Accès direct au contenu de la page

logo de la CFPSA

Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

Accueil du site > Bulletins CFPSAA-Infos > Bulletins de 2014 > Bulletin 1 du 14 janvier 2014

Bulletin 1 du 14 janvier 2014

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2014 -1 – du 14 janvier 2014

Pour vous abonner à la lettre du CFPSAA, envoyez un message à cfpsaa-subscribe@yahoogroupes.fr Pour vous désabonner de cette lettre, envoyez un message à cfpsaa-unsubscribe@yahoogroupes.fr à partir de l’adresse inscrite.

ÉDITORIAL

Au seuil de cette nouvelle année, je forme pour vous-même, vos familles et ceux qui vous sont chers, des vœux de santé, bonheur et réussite de vos projets. Je vous souhaite de rester optimistes, confiants en l’avenir et déterminés à agir, malgré les difficultés de tous ordres que nous rencontrons au quotidien.

Que 2014 soit une année favorable à chacune des nombreuses associations qui, dans notre pays, viennent en aide aux déficients visuels : que toutes obtiennent les ressources dont elles ont besoin pour conduire leurs actions, s’efforcent de donner une image positive et non plus misérabiliste de celles et ceux qu’elles soutiennent ou représentent, qu’elles comprennent enfin que seule l’unité nous permettra non seulement de maintenir les acquis, mais aussi d’aller de l’avant dans tous les domaines.

Plus que jamais, chaque déficient visuel, quelque soit son âge, sa situation de famille, qu’il travaille ou non, qu’il réside à Paris ou en province, en ville ou en zone rurale, doit savoir qu’en raison de la crise économique, morale, politique et sociale que nous traversons, de lourdes menaces pèsent aujourd’hui sur l’ensemble de nos droits : réduction des prestations sociales, durcissement de leurs conditions d’attribution, remise en cause de nos spécificités. Pour contrecarrer ces menaces, il est indispensable que chacune et chacun d’entre nous s’engage, se mobilise, sorte de son isolement et de l’attentisme. Nos associations en général, et la CFPSAA en particulier, ne seront crédibles face aux Pouvoirs Publics et n’obtiendront des résultats tangibles que si elles sont en capacité de démontrer qu’elles sont réellement représentatives, fortes, à l’écoute des attentes des déficients visuels. Vous seuls pouvez nous permettre d’atteindre ces objectifs en vous engageant davantage à nos côtés.

Une cinquantaine seulement de déficients visuels, d’ailleurs presque toujours les mêmes d’une année sur l’autre, ont répondu à notre appel et versé une cotisation de membre sympathisant ou membre d’honneur de la CFPSAA. Je les remercie de tout cœur et leur suis reconnaissant de leur fidélité. Sur plusieurs dizaines de milliers de personnes aveugles dans notre pays, il faut reconnaître que c’est bien peu, il y aura sans doute beaucoup plus de réclamations si, notamment par manque de représentativité, nous ne pouvons maintenir les avantages acquis ou en obtenir de nouveaux ! C’est maintenant qu’il faut être unis, forts, rassemblés, non lorsqu’il sera trop tard ! Vingt ou même quarante euros par an, pour défendre une PCH dont le montant annuel dépasse 7.000 euros, est-ce démesuré ? À vous d’en juger.

Je ne serai pas plus long pour aujourd’hui, les quelques articles de ce bulletin faisant le point sur nos différentes activités depuis les premiers jours de 2014.

J’essaierai, cette année de vous adresser deux bulletins par mois de sorte que chacun soit moins copieux que l’an passé mais que vous ayez, au final, la même quantité d’informations.

Réagissez, la rubrique « courrier des lecteurs » vous reste ouverte, chacune et chacun d’entre vous sera notre raison d’exister si nous sommes conscients de l’intérêt que vous nous portez !

Pour conclure, je veux encore vous dire que je crois en 2014 qui peut être une année « historique » pour les personnes handicapées :
-  la loi de 2005 va être modifiée par ordonnance afin d’en améliorer le contenu notamment en matière d’accessibilité,
-  la France devrait ratifier le traité de Marrakech favorisant ainsi l’échange de livres en formats accessibles, dont la production devrait être également améliorer par les modifications apportées à la loi DATSI et à ses textes d’application,
-  la Conférence Nationale Handicap prévue par la loi et qui se tient tous les trois ans se réunira en fin d’année, ce sera l’occasion de faire le point sur l’avancement des multiples dossiers évoqués lors du Comité Interministériel de septembre 2013 et de vérifier que les objectifs fixés sont bien en voie d’être atteints.

Bonne et heureuse année.

Philippe CHAZAL Président de la CFPSAA. Aller à la table des matieres

DATES A RETENIR :

Veuillez noter dès à présent sur vos agendas les dates suivantes :

- l’Assemblée Générale de la CFPSAA à laquelle peuvent participer avec voix consultatives les membres sympathisants et les membres d’honneur, aura lieu cette année le jeudi 10 avril après-midi au siège de la CFPSAA.
- Le Salon Autonomic se tiendra à Paris du 11 au 13 juin Porte de Versailles. La CFSAA envisage d’y avoir un stand et éventuellement d’y organiser une conférence relative aux droits des personnes handicapées.
- Du 27 au 29 juin prochain, l’association RETINA France organise à Paris (Hôtel Pullman Montparnasse) un congrès mondial d’ophtalmologie, pour toute information veuillez consulter le site : www.retina2014.com.
- Les traditionnelles journées nationales des associations d’aveugles auront lieu du 27 septembre au 5 octobre, la quête sur la voie publique étant autorisée les 4 et 5 octobre, précédée d’une semaine d’information sur le déficience visuelle.

Aller à la table des matieres

2) ACTUALITES INSTITUTIONNELLES

2-A) MADAME LA SÉNATRICE CLAIRELISE CAMPION NOMMÉE PRÉSIDENTE DE L’OBIAÇU

Par arrêté ministériel du 19 décembre 2013 (J.O. du 27 décembre 2013) Claire-Lise Campion, sénatrice de l’Essonne, s’est vu confier la Présidence de l’Observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle (OBIAçU) par le ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, Philippe Martin et la ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion, Marie-Arlette Carlotti. L’OBIAçU poursuit trois objectifs principaux. Il évalue l’accessibilité et la convenance d’usage des bâtiments d’habitation, des établissements recevant du public, des lieux de travail, des espaces publics, des installations ouvertes au public, des moyens de transport et des nouvelles technologies et à l’offre culturelle, sportive et de loisirs. Il étudie également les conditions d’accès aux services publics, au logement et aux services dispensés dans les établissements recevant du public. Il recense les progrès réalisés en matière d’accessibilité et de conception universelle. Enfin, il identifie et signale les obstacles à la mise en œuvre de la loi et les difficultés rencontrées par les personnes handicapées ou à mobilité réduite dans leur cadre de vie. Cette nomination fonde la nouvelle ère d’un engagement mené en faveur des personnes handicapées, et plus largement à destination de tout public concerné par la conception universelle*. Elle constitue une marque de confiance et de reconnaissance à l’égard des travaux effectués par la sénatrice. Pour rappel, en 2011-2012, Claire-Lise Campion et sa collègue sénatrice Isabelle Debré, toutes deux membres de la commission sénatoriale pour le contrôle de l’application des lois, collaborent afin de réaliser un état des lieux de la loi du 11 février 2005 portant sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Les travaux menés alors, font l’objet d’un rapport intitulé « Loi Handicap : des avancées réelles, une application encore insuffisante ». Forte d’une expertise sur le sujet que l’élaboration d’un premier rapport a contribuée à aiguiser, Claire-Lise Campion se voit confier en octobre 2012, par le Premier ministre, une mission gouvernementale sur le thème de « l’accessibilité des personnes en situation de handicap, aux bâtiments recevant du public (ERP), à la voirie, au logement, et aux transports publics ». De cette mission est né le rapport « Réussir 2015 » comportant 40 propositions, parmi lesquelles une mesure phare préconisant la création d’Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’Ap). Le 25 septembre 2013, au cours du Comité interministériel du handicap (CIH), Claire-Lise Campion est désignée pour présider la grande concertation de l’Accessibilité dont les travaux se poursuivent actuellement. C’est dans la continuité de ces travaux que la Sénatrice de l’Essonne a pris ses nouvelles fonctions de Présidente de l’OBIAçU, le 1er janvier 2014. Aussi, à la faveur de nouvelles attributions, il lui tient à cœur de participer à bâtir une société toujours plus inclusive. *Conception universelle : La conception universelle est la conception de tout aménagement, produit, équipement, programme ou service qui puisse être utilisé par toute personne, sans nécessiter ni d’adaptation ni de conception spéciale, et ce quels que soient son sexe, son âge, sa situation ou son handicap. Aller à la table des matieres

3) ACTUALITES SOCIALES :

3-A) LES AIDES SOCIALES QUE L’ÉTAT PEUT RÉCUPÉRER SUR UNE SUCCESSION

Source : Capital.fr Mis à jour le 24/12/2013

En 2014, les règles restent les mêmes : au décès d’une personne, l’administration pourra toujours récupérer sur la succession certaines aides sociales qui lui ont été versées de son vivant.

Cette récupération sur succession se fait auprès des héritiers, légataires (ceux qui reçoivent des biens d’une personne décédée par testament) et autres bénéficiaires de donations. Elle se fait à proportion de leur quote-part dans la succession et diffère selon le type d’aide allouée. Elle est toujours limitée au montant des prestations versées au défunt, à concurrence de l’actif net successoral, après déduction des dettes et frais tels que les impôts, les loyers, les obsèques…, et ne peut jamais s’effectuer sur les biens personnels des héritiers, légataires ou donataires du défunt. En outre, un héritier qui aurait renoncé à la succession ne peut être sollicité pour le paiement de ces dettes. Enfin, le remboursement de ces aides sociales n’est pas automatiquement demandé. Les commissions concernées examinent les dossiers au cas par cas et peuvent renoncer à tout recours ou ne réclamer qu’une partie de ce qui est dû.

> L’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et l’allocation supplémentaire d’invalidité (Asi) Ces aides qui complètent une petite retraite ou une pension de réversion sont récupérées dès que l’actif net de la succession excède le seuil de 39.000 euros, et uniquement sur la part dépassant ce montant, dans un délai de 5 ans maximum après le décès. Le recouvrement sur la part du conjoint survivant peut être différé jusqu’à son décès. Il en est de même pour les héritiers âgés d’au moins 65 ans (60 ans en cas d’inaptitude au travail, et quel que soit l’âge en cas de grave handicap) qui vivaient avec le défunt et étaient à sa charge.

> L’aide sociale en maison de retraite Les sommes versées par les départements au titre de la prise en charge de l’hébergement en maison de retraite ou dans d’autres établissements d’hébergement pour personnes âgées ou handicapées est récupérable sur la succession dès le premier euro, quel que soit le montant de l’actif successoral, l’administration étudiant néanmoins les situations au cas par cas. Par ailleurs, la récupération ne peut avoir lieu sur la part de succession du conjoint, des enfants ou parents d’une personne handicapée et hébergée dans un établissement social ou médico-social, ou de celui ou celle qui en a assumé la charge.

> Les frais d’hospitalisation Ces frais, ou les frais de placement dans un établissement de moyen ou long séjour, peuvent être récupérés auprès des personnes tenues à une obligation alimentaire à l’égard du défunt  : conjoint survivant, enfants, parents, grands-parents. Une renonciation à la succession n’évite pas la récupération des frais. L’héritier n’est en effet pas poursuivi en tant que tel, mais en qualité de débiteur d’aliments tenu par un devoir de secours. Le recours est exercé par l’hôpital, l’hospice, le service d’aide sociale ayant pris en charge les frais d’hospitalisation, au titre de l’aide médicale ou de l’aide aux personnes âgées, ou qui a avancé les frais à la place du défunt.

> Des aides non récupérables L’allocation personnalisée d’autonomie (Apa), la prestation de compensation pour les personnes handicapées, la couverture maladie universelle (CMU) ainsi que le Revenu de solidarité active (RSA) ne sont pas récupérables, à condition, pour cette dernière aide, que le défunt ait bien suivi le plan d’aide. Aller à la table des matieres

3-B) QUESTION ECRITE : PCH ET AIDANT FAMILIAL

14ème législature : Question N° : 18027 de M. Fabrice Verdier (Socialiste, républicain et citoyen - Gard)

Question écrite Ministère interrogé > Économie et finances Ministère attributaire > Économie et finances Rubrique > handicapés Tête d’analyse > allocation compensatrice Analyse > prestation de compensation du handicap. Aidant familial Question publiée au JO le : 12/02/2013 page : 1459 Réponse publiée au JO le : 17/12/2013 page : 13245 Texte de la question M. Fabrice Verdier attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances au sujet de la déclaration aux services fiscaux de la prestation compensatoire de handicap lorsque celle-ci est reversée à l’aidant familial. Les services de la caisse d’allocations familiales et les services fiscaux interpellés par une mère qui s’occupe de sa fille âgée de vingt ans, handicapée moteur cérébral, n’ont pas pu répondre avec précision à la question de savoir s’il était obligatoire de mentionner le reversement de la PCH à l’aidant familial. Il lui demande de bien vouloir lui préciser si le versement de la PCH à l’aidant familial doit faire l’objet d’une déclaration spécifique et dans cette hypothèse de dire quel est l’organisme compétent. Texte de la réponse En application des dispositions du 9° ter de l’article 81 du code général des impôts (CGI), la prestation de compensation du handicap (PCH) est exonérée d’impôt sur le revenu, quelles que soient ses modalités de versement. Cette prestation peut être affectée à des charges liées à un besoin d’aide humaine. Dans cette hypothèse, le bénéficiaire de la prestation peut, soit rémunérer un ou plusieurs salariés, soit faire appel à un aidant familial qu’il dédommage. Quelle que soit la dénomination des sommes perçues par les personnes aidantes à raison de cette activité, les principes généraux de l’impôt sur le revenu n’autorisent pas leur exonération, à défaut de disposition légale en ce sens. Elles sont donc soumises à l’impôt dans les conditions suivantes. Si la personne handicapée emploie « un ou plusieurs salariés, notamment un membre de sa famille », alors les sommes perçues sont imposables à l’impôt sur le revenu selon les règles de droit commun des traitements et salaires, sous déduction des frais professionnels fixés forfaitairement à 10 % ou, sur option, pour leur montant réel et justifié. La personne handicapée, quant à elle, bénéficie de l’exonération de la taxe sur les salaires prévue à l’article 231 bis P du CGI qui concerne, de manière générale, les particuliers n’utilisant le concours que d’un seul salarié à domicile ou le concours de plusieurs salariés à domicile, sous réserve que ce cumul d’emploi soit justifié par l’état de santé de l’employeur ou de toute personne présente au foyer. S’il s’agit d’un aidant familial au sens de l’article R. 245-7 du code de l’action sociale et des familles, c’est-à-dire une personne de son entourage qui lui vient en aide et qui n’est pas salariée pour cette activité, les sommes perçues sont imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Ces sommes constituent la contrepartie de prestations de services dont la réalisation confère aux aidants familiaux la qualité d’assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) traduisant l’exercice d’une activité économique réalisée de manière indépendante. En contrepartie, l’aidant familial pourra déduire les dépenses nécessitées par l’exercice de cette activité. De plus le dédommagement de l’aidant n’étant pas un salaire, les sommes versées à l’aidant familial ne sont pas soumises à cotisations sociales. En outre, en matière de TVA, dans la limite de 32 600 €, les aidants familiaux bénéficient de la franchise en base, prévue à l’article 293 B du CGI qui les dispense du paiement de la taxe. À l’impôt sur le revenu, dès lors qu’elles n’excèdent pas 32 600 € hors taxes, les sommes qu’ils perçoivent peuvent être déclarées selon le régime déclaratif spécial prévu par l’article 102 ter du même code. Le bénéfice imposable est, dans cette hypothèse, calculé automatiquement après application d’un abattement forfaitaire représentatif de frais de 34 %, assorti d’un minimum qui s’élève à 305 €. Ainsi, les aidants familiaux bénéficient d’un système d’imposition simple et équitable qui aboutit à une taxation peu élevée compte tenu du niveau de l’abattement forfaitaire. Enfin, il est rappelé que l’imposition des sommes perçues par l’aidant familial membre du foyer de la personne handicapée, en contrepartie de son activité, permet de tenir compte du supplément de ressources dont bénéficie le foyer qui ne reverse pas l’aide dont il bénéficie à un tiers mais la conserve à son profit. Elle permet ainsi d’appréhender la réalité des revenus réalisés par le foyer et d’assurer une égalité de traitement entre l’ensemble des aidants familiaux, quel que soit leur lien de parenté avec la personne aidée et les salariés rémunérés pour leur activité au service de la personne handicapée. Aller à la table des matieres

4)- ACTUALITES FRANCAISES DU HANDICAP

4-A) EXTRAIT DES MAGAZINES YANOUS ACTUALITÉ N° 417- 418

www.yanous.com

Actualité française du handicap du 9 Décembre au 2 Janvier

JEUDI 2 JANVIER - TRANSPORTS - EXEMPTES OU PAS ?

Le Comité Interministériel de la Qualité de l’Air (CIQA) a décidé, lors sa réunion du 18 décembre dernier, de relancer la circulation alternée des automobiles en cas de pic de pollution : seules les voitures portant une plaque d’immatriculation dont le dernier chiffre de la série est pair seraient autorisées à circuler les jours pairs, et les impairs les autres jours. Appliqué une seule fois le 1er octobre 1997 lors d’une pollution à l’ozone, le dispositif sera étendu en cas de dépassement des seuils de pollution aux particules fines ou oxydes d’azote. Interrogé sur ce point, le ministre de l’écologie, Philippe Martin, n’a pas précisé si les personnes handicapées transportées en voitures particulières seraient exemptées a priori d’une disposition dont les modalités seront soumises à concertation dans le courant de l’hiver. La réglementation en vigueur en 1997 prévoyait une exemption en faveur des titulaires d’un macaron Grand invalide civil ou de guerre (GIC ou GIG).

MERCREDI 1ER JANVIER - FISCALITE/SOCIAL - HAUSSES EN TOUS GENRES.

Avec la mise en oeuvre de la Loi de Finances pour 2014, le taux de TVA acquitté pour la plupart des biens augmente de 0,4 point, pour atteindre désormais 20%. Le taux réduit de 5,5%, notamment appliqué aux aides techniques, est inchangé alors qu’il devait initialement baisser à 5%. Le taux appliqué aux transports passe de 7 à 10%, sans exception pour les services destinés aux personnes à mobilité réduite, ce qui devrait entrainer une hausse d’au moins 3% des tarifs (+3,90 % pour les taxis, soit 21% de plus en cinq ans). Le seuil du Revenu Fiscal de Référence qui ouvre droit à l’exonération de la taxe d’habitation, de la CSG, de la redevance audiovisuelle et autres, est relevé de 4%. Les foyers dont un membre dispose d’une carte d’invalidité demeurent exemptés du malus automobile "écolo", qui augmente cette année, dans la limite d’un seul véhicule toutefois. Le salaire minimum horaire (Smic) progresse de 10 centimes d’euro, sans que l’on sache si les tarifs du volet Aide humaine de la Prestation de Compensation du Handicap vont augmenter en début d’année.

MARDI 31 DECEMBRE - LA PERLE DE LA SEMAINE.

"La mise aux normes des cabinets médicaux pose des difficultés techniques et financières, mais aussi psychologiques", peut-on lire dans le dernier bulletin de l’Ordre national des médecins. Le praticien auteur de cette perle pathologique ne précise pas ce qu’il entend par "psychologique" : peut-être la peur de ne pas savoir ausculter, écouter, diagnostiquer un rhume chez une personne non valide ? Ou bien un rejet des clients porteurs de handicaps, perçus comme autant d’échecs de la médecine ? Ce propos est toutefois explicité en page 12 dudit bulletin, par le Docteur Pierre-Yves Devys, secrétaire général du conseil régional de l’Ordre des médecins Île-de-France : "Une grande majorité des cabinets ne sera pas accessible à cette date, en raison du coût financier ou d’impossibilités techniques, voire d’un frein psychologique chez les praticiens." Qu’on se le dise, les médecins de ville ne veulent pas de clients handicapés !

SAMEDI 28 DECEMBRE - ALLOCATIONS/VIE AUTONOME - RESTRICTIONS DANS LE 31.

Le Collectif Inter-Associatif Handicaps de la Haute-Garonne (CIAH31) publie un rapport d’enquête portant sur les décisions rendues par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). En effectuant, malgré des moyens réduits, un rapprochement avec les années précédentes et des données nationales, le Collectif estime "qu’il y a effectivement un recul clair des droits des personnes en situations de handicap" en Haute-Garonne. Selon les données traitées, le taux d’accord de l’Allocation aux Adultes Handicapés a régulièrement baissé, passant de 75,44 % en 2007 à 68,61 % en 2013. Pour les premières demandes, la chute est de 9 points en deux ans (53% en 2011 contre 44% en 2013). Sur la même période, le nombre de refus de renouvellement est passé de zéro "à 58 pour seulement les 6 premiers mois de l’année 2013". En matière de Prestation de Compensation du Handicap pour les adultes, le taux d’accord des premières demandes est passé de 80,58 % à 54,97 % entre 2008 et 2011 ; la tendance pour 2013 serait à [une] baisse du taux d’accord importante, de 54,47 % en 2011 à 47,52 % en 2013, soit plus de 7 points d’écart en 1 an" Sur un plan qualitatif, l’enquête relève que deux demandeurs seulement sont, en moyenne, auditionnés lors de chaque séance plénière de la Commission des Droits et de l’Autonomie : "67 % des évaluations se feraient dans le cadre de la MDPH 31 sur dossier, ce qui reste largement en dessous des 82% d’évaluations réalisées sur dossier au niveau national. Le taux de recours en Haute-Garonne serait parmi les taux les plus bas au niveau national. Toutefois les délais moyens de traitement de la MDPH 31 font partie des plus élevés."

VENDREDI 27 DECEMBRE - ACCESSIBILITE - OBIACU REPRIS EN MAIN.

Le Gouvernement saisit l’occasion de la trêve des confiseurs pour évincer le sénateur UMP de la Manche et ancien ministre des personnes handicapées (2005-2007), Philippe Bas, de la présidence de l’Observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle (Obiacu). Un arrêté conjoint des ministres de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Philippe Martin, et des personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, désigne comme représentante du Sénat en remplacement de Philippe Bas la sénatrice socialiste de l’Essonne Claire-Lise Campion et la nomme à la présidence de l’Observatoire. Chargée d’une mission de propositions de report partiel de l’échéance 2015 de l’accessibilité à tout pour tous, la sénatrice anime la concertation associative et interministérielle qui doit aboutir aux textes réglementaires instituant l’aménagement de l’échéance et révisant les normes d’accessibilité. Depuis le changement de majorité parlementaire et de gouvernement de mai 2012, l’action de Philippe Bas à la présidence de l’Obiacu était vécue comme "oppositionnelle" par les ministres en place et certains acteurs associatifs.

JEUDI 26 DECEMBRE - TRANSPORTS - BLOCAGE FERROVIAIRE.

En réponse à une question écrite du sénateur socialiste de la Côte d’Or François Patriat, le ministre des transports Frédéric Cuviller rappelle que le "schéma directeur d’accessibilité des services ferroviaires nationaux (SDNA) prévoit notamment la mise en accessibilité de 418 gares pour 2015 [...] A ce jour, sur les 172 gares dites ’grandes lignes’ et ’transilien’, 73 d’entre elles sont accessibles aux usagers en fauteuil roulant et sur ces 73 gares, 48 sont équipées pour tous types de handicaps et entièrement conformes au référentiel d’accessibilité SNCF." Ce piètre résultat est encore détérioré par des difficultés techniques et financières qui font que seuls 180 millions d’euros ont été investis. "259 M€ devraient l’être d’ici fin 2013 soit une accélération sensible du programme, complète le ministre qui rappelle que "la SNCF s’est engagée à hauteur de 500 M€ en fonds propres sur dix ans. Ce montant inclut sa participation de 25 % pour les investissements dans les gares régionales et jusqu’à 100 % pour les gares du SDNA. En matière de Trains Express Régionaux, Réseau Ferré de France prévoit la mise en accessibilité des quais de 250 gares pour 2012." Or, le sénateur soulignait que "la SNCF et RFF refusent de financer plus de 25 % des travaux de mise en accessibilité", ce qui "fait peser sur la région une double sanction : le financement de la part complémentaire des investissements de mise en accessibilité ainsi que le financement intégral des mesures de substitution qu’elle est tenue d’organiser faute d’accessibilité." En réponse, le ministre invoque la création en janvier 2012 d’une redevance de quai que les Autorités Organisatrice de Transport (AOT) peuvent utiliser pour financer dans le temps le coût des travaux d’accessibilité.

MARDI 24 DECEMBRE - MEDIAS/ACCESSIBILITE - AUDIODESCRIPTION ET SOUS-TITRAGE.

Les chaines de télévision TF1, TMC, M6, W9, Canal+, D8, BeIN Sport 1 et BeIN Sport 2 vont augmenter dès 2014 le nombre de programmes adaptés à l’intention des personnes déficientes sensorielles, affirme le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) dans un communiqué : "L’offre de programmes en audiodescription va ainsi être renforcée sur ces services dès 2014, et de manière croissante jusqu’en 2016, avec un accent particulier porté sur la mise à disposition de programmes inédits." TF1, M6 et Canal+ devraient diffuser chacune 60 programmes audiodécrits, et 80 en 2016, année pendant laquelle D8, TMC et W9 devraient proposer 20 programmes inédits supplémentaires. "Parallèlement, ajoute le CSA, des engagements relatifs au sous-titrage des programmes à l’attention des personnes sourdes ou malentendantes ont été inscrits dans les conventions de D8 et de BeIN Sport 1 et BeIN Sport 2."

MERCREDI 18 DECEMBRE - ADMINISTRATION/ACCESSIBILITE - FORMALITES PAR INTERNET.

A nouveau réuni par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le Comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (Cimap) a décidé de dématérialiser d’ici fin 2014 les timbres fiscaux nécessaires aux demandes de passeports, afin que la formalité soit intégralement réalisable en ligne. "Plus largement, précise le communiqué final du Cimap, le Gouvernement se fixe comme objectif de faire d’internet le mode d’accès préféré des Français pour leurs contacts avec l’administration d’ici 2016." Cette évolution devrait améliorer le quotidien de la plupart des personnes handicapées, à l’exception notoire des administrés déficients visuels, l’accessibilité des sites Internet des services publics et des téléprocédures leur demeurant très aléatoire sans que des actions correctives soient engagées. Autre mesure annoncée, le Gouvernement décide d’expérimenter dans quelques semaines en Loire-Atlantique et Seine-et-Marne un dossier de demande simplifié des principales prestations sociales (revenu de solidarité active, allocation spécifique de solidarité, allocation de solidarité pour les personnes âgées, couverture maladie universelle, aide à l’acquisition d’une complémentaire santé, aides au logement). Sera également engagé dans le premier semestre 2014 le projet IMPACT (Innover et Moderniser les Processus MDPH pour l’Accès à la Compensation sur les Territoires), une expérimentation lancée dans plusieurs Maisons Départementales des Personnes Handicapées visant à améliorer le traitement des demandes de prise en charge du handicap.

MARDI 17 DECEMBRE - TOURISME - FRACTURE TOURISTIQUE.

Claudie Buisson, contrôleur général économique et financier et ancienne directrice de l’Agefiph (2002-2007), a remis à la ministre chargée du tourisme, Sylvia Pinel, le rapport de la mission Vacances pour tous qu’elle lui a avait confiée. La rapporteure relève que l’un des freins au départ aux vacances des personnes handicapées réside dans le surcoût de l’accompagnement alors que la Prestation de Compensation du Handicap n’intègre que rarement ce surcoût. Selon elle, la mise en accessibilité des établissements touristiques s’effectue avec pragmatisme, même si des opérateurs espèrent encore un assouplissement des obligations tout en prônant le tourisme pour tous. Claudie Buisson propose 13 actions pour réduire la fracture touristique, dont le lancement d’un plan d’action "en mode projet" associant tous les acteurs du secteur

MARDI 17 DECEMBRE - ACCESSIBILITE/CECITE - STATUT DES AUDIODESCRIPTEURS.

Le Centre de ressources cinéma et handicap, confronté à un contrôle de l’URSSAF, en appelle au public. Cette organisation rémunère ses audiodescripteurs selon le régime du droit d’auteur géré par l’Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des auteurs (AGESSA) et non comme salariés, ce qui pourrait entrainer un redressement en cotisations sociales faute de statut juridique des personnes concernées. L’association support du Centre de ressources cinéma et handicap annonce son intention de contester la procédure URSSAF en justice, et a saisi le ministère de la Culture dans l’espoir d’obtenir un statut pour les audiodescripteurs, salariés ou auteurs. Les cotisations sociales acquittées par ces derniers sont en effet nettement inférieures à celles des salariés, ce qui génère une importante économie de dépenses pour l’employeur ou le donneur d’ordres.

SAMEDI 14 DECEMBRE - EMPLOI - ACCORD INTERPROFESSIONNEL FORMATION.

La négociation relative à la formation professionnelle entre fédérations patronales et syndicales s’est conclue par un Accord national interprofessionnel (ANI). Il réforme l’accès à la formation professionnelle en créant pour les tous les salariés employés ou sans emploi un Compte Personnel de Formation (CPF) constituant un droit unique de 150 heures au plus, un entretien professionnel et un conseil en évolution professionnelle. Le travailleur pourra bénéficier d’une formation si son compte est suffisamment chargé, le salarié, l’employeur, le Conseil Régional, Pôle Emploi, l’État, pouvant également compléter ce compte. L’abondement par l’employeur du CPF de ses salariés pourrait être déduit à hauteur de 20% de la contribution à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH) ou imputé dans un accord d’entreprise ou de branche. L’Agefiph est également invitée à "abonder le compte personnel de formation pour les bénéficiaires de l’obligation d’emploi [notamment sous] la forme d’actions de compensation du handicap ou d’actions de formation préparatoire." Contrairement au relevé de décisions du Comité Interministériel du Handicap du 25 septembre dernier, l’ANI ne contient pas de dispositions favorisant l’accès des travailleurs handicapés aux dispositifs de droit commun. Pour leur part, les employeurs bénéficieront d’une réduction du taux de cotisation sociale "formation", ce qui devrait entrainer la division par deux du financement mobilisable. Le Gouvernement traduira cet accord dans un projet de loi présenté en Conseil des Ministres le 22 janvier prochain, puis débattu dans les semaines suivantes au Parlement

MERCREDI 11 DECEMBRE - EMPLOI/PARENTS - DEMISSION LEGITIME.

La ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, annonce la saisine de l’Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce (UNEDIC) par le Gouvernement, afin de faire reconnaître comme motif légitime la démission professionnelle d’un parent désirant rester proche de son enfant lorsque ce dernier est placé en établissement. Actuellement, dans l’hypothèse ou une rupture conventionnelle du contrat de travail est refusée par l’employeur, le parent concerné ne peut que démissionner sans avoir droit à une indemnisation immédiate de son chômage. Le Gouvernement demande à l’UNEDIC de soumettre cette proposition "aux partenaires sociaux dans le cadre de la prochaine négociation de la convention d’assurance chômage qui sera signée au printemps prochain".

LUNDI 9 DECEMBRE - CULTURE/SURDITE - LIVRES LIBRES DE DROITS.

Les Editions du Fox lancent la collection Domaine public. "Il s’agit, explique l’éditeur, de livres anciens, proposés en format numérique (e-book) dont l’orthographe a été modernisée pour en faciliter la lecture par tous et qui bénéficient d’une mise en page adaptée au format numérique." Conçus pour une lecture sur tablette ou PC, ces ouvrages en PDF sont compatibles avec toutes les liseuses. Une soixantaine de titres est actuellement proposée, dont des classiques de l’histoire des Sourds (Berthier, Desloges, Abbé de l’Epée) ainsi que des livres plus rares de Bébian ou Recoing, par exemple. Le téléchargement des ouvrages est gratuit, bien que nécessitant pour des raisons techniques un achat à "zéro euro". Leur format texte les rend également accessibles aux lecteurs aveugles ou déficients visuels. Avec cette collection, l’éditeur Marc Renard espère "rendre plus accessibles les classiques de la culture sourde."

Publié avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous Aller à la table des matieres

6) ACCESSIBILITE

6-A). ACCESSIBILTÉ AUX PERSONNES HANDICAPÉES : VERS UN DÉLAI SUPPLÉMENTAIRE DE TROIS A NEUF ANS

L’objectif d’une France entièrement accessible ne sera pas réalisé avant 2024. Au mieux. Claire-Lise Campion a fait connaître, mardi 7 janvier, les propositions du groupe de travail sur les agendas d’accessibilité programmée, mis en place suite au Comité interministériel du handicap qui s’est tenu fin septembre. Professionnels, associations, pouvoirs publics ont planché, pendant 18 réunions, sur ce nouveau dispositif qui va permettre aux structures ne respectant pas l’échéance légale de 2015, fixée par la loi de 2005, de bénéficier d’un délai supplémentaire pour se mettre aux normes.

Jusqu’à neuf ans de délai Ce délai diffère selon le type de la structure. Trois cas de figure ont été prévus pour les établissements recevant du public (ERP) : la durée de l’Ad’ap sera de trois ans maximum pour les ERP de 5e catégorie isolés (ex : une boulangerie) ; six ans maximum pour les ERP de 1-4e catégorie (ex : un théâtre) et les Ad’ap portant sur plusieurs ERP (ex : les différentes agences d’une entreprise) ; 9 ans maximum pour les Ad’ap concernant un patrimoine important (ex : les établissements d’un Conseil général). Pour les transports, la durée de l’Adap sera de 3 ans maximum pour les transports urbains ; 6 ans maximum pour les transports interurbains ; et neuf ans maximum pour les transports ferroviaires. « Mais ces délais ne valent que pour les infrastructures, c’est à dire les arrêts de bus, les quais, etc., précise Nicolas Mérille, conseiller national de l’APF. Aucune obligation de mise aux normes du matériel roulant ne s’applique avant leur fin de vie et leur renouvellement. »

Sanctions financières Les Ad’ap comprendront un engagement de mise en accessibilité ; le calendrier des travaux à engager et la programmation des investissements ainsi que les éventuelles dérogations. Ils devront avoir été déposés avant le 31 décembre 2014 (12 février 2015 pour le transport) ou, au plus tard, avant l’été 2015. Ils seront validés par le préfet après avis de commission communale d’accessibilité aux personnes handicapées et/ou de la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité. Pour les ERP, si l’Adap n’est pas respecté, le contrevenant s’expose à des sanctions pécuniaires. Elles seront versées à un fonds qui financera des actions de recherche et des aides aux travaux pour les maîtres d’ouvrage en difficulté. Dans le transport, aucune sanction financière n’est prévue, sauf en cas d’achat de véhicule non accessible ou si les informations délivrées au public ne sont pas accessibles. Ces dispositions n’ont pas toutes fait l’objet d’un consensus. Claire-Lise Campion va soumettre ses propositions au gouvernement qui devrait faire connaître ses décisions d’ici fin janvier. L’APF et la Fnath, qui « ne peuvent accepter de tels délais », « demandent au Premier ministre que les échéances soit resserrées ». La première loi sur l’accessibilité datant de 1975, les personnes handicapées ne veulent plus patienter… Franck Seuret Aller à la table des matieres

10)- NOUVELLES TECHNOLOGIES

10-A) LOGICIEL ZOOMTEXT 10.1.

La dernière version de ce logiciel de grossissement de pages écran vient de sortir, accompagnée comme il se doit de quelques évolutions dont une synthèse vocale perfectible. Le Cicat Hacavie l’a testé. ZoomText est un logiciel reconnu dans son domaine. Le grossissement à 36 fois est intéressant. Cependant, le prix reste vraiment élevé et la synthèse vocale intégrée est d’un niveau médiocre. De plus, la prise en main pour certaines fonctions n’est pas forcément des plus aisées. L’essai porte sur la version 10.1 Magnifier/Reader. Cette version permet un agrandissement jusqu’à 36 X avec retour vocal. Le processus d’installation est standard et ne nécessite pas de manipulation particulière. Il suffit de choisir le fichier d’installation en fonction de son système d’exploitation. Le logiciel propose une fenêtre avec différents onglets d’options. Un interrupteur marche/arrêt pour le logiciel est placé à gauche dans la barre. On peut y choisir le taux de grossissement, le type d’affichage, les couleurs et contrastes, le type de curseur, de pointeur et d’encadré pour les textes en utilisation. Au niveau vocal, on peut choisir le type de voix (si plusieurs sont installées sur l’ordinateur) ainsi que la vitesse d’élocution. Des options de lecture et d’enregistrement sont également présentes. Il est possible de créer plusieurs fenêtres pour agrandir différentes parties de l’écran. La version 10 apporte des évolutions spécifiques : la caméra ZoomText permet l’utilisation de n’importe quelle webcam Haute Définition pour visualiser et agrandir des objets ou imprimés directement sur l’écran de l’ordinateur. Une recherche web améliorée pour trouver mots ou phrases spécifiques au sein de pages web. L’enregistreur ZoomText transforme du texte provenant d’Internet ou de documents en enregistrements audio transférables sur un appareil portable. Le lecteur d’arrière-plan ZoomText permet l’écoute des documents tout en effectuant une autre tâche dans le même temps. Avantages : le taux de grossissement, les possibilités d’enregistrements audio et d’écoute de ces derniers, tout en réalisant une autre tâche. Inconvénients : le prix, le niveau très relatif de la synthèse vocale. Teddy Huyghebaert, ergothérapeute, janvier 2014. Publié avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous Aller à la table des matieres

11)- UNION EUROPEENNE/MONDIALE DES AVEUGLES

11-A) QUESTION DE L’ACCESSIBILITÉ SUR INTERNET

Les personnes aveugles et malvoyantes demandent à la présidence grecque de remettre à l’ordre du jour la question de l’accessibilité à Internet. Elles comptent sur le Parlement européen pour renforcer le texte avant les prochaines élections. Internet fait partie intégrante de la vie quotidienne de la plupart des gens. Les personnes aveugles et malvoyantes se battent pour une meilleure accessibilité à Internet afin d’être le plus autonomes possible dans leur recherche Internet. Pour ce faire, les développeurs Web sont invités à suivre des directives précises qui rendent les sites internet accessibles aux dispositifs utilisés par les personnes aveugles : des logiciels de lecteur d’écran, ou des écrans en braille. Il y a un an, la Commission européenne a proposé dans ce but une directive sur les sites Internet du secteur public. Le projet de loi vise une grande partie des sites Internet du secteur public en vue de les rendre plus facilement accessibles aux personnes malvoyantes. Même si l’Union européenne des aveugles (UEA) juge la directive « trop peu ambitieuse et de trop tardive » du fait de sa faible portée, elle représente néanmoins un point de départ pour de futurs progrès. La proposition de directive ne concerne pas un certain nombre de secteurs publics (le secteur du transport, des banques et de l’enseignement) et ne s’applique pas aux supports numériques tels que les tablettes et les téléphones mobiles. Le Conseil de l’UE, le Parlement et la Commission sont censés actuellement négocier les mesures. Mais la présidence lituanienne n’a pas inscrit cette problématique parmi ses priorités. Aucun progrès notable n’a donc été noté depuis le début du deuxième semestre 2013. Aujourd’hui, l’UEA place tous ses espoirs dans la présidence grecque, qui a pris les rênes de la présidence tournante à la tête du Conseil de l’UE le 1er janvier. Elle compte aussi sur le Parlement européen pour faire passer des amendements en vue de renforcer le texte avant la fin de la législature en avril. Dans une réponse par courriel à EurActiv, le ministère grec des Infrastructures, du transport et du réseau, a confirmé qu’il allait se pencher sur la question. « Il est prévu que la directive relative à l’accessibilité des sites Web soit comprise dans les négociations menées sous la présidence grecque. Nous soutenons les initiatives dans ce domaine et elles pourraient être insérées du calendrier politique [de la présidence]. En outre, l’accord du Conseil est nécessaire en vue d’apporter des changements à la directive pour, par exemple, élargir son champ d’application. Des questions telles que les coûts de mise en œuvre et l’existence de normes techniques sur le sujet devraient être abordées, » selon un porte-parole du ministère. Une source européenne confirme qu’il s’agit « d’un dossier important qui fait partie du programme grec, mais les progrès dépendent d’autres dossiers (carte d’identification électronique, les coûts du déploiement de haut débit, la cybersécurité, le marché unique des télécommunications). En d’autres termes, « son adoption sous la législature actuelle est incertaine ». Pas de services bancaires pour les aveugles ? Certaines sources du Parlement européen souhaitent que la directive soit votée en février. Le secteur évolue en effet rapidement et, une fois adoptée, la directive nécessiterait peut-être déjà des réajustements. Toutefois, le Parti populaire européen au Parlement européen (PPE) s’est déjà opposé à l’inclusion des services bancaires dans le champ d’application de la directive. La Commission et les États membres sont également « réticents », car ils considèrent l’intégration de ces services comme trop « lourde » à mettre en œuvre. Si la directive est adoptée sous cette forme, l’indignation des personnes aveugles et malvoyantes serait inévitable. Dans une brochure de sensibilisation, l’UEA met en exergue précisément cet aspect de la législation. « Actuellement, les personnes atteintes de cécité doivent entièrement se fier au personnel pour entrer la somme correcte et le code PIN pour leur transaction bancaire... Elles doivent être sûres que la somme a été entrée correctement et qu’aucun montant supplémentaire n’a été pris, que ce soit sciemment ou accidentellement. » Quel que soit le résultat, l’organisation de défense des personnes non voyantes appelle les institutions de l’Union européenne à faire au moins en sorte que leurs propres sites Internet ne présentent aucune difficulté d’accès pour les personnes malvoyantes. La fonction « synthèse vocale » du site Internet du Conseil de l’UE, par exemple, ne fonctionne qu’en anglais. Ce qui engendre des situations tragicomiques quand la version française est lue avec une prononciation anglaise incompréhensible. Réactions : L’Union européenne des aveugles a publié un commentaire sur le projet de la directive : « Les personnes aveugles et malvoyantes ont recours à des technologies d’aide et d’assistance telles que des logiciels de lecteur d’écran, des logiciels de grossissement d’écran, ou encore des afficheurs de braille dynamiques en vue de leur rendre Internet accessible. Pour ce faire, ils se fient à des sites Internet accessibles en vertu de normes d’accessibilité au Web reconnues. Malheureusement, la grande majorité des sites Internet, y compris ceux du secteur public, ne se sont pas conformés à ces normes non obligatoires. Dès lors, leur contenu leur reste inaccessible. En 2008, la Commission européenne a publié une étude qui montre que seulement 5,3 % des sites Internet gouvernementaux étaient accessibles [selon ces critères]. La preuve que des mesures non contraignantes ne suffisent pas à rendre les sites Internet accessibles aux personnes aveugles et non voyantes. La stratégie numérique pour l’Europe énonce des objectifs clairs destinés à la Commission européenne. Ceci afin de parvenir aux alentours de 2015 à une accessibilité totales aux sites Internet publics et aussi ceux proposant des services fondamentaux aux citoyens. Malheureusement, le projet publié par la Commission européenne le 3 décembre 2012 n’a pas été à la hauteur de ses engagements. L’Union européenne des aveugles a été très déçue par le projet et le président de l’UEA l’a qualifié de « pas assez ambitieux et trop tardif ». Aller à la table des matieres

15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) CULTURE A MONTPELLIER.

La modernité de la capitale languedocienne attire... depuis le Moyen-Âge ! Quelques pistes pour en comprendre la raison, et tour d’horizon des grandes institutions locales ayant mis l’accessibilité culturelle à leur programme. On ne présente plus Montpellier, ville "surdouée" du Midi dont l’évocation fait briller les yeux toutes générations confondues. Et pour cause : c’est l’une des rares métropoles à taille humaine où modes de vie, styles architecturaux et genres culturels se côtoient (presque) sans heurt. Une cité qui a ses parts d’ombre comme les autres, notamment du fait d’une immigration intérieure difficilement maîtrisable, mais où la crise économique, climat aidant, paraît moins cruelle qu’ailleurs, y compris pour ceux qui en sont victimes. Il fait bon vivre à Montpellier, en témoigne l’accroissement constant de sa population. Mais quid des personnes handicapées, et notamment de l’accessibilité culturelle ? Une visite du centre-ancien (l’office de Tourisme en organise tout au long de l’année sur différentes thématiques) impose rapidement un constat : l’architecture est splendide, surtout quand on prend la peine de s’attarder sur les façades ou que l’on s’aventure dans certaines cours, mais la cité comporte de nombreuses pentes, certaines rédhibitoires, qui rendent indispensable l’assistance pour les personnes utilisant un fauteuil roulant. Côté voirie heureusement, les secteurs piétonniers sont légion et les pavés très discrets. Eu égard aux difficultés de circulation, il est fortement recommandé, si l’on vient en voiture, de laisser son véhicule en périphérie, sur l’un des parkings de desserte du tramway : des formules à la journée sont proposées à prix modique, incluant le transport pour les occupants d’un même véhicule ; les emplacements réservés sont situés au plus près de la sortie. Quant au tramway, il s’avère idéal pour découvrir la ville en toute accessibilité, jusqu’en soirée. Le coeur emblématique de Montpellier, c’est la place de la Comédie, du nom de la salle d’opéra qui borde l’une de ses extrémités. Un bâtiment maintes fois reconstruit, dont la dernière version, redevable à un élève de Garnier (l’architecte de l’opéra de Paris), remonte à la fin du XIXe siècle. Accessible grâce à un ascenseur aménagé sur le côté droit de l’édifice, rue des Étuves, il offre tout le décorum et la monumentalité des théâtres à l’italienne, ainsi qu’une vue imprenable sur la ville... et surtout des spectacles dignes des plus grandes scènes européennes, à des tarifs tout à fait raisonnables. Les spectateurs en fauteuil roulant sont placés dans les loges, avec une visibilité correcte. Les déficients visuels peuvent quant à eux compter sur l’audiodescription d’au moins deux opéras par an. Toilettes adaptées, petite restauration possible sur place. Perpendiculaire à la place de la Comédie, la très longue esplanade Charles de Gaulle et ses platanes centenaires est également bordée à son extrémité par un palais des congrès moderne, le Corum, qui abrite plusieurs espaces d’expositions, auditoriums, ainsi qu’une autre salle de spectacles, l’opéra Berlioz, dont la programmation se partage avec la Comédie. Le placement des spectateurs en fauteuil roulant s’y fait en haut de salle, assez loin de la scène : n’oubliez pas vos jumelles ! Toilettes adaptées, parking souterrain avec places réservées. Autre institution culturelle majeure sur l’esplanade Charles de Gaulle : le musée Fabre. Inauguré en 1828, il rassemble les legs de plusieurs collectionneurs, au premier rang desquels celui qui lui a donné son nom, et présente un impressionnant panorama pictural du XVe au XXe siècle (dont un fond de dessins parmi les plus importants de France) ainsi que des sculptures : de quoi occuper de longues heures, voire toute une journée si on s’intéresse aux expositions temporaires ! La rénovation de 2007 a en outre permis l’amélioration de l’accessibilité (même si les circulations demeurent un peu complexes) et des visites adaptées sont proposées aux déficients sensoriels. Non loin de là, rue Montpelliéret, le richissime Hôtel Cabrières Sabatier d’Espeyran, demeure aristocratique XIXe aménagée et mise en accessibilité en 2010, conserve les collections d’art décoratif. Et si vos yeux ou vos oreilles ne sont pas encore assez remplis, l’espace Dominique Bagouet (du nom du chorégraphe trop tôt disparu, créateur du festival Montpellier danse), accessible par rampe de l’autre côté de l’esplanade, vous ouvre ses portes pour des expositions temporaires ! Plus haut dans la vieille ville, rue de l’École de Pharmacie, à quelques encablures des austères bâtiments historiques de la faculté de Médecine (la plus ancienne en activité au monde : immiscez-vous, y compris en fauteuil roulant, jusque dans la cour d’honneur, elle vaut le coup d’oeil), l’ancien collège royal ou étudia Rabelais a été tout récemment transformé en centre de création contemporaine : La Panacée. Un espace atypique, parfaitement accessible, où l’art contemporain vient à la rencontre du public, notamment grâce à la médiation d’étudiants particulièrement au fait des dernières tendances. Il faut juste oser pénétrer dans les lieux, ce qui n’est pas si difficile exception faite de la rue pentue qui le longe. Les nocturnes du week-end sont l’un des rendez-vous branchés du moment ! Entrée gratuite pour tous, ascenseur, toilettes adaptées, boucle magnétique, petite restauration sur place, dans une ambiance d’arches lumineuses et de musiques actuelles. A l’est de la place de la Comédie, l’architecture contemporaine prédomine. Si l’ensemble Triangle-Polygone (centre commercial) apparaît désormais un peu daté, le quartier Antigone aux immeubles néo-antiques voulus par Ricardo Bofill et le flamboyant Georges Frêche à la fin des années 1970 a plutôt bien vieilli : cette architecture massive, parfois qualifiée de totalitaire, offre de belles perspectives ainsi que d’agréables espaces ombragés. Quoi que l’on pense de leur esthétique, ces projets urbains ont ouvert la cité à l’architecture contemporaine et contribué autant à son expansion qu’à son rayonnement. Le récent quartier Jacques Cœur, où a été érigé un Hôtel de Ville à l’esthétique diversement appréciée conçu par Jean Nouvel (place Georges Frêche, évidemment...) en est une illustration. Des expositions temporaires y sont proposées tout au long de l’année, raison de plus pour en franchir les portes ! Jean Nouvel a également signé le très sobre show-room RBC (entreprise de design), dont la terrasse, accessible par ascenseur, offre un beau point de vue sur ce nouveau quartier des rives du Lez. Une autre "starchitecte" en vogue, Zaha Hadid a conçu Pierres Vives, médiathèque hi-tech tout récemment inaugurée en bordure des quartiers populaires de la Paillade et de la Mosson. Les amateurs d’architecture viennent du monde entier pour le découvrir, et les Montpelliérains ont immédiatement adopté cet espace multithématique associant bibliothèque(s), médiathèque(s), archives, espaces d’exposition et auditorium. Une réussite parfaitement accessible à tous les publics, y compris handicapés : circulations aisées, prêt de fauteuils roulants, boucle magnétique, guidage sonore, personnel formé à l’accueil des personnes handicapées... Des postes informatiques de consultation avec ZoomText et Jaws (en mode vocal) sont par ailleurs mis à la disposition des visiteurs déficients visuels. Toilettes adaptées, stationnements réservés en face de l’entrée, de l’autre côté du parvis. Dans un genre tout à fait différent, à l’autre bout de la ville, le quartier Odysseum, terminus de tramway et voisin de grands axes routiers, mêle centre commercial et zone de loisirs dans un décor de fête foraine entièrement piétonne. C’est, sans surprise, l’une des destinations favorites des enfants, d’autant que l’on y trouve des restaurants à thème, un planétarium accessible en fauteuil roulant, et un spectaculaire aquarium (Mare Nostrum, du nom que les Romains donnaient à la Méditerranée) également accessible, avec un simulateur d’ouragans unique en Europe ! Ne quittez pas Odysseum sans un détour par la controversée place des Grands Hommes et ses statues de dirigeants ayant marqué le XXe siècle, parmi lesquels Mao et Lénine... A la fois très proche et très lointain, le château de Flaugergues, folie construite en 1696 pour un riche conseiller à la Cour des comptes de la ville, résiste dignement aux assauts de l’urbanisation. Si l’élégant bâtiment n’est malheureusement pas visitable en fauteuil roulant, le parc arboré et le jardin à la française agrémenté de vases d’Anduze (labellisés Jardin remarquable) valent le détour, notamment pour y découvrir de rares cédrats, un étonnant cadran solaire perse, un jardin des cinq sens et de surprenantes espèces végétales. Guides de visite en braille et relief, ou contraste et grands caractères, toilettes adaptées dans les dépendances. Restauration (bio) sur place. Plus loin encore, dans la direction de la mer, accessible uniquement en voiture (parking réservé au plus près de l’entrée) le domaine de Maguelone occupe une presqu’île infiniment poétique et romantique. Siège, dès le haut Moyen-Âge, d’un important monastère, il est aujourd’hui administré par un ESAT qui allie patrimoine culturel et viticole dans une atmosphère propice à la méditation ou à la rêverie... Tous les ans depuis trente ans, un très couru (mais pas snob du tout) festival de musique ancienne s’y déroule, entre les murs vénérables de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Accessibilité par rampe, et de plain-pied dans le bâtiment abritant l’accueil et la restauration/ dégustation des crus locaux ainsi que des huîtres produites sur place : un vrai paradis ! Jacques Vernes, décembre 2013. Sur le web, l’Office de Tourisme de Montpellier est un véritable portail où vous trouverez toutes les informations utiles, y compris dans le domaine culturel. Sachez par ailleurs que le personnel de l’Office est formé à l’accueil des publics handicapés et que ses bureaux de la place de la Comédie sont parfaitement équipés en ce sens. Le site internet de la ville propose également une rubrique spécifique Handicap et accessibilité, ainsi qu’une très utile cartographie rassemblant toutes les données dans ce domaine. Aller à la table des matieres

15-B) PROMENADES EN TANDEM POUR LES AVEUGLES

Depuis plus de 35 ans, sous l’égide de l’APAM (Association pour les Personnes Aveugles ou Malvoyantes), les pilotes de tandem de l’association Échappées belles accompagnaient chaque samedi matin les stagiaires du Centre de rééducation fonctionnelle pour aveugles et malvoyants de l’Auberderie à Marly Le Roi. A la suite du transfert du Centre à Paris, les pilotes de tandem ont souhaité continuer à offrir leurs services aux personnes handicapées. Les sorties du samedi ont désormais lieu une semaine sur deux. Parfois, Philippe propose une sortie le dimanche après midi. Pour information, ces sorties du dimanche sont suspendues pendant les vacances...

En savoir plus : Échappées belles Résidence de la Dubinière 78160 Marly Le Roi +33.0607551615 echappeesbelles.marly@gmail.com Aller à la table des matieres

Site réalisé avec SPIP | Plan du site | Coordonnées | Contact | Suivre la vie du site RSS 2.0