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Bulletin 24 du 1er décembre 2009

Bulletin CNPSAA-Infos N°2009 - 24 – 01 décembre 2009

SOMMAIRE 1) EDITORIAL 2) RECHERCHE DE BENEVOLES POUR LE CNPSAA 3) UNE RATIFICATION HISTORIQUE 4) STATISTIQUE APA – PCH 5) PLAIDOYER POST-MODERNE POUR LE BRAILLE 6) PROFESSEURS HANDICAPES 7) NOUVELLE CAMPAGNE DE COMMUNICATION 2009/2010 DE LA FEDERATION DES ASSOCIATIONS DE CHIENS GUIDES D’AVEUGLES : 8) ACCESSIBILITE JEUX VIDEO 9) CULTURE 9 - 1) CIRQUE PINDER 9 - 2) OCTOBASSE ET ARBRE A SONS 9 -3) ECOUTER VOIR

1) EDITORIAL

L’absence de Claire en fin de semaine ne nous a pas permis de vous adresser ce bulletin aussi rapidement que prévu, Christine apprend aussi à « formater » le bulletin mais il lui faut encore un peu de temps. Ce numéro sera donc assez riche, n’hésitez pas à réagir à son contenu ! De plus, nous recherchons des bénévoles pour intervenir sur le contenu de notre site Internet (voire pièce 2). N’hésitez pas à nous contacter si vous pensez avoir les compétences nécessaires.

- L’Union Européenne vient de ratifier la Convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées, comme l’ont déjà fait douze pays membres. Hélas, bien que le texte ait été examiné par l’Assemblée Nationale, la France ne l’a toujours pas ratifié ce que nous déplorons vivement. Certes, on trouve toujours de bonnes raisons pour expliquer ce retard (changement de Ministres, lenteurs administratives, réorganisation de plusieurs administrations centrales), mais ce sont toujours les mêmes qui reviennent pour justifier, par exemple, le retard pris pour l’application du « plan déficients visuels », ou la non parution à ce jour du décret relatif au forfait pour aide humaine accordé aux personnes aveugles bénéficiaires de la PCH. Nous commençons très sérieusement à douter soit de la bonne volonté soit de l’efficacité de nos interlocuteurs et nous ne pourrons rester encore longtemps dans cet attentisme. Nous en reparlerons.

- A la lecture de quelques statistiques, vous constaterez que si le nombre de bénéficiaires de l’APA demeure stable, celui des titulaires de la PCH est en très nette augmentation. Dans notre dernier bulletin, vous avez pu constater les difficultés financières auxquelles sont confrontés tant les départements que les MDPH, ce qui, là encore, ne peut que nous inquiéter.

- Bertrand Vérine a rédigé un article de fond concernant la pratique du braille, déjà paru dans « La canne blanche » bulletin d’information de la FAF, il nous a semblé utile de le reproduire à votre intention.

- De même Fabrice Guého nous parlera de la profession d’enseignant pour les déficients visuels, son point de vue mérite d’être connu de nous tous.

- Nos amis de la FFAC et de l’ANMCGA associent leurs efforts pour faire mieux connaître au grand public en général mais aux déficients visuels en particulier, les avantages que peut procurer l’utilisation d’un chien guide. Nous partageons pleinement leurs avis et ne pouvons donc que vous inciter non seulement à prendre connaissance, mais à diffuser largement le communiqué de presse joint.

- Un exemple venu d’outre-Atlantique nous montre qu’aux Etats-Unis, les juridictions sont de plus en plus souvent amenées à intervenir pour faire respecter l’accessibilité aux déficients visuels, il s’agit ici d’accéder à certains jeux vidéo. En France, la tendance est identique et nous n’excluons pas d’agir, si nécessaire, pour obliger nos différents interlocuteurs à prendre mieux en compte nos besoins.

- Enfin, trois informations culturelles viendront clore ce bulletin dont nous vous souhaitons bonne lecture.

Dernière minute : nous invitons les amateurs de piano à assister au concert que donnera Pascal Valadon dans la salle André Marchal de l’INJA, boulevard des Invalides le jeudi 3 décembre à 20h30. Connaissant le talent de Monsieur Valadon, je suis certain qu’ils ne seront pas déçus. Entrée libre, venez nombreux !

Le Président : Philippe Chazal

2) RECHERCHE DE BENEVOLES POUR LE CNPSAA

Le CNPSAA recherche, en vue de la refonte de son site internet, des bénévoles pour scinder le contenu de ses bulletins afin d’enrichir les différentes rubriques du nouveau site. Ce travail, minutieux, permettra de mettre en valeur, après les avoir identifiées, les informations encore d’actualité parues ces quatre dernières années dans notre lettre électronique hebdomadaire. Contact : Claire VEDEL presidence@cnpsaa.fr Nous ne manquerons pas de vous contacter si votre candidature est retenue.

3) UNE RATIFICATION HISTORIQUE

FORUM EUROPEEN DES PERSONNES HANDICAPEES COMMUNIQUE DE PRESSE

DROITS DE L’HOMME : UNE RATIFICATION HISTORIQUE PAR LA COMMUNAUTE EUROPEENNE 26 novembre 2009.

La Communauté Européenne vient de ratifier la Convention des Nations Unies sur les Droits des Personnes Handicapées. Une avancée sans précédent pour le premier traité concernant les Droits de l’Homme ratifié dans l’histoire de l’Europe, et un signal fort envoyé à tous les états membres de l’Union Européenne.

Lors de la session de ce jour du Conseil de l’Union Européenne, la Communauté Européenne a ratifié la Convention des Nations Unies sur les Droits des Personnes Handicapées. Cette ratification représente une réorientation politique majeure vers un renforcement des obligations liées aux droits de l’homme, et place le handicap parmi les domaines prioritaires : c’est la première fois dans l’histoire de l’Union Européenne que la Communauté adhère à un traité international concernant les droits de l’homme.

Au niveau des Nations Unies, il existe neuf traités internationaux relatifs aux droits de l’homme. Entrée en vigueur en mai 2008, la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées est la première qui concerne spécifiquement ce sujet ; elle est devenue une réalité grâce à l’engagement fort de ceux qui ont participé à la négociation de son texte. Pour le Forum Européen des Personnes Handicapées, cela constitue une réussite historique dans le combat contre les violations des droits fondamentaux des personnes handicapées.

La Convention sur les Droits des Personnes Handicapées a marqué un certain nombre de précédents : c’est le premier traité concernant les Droits de l’Homme du 21ème siècle et celui qui a été ratifié le plus rapidement par un nombre impressionnant de pays jusqu’à son entrée en vigueur en mai 2008. Avec 143 signatures et 74 ratifications seulement 32 mois après l’ouverture du processus de signature, la Convention sur les Droits des Personnes Handicapées bat un record sans précédent quant à l’engagement de la communauté internationale.

Au sein de l’Union Européenne, on compte plus de 65 millions de personnes handicapées, ce qui représente plus de 10% de la population des 27 Etats. Depuis son entrée en vigueur en mai 2008, la Convention a été signée par tous les Etats Membres et par la Communauté Européenne. Elle a été ratifiée par 12 d’entre eux (Autriche, Belgique, République Tchèque, Danemark, Allemagne, Hongrie, Italie, Slovénie, Espagne, Suède, Portugal et Royaume Uni).

4) STATISTIQUE APA – PCH

DRESS : Stabilisation des bénéficiaires de l’APA et progression de 67% de la PCH au 30 juin 2009.

Une étude de la DRESS parue le 20 novembre dernier sous la direction de Clotilde DEBOUT et Seak-Hy LO, indique qu’au 30 juin dernier, 1.117.000 personnes bénéficient de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA). Concernant la PCH le nombre des bénéficiaires est passé de 43 000 en 2008 à 71 700 en juin 2009, soit une progression de 67% en un an.

Pour l’APA, l’augmentation annuelle de 2,1% semble marquer un ralentissement en comparaison des années 2007 et 2008 où la progression était alors de 4,4%. Le taux d’acceptation des premières demandes d’APA reste stable : trois premières demandes sur quatre d’APA à domicile sont acceptées et neuf sur dix pour l’APA en établissement. 5 % des bénéficiaires vivant à domicile et 6 % des personnes vivant dans un établissement ont cessé de percevoir l’APA ou ont changé de dispositif au cours du 2e trimestre.

A noter que 61% des bénéficiaires de l’APA vivent à domicile et 39 % en Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées (EHPA). En un an, la part des bénéficiaires vivant en établissement a ainsi légèrement augmenté (38% en juin 2008). La part des personnes modérément dépendantes, relevant du GIR 4, est stable par rapport à décembre 2008 (45%). Leur proportion est toujours nettement plus élevée à domicile (57%) qu’en établissement (24%). À domicile, le montant moyen du plan d’aide attribué est d’environ 494€ par mois (dont 406 € à la charge des Conseils Généraux).

Le montant moyen du tarif dépendance facturé dans les établissements qui ne sont pas sous dotation globale est d’environ de 461€ par mois (dont 307€ à la charge des Conseils Généraux). Ce dernier montant devrait pourtant progresser en 2010, l’Etat ayant décidé de réduire le montant de sa participation à 40%.

Concernant la PCH, d’après l’enquête trimestrielle de la DREES auprès des Conseils Généraux sur le paiement de la PCH, les départements ont versé des prestations à 71.700 personnes en juin 2009 (elles étaient 43.000 à la fin juin 2008, soit une augmentation de 67% des effectifs en un an). 51% des allocataires sont des femmes. 41% des allocataires ont entre 45 et 59 ans, 15% ont 60 ans ou plus et 2% ont moins de 20 ans. 24.100 personnes ont, par ailleurs, fait valoir leurs droits mais n’ont pas reçu de paiement en juin 2009 (15.100 personnes en juin 2008). Cette situation peut correspondre à différents cas de figures : elles ont pu bénéficier au cours d’un mois précédent d’un versement ponctuel ou bien, pour les bénéficiaires du volet « aide humaine », elles sont en attente de trouver un aidant ou n’ont pas encore pu fournir une facture ou un devis pour les autres volets.

Au total, 95.800 personnes ont donc bénéficié d’un accord et ont fait valoir leurs droits auprès d’un Conseil Général en juin 2009. 91% des 71.700 allocataires de la PCH ont perçu un versement au titre d’une aide humaine, 3% pour une aide technique, 10% pour un aménagement du logement ou du véhicule et 18% pour une dépense spécifique ou exceptionnelle (certains ont pu percevoir un versement à différents titres). Au deuxième trimestre 2009, la dépense mensuelle moyenne de PCH par bénéficiaire s’est élevée à 980 €.

Stéphane Lagoutiére (Extrait de France Handicap Info)

5) PLAIDOYER POST-MODERNE POUR LE BRAILLE

POUR UN TROISIÈME SIÈCLE DE L’ALPHABÉTISATION DES AVEUGLES De Bertrand Vérine

J’ai assisté, du lundi 5 au mercredi 7 janvier, au colloque sur l’écriture braille organisé par l’INJA et l’AVH au siège de l’UNESCO dans le cadre de l’année du bicentenaire de la naissance de Louis Braille. Il serait fastidieux de vous rendre compte de chaque communication, et même impossible, puisque certaines sessions étaient démultipliées en deux ou trois séries simultanées. Je préfère donc vous livrer les réflexions que m’ont inspirées les cinq exposés à mon avis les plus marquants.

- Le lundi après-midi, lors de l’atelier sur l’informatique, Frédéric Brugnot (d’Access Solutions) a argumenté l’idée que « la vraie révolution, c’est le braille éphémère » : il résout les problèmes de stockage du braille papier, mais il permet surtout le partage d’une information presque identique et presque simultanée entre les voyants et les déficients visuels. Cela ne fait aucun doute, et les fantaisies graphiques que cette même informatique permet aux voyants ne sont, le plus souvent, que de légers inconvénients.

- Christian COUDERT (de l’AVH) a cependant souligné que nous ne devons en aucun cas devenir dépendants d’une seule technologie d’information. Les voyants ne renoncent ni au stylo ni au journal, et communiquent aussi bien par lettre manuscrite que par texto, par courriel ou par fichier attaché. Nous avons, par définition, encore plus besoin qu’eux de combiner la lecture en direct par une tierce personne, la voix enregistrée, la synthèse vocale, le braille manuscrit, le braille perkins, la plage tactile et l’imprimante braille.

- À cet égard, il me paraît très important d’inciter les personnes aveugles, leurs employeurs et les financeurs à recourir à l’imprimante braille. Quand un voyant veut approfondir ou consulter régulièrement un document informatique, il l’imprime. L’imprimante braille, beaucoup moins chère que les plages tactiles, permet d’obtenir très facilement la version papier des extraits les plus importants d’un gros fichier électronique, ou les notes personnelles qu’on a prises en le lisant.

- Au cours de l’atelier sur le dessin en relief, Kim Charlson (de l’institut Perkins) a montré l’intérêt d’apprendre très tôt à dessiner aux enfants aveugles afin de les valoriser en famille ou en classe et de dédramatiser notre écriture. Dans ce but, elle propose des modèles de dessin à réaliser avec une machine Perkins en utilisant les formes des signes braille. On peut ensuite les faire colorier aux enfants aveugles, ce qui leur donnera plus d’habileté pour former leur signature en écriture ordinaire. La haute autorité d’Amérique du Nord va publier un guide de bonnes pratiques en matière de dessin en relief et Kim CHARLSON un manuel avec une vingtaine de patrons.

- La journée du mardi 6 janvier était entièrement consacrée au « braille dans les diverses langues du monde ». Le Japonais Tetsuji Tanaka nous a expliqué la complexité des alphabets propres à sa langue : les voyants en utilisent couramment quatre, dont le plus fréquent comporte 47 signes correspondant à une consonne plus une voyelle. Or, le braille s’est parfaitement adapté à ce système, au point que depuis 1945 les aveugles du Japon peuvent, tous les jours, lire par le toucher un de leurs grands quotidiens nationaux. Cet exemple contredit radicalement le préjugé selon lequel le braille est compliqué, et même l’idée qu’apprendre à écrire en noir et en braille serait une surcharge : puisque les Japonais apprennent quatre alphabets, pourquoi les Français ne pourraient-ils pas en apprendre deux ?

Le point culminant du colloque, salué par une très longue ovation de tous les participants, a été l’exposé prononcé par le sourd-aveugle danois Lex Grandia. Il a bien sûr témoigné du fait que le braille est le seul moyen de communication de ces personnes entre elles et avec les voyants. Il a, en particulier, souligné l’extraordinaire ouverture que constitue le courrier électronique parce qu’il est beaucoup plus rapide à écrire et à envoyer que l’écriture papier, mais aussi parce qu’on peut prendre le temps de le lire et de le relire à sa guise grâce à sa plage braille ou à son imprimante.

- Cet exemple des sourds-aveugles souligne la chance qu’ont les déficients visuels de pouvoir communiquer à la fois par la parole et par l’écriture. Cela signifie pour moi que nous n’avons pas le droit de nous priver ou de priver délibérément une personne aveugle du système braille : pensons notamment aux personnes âgées qui sont tout à fait susceptibles de perdre ensemble ou successivement la vue et l’ouïe.

- Je voudrais, pour prolonger cette réflexion, ajouter trois arguments plus généraux que je tire de ma profession d’enseignant de français et de chercheur en linguistique. Le premier est que le braille ne sert pas seulement à lire des livres ou des journaux, mais à gagner du temps et de l’efficacité dans la vie quotidienne : pour choisir une boîte de conserve, un surgelé, une bouteille de vin ou un disque compact, pour trouver un numéro de téléphone ou une date dans son agenda, pour prendre le bon médicament au bon moment, etc.

- Le second argument est que l’écriture et la lecture ne servent pas seulement à communiquer avec les autres, mais aussi à réfléchir, à se concentrer, à apprendre, etc. Ce n’est pas pour rien que les voyants prennent des notes, et ce n’est pas sans raison que les historiens considèrent comme une grande conquête de la Renaissance, la faculté de lire silencieusement, au lieu de dire ou d’écouter un texte à voix haute, comme on le faisait au Moyen Âge. Quand on parle de l’intérêt du braille, on oublie presque toujours de mentionner le rapport de soi à soi et l’avantage d’écrire au lieu de seulement penser ou de lire au lieu de seulement écouter. Le braille permet d’écrire en écoutant, d’écrire en pensant ou pour mieux penser ; il permet aussi bien de prendre des notes sur ce qu’on entend que de garder une trace de ses réflexions personnelles.

- Le dernier argument est que, chez les voyants, l’impossibilité de lire par soi-même porte un nom, l’illettrisme, qui est aujourd’hui considéré comme un grave handicap social. Il est évident que les aveugles ne pourront jamais bénéficier d’autant d’informations écrites que les voyants, en particulier dans les rues, dans les magasins, etc. Mais ne pas apprendre le braille, c’est pour un aveugle se condamner à la double peine d’être à la fois aveugle et illettré. Refuser à un aveugle les moyens de pratiquer le braille, parce que c’est cher ou parce que cela prend du temps ou parce que ça n’est pas le plus urgent, c’est ajouter à sa cécité le handicap supplémentaire de l’illettrisme.

- Pour conclure provisoirement, on entend çà et là dire que le braille serait stigmatisant. Mais en quoi l’est-il plus que les appareillages optiques ou qu’un ordinateur avec Zoomtext ? Le braille n’est-il pas beaucoup moins stigmatisant que la canne blanche ou que la montre sonore ? Il peut même amuser les voyants, alors qu’une canne blanche ne les fera jamais rire et qu’une montre parlante leur mettra très vite les nerfs en pelote. Et si on me répond que la canne blanche a une utilité incontournable, je dirais bien entendu que c’est vrai, mais que cet argument prouve qu’on n’a pas compris à quel point le braille est indispensable à l’autonomie et même à la sécurité des personnes, si on pense notamment à l’étiquetage des produits pharmaceutiques.

- Ce qui est stigmatisant, c’est le handicap, et ce n’est pas en renonçant au braille qu’on échappe à la stigmatisation. Ce serait comme renoncer à marcher pour que les gens ne voient pas qu’on boite, ou renoncer à parler pour que les gens n’entendent pas qu’on bégaye. On ne peut échapper à la stigmatisation qu’en combattant la stigmatisation elle-même. C’est pour ce combat que les Administrateurs et les salariés de nos associations doivent chercher tous les moyens d’aider les personnes qui perdent la vue.

6) PROFESSEURS HANDICAPES

Professeur du second degré : un métier d’avenir. Par Fabrice Guého, professeur agrégé de philosophie

Un peu d’histoire :

Depuis de nombreuses années déjà, les aveugles et déficients visuels profonds peuvent accéder à la fonction de professeur du second degré. A vrai dire, les choses ne se sont pas faites toutes seules. C’est en 1948 que René Gouarné avec des copains de fac s’est retrouvé chez M. Schneider-Monoury, à l’AVH, pour évoquer l’avenir professionnel des jeunes intellectuels aveugles ou amblyopes. En créant le GIAA, ils avaient l’intention de bousculer les vieilles habitudes afin d’ouvrir de nouveaux débouchés. En 1949, une nouvelle loi (1) abrogeait les dispositions des textes précédents qui interdisaient aux aveugles et grands infirmes l’accès à la fonction de professeur du second degré. Mais, il a fallu ensuite attendre 10 ans pour que le décret d’application paraisse en 1959 donc. (2)

Depuis lors, nous sommes nombreux à avoir profité de cette possibilité, surtout à partir des années 70 avec l’élargissement de l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur.

Les moyens d’accompagnement progressivement mis en place ont abouti à l’idée que chaque professeur handicapé visuel devait être aidé dans son travail par un assistant dont la fonction était double : aider à la surveillance dans la classe, aider à tous les travaux en dehors de la classe pour la préparation des cours et la correction des copies.

Les missions du professeur évoluent.

A partir des années 80, avec la massification de l’enseignement secondaire, le métier a évolué, en particulier avec l’arrivée d’un public nouveau. Au milieu des années 80, des voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’on appelait déjà une « crise de l’école ». Dans des zones sensibles de plus en plus nombreuses, le métier devenait fastidieux et très fatiguant pour les professeurs voyants. Dès lors, les professeurs handicapés n’étaient pas eux non plus à l’abri de cette évolution.

Pour faire face à ces problèmes nouveaux, l’administration a encouragé ou rendu obligatoire l’introduction de techniques pédagogiques nouvelles, faisant appel à une plus grande participation des élèves. Le recours de plus en plus systématique à l’image, en particulier en cours de langue, a créé des difficultés nouvelles pour nos collègues aveugles professeurs de langue. Ici, des solutions existent. Par exemple, en Anglais, pour le collège, existent des « livres du professeur » qui fournissent des fiches pédagogiques avec une description complète d’une image à commenter, de sorte que le professeur aveugle n’est plus gêné par ce problème.

Les progrès techniques, notamment électroniques et informatiques, ont permis en outre des pratiques nouvelles. Des appareils comme l’Iris peuvent être branchés à un vidéoprojecteur, ce qui permet au professeur d’écrire au tableau.

Des difficultés nouvelles pour le professeur handicapé visuel

Poursuivant cette course en avant vers une meilleure adaptation du système éducatif à un public nouveau, l’Administration, sous la responsabilité des Ministres successifs, a introduit de nouvelles pratiques qui font évoluer considérablement la fonction d’enseignant.

On insiste de plus en plus sur ce qu’on appelle au Ministère les techniques de « remédiation et soutien ». Le rapport professeur-élève doit être de plus individualisé, le professeur, pendant son cours, est censé être attentif à la moindre réaction des élèves et être capable d’improviser une attitude adaptée dès qu’il sent la moindre difficulté, quand bien même les élèves ne seraient pas capables de la formuler. Pour les voyants, cela signifie que le professeur doit regarder attentivement ses élèves pour mesurer la portée de ce qu’il dit. L’acte d’enseigner n’est plus à sens unique. Il ne l’a jamais été, en réalité, mais ce qui est exigé de plus en plus du professeur, c’est en quelque sorte une gestion en temps réel de l’interaction pédagogique, conçue désormais comme un processus de stimulus-réponse permanent. Cela entraîne pour les professeurs aveugles ou amblyopes des difficultés réelles, car il faudrait, dans l’absolu, que l’assistant tienne le professeur informé en temps réel des réactions des élèves, ce qui évidemment est impossible.

Pour faire face aux difficultés croissantes des élèves, l’Administration a introduit des pratiques pédagogiques nouvelles au lycée, les TPE, Travaux Personnels Encadrés. Au moins deux professeurs encadrent des élèves, souvent à la bibliothèque (CDI) et les aident dans leurs travaux de recherche, leur montrant les documents importants, leur expliquant les méthodes de travail, de recherche, etc. Ici, le professeur aveugle ou amblyope doit développer un surcroît d’intelligence et d’astuce pour répondre rapidement à une demande impromptue et souvent désordonnée. C’est dans ce cas souvent l’assistant qui joue le rôle du professeur.

Le rapport professeur-élève est d’ailleurs lui-même remis en cause. Naguère, même s’il y a toujours eu des professeurs chahutés, le professeur tenait tout de même le fondement de son autorité de sa fonction même. Aujourd’hui, au contraire, de plus en plus, les responsables pédagogiques soutiennent que l’autorité du professeur n’est pas affaire d’institution, mais que c’est à chaque professeur de renégocier sa légitimité à chaque instant. C’est au professeur qu’il appartient de convaincre les élèves qu’il détient sur eux un pouvoir légitime. Bref, si l’élève ne veut pas travailler, c’est à cause du professeur. Du coup, évidemment, le professeur handicapé visuel se trouve confronté au même problème, mais avec plus de difficultés encore. Il n’est pas sans ressources, et nombre d’entre nous ont su captiver un public souvent rétif, mais ce, au prix d’un incontestable surcroît de fatigue.

Il faut enfin noter quelques problèmes extrêmement marginaux, mais qui méritent d’être signalés. La diversité culturelle dans certaines classes sensibles induit un rapport différent au handicap. Le respect de la personne handicapée ne va plus de soi dans notre société. La mode est à l’humour ou à ce qui en tient lieu, l’ironie facile largement promue par les médias, à l’exemple des « Guignols de l’info ». On se moque rarement d’un aveugle, mais on rit volontiers des malvoyants, souvent représentés dans les médias par un personnage ridicule avec de grosses lunettes. Il faut être bien armé psychologiquement pour être prêt à faire face à ce genre de situation.

Une meilleure formation des assistants est nécessaire.

Le service hebdomadaire des assistants a lui aussi évolué pour arriver parfois jusqu’à 27 heures hebdomadaires, dans les bonnes académies. Il serait souhaitable qu’il y ait ici une meilleure harmonisation nationale. Il faut reconnaître, en outre, que cette fonction n’est pas très attractive, et il est souvent difficile de trouver une personne réellement compétente. Parfois certains assistants, trop jeunes, n’osent pas s’imposer auprès des élèves, mettant ainsi en péril l’autorité du professeur. Du reste, la question de l’assistant se pose pour d’autres professions que les professeurs.

Un problème de responsabilité

Certains proviseurs sont extrêmement réticents face aux professeurs aveugles ou amblyopes, prétextant un problème de responsabilité dans les classes où il arrive de plus souvent que des élèves se battent jusqu’à se blesser ou s’amusent à mettre le feu à des papiers. Dans ce cas, naturellement, y compris désormais dans les grandes classes plutôt épargnées jusqu’ici, la présence de l’assistant est absolument indispensable, ce qui pose du reste un problème : en cas d’accident, qui est responsable, le professeur aveugle ou l’assistant ? Quelle formation l’assistant reçoit-il pour être capable d’assumer une telle responsabilité ?

Des problèmes nouveaux

De nombreux débats traversent depuis au moins deux décennies l’école et ses méthodes. On trouve parmi les professeurs et pédagogues deux conceptions pour l’instant irréconciliables. D’un côté, les tenants d’une conception assez traditionnelle, quoiqu’ouverte sur l’innovation, qui considèrent que la vocation de l’école est avant tout de transmettre un savoir. Si une telle perspective prévaut durablement, alors l’avenir professionnel des professeurs aveugles ou handicapés visuels reste assuré.

Mais les tenants d’un progressisme pédagogique nouveau voient en l’élève l’acteur principal de son auto-formation, les enseignants étant là pour éveiller les virtualités que « l’apprenant » porte déjà en lui. Selon cette conception, l’enseignant doit devenir une sorte d’animateur socioculturel qui joue essentiellement un rôle de motivateur. Ce n’est plus lui alors, qui transmettrait les connaissances. Il serait là plutôt pour canaliser et orienter la démarche d’auto-formation de l’élève, un peu comme avec les TPE, véritable expérimentation des méthodes pédagogiques futures. Il est clair que si cette seconde tendance l’emportait au point de changer radicalement le statut et le rôle du professeur, l’avenir des déficients visuels dans cette profession poserait des problèmes nouveaux auxquels il serait impératif de trouver des solutions.

Une relation personnalisée

On demande de plus en plus de tâches diversifiées aux professeurs qui doivent à la limite être des éducateurs polyvalents. Le professeur moderne ressemble plus à un instituteur qu’à un professeur au sens strict.

Ce métier peut rester attractif actuellement pour des personnalités fortes et décomplexées, mais devra être envisagé avec la plus extrême prudence par des personnes plutôt fragiles. Il n’est pas dit que les choses en restent là. Si la société décide de redonner à l’école tout son sens, alors les professeurs handicapés visuels pourraient toujours y trouver une place largement méritée par ailleurs. Il faudrait pour cela que les autorités définissent plus clairement quelles doivent être les missions des uns et des autres. Il semble toutefois que de plus en plus de spécialistes soulignent les échecs de ces pédagogies de l’éveil ou de la remédiation, tout en y voyant une planche de salut pour les élèves en difficulté ou en échec. Cela signifierait alors qu’on garderait la fonction de professeur, au sens traditionnel, quitte à redéfinir l’importance de son auditoire. J’ai moi-même organisé des cours devant des regroupements de classe, c’est-à-dire une bonne soixantaine d’élèves. C’était dans un très bon lycée. Ce ne serait plus possible aujourd’hui. Mais, cela le redeviendra sans doute demain, car on mesure de plus en plus à quel point, ces pédagogies nouvelles font en réalité perdre du temps aux élèves dont la formation scolaire a été normale.

Il faut donc garder espoir et considérer que ce métier doit toujours être un débouché intéressant pour les aveugles et handicapés visuels, même si son exercice est rendu parfois plus problématique.

(1) Loi n°49-1094 du 2 août 1949 dite « cordonnier » relative a l’aide aux aveugles et grands infirmes, Article 9. (2) Décret n°59-884 du 20 juillet 1959 portant rap. ouvrant l’accès d’emplois de professeurs de l’enseignement public aux candidats aveugles ou grands infirmes

7) NOUVELLE CAMPAGNE DE COMMUNICATION 2009/2010 DE LA FEDERATION DES ASSOCIATIONS DE CHIENS GUIDES D’AVEUGLES :

« Connaître le chien guide, pour gagner en confort, sécurité et plaisir »

En France, « plus de 2 millions de personnes déclarent une atteinte visuelle, 1,2 millions souffrent d’un déficit important, 65 000 d’entre elles sont atteintes d’une cécité complète », source CNPSAA. Si le handicap visuel touche un nombre important de personnes en France, trop peu bénéficient à ce jour, de l’aide d’un chien guide.

Forte de ce constat, la Fédération lance cette année une campagne de communication d’envergure nationale pour mettre en lumière tout ce que le chien peut apporter à son maître déficient visuel mais aussi à son entourage.

Avec le chien guide gagnez en autonomie !

Grâce au chien guide, la personne handicapée visuelle assure l’autonomie de ses déplacements et la sécurité de ses parcours. La complicité de l’équipe maître-chien guide apporte également une dimension « plaisir » sociale et affective incontestable.

- Avec le chien guide, je gagne au quotidien :

En SECURITE :

- Se déplacer plus facilement (il évite les obstacles) ;
- Pouvoir descendre et monter les escaliers en toute sérénité.

En CONFORT :

- Se déplacer avec fluidité et rapidité ;
- Des déplacements moins stressants, qui demandent moins de concentration au maître ;
- Le chien permet de trouver facilement les passages piétons, portes, arrêts de bus, boîtes aux lettres, sièges libres… et aide à retrouver son chemin !

En PLAISIR :

- Le chien guide, un compagnon affectueux et heureux de guider son maître et de se détendre avec lui ;
- Une approche plus conviviale de l’extérieur ;
- La possibilité de pratiquer des activités de loisirs (randonnée, footing, théâtre, concert, etc.).

VOTRE CHIEN GUIDE EST REMIS GRATUITEMENT

Afin de sensibiliser le plus grand nombre aux avantages apportés par le chien guide et aux actions des écoles membres, la FFAC a retenu l’agence de communication opérationnelle Implicom pour mettre en place différents outils de communication autour d’un axe majeur :

- « J’ai gagné en autonomie …avec mon chien guide »

En s’appuyant sur de nombreux témoignages, ces outils ont pour objectif d’interpeler et d’informer le plus grand nombre pour convaincre de l’intérêt d’utiliser un chien guide.

- Un numéro vert national : 0 800 147 852

Cette plateforme est l’un des points névralgiques de la campagne de communication. La majorité des actions orientera vers le numéro vert (numéro gratuit) et les appelants bénéficieront de l’expérience de Sandra, Maître de chien guide.

- Une campagne radio (en janvier et avril 2010) sur RTL et EUROPE 1

- Un dépliant d’information disponible dans les cabinets médicaux et les pharmacies à destination des personnes malvoyantes et leur entourage.

- Un DVD en audiodescription disponible gratuitement en appelant le numéro vert. Ce DVD, retrace à travers différents témoignages, la vie au quotidien de maîtres de chiens guides dans leurs déplacements, sur leurs lieux de travail, dans leurs loisirs et leurs vies en famille, en parfaite autonomie !

- Un site dédié à la nouvelle campagne : www.gagnezenautonomie.fr . En ligne depuis le 1er octobre, le site réunit toutes les informations indispensables pour l’obtention d’un chien guide. Il retrace le quotidien de Sylvie et de sa chienne Voyelle. Ce site est compatible avec le logiciel de synthèse vocale « Jaws ». Normes W3C.

LA FFAC

La Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles (F.F.A.C.), fondée en 1972 et reconnue d’utilité publique en 1981, regroupe en France dix écoles de chiens guides d’aveugles, une Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d’Aveugles (ANMCGA) et un Centre National d’Elevage (le CESECAH : Centre d’Etude, de Sélection et d’Elevage de Chiens Guides d’Aveugles et Autres Handicapés).

Toutes ces entités sont regroupées en Fédération afin d’harmoniser et de coordonner au niveau national :

- la promotion du chien guide auprès des utilisateurs potentiels et du grand public ;

- le fonctionnement et le développement des écoles de chiens guides, en respectant une déontologie commune ;

- la formation des éducateurs de chiens guides (titre homologué de niveau III) ;

- la sélection et l’élevage des chiots ;

- la reconnaissance de ce moyen de locomotion autonome par les Pouvoirs Publics.

À travers ces missions, la Fédération aide ses membres à remettre gratuitement des chiens guides de qualité aux personnes aveugles ou malvoyantes et à assurer un accompagnement personnalisé.

8) ACCESSIBILITE JEUX VIDEO

Cela ne faciliterait pas l’accès pour les malvoyants que certains des personnages des jeux d’EverQuest soient en fait invisibles, prétend Sony.

Un joueur américain malvoyant a porté plainte aux États-Unis contre Sony, en exigeant de l’éditeur de jeux vidéo qu’il rende ses jeux massivement accessibles aux personnes victimes d’un handicap, celui-ci évoquant que le fabricant viole la loi américaine sur le handicap, problème qui pose une nouvelle fois l’accès des nouvelles technologies grand public aux non-voyants malgré très souvent leur existence.

Les malvoyants aussi ont le droit de jouer. C’est le message que semble défendre une plainte déposée à l’encontre de Sony, Sony Computer Entertainment America et Sony Online Entertainment, par Alexander Stern, un malvoyant américain qui reproche à l’industriel japonais de ne pas rendre ces jeux vidéo accessibles aux joueurs victimes d’une déficience visuelle. Déposée en Californie, la plainte prétend que Sony viole une loi américaine sur le handicap, qui dispose que « nul individu ne doit être discriminé sur la base de son handicap dans la pleine et égale jouissance des biens, services, installations, privilèges, avantages ou hébergement dans un lieu d’hébergement public par toute personne qui possède, loue, ou exploite un lieu d’hébergement public ».

Le plaignant reproche à Sony de ne pas rendre ses jeux massivement multi-joueurs accessibles aux personnes handicapées. Sans citer d’exemple, on pense bien sûr à EverQuest, le plus gros succès de l’éditeur en matière de MMORPG. Alexander Stern semble penser qu’un serveur public de jeux multi-joueurs est un « lieu d’hébergement public » qui doit donc respecter des règles de non-discrimination du handicap. Il cite de bons élèves, comme Blizzard qui autorise l’installation d’add-ons réalisés par des tiers pour World of Warcraft, qui facilitent l’accès aux jeux du titre pour les personnes atteintes d’un handicap. De même, le jeu Terraformers de Pin Interactive faciliterait la vie des malvoyants avec des graphismes hauts en contraste, une boussole sonore, et des commentaires audio pour détailler les objets ramassés dans le jeu.

Stern a envoyé plusieurs e-mails et courriers postaux, restés sans réponse. Alléguant une perte financière, une ficelle un peu grosse pour exiger des dommages et intérêts. Selon la victime, en ne faisant pas les efforts pour rendre ses jeux accessibles aux handicapés, l’éditeur aurait interdit à Stern de profiter de sa plate-forme de mise aux enchères d’objets virtuels Station Exchange, qui permet aux joueurs de gagner de l’argent sonnant et trébuchant.

Totalement ignoré du grand public, le problème de l’accessibilité des jeux vidéo est une préoccupation qui n’est pas nouvelle chez les personnes concernées. L’association Internationale des Développeurs de Jeux (IGDA) a ouvert un groupe de travail dédié, dont le blog est richement alimenté depuis septembre 2007. Il existe plusieurs forums et sites Internet dédiés, dont Game-Accessibility.com, ou le site DeafGamers dédié aux sourds. Si l’affaire va jusqu’à son terme ce sera une première, qu’une personne handicapée s’en remet à la justice pour faire évoluer les mentalités chez les éditeurs de jeux.

William STARK Correspondant Permanent aux Etats-Unis Handicap Info.

9) CULTURE

9 - 1) CIRQUE PINDER

Représentation spéciale au profit de l’Ecole des Chiens Guides pour Aveugles et Malvoyants de Paris et de la Région parisienne.

Pour la 4ème année consécutive, le Cirque Pinder offre à l’Ecole de Chiens Guides pour Aveugles Malvoyants de Paris une représentation spéciale à son profit. Les places sont vendues au tarif exceptionnel de 10 €. L’ensemble de la recette de cette vente financera l’éducation de chiens guides, qui sont remis gratuitement aux personnes déficientes visuelles. C’est une belle manière de soutenir une bonne cause !

De plus, le spectacle sera entièrement accessible aux personnes déficientes visuelles car audiodécrit via une station FM ! Pour bénéficier de l’audiodescription, Il suffira aux personnes de se munir d’une radio avec écouteurs, nous leur communiquerons la station au début du spectacle.

Les spectacles de cirque accessibles aux personnes déficientes visuelles sont plus que rares, alors n’hésitez plus !

Par ailleurs, nous vous proposons des réductions allant jusqu’à 30% pour les groupes !

- À partir de 5 places, bénéficiez de 20% de réduction, soit 8€ la place.
- À partir de 15 places, bénéficiez de 25% de réduction, soit 7,5€ la place.
- À partir de 25 places, bénéficiez de 30% de réduction, soit 7€ la place.

Ce gala spécial aura lieu le mercredi 23 décembre à 20h30, sur la Pelouse de Reuilly (dans le 12ème arrondissement de Paris).

Pour toute information et réservation, vous pouvez me contacter au 01.43.65.64.67 ou sur ange@chien-guide-paris.asso.fr

9 - 2) OCTOBASSE ET ARBRE A SONS

« A VOUS DE VOIR » propose « Octobasse et arbre à sons »

Diffusion (hertzienne) : le lundi 7 décembre 2009 à 8h24 sur France 5 Rediffusion (câble et satellite, ADSL et TNT) : le samedi 12 décembre 2009 à 22h27 Format : 26’ Production : bleu Krystal media – Philippe Muller Avec la participation de France 5 Réalisation : Philippe Muller

Deux classes d’enfants malvoyants du Centre Alfred Peyrelongue situé près de Bordeaux sont accueillies pour quelques jours à la Cité de la Musique à Paris. A tout seigneur, tout honneur, c’est par le violon que commence le voyage dans la musique symphonique du 19ème siècle. La conférencière a prévu de leur faire toucher les instruments. Ces jeunes plutôt tournés vers le reggae, le hip-hop ou la techno sont habituellement plutôt rétifs à la musique classique mais leur concentration est étonnante quand ils écoutent l’exécution virtuose d’une pièce de Paganini. Au programme de la visite, l’octobasse. C’est une réelle curiosité que cet instrument géant - il n’en existe que deux au monde - qui a été conçu pour offrir des infrabasses à des ensembles romantiques en quête de sons monumentaux. L’heure est ensuite venue de s’emparer des instruments de l’orchestre et chacun s’échine, avec succès, à en sortir des sons.

Un groupe d’adultes déficients visuels est accueilli pour un « parcours tactile », guidé par des conférenciers. Des plans tactiles des espaces, des fiches en relief sur les instruments phares de la collection et un parcours audiodescriptif permettent une découverte sensorielle, historique et sonore des instruments. Un livret reprenant tous les numéros de l’audioguide en braille et en gros caractères prêté à l’accueil, permet à chacun de découvrir l’intégralité des extraits musicaux mis à disposition des visiteurs. Le Musée de la musique, récemment rénové, est bien accessible !

Avec la participation du : Centre National de la Cinématographie Avec le soutien de : l’Association Valentin Haüy au service des aveugles et des malvoyants, l’Association « Voir Ensemble » et la Fédération des Aveugles de France

9 -3) ECOUTER VOIR

SOULAGES 12 DECEMBRE 2009

Au Centre POMPIDOU : RETROSPECTIVE PIERRE SOULAGES

L’exposition retrace 60 ans de création de cet artiste français, représentant majeur de l’abstraction depuis la Seconde Guerre mondiale. Toujours en pleine activité, Pierre Soulages, à la veille de son 90ème anniversaire, est au sommet de la maîtrise de ses moyens plastiques. « Ecouter voir », découvrez l’exposition sous la conduite d’une conférencière spécialisée Isabelle BONZOM

Visiteurs déficients visuels Samedi 12 Décembre 2009 de 11h à 12h30 Tarif : 4,50 € par personne, payable sur place à la billetterie du Centre Pompidou. Gratuité pour 1 accompagnateur. Réservations avant le jeudi 10 décembre au 01 44 78 49 54 Entrée Centre Pompidou angle des rues St Merri et du Renard Rendez-vous à 10h45 près des caisses au niveau 0 Informations www.centrepompidou.fr/handicap

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