeons à Potala Square”. DEQING YUZHEN adore toucher, et lorsqu’elle touche une belle fleur, elle la prend vite en photo. KILLA utilise ses photos pour raconter aux visiteurs que ce n’est pas parce qu’elle ne voit pas qu’elle ne peut pas prendre de photos. QIANGBA JIACUO a pris en photo un déchet sur un fond magnifique. Il voulait exprimer à tout le monde qu’il faut aimer l’environnement qui nous entoure, que l’on puisse en voir aussi les déchets ou pas.

SUN HE, l’organisateur de handicap international, a déclaré : « l’exposition est très réussie, les élèves tibétains utilisent leurs photos pour exprimer ce qu’ils veulent dire aux autres. Ces photos seront prochainement exposées à d’autres endroits ».

Le centre de développement culturel des personnes handicapées one plus one (BEIJING) a offert de nombreux cours de formation aux élèves des écoles d’aveugles et des universités et de la société. Il a également organisé plusieurs expositions avec différents partenaires. Les nombreuses photos prises par des artistes déficients visuels ont beaucoup impressionné les visiteurs. XIE YAN, directeur de one plus one, a déclaré qu’il aimerait dispenser plus de formations aux déficients visuels, et il espère que cette voie permettra au reste de la société de mieux comprendre les aveugles. Aller à la table des matières

12)- ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) EAU THERMALE AVÈNE : NOUVEAU, UNE BROCHURE EN BRAILLE !

Marque engagée et solidaire, Eau thermale Avène s’appuie sur la compétence d’HandiCaPZéro pour proposer aux personnes aveugles et malvoyantes une information adaptée sur sa gamme de produits de soin. Destinés aux peaux les plus sensibles, ces soins, dont l’actif essentiel est l’Eau thermale d’Avène, se déclinent en plusieurs lignes dédiées au visage, au corps…

Une brochure complète, désormais accessible en braille mais également sur le site handicapzero.org, propose une information variée tant sur l’histoire de la marque que sur sa philosophie ou encore l’utilisation et les indications de ses soins.

la brochure Eau thermale Avène
- Commandez gratuitement l’édition en braille sur handicapzero.org ou au 0800.39.39.51 (appel gratuit depuis un poste fixe en France).
- Consultez, agrandissez et écoutez à partir de handicapzero.org, rubrique Eau thermale Avène

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13)- APPEL A ACTION

13-A) RECHERCHE DE TESTEURS POUR UNE EXPÉRIENCE : DÉTECTION DE VOITURE ÉLECTRIQUE EN MILIEU URBAIN

Les voitures électriques sont très silencieuses, surtout à basse vitesse. Cela peut poser d’importants problèmes de sécurité pour les piétons. Le projet « EVADER », dont Renault, l’Union Européenne des Aveugles et la CFPSAA sont partenaires, a pour but de proposer des systèmes de détection de piéton et d’alerte pour rendre plus sûrs les véhicules électriques. Le principe est d’équiper ces voitures d’un signal sonore pouvant facilement être entendu par un piéton malgré l’environnement (le bruit de fond urbain dont notamment le reste du trafic automobile).

Cette expérience, réalisée en studio d’écoute avec un casque audio, a pour but d’évaluer la capacité de différents signaux à alerter un piéton. Pour cela, on présente à un auditeur du bruit de trafic routier servant de bruit de fond. L’auditeur doit s’imaginer au bord d’un trottoir, face à une route qu’il s’apprête à traverser. Le trafic routier est lointain, donc cela ne représente pas de danger pour lui. Cependant, de temps en temps, une voiture s’approche sur la chaussée que l’auditeur souhaite traverser. Sa tâche consiste donc à détecter l’arrivée de cette voiture. Différents véhicules sont utilisés et les réponses de l’auditeur sont enregistrées. Cette mise en situation dure environ 45 minutes au total.

Cette expérience aura lieu au Technocentre Renault à Guyancourt. L’accès n’étant pas simple par les transports en commun dans la journée, une navette de type monospace pourra prendre en charge une personne le matin puis une autre l’après-midi. Nous viendrons vous chercher soit à la station pont de Sèvres ligne 9 ou à la station Versailles rive gauche accessible par le RER C.

Cette expérience sera réalisée du 14 au 24 mai. Nous souhaitons faire passer 9 personnes non-voyantes. Pour vous inscrire ou obtenir plus d’informations, veuillez contacter YANN LEDUC par mail yann.leduc@renault.com ou téléphone au 06 46 93 18 53.

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13-B) APPEL AUX VOLONTAIRES POUR ŒUVRER EN FAVEUR DE L’AUDIO-DESCRIPTION ET ADHÉRER AU PANEL DE LA CFPSAA

Au tout début de 2011, la CFPSAA a mis en place un panel de téléspectacteurs déficients visuels dont l’objectif est d’accompagner la montée en charge de l’audiodescription dans les émissions télévisées tout en s’assurant du maintien d’un niveau de qualité élevé de cette audiodescription

Depuis le nombre d’émissions télévisées audiodécrites a augmenté de façon très significative. Pour continuer à relever ce défi ambitieux, la CFPSAA sollicite l’aide de nouveaux déficients visuels afin d’aider l’équipe actuelle du Panel en charge de ce projet.

Cette équipe au sein de la CFPSAA a pour mission d’engager et de maintenir un dialogue constructif et régulier entre le monde des déficients visuels et celui des différentes chaînes de télévisions en :  faisant part de leur ressenti concernant l’audiodescription des émissions télévisées audiodécrites ;  faisant remonter leurs souhaits aux différentes chaînes de télévision : ressenti des membres, type d’émissions, tranches horaires, etc.  incitant la presse et les magazines spécialisées à signaler les émissions télévisées audiodécrites.

Si vous souhaitez contribuer à ce groupe pour faire avancer la belle cause de l’audiodescription alors inscrivez-vous auprès de Guy Rochereau à l’adresse suivante : guy_rochereau@yahoo.fr

Nous vous remercions par avance de répondre nombreux à cet appel.

Sylvain Nivard Président le la Commission Culture de la CFPSAA

(1) L’audiodescription est une technique consistant à insérer, lorsque cela est possible et pertinent, la lecture d’un texte descriptif en vue d’améliorer la compréhension autonome de l’action par un déficient visuel. Cette description sonore s’intercale entre les plages de dialogue d’un programme et vise à rendre compte d’informations essentielles qui ne peuvent être perçues par le seul sens de l’ouïe. En fonction du contexte, l’audiodescription précise des éléments tangibles tels que les décors, les paysages, les costumes, les indications alphanumériques visibles (générique, lecture du sous-titrage d’une langue étrangère), les mouvements et les actions. Elle s’attache également à restituer les atmosphères, les bruits non aisément identifiables ainsi que les mimiques apparentes des personnages résultant du jeu des acteurs.

(2) La CFPSAA (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes) a pour objectifs de :  Rassembler les principales associations françaises agissant auprès des personnes aveugles ou malvoyantes.  Coordonnées leurs actions et demandes.  Favoriser l’amélioration de l’intégration scolaire, professionnelle, économique, culturelle et sociale des personnes aveugles ou malvoyantes.

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13-C) VOTRE AVIS SUR LA BIBLIOTHÈQUE DE LA CITÉ DES SCIENCES

Étant actuellement en master VHMA (Vieillissement, Handicap, Mouvement et Adaptation) et effectuant un stage à la Bibliothèque de la cité des sciences et de l’industrie, je réalise un mémoire autour de l’accessibilité des offres de cette dernière à destination des personnes déficientes visuelles. À cette fin, je souhaite, et c’est également une volonté de la bibliothèque, connaître votre opinion. Pour ce faire je vous propose de remplir le questionnaire en ligne, ci-dessous : https://docs.google.com/forms/d/1G3... Pour faciliter le remplissage du questionnaire, je vous conseille de :
- Si vous utilisez NVDA, veuillez cochez la case « Mode formulaire automatique au déplacement du curseur » dans le menu « Préférences » puis « Mode navigation »
- Si vous utilisez Jaws, en étant positionné sur le formulaire, ouvrez la boîte de dialogue « verbosité » INSER + V et se déplacer avec flèche bas ou haut sur « mode formulaire » puis l’activer avec la touche ESPACE Ou bien si vous préférez, ou si vous rencontrez des difficultés avec le questionnaire en ligne, vous trouverez en pièce jointe le même questionnaire sous format word mettre une croix devant la réponse choisie (lettre X). Vous pouvez également me contacter par téléphone au 01 40 05 71 04 et renvoyer le questionnaire rempli à l’adresse suivante : deborah.rincon@universcience.fr Je vous remercie pour votre aide et vous communiquerai très prochainement les résultats de mon étude."

J’ai préparé un texte un peu différent lorsque je l’ai envoyé à des associations (je peux te l’envoyer si tu souhaites aussi ’envoyer à des associations).

Merci beaucoup pour ton aide précieuse.

RINÇON Déborah Bibliothèque de la Cité des sciences et de l’Industrie - Service accueil des publics et accessibilité - Universcience Aller à la table des matières

13-D) À DIFFUSER LARGEMENT ! ...

Parce qu’aujourd’hui, en France, des personnes en situation de handicap ne bénéficient pas d’un accès aux soins bucco-dentaires rapide et adapté. Une situation lourde de conséquences pour ces enfants et adultes qui, faute de prise en charge, connaissent une importante souffrance et souvent une aggravation de leur état de santé. Une situation inacceptable pour les familles concernées, qui non seulement se voient refuser le droit légal et légitime de faire soigner leur enfant mais qui, en plus, en subissent les retombées sanitaires et financières. Pour que « l’égalité des droits et des chances » définie par la loi sur le Handicap du 11 février 2005 ne soit pas qu’une utopie…

Signer la pétition : http://www.change.org/fr/pétitions...

. Aller à la table des matières

14)- COURRIER DES LECTEURS

Bonjour, Lors des États-Généraux, j’étais intervenue pour parler de la parentalité, sujet trop souvent oublié par les associations représentatives de la déficience visuelle. Pourtant, de nombreux parents aveugles ou mal voyants font face à des situations difficiles voire injustes et ce, du seul fait de leur handicap. Ces derniers jours nous avons reçu sur le groupe parents Aveugles, l’appel au secours d’un papa de 33 ans, en instance de séparation, père d’un petit garçon de 11 mois pour lequel il demande la garde alternée. Je ne connais pas les détails du ou des motifs de séparation, cela ne me regarde en rien ; mais savoir qu’il pourrait ne plus revoir son fils parce que son ex compagne juge que du seul fait de son handicap il ferait prendre des risques à leur enfant, savoir que la juge abonde dans ce sens en plein tribunal en montrant au père quelque chose et lui demandant de l’identifier pour conclure que comme il ne peut pas voir ce qu’elle lui montre, il ne peut pas s’occuper de son bébé, là ça m’agace beaucoup beaucoup !!! Aussi, comme d’autres parents, et comme Mickael nous l’a demandé, j’ai simplement témoigné par écrit de mon expérience de maman aveugle, sans porter de jugement sur les faits que nous rapporte Mickael et je le lui ai envoyé. Si vous souhaitez faire de même, avoir plus d’informations ou simplement l’encourager dans son difficile combat, voici son adresse mail bzidan1@free.fr Je vous joins un article paru à ce sujet dans la presse. Dieppe Parce qu’il est aveugle, il se dit « discriminé » La justice pourrait lui enlever son enfant Suite à une séparation, Mickaël craint de perdre la garde alternée de son petit garçon. Bien que totalement aveugle, ce Dieppois de 33 ans affirme être en mesure de s’occuper correctement de son fils. Va-t-il perdre la garde alternée de son petit Louis ? C’est avec inquiétude que Mickaël attend la décision du juge des enfants du tribunal de Dieppe prévue le 30 avril. Originaire du Blanc-Mesnil, ce jeune homme de 33 ans qui vit à Dieppe est atteint d’une cataracte congénitale bilatérale. Il a totalement perdu la vue il y a une dizaine d’années suite a un décollement de la rétine. Ce qui ne l’a pas empêché de mener une vie parfaitement normale. Il y a deux ans et demi, il a même rencontré une jeune femme originaire de la région dieppoise.

Triste souvenir

Une union libre conclut il y a onze mois par la naissance d’un petit garçon. Hélas, le conte de fée a connu une fin brutale il y a quelques semaines. Sa compagne l’a quitté, annulant un mariage prévu de longue date, et voilà qu’elle demande la garde de Louis invoquant, selon lui, des risques pour l’enfant « Je ne sais pas ce qui s’est passé. Jusque- là, c’est moi qui m’occupais de ses deux filles de 8 ans et 6 ans (nées d’une précédente union) et elle ne trouvait rien à y redire explique Mickaël.

L’ex-compagne a demandé et obtenu par le biais de son avocate Me Caroline FLIN, un référé. Le 19 mars, Mickaël a été entendu par une juge des affaires familiales : « C’était un peu spécial. Au début son avocate a émis des doutes sur ma capacité à pouvoir m’occuper de mon enfant. Puis mon ex-concubine s’est exprimée. Elle voudrait que je ne voie mon fils qu’en présence d’un tiers et seulement en journée. Je n’ai pas de famille à Dieppe, je ne peux donc pas me déplacer. Si je n’ai pas, au moins, la garde alternée, je ne verrai plus mon fils... »

Me FLIN conteste cette version des faits. « C’est une affaire en cours et c’est délicat d’en parler sans l’accord de ma cliente. Nous sommes dans un conflit entre parents, une séparation difficile. Mais ce n’est pas une question de discrimination par rapport à sa cécité ».

Mickaël conserve pourtant un souvenir assez sinistre de son audition au tribunal : * La juge m’a posé des questions par rapport à mon handicap. Elle m’a dit : Monsieur, est-ce que vous voyez ce que j’ai dans ma main ? Je lui ai répondu : Madame vous savez bien que non puisque je suis non-voyant I Puis elle m’a dit : Alors, comment allez-vous faire si votre fils met un objet dans sa bouche ? J’ai répondu qu’un non-voyant était beaucoup plus vigilant par nature. Quand Louis est avec moi, je ne le lâche pas ».

Mickaël s’est entouré d’une aide-ménagère et d’une infirmière pour se dégager des tâches ménagères. Il ne veut pas de garde exclusive mais une garde alternée, c’est-à-dire un partage de l’enfant avec sa concubine. « Mais quand je vois les difficultés des divorcés valides, je me dis que je n’ai aucune chance » confie-t-il. Aller à la table des matières

15) - LOISIRS / VOYAGES

15-A) CONCERT AU PROFIT DE LA FONDATION DES AVEUGLES DE GUERRE

En cette année de commémoration du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée, traité fondateur de l’amitié et de la réconciliation franco-allemande, la fondation des aveugles de guerre vous invite au concert donné à son profit par la chorale franco-allemande de paris le jeudi 30 mai 2013 à 20 h 30 en l’église du val de grâce, 1 place Alphonse Laveran 75005 paris.

La fondation des aveugles de guerre, reconnue d’utilité publique en 2011 est issue de l’union des aveugles de guerre, association créée en décembre 1918, qui œuvre depuis plus de 90 ans à l’amélioration des conditions de vie des aveugles ainsi qu’à renforcer l’amitié et la réconciliation entre les ennemis d’hier.

Au programme, vous pourrez écouter la "messe en fa" de Théodore Dubois ainsi que la "cantate pour la paix" de Bernard Lallement.

Prix des places : 20 €.

Renseignements et réservations, voir les pièces jointes ou : www.aveuglesdeguerre.org

PROGRAMME La "Messe en Fa" de Théodore DUBOIS La "Cantate pour la Paix" de Bernard LALLEMENT.

Li Chin Huan, soprano solo Martina Ziegert, orgue Bruno Gousset, piano Direction : Thomas Carré

PRIX/ACCÈS Entrée : 20€. Billets en vente à l’entrée ou sur réservation à :
- Fondation des aveugles de guerre 20 rue d’aguesseau 75008 paris 01 44 51 60 40 fondation@aveuglesdeguerre.org - www.aveuglesdeguerre.org Reconnue d’utilité publique, la fondation peut recevoir des dons qui donnent droit à des réductions d’impôts.
- chorale franco allemande de paris : www.cfaparis.asso.fr
- achat en ligne : http://www.moxity.com/events/cantat...

Église du Val de Grâce 1 Place Alphonse Laveran 75005 Paris RER B Luxembourg, bus 21, 27

Ce concert est donné par la Chorale Franco-Allemande de Paris au profit de la Fondation des Aveugles de Guerre le jeudi 30 mai 2013 à 20H30 en l’église du Val de Grâce, 1 Place Alphonse Laveran, 75005 Paris.

2013 célèbre le 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée, signé par le Chancelier Konrad ADENAUER et le Général Charles de GAULLE, traité fondateur de l’amitié et de la réconciliation franco-allemande.

Ce concert est l’occasion pour la cinquantaine de choristes de rendre hommage à l’engagement des aveugles de guerre dans les processus qui ont conduit après chaque conflit mondial au rapprochement entre les deux pays.

En effet, très rapidement après la fin des deux conflits, les aveugles de guerre français et allemands ont tissé des liens d’amitié, se plaçant ainsi à l’avant garde des actions de réconciliation entre les deux pays. L’idéal de la chorale franco-allemande de Paris s’inscrit donc parfaitement dans la lignée des valeurs défendues par l’Union des Aveugles de Guerre dont la Fondation a la charge de perpétuer la mémoire.

La Fondation des aveugles de guerre est ainsi en mesure d’apporter aide et assistance aux aveugles, militaires ou civils, ayant perdu la vue du fait de conflits passés ou futurs, d’attentats ou de missions assurées pour le compte de l’Etat, en France ou à l’étranger, ainsi qu’à leurs familles. Aujourd’hui, fort heureusement le risque d’un conflit majeur avec un afflux de nouveaux aveugles de guerres s’est considérablement réduit. Toutefois, l’esprit qui a animé ces victimes du devoir pendant près d’un siècle ne doit pas s’éteindre avec la disparition progressive des quelques 150 derniers survivants.

Aussi, la Fondation s’est également fixé comme objectifs de rassembler des moyens pour financer des travaux de recherche permettant de prévenir ou soigner la cécité et d’améliorer les conditions de vie des personnes déficientes visuelles, qu’elles soient civiles ou militaires. Cela nécessite des fonds à la hauteur des enjeux que représentent les volumes estimés des personnes atteintes des maladies de l’oeil dans un avenir assez proche, particulièrement dans le monde développé où l’allongement de la durée de vie est permanent. La recette de ce concert sera ainsi destinée à financer les actions de la Fondation. Reconnue d’utilité publique, la Fondation peut recevoir des dons qui donnent droit à des réductions d’impôts.

Le cadre symbolique de l’église de l’hôpital où de nombreux aveugles de guerre ont reçu les premiers soins, devrait sans aucun doute apporter une charge émotionnelle toute particulière à cet événement.

Pierre TRICOT, Président de la Fondation des Aveugles de Guerre Aller à la table des matières

15-B) EXPOSITION : « LÉONARD DE VINCI, PROJETS, DESSINS, MACHINES. »

Information : Nous vous proposons des visites accompagnées avec médiation sur l’exposition ; les samedis : 27 avril à 15h - 25 mai à 15h - 1er juin à 15h. Ainsi que sur rendez-vous ; nous contacter au : 01 40 05 79 54

Visite de l’exposition gratuite pour toute personne handicapée et son accompagnateur éventuel mais nécessité de prendre un billet gratuit aux caisses sur présentation d’un justificatif. Le billet de l’exposition donne accès à toutes les autres expositions d’Explora. Possibilité d’accueil et de visite guidée pour les petits groupes et les individuels, L’animation « Machinerie » est accessible, accompagnée et sans inscription le Samedi et les Vacances Scolaires et sur réservation les autres jours, elle se déroule en EM28 juste à droite de l’exposition, se référer au programme disponible à l’accueil général

Exposition à la Cité des Sciences et de l’Industrie jusqu’au 18 août 2013, accessible aux personnes déficientes visuelles accompagnées.

Avec Léonard de Vinci, projets, dessins, machines, la Cité des sciences et de l’industrie propose une grande exposition destinée à mettre en lumière des facettes inédites de la personnalité de Léonard de Vinci. Peintre au talent universellement reconnu, Léonard de Vinci était aussi ingénieur, scientifique, scénographe, musicien et un homme de cour accompli. Considéré comme l’archétype de l’Homme de la Renaissance, sa curiosité insatiable rivalisait avec sa force de création. Elle est construite autour de la collection des 40 grandes reconstitutions de machines du Museo nationale della scienza e della tecnologica Leonardo da Vinci de Milan réalisées dans les années 1950 à partir des dessins de Léonard. Les maquettes 3D manipulables, les dessins en relief, les textes lus, les films audio-décrits et les manipulations ludiques qui les entourent, permettent de comprendre qui était Léonard, avant tout un homme de son temps.

Pour illustrer ce propos, l’exposition se fait à certains moments l’interprète de la pensée de Léonard de Vinci, tandis qu’à d’autres, elle insiste sur le caractère parfois visionnaire de son travail, en présentant en vis-à-vis des réalisations contemporaines issues des mêmes démarches de recherches bio-inspirées. Et pour préparer votre visite un lien pour écouter une émission sur France-Culture : http://www.franceculture.fr/emissio...

Renseignements : Info.deficientvisuel@universcience.fr 01 40 05 79 54 www.cite-sciences.fr/vinci Cité des sciences et de l’industrie 30, avenue Corentin Cariou - 75019 Paris Métro : Porte de la Villette Horaires : Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 18h, et jusqu’à 19h le dimanche. Aller à la table des matières

15-C) SEJOUR AU CENTRE DE VACANCES DE L’UNION ITALIENNE DES AVEUGLES A TIRRENIA (TOSCANE)

Séjour de 14 jours en juin :

- 815.00 euros par personne en chambre simple
- 700.00 euros par personne en chambre double – tour B (petite chambre)
- 900.00 euros par personne en chambre double – tour A (grande chambre)

L’offre comprend :
- pension complète avec des plats nationaux et internationaux sans oublier les spécialités de la Toscane
- cocktail de bienvenue
- repas typique avec dégustation des spécialités toscanes
- repas de gala où nos hôtes pourront déguster un menu conçu par notre chef
- service de plage (parasol / transat et serviettes)
- musculation dans le parc tous les matins entre 8h et 8h45 et gymnastique sur la plage entre 10h et 10h45
- soirée musicale ; excursion

Extra : Taxe de séjour : 7.50 euros par personne

Informations complémentaires : info@centroletorri.it tél. : 0039 050 32270 site : www.centroletorri.it

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