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bulletin 09 du 30 juin 2015

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2015 -9 – du 29 juin 2015

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EDITORIAL

La période que nous traversons est largement placée sous le signe du mécontentement des acteurs impliqués dans le secteur du handicap.

Les deux mois qui viennent de s’écouler depuis mon élection m’ont prouvé, hélas, une fois de plus, à quel point nous devons faire face à l’inertie des pouvoirs publics englués dans les problèmes sociaux et financiers qu’ils ont à résoudre actuellement. Alors le « handicap » paraît une cause « accessoire », non prioritaire. Quelques bonnes paroles mais pas assez d’actes concrets.

Pourtant ici et là, des efforts sont constatés, mais le chemin est long, très long. Notre action permanente reste donc le « garde-fou » qui évite l’abandon total des bonnes pratiques.

L’accessibilité en est le premier exemple, puisqu’elle est symbole des libertés individuelles. Depuis ces dernières semaines, je conduis, avec les responsables de la CFPSAA, de multiples combats pour l’amélioration de notre vie dans la cité. A titre d’exemples, je pourrais vous citer les échanges avec la Mairie de Paris, qui aménage la place de la République sans réelle concertation, ou du moins, qui semble nous concerter, mais sans en tirer suffisamment de conclusions. Même constat pour les nouveaux abribus et le fonctionnement du bouton d’appel, mal situé, et qui prouve bien, la méconnaissance du déplacement des personnes déficientes visuelles. Je pourrais encore vous décrire mon forcing auprès des dirigeants de la RATP, pour leur faire admettre de nous associer à leurs instances, notamment à l’occasion du projet « bus électriques 2022 ».

Au-delà, l’accessibilité numérique reste, bien sûr, l’une de nos préoccupations majeures, au moment où les techniques évoluent plus vite que le temps avec des décisions rapides de la part des pouvoirs publics. Dans ce contexte, j’avais demandé un rendez-vous urgent à la Secrétaire d’État en charge du Numérique. Son calendrier est chargé, mais, j’ai obtenu, dans un premier temps, une rencontre avec son équipe, qui aura lieu début juillet. Si mes illusions restent raisonnables, ma détermination ne faiblit pas et le message que je délivrerai sera ferme et précis.

Si tout est accessibilité, les sujets nous concernant, se déclinent également sous l’égide du droit, de l’emploi et de tous les secteurs concernant notre vie sociale et citoyenne. Attelée à l’ensemble de ces sujets, La CFPSAA, y travaille sans cesse au travers de ses commissions et, vous trouverez, d’ailleurs dans ce bulletin, la synthèse d’une réunion de notre commission Emploi qui vous donnera un peu de visibilité sur notre quotidien.

Nous aurons encore l’opportunité de vous adresser un bulletin avant le creux estival, mais à tous ceux qui ont prévu de partir en juillet, je souhaite de très bonnes vacances.

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) DECLARATION DE PHILIPPE CHAZAL DEVANT LE CNCPH

10 ans après l’adoption de la loi du 11 février 2005, et à l’heure où le gouvernement s’apprête à remettre son rapport au Parlement sur la mise en œuvre de la politique nationale en faveur des personnes handicapées, je tiens en ma qualité de vice-président du CNCPH et au nom de tous ses membres, à vous remercier de votre présence. Je sais qu’il est parfois difficile de comprendre l’impatience du monde associatif et des représentants des personnes handicapées. Nous ne doutons pas de votre engagement et de celui de tous ceux qui vous ont précédée, à améliorer la situation des personnes handicapées. La tâche est difficile surtout lorsque notre pays est confronté à des difficultés financières, budgétaires et sociales. Les personnes en situation de handicap sont malheureusement mises trop souvent à l’écart de la société, mais, ces difficultés, nos concitoyens handicapés les connaissent pour les vivre aussi. Elles viennent se surajouter à celles qu’ils rencontrent au quotidien depuis de très nombreuses années. La loi du 11 février 2005 a constitué un espoir pour toutes les personnes en situation de handicap car elle comportait 2 piliers essentiels à nos yeux : l’accessibilité et la compensation. 10 ans après, notre pays s’apprête à ratifier une ordonnance qui remet en cause l’engagement de notre société à se rendre accessible aux personnes handicapées. Elle bafoue même les engagements que la France a pris devant le concert des Nations. Comment admettre que la promesse de la loi de 1975, reprise en 2005 ne soit toujours pas honorée en 2015 et qu’elle ne le sera sans doute pas dans les 10 ans à venir. Le mécanisme des Ad’ap, qui à l’origine, était sans doute, la moins mauvaise réponse à un vrai problème, va permettre à l’ensemble de notre société de s’exonérer de l’obligation de mise en accessibilité. Comment votre gouvernement peut-il ne pas entendre la colère des personnes handicapées ? Comment peut-il ignorer l’avis de l’autorité indépendante du Défenseur des Droits ? Comment le pays des droits de l’Homme peut-il accepter d’être régulièrement condamné par des instances internationales concernant sa politique en direction des personnes handicapées ? Madame la Ministre, il est encore temps de prendre en compte les demandes des personnes handicapées. La compensation, c’est l’autre pilier de la loi de 2005. C’est au nom du droit à la compensation des conséquences du handicap que notre société a reconnu qu’un enfant handicapé ne pouvait se contenter d’évoquer un préjudice dont il pouvait se prévaloir au moment de sa naissance. C’est un devoir de notre société toute entière d’assumer les conséquences de ce handicap. Or, que constate-t-on ?

Trop de personnes sont encore sans solution, qu’elles soient autistes, vieillissantes ou polyhandicapées. Les 50.000 places qui nous avaient été annoncées en 2008, ne sont toujours pas créées en 2015. Plus de 6500 personnes handicapées se voient contraintes à l’exil en Belgique. Plus de 6000 jeunes adultes sont maintenus dans des établissements pour enfants. C’est un constat alarmant de voir que ces chiffres progressent. Le gouvernement s’est certes engagé à mettre en œuvre le rapport PIVETEAU avec la promesse d’avoir une réponse accompagnée pour tous. Mais il devient urgent que chaque personne handicapée puisse enfin trouver sa place. Et que dire de la vie à domicile à laquelle aspire l’immense majorité des personnes handicapées physiques, alors que les plans de compensation sont aujourd’hui systématiquement revus à la baisse, au mépris de la notion de projet de vie pourtant essentiel dans la loi du 11 février 2005 et alors que le modèle économique et professionnel des services à domicile est à bout de souffle ? Le CNCPH achève sa mandature sans avoir obtenu la moindre mesure concernant les ressources des personnes handicapées, à l’exception des textes qui avaient modifié la durée d’attribution de l’Allocation aux Adultes Handicapés que le gouvernement a fort opportunément revus récemment. Non, les personnes handicapées ne sont pas les mieux loties ! Oui, elles subissent comme tous nos concitoyens le chômage et même deux fois plus ! Oui, la quasi-totalité des personnes handicapées vit largement en-dessous du seuil de pauvreté. Malgré ce constat, aucune mesure concernant les ressources des personnes handicapées… Alors que le gouvernement s’était fixé comme objectif que chaque loi comporte un volet handicap, nous regrettons aussi que de nombreux aspects de la vie des personnes handicapées soient encore passés sous silence. Le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement n’apporte aucune réponse aux besoins des dizaines de milliers de personnes handicapées vieillissantes. La barrière des âges que la loi de 2005 s’était engagée à lever perdure… La transformation des MDPH en MDA sans cadre national, constitue un risque de voir encore moins bien prises en compte les attentes des personnes handicapées. Enfin, nous déplorons que les travaux du conseil national consultatif des personnes handicapées ne soient pas davantage pris en compte par les pouvoirs publics. Trop d’avis, trop de réserves émis par le CNCPH sont comme des bouteilles jetées à la mer. La précipitation dans laquelle nous allons devoir rendre un avis sur votre rapport au Parlement laisse penser que cet avis importe peu… En ma qualité de vice-président du CNCPH, je tiens à saluer l’engagement de ses membres, pour la plupart bénévoles – ce qui n’est pas assez connu - dans les travaux du CNCPH tant dans sa Commission Permanente, son Assemblée Plénière que dans le cadre de ses six commissions. Je forme le vœu que le gouvernement porte davantage attention à la qualité de ce dialogue avec lui et qu’il soit davantage tenu compte des avis du CNCPH. Et à, Madame la Ministre, je ne doute pas que vous saurez y répondre ! Je vous remercie de votre attention. Philippe CHAZAL Vice-Président du CNCPH Président d’Honneur de la CFPSAA

1-B) COMMISSION EMPLOI FORMATION DE LA CFPSAA – 11 JUIN 2015

Edouard FERRERO accueille les représentants de l’AFPA. La situation économique et le manque de volonté des uns et des autres font que les déficients visuels ont de plus en plus de difficultés à trouver un emploi. Les formations ne sont pas forcément adaptées.

Mr Rémi BORDET, directeur des services publics AFPA et Patricia LEGRAND, direction régionale AFPA Ile-de-France Rémi BORDET est directeur de services publics à l’AFPA, il travaille sur la sphère politique publique emploi-formation avec les AGEFIPH, les OPCA, les Ministères, et développe l’activité et travaille sur l’accès à la formation des publics. Patricia LEGRAND a pour mission de faire le lien avec l’AGEFIPH et les associations de personnes handicapées. L’AFPA est une association avec une gouvernance paritaire et des représentants des Organisation Syndicales de salariés et patronales, des Conseils régionaux, de l’Etat et des salariés de l’AFPA. Le statut de l’AFPA va être prochainement modifié et devenir un EPIC, ce qui confirme la place de l’AFPA dans le service public. Depuis 5 ans, l’AFPA souffre d’avoir été mis dans le champ de la concurrence de façon assez rapide tout en restant dans le champ du service public. En devenant EPIC, nous allons devenir propriétaire de nos locaux, qui sont ceux de l’Etat et pourrons investir et mettre en accessibilité les locaux. Pour les usagers, l’AFPA ce sont des centres de formation. L’AFPA doit être un lieu d’accès à la qualification pour préparer un accès à l’emploi ou permettre une reconversion ou une évolution. Depuis 60 ans, 140 centres de formation existent en France sur tout le territoire. L’Etat a voulu mailler le territoire à proximité des lieux de vie des personnes, au moins un centre par département, y compris dans des lieux ruraux. Ces centres ont la vocation de porter de l’offre de formation. Nos secteurs d’activité sont très variés (bâtiment, industrie, transports, tertiaire administratif, service à la personne, formation des adultes …). La mise en place des centres après la guerre avait pour vocation de fournir de la main d’œuvre. Puis l’AFPA a été le bras armé de l’Etat dans la lutte contre le chômage. Enfin, fin 2008, les crédits de formation professionnelle pour financer l’AFPA ont été transférés aux Conseils régionaux, ce sont eux qui passent commande. Nous avons une vocation à travailler sur l’accès à la qualification des personnes les moins qualifiées. Cela ouvre l’accès aux titres reconnus par le RNCP, surtout sur des niveaux V et IV.

L’offre de formation est à la fois de l’offre de proximité et de l’offre à caractère national. Formation d’assistance de vie aux familles, niveau V, avec une employabilité de proximité car dans tous les bassins d’emploi on retrouve ce besoin. Nous avons aussi des formations rares comme dans l’aéronautique (chaudronniers aéronautiques comme à Toulouse). Nous avons 80 formations à l’AFPA qui relèvent d’un domaine d’intérêt public national. Elles permettent de former sur des métiers dont a besoin l’économie nationale mais dans certains points du territoire. Elles ont été mises à mal dans le cadre de la décentralisation car une région pense d’abord aux besoins de son territoire. Notre offre de service est plus large que la seule formation. C’est aussi une direction de l’ingénierie, on est un des seuls organismes de formation à avoir un bureau d’étude avec 200 ingénieurs de formation qui analysent l’évolution des métiers, de l’emploi et des compétences. C’est l’Etat qui nous finance sur cette mission régalienne. Nous faisons l’ingénierie de l’évolution des titres et de la certification professionnelle en lien avec les CPC. On alimente les réflexions des branches professionnelles sur l’évolution des métiers. Nous avons aussi une offre de service en conseil aux personnes et aux organisations. Nous avions autrefois des services d’orientation professionnelle qui ont été transférés à Pôle Emploi en 2010. Mais l’AFPA continue d’assurer une offre de service pour faire des bilans de compétences, accompagner les Conseils Régionaux dans la mise en place des emplois d’avenir. Dans les centres AFPA, à 95%, on trouve de l’hébergement et de la restauration collective. Nos hébergements ne sont sans doute pas accessibles ou mal accessibles. Nous avons du chemin à faire sur ce sujet. 8500 salariés à l’AFPA, nous sommes présents dans les 22 régions métropolitaines mais plus dans les DOM. Nous avons toujours des relations avec eux ceci dit. Une gouvernance, un président, un directeur général, une direction nationale avec ses différents services et des directeurs régionaux et des directeurs de centres. Nous sommes organisés aujourd’hui en 13 régions selon la réforme territoriale. Dans la politique de certification nous avons aussi la voie d’accès de la VAE. Nos enjeux aujourd’hui : reconstruire une réflexion sur ce qu’est un service public modernisé. Il faut imaginer une action de service public rénovée et développer des partenariats. On travaille beaucoup sur l’accompagnement des publics en formation, selon leurs besoins, cela inclut la question du handicap. Nous avons pensé l’offre de service rénovée dans des logiques de partenariat afin de mieux travailler et apporter de meilleurs services aux stagiaires. Il faut créer des « centres hors les murs ». L’offre de service doit s’inscrire dans le territoire, en prenant appui sur l’existant dans le territoire mais en complémentarité avec les autres offres de services. Bruno GENDRON indique que les personnes déficientes visuelles sont pour les ¾ de niveau V et IV, voire sans diplôme, nous devons donc travailler ensemble. Dans la déficience visuelle se posent les questions d’accessibilité des lieux et d’accès aux supports de formation. Rémi BORDET explique que l’AFPA accueillait 10 000 personnes handicapées il y a 4 ans, et moins de 5 000 aujourd’hui. La convention AFPA - Etat organisant l’accueil de 6 000 personnes handicapées par an a été transférée à l’AGEFIPH, mais sans les crédits. De plus, le transfert aux Conseils généraux de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle coûte plus cher pour les stagiaires handicapés. Il y avait auparavant un référent handicap par région, aujourd’hui c’est en désuétude car la politique handicap est peu portée. Nous allons créer une fonction de directeur du service public en région qui devra animer les actions en matière de formation et de conseil auprès des personnes handicapées. Ces référents accompagnement devront être formés à cet accueil et devront créer du lien avec les partenaires du monde du handicap. Lors de la rencontre avec le Comité d’Entente nous avons été interpelés sur la déficience visuelle et c’est le handicap sur lequel nous sommes le moins bien adaptés. Notre site n’est pas accessible je pense. L’AFPA intervient également auprès des CRP, notamment pour la certification. Nous assurons la mission d’évolution des titres professionnels et des référentiels, et avons une mission d’appui aux centres agréés pour la mise en œuvre des titres. Il peut y avoir des organismes non agréés par la DIRECCTE mais ayant des plateaux de formation. Nous les accueillons sur nos plateaux techniques pour passer les examens. Quid de la mise en accessibilité des bâtiments ? La présidente de l’AGEFIPH nous a dit que nous allions vers des restrictions des financements, des co-financements seront exigés. Bruno GENDRON précise que ce sera aussi la tendance au FIPHFP, les recettes baissant, les dépenses augmentant, et l’Etat ayant prélevé 29 millions sur 3 ans sur les deux Fonds. Le FIPHFP interviendra sur le personnel de l’AFPA en situation du handicap. Sur l’accessibilité du bâti ce sera une intervention à 50%. Depuis le CIH de 2013, le FIPHFP a mis en place une politique sur les stagiaires de la formation professionnelle. Edouard FERRERO demande quel est le quota de personnes handicapées au sein de l’AFPA, ce qui est fait pour les salariés handicapés et quels moyens sont mis pour que des déficients visuels accèdent à des formations ? Contrairement à la génération 1950 ayant suivi des formations spécialisées, qui a eu une carrière professionnelle d’un très bon niveau, nous constatons aujourd’hui un réel décrochage car l’emploi est de plus en plus difficile et il y a un resserrement du nombre de métiers disponibles (certains disparaissent comme le métier de standardiste car il n’y a plus de débouchés). Il faut repenser au cas par cas. Il faut arriver à voir quelles sont les niches et où orienter les gens et comment les motiver à y aller. La présidente de l’AGEFIPH parlait de l’alternance ce qui est une bonne chose mais la difficulté est qu’il est soit trop tôt soit trop tard. Au niveau de la fonction publique, les gens y entrent mais aimeraient progresser, or les formations pour ce faire sont inaccessibles, soit dès le départ, soit du fait de l’utilisation de certaines technologies non accessibles, ce qui génère des discriminations. Nous intervenons d’ailleurs auprès du Défenseur des Droits à ce sujet. Selon Rémi BORDET, peu de tests ont été adaptés, mais lors de l’accueil d’une personne déficiente visuelle, le chargé de recrutement ou le psychologue accompagne la personne pour l’aider si nécessaire. Selon Jacques BEDHET, il faut identifier les métiers accessibles en développement, et développer des formations. Rémi BORDET rappelle qu’il faut alors l’aval de la DGEFP. Le programme d’action subventionné de l’Etat pour l’AFPA pour 2016 est actuellement en réflexion, la question n’est pas d’identifier un métier qui serait la voix d’accès pour les déficients visuels mais comment rendre plus de métiers accessibles. Rémi BORDET propose que AFPA et CFPSAA y travaillent ensemble, sur un panel de métiers. Afin de construire les modules de formation permettant accessibilité à la formation et à l’emploi. ll faut également faire un travail auprès des conseillers Pôle Emploi, Cap Emploi … et lever certains freins culturels. Il convient aussi peut-être de former le personnel des centres AFPA à l’accueil des personnes handicapées. Denis BOULAY, chargé du Pôle Accessibilité Numérique à la Fédération des Aveugles, indique qu’il y a un déficit généralisé sur le handicap et l’accessibilité numérique en particulier. Les sensibilisations permettent de montrer la bureautique mais aussi le mobile et le tactile, ce qui en général impressionne. Cela est important dans la mise au point des supports de formation. Pour conclure, Rémi BORDET propose d’échanger avec la DGEFP, et intégrer une action commune programme 2016. Nous proposons une prochaine réunion en septembre. Fin de la réunion avec l’AFPA.

Point d’actualité AGEFIPH Edouard FERRERO : fin de mandature de l’AGEFIPH en septembre. On observe une collusion entre le collège syndical et le MEDEF. La prochaine présidente devrait être une représentante du collègue syndical, cela ne peut en aucun cas être un représentant associatif. Concernant la déficience visuelle, Michel BRALS se retire. Je souhaite recevoir les candidatures, avec un engagement de participation (2 par mois, le Conseil et une des commissions) et des comptes rendus que l’on pourra mettre dans notre Bulletin. Pour le FIPHFP aussi je souhaiterais avoir des compte-rendus. L’AGEFIPH a connu et va connaître des turbulences. Le directeur général a été remercié. Par ailleurs je souhaite travailler en collaboration avec les autres associations, mais il faut aussi plaider pour nos intérêts plus spécifiques. Recours auprès du Défenseur des Droits Le Défenseur des Droits a été saisi d’autres recours. En vue d’un prochain RDV, n’hésitez pas à envoyer vos recours. Le 8 juillet prochain Edouard Ferrero accompagné de Mathieu FROIDURE rencontrent Axelle LEMAIRE, nous aimerions travailler en amont sur le projet de loi numérique. Julie BERTHOLON évoque une campagne Twitter autour de la directive européenne sur l’accessibilité des sites web d’organismes publics, en vue de la réunion à Bruxelles le 12 juin des Ministres européens en charge du numérique. L’idée est toujours d’élargir le champ d’application de cette directive et d’y inclure les applications. Axelle LEMAIRE a été interpelée et semble nous soutenir. Christian LAINE a fait un recours auprès du Défenseur des Droits concernant la Française des Jeux. CNSA & CNCPH Mathieu FROIDURE et Julie BERTHOLON ont rencontré Gérald LANDES, chef de projet à la direction des systèmes d’information de la CNSA, le 4 mai dernier, pour aborder la refonte des systèmes d’information des MDPH. Une étude de faisabilité est en cours et les résultats seront communiqués en septembre. Deux pistes sont envisagées :
- se baser sur l’existant, développer un tronc commun métier et améliorer ce qui est possible, sachant que les MDPH ont recours à 3 éditeurs dont on sait que GFI est inaccessible (IODAS), et que certaines MDPH ont même développé leurs propres solutions ;
- que la CNSA porte et réalise un système unique commun à toutes les MDPH, hypothèse la plus coûteuse. Dans les deux cas il leur faut prendre en compte dès le départ les référentiels d’accessibilité. Mathieu FROIDURE doit leur proposer un référentiel de bonnes pratiques. Autre volet abordé : la relation entre les MDPH et les usagers déficients visuels (comme par exemple remplir en ligne des demandes) puisque des expérimentations sont menées dans les MDPH du Nord et du Calvados. Là aussi il faut que les besoins des personnes déficientes visuelles soient intégrés. Nous rencontrerons donc à nouveau la CNSA le 23 juin de 10h à 12h.

Pour le CNCPH, nous préparons le rapport de fin de mandature, et lors de la réunion du 22 avril nous avons eu une présentation intéressante par l’AGEFIPG des accords d’entreprises. Nous avons pu amender la grille d’évaluation de ces accords afin de la rendre plus qualitative que quantitative. Le 28 mai nous a été présentée la suite de l’étude employabilité menée par la CNSA. Loi Macron La Loi Macron n’a pas retenu la proposition d’assimiler les auto-entrepreneurs aux 6%.

Ouverture de la plateforme emploi sur le site de la Fédération La plateforme sera en ligne la semaine prochaine, avec 4 entrées sur cet espace accessible :
-  personnes en recherche pour déposer leur CV
-  entreprises pour déposer leurs offres
-  actualités et conseils autour de la déficience visuelle Nos cibles sont les petites entreprises n’ayant mis encore aucun dispositif en place pour accompagner notre public. Nous avons fait le choix de ne pas restreindre les postes proposés, la question des filtres reste cependant à l’étude.

Proposition de thématiques de travail pour l’année 2015-2016 Sont proposées comme thématiques : l’alternance, la souffrance au travail, l’AFPA, les nouveaux métiers.

Dates des prochaines commissions emploi-formation Les prochaines réunions sont fixées le jeudi 17 septembre et le Jeudi 19 novembre matin.

Questions diverses Jean-Philippe MENGUAL et Jacques BEDHET proposent de développer les liens avec la FEDEEH (Fédération Étudiante pour une Dynamique Études et Emploi avec un Handicap).

3) ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) MDPH 77 : UNE AUTONOMIE ET UNE INDEPENDANCE MENACEES

Communiqué de Presse inter-associatif

Lors de la mise en place de la loi de 2005, le Comité d’Entente départemental de Seine-et-Marne (CED 77) a bénéficié d’une écoute attentive et a œuvré avec le Conseil départemental et les autres institutions à la réussite de la mise en place de la Maison Départementale des Personnes Handicapées.

Toutefois, l’autonomie de la MDPH a été à plusieurs reprises menacée depuis 2005. En effet, les Conseils départementaux tendent à revenir sur les principes mêmes des MDPH en laissant les seuls Conseils départementaux avoir la mainmise sur ces dispositifs et devenir à terme les « décideurs-payeurs sur certaines prestations. Or, cet objectif est en complète contradiction avec la loi de 2005 ! Le 9 février 2015, la demande d’acceptation d’une convention cadre entre le Conseil Général et la Maison Départementale des Personnes Handicapées, a tenté de réduire le Groupement d’Intérêt Public à une « coquille vide ». Pour rappel, la loi garantit l’autonomie et l’indépendance de la Maison Départementale des Personnes Handicapées en complétant cette position par la création du Groupement Intérêt Public (GIP) dont les collèges sont représentatifs des acteurs du handicap dans notre département. Le dernier rendez-vous avec Madame PICARD, Vice-présidente des solidarités du Conseil Départemental, n’a aucunement rassuré les associations sur l’évolution de la MDPH 77. Compte tenu de nos inquiétudes croissantes, le Comité d’Entente Départemental de Seine et Marne a formulé une demande express pour être reçu par M BARBAUX, nouveau Président du Conseil départemental. Ce dernier a décliné notre demande. Or, nous maintenons fermement une demande de rendez-vous avec le Président du Conseil Départemental afin d’évoquer les points suivants :
- Remise en cause du rattachement de la direction de la Maison Départementale des Personnes Handicapées à la Direction Principale de L’autonomie, délibéré le 16 octobre 2013 avec son projet de réorganisation.
- Convention cadre laissant la Maison Départementale des Personnes Handicapées libre de son droit de fonctionnement en conservant les annexes de la précédente convention.
- Conserver les prérogatives et les responsabilités du Groupement d’Intérêt Public dans le cadre de son action sous la responsabilité de sa directrice en accord avec sa COMEX. Pour faire face à une augmentation très forte des demandes, l‘urgence est aujourd’hui de donner aux MDPH les moyens nécessaires pour fonctionner afin de réduire les délais de traitement très longs des demandes, d’évaluer avec la personne ses besoins, de lui offrir un panel de réponses correspondant à ses besoins, etc. Le CED 77 rappelle que les personnes en situation de handicap luttent depuis des années pour être reconnues comme des citoyens à part entière. Elles demandent ainsi au Conseil départemental 77 de respecter leurs droits fondamentaux ! A propos du Comité d’Entente départemental de Seine-et-Marne Le Comité d’Entente Départemental de Seine-et-Marne (CED 77) rassemble les principales associations représentatives de personnes handicapées du département. A ce titre il est leur porte-parole privilégié pour exprimer les besoins de tout individu porteur de handicap dans tous les actes de la vie. Son organisation inter-associative permet d’être présent dans de nombreuses instances, d’élaborer et de porter des positions communes sur différentes problématiques. Dès lors que le caractère transversal d’une question est avéré, le CED 77 entame une réflexion partagée et le cas échéant produit des communiqués ou courriers relatifs aux positions résultantes de cette réflexion.

Information d’Alain DELAPLACE – Coordinateur, pour le Comité d’Entente Départemental

3-B) RENOUVELLEMENT DE TROIS COMMISSIONS

Trois décrets du 5 juin 2015 parus au Journal Officiel du 7 juin dernier renouvellent pour une durée de cinq ans à compter du 8 juin 2015, trois commissions agissant dans le domaine du handicap :
- La Commission Permanente Chargée de la Normalisation du Braille Français (décret n° 2015-626) ;
- Les Commissions Consultatives Départementales de Sécurité et d’Accessibilité (Décret n° 2015-630) ;
- La Commission Nationale Culture Handicap (décret n° 2015-631).

3-C) RETRAITE : CES DISPOSITIFS MÉCONNUS QUI BÉNÉFICIENT AUX HANDICAPÉS ET AUX INVALIDES

Plusieurs dispositifs permettent aux personnes atteintes d’une invalidité, d’une incapacité de travail ou d’un handicap de partir en retraite avec une retraite calculée à taux plein. L’âge auquel elles peuvent en bénéficier varie en fonction de leur situation.
- La retraite anticipée des travailleurs handicapés Ce dispositif est destiné aux personnes qui ont travaillé avec un handicap. Il leur permet de faire liquider leurs pensions de retraite – base et complémentaires - à taux plein à partir de 55 ans. Pour y prétendre, elles doivent avoir validé une durée d’assurance minimum, comprenant un nombre minimal de trimestres cotisés, et justifier pendant toute cette durée d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 50%. Jusqu’au 31 décembre 2015, les assurés ayant été reconnus "travailleur handicapé" peuvent également bénéficier de ce dispositif. Conditions requises pour un départ anticipé en tant que travailleur handicapé http://www.capital.fr/var/cap/stora...

3-D) CNSA : DIX ANS DE SOLIDARITE POUR L’AUTONOMIE

Dix ans après sa création, la CNSA organisait un colloque pour mesurer le chemin parcouru et tracer de nouvelles pistes pour l’avenir. A cette occasion, la CNSA a mis en ligne un nouveau site internet pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

La CNSA fête ses dix ans Créée par la loi du 30 juin 2004, la Caisse s’est installée en 2005. Pour marquer son dixième anniversaire, la CNSA a réuni mercredi 18 juillet des acteurs qui ont contribué à sa fondation, ainsi que des représentants associatifs, des institutionnels nationaux et locaux, des professionnels, des chercheurs… Ils ont débattu, au cours de quatre tables rondes, de l’évolution des politiques de l’autonomie en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées depuis dix ans, et des nouveaux défis à relever et auxquels la CNSA contribuera.

Porter un projet de société Les débats ont été ouverts et clos par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées, de l’Autonomie et de l’Enfance et Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion. Les ministres ont rappelé la place désormais centrale occupée par la CNSA dans les politiques de l’autonomie en tant que caisse, agence et espace d’échange. Elles ont fait part de leurs attentes pour les années à venir.

La CNSA devra mettre en œuvre les nouvelles missions que lui confie le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement. « Nous comptons pleinement sur la CNSA pour relever le grand défi du vieillissement. C’est notre responsabilité commune, parce que nous aurons besoin de la mobilisation de l’ensemble de la société pour agir en faveur du bien vieillir et de la protection des plus vulnérables » insistait Laurence Rossignol.

En continuant d’agir ainsi, comme elle le fait depuis dix ans, la CNSA permettra « à nos concitoyens en situation de handicap ou de perte d’autonomie d’exercer pleinement leur citoyenneté, contribuant ainsi à un projet de société » témoignait à son tour Marisol Touraine.

Saluant le travail en réseau de la CNSA avec tous les partenaires locaux (conseils départementaux et maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)), qu’elle a qualifié de « marque de fabrique », Ségolène Neuville a quant à elle rappelé le rôle que l’agence devra jouer pour tendre vers une société plus inclusive et des parcours de vie facilités. Changer les regards sur le vieillissement et la perte d’autonomie, un objectif commun

L’objectif mis en avant dans le discours de la Ministre rejoint l’une des priorités de Paulette Guinchard, celle de changer en profondeur le regard de la société et des professionnels sur la perte d’autonomie liée au handicap ou au grand âge. « On considère trop souvent les personnes à travers ce qu’elles ne peuvent plus faire, mais sans regarder toutes les capacités qu’elles ont été obligées de développer. »

La présidente du Conseil de la CNSA a également rappelé la nécessité de mieux articuler les réponses sanitaires et médico-sociales, de rapprocher le monde médical avec le monde médico-social, de façon à favoriser la continuité des parcours de vie. Demain, une CNSA consolidée mais toujours agile

Pour Denis Piveteau, premier directeur de l’établissement, la CNSA doit rester agile et au contact des acteurs de terrain pour continuer d’apporter un plus aux politiques de l’autonomie « La CNSA restera profondément elle-même si elle continue de rechercher la justification de son existence dans le service qu’elle rend. » Pour Geneviève Gueydan, directrice de la CNSA, « les valeurs de citoyenneté et de solidarité, l’ambition d’une action publique partagée et efficace, la prise de conscience des enjeux de l’âge et du handicap dans notre société, ces intuitions d’origine sont des fondations solides pour faire face aux enjeux d’avenir que la CNSA devra accompagner : rester un carrefour vivant de tous les acteurs du secteur, construire des réponses médico-sociales plus inclusives pour les personnes, prolonger les efforts d’individualisation des réponses accompagnées, poursuivre la mise en place d’outils qui contribuent à plus de pertinence, d’équité et d’efficience dans les réponses apportées ». Retour sur les échanges à l’occasion des 10 ans de la CNSA L’une des caractéristiques de la CNSA réside en son positionnement inédit vis-à-vis de ses partenaires locaux et nationaux. Dès le départ, elle a choisi de travailler en réseau avec eux, encourageant le partage d’informations, la co-construction d’outils, l’apport croisé d’expertise, l’échange de bonnes pratiques. Ce mode de fonctionnement a été salué par tous. Les tables rondes ont permis de mesurer les progrès en matière de politiques publiques de compensation du handicap et de la perte d’autonomie à tout âge. Elles ont aussi permis de mesurer les défis restants à relever. Certains intervenants ont appelé de leurs vœux un renforcement des leviers d’action de la CNSA pour qu’elle joue pleinement son rôle de garante de l’équité territoriale. D’autres ont souligné les efforts restant à produire pour que les MDPH et les conseils départementaux répondent de façon individualisée aux besoins des personnes handicapées ou âgées, alors que les demandes sont très nombreuses et continuent de croître. Ils ont aussi rappelé l’importance de simplifier les procédures de demandes et de mieux prendre en compte la parole des personnes fragiles, ce que plusieurs chantiers en cours à la CNSA devraient permettre d’améliorer : expérimentation de nouveaux processus de traitement des demandes et notamment d’un nouveau formulaire dans les MDPH, préparation de travaux pour l’évaluation multidimensionnelle de la situation des personnes demandant l’APA… Beaucoup sont convenus de la nécessité d’organiser différemment l’offre d’accueil et d’accompagnement, grâce à une coopération accrue entre les secteurs sanitaire et médico-social, notamment pour apporter des réponses aux personnes en situation complexe, à une transformation des structures vers des fonctionnements plus souples et en logique de parcours, et à une priorité accordée au renforcement des dispositifs d’accompagnement à domicile et en milieu ordinaire. Enfin, cette journée a montré l’importance de l’implication de la CNSA dans la recherche sur l’autonomie et le handicap et a ouvert de nouvelles perspectives : le financement de nouvelles enquêtes réalisées par la DREES pour approfondir la connaissance des publics et de leurs besoins, un soutien à la recherche dans le champ de l’autonomie davantage orienté pour éclairer les politiques publiques, des coopérations à développer entre acteurs de terrain et équipes de recherche…

« La CNSA doit mieux encore jouer son rôle de fédérateur de la recherche appliquée dans le domaine du handicap en lien avec l’ONFRIH et établir toutes les synergies entre les différents organismes financeurs, les équipes de recherche et les équipes de terrain. J’attends donc de la CNSA qu’elle définisse une véritable stratégie coordonnée de recherche dans le domaine du handicap » précisait Ségolène Neuville. Les perspectives tracées au cours de la journée d’échange de la CNSA doivent nourrir les travaux futurs de la Caisse, en commençant par la rédaction – actuellement en cours – de sa prochaine convention d’objectifs et de gestion avec l’État. Un nouveau site internet

Pour ses dix ans, la CNSA lance son nouveau site : elle met en ligne aujourd’hui un nouveau site internet, quelques semaines après l’ouverture de son compte Twitter : @CNSA_actu.

Plus moderne et ergonomique, le nouveau site institutionnel de la CNSA met davantage en avant ses activités, ses publications ainsi que les projets innovants ou les initiatives de terrain qu’elle soutient, de façon à répondre aux attentes de son public cible composé des professionnels des secteurs social, sanitaire et médico-social.

Depuis sa création, la CNSA est soucieuse d’assurer un même niveau d’information à tous. Pour ses sites Internet, elle s’est engagée dans une démarche de respect des règles d’accessibilité établies au niveau international (« Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) ») et reportées dans le Référentiel général d’accessibilité des administrations (RGAA) version 3. Il propose aussi une sélection d’articles traduits en « facile à lire et à comprendre » avec et à l’attention des personnes en situation de handicap mental.

http://www.silvereco.fr/cnsa-dix-an...

3-E) SUR LA PARTICIPATION DES EMPLOYEURS PUBLICS AUX COMMISSIONS DU FIPHFP

Le Fiphfp a réuni ses commissions la semaine du 11 juin. Les organisations syndicales et les associations représentatives des personnes en situations de handicap (dont la CFPSAA) déplorent le manque de participation récurrent des employeurs publics. L’une des commissions ne s’est pas tenue, une autre l’a été in extremis. La commission des aides a eu lieu. Outre le point d’actualité du Fiphfp qui montre une progression des engagements financiers, nous avons examiné le renouvellement des conventions du Ministère de l’Ecologie et du Développement durable et celle du Ministère des Affaires sociales de la santé et du Travail. Elles seront présentées au Comité National du 7 juillet prochain.

4) ACTUALITÉS FRANÇAISES

4-A) EXTRAIT DES MAGAZINES YANOUS ACTUALITES MAI/JUIN 2015

www.yanous.com

ACCÉSSIBILITE/TRANSPORTS – PARKINGS FERMES GRATUITS A AURIILLAC Le Conseil Municipal d’Aurillac (Cantal) décide d’appliquer à compter du 20 mai 2015 la gratuité du stationnement dans les parcs fermés aux véhicules de titulaires de la carte de stationnement pour personne handicapée. Elle limite toutefois cette gratuité à 12 heures consécutives, conformément à la loi du 18 mars 2015 qui l’institue pour toutes les places en voirie et pour les parcs fermés qui ne sont pas équipés de bornes de paiement accessibles depuis le véhicule. Pour ces derniers, un utilisateur handicapé ou son accompagnateur devra se signaler via l’interphone de la borne d’entrée pour que l’employé de permanence relève le numéro de la carte européenne de stationnement, le nom du titulaire et l’immatriculation du véhicule. Lors de la sortie, les mêmes informations seront demandées pour valider la gratuité. "Si ce dispositif ne fonctionnait pas à l’usage ou si la demande était trop importante, précise le responsable des parkings de la ville, une réflexion serait alors lancée pour mettre en place un autre dispositif. Pour l’instant, cette gestion simplifiée devrait pouvoir assurer les demandes de stationnement gratuit des usagers handicapés." TRANSPORTS - DEROGATION HANDICAP ?

Après la publication de l’annonce de l’interdiction partielle de circulation de voitures conduites par, ou transportant des personnes handicapées (lire ci-dessous au 2 juin), le cabinet de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, précise qu’une dérogation est prévue. "Un certificat portant la lettre D pour dérogation sera délivré aux véhicules d’intervention, d’urgence ou transportant des personnes handicapées", a expliqué un porte-parole. Il n’a toutefois pas été en mesure d’indiquer les catégories concernées (minibus ou fourgonnettes de transport adapté, voitures particulières appartenant à une personne handicapée ou la transportant habituellement) et les modalités d’octroi de ce certificat.

TRANSPORT – VOITURES PROCHAINEMENT INTERDITES

La ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royal, annonce la mise en place d’ici la fin de l’année d’un plan d’action pour lutter contre la pollution de l’air. Les municipalités pourront interdire ou restreindre la circulation de véhicules essence ou diésel en fonction de leur classement en termes de pollution émise. Aucune disposition spécifique ne concerne les voitures conduites ou transportant des personnes handicapées, ce qui pourrait les empêcher de se déplacer en fonction de leurs besoins, sans alternative du fait de la mise en accessibilité très partielle des transports collectifs. Cette dernière va d’ailleurs être repoussée de neuf ans et réduite aux seuls points d’arrêt prioritaires.

INTERNET/ACCESSIBILITE – RGAA 3e ! Le Journal Officiel publie un arrêté validant la troisième version du Référentiel général d’accessibilité pour les administrations (RGAA). Ce référentiel définit les règles que doivent respecter les créateurs et gestionnaires de sites Internet des administrations, agences et services publics. La version 2 du RGAA, qui date de 2009 et s’avérait obsolète, n’aurait été respectée que par 4% des sites Internet assujettis, cette accessibilité étant obligatoire aux termes de l’article 47 de la loi du 11 février 2005 et de son décret d’application du 14 mai 2009. Aucune sanction n’accompagne cette obligation, ce qui explique son application marginale alors que l’accessibilité au web public devient une nécessité du fait du développement des télé-procédures qui commence à être substituées aux formalités papier. L’élaboration du RGAA V.3 aurait coûté 4,5 millions d’euros. Il sera accompagné d’un label de conformité apposé sur les sites attestés accessibles après contrôle, selon des modalités qu’un arrêté doit prochainement définir. POLITIQUE/DISCRIMINATION – DUR D’ETRE MILITANT AVEUGLE Candidat UMP battu dans le canton de Saint-Herblain 2 (Loire-Atlantique) lors des élections départementales de mars dernier, Matthieu Annereau porte plainte contre X pour diffamation. "Les propos colportés à mon égard faisaient l’état d’une simulation de ma cécité afin d’apitoyer l’électorat sur ma condition ! se scandalise-t-il. Propos inacceptables que je dénonce d’autant plus fort que l’élection départementale avait pour thématique forte le handicap et la gestion de la MDPH." Matthieu Annereau affirme avoir attendu que l’élection soit passée pour agir "afin de ne pas entacher le scrutin d’une telle polémique" mais il déplore que les dirigeants politiques qui sont venus dans le canton de Saint-Herblain restent muets. "Peut-on fermer les yeux sur une telle affaire en France en 2015 et continuer à tenir des discours politiques sur l’acceptation de la différence ?", s’interroge Matthieu Annereau. Avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous

5) ACTUALITES INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) EXTRAIT DES MAGAZINES YANOUS ACTUALITES MAI/JUIN 2015

CHINE – LEGISLATION La mairie de Pékin autorise depuis aujourd’hui la présence de chiens-guides d’aveugles dans le métro de la capitale. Ces chiens-guides sont rarissimes dans le pays (moins d’une centaine pour près de 17 millions de personnes déficientes visuelles !) mais Shanghai et Chengdu ont déjà adopté un règlement similaire.

SENEGAL - CHIFFRES Selon de récents rapports de la Direction générale de l’action sociale, le Sénégal compte 800.000 citoyens handicapés sur une population de 13 millions d’habitants. Le tiers environ est atteint de déficience motrice, 16% de déficience visuelle, les autres handicaps représentant plus de la moitié restante. Sans surprise, les personnes handicapées sont le plus touchées par la pauvreté, le manque d’intégration, de services sociaux ou la violation de leurs droits. Difficultés caractérisées, selon ces rapports, "par la faim chronique, la maladie, la faiblesse des ressources financières, le faible accès à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation, aux médicaments essentiels, à l’électricité, à l’assainissement, à la communication et au transport."

USA – LEGISLATION Le gouverneur d’Hawaï, David Ige, vient de signer le décret d’application d’une loi, la première de toute l’Union, qui rend obligatoire l’adaptation des cinémas aux spectateurs déficients sensoriels. La loi stipule que quiconque opère au moins deux salles dans l’archipel doit offrir du sous-titrage et de l’audio-description pour au moins deux séances par semaine. La mesure prendra effet au 1er janvier 2016 afin que les exploitants aient le temps de se mettre en conformité. (Source : Hawaii News Now).

Avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous

5-B) DES ASCENSEURS ACCESSIBLES ET UTILISABLES, LES MESURES PRISES OU EXIGEES PAR L’UEA ET SES MEMBRES POUR RENDRE LES ASCENSEURS TOTALEMENT ACCESSIBLES

L’installation d’ascenseurs fait partie des principales mesures prises pour offrir à tous l’accès aux bâtiments, quelles que soient les capacités et les préférences de chacun. Il est clair pour la plupart des gens et donc largement admis que certains critères comme la largeur minimale de la porte et l’espace suffisant à l’intérieur de la cabine d’ascenseur sont essentiels pour permettre aux personnes en fauteuil roulant, se déplaçant avec une canne, accompagnées d’une poussette d’enfant, transportant des charges lourdes, etc., d’y entrer et de s’en servir de façon autonome. Pourtant, il y a un manque de prise de conscience quant à l’importance de la facilité d’utilisation des commandes de l’ascenseur, du marquage et de l’orientation jusqu’aux ascenseurs, ainsi que de l’incidence de ces facteurs sur la facilité d’utilisation de l’ascenseur dans son ensemble. Des facteurs tels que la perceptibilité visuelle et tactile des touches et l’indication de leur fonction, la bonne visibilité et l’annonce sonore des numéros d’étage et d’autres informations importantes, tout comme la conception et l’emplacement, qui doivent faciliter le plus possible le repérage de l’ascenseur, déterminent son accessibilité autant que les caractéristiques communément admises mentionnées précédemment. Si une personne aveugle ou malvoyante ne parvient pas à trouver et/ou à faire fonctionner un ascenseur, c’est comme si celui-ci était inexistant pour elle. Le problème affecte un très grand nombre d’utilisateurs si de telles conditions ne sont pas sérieusement prises en compte et mises en œuvre. L’UEA se penche actuellement sur cette question sur le plan de la normalisation d’une part et de la législation/mise en œuvre d’autre part. Par Doris Ossberger Newsletter de l’EBU n° 102 – Extrait du dossier

5-C) AUTRICHE : DES MUSEES ACCESSIBLES AUX PERSONNES AVEUGLES ET DEFICIENTES VISUELLES GRACE A LA TECHNOLOGIE 3D – PROJET AMBAVIS

Longtemps, les personnes déficientes visuelles n’ont pas eu accès à bon nombre de services proposés par les musées traditionnels, ne bénéficiant pas non plus du rôle des musées en tant que lieu d’apprentissage informel. Mais les temps changent et des technologies 3D innovantes, ainsi que des méthodes multi sensorielles, offrent aujourd’hui des solutions pour les personnes aveugles et déficientes visuelles. Pourtant, les musées qui les ont mises en œuvre au cours des dernières années ont dû surmonter des obstacles budgétaires, techniques et conceptuels. C’est pourquoi le projet AMBAVis, financé par le programme ERASMUS+ de l’Union européenne, va étudier les solutions techniques innovantes existantes afin de comprendre comment les améliorer et générer à l’avenir des modèles tactiles plus abordables pour les musées. La question de l’amélioration de l’accès aux musées pour les personnes déficientes visuelle recouvrant de multiples aspects, une approche globale a été adoptée pour tenir également compte de sa dimension économique et juridique. Une fois en possession des résultats du travail du consortium, AMBAVis produira un guide pour les musées qui analysera les solutions techniques, les questions de droits d’auteur, ainsi que la potentielle valeur ajoutée brute des technologies 3D dans l’UE-28. En Autriche, le projet est mis en œuvre par Économique, la Fédération autrichienne des Aveugles et Malvoyants, l’Österreichische Galerie Belvédère et VRVis, en collaboration avec la Fédération allemande des personnes aveugles et déficientes visuelles, le Musée Manchester et Trnka n.o. Pour en savoir plus sur le projet, le consortium et nos premiers résultats, consultez notre site Webhttp://www.ambavis.eu/ (External link)

Newsletter de l’EBU – n° 102

5-D) UN POETE AVEUGLE LAUREAT DU PRIX ISRAËL POUR LA POESIE ET LA LITTÉRATURE 2015

Erez Bitton (né en Algérie en 1942) est un poète israélien d’origine marocaine. Il vient de recevoir le prix Israël pour la littérature et la poésie hébraïque, en plus des autres prix littéraires qui lui ont déjà été décernés dans le passé. Né en Afrique du Nord, il immigre en Israël en 1948 avec sa famille, via la France. À l’âge de 10 ans, il perd la vue et sa main gauche en ramassant une grenade trouvée par terre. L’année suivante, il entre à l’Institut juif pour aveugles de Jérusalem. Il décroche un diplôme d’assistant social à l’université hébraïque de Jérusalem, suivi d’une maîtrise de psychologie à l’université Bar-Ilan. Après ses études, Erez Bitton travaille comme assistant social et psychologue dans la ville d’Ashkelon, au sud du pays. Il se fait connaître en tant que journaliste en publiant une chronique hebdomadaire dans la presse d’information quotidienne israélienne. Le comité du prix décrit ses poèmes comme « la quintessence de rapports courageux, sensibles et profonds avec une large palette d’expériences personnelles et collectives, centrées autour de la douleur de la migration et de l’enracinement dans un pays. » Erez Bitton est marié et père de deux enfants. Newsletter de l’EBU n° 102

6) ACCESSIBILITÉ

6-A) DES DISTRIBUTEURS DE BILLETS REGIONAUX ACCESSIBLES

Afin d’améliorer l’accessibilité des distributeurs de billets TER pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite, de nouvelles fonctionnalités sont en cours de déploiement sur l’ensemble du territoire.Situés dans les gares et haltes, les distributeurs de billets régionaux TER permettent aux voyageurs d’acheter leurs billets ou de renouvelerleur abonnement en quelques instants.Depuis début avril, de nouvelles fonctionnalités sont développées sur ces distributeurs, favorisant l’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite : la vocalisation des instructions affichées sur l’écran de l’appareil, l’ajout d’une prise Jack pour brancher un casque audio ainsi que la mise en place d’un dispositif en relief sur l’automate pour faciliter le paiement par pièces.« E-mone », la synthèse vocale SNCF. Pour être considérés comme accessibles, les distributeurs de billets régionaux doivent nécessairement être équipés d’une synthèse vocale.Présenté lors d’un Conseil Consultatif [1], le système de synthèse vocale appelé « E-mone » et obtenu à partir de la voix officielle de la SNCF, Simone, a été reconnu par les associations comme parfaitement intelligible et d’une qualité remarquable.Cette nouvelle fonctionnalité permet ainsi de guider les personnes déficientes visuelles dans l’utilisation de l’automate en leur offrant la possibilité de vocaliser les instructions affichées à l’écran. La vocalisation se déclenche facilement, soit par pression de la touche « Audio » avec diffusion des informations via un haut-parleur, soit grâce au branchement d’un casque sur une prise Jack nouvellement installée.

Le paiement par pièces plus accessible. Les distributeurs les plus anciens seront également équipés d’une forme en relief appliquée autour de la fente d’insertion des pièces pour faciliter sa localisation sur l’automate. Les modèles plus récents possèdent déjà cette spécificité. En février 2014, des démonstrations ont été réalisées sur un prototype d’automate vocalisé. Des personnes malvoyantes ont pu tester le système de vocalisation « E-mone » et repérer les divers éléments de l’automate (molette, bouton audio, terminal de paiement, …) Les résultats de ces expérimentations s’étant révélés concluants, SNCF a validé la mise en place du système de vocalisation et des autres fonctionnalités retenues sur l’ensemble du parc de distributeurs de billets régionaux TER. Début juin, plus de 50 % des automates auront ainsi été équipés, le déploiement total étant prévu pour la fin de l’année 2015.

Le Conseil Consultatif, formé des experts accessibilité de SNCF et des représentants de huit associations nationales de personnes handicapées ou à mobilité réduite, se réunit deux fois par an pour échanger sur les pratiques de SNCF en matière d’accessibilité. Retrouvez notre page dédiée au dialogue avec les associations.

Démarche d’accessibilité

Politique d’accessibilité Événements Priorité et réductions Dialogue avec les associations Équipements Actualité GARES ET SERVICES Gares proposant les services d’assistance Services adaptés Gares équipées de balises sonores et bandes de guidage LA LETTRE DE L’ACCESSIBILITÉ Lettres Mentions légales de la Lettre Abonnement & désabonnement Brochures À Télécharger Guide des voyageurs à mobilité réduite Rapports annuels Attestation de conformité RGAA | Aide | Contact | Mentions légales du site | Conditions générales d’utilisation | Réclamation | Plan du site Retrouvez la newsletter n°24 de la Délégation à l’Accessibilité et aux Voyageurs Handicapés SNCF à partir du lien suivant : http://www.accessibilite.sncf.com/l... Pour recevoir cette newsletter automatiquement, nous vous invitons à vous abonner sur notre site, rubrique Lettre de l’accessibilité, onglet Abonnement. Bien cordialement, L’équipe de la Délégation à l’Accessibilité et aux Voyageurs Handicapés - SNCF Claire BERNARD responsable communication delegation a l’accessibilite et aux voyageurs handicapes sncf- secretariat general campus wilson 9 rue jean-philippe rameau cs 20012 93212 la plaine saint-denis cedex tel : 01 85 07 48 20 – mobile : +33 6 23 06 71 37 le mercredi, merci de me joindre sur mon mobile claire.bernard-VFE@sncf.fr Retrouvez toutes les informations Accessibilité SNCF sur www.accessibilite.sncf.com

Info extraite de la lettre de la Délégation à l’Accessibilité de la SNCF

7) CULTURE

7-A) FAITES APPEL AUX SOUFFLEURS D’IMAGES

Les Souffleurs d’Images vous accompagnent au théâtre, au musée, toute l’année !
- Le service s’installe au Festival d’Avignon du 10 au 19 juillet 2015 : Demandez le programme !
- Pour réserver votre souffleur durant le Festival d’Avignon : 06 48 24 26 27
- En dehors du Festival d’Avignon : 01 42 74 17 87

Les utilisateurs en parlent : TEMOIGNAGES

Les Souffleurs d’Images sur Vivre FM 93.9 en Île-de-France et sur leur site .

Découvrez toutes les offres sur le site adapté www.crth.org

Information de Pascal Parsat – Fondateur du CRTH

Un témoignage : Non voyant depuis quelques années, j’ai perdu l’habitude de fréquenter les musées et les expositions. Grâce à ma fille, Jessica qui a découvert le concept des "Souffleurs d’images", j’ai pu bénéficier de ce service proposé par le CRTH de Paris. Nous avons convenu d’un rendez-vous pour une visite du musée du Quai Branly. Je retrouvais donc ma souffleuse d’images, Ella, avec une certaine appréhension. Très vite je fus rassuré par son ton enjoué et chaleureux. Nous avons fait le choix de limiter notre visite au continent Africain. Tout au long de notre parcours, Ella a su parfaitement me décrire les objets présentés et répondre à mes interrogations. Je tiens surtout à la remercier pour sa façon de me guider, tout en douceur, qui me laissa une impression de liberté retrouvée. Merci au CRTH et aux souffleurs d’images pour toutes ces initiatives en faveur des personnes déficientes visuelles. Signé : Joël Debordes – Bénéficiaire

7-B) PERMIS DE TOUCHER DANS LES MUSÉES

Avez-vous fait de belles expériences en touchant des oeuvres authentiques au musée ? En avez-vous fait de mauvaises ? Faudrait-il plus de possibilités de toucher des objets au musée ? Quelle différence cela ferait ? Y-a-t-il une valeur spéciale à toucher un objet authentique plutôt qu’une réplique ? Voudriez-vous partager vos expériences et réflexions pour nourrir mon Master sur "Le toucher des oeuvres originales par les publics aveugles dans les musées : un défi de l’accessibilité culturelle ?". J’écris mon Master en "Situation de handicap, éducation inclusive" à l’université de Lyon 2. Mon expérience m’a persuadé qu’il existe des arguments éthiques, pédagogiques, sociétaux et également scientifiques pour libéraliser quelque peu le toucher au musée pour les publics aveugles. Je voudrai contribuer à lancer ce débat bien nécessaire. Mon amie aveugle Sylvie m’a révélé l’importance du toucher pour la découverte du patrimoine lorsqu’elle m’a rendu visite à Oxford en 1985. Depuis, j’ai promu l’accès au musée sous toutes facettes, y compris le toucher d’œuvres authentiques, en tant que chargé de la culture auprès du Royal National Institute of Blind People en Grande Bretagne (1987-2202), du Conseil de Musées, Angleterre (2002-2007) et en tant que consultant indépendant en France depuis 2002. J’ai rédigé le rapport "Access to Culture 2012" pour l’Union Européenne des Aveugles.

Si vous êtes disposé à me faire part de vos expériences, je vous serai très reconnaissant de m’envoyer un paragraphe, voire une page avec vos expériences et réflexions. Je les intégrerai dans mon Master. Merci de me les envoyer d’ici le 20 juillet à l’adresse mail suivante : marcus.weisen1@gmail.com. Vous pouvez également me téléphoner au : 06 - 26 06 20 76. En vous remerciant de faire avancer ensemble les droits culturels. Marcus Weisen, Consultant - Accessibilité Musées Patrimoine

10) NOUVELLES TECHNOLOGIES

10-A) UN NOUVEAU VENU DANS LES PC ACCESSIBLES

Le 15 mai dernier, la société Hypra, startup née en février 2015, a lancé un nouvel ordinateur qu’elle appelle le PC à accès universel. Vendu entre 800 et 1000 euros selon la taille, cet appareil basé sur des logiciels libres inclut toutes les fonctions de base d’une machine classique : traitement de texte (avec un Libre Office accessible), lecteur DAISY, Internet (avec Firefox), messagerie (avec Thunderbird) et multimédia (avec VLC). Il donne accès à un catalogue de 40000 logiciels pour faire tout un ensemble de tâches des plus basiques aux plus professionnelles en toute tranquillité, à l’abri des virus du net. Mais surtout, il ambitionne de s’adapter à tous les cas de vision possibles, de la cécité totale avec un lecteur d’écran aux mêmes raccourcis que JAWS, à la vue ordinaire, en passant par la basse vision avec des fonctions de zoom, de contraste et de manipulation des couleurs. Un concentré de logiciels basse vision et cécité. Ne lui manque à ce jour que l’OCR et une synthèse vocale de qualité naturelle, celle qu’il propose étant Eloquence ou Pico de Google. Pour un prix très proche des ordinateurs de « moyenne gamme » du marché, un déficient visuel peut donc avoir une machine sobre, simple et flexible selon sa vue, sans besoin de réapprendre un environnement nouveau. Le tout avec un service de support poussé et des mises à jour gratuites. La mise à niveau générale de l’ordinateur, nécessaire tous les 3 ans en moyenne, peut être également gratuite si l’utilisateur a les connaissances pour la faire lui-même. Sans cela, il peut recourir à une prestation à 300E. Pour acquérir les connaissances, Hypra offre un service de formation personnalisé pour 90 euros par heure. Cette formation peut varier de la simple aide à la prise en main du PC jusqu’à l’informatique en général et avancé. Hypra inclut enfin dans le prix du PC, outre le support et un club des usagers communiquant par oral et écrit, des services permettant de garantir la sûreté des données et le respect de la vie privée. Ainsi, l’utilisateur peut obtenir une adresse mail avec la garantie que ses mails ne sont pas stockés par l’hébergeur, ou un service de tchat écrit ou vocal confidentiel et de qualité. Le moteur de recherche inclus, empêche la collecte des données à des fins de profilage commercial, sans perdre la puissance des moteurs de recherche du commerce. Des possibilités d’anonymisation de la navigation Internet existent aussi. Projet ambitieux, Hypra entend faire de l’informatique un atout pour tous et des logiciels libres un support pour que chacun s’approprie les nouvelles technologies. Elle réussit en tout cas à rendre accessible LibreOffice, ce qui pourrait changer durablement la donne de l’aménagement des potes des travailleurs déficients visuels qui, jusqu’ici, souffraient de ne pas pouvoir y accéder dans des environnements de travail qui y migraient massivement.

Pour plus d’informations sur la société, visitez le site hypra.fr.

12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSA

12-A) DEUXIEME CONGRES NATIONAL DU MOUVEMENT DU CHIEN GUIDE D’AVEUGLE A TOULOUSE

La Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles (FFAC) organisait du 11 au 13 juin son deuxième congrès national du mouvement du Chien Guide d’Aveugle à Toulouse.

Après deux ans et un premier succès à Roncq en 2013, cette deuxième édition a conforté l’envie et la nécessité aux structures fédérées d’avancer ensemble sur des sujets distincts. Les dix Associations (regroupant les 14 centres d’éducation), l’Association Nationale d’utilisateurs (ANMCGA) et le réseau d’élevage (dont le CESECAH) étaient tous présents. La Fondation Frédéric Gaillanne (centre d’éducation de chiens pour enfants et adolescents) et l’École alsacienne de chiens guides sont venues grandir les rangs, montrant ainsi le dynamisme et l’envie de se fédérer pour mieux répondre aux attentes des personnes déficientes visuelles, leur permettant ainsi d’obtenir des chiens guides de grande qualité et dans les meilleures conditions possibles. Au-delà des forums pléniers et de nombreux ateliers plus spécifiques, ce congrès avait pour objectif l’inclusion des personnes aveugles et malvoyantes dans notre société. Placer la personne déficiente visuelle au cœur de nos Associations ? Réaliser des remises spécifiques de chien guide ? Construire l’École de demain ? D’autres thèmes plus vastes mais, toujours en vue d’améliorer nos fonctionnements, ont été abordés et permettra tout à chacun de réfléchir sur les politiques à mettre en place pour atteindre ses objectifs : collecte sur le web, évolution de la sélection, création de lien avec les familles d’accueil. Le troisième congrès se tiendra à Limoges en 2017. Le mouvement du chien guide est aujourd’hui en route pour que demain de plus en plus de personnes déficientes visuelles disposent d’une formidable aide à l’autonomie : le chien guide d’aveugle ;

Une information de la FFAC

12-B) ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE DES JEUNES DÉFICIENTS VISUELS

Maître de conférences en économie à l’université d’Orléans, Bruno Gendron mène actuellement une recherche sur l’orientation scolaire et professionnelle des jeunes déficients visuels pour le compte de la Fédération des Aveugles et amblyopes de France.

Si vous êtes parent d’un enfant de 14 à 25 ans, vous pouvez prendre contact avec Bruno Gendron : bruno.gendron@univ-orelans.fr ou 02 38 49 44 84. Vous recevrez ensuite les questionnaires (il y en a un pour les parents d’enfants déficients visuels et un pour les enfants déficients visuels eux-mêmes).

Vous êtes largement invité à répondre à cette étude pour améliorer le processus d’orientation des jeunes et ainsi favoriser une meilleure insertion professionnelle.

Ce questionnaire est strictement anonyme et confidentiel.

Dans la mesure du possible, le questionnaire parents et enfants doit être rempli de manière indépendante pour éviter les influences mutuelles.

Idéalement, Bruno Gendron souhaiterait un retour d’ici fin juillet 2015.

Merci de votre aide qui nous sera précieuse et fera évoluer les propositions de services en direction des jeunes.

Information de Bruno Gendron

13) APPEL A ACTION

13-A) APPEL A PROJET DE LA FONDATION MALAKOFF MEDERIC

Développer des initiatives en faveur d’une meilleure accessibilité aux soins et à la santé des personnes en situation de handicap

Créée en 2013, la Fondation Malakoff Médéric Handicap a pour double mission de faciliter l’accès à l’emploi et à la santé des personnes en situation de handicap. La loi de 2005 « pour l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a promu l’accès « à tout pour tous » mais elle n’a pas résolu la question du renoncement aux soins qui reste importante faute de lieux accessibles et de praticiens formés au handicap… C’est pourquoi la Fondation Malakoff Médéric Handicap lance un appel à projets, du 1er juin au 31 juillet 2015, destiné à accompagner et financer des initiatives innovantes et essaimables « en faveur d’une meilleure accessibilité aux soins et à la santé pour les personnes handicapées ». Doté d’un montant de 200 000 euros, cet appel à projet est consultable et téléchargeable sur le site de la fondation : www.fondationhandicap-malako...

Bulletin CFPSAA Infos 2015 -9 – du 29 juin 2015

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EDITORIAL

La période que nous traversons est largement placée sous le signe du mécontentement des acteurs impliqués dans le secteur du handicap.

Les deux mois qui viennent de s’écouler depuis mon élection m’ont prouvé, hélas, une fois de plus, à quel point nous devons faire face à l’inertie des pouvoirs publics englués dans les problèmes sociaux et financiers qu’ils ont à résoudre actuellement. Alors le « handicap » paraît une cause « accessoire », non prioritaire. Quelques bonnes paroles mais pas assez d’actes concrets.

Pourtant ici et là, des efforts sont constatés, mais le chemin est long, très long. Notre action permanente reste donc le « garde-fou » qui évite l’abandon total des bonnes pratiques.

L’accessibilité en est le premier exemple, puisqu’elle est symbole des libertés individuelles. Depuis ces dernières semaines, je conduis, avec les responsables de la CFPSAA, de multiples combats pour l’amélioration de notre vie dans la cité. A titre d’exemples, je pourrais vous citer les échanges avec la Mairie de Paris, qui aménage la place de la République sans réelle concertation, ou du moins, qui semble nous concerter, mais sans en tirer suffisamment de conclusions. Même constat pour les nouveaux abribus et le fonctionnement du bouton d’appel, mal situé, et qui prouve bien, la méconnaissance du déplacement des personnes déficientes visuelles. Je pourrais encore vous décrire mon forcing auprès des dirigeants de la RATP, pour leur faire admettre de nous associer à leurs instances, notamment à l’occasion du projet « bus électriques 2022 ».

Au-delà, l’accessibilité numérique reste, bien sûr, l’une de nos préoccupations majeures, au moment où les techniques évoluent plus vite que le temps avec des décisions rapides de la part des pouvoirs publics. Dans ce contexte, j’avais demandé un rendez-vous urgent à la Secrétaire d’État en charge du Numérique. Son calendrier est chargé, mais, j’ai obtenu, dans un premier temps, une rencontre avec son équipe, qui aura lieu début juillet. Si mes illusions restent raisonnables, ma détermination ne faiblit pas et le message que je délivrerai sera ferme et précis.

Si tout est accessibilité, les sujets nous concernant, se déclinent également sous l’égide du droit, de l’emploi et de tous les secteurs concernant notre vie sociale et citoyenne. Attelée à l’ensemble de ces sujets, La CFPSAA, y travaille sans cesse au travers de ses commissions et, vous trouverez, d’ailleurs dans ce bulletin, la synthèse d’une réunion de notre commission Emploi qui vous donnera un peu de visibilité sur notre quotidien.

Nous aurons encore l’opportunité de vous adresser un bulletin avant le creux estival, mais à tous ceux qui ont prévu de partir en juillet, je souhaite de très bonnes vacances.

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) DECLARATION DE PHILIPPE CHAZAL DEVANT LE CNCPH

10 ans après l’adoption de la loi du 11 février 2005, et à l’heure où le gouvernement s’apprête à remettre son rapport au Parlement sur la mise en œuvre de la politique nationale en faveur des personnes handicapées, je tiens en ma qualité de vice-président du CNCPH et au nom de tous ses membres, à vous remercier de votre présence. Je sais qu’il est parfois difficile de comprendre l’impatience du monde associatif et des représentants des personnes handicapées. Nous ne doutons pas de votre engagement et de celui de tous ceux qui vous ont précédée, à améliorer la situation des personnes handicapées. La tâche est difficile surtout lorsque notre pays est confronté à des difficultés financières, budgétaires et sociales. Les personnes en situation de handicap sont malheureusement mises trop souvent à l’écart de la société, mais, ces difficultés, nos concitoyens handicapés les connaissent pour les vivre aussi. Elles viennent se surajouter à celles qu’ils rencontrent au quotidien depuis de très nombreuses années. La loi du 11 février 2005 a constitué un espoir pour toutes les personnes en situation de handicap car elle comportait 2 piliers essentiels à nos yeux : l’accessibilité et la compensation. 10 ans après, notre pays s’apprête à ratifier une ordonnance qui remet en cause l’engagement de notre société à se rendre accessible aux personnes handicapées. Elle bafoue même les engagements que la France a pris devant le concert des Nations. Comment admettre que la promesse de la loi de 1975, reprise en 2005 ne soit toujours pas honorée en 2015 et qu’elle ne le sera sans doute pas dans les 10 ans à venir. Le mécanisme des Ad’ap, qui à l’origine, était sans doute, la moins mauvaise réponse à un vrai problème, va permettre à l’ensemble de notre société de s’exonérer de l’obligation de mise en accessibilité. Comment votre gouvernement peut-il ne pas entendre la colère des personnes handicapées ? Comment peut-il ignorer l’avis de l’autorité indépendante du Défenseur des Droits ? Comment le pays des droits de l’Homme peut-il accepter d’être régulièrement condamné par des instances internationales concernant sa politique en direction des personnes handicapées ? Madame la Ministre, il est encore temps de prendre en compte les demandes des personnes handicapées. La compensation, c’est l’autre pilier de la loi de 2005. C’est au nom du droit à la compensation des conséquences du handicap que notre société a reconnu qu’un enfant handicapé ne pouvait se contenter d’évoquer un préjudice dont il pouvait se prévaloir au moment de sa naissance. C’est un devoir de notre société toute entière d’assumer les conséquences de ce handicap. Or, que constate-t-on ?

Trop de personnes sont encore sans solution, qu’elles soient autistes, vieillissantes ou polyhandicapées. Les 50.000 places qui nous avaient été annoncées en 2008, ne sont toujours pas créées en 2015. Plus de 6500 personnes handicapées se voient contraintes à l’exil en Belgique. Plus de 6000 jeunes adultes sont maintenus dans des établissements pour enfants. C’est un constat alarmant de voir que ces chiffres progressent. Le gouvernement s’est certes engagé à mettre en œuvre le rapport PIVETEAU avec la promesse d’avoir une réponse accompagnée pour tous. Mais il devient urgent que chaque personne handicapée puisse enfin trouver sa place. Et que dire de la vie à domicile à laquelle aspire l’immense majorité des personnes handicapées physiques, alors que les plans de compensation sont aujourd’hui systématiquement revus à la baisse, au mépris de la notion de projet de vie pourtant essentiel dans la loi du 11 février 2005 et alors que le modèle économique et professionnel des services à domicile est à bout de souffle ? Le CNCPH achève sa mandature sans avoir obtenu la moindre mesure concernant les ressources des personnes handicapées, à l’exception des textes qui avaient modifié la durée d’attribution de l’Allocation aux Adultes Handicapés que le gouvernement a fort opportunément revus récemment. Non, les personnes handicapées ne sont pas les mieux loties ! Oui, elles subissent comme tous nos concitoyens le chômage et même deux fois plus ! Oui, la quasi-totalité des personnes handicapées vit largement en-dessous du seuil de pauvreté. Malgré ce constat, aucune mesure concernant les ressources des personnes handicapées… Alors que le gouvernement s’était fixé comme objectif que chaque loi comporte un volet handicap, nous regrettons aussi que de nombreux aspects de la vie des personnes handicapées soient encore passés sous silence. Le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement n’apporte aucune réponse aux besoins des dizaines de milliers de personnes handicapées vieillissantes. La barrière des âges que la loi de 2005 s’était engagée à lever perdure… La transformation des MDPH en MDA sans cadre national, constitue un risque de voir encore moins bien prises en compte les attentes des personnes handicapées. Enfin, nous déplorons que les travaux du conseil national consultatif des personnes handicapées ne soient pas davantage pris en compte par les pouvoirs publics. Trop d’avis, trop de réserves émis par le CNCPH sont comme des bouteilles jetées à la mer. La précipitation dans laquelle nous allons devoir rendre un avis sur votre rapport au Parlement laisse penser que cet avis importe peu… En ma qualité de vice-président du CNCPH, je tiens à saluer l’engagement de ses membres, pour la plupart bénévoles – ce qui n’est pas assez connu - dans les travaux du CNCPH tant dans sa Commission Permanente, son Assemblée Plénière que dans le cadre de ses six commissions. Je forme le vœu que le gouvernement porte davantage attention à la qualité de ce dialogue avec lui et qu’il soit davantage tenu compte des avis du CNCPH. Et à, Madame la Ministre, je ne doute pas que vous saurez y répondre ! Je vous remercie de votre attention. Philippe CHAZAL Vice-Président du CNCPH Président d’Honneur de la CFPSAA

1-B) COMMISSION EMPLOI FORMATION DE LA CFPSAA – 11 JUIN 2015

Edouard FERRERO accueille les représentants de l’AFPA. La situation économique et le manque de volonté des uns et des autres font que les déficients visuels ont de plus en plus de difficultés à trouver un emploi. Les formations ne sont pas forcément adaptées.

Mr Rémi BORDET, directeur des services publics AFPA et Patricia LEGRAND, direction régionale AFPA Ile-de-France Rémi BORDET est directeur de services publics à l’AFPA, il travaille sur la sphère politique publique emploi-formation avec les AGEFIPH, les OPCA, les Ministères, et développe l’activité et travaille sur l’accès à la formation des publics. Patricia LEGRAND a pour mission de faire le lien avec l’AGEFIPH et les associations de personnes handicapées. L’AFPA est une association avec une gouvernance paritaire et des représentants des Organisation Syndicales de salariés et patronales, des Conseils régionaux, de l’Etat et des salariés de l’AFPA. Le statut de l’AFPA va être prochainement modifié et devenir un EPIC, ce qui confirme la place de l’AFPA dans le service public. Depuis 5 ans, l’AFPA souffre d’avoir été mis dans le champ de la concurrence de façon assez rapide tout en restant dans le champ du service public. En devenant EPIC, nous allons devenir propriétaire de nos locaux, qui sont ceux de l’Etat et pourrons investir et mettre en accessibilité les locaux. Pour les usagers, l’AFPA ce sont des centres de formation. L’AFPA doit être un lieu d’accès à la qualification pour préparer un accès à l’emploi ou permettre une reconversion ou une évolution. Depuis 60 ans, 140 centres de formation existent en France sur tout le territoire. L’Etat a voulu mailler le territoire à proximité des lieux de vie des personnes, au moins un centre par département, y compris dans des lieux ruraux. Ces centres ont la vocation de porter de l’offre de formation. Nos secteurs d’activité sont très variés (bâtiment, industrie, transports, tertiaire administratif, service à la personne, formation des adultes …). La mise en place des centres après la guerre avait pour vocation de fournir de la main d’œuvre. Puis l’AFPA a été le bras armé de l’Etat dans la lutte contre le chômage. Enfin, fin 2008, les crédits de formation professionnelle pour financer l’AFPA ont été transférés aux Conseils régionaux, ce sont eux qui passent commande. Nous avons une vocation à travailler sur l’accès à la qualification des personnes les moins qualifiées. Cela ouvre l’accès aux titres reconnus par le RNCP, surtout sur des niveaux V et IV.

L’offre de formation est à la fois de l’offre de proximité et de l’offre à caractère national. Formation d’assistance de vie aux familles, niveau V, avec une employabilité de proximité car dans tous les bassins d’emploi on retrouve ce besoin. Nous avons aussi des formations rares comme dans l’aéronautique (chaudronniers aéronautiques comme à Toulouse). Nous avons 80 formations à l’AFPA qui relèvent d’un domaine d’intérêt public national. Elles permettent de former sur des métiers dont a besoin l’économie nationale mais dans certains points du territoire. Elles ont été mises à mal dans le cadre de la décentralisation car une région pense d’abord aux besoins de son territoire. Notre offre de service est plus large que la seule formation. C’est aussi une direction de l’ingénierie, on est un des seuls organismes de formation à avoir un bureau d’étude avec 200 ingénieurs de formation qui analysent l’évolution des métiers, de l’emploi et des compétences. C’est l’Etat qui nous finance sur cette mission régalienne. Nous faisons l’ingénierie de l’évolution des titres et de la certification professionnelle en lien avec les CPC. On alimente les réflexions des branches professionnelles sur l’évolution des métiers. Nous avons aussi une offre de service en conseil aux personnes et aux organisations. Nous avions autrefois des services d’orientation professionnelle qui ont été transférés à Pôle Emploi en 2010. Mais l’AFPA continue d’assurer une offre de service pour faire des bilans de compétences, accompagner les Conseils Régionaux dans la mise en place des emplois d’avenir. Dans les centres AFPA, à 95%, on trouve de l’hébergement et de la restauration collective. Nos hébergements ne sont sans doute pas accessibles ou mal accessibles. Nous avons du chemin à faire sur ce sujet. 8500 salariés à l’AFPA, nous sommes présents dans les 22 régions métropolitaines mais plus dans les DOM. Nous avons toujours des relations avec eux ceci dit. Une gouvernance, un président, un directeur général, une direction nationale avec ses différents services et des directeurs régionaux et des directeurs de centres. Nous sommes organisés aujourd’hui en 13 régions selon la réforme territoriale. Dans la politique de certification nous avons aussi la voie d’accès de la VAE. Nos enjeux aujourd’hui : reconstruire une réflexion sur ce qu’est un service public modernisé. Il faut imaginer une action de service public rénovée et développer des partenariats. On travaille beaucoup sur l’accompagnement des publics en formation, selon leurs besoins, cela inclut la question du handicap. Nous avons pensé l’offre de service rénovée dans des logiques de partenariat afin de mieux travailler et apporter de meilleurs services aux stagiaires. Il faut créer des « centres hors les murs ». L’offre de service doit s’inscrire dans le territoire, en prenant appui sur l’existant dans le territoire mais en complémentarité avec les autres offres de services. Bruno GENDRON indique que les personnes déficientes visuelles sont pour les ¾ de niveau V et IV, voire sans diplôme, nous devons donc travailler ensemble. Dans la déficience visuelle se posent les questions d’accessibilité des lieux et d’accès aux supports de formation. Rémi BORDET explique que l’AFPA accueillait 10 000 personnes handicapées il y a 4 ans, et moins de 5 000 aujourd’hui. La convention AFPA - Etat organisant l’accueil de 6 000 personnes handicapées par an a été transférée à l’AGEFIPH, mais sans les crédits. De plus, le transfert aux Conseils généraux de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle coûte plus cher pour les stagiaires handicapés. Il y avait auparavant un référent handicap par région, aujourd’hui c’est en désuétude car la politique handicap est peu portée. Nous allons créer une fonction de directeur du service public en région qui devra animer les actions en matière de formation et de conseil auprès des personnes handicapées. Ces référents accompagnement devront être formés à cet accueil et devront créer du lien avec les partenaires du monde du handicap. Lors de la rencontre avec le Comité d’Entente nous avons été interpelés sur la déficience visuelle et c’est le handicap sur lequel nous sommes le moins bien adaptés. Notre site n’est pas accessible je pense. L’AFPA intervient également auprès des CRP, notamment pour la certification. Nous assurons la mission d’évolution des titres professionnels et des référentiels, et avons une mission d’appui aux centres agréés pour la mise en œuvre des titres. Il peut y avoir des organismes non agréés par la DIRECCTE mais ayant des plateaux de formation. Nous les accueillons sur nos plateaux techniques pour passer les examens. Quid de la mise en accessibilité des bâtiments ? La présidente de l’AGEFIPH nous a dit que nous allions vers des restrictions des financements, des co-financements seront exigés. Bruno GENDRON précise que ce sera aussi la tendance au FIPHFP, les recettes baissant, les dépenses augmentant, et l’Etat ayant prélevé 29 millions sur 3 ans sur les deux Fonds. Le FIPHFP interviendra sur le personnel de l’AFPA en situation du handicap. Sur l’accessibilité du bâti ce sera une intervention à 50%. Depuis le CIH de 2013, le FIPHFP a mis en place une politique sur les stagiaires de la formation professionnelle. Edouard FERRERO demande quel est le quota de personnes handicapées au sein de l’AFPA, ce qui est fait pour les salariés handicapés et quels moyens sont mis pour que des déficients visuels accèdent à des formations ? Contrairement à la génération 1950 ayant suivi des formations spécialisées, qui a eu une carrière professionnelle d’un très bon niveau, nous constatons aujourd’hui un réel décrochage car l’emploi est de plus en plus difficile et il y a un resserrement du nombre de métiers disponibles (certains disparaissent comme le métier de standardiste car il n’y a plus de débouchés). Il faut repenser au cas par cas. Il faut arriver à voir quelles sont les niches et où orienter les gens et comment les motiver à y aller. La présidente de l’AGEFIPH parlait de l’alternance ce qui est une bonne chose mais la difficulté est qu’il est soit trop tôt soit trop tard. Au niveau de la fonction publique, les gens y entrent mais aimeraient progresser, or les formations pour ce faire sont inaccessibles, soit dès le départ, soit du fait de l’utilisation de certaines technologies non accessibles, ce qui génère des discriminations. Nous intervenons d’ailleurs auprès du Défenseur des Droits à ce sujet. Selon Rémi BORDET, peu de tests ont été adaptés, mais lors de l’accueil d’une personne déficiente visuelle, le chargé de recrutement ou le psychologue accompagne la personne pour l’aider si nécessaire. Selon Jacques BEDHET, il faut identifier les métiers accessibles en développement, et développer des formations. Rémi BORDET rappelle qu’il faut alors l’aval de la DGEFP. Le programme d’action subventionné de l’Etat pour l’AFPA pour 2016 est actuellement en réflexion, la question n’est pas d’identifier un métier qui serait la voix d’accès pour les déficients visuels mais comment rendre plus de métiers accessibles. Rémi BORDET propose que AFPA et CFPSAA y travaillent ensemble, sur un panel de métiers. Afin de construire les modules de formation permettant accessibilité à la formation et à l’emploi. ll faut également faire un travail auprès des conseillers Pôle Emploi, Cap Emploi … et lever certains freins culturels. Il convient aussi peut-être de former le personnel des centres AFPA à l’accueil des personnes handicapées. Denis BOULAY, chargé du Pôle Accessibilité Numérique à la Fédération des Aveugles, indique qu’il y a un déficit généralisé sur le handicap et l’accessibilité numérique en particulier. Les sensibilisations permettent de montrer la bureautique mais aussi le mobile et le tactile, ce qui en général impressionne. Cela est important dans la mise au point des supports de formation. Pour conclure, Rémi BORDET propose d’échanger avec la DGEFP, et intégrer une action commune programme 2016. Nous proposons une prochaine réunion en septembre. Fin de la réunion avec l’AFPA.

Point d’actualité AGEFIPH Edouard FERRERO : fin de mandature de l’AGEFIPH en septembre. On observe une collusion entre le collège syndical et le MEDEF. La prochaine présidente devrait être une représentante du collègue syndical, cela ne peut en aucun cas être un représentant associatif. Concernant la déficience visuelle, Michel BRALS se retire. Je souhaite recevoir les candidatures, avec un engagement de participation (2 par mois, le Conseil et une des commissions) et des comptes rendus que l’on pourra mettre dans notre Bulletin. Pour le FIPHFP aussi je souhaiterais avoir des compte-rendus. L’AGEFIPH a connu et va connaître des turbulences. Le directeur général a été remercié. Par ailleurs je souhaite travailler en collaboration avec les autres associations, mais il faut aussi plaider pour nos intérêts plus spécifiques. Recours auprès du Défenseur des Droits Le Défenseur des Droits a été saisi d’autres recours. En vue d’un prochain RDV, n’hésitez pas à envoyer vos recours. Le 8 juillet prochain Edouard Ferrero accompagné de Mathieu FROIDURE rencontrent Axelle LEMAIRE, nous aimerions travailler en amont sur le projet de loi numérique. Julie BERTHOLON évoque une campagne Twitter autour de la directive européenne sur l’accessibilité des sites web d’organismes publics, en vue de la réunion à Bruxelles le 12 juin des Ministres européens en charge du numérique. L’idée est toujours d’élargir le champ d’application de cette directive et d’y inclure les applications. Axelle LEMAIRE a été interpelée et semble nous soutenir. Christian LAINE a fait un recours auprès du Défenseur des Droits concernant la Française des Jeux. CNSA & CNCPH Mathieu FROIDURE et Julie BERTHOLON ont rencontré Gérald LANDES, chef de projet à la direction des systèmes d’information de la CNSA, le 4 mai dernier, pour aborder la refonte des systèmes d’information des MDPH. Une étude de faisabilité est en cours et les résultats seront communiqués en septembre. Deux pistes sont envisagées :
- se baser sur l’existant, développer un tronc commun métier et améliorer ce qui est possible, sachant que les MDPH ont recours à 3 éditeurs dont on sait que GFI est inaccessible (IODAS), et que certaines MDPH ont même développé leurs propres solutions ;
- que la CNSA porte et réalise un système unique commun à toutes les MDPH, hypothèse la plus coûteuse. Dans les deux cas il leur faut prendre en compte dès le départ les référentiels d’accessibilité. Mathieu FROIDURE doit leur proposer un référentiel de bonnes pratiques. Autre volet abordé : la relation entre les MDPH et les usagers déficients visuels (comme par exemple remplir en ligne des demandes) puisque des expérimentations sont menées dans les MDPH du Nord et du Calvados. Là aussi il faut que les besoins des personnes déficientes visuelles soient intégrés. Nous rencontrerons donc à nouveau la CNSA le 23 juin de 10h à 12h.

Pour le CNCPH, nous préparons le rapport de fin de mandature, et lors de la réunion du 22 avril nous avons eu une présentation intéressante par l’AGEFIPG des accords d’entreprises. Nous avons pu amender la grille d’évaluation de ces accords afin de la rendre plus qualitative que quantitative. Le 28 mai nous a été présentée la suite de l’étude employabilité menée par la CNSA. Loi Macron La Loi Macron n’a pas retenu la proposition d’assimiler les auto-entrepreneurs aux 6%.

Ouverture de la plateforme emploi sur le site de la Fédération La plateforme sera en ligne la semaine prochaine, avec 4 entrées sur cet espace accessible :
-  personnes en recherche pour déposer leur CV
-  entreprises pour déposer leurs offres
-  actualités et conseils autour de la déficience visuelle Nos cibles sont les petites entreprises n’ayant mis encore aucun dispositif en place pour accompagner notre public. Nous avons fait le choix de ne pas restreindre les postes proposés, la question des filtres reste cependant à l’étude.

Proposition de thématiques de travail pour l’année 2015-2016 Sont proposées comme thématiques : l’alternance, la souffrance au travail, l’AFPA, les nouveaux métiers.

Dates des prochaines commissions emploi-formation Les prochaines réunions sont fixées le jeudi 17 septembre et le Jeudi 19 novembre matin.

Questions diverses Jean-Philippe MENGUAL et Jacques BEDHET proposent de développer les liens avec la FEDEEH (Fédération Étudiante pour une Dynamique Études et Emploi avec un Handicap).

3) ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) MDPH 77 : UNE AUTONOMIE ET UNE INDEPENDANCE MENACEES

Communiqué de Presse inter-associatif

Lors de la mise en place de la loi de 2005, le Comité d’Entente départemental de Seine-et-Marne (CED 77) a bénéficié d’une écoute attentive et a œuvré avec le Conseil départemental et les autres institutions à la réussite de la mise en place de la Maison Départementale des Personnes Handicapées.

Toutefois, l’autonomie de la MDPH a été à plusieurs reprises menacée depuis 2005. En effet, les Conseils départementaux tendent à revenir sur les principes mêmes des MDPH en laissant les seuls Conseils départementaux avoir la mainmise sur ces dispositifs et devenir à terme les « décideurs-payeurs sur certaines prestations. Or, cet objectif est en complète contradiction avec la loi de 2005 ! Le 9 février 2015, la demande d’acceptation d’une convention cadre entre le Conseil Général et la Maison Départementale des Personnes Handicapées, a tenté de réduire le Groupement d’Intérêt Public à une « coquille vide ». Pour rappel, la loi garantit l’autonomie et l’indépendance de la Maison Départementale des Personnes Handicapées en complétant cette position par la création du Groupement Intérêt Public (GIP) dont les collèges sont représentatifs des acteurs du handicap dans notre département. Le dernier rendez-vous avec Madame PICARD, Vice-présidente des solidarités du Conseil Départemental, n’a aucunement rassuré les associations sur l’évolution de la MDPH 77. Compte tenu de nos inquiétudes croissantes, le Comité d’Entente Départemental de Seine et Marne a formulé une demande express pour être reçu par M BARBAUX, nouveau Président du Conseil départemental. Ce dernier a décliné notre demande. Or, nous maintenons fermement une demande de rendez-vous avec le Président du Conseil Départemental afin d’évoquer les points suivants :
- Remise en cause du rattachement de la direction de la Maison Départementale des Personnes Handicapées à la Direction Principale de L’autonomie, délibéré le 16 octobre 2013 avec son projet de réorganisation.
- Convention cadre laissant la Maison Départementale des Personnes Handicapées libre de son droit de fonctionnement en conservant les annexes de la précédente convention.
- Conserver les prérogatives et les responsabilités du Groupement d’Intérêt Public dans le cadre de son action sous la responsabilité de sa directrice en accord avec sa COMEX. Pour faire face à une augmentation très forte des demandes, l‘urgence est aujourd’hui de donner aux MDPH les moyens nécessaires pour fonctionner afin de réduire les délais de traitement très longs des demandes, d’évaluer avec la personne ses besoins, de lui offrir un panel de réponses correspondant à ses besoins, etc. Le CED 77 rappelle que les personnes en situation de handicap luttent depuis des années pour être reconnues comme des citoyens à part entière. Elles demandent ainsi au Conseil départemental 77 de respecter leurs droits fondamentaux ! A propos du Comité d’Entente départemental de Seine-et-Marne Le Comité d’Entente Départemental de Seine-et-Marne (CED 77) rassemble les principales associations représentatives de personnes handicapées du département. A ce titre il est leur porte-parole privilégié pour exprimer les besoins de tout individu porteur de handicap dans tous les actes de la vie. Son organisation inter-associative permet d’être présent dans de nombreuses instances, d’élaborer et de porter des positions communes sur différentes problématiques. Dès lors que le caractère transversal d’une question est avéré, le CED 77 entame une réflexion partagée et le cas échéant produit des communiqués ou courriers relatifs aux positions résultantes de cette réflexion.

Information d’Alain DELAPLACE – Coordinateur, pour le Comité d’Entente Départemental

3-B) RENOUVELLEMENT DE TROIS COMMISSIONS

Trois décrets du 5 juin 2015 parus au Journal Officiel du 7 juin dernier renouvellent pour une durée de cinq ans à compter du 8 juin 2015, trois commissions agissant dans le domaine du handicap :
- La Commission Permanente Chargée de la Normalisation du Braille Français (décret n° 2015-626) ;
- Les Commissions Consultatives Départementales de Sécurité et d’Accessibilité (Décret n° 2015-630) ;
- La Commission Nationale Culture Handicap (décret n° 2015-631).

3-C) RETRAITE : CES DISPOSITIFS MÉCONNUS QUI BÉNÉFICIENT AUX HANDICAPÉS ET AUX INVALIDES

Plusieurs dispositifs permettent aux personnes atteintes d’une invalidité, d’une incapacité de travail ou d’un handicap de partir en retraite avec une retraite calculée à taux plein. L’âge auquel elles peuvent en bénéficier varie en fonction de leur situation.
- La retraite anticipée des travailleurs handicapés Ce dispositif est destiné aux personnes qui ont travaillé avec un handicap. Il leur permet de faire liquider leurs pensions de retraite – base et complémentaires - à taux plein à partir de 55 ans. Pour y prétendre, elles doivent avoir validé une durée d’assurance minimum, comprenant un nombre minimal de trimestres cotisés, et justifier pendant toute cette durée d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 50%. Jusqu’au 31 décembre 2015, les assurés ayant été reconnus "travailleur handicapé" peuvent également bénéficier de ce dispositif. Conditions requises pour un départ anticipé en tant que travailleur handicapé http://www.capital.fr/var/cap/stora...

3-D) CNSA : DIX ANS DE SOLIDARITE POUR L’AUTONOMIE

Dix ans après sa création, la CNSA organisait un colloque pour mesurer le chemin parcouru et tracer de nouvelles pistes pour l’avenir. A cette occasion, la CNSA a mis en ligne un nouveau site internet pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

La CNSA fête ses dix ans Créée par la loi du 30 juin 2004, la Caisse s’est installée en 2005. Pour marquer son dixième anniversaire, la CNSA a réuni mercredi 18 juillet des acteurs qui ont contribué à sa fondation, ainsi que des représentants associatifs, des institutionnels nationaux et locaux, des professionnels, des chercheurs… Ils ont débattu, au cours de quatre tables rondes, de l’évolution des politiques de l’autonomie en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées depuis dix ans, et des nouveaux défis à relever et auxquels la CNSA contribuera.

Porter un projet de société Les débats ont été ouverts et clos par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées, de l’Autonomie et de l’Enfance et Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion. Les ministres ont rappelé la place désormais centrale occupée par la CNSA dans les politiques de l’autonomie en tant que caisse, agence et espace d’échange. Elles ont fait part de leurs attentes pour les années à venir.

La CNSA devra mettre en œuvre les nouvelles missions que lui confie le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement. « Nous comptons pleinement sur la CNSA pour relever le grand défi du vieillissement. C’est notre responsabilité commune, parce que nous aurons besoin de la mobilisation de l’ensemble de la société pour agir en faveur du bien vieillir et de la protection des plus vulnérables » insistait Laurence Rossignol.

En continuant d’agir ainsi, comme elle le fait depuis dix ans, la CNSA permettra « à nos concitoyens en situation de handicap ou de perte d’autonomie d’exercer pleinement leur citoyenneté, contribuant ainsi à un projet de société » témoignait à son tour Marisol Touraine.

Saluant le travail en réseau de la CNSA avec tous les partenaires locaux (conseils départementaux et maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)), qu’elle a qualifié de « marque de fabrique », Ségolène Neuville a quant à elle rappelé le rôle que l’agence devra jouer pour tendre vers une société plus inclusive et des parcours de vie facilités. Changer les regards sur le vieillissement et la perte d’autonomie, un objectif commun

L’objectif mis en avant dans le discours de la Ministre rejoint l’une des priorités de Paulette Guinchard, celle de changer en profondeur le regard de la société et des professionnels sur la perte d’autonomie liée au handicap ou au grand âge. « On considère trop souvent les personnes à travers ce qu’elles ne peuvent plus faire, mais sans regarder toutes les capacités qu’elles ont été obligées de développer. »

La présidente du Conseil de la CNSA a également rappelé la nécessité de mieux articuler les réponses sanitaires et médico-sociales, de rapprocher le monde médical avec le monde médico-social, de façon à favoriser la continuité des parcours de vie. Demain, une CNSA consolidée mais toujours agile

Pour Denis Piveteau, premier directeur de l’établissement, la CNSA doit rester agile et au contact des acteurs de terrain pour continuer d’apporter un plus aux politiques de l’autonomie « La CNSA restera profondément elle-même si elle continue de rechercher la justification de son existence dans le service qu’elle rend. » Pour Geneviève Gueydan, directrice de la CNSA, « les valeurs de citoyenneté et de solidarité, l’ambition d’une action publique partagée et efficace, la prise de conscience des enjeux de l’âge et du handicap dans notre société, ces intuitions d’origine sont des fondations solides pour faire face aux enjeux d’avenir que la CNSA devra accompagner : rester un carrefour vivant de tous les acteurs du secteur, construire des réponses médico-sociales plus inclusives pour les personnes, prolonger les efforts d’individualisation des réponses accompagnées, poursuivre la mise en place d’outils qui contribuent à plus de pertinence, d’équité et d’efficience dans les réponses apportées ». Retour sur les échanges à l’occasion des 10 ans de la CNSA L’une des caractéristiques de la CNSA réside en son positionnement inédit vis-à-vis de ses partenaires locaux et nationaux. Dès le départ, elle a choisi de travailler en réseau avec eux, encourageant le partage d’informations, la co-construction d’outils, l’apport croisé d’expertise, l’échange de bonnes pratiques. Ce mode de fonctionnement a été salué par tous. Les tables rondes ont permis de mesurer les progrès en matière de politiques publiques de compensation du handicap et de la perte d’autonomie à tout âge. Elles ont aussi permis de mesurer les défis restants à relever. Certains intervenants ont appelé de leurs vœux un renforcement des leviers d’action de la CNSA pour qu’elle joue pleinement son rôle de garante de l’équité territoriale. D’autres ont souligné les efforts restant à produire pour que les MDPH et les conseils départementaux répondent de façon individualisée aux besoins des personnes handicapées ou âgées, alors que les demandes sont très nombreuses et continuent de croître. Ils ont aussi rappelé l’importance de simplifier les procédures de demandes et de mieux prendre en compte la parole des personnes fragiles, ce que plusieurs chantiers en cours à la CNSA devraient permettre d’améliorer : expérimentation de nouveaux processus de traitement des demandes et notamment d’un nouveau formulaire dans les MDPH, préparation de travaux pour l’évaluation multidimensionnelle de la situation des personnes demandant l’APA… Beaucoup sont convenus de la nécessité d’organiser différemment l’offre d’accueil et d’accompagnement, grâce à une coopération accrue entre les secteurs sanitaire et médico-social, notamment pour apporter des réponses aux personnes en situation complexe, à une transformation des structures vers des fonctionnements plus souples et en logique de parcours, et à une priorité accordée au renforcement des dispositifs d’accompagnement à domicile et en milieu ordinaire. Enfin, cette journée a montré l’importance de l’implication de la CNSA dans la recherche sur l’autonomie et le handicap et a ouvert de nouvelles perspectives : le financement de nouvelles enquêtes réalisées par la DREES pour approfondir la connaissance des publics et de leurs besoins, un soutien à la recherche dans le champ de l’autonomie davantage orienté pour éclairer les politiques publiques, des coopérations à développer entre acteurs de terrain et équipes de recherche…

« La CNSA doit mieux encore jouer son rôle de fédérateur de la recherche appliquée dans le domaine du handicap en lien avec l’ONFRIH et établir toutes les synergies entre les différents organismes financeurs, les équipes de recherche et les équipes de terrain. J’attends donc de la CNSA qu’elle définisse une véritable stratégie coordonnée de recherche dans le domaine du handicap » précisait Ségolène Neuville. Les perspectives tracées au cours de la journée d’échange de la CNSA doivent nourrir les travaux futurs de la Caisse, en commençant par la rédaction – actuellement en cours – de sa prochaine convention d’objectifs et de gestion avec l’État. Un nouveau site internet

Pour ses dix ans, la CNSA lance son nouveau site : elle met en ligne aujourd’hui un nouveau site internet, quelques semaines après l’ouverture de son compte Twitter : @CNSA_actu.

Plus moderne et ergonomique, le nouveau site institutionnel de la CNSA met davantage en avant ses activités, ses publications ainsi que les projets innovants ou les initiatives de terrain qu’elle soutient, de façon à répondre aux attentes de son public cible composé des professionnels des secteurs social, sanitaire et médico-social.

Depuis sa création, la CNSA est soucieuse d’assurer un même niveau d’information à tous. Pour ses sites Internet, elle s’est engagée dans une démarche de respect des règles d’accessibilité établies au niveau international (« Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) ») et reportées dans le Référentiel général d’accessibilité des administrations (RGAA) version 3. Il propose aussi une sélection d’articles traduits en « facile à lire et à comprendre » avec et à l’attention des personnes en situation de handicap mental.

http://www.silvereco.fr/cnsa-dix-an...

3-E) SUR LA PARTICIPATION DES EMPLOYEURS PUBLICS AUX COMMISSIONS DU FIPHFP

Le Fiphfp a réuni ses commissions la semaine du 11 juin. Les organisations syndicales et les associations représentatives des personnes en situations de handicap (dont la CFPSAA) déplorent le manque de participation récurrent des employeurs publics. L’une des commissions ne s’est pas tenue, une autre l’a été in extremis. La commission des aides a eu lieu. Outre le point d’actualité du Fiphfp qui montre une progression des engagements financiers, nous avons examiné le renouvellement des conventions du Ministère de l’Ecologie et du Développement durable et celle du Ministère des Affaires sociales de la santé et du Travail. Elles seront présentées au Comité National du 7 juillet prochain.

4) ACTUALITÉS FRANÇAISES

4-A) EXTRAIT DES MAGAZINES YANOUS ACTUALITES MAI/JUIN 2015

www.yanous.com

ACCÉSSIBILITE/TRANSPORTS – PARKINGS FERMES GRATUITS A AURIILLAC Le Conseil Municipal d’Aurillac (Cantal) décide d’appliquer à compter du 20 mai 2015 la gratuité du stationnement dans les parcs fermés aux véhicules de titulaires de la carte de stationnement pour personne handicapée. Elle limite toutefois cette gratuité à 12 heures consécutives, conformément à la loi du 18 mars 2015 qui l’institue pour toutes les places en voirie et pour les parcs fermés qui ne sont pas équipés de bornes de paiement accessibles depuis le véhicule. Pour ces derniers, un utilisateur handicapé ou son accompagnateur devra se signaler via l’interphone de la borne d’entrée pour que l’employé de permanence relève le numéro de la carte européenne de stationnement, le nom du titulaire et l’immatriculation du véhicule. Lors de la sortie, les mêmes informations seront demandées pour valider la gratuité. "Si ce dispositif ne fonctionnait pas à l’usage ou si la demande était trop importante, précise le responsable des parkings de la ville, une réflexion serait alors lancée pour mettre en place un autre dispositif. Pour l’instant, cette gestion simplifiée devrait pouvoir assurer les demandes de stationnement gratuit des usagers handicapés." TRANSPORTS - DEROGATION HANDICAP ?

Après la publication de l’annonce de l’interdiction partielle de circulation de voitures conduites par, ou transportant des personnes handicapées (lire ci-dessous au 2 juin), le cabinet de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, précise qu’une dérogation est prévue. "Un certificat portant la lettre D pour dérogation sera délivré aux véhicules d’intervention, d’urgence ou transportant des personnes handicapées", a expliqué un porte-parole. Il n’a toutefois pas été en mesure d’indiquer les catégories concernées (minibus ou fourgonnettes de transport adapté, voitures particulières appartenant à une personne handicapée ou la transportant habituellement) et les modalités d’octroi de ce certificat.

TRANSPORT – VOITURES PROCHAINEMENT INTERDITES

La ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, Ségolène Royal, annonce la mise en place d’ici la fin de l’année d’un plan d’action pour lutter contre la pollution de l’air. Les municipalités pourront interdire ou restreindre la circulation de véhicules essence ou diésel en fonction de leur classement en termes de pollution émise. Aucune disposition spécifique ne concerne les voitures conduites ou transportant des personnes handicapées, ce qui pourrait les empêcher de se déplacer en fonction de leurs besoins, sans alternative du fait de la mise en accessibilité très partielle des transports collectifs. Cette dernière va d’ailleurs être repoussée de neuf ans et réduite aux seuls points d’arrêt prioritaires.

INTERNET/ACCESSIBILITE – RGAA 3e ! Le Journal Officiel publie un arrêté validant la troisième version du Référentiel général d’accessibilité pour les administrations (RGAA). Ce référentiel définit les règles que doivent respecter les créateurs et gestionnaires de sites Internet des administrations, agences et services publics. La version 2 du RGAA, qui date de 2009 et s’avérait obsolète, n’aurait été respectée que par 4% des sites Internet assujettis, cette accessibilité étant obligatoire aux termes de l’article 47 de la loi du 11 février 2005 et de son décret d’application du 14 mai 2009. Aucune sanction n’accompagne cette obligation, ce qui explique son application marginale alors que l’accessibilité au web public devient une nécessité du fait du développement des télé-procédures qui commence à être substituées aux formalités papier. L’élaboration du RGAA V.3 aurait coûté 4,5 millions d’euros. Il sera accompagné d’un label de conformité apposé sur les sites attestés accessibles après contrôle, selon des modalités qu’un arrêté doit prochainement définir. POLITIQUE/DISCRIMINATION – DUR D’ETRE MILITANT AVEUGLE Candidat UMP battu dans le canton de Saint-Herblain 2 (Loire-Atlantique) lors des élections départementales de mars dernier, Matthieu Annereau porte plainte contre X pour diffamation. "Les propos colportés à mon égard faisaient l’état d’une simulation de ma cécité afin d’apitoyer l’électorat sur ma condition ! se scandalise-t-il. Propos inacceptables que je dénonce d’autant plus fort que l’élection départementale avait pour thématique forte le handicap et la gestion de la MDPH." Matthieu Annereau affirme avoir attendu que l’élection soit passée pour agir "afin de ne pas entacher le scrutin d’une telle polémique" mais il déplore que les dirigeants politiques qui sont venus dans le canton de Saint-Herblain restent muets. "Peut-on fermer les yeux sur une telle affaire en France en 2015 et continuer à tenir des discours politiques sur l’acceptation de la différence ?", s’interroge Matthieu Annereau. Avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous

5) ACTUALITES INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) EXTRAIT DES MAGAZINES YANOUS ACTUALITES MAI/JUIN 2015

CHINE – LEGISLATION La mairie de Pékin autorise depuis aujourd’hui la présence de chiens-guides d’aveugles dans le métro de la capitale. Ces chiens-guides sont rarissimes dans le pays (moins d’une centaine pour près de 17 millions de personnes déficientes visuelles !) mais Shanghai et Chengdu ont déjà adopté un règlement similaire.

SENEGAL - CHIFFRES Selon de récents rapports de la Direction générale de l’action sociale, le Sénégal compte 800.000 citoyens handicapés sur une population de 13 millions d’habitants. Le tiers environ est atteint de déficience motrice, 16% de déficience visuelle, les autres handicaps représentant plus de la moitié restante. Sans surprise, les personnes handicapées sont le plus touchées par la pauvreté, le manque d’intégration, de services sociaux ou la violation de leurs droits. Difficultés caractérisées, selon ces rapports, "par la faim chronique, la maladie, la faiblesse des ressources financières, le faible accès à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation, aux médicaments essentiels, à l’électricité, à l’assainissement, à la communication et au transport."

USA – LEGISLATION Le gouverneur d’Hawaï, David Ige, vient de signer le décret d’application d’une loi, la première de toute l’Union, qui rend obligatoire l’adaptation des cinémas aux spectateurs déficients sensoriels. La loi stipule que quiconque opère au moins deux salles dans l’archipel doit offrir du sous-titrage et de l’audio-description pour au moins deux séances par semaine. La mesure prendra effet au 1er janvier 2016 afin que les exploitants aient le temps de se mettre en conformité. (Source : Hawaii News Now).

Avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard, rédacteur en chef du magazine Yanous

5-B) DES ASCENSEURS ACCESSIBLES ET UTILISABLES, LES MESURES PRISES OU EXIGEES PAR L’UEA ET SES MEMBRES POUR RENDRE LES ASCENSEURS TOTALEMENT ACCESSIBLES

L’installation d’ascenseurs fait partie des principales mesures prises pour offrir à tous l’accès aux bâtiments, quelles que soient les capacités et les préférences de chacun. Il est clair pour la plupart des gens et donc largement admis que certains critères comme la largeur minimale de la porte et l’espace suffisant à l’intérieur de la cabine d’ascenseur sont essentiels pour permettre aux personnes en fauteuil roulant, se déplaçant avec une canne, accompagnées d’une poussette d’enfant, transportant des charges lourdes, etc., d’y entrer et de s’en servir de façon autonome. Pourtant, il y a un manque de prise de conscience quant à l’importance de la facilité d’utilisation des commandes de l’ascenseur, du marquage et de l’orientation jusqu’aux ascenseurs, ainsi que de l’incidence de ces facteurs sur la facilité d’utilisation de l’ascenseur dans son ensemble. Des facteurs tels que la perceptibilité visuelle et tactile des touches et l’indication de leur fonction, la bonne visibilité et l’annonce sonore des numéros d’étage et d’autres informations importantes, tout comme la conception et l’emplacement, qui doivent faciliter le plus possible le repérage de l’ascenseur, déterminent son accessibilité autant que les caractéristiques communément admises mentionnées précédemment. Si une personne aveugle ou malvoyante ne parvient pas à trouver et/ou à faire fonctionner un ascenseur, c’est comme si celui-ci était inexistant pour elle. Le problème affecte un très grand nombre d’utilisateurs si de telles conditions ne sont pas sérieusement prises en compte et mises en œuvre. L’UEA se penche actuellement sur cette question sur le plan de la normalisation d’une part et de la législation/mise en œuvre d’autre part. Par Doris Ossberger Newsletter de l’EBU n° 102 – Extrait du dossier

5-C) AUTRICHE : DES MUSEES ACCESSIBLES AUX PERSONNES AVEUGLES ET DEFICIENTES VISUELLES GRACE A LA TECHNOLOGIE 3D – PROJET AMBAVIS

Longtemps, les personnes déficientes visuelles n’ont pas eu accès à bon nombre de services proposés par les musées traditionnels, ne bénéficiant pas non plus du rôle des musées en tant que lieu d’apprentissage informel. Mais les temps changent et des technologies 3D innovantes, ainsi que des méthodes multi sensorielles, offrent aujourd’hui des solutions pour les personnes aveugles et déficientes visuelles. Pourtant, les musées qui les ont mises en œuvre au cours des dernières années ont dû surmonter des obstacles budgétaires, techniques et conceptuels. C’est pourquoi le projet AMBAVis, financé par le programme ERASMUS+ de l’Union européenne, va étudier les solutions techniques innovantes existantes afin de comprendre comment les améliorer et générer à l’avenir des modèles tactiles plus abordables pour les musées. La question de l’amélioration de l’accès aux musées pour les personnes déficientes visuelle recouvrant de multiples aspects, une approche globale a été adoptée pour tenir également compte de sa dimension économique et juridique. Une fois en possession des résultats du travail du consortium, AMBAVis produira un guide pour les musées qui analysera les solutions techniques, les questions de droits d’auteur, ainsi que la potentielle valeur ajoutée brute des technologies 3D dans l’UE-28. En Autriche, le projet est mis en œuvre par Économique, la Fédération autrichienne des Aveugles et Malvoyants, l’Österreichische Galerie Belvédère et VRVis, en collaboration avec la Fédération allemande des personnes aveugles et déficientes visuelles, le Musée Manchester et Trnka n.o. Pour en savoir plus sur le projet, le consortium et nos premiers résultats, consultez notre site Webhttp://www.ambavis.eu/ (External link)

Newsletter de l’EBU – n° 102

5-D) UN POETE AVEUGLE LAUREAT DU PRIX ISRAËL POUR LA POESIE ET LA LITTÉRATURE 2015

Erez Bitton (né en Algérie en 1942) est un poète israélien d’origine marocaine. Il vient de recevoir le prix Israël pour la littérature et la poésie hébraïque, en plus des autres prix littéraires qui lui ont déjà été décernés dans le passé. Né en Afrique du Nord, il immigre en Israël en 1948 avec sa famille, via la France. À l’âge de 10 ans, il perd la vue et sa main gauche en ramassant une grenade trouvée par terre. L’année suivante, il entre à l’Institut juif pour aveugles de Jérusalem. Il décroche un diplôme d’assistant social à l’université hébraïque de Jérusalem, suivi d’une maîtrise de psychologie à l’université Bar-Ilan. Après ses études, Erez Bitton travaille comme assistant social et psychologue dans la ville d’Ashkelon, au sud du pays. Il se fait connaître en tant que journaliste en publiant une chronique hebdomadaire dans la presse d’information quotidienne israélienne. Le comité du prix décrit ses poèmes comme « la quintessence de rapports courageux, sensibles et profonds avec une large palette d’expériences personnelles et collectives, centrées autour de la douleur de la migration et de l’enracinement dans un pays. » Erez Bitton est marié et père de deux enfants. Newsletter de l’EBU n° 102

6) ACCESSIBILITÉ

6-A) DES DISTRIBUTEURS DE BILLETS REGIONAUX ACCESSIBLES

Afin d’améliorer l’accessibilité des distributeurs de billets TER pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite, de nouvelles fonctionnalités sont en cours de déploiement sur l’ensemble du territoire.Situés dans les gares et haltes, les distributeurs de billets régionaux TER permettent aux voyageurs d’acheter leurs billets ou de renouvelerleur abonnement en quelques instants.Depuis début avril, de nouvelles fonctionnalités sont développées sur ces distributeurs, favorisant l’accessibilité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite : la vocalisation des instructions affichées sur l’écran de l’appareil, l’ajout d’une prise Jack pour brancher un casque audio ainsi que la mise en place d’un dispositif en relief sur l’automate pour faciliter le paiement par pièces.« E-mone », la synthèse vocale SNCF. Pour être considérés comme accessibles, les distributeurs de billets régionaux doivent nécessairement être équipés d’une synthèse vocale.Présenté lors d’un Conseil Consultatif [1], le système de synthèse vocale appelé « E-mone » et obtenu à partir de la voix officielle de la SNCF, Simone, a été reconnu par les associations comme parfaitement intelligible et d’une qualité remarquable.Cette nouvelle fonctionnalité permet ainsi de guider les personnes déficientes visuelles dans l’utilisation de l’automate en leur offrant la possibilité de vocaliser les instructions affichées à l’écran. La vocalisation se déclenche facilement, soit par pression de la touche « Audio » avec diffusion des informations via un haut-parleur, soit grâce au branchement d’un casque sur une prise Jack nouvellement installée.

Le paiement par pièces plus accessible. Les distributeurs les plus anciens seront également équipés d’une forme en relief appliquée autour de la fente d’insertion des pièces pour faciliter sa localisation sur l’automate. Les modèles plus récents possèdent déjà cette spécificité. En février 2014, des démonstrations ont été réalisées sur un prototype d’automate vocalisé. Des personnes malvoyantes ont pu tester le système de vocalisation « E-mone » et repérer les divers éléments de l’automate (molette, bouton audio, terminal de paiement, …) Les résultats de ces expérimentations s’étant révélés concluants, SNCF a validé la mise en place du système de vocalisation et des autres fonctionnalités retenues sur l’ensemble du parc de distributeurs de billets régionaux TER. Début juin, plus de 50 % des automates auront ainsi été équipés, le déploiement total étant prévu pour la fin de l’année 2015.

Le Conseil Consultatif, formé des experts accessibilité de SNCF et des représentants de huit associations nationales de personnes handicapées ou à mobilité réduite, se réunit deux fois par an pour échanger sur les pratiques de SNCF en matière d’accessibilité. Retrouvez notre page dédiée au dialogue avec les associations.

Démarche d’accessibilité

Politique d’accessibilité Événements Priorité et réductions Dialogue avec les associations Équipements Actualité GARES ET SERVICES Gares proposant les services d’assistance Services adaptés Gares équipées de balises sonores et bandes de guidage LA LETTRE DE L’ACCESSIBILITÉ Lettres Mentions légales de la Lettre Abonnement & désabonnement Brochures À Télécharger Guide des voyageurs à mobilité réduite Rapports annuels Attestation de conformité RGAA | Aide | Contact | Mentions légales du site | Conditions générales d’utilisation | Réclamation | Plan du site Retrouvez la newsletter n°24 de la Délégation à l’Accessibilité et aux Voyageurs Handicapés SNCF à partir du lien suivant : http://www.accessibilite.sncf.com/l... Pour recevoir cette newsletter automatiquement, nous vous invitons à vous abonner sur notre site, rubrique Lettre de l’accessibilité, onglet Abonnement. Bien cordialement, L’équipe de la Délégation à l’Accessibilité et aux Voyageurs Handicapés - SNCF Claire BERNARD responsable communication delegation a l’accessibilite et aux voyageurs handicapes sncf- secretariat general campus wilson 9 rue jean-philippe rameau cs 20012 93212 la plaine saint-denis cedex tel : 01 85 07 48 20 – mobile : +33 6 23 06 71 37 le mercredi, merci de me joindre sur mon mobile claire.bernard-VFE@sncf.fr Retrouvez toutes les informations Accessibilité SNCF sur www.accessibilite.sncf.com

Info extraite de la lettre de la Délégation à l’Accessibilité de la SNCF

7) CULTURE

7-A) FAITES APPEL AUX SOUFFLEURS D’IMAGES

Les Souffleurs d’Images vous accompagnent au théâtre, au musée, toute l’année !
- Le service s’installe au Festival d’Avignon du 10 au 19 juillet 2015 : Demandez le programme !
- Pour réserver votre souffleur durant le Festival d’Avignon : 06 48 24 26 27
- En dehors du Festival d’Avignon : 01 42 74 17 87

Les utilisateurs en parlent : TEMOIGNAGES

Les Souffleurs d’Images sur Vivre FM 93.9 en Île-de-France et sur leur site .

Découvrez toutes les offres sur le site adapté www.crth.org

Information de Pascal Parsat – Fondateur du CRTH

Un témoignage : Non voyant depuis quelques années, j’ai perdu l’habitude de fréquenter les musées et les expositions. Grâce à ma fille, Jessica qui a découvert le concept des "Souffleurs d’images", j’ai pu bénéficier de ce service proposé par le CRTH de Paris. Nous avons convenu d’un rendez-vous pour une visite du musée du Quai Branly. Je retrouvais donc ma souffleuse d’images, Ella, avec une certaine appréhension. Très vite je fus rassuré par son ton enjoué et chaleureux. Nous avons fait le choix de limiter notre visite au continent Africain. Tout au long de notre parcours, Ella a su parfaitement me décrire les objets présentés et répondre à mes interrogations. Je tiens surtout à la remercier pour sa façon de me guider, tout en douceur, qui me laissa une impression de liberté retrouvée. Merci au CRTH et aux souffleurs d’images pour toutes ces initiatives en faveur des personnes déficientes visuelles. Signé : Joël Debordes – Bénéficiaire

7-B) PERMIS DE TOUCHER DANS LES MUSÉES

Avez-vous fait de belles expériences en touchant des oeuvres authentiques au musée ? En avez-vous fait de mauvaises ? Faudrait-il plus de possibilités de toucher des objets au musée ? Quelle différence cela ferait ? Y-a-t-il une valeur spéciale à toucher un objet authentique plutôt qu’une réplique ? Voudriez-vous partager vos expériences et réflexions pour nourrir mon Master sur "Le toucher des oeuvres originales par les publics aveugles dans les musées : un défi de l’accessibilité culturelle ?". J’écris mon Master en "Situation de handicap, éducation inclusive" à l’université de Lyon 2. Mon expérience m’a persuadé qu’il existe des arguments éthiques, pédagogiques, sociétaux et également scientifiques pour libéraliser quelque peu le toucher au musée pour les publics aveugles. Je voudrai contribuer à lancer ce débat bien nécessaire. Mon amie aveugle Sylvie m’a révélé l’importance du toucher pour la découverte du patrimoine lorsqu’elle m’a rendu visite à Oxford en 1985. Depuis, j’ai promu l’accès au musée sous toutes facettes, y compris le toucher d’œuvres authentiques, en tant que chargé de la culture auprès du Royal National Institute of Blind People en Grande Bretagne (1987-2202), du Conseil de Musées, Angleterre (2002-2007) et en tant que consultant indépendant en France depuis 2002. J’ai rédigé le rapport "Access to Culture 2012" pour l’Union Européenne des Aveugles.

Si vous êtes disposé à me faire part de vos expériences, je vous serai très reconnaissant de m’envoyer un paragraphe, voire une page avec vos expériences et réflexions. Je les intégrerai dans mon Master. Merci de me les envoyer d’ici le 20 juillet à l’adresse mail suivante : marcus.weisen1@gmail.com. Vous pouvez également me téléphoner au : 06 - 26 06 20 76. En vous remerciant de faire avancer ensemble les droits culturels. Marcus Weisen, Consultant - Accessibilité Musées Patrimoine

10) NOUVELLES TECHNOLOGIES

10-A) UN NOUVEAU VENU DANS LES PC ACCESSIBLES

Le 15 mai dernier, la société Hypra, startup née en février 2015, a lancé un nouvel ordinateur qu’elle appelle le PC à accès universel. Vendu entre 800 et 1000 euros selon la taille, cet appareil basé sur des logiciels libres inclut toutes les fonctions de base d’une machine classique : traitement de texte (avec un Libre Office accessible), lecteur DAISY, Internet (avec Firefox), messagerie (avec Thunderbird) et multimédia (avec VLC). Il donne accès à un catalogue de 40000 logiciels pour faire tout un ensemble de tâches des plus basiques aux plus professionnelles en toute tranquillité, à l’abri des virus du net. Mais surtout, il ambitionne de s’adapter à tous les cas de vision possibles, de la cécité totale avec un lecteur d’écran aux mêmes raccourcis que JAWS, à la vue ordinaire, en passant par la basse vision avec des fonctions de zoom, de contraste et de manipulation des couleurs. Un concentré de logiciels basse vision et cécité. Ne lui manque à ce jour que l’OCR et une synthèse vocale de qualité naturelle, celle qu’il propose étant Eloquence ou Pico de Google. Pour un prix très proche des ordinateurs de « moyenne gamme » du marché, un déficient visuel peut donc avoir une machine sobre, simple et flexible selon sa vue, sans besoin de réapprendre un environnement nouveau. Le tout avec un service de support poussé et des mises à jour gratuites. La mise à niveau générale de l’ordinateur, nécessaire tous les 3 ans en moyenne, peut être également gratuite si l’utilisateur a les connaissances pour la faire lui-même. Sans cela, il peut recourir à une prestation à 300E. Pour acquérir les connaissances, Hypra offre un service de formation personnalisé pour 90 euros par heure. Cette formation peut varier de la simple aide à la prise en main du PC jusqu’à l’informatique en général et avancé. Hypra inclut enfin dans le prix du PC, outre le support et un club des usagers communiquant par oral et écrit, des services permettant de garantir la sûreté des données et le respect de la vie privée. Ainsi, l’utilisateur peut obtenir une adresse mail avec la garantie que ses mails ne sont pas stockés par l’hébergeur, ou un service de tchat écrit ou vocal confidentiel et de qualité. Le moteur de recherche inclus, empêche la collecte des données à des fins de profilage commercial, sans perdre la puissance des moteurs de recherche du commerce. Des possibilités d’anonymisation de la navigation Internet existent aussi. Projet ambitieux, Hypra entend faire de l’informatique un atout pour tous et des logiciels libres un support pour que chacun s’approprie les nouvelles technologies. Elle réussit en tout cas à rendre accessible LibreOffice, ce qui pourrait changer durablement la donne de l’aménagement des potes des travailleurs déficients visuels qui, jusqu’ici, souffraient de ne pas pouvoir y accéder dans des environnements de travail qui y migraient massivement.

Pour plus d’informations sur la société, visitez le site hypra.fr.

12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSA

12-A) DEUXIEME CONGRES NATIONAL DU MOUVEMENT DU CHIEN GUIDE D’AVEUGLE A TOULOUSE

La Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles (FFAC) organisait du 11 au 13 juin son deuxième congrès national du mouvement du Chien Guide d’Aveugle à Toulouse.

Après deux ans et un premier succès à Roncq en 2013, cette deuxième édition a conforté l’envie et la nécessité aux structures fédérées d’avancer ensemble sur des sujets distincts. Les dix Associations (regroupant les 14 centres d’éducation), l’Association Nationale d’utilisateurs (ANMCGA) et le réseau d’élevage (dont le CESECAH) étaient tous présents. La Fondation Frédéric Gaillanne (centre d’éducation de chiens pour enfants et adolescents) et l’École alsacienne de chiens guides sont venues grandir les rangs, montrant ainsi le dynamisme et l’envie de se fédérer pour mieux répondre aux attentes des personnes déficientes visuelles, leur permettant ainsi d’obtenir des chiens guides de grande qualité et dans les meilleures conditions possibles. Au-delà des forums pléniers et de nombreux ateliers plus spécifiques, ce congrès avait pour objectif l’inclusion des personnes aveugles et malvoyantes dans notre société. Placer la personne déficiente visuelle au cœur de nos Associations ? Réaliser des remises spécifiques de chien guide ? Construire l’École de demain ? D’autres thèmes plus vastes mais, toujours en vue d’améliorer nos fonctionnements, ont été abordés et permettra tout à chacun de réfléchir sur les politiques à mettre en place pour atteindre ses objectifs : collecte sur le web, évolution de la sélection, création de lien avec les familles d’accueil. Le troisième congrès se tiendra à Limoges en 2017. Le mouvement du chien guide est aujourd’hui en route pour que demain de plus en plus de personnes déficientes visuelles disposent d’une formidable aide à l’autonomie : le chien guide d’aveugle ;

Une information de la FFAC

12-B) ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE DES JEUNES DÉFICIENTS VISUELS

Maître de conférences en économie à l’université d’Orléans, Bruno Gendron mène actuellement une recherche sur l’orientation scolaire et professionnelle des jeunes déficients visuels pour le compte de la Fédération des Aveugles et amblyopes de France.

Si vous êtes parent d’un enfant de 14 à 25 ans, vous pouvez prendre contact avec Bruno Gendron : bruno.gendron@univ-orelans.fr ou 02 38 49 44 84. Vous recevrez ensuite les questionnaires (il y en a un pour les parents d’enfants déficients visuels et un pour les enfants déficients visuels eux-mêmes).

Vous êtes largement invité à répondre à cette étude pour améliorer le processus d’orientation des jeunes et ainsi favoriser une meilleure insertion professionnelle.

Ce questionnaire est strictement anonyme et confidentiel.

Dans la mesure du possible, le questionnaire parents et enfants doit être rempli de manière indépendante pour éviter les influences mutuelles.

Idéalement, Bruno Gendron souhaiterait un retour d’ici fin juillet 2015.

Merci de votre aide qui nous sera précieuse et fera évoluer les propositions de services en direction des jeunes.

Information de Bruno Gendron

13) APPEL A ACTION

13-A) APPEL A PROJET DE LA FONDATION MALAKOFF MEDERIC

Développer des initiatives en faveur d’une meilleure accessibilité aux soins et à la santé des personnes en situation de handicap

Créée en 2013, la Fondation Malakoff Médéric Handicap a pour double mission de faciliter l’accès à l’emploi et à la santé des personnes en situation de handicap. La loi de 2005 « pour l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a promu l’accès « à tout pour tous » mais elle n’a pas résolu la question du renoncement aux soins qui reste importante faute de lieux accessibles et de praticiens formés au handicap… C’est pourquoi la Fondation Malakoff Médéric Handicap lance un appel à projets, du 1er juin au 31 juillet 2015, destiné à accompagner et financer des initiatives innovantes et essaimables « en faveur d’une meilleure accessibilité aux soins et à la santé pour les personnes handicapées ». Doté d’un montant de 200 000 euros, cet appel à projet est consultable et téléchargeable sur le site de la fondation : www.fondationhandicap-malako...

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