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bulletin 10 du 28 juillet 2015

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2015-10 - du 28 juillet 2015

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EDITORIAL

Voici notre dernier bulletin avant la rentrée ! Vous le découvrirez au gré des départs et des retours des uns et des autres, mais les vacances ne durant qu’un moment, je tiens à témoigner ici des activités encore assez denses de la CFPSAA au mois de juillet.

Notre Conseil d’Administration a eu lieu au début du mois et nous a permis de faire le point habituel sur les travaux et actions en cours. Nous y avons également posé les premières pierres des activités de la rentrée : accessibilité et combats juridiques, dossiers à l’étude chez le défenseur des Droits, et un certain nombre de décisions liées aux renouvellements des mandatures dans les différents organismes au sein desquels nous siégeons.

Sur un plan plus institutionnel, j’ai rencontré, à sa demande, Marie Prost Coletta, déléguée ministérielle à l’accessibilité, qui souhaitait faire connaissance avec le nouveau président de la CFPSAA. Ce rendez-vous informel et politique m’a permis d’associer ma voix à toutes celles, venues du monde associatif, qu’elle entend actuellement, pour lui faire part de ma déception quant à l’orientation donnée aux dossiers qu’elle conduit. Conscient que sa « bonne volonté » apparente ne peut vaincre, aujourd’hui, des résistances conjoncturelles, je lui ai confirmé que nous restions en veille sur son chemin. Elle connait bien notre confédération, puisqu’elle s’y heurte régulièrement à l’acharnement de Thierry Jammes qui ne lâche jamais en matière d’accessibilité ! Autre rendez-vous, celui-là à ma demande, avec les conseillers chargés de rédiger le projet de loi sur le numérique, au cabinet d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État, en charge du Numérique. Ces deux heures de travail ont apporté un éclairage qui était nécessaire pour la prise en compte des besoins techniques indispensables aux déficients visuels. Ce projet de loi, inscrit à la session parlementaire de l’automne prochain, sera dans nos priorités à la rentrée et j’aurai l’occasion de vous en reparler.

Cette prochaine rentrée se fera, également pour moi, avec Ségolène Neuville, Secrétaire d’État, chargée des personnes handicapées, qui m’a demandé un entretien prévu début septembre. Je sais son engagement et sa réputation très positifs, et j’espère contribuer un peu à la « chaine de valeur » qui lui permettra de ne pas baisser les bras devant tant d’adversité.

Ce bulletin aurait pu être placé, uniquement, sous l’angle des activités saisonnières, mais à l’heure où le Parlement vient de ratifier l’ordonnance du 24 septembre 2014 prévoyant de nouveaux délais pour la mise en accessibilité des lieux publics, nous restons inquiets et je tiens à apporter mon soutien aux associations directement concernées par ces reports impactant le cadre bâti.

Je vous souhaite un bon été, en vous signalant que vous trouverez, tout de même, quelques informations liées aux vacances dont je souhaite que vous puissiez profiter.

A très bientôt Edouard Ferrero

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) UNE DECORATION AMPLEMENT MERITEE

C’est à Dijon le 18 avril dernier que j’ai tenu à effectuer un ultime déplacement en qualité de Président de la CFPSAA, quelques jours seulement avant de « passer le flambeau » à mon ami Edouard. Il aurait été pour moi impensable de ne pas répondre à l’invitation de Philippe Claudet qui recevait des mains du maire de la ville Alain Millot les insignes de chevalier de l’Ordre National du Mérite. Comme vous pourrez le constater à la lecture du discours prononcé par le premier magistrat municipal, le parcours de Philippe Claudet est totalement atypique, tant sur le plan personnel que professionnel. On a rarement connu une personne qui a autant voyagé et surtout qui a exercé des métiers aussi différents qu’apprenti maître-verrier, tailleurs de pierres, instituteur, et suivi des formations aussi diverses que l’histoire de l’art et archéologie, le traitement des bois gorgés d’eau, travailleur social. En 1992 il entre comme enseignant au Centre de Rééducation spécialisé du Clos Chauveau pour déficients visuels, c’est là que commence l’histoire des « Doigts Qui Rêvent » association qui produit des livres tactiles illustrés en braille et relief pour les jeunes enfants grâce à un atelier de réinsertion qu’il met aussi en place. Malgré la qualité très exceptionnelle des livres produits, malgré les besoins immense que Philippe Claudet tente de satisfaire, les obstacles ne manquent pas, ce qui le décourage parfois : les livres sont produits à l’unité ce qui engendre des coûts élevés qui ne peuvent être intégralement supportés par les clients, alors que les subventions se font de plus en plus rares. Ses productions sont pourtant expédiées bien au-delà de nos frontières : Allemagne, Etats-Unis. Toutes nos félicitations à Philippe Claudet pour sa ténacité dans l’effort, sa volonté rare d’aider les personnes les plus vulnérables, qu’il s’agisse des personnes handicapées ou des personnes qui rencontrent des difficultés d’insertion. Bon courage, et très longue vie à l’association « Les Doigts Qui Rêvent » membre de la CFPSAA.

Ci-après le discours prononcé par le maire de Dijon lors de cette sympathique cérémonie.

Philippe Chazal Président d’Honneur de la CFPSAA.

Cher Philippe Claudet Mesdames, Messieurs,

L’Ordre National du Mérite a été créé il y a plus de 50 ans par le Général de Gaulle. Destiné à récompenser les mérites distingués, il a une triple vocation :
- traduire le dynamisme de la société
- donner valeur d’exemple
- et reconnaître la diversité. Ainsi une distinction dans l’ordre national du Mérite est à la fois une reconnaissance des actions qui ont été accomplies par le récipiendaire, et une émulation, un encouragement pour l’ensemble des citoyens, parce que ces actions ont valeur d’exemple. Parce que la République veut signifier qu’elles ont valeur d’exemple. Vous êtes né, cher Philippe Claudet, le 8 juin 1952 à Constantine, au nord-est d’une Algérie qui, alors, abritait trois départements français. Comme beaucoup de nos compatriotes, votre famille en est partie à l’indépendance, en juin 1962, d’abord dans le bordelais, puis à Toulouse, où l’entreprise de votre père lui avait retrouvé un travail. Ce n’était que le premier de vos très, très nombreux voyages. Après un Bac B à Toulouse, peut-on dire que vous vous enfuyez ? En tout cas, vous entamez 5 années de périples : d’abords à Majorque, en Espagne, un an ; avant un retour pour faire un tour de France des maîtres verriers. Vous ne trouvez pas ce que vous cherchez ? Vous partez un an en Israël. Là près du lac de Tibériade, à Capharnaüm, vous tombez amoureux de la pierre. Cela décidera de votre parcours par la suite. Puis vous partez durant trois ans au Danemark, où vous pratiquez divers métiers. Mais vous quittez le Royaume du Danemark et, de retour à Marseille, en 1977, vous vous faites embauchez dans une entreprise qui travaille dans la pierre, pour les Monuments Historiques. En parallèle, vous suivez des cours avec les Compagnons, afin d’obtenir des diplômes de tailleur de pierre. Mais c’est la fin des chantiers Malraux, les travaux s’amenuisent, et vous vous redirigez, car Marseille vous a fait découvrir l’archéologie sous-marine. C’est en 1980 que vous venez pour la première fois à Dijon. Pour y passer un DEUG en histoire de l’art, archéologie et musicologie. Je relèverai que, dès cette époque, vous alliez deux axes qui ne sont pas souvent considérés comme proches : le travail manuel et le domaine artistique. En 1983-1984, vous êtes à Aix-en- Provence pour passer votre licence en histoire de l’art et en archéologie. Vous êtes en même temps vacataire pour la DRASM (Direction Régionale des Recherches Archéologiques Sous-marines). Mais, le temps de continuer de vous former au centre d’études et de traitement des bois gorgés d’eau, à Grenoble, avec des qualifications supplémentaires à Florence, à Gdansk, au Danemark, à Berlin.. Pendant ce temps, donc, le poste que vous convoitiez est supprimé ! Le destin se jouerait-il de vous ? On pourrait le croire, au vu de la suite de votre parcours ! De retour en France, vous postulez à divers postes sans succès. Mais c’est grâce à cela que nous vous comptons parmi nous aujourd’hui. Car c’est par amour que vous revenez à Dijon. Là vous vous formez à l’Institut de Formation des Travailleurs Sociaux. Boursier, vous obtenez votre première année d’assistant social. Le destin plaisante encore avec vous ? En effet, le Conseil Régional décide de supprimer les bourses qu’il octroyait. Vous ne ferez jamais votre deuxième année. Qu’à cela ne tienne : nouvelle reconversion, vous passez de nouveaux concours et intégrez l’Institut Universitaire de Formations des Maîtres et devenez instituteur. Employons un euphémisme, si vous le voulez bien : à l’époque vos enseignants à l’école normale "ne vous enchantent guère" puis je le dire ainsi ? Vos rapports avec eux ne sont pas des plus faciles. Mais vous devenez tout de même instituteur et en 1990 vous êtes nommé dans un lieu qui, lui non plus, n’est pas des plus faciles, puisque vous intégrez le centre éducatif et professionnel de Velars sur Ouche avec des adolescents délinquants. En 1991, nouvelle expérience : vous êtes en poste à l’institut médico-éducatif de la Chartreuse, avec des enfants qui ont des troubles psychiatriques. En 1992 vous enseignez au Centre de rééducation spécialisée du Clos Chauveau, avec des enfants aveugles et malvoyants. C’est là que votre vie bascule, une nouvelle fois. La question, très vite se pose : comment enseigner à des enfants aveugles. Comment par exemple leur enseigner la lecture ? Les réponses manquent, de même que les outils. Pour votre classe, vous décidez de réaliser un livre tactile, qui présente la particularité d’offrir à découvrir non seulement les formes, mais aussi les textures – je sais que ce point vous tient à cœur. C’est un succès avec les enfants comme auprès de leurs parents. Un succès tel qu’il faudrait le partager, le reproduire. C’est à cette époque que vous créez l’association Les Doigts Qui Rêvent. Désormais, vous naviguerez entre enseignement et travail associatif. Une autre rencontre est déterminante, celle de Cyril Marguerie, qui est ici aujourd’hui. Vos besoins sont complémentaires. Vous, vous cherchez à faire fabriquer des livres tactiles. Lui, de son côté, avec l’Association Dijonnaise pour l’emploi des jeunes, cherche des situations de travail qui permettent en quelque sorte d’évaluer des jeunes qui ont des difficultés afin de leur proposer des solutions adaptées : cours de français, aide psychologique, formation, voire emploi. Il est possible de réunir ces besoins, et vous fondez en 1996 l’Atelier pour voir, une structure assez atypique, qui permet d’aider ces personnes à travers une activité chargée de sens. Au bout de quelques années, l’Atelier pour voir est devenu chantier d’insertion. Vous permettez à des personnes en difficulté de se former à divers métiers, de la couture à l’imprimerie. A la disparition de l’ADEJ, c’est l’Acodège qui reprend la tutelle de l’Atelier. Vous-même passionné par cette question de la transmission en direction des publics aveugles, vous continuer d’innover. Vous ne trouvez pas de machine permettant d’appliquer du Braille sur les couvertures de vos livres ? Vous allez, après des années de recherche, dénicher un inventeur, qui a mis au point un système à l’origine destiné à la fabrication informatique. A force d’insistance, il va même vous céder ses droits ! Et en adaptant son procédé, vous allez créer la société Tom’s 3D, qui a le double avantage d’offrir une solution technique pour vos livres, et de proposer aux personnes que vous accompagnez une nouvelle structure, comme un sas supplémentaire pour ceux que le chantier d’insertion n’a su pleinement aider. Autre beau projet : après un colloque que vous organisez en 1999 à Dijon, vous créez en 2000, le prix Tactus, devenu Typhlo et Tactus en 2005, qui, avec l’aide de la Commission européenne, permet de créer et de diffuser des livres tactiles à l’échelle du continent. Et comme ces questions vous passionnent, vous explorez les livres dans toutes les langues, qu’il s’agisse de récits ou d’essais théoriques : histoire, sociologie, philosophie. Soucieux de transmission, vous vous appuyez sur un réseau d’une quinzaine de traducteurs bénévoles pour construire votre collection "Corpus Tactilis" qui fait référence. Cela vous conduira aussi à travailler avec le monde universitaire et de la recherche. Je ne l’ai pas encore dit, mais Les Doigts Qui Eêvent, est la seule maison d’édition qui mette en œuvre un tel travail au Monde. Vous avez publié au fil des ans quelque 220 titres en sept langues, soit 38000 exemplaires produits. C’est énorme, compte tenu du temps de fabrication. Et vous tenez à les diffuser le plus largement possible, donc au moindre coût : en moyenne, 66 euros, alors que le prix de revient d’un exemplaire est de 150 euros. Vous le diffusez même à 25 euros auprès des parents adhérents de l’association. C’est une gageure ! Votre savoir-faire est à tel point reconnu que vos commandes affluent désormais depuis les Etats-Unis, tandis que la Corée du Sud vous ont largement copiés. Aujourd’hui, au-delà des structures que vous avez fondées, vous partagez volontiers votre savoir, par exemple à travers des articles, notamment concernant l’image haptique, cette image que les non-voyants captent par le geste.

Sans faillir, vous avez, depuis de nombreuses années, mené ce combat qui permet d’amener des enfants à la lecture, à la culture, à l’échange. Tout cela en aidant d’autres personnes à se réinsérer dans notre société. Je vais employer un mot simple, mais dont j’aime le sens simple : c’est un vrai et beau projet de partage, que vous avez su mener à bien, et qui continue d’être un projet exemplaire. Cette exemplarité dont je parlais au début de ce discours. Et encore n’ai-je fait là qu’effleurer la pertinence et la profondeur de votre travail, ce travail en commun et pour le bien commun qui devrait tous nous animer. Il est donc juste, et des plus logiques, que la République ait choisi de vous récompenser pour ce vaste travail, qui mérite non seulement d’être poursuivi mais d’être imité, parce qu’il est réellement source d’inspiration pour nous tous…

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2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) JACQUES TOUBON RESTE VIGILANT SUR L’ACCESSIBILITE DES LIEUX RECEVANT DU PUBLIC

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, déplore encore une fois les retards accumulés dans la mise en œuvre des dispositions relatives à l’accessibilité des établissements recevant du public (ERP) après la ratification, par l’Assemblée nationale le 20 juillet et le Sénat le 21 juillet, de l’ordonnance qui prévoit de nouveaux délais. Au titre de ses missions de lutte contre les discriminations et rappelant qu’il a la charge de l’application de la Convention Internationale des Droits des Personnes Handicapées, le Défenseur des droits confirme son inquiétude quant aux moyens mis en œuvre pour garantir la mise en accessibilité des ERP, dans le cadre de la nouvelle procédure des Ad’AP. Jacques Toubon estime que les nouveaux délais accordés et les dérogations prévues ne sont pas de nature à obtenir des résultats rapides et tangibles en matière d’accessibilité. Il sera donc très vigilant sur la mise en oeuvre et formulera si nécessaire des recommandations aux Pouvoirs Publics. Le Défenseur des Droits – Communiqué du 22 juillet 2015 Retour sommaire

4) ACTUALITÉS FRANÇAISES

4-A) LE BAROMETRE DE LA COMPENSATION DU HANDICAP : UN OUTIL POUR EVALUER SA COMPENSATION SUR COMPENSATIONHANDICAP.FR

Communiqué de lancement

L’Association des paralysés de France (APF) et le bi-média Faire Face (bimestriel et site) lancent le baromètre de la compensation, un questionnaire en ligne permettant aux personnes bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap (PCH) d’évaluer leur compensation. Les résultats obtenus permettront d’évaluer le dispositif de la compensation du handicap en France, 10 ans après la concrétisation du droit à compensation via la loi handicap de 2005. Ainsi, l’APF et Faire Face appellent toutes les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladies invalidantes à répondre au questionnaire en ligne sur compensationhandicap.fr. Les résultats et analyses de ce baromètre seront médiatisés à l’automne. La PCH doit permettre de financer des aides à la hauteur des besoins des personnes en situation de handicap : des interventions d’auxiliaires de vie pour l’aide à la toilette, aux déplacements, à la prise de repas ; des aides techniques : aide aux déplacements (fauteuils roulants par ex.), aide à la communication (aides auditives, plages brailles, etc.) ; des adaptations de logements, de véhicules ; des aides animalières, etc. À l’heure où les maisons départementales des personnes handicapées sont menacées, la mise en oeuvre de ce dispositif est-elle satisfaisante ? C’est ce que veut mesurer le baromètre de la compensation APF - Faire Face. Les internautes bénéficiaires de la PCH sont donc invités à se rendre sur compensationhandicap.fr, puis à se créer un compte via leur adresse mail ou leur compte Facebook, Twitter ou Google +. Il faut ensuite compter 5 minutes pour répondre aux 18 questions. Les critères d’évaluation de ce questionnaire portent sur :
- L’accueil, l’information et l’accompagnement
- L’évaluation des besoins
- Les délais d’instruction
- Les aides accordées
- La gestion et le suivi des aides

Une fois le questionnaire rempli, la personne découvre directement l’évaluation de sa compensation. Elle obtient une note globale sur 10 ainsi que des notes sur 10 pour chaque critère. Elle peut ensuite consulter les résultats dans son département et au niveau national. Un « top 3 » et un « flop 3 » des départements est également indiqué. Des fonctions de partage sur les réseaux sociaux sont alors proposées. Avec cet outil, l’APF et Faire Face souhaitent mesurer l’effectivité et le degré d’application du droit à compensation en France alors que de nombreux dysfonctionnements sont aujourd’hui constatés (délais d’instruction très longs, plans de réponse inadaptés, nombreux restes à charge pour les personnes en situation de handicap, etc.). Ce baromètre est l’occasion d’avoir des données précises sur les dysfonctionnements d’application de cette prestation, les inégalités de traitement entre les territoires et de pointer les dispositions réglementaires qui doivent absolument évoluer (périmètre, tarifs, etc.). L’APF et Faire Face appellent donc tous les citoyens concernés à répondre en ligne sur compensationhandicap.fr

APF – contact/presse : Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

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4-B) BEATRICE BORREL ELUE PRESIDENTE DE L’UNAFAM

Philippe Charrier, président de l’Unafam depuis 2012, a mis fin à son mandat lors de l’Assemblée Générale Ordinaire du 25 juin 2015. Ses nouvelles contraintes professionnelles ne lui permettent plus d’assurer les responsabilités de président. Il reste administrateur de l’Association.

Le Conseil d’Administration, réuni à l’issue de l’Assemblée générale ordinaire, a élu une nouvelle présidente : Béatrice Borrel.

Titulaire d’un diplôme de 3e cycle en "Développement Territorial et Gestion de la Ressource Humaine", elle a créé et dirigé un centre de bilans de compétences pendant 20 ans, après avoir exercé diverses activités dans le domaine social et la formation. Elle est mère de 4 enfants dont un fils, qui souffre de troubles psychiques sévères depuis 20 ans. Bénévole depuis 2000 à l’Unafam, elle a exercé différentes fonctions de représentation des usagers à la délégation de Paris, puis récemment dans le Var.

Puis à sa retraite, elle a fait partie de l’équipe nationale des formateurs de l’Association pendant 5 ans.

Ses implications récentes sont tournées vers l’emploi des personnes handicapées psychiques et vers le Soin, en particulier à partir de l’Observatoire de bonnes pratiques de l’Unafam.

Administratrice depuis 2010, elle fut trésorière puis Vice-Présidente de l’Association ces deux dernières années.

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4-C) LA SNCF ET LE CHIEN GUIDE

L’Article 50 du Guide du voyageur handicapé 2014 détermine que les chiens guides d’aveugles ou d’accompagnement voyagent gratuitement et sans billet dans tous les trains. Conformément à la loi du 11 février 2005, le port de la muselière n’est pas obligatoire à condition que vous puissiez justifier de l’éducation de votre chien guide ou d’accompagnement. Dans certains cas, si l’espace sous le siège n’est pas suffisant pour votre chien, le chef de bord peut vous proposer, en fonction de l’occupation du train, un replacement dans un espace plus spacieux.

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6) ACCESSIBILITE

6-A) NUMERO D’APPEL DES CENTRES TER AVEC DONNEES VOCALES DES QUATRE PROCHAINS DEPARTS DE TER

Régions Tarif N° du centre d’appel TER Service prochain départ disponible

Alsace n° vert 0 800 779 867 non Aquitaine n° vert 0 800 872 872 oui Auvergne n° cristal 09 69 36 39 68 oui Basse Normandie n° vert 0 800 100 244 non Bourgogne prix d’un appel local 03 80 11 29 29 oui Bretagne n° vert 0 800 880 562 oui Centre n° vert 0 800 835 923 oui Champagne Ardenne n° cristal 09 69 36 66 69 oui Franche Comte n° vert 0 800 802 479 non Haute Normandie n° vert 0 800 270 076 oui Languedoc Roussillon n° vert 0 800 886 091 oui Limousin n° vert 0 800 574 303 oui Lorraine n° vert 0 800 870 529 oui Midi Pyrénées n° vert 0 800 31 31 31 oui Npdc n° cristal 0 969 369 379 oui Paca n° vert 0 800 114 023 oui Pays De La Loire n° azur 0 810 324 324 non Picardie n° vert 0 800 099 565 non Poitou Charentes n° azur 0 810 810 888 oui Rhône Alpes n° cristal 09 69 32 21 41 oui

Une information de Gabriel Reeb Fédération des Aveugles de France

A noter : pour ceux qui en auraient besoin, La CFPSAA tient à votre disposition la liste des 547 gares accessibles en France.

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6-B) DECLARATION DU COLLECTIF POUR UNE FRANCE ACCESSIBLE

Après les journées du 2 juin au Sénat et du 6 juillet à l’Assemblée Nationale, la journée du 16 juillet en Commission Mixte Paritaire reste comme une journée sombre. Une journée sombre pour les personnes dites handicapées, âgées, pour les familles, les usagers de transports, les cyclistes, etc. !Une journée sombre pour la démocratie ! Une journée sombre pour la République ! Une journée sombre pour tous les publics en quête d’accessibilité, puisqu’au travers de la suppression de sept dispositions inscrites jusqu’à présent dans la législation et de l’introduction de quatre dispositions nouvelles, leur droit à circuler librement est remis en cause et leur dignité foulée aux pieds sur l’autel des intérêts des propriétaires et exploitants d’ERP privés ou publics ! Concrètement, un recul du plus élémentaire de ces droits et les conséquences sur leur place dans la Société ! Une journée sombre pour la démocratie, puisqu’au travers d’une disposition scélérate des centaines de milliers de demandes de dérogation pour échapper à l’obligation légale d’accessibilité émanant des ERP leur seront automatiquement accordées dès lors que le Préfet, ses services ne pouvant au mieux qu’étudier 1500 à 2000 dossiers par mois, n’aura pas répondu dans un délai de deux mois ! De fait, aucun moyen réel engagé pour assurer une gestion et un contrôle cohérent des dossiers ! Une journée sombre pour la République, puisque le lien pour un dialogue de confiance minimum – certes, toujours dans la vigilance — entre les représentants du Collectif pour une France accessible d’une part et tout à la fois le Gouvernement et la quasi-totalité de la Représentation parlementaire d’autre part, s’est brisé du fait du comportement de ces derniers et que partant, la notion du « vivre ensemble » est à présent dénuée du moindre sens ! Le mépris et « la force publique appliquée avec démesure et victime » quelques heures avant le débat à l’Assemblée Nationale sont significatives ! Le Collectif pour une France accessible et les Associations qui le composent, refusent cette politique qui, au mépris des engagements internationaux de la France, va pour l’essentiel cristalliser à l’avenir les situations de handicap vécues au quotidien par plusieurs millions de nos concitoyens et maintenir notre pays en queue de peloton des Nations ayant ratifié la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées ! Le Collectif pour une France accessible et les Associations qui le composent n’acceptent pas cette forfaiture et s’adressent solennellement une nouvelle fois aux Parlementaires pour leur demander, au lendemain de la Commission Mixte Paritaire réunissant des représentants des deux assemblées, de voter contre la ratification du texte final tel qui leur est proposé. Si, par malheur, une majorité à l’Assemblée Nationale le 20 juillet et au Sénat le 21 juillet devait ratifier cette Ordonnance de la honte, les personnes victimes de cette régression sociale et leurs Associations unies dans le Collectif pour une France accessible devront alors rechercher 60 parlementaires pour saisir le Conseil Constitutionnel aux fins de censurer cette Ordonnance de la honte en vertu de l’article 55 de la Constitution qui fait primer la Convention internationale des Droits des personnes handicapées sur les lois nationales, et à utiliser en outre tous les moyens que leur confère la Constitution pour engager le combat, avec force et détermination, afin de préserver a minima les acquis de 40 années de réglementation en matière d’accessibilité.

Déclaration du 19 juillet 2015

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6-C) LES QUATRE ECRANS DANS LA CITE INTELLIGENTE

Livre blanc media4D

Aboutissement d’un cycle de cinq think tank, rencontres publiques tenues sur le territoire de Plaine Commune, le livre blanc media4D cherche à créer de la visibilité autour de l’accessibilité et des médias (audiovisuels et numériques). Il représente ainsi un livre de référence pour l’ensemble de la chaine de valeur intrinsèque à l’accessibilité des médias. Le livre blanc media4D, intitulé « Les quatre écrans dans la cité intelligente », est le fruit d’un travail collaboratif autour de l’accessibilité des contenus sur les 4 écrans : télévision, ordinateurs, mobiles et cinéma. Une trentaine de contributeurs, partenaires et sympathisants ont rédigé les articles. Les différents contributeurs ont d’abord posé l’état de la situation, chacun dans son environnement ou son secteur respectif, avant de dresser les besoins à venir ainsi que les éventuelles solutions qui pourraient y répondre. Préfacé par Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, le livre blanc fait aussi la synthèse des interventions et des discussions qui ont accompagné la mission de media4D. Ce projet collaboratif réunit les entreprises, les laboratoires de recherche, les institutionnels ainsi que les associations d’utilisateurs. Par ailleurs, ce livre blanc se penche sur l’accessibilité universelle visant à élargir l’accès au contenu médias particulièrement aux populations vieillissantes, aux personnes dites en situation de handicaps, aux populations fragiles, voire à ceux qui maîtrisent mal l’écrit ou la langue française. Si les entreprises de la culture et de la création envisagent d’intégrer l’accessibilité dans le processus de production des contenus, ce sera pour l’intérêt général de tous. Sous cette perspective, ce livre blanc présente : L’accessibilité comme opportunité pour tous et l’environnement juridique qui l’encadre ; Quelques réponses possibles aux besoins pour adapter les services aux contenus médias ; Les innovations à venir, les possibles financements pour des services accessibles, voire les marchés potentiels ; Le retour sur quelques expérimentations et tests d’utilisateurs engagés par les laboratoires académiques ; Des perspectives.

Les rédacteurs du livre blanc : Dominique Archambault (Laboratoire Chart/Thim, Universite Paris 8-Vincennes-Saint-Denis), Vincent Boyer (Liasd, Universite Paris 8), Marilena Candido Della Mora (Cefir Consulting), Vincent Dabouineau (Les Canaux Discrets), Olivier Guillouët (Icade), Soraya Kompany (Apact), Philippe Magnabosco (Afnor), Jérôme Marchand (Experts-Medias), Diane Maroger (Retour D’image), Matthieu Parmentier (France Televisions), Blandine Alglave, Blandine Decarre-Lanlard, Wilfried Thalineau (Le Groupe La Poste), Nicolas Lefebvre Et Rémy Dal Molin (Mfp-Multimedia France Productions), Nelly Plateau, Sandrine Mustiere, Thea Nougaro, Nelly Vincent (Planete Langue De Signes), Marie Rougeaux, Malek Rekik, Lagha Kechaidi, Charles Tijus (Userlab Lutin, Universite Paris 8), Titus Zaharia Et Hugo Boujut (Universite Paris Sud/Mines Telecom). À propos de Média 4D

Initié par Holken Consultants & Partners, le projet media4D a été retenu lors d’un appel à projet du Grand Paris en 2012 par la Directe Île-De-France. Il a été aussitôt soutenu par Plaine Commune dont l’intérêt portait sur l’importance fondamentale de l’accessibilité numérique dans la démarche de la politique de la ville inclusive. Media4D compte au total 183 participants ayant assisté à son think tank avec 39 PME représentées. L’action du think tank media4D est tournée au profit de PME francilliennes des secteurs du cinéma et de l’audiovisuel mais aussi de toute PME susceptible de s’intéresser aux problématiques de l’accessibilité (transport, bâtiments, musées, etc.) intégrant des produits et services multimédia.

À propos de Holken Consultants & Partners

Initié par Holken Consultants & Partners, le projet media4D a été retenu lors d’un appel à projet du Grand Paris en 2012 par la Direccte Île-De-France. Il a été aussitôt soutenu par Plaine Commune dont l’intérêt portait sur l’importance fondamentale de l’accessibilité numérique dans la démarche de la politique de la ville inclusive. Media4D compte au total 183 participants ayant assisté à son think tank avec 39 PME représentées. L’action du think tank media4D est tournée au profit de PME francilliennes des secteurs du cinéma et de l’audiovisuel mais aussi de toute PME susceptible de s’intéresser aux problématiques de l’accessibilité (transport, bâtiments, musées, etc.) intégrant des produits et services multimédia.

Pour télécharger le livre blanc : Mots clés : accessibilité, média, Think Tank, conférence, e-inclusion, accessibilité universelle, contenu média, projet public & privé, innovation sociale, ville inclusive, cité intelligente, écrans connectés.

Une information de Thierry Jammes, Fédération des Aveugles de France

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8) EMPLOI

8-A) OFFRE D’EMPLOI : POSTE DE SERVEUR POUR LE RESTAURANT DANS LE NOIR

Texte de l’annonce : Véritable institution auprès du grand public, le restaurant Dans Le Noir ouvert depuis juillet 2004 propose de faire vivre une expérience humaine et sensorielle unique à tous ses visiteurs en leurs proposant de dîner dans le noir absolu guidés par des personnes non ou malvoyantes. Vous êtes sérieux, dynamique, avez le sens du contact et de l’accueil, vous avez une bonne locomotion, vous êtes motivé par le chalenge et vous avez envie d’acquérir une véritable expérience professionnelle. Le restaurant « Dans Le Noir ? » vous propose un poste de guide serveur pour accompagner, sécuriser et servir ses clients dans la salle noire le temps d’un repas, d’un déjeuner ou d’un atelier de dégustation ou de cohésion. Nous vous proposons : Temps plein ou temps partiel Des vacations en CDD d’usage, rémunéré 9,61€ brut de l’heure + prime annuelle variable. Repas du personnel avant le service du soir. Parfaitement adapté pour des étudiants ou des personnes désirant un travail à temps partiel. L’adresse du lieu de travail est au 51 rue Quincampoix à PARIS dans le 4ème arrondissement. Cette offre d’emploi vous intéresse ? Contactez Dupont Delphine par E-Mail : ethik@danslenoir.com Une information de Céline Chabot – Fédération des Aveugles de France Retour sommaire

12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSA

12-A) PRIVES DE LA VUE ET DE L’AUDITION, ILS PARTENT A LA DECOUVERTE DE LA FRANCE : UN COMMUNIQUE DE L’ANPSA

Un tourisme atypique à Tréboul Douarnenez : 22 personnes sourdaveugles découvrent la culture et les traditions bretonnes. Du 26 avril au 23 juillet, 22 personnes sourdaveugles et leurs accompagnants se retrouveront, comme chaque année, pour un séjour adapté à leur handicap rare : la surdicécité. Ces séjours ou « Sessions rencontre » sont organisés depuis 35 ans par l’Association Nationale pour les Personnes SourdAveugles (ANPSA). Bien plus qu’un séjour vacances, le but principal de ces rencontres est de favoriser l’accès des personnes sourdaveugles à la pleine citoyenneté en leur faisant découvrir leur pays sous toutes ses formes. Ils ont choisi cette année Tréboul Douarnenez dans le Finistère. Un temps d’échanges et de découvertes Ce moment est l’occasion de rompre l’isolement, de se regrouper entre personnes ayant le même handicap et de partager ses expériences personnelles. C’est aussi la découverte d’une région, sa culture, ses traditions, son économie et ses habitants à travers des activités diverses. Au programme, cette année : l’allée couverte de Lesconil (ou ty arc’horriquet), le musée de la pêche de Concarneau et la Ville close, l’Île Tristan, le port musée de Douarnenez, ainsi que la visite d’une conserverie artisanale et une démonstration suivie de dégustations de la célèbre pâtisserie bretonne avec l’Association du véritable Kouign Amann de Douarnenez. Un tourisme adapté Une préparation minutieuse du séjour permet d’organiser en collaboration avec les acteurs locaux et l’hébergeur (cette année les Résidences d’Armor) des visites multi-sensorielles faisant appel aux capacités restantes de chacun (notamment le toucher, l’odorat et le goût). Ainsi, l’ensemble mégalithique de Lesconil sera exploré par le toucher, et la construction des bateaux sera appréhendée par le biais de maquettes. Les savoir-faire et traditions des marins seront expérimentés, ainsi que la transformation des produits de la mer lors d’une visite immersive de la conserverie de Kerbriant, suivie bien sûr de dégustations. Une autre facette de la culture bretonne sera découverte par le biais des costumes et instruments de musique lors d’une soirée traditionnelle bretonne. Simulation dans la cabine de pilotage d’un chalutier, initiation à la marche aquatique seront l’occasion de vivre des expériences sensorielles corporelles. Sur l’île Tristan, son jardin exotique aux essences, aux senteurs et aux formes originales sollicitera sans aucun doute les fonctions olfactives des participants. Une organisation appropriée Chaque participant sourdaveugle a un accompagnant voyant et entendant ou atteint seulement de surdité. Ce partenaire lui permet d’être totalement autonome et d’accéder au monde environnant. Le groupe est encadré par deux responsables bénévoles de l’association et inclus un interprète-relais en langue des signes. Il traduit les commentaires oraux lors du séjour pour les accompagnants sourds. L’ANPSA rassemble, en 4 composantes, les personnes sourdaveugles elles-mêmes, atteintes de surdicécité (voir définition ci-dessous), leurs représentants légaux le cas échéant ; leurs familles et amis ; les professionnels et les personnes morales (associations de parents, organismes gestionnaires, établissements spécialisés) concernés par ce double handicap. L’ANPSA se veut le promoteur de la reconnaissance de la surdicécité dans sa spécificité et le carrefour de rencontre des personnes sourdaveugles elles-mêmes, de leurs parents et amis ainsi que des professionnels. L’association mène des actions au service des personnes sourdaveugles, en vue principalement, de répondre à leurs besoins, d’améliorer leurs conditions de vie, de promouvoir leur inclusion sociale et les services adaptés. La surdicécité : un handicap rare Le terme « surdicécité » décrit une condition combinant à la fois une déficience visuelle et auditive pouvant être plus ou moins sévère. Cette combinaison des deux déficiences sensorielles multiplie et intensifie l’impact de l’une et l’autre. Il en résulte un handicap grave, différent et unique caractérisé par des difficultés sévères de communication, d’accès à l’information et d’autonomie dans tous les actes de la vie journalière. La surdicécité peut être congénitale ou acquise. Elle implique des modes variés de communication et de langage (Langue des signes, langue des signes tactile, dactylologie, braille, écriture dans la main…), des techniques spécifiques d’apprentissage de locomotion et de l’autonomie dans la vie quotidienne, des formes adaptées de scolarité, de formation professionnelle, d’insertion sociale. La surdicécité touche aujourd’hui entre 6000 à 6500 personnes en France. Elle est reconnue comme handicap rare en France depuis août 2000. ANPSA – 153, bd Brune 75014 Paris – 01 46 27 48 10 - www.anpsa.fr

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12-B) CECI’TOURISME 2015 : PREMIER GUIDE TOURISTIQUE A DESTINATION DES PERSONNES HANDICAPEES VISUELLES

Forte d’une deuxième édition en 2013, l’association Braille & Culture lance le 15 juin prochain, le « cru 2015 » de son Guide touristique national à destination des personnes déficientes visuelles.

Réalisé avec le soutien de la Fondation d’entreprise Michelin, le guide Céci’Tourisme a pour objectif de recenser l’ensemble des sites touristiques adaptés au public déficient visuel sur le territoire national. Gratuit et conçu pour faciliter l’accessibilité du tourisme à tous et valoriser les initiatives, il s’adresse aux personnes en situation de handicap visuel désirant s’informer sur les prestations touristiques ou culturelles adaptées en France : musées, sites naturels, espaces de loisirs mais aussi hébergements. Il permet à ce public d’avoir accès gratuitement à une information la plus complète possible concernant les sites labellisés Tourisme et Handicaps ainsi que ceux qui ont fait l’effort d’intégrer des éléments facilitant leur accessibilité.

Un Guide À Vocation Évolutive

Dans une démarche réellement qualitative, permettant de donner au public concerné les informations les plus fiables possibles, cette deuxième édition est basée essentiellement sur un travail d’enquête menée auprès de plus de 1700 structures et parmi elles, les quelques 300 sites qui ont répondu à cette étude et figurent donc désormais dans ce Guide. Disponible gratuitement sur Internet, il sera ouvert aux critiques et aux commentaires des usagers qui pourront, via les réseaux sociaux et le site de Braille & Culture, faire évoluer constamment les informations présentées.

Afin de favoriser l’échange et la mixité des publics, ce guide met en avant des sites présentant non seulement des outils adaptés au public déficient visuel mais également des animations permettant de découvrir notre patrimoine « autrement » (visites sensorielles, ateliers pédagogiques, etc.). Il est proposé gratuitement sur le site Internet de l’association (www.braille-culture.com) aux formats texte et PDF (version gros caractères et lecture simplifiée par synthèse vocale). Il est également disponible en braille sur commande pour 10€ par Région (22 régions = 1070 pages).

Avec pour objectif une augmentation constante des sites recensés sans pour autant perdre la qualité des informations fournies, Braille & Culture se lance le défi de faire, à moyen terme, de ce Guide une référence pour les personnes déficientes visuelles.

Créée en janvier 2014, la Fondation d’entreprise Michelin a pour objectif de promouvoir en France et à l’étranger des projets, des œuvres ou organismes d’intérêt général dans différents domaines : la mobilité durable, le sport et la santé, l’action sociale, la culture, le patrimoine et la protection de l’environnement.

Les versions sont toutes gratuitement téléchargeables à ces adresses : Gros caractères : http://www.braille-culture.com/pdf/... Lecteur d’écran en pdf : http://www.braille-culture.com/pdf/... Lecteur d’écran en word : http://www.braille-culture.com/pdf/...

Association Braille et Culture

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12-C) HANDICAPZERO ET LE TOUR DE FRANCE

Comme chaque année, HandiCaPZéro a proposé son dispositif d’information pour les personnes aveugles et malvoyantes qui aiment suivre le tour de France.

Ce bulletin paraît tardivement par rapport à l’évènement, mais les passionnés du Tour de France peuvent, néanmoins, aller sur le site « handicapzero.org/sport/tour de France/livre de route 2015 ».

Vous trouverez une sélection d’informations sur les divers aspects du tour : le grand départ, les équipes, le détail des étapes, etc…

Et rendez-vous pour le Tour de France 2016 avec le livre de route (braille, audio, caractères agrandis) que vous pourrez commander en ligne.

handicapzero.org/sport/Tour de France /livre de route 2015 (outil "recevoir l’édition adaptée") ou au 0800.39.39.51 (appel gratuit depuis un poste fixe en France Métropolitaine).

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12-D) RENCONTRE AU CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DES KINESITHERAPEUTES POUR HORTENSE JEAN-ELIE

Pascale Mathieu, présidente du conseil national, et Jean-François Dumas, secrétaire général, ont reçu madame Hortense Jean-Elie, la nouvelle présidente de l’Unakam France (Union nationale des masseurs-kinésithérapeutes aveugles et malvoyants de France) le 30 juin dernier. Deux heures d’échanges qui ont permis d’évoquer la formation initiale des kinésithérapeutes déficients visuels, mais aussi leur exercice. La présidente de l’ordre a pu ainsi poser de multiples questions sur les conditions d’exercice, très favorisées par les nouvelles technologies qui ont révolutionné la vie des déficients visuels. Le constat a été fait de la méconnaissance par les kinésithérapeutes du travail de leurs confrères, qui, faut-il le rappeler, ont le même diplôme. Ainsi, de l’infirmier masseur, lointain ancêtre du kinésithérapeute, au physiothérapeute de demain, il y a forcément une place de choix dans notre exercice pour nos confrères mal voyants ou non-voyants, et l’ordre peut aider à les faire mieux connaître.

12-E) INTERVIEW D’HORTENSE JEAN-ELIE, PRESIDENTE DE L’UNAKAM

Vous êtes Présidente de l’UNAKAM France (Union Nationale des Masseurs kinésithérapeutes aveugles et malvoyants de France). Pouvez-vous nous renseigner sur le nombre de masseurs kinésithérapeutes déficients visuels exerçant en France ? Quels sont leurs modes d’exercice ? Il n’y a pas de statistique précise sur le nombre de professionnels MKDV en France. Cependant, on estime à 2000 ce nombre, compte tenu du nombre de diplômés par an et d’une espérance de vie professionnelle avoisinant 30 ans. S’agissant de leur mode d’exercice, ils exercent tant en libéral qu’en salarié. Une enquête menée en 2000, déjà ancienne, montrait que sur l’échantillon interrogé, 40% seulement exerçaient en libéral pour 60% en secteur salarié, pratiquement à égalité entre activité salariée publique et privée. Un faible nombre exerçait une activité mixte, libérale et salariée privée. Il conviendrait maintenant de refaire le point pour voir l’évolution de ces chiffres. Où se forment-ils ? Y-a-t-il des spécificités à leur formation ? Aujourd’hui les étudiants déficients visuels se préparant au métier de masseur-kinésithérapeute sont formés dans 4 instituts spécialisés, Paris Duroc, Villejuif, Limoges et Villeurbanne. Dans l’attente de la mise en œuvre de la réforme des études, ils sont admis à partir du baccalauréat et sur décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de leur département de domiciliation. En effet, les candidats reconnus aveugles ou malvoyants sont règlementairement dispensés du quota d’entrée et par suite des épreuves d’admissions. Cependant, depuis la rentrée 2013, ils sont déjà formés en 4 ans. La cécité et la malvoyance confèrent à ceux qui en sont atteints des difficultés à la prise d’information et à la restitution de ces informations. Ces handicaps ont justifié pour les établissements spécialisés la mise en œuvre plus qu’une pédagogie adaptée, une véritable didactique pour ce public particulier. Au sein des instituts spécialisés, les effectifs ne dépassent pas 20 étudiants par promotion, la pédagogie est donc plus individualisée, le recours aux agrandissements, les dessins en relief, les maquettes et un enseignement essentiellement discursif est omniprésent. Les travaux pratiques se font par petits groupes mais la formation clinique se fait dans les mêmes endroits que pour les voyants, avec parfois des adaptations locales. Quelles sont les difficultés professionnelles rencontrées par les M-K déficients visuels ? Y-a-t-il des aides possibles facilitant le travail au quotidien ? Comment peuvent-ils en bénéficier ? Aujourd’hui, la profession utilise différents outils. La difficulté pour le MK déficient visuel est l’adaptation de son poste de travail à ces outils (logiciels ou progiciels par exemple, mode de transmission, gestion des prescriptions etc.). L’informatique est à la fois un outil et un problème. En effet, l’informatique leur permet d’avoir accès à un certain nombre de documents (bibliographie, certains logiciels de gestion de cabinet…), mais cela est sous réserve que les logiciels soient adaptables (ce qui n’est pas toujours le cas pour les logiciels en clinique où hôpital). De plus en plus d’outils servant à la rééducation sont complexes avec des claviers tactiles, donc non utilisables. On comprend que l’employeur a tout intérêt à aider aux démarches, mais que conseillez-vous si celui-ci semble renoncer devant la complexité des dossiers ou le coût d’équipements ? La mise en place en matière d’adaptation du poste de travail ne coûte rien à l’employeur mais est prise en charge par des organismes (AGEFIPH dans le secteur privé, FIPHFP dans le secteur public) Le médecin du travail est également un acteur important dans cette mise en œuvre. Il ne faut pas hésiter à lui soumettre le problème de l’adaptation du poste de travail. . En ce qui concerne les matériels encore inadaptés, on peut parier sur des évolutions positives, notamment à travers les appareils connectés. En effet, les déficients visuels sont de plus en plus utilisateurs de Smartphones dont la plupart des fabricants conçoivent en natif des solutions vocalisées, ou en caractères agrandis, ou contrastés. Dès lors que les appareils seront dotés d’une application Smartphones, alors on sera très prêt d’une solution universelle pour les utilisateurs, quel que soit leur déficience éventuelle. Interview réalisée par Christophe Denoyelle, représentant salarié du CDO 59 Retour sommaire

14) COURRIER DES LECTEURS

14-A) CONDAMNATION DE L’ARS DE POITOU-CHARENTE

Témoignage du père d’un déficient visuel

De manière un peu tardive, nous vous informons de la condamnation de l’ARS de Poitou-Charentes par nos soins, cet hiver, relativement à la non prise en charge de notre fils Nathan par le SAAAIS de la Vienne malgré la décision d’orientation de la MDPH.

Cette décision du 23/12 dernier du Tribunal Administratif de Poitiers est importante, au moins pour deux raisons : elle reconnait la pleine responsabilité de l’ARS et notamment son obligation d’organiser une offre de soins adaptés aux besoins du territoire. Elle reconnait le bienfondé d’une procédure en référé-liberté, c’est-à-dire une situation d’urgence de prise en charge pour le handicap de la déficience visuelle, handicap engendré pour notre fils par une dégénérescence rétinienne rapidement évolutive. Auparavant et d’après la jurisprudence, seul un polyhandicap avait permis la reconnaissance de cette urgence. Le Ministère de la santé n’a pas fait appel de cette décision, mais a recommandé aux acteurs institutionnels locaux la plus grande discrétion… En effet, il est reconnu entre autre une défaillance « grave et chronique » de l’ARS, dans la mesure ou le SAAAIS de la Vienne est en sureffectif depuis plusieurs années, situation connue de tous et entraînant qu’une demi-douzaine de familles sont sans solution de prise en charge, dont quelques cas critiques d’enfants dépressifs en voie de déscolarisation. Plusieurs familles ont déjà quitté le département, d’autres s’apprêtent à le faire. Cette décision du TA a toutefois entraîné le déblocage d’un budget exceptionnel permettant la prise en charge sur 3 ans de 5 autres enfants à compter de la rentrée prochaine. Il transparaît toutefois dans les discussions que l’ARS a toujours des difficultés à appréhender cette montée en puissance de cas détectés de déficiences visuelles dans le département, augmentation de cas qu’elle semble considérer à priori comme suspect.

Pourquoi avons-nous décidé d’engager une procédure en référé à l’encontre de l’ARS ? La décision d’orientation vers le SAAAIS a été notifiée en juin 2014 par la MDPH. Une réponse négative de prise en charge par le SAAAIS nous a été retournée en septembre 2014, pour cause de sureffectif. En novembre nous avons demandé à rencontrer le médiateur de la MDPH. Surpris par cette démarche, il nous a signifié que la MDPH avait fait et bien fait son travail, que la cause du problème émanait de l’ARS, et que de toute façon cette région était adaptée aux sourds et non aux handicapés visuels. Cet argument étrange avait déjà été évoqué par la MDPH quelques années plus tôt concernant le dossier de notre fille ainée, elle aussi atteinte de la même pathologie, et aujourd’hui en situation de cécité. (Faudrait-il demander à la Ministre de tutelle, d’officialiser une cartographie des spécialités régionales du handicap, afin que les familles sachent où déménager en fonction de la nature du drame qui les frappe ?) Nous avons rappelé à la MDPH que la réglementation prévoyait que cette dernière s’assure de la bonne mise en œuvre de ses décisions et propose, le cas échéant, des actions compensatoires, mais ne nous laisse pas sans solution du tout. En vain. « C’est l’ARS ! » fut la seule réponse qu’on nous opposa. Dont acte.

L’ironie de l’histoire est que, malgré cette décision de justice favorable, nous déménageons aujourd’hui vers les Pas de Loire. En effet, il ne suffit pas de forcer la prise en charge par voie de justice, il s’agit que l’ensemble des acteurs de cette prise en charge soient performants et fonctionnent ensemble en bonne intelligence. Le SAAAIS reste sous-doté en moyens et en compétences : ici pas d’instructeur en locomotion diplômé d’État, pas de psychomotricien, pas d’enseignant spécialisé… Quant à l’AVS de notre fille, elle s’en ira pointer à Pôle Emploi à la rentrée après 5 années d’accompagnement, car ici le rectorat ne veut pas prendre le risque d’une titularisation. En outre notre fille n’a bénéficié, pour sa 6ème, d’aucun manuel scolaire adapté, etc.. La coupe est pleine, la lutte trop difficile. La MDPH 86 avait finalement raison : « ici ça n’est pas fait pour les aveugles et les malvoyants ». Circulez… Une victoire en justice ne peut changer à elle seule toute une culture. Mais nous ne regrettons rien. Il s’agit d’une décision unique à notre connaissance et sur laquelle d’autres pourront s’appuyer.

Cordialement Christophe Batt

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) AUDIOPLAGE : ACCES A LA PLAGE POUR LES DEFICIENTS VISUELS

Développé avec la Société Urtech, Le dispositif Audioplage® permet à des personnes mal ou non voyantes de se baigner librement, en toute autonomie, et dans des conditions de sécurités optimales. Ce concept est modulable et s’adapte à tous les lieux de baignade recevant du public (piscine, plage, lac, ...). Le totem d’accueil permet d’informer l’utilisateur des modalités de la baignade organisée sur cette plage (situation géographique, invitation à se rendre au poste de gestion,...). L’utilisateur est ensuite équipé d’un micro-émetteur sous forme d’un bracelet montre disposant de trois boutons : Demande de localisation : les balises en mer diffusent un message sonore. Retour plage : le totem de plage émet un signal facilitant le retour vers la plage. Demande d’assistance : le poste de secours reçoit le message de détresse. Les balises tactiles permettent aux utilisateurs de positionner leur emplacement sur la plage. Ces balises sont repérées par symboles tactiles (dauphin, étoile de mer...). Le totem de plage décrit le nombre et le positionnement des balises en mer. Les balises en mer, sur interrogation de l’utilisateur par le bracelet montre, annoncent le positionnement de la balise (numéro de la balise, distance de la plage, profondeur). Le poste de secours est équipé d’une valise d’alerte radio. Le dispositif Audioplage doit être jumelé obligatoirement avec l’équipement d’une baignade pour personnes en fauteuil roulant et d’un poste de secours. Le dispositif Audioplage® équipe déjà de nombreux lieux de baignade : Ajaccio (2A), Antibes (06), Arvieu (12), Balaruc-les-Bains (34), Cabourg (14), Cagnes sur Mer (06), Cannes (06), Carnon (34), Cergy Pontoise (95), Grèce (Ile de Syros), Gruissan (11), Hyères (83), Ibiza (), La Grande Motte (34), Lac ST Estèphe (24), Le Grau du Roi (30), Le Havre (76), Malaga (Espagne - 3 plages équipées), Marseillan (34), Melilla (Espagne), Meyrieu les étangs (38), Monaco (98), Narbonne (11), Nice (06), Palavas les Flots (34), Pornichet (44), Pressignac (16), Propriano (20), Rivedoux-Plage (17), Roquetta de mar (Espagne), Saint Denis d’Oléron (17), Saint Jean de Luz (64), Saint Laurent du Var (06), Six Fours les Plages (83), Valencia (Espagne), Valencia (Espagne), Valencia (Espagne) Information lue sur le site de l’association Arrimage Retour sommaire

15-B) SEJOURS DE VACANCES

Famille reçoit des non-voyants et des mal voyants en vacances toute l’année près du Futuroscope, y compris pendant les vacances d’été. Réservation obligatoire. Pour plus de renseignements vous pouvez contacter Madame Guichard au 06 21 41 69 04 ou par mail : genevieve.guichard@gmail.com Lu Sur Le Site Des Auxiliaires Des Aveugles

15-C) VILLES IMPERIALES MAROCAINES

Toute l’année à partir de deux voyageurs (voyage mixte ouvert aux voyants et déficient visuels) 985 € / voyageur (hors transport aérien) Spécialement conçu pour les déficients visuels au Maroc, ce voyage vous mène à la découverte de Rabat, de la mosquée Hassan II de Casablanca et de Marrakech. Votre séjour est ponctué d’une halte dans le Haut-Atlas pour profiter de la nature et de ses grands espaces, selon un programme à définir selon vos envies.

A VENIR : séjour de 15 jours dans le Haut-Atlas marocain avec des marches, découvertes, bivouacs… du 1er au 15 août 2015

Renseignements : contact@azimut-voyage.fr Gaëlle Chaux : 06 63 20 25 25

Lu sur le site des Auxiliaires des Aveugles

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15-D) PRESENTATION SAISON CULTURELLE COMMUNE

Présentation de saison commune le 8 septembre à 18h30 Bonjour à tous, Pour la nouvelle saison 2015-2016, Angers Nantes Opéra, Le Grand T, le cinématographe, la médiathèque Floresca Guépin, le Château des Ducs de Bretagne, le Voyage à Nantes et le lieu unique s’associent et mutualisent leurs compétences concernant l’accessibilité de leur offre artistique et culturelle pour les personnes aveugles et malvoyantes.

Pour vous présenter ces propositions de formes adaptées ou en audiodescription, nous vous invitons à une présentation de saison à plusieurs voix. Chaque structure présentera son offre culturelle, spectacles, événements, visites… au cours d’une rencontre qui aura lieu : Mardi 8 septembre à 18h30 au lieu unique à Nantes. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou pour organiser votre venue. Merci de vous inscrire auprès d’Émilie Houdmon, responsable des relations aux publics au 02 5182 15 22 ou par mail à emilie.houdmon@lelieuunique.com

Au plaisir de vous retrouver très prochainement, très bel été, Bien cordialement, Séverine Billon (Château des ducs de Bretagne), Fabrice BOSCHEREL (Grand T), Muriel Desvois (Médiathèque Floresca Guépin), Simon Hindié (le cinématographe), Marie-Emeline Laizeau (Angers Nantes Opéra), Rozenn Le Quellec (le Voyage à Nantes) et Émilie Houdmon (lieu unique).

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