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Bulletin 11 du 22 septembre 2015

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2015-11- du 22 septembre 2015

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EDITORIAL

Chers amis,

Deux mots tournent dans ma tête : « Accessibilité » et « Universelle ». Deux mots, une notion : l’accessibilité universelle. Un concept à la mode, peut-être, un rêve inaccessible pour beaucoup, sûrement. Quoi qu’il en soit, l’accessibilité universelle se glisse dans l’actualité de la rentrée.

Vendredi 4 septembre 2015 – Hôtel Matignon : les invités, dont votre serviteur, assistent à la présentation par Manuel Valls de la campagne sur l’accessibilité que le gouvernement vient d’engager en partenariat avec France Télévision. Le projet « plus belle la vie Ensemble » est conçu sous forme de 20 saynètes d’une minute racontant le quotidien des personnes handicapées et tourné dans les décors et avec les acteurs de la série « culte » de France3, « plus belle la vie ». Les critiques, se font entendre : certains dénoncent le paradoxe de ce projet, alors même que l’ordonnance de réforme de l’accessibilité vient d’être adoptée. D’autres estiment qu’il y a au moins un sursaut de bonne volonté dans cet effort de sensibilisation, un moyen de se faire un peu pardonner. Moi-même, sans trop grande illusion, je considère cette opération positive, dès lors qu’elle aura touché un peu de ceux du grand public qui reste encore trop ignorant de la vie quotidienne des personnes handicapées.

Mardi 8 septembre 2015 - Ministère de la santé : Ségolène Neuville, Secrétaire d’État chargée du Handicap, m’attend dans son bureau. Elle me parle de son attachement à l’Accessibilité Universelle… Tiens une deuxième fois, en peu de jours ! Mais je la crois sincère. Cet entretien, qui vous est d’ailleurs relaté un peu plus loin dans ce bulletin, se déroule dans un climat de confiance et de travail constructif.

L’Accessibilité universelle, nous en parlons tous, mais finalement qu’est-ce que c’est ? C’est le principe de garantir à tous, tous les aspects de la vie quotidienne : « l’accès de tous à tout ».

A la CFPSAA nous y travaillons depuis longtemps à l’Accessibilité Universelle, c’est même notre fer de lance. En portant nos revendications aux plus hauts niveaux de l’État, en nous attaquant, point par point, à l’amélioration de la politique du handicap. Nous, déficients visuels, dans notre domaine spécifique de la cécité nous contribuons à l’édification de cette Accessibilité Universelle.

Au-delà des modes et des feuilletons télé, nous continuons, en cette rentrée, d’œuvrer pour l’accessibilité en ville, l’emploi, l’éducation, les problèmes juridiques qui se posent à certains d’entre vous et bien sûr, nous reprenons le brûlant dossier du Numérique dont le texte en préparation pour la session parlementaire d’automne ne nous satisfait pas pour l’instant.

Bonne lecture de ce bulletin

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) RENCONTRE AVEC SÉGOLÈNE NEUVILLE, SECRÉTAIRE D’ÉTAT, CHARGÉE DES PERSONNES HANDICAPÉES – 8 SEPTEMBRE 2015

L’invitation de Ségolène Neuville à l’adresse d’Edouard Ferrero avait un double objectif : faire connaissance avec le nouveau Président de la CFPSAA tout en inscrivant cette prise de contact dans le tour d’horizon auquel elle procède actuellement au sein du secteur associatif, avec la volonté affichée de consulter et de travailler ensemble.

Pour sa part, Edouard Ferrero avait préparé un ordre du jour balayant l’ensemble des questions d’actualité auxquelles il est urgent d’obtenir des réponses. Dans ce même état d’esprit, la première question de Ségolène Neuville a été : « quelles sont vos attentes et comment pouvons-nous travailler ensemble ? » Entourée de son équipe, c’est une véritable réunion de travail que Ségolène Neuville a proposée et qui s’est déroulée de manière directe et sereine, avec une écoute particulièrement attentive de sa part.

Edouard Ferrero a donc pu faire entendre ses revendications sur les sujets suivants : l’accessibilité au cadre bâti (taille des caractères et bandes d’éveil), l’accessibilité urbaine (définition juridique du trottoir), l’économie numérique, et l’éducation nationale.

SUR L’ACCESSIBILITÉ au cadre bâti, le premier point a porté sur la taille des caractères trop petits, le dernier arrêté, dans le cadre de l’ordonnance relative au logement neuf, ne prenant pas en compte la demande de la CFPSAA d’obtenir des caractères plus gros. La réactivité de Ségolène Neuville a été immédiate. Un mail a aussitôt été adressé au Comité Interministériel du Handicap, avec copie à Marie Prost-Coletta, demandant que cette question qui n’apparait pas dans le projet d’avis, soit ajoutée le jour même en annexe. Le second sujet portait sur le repérage avec les bandes d’éveil réglementaires dans les parties communes, puisqu’il est proposé actuellement 2 traits et que cela n’est pas satisfaisant. Ségolène Neuville a placé le débat au niveau européen, sous forme de question, et force est de constater que cette réglementation y est absente. Edouard Ferrero a donc émis le souhait que cela puisse faire l’objet d’un débat, surtout à l’heure où l’on parle d’avoir les jeux olympiques à Paris.

Dans ce prolongement, les problèmes d’accessibilité urbaine ont été soulevés et, après avoir rappelé le cas de la place de la République, Edouard Ferrero a demandé qu’il puisse y avoir une définition juridique du trottoir. L’enchainement s’est fait sur les véhicules électriques et la désactivation du signal sonore. Là encore, Edouard Ferrero a demandé que la France défende cette problématique devant l’Europe.

SUR L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE, le Président de la CFPSAA a dénoncé l’absence de mesures en faveur de la déficience visuelle, dans la version de travail sur le projet de loi numérique, et cela malgré une réunion extrêmement précise et technique avec le cabinet d’Axelle Lemaire au mois de juillet. Concernant le RG2A (version 3), Edouard Ferrero a rappelé les 2 mesures demandées par le CNCPH : une rédaction simple et un champ étendu aux applications. Demandant que le texte sur le Numérique soit revu, Edouard Ferrero a démontré à quel point cela était essentiel pour la vie des personnes déficientes visuelles. Il a insisté sur le besoin de formation des programmeurs du web, et a expliqué les impacts sur l’accès à l’emploi, à l’information, et sur l’ensemble de la vie quotidienne touchant aux services et biens de consommation. Sur ce dernier point, Ségolène Neuville l’a informé qu’un travail était en cours avec la Fédération de Vente à Distance.

SUR L’ÉDUCATION NATIONALE, 2 points principaux ont été évoqués : le problème de l’accompagnement des enfants déficients visuels à l’école, et l’adaptation des fichiers pour les livres scolaires. Edouard Ferrero a déploré que le service d’aide à l’autonomie scolaire (SAAAIS) ne soit pas assez présent dans les structures, ou mal adapté, à l’exemple de l’enseignement du braille, souvent confié à des bénévoles. C’est à terme l’échec de l’enfant. Ségolène Neuville, très attachée à la scolarité des enfants handicapés, a précisé que son cabinet suivait ces questions en liaison avec les ministères concernés.

A noter : Edouard Ferrero a tenu à terminer son propos en abordant la question des MDPH. Sur l’importance de leur maintien et du GIP tel qu’il est, Ségolène Neuville partage la position de la CFPSAA, mais ne peut aller plus avant compte tenu des arbitrages en cours.

Ce rendez-vous s’est donc révélé, à priori, constructif. Ségolène Neuville a livré le fond de sa pensée et indiqué les projets auxquels elle souhaite associer les acteurs du handicap et la CFPSAA en particulier. Elle a explicité ce qu’était pour elle l’accessibilité universelle : « un mode de vie et un mode de pensée ». Ce concept l’anime dans la conduite de sa mission, orientée vers 3 axes principaux : les avancées du Comité Interministériel du Handicap, la scolarité pour tous les enfants handicapés et l’accès à l’emploi pour toute personne handicapée quel que soit le type de handicap.

Par ailleurs, Ségolène Neuville a présenté son projet : « Les Ambassadeurs de l’Accessibilité », qui permettrait à des jeunes de faire leur service civique en faisant la promotion de l’accessibilité. Elle souhaite l’investissement des associations qui pourraient proposer, aux jeunes concernés, cette option et pourraient ainsi porter les couleurs de l’Accessibilité sur tout le territoire.

Enfin, Ségolène Neuville s’attache à la campagne pour les Jeux Olympiques à Paris. Les jeux paralympiques pèseront lourd dans l’organisation du dispositif. Le projet s’élabore et Emmanuelle Assmann, Présidente du Comité Paralympique Français proposera un tour de table sur le thème : « que peut-on apporter aux JO, chacun dans sa spécificité ?

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2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) LA LETTRE DU DEFENSEUR DES DROITS – JUILLET-AOUT 2015

Au terme de ma première année de mandat, j’ai souhaité que ce numéro d’été soit consacré à la lutte contre les discriminations, qui constitue l’une de mes priorités d’action pour les années à venir. En ces temps de crise, les intolérances prospèrent et les stéréotypes sont partout à l’œuvre. Or, les discriminations créent, structurent, augmentent les inégalités ; elles divisent et fragilisent la société toute entière. Il y a donc urgence à amplifier la prévention, la lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité. Dans ce combat, le Défenseur des droits est en première ligne. Au quotidien, des experts du droit traitent des cas de discrimination, à Paris, comme sur l’ensemble du territoire français, via la présence de près de 400 délégués. Pour autant, comme je l’ai préconisé, il faut dépasser le traitement individuel et les sanctions isolées qui n’ont qu’un impact ponctuel bien qu’illustratif. J’ai ainsi soutenu l’adoption d’une procédure permettant l’action de groupe en matière de discrimination et j’ai eu l’occasion d’en préciser les modalités dans le cadre de mon audition au Parlement. Il faut en effet des sanctions financières dissuasives pour que le maintien des inégalités de traitement coûte plus cher que leur correction. Parallèlement, notre institution s’attache à mener une politique de promotion de l’égalité. Ainsi, il s’agit de mieux informer le grand public et de garantir un meilleur accès aux droits aux personnes les plus vulnérables, mais aussi de contribuer à la formation des acteurs professionnels et à leur accompagnement pour changer leurs pratiques. Notre démarche s’appuie également sur des partenariats, sur la collaboration avec les associations et sur des échanges avec nos homologues étrangers comme le Centre interfédéral pour l’égalité des chances de Belgique, qui a partagé avec nous son expertise. En cette période estivale, la lutte contre les discriminations reste pour notre institution une urgence et une priorité. Le lancement le 15 septembre prochain de la plateforme « Egalite contre racisme » marquera une nouvelle étape dans cette mobilisation. Édito de Jacques Toubon

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3) ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) L’AAH AUGMENTE DE 0,09% AU 1ER SEPTEMBRE 2015

Malgré une inflation quasiment nulle en 2015, l’allocation aux adultes handicapés (AAH) est revalorisée de 0,9% mardi 1er septembre. Son montant passe donc de 800,45 euros à 807,65 euros par mois. Les plafonds de ressources à ne pas dépasser pour pouvoir bénéficier de l’AAH progressent eux aussi dans la même proportion et s’établissent désormais comme suit :

- 9 691,80 euros par an ou 2 422,95 euros par trimestre (les ressources sont appréciées sur le trimestre si l’intéressé perçoit des revenus d’activité professionnelle) pour une personne seule ;

- 19 383,60 euros par an ou 4 845,90 euros par trimestre pour les personnes mariées, liées par un pacte civil de solidarité ou vivant en concubinage.

Ces plafonds sont majorés, par enfant à charge, de 4 845,90 euros par an ou de 1 211,48 euros par trimestre. Pour l’année 2015, ce sont les revenus de 2013 qui sont pris en considération.

Site de l’ASH (Actualités sociales hebdomadaires)

3-B) SUR LA PRISE EN CHARGE DES STAGIAIRES DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE : REPONSE DE FRANCOIS REBSAMEN, MINISTRE DU TRAVAIL AU COMITE D’ENTENTE

J’ai pris connaissance avec la plus grande attention du courrier en date du 27 mai 2015 par lequel vous avez souhaité attirer mon attention sur les effets induits par le décret n°2015-466 du 23 avril 2015 relatif à la prise en charge des stagiaires de la formation professionnelle. Vous soulignez que ce texte, qui modifie dans son article 3 la période de référence pour le calcul du montant de la rémunération des stagiaires reconnus travailleurs handicapés, est susceptible d’entraîner des abandons d’entrée en formation et de fragiliser les parcours professionnels déjà complexes de personnes en situation de handicap.

Vous regrettez par ailleurs le manque de concertation avec le secteur associatif représentant des personnes en situation de handicap lors de l’élaboration de ce décret. Je tiens à vous assurer de mon engagement sans faille sur le champ de l’insertion professionnelle des personnes handicapées et de leur formation professionnelle. Le décret du 23 avril 2015 a été pris dans le cadre de dispositions d’application de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale dont l’ambition est bien de renforcer l’accès à la formation et plus particulièrement à la qualification de ceux qui en ont le plus besoin, au nombre desquels figurent naturellement les personnes en situation de handicap, afin de faciliter leur insertion dans l’emploi et d’améliorer leurs parcours professionnels. Elles doivent pouvoir bénéficier de toutes les avancées de droit commun prévues par la loi (compte personnel de formation, conseil en évolution professionnelle…) tout en conservant les dispositions spécifiques justifiées par leur situation.

Je souhaite vous réaffirmer l’importance que j’attache à la concertation avec les acteurs du secteur dès la phase d’élaboration des textes règlementaires. En l’occurrence, ce texte a vocation à s’appliquer à l’ensemble des stagiaires de la formation professionnelle, les impacts sur la population en situation de handicap ont été insuffisamment identifiés et évalués. En conséquence, ce décret a été soumis au Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (CNEFOP), mais pas au Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH).

Les effets de ce texte sur le montant de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle en situation de handicap sont effectivement susceptibles d’entraîner un recul de leurs droits. C’est pourquoi j’ai décidé de retirer cette disposition dans le décret n°2015-753 du 24 juin 2015 relatif aux missions des fonds d’assurance formation des non-salariés et à la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle, publié au journal officiel du 28 juin 2015

Ce nouveau décret prévoit le retour aux dispositions antérieures concernant la rémunération.

Je vous prie d’agréer…

François REBSAMEN

3-C) LA SCOLARISATION EST UN DROIT ! PAS UNE FAVEUR - COMMUNIQUE DU COMITE D’ENTENTE

En cette période de rentrée scolaire, le Comité d’Entente des associations représentatives des personnes en situation de handicap veut rappeler les principes incontournables qui doivent permettre que le droit à la scolarisation s’exerce pour tous. La loi de 2013 pour la refondation de l’École a posé le principe d’une École inclusive mais vouloir que « l’école soit accessible à tous », c’est en créer les conditions :
- assurer une formation effective aux enseignants
- adapter les supports d’enseignement
- assurer l’accessibilité des bâtiments
- permettre à tous d’accéder à l’ensemble des services dans et autour de l’école : activités périscolaires, cantine, transport… Aller à l’école ne signifie pas seulement « aller en classe ».

La loi de 2005 a affirmé le droit aux moyens de compensation pour que le projet de formation de l’élève se réalise ; cela doit donc signifier : Accompagnants des élèves en situation de handicap (A.E.S.H) formés, mise à disposition de matériel adapté, coopérations renforcées avec le secteur médico- social. Le comité d’Entente appelle à la vigilance sur ce dernier point : la coopération entre l’école et les services de type SESSAD (Service d’Éducation Spécialisée et de Soins à domicile) et l’externalisation des Unités d’Enseignement des établissements médico-sociaux vers l’école ordinaire sont des facteurs décisifs à la scolarité des élèves en situation de handicap. Il faut donc résolument progresser sur ces points. Entre intentions politiques et réalités de terrain, la distance est parfois grande et, du coup, des disparités importantes existent sur le territoire national, disparités qui génèrent l’incompréhension des familles. Les bonnes intentions affichées dans les textes ne suffiront pas si elles ne sont pas suivies d’actions d’accompagnement volontariste :
- innovations et expérimentations encouragées et facilitées réellement,
- formations pluri-catégorielles,
- coopération avec tous les acteurs,
- prise en compte de l’expertise parentale,
- respect et mise en œuvre des notifications des MDPH … Le Comité d’Entente des associations représentatives des personnes en situation de handicap restera attentif afin que les changements soient à la fois réels et concrets sur le terrain. 27 août 2015

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4) ACTUALITÉS FRANÇAISES

4-A) LA LOI MACRON ETEND LES POSSIBILITES DE REMPLIR L’OBLIGATION D’EMPLOI A LA SOUS-TRAITANCE AUPRES DE TRAVAILLEURS INDEPENDANTS EN SITUATION DE HANDICAP

La loi n°015-990 du 6 août 2015 (publiée au JO ce vendredi 7 août 2015) pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques vient d’étendre les possibilités à disposition des employeurs leur permettant de satisfaire leur obligation d’emploi de travailleurs handicapés.

L’obligation d’emploi de travailleurs handicapés (OETH) Les employeurs occupant au moins 20 salariés, ont une obligation d’emploi de travailleurs handicapés. En effet, ceux-ci doivent employer, dans la proportion de 6% de l’effectif total de leurs salariés, à temps plein ou à temps partiel, des travailleurs handicapés, mutilés de guerre et assimilés L’employeur peut s’acquitter de son obligation en embauchant des travailleurs handicapés (embauche directe). Il peut également s’acquitter de l’obligation d’emploi en :
- passant des contrats de fourniture, de sous-traitance ou de prestations de services ;
- accueillant en stage des personnes handicapées et ce, dans la limite de 2 % de l’effectif total des salariés de l’entreprise. La loi du 6 août 2015 ajoute que cette possibilité s’applique désormais également en cas d’accueil en périodes d’observation d’élèves de l’enseignement général pour lesquels est versée la prestation de compensation du handicap, l’allocation compensatrice pour tierce personne ou l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé et disposant d’une convention de stage ;
- accueillant des personnes handicapées pour des périodes de mise en situation en milieu professionnel (nouvelle possibilité créée par la Loi Macron) ; faisant application d’un accord de branche, de groupe, d’entreprise ou d’établissement agréé prévoyant la mise en œuvre d’un programme annuel ou pluriannuel en faveur des travailleurs handicapés ;
- versant au fonds de développement pour l’insertion professionnelle des handicapés une contribution annuelle pour chacun des bénéficiaires de l’obligation qu’il aurait dû employer En cas de non-respect de l’obligation d’emploi les employeurs sont astreints à titre de pénalité au versement au Trésor Public d’une somme dont le montant est égal au montant de la contribution due ou restant due -calculée en multipliant le nombre de bénéficiaires manquants le cas échéant pondéré par 1.500 fois le SMIC horaire et ce quel que soit l’effectif total de salariés de l’entreprise - majorée de 25%.

Contrats De Fourniture, De Sous-Traitance Ou De Prestations De Services : Les Nouveautés Créées Par La Loi Macron Comme nous venons de l’évoquer, l’employeur peut, afin de remplir son obligation d’emploi de salariés en situation de handicap, passer des contrats de fourniture, de sous-traitance ou de prestations de services. Cet acquittement partiel est proportionnel au volume de travail fourni à ces ateliers, centres, établissements ou services. Ces contrats peuvent être passés avec, soit avec :
- des entreprises adaptées ;
- des centres de distribution de travail à domicile ;
- des établissements, services ou travailleurs indépendants. Toutefois, cet acquittement partiel est déterminé soit en tenant compte du nombre de salariés exerçant pour le compte des travailleurs indépendants, soit de façon forfaitaire pour les travailleurs indépendants ;
- des travailleurs indépendants handicapés reconnus bénéficiaires de l’obligation d’emploi.

Désormais, la loi du 6 août 2015 prévoit que les contrats passés avec des travailleurs indépendants handicapés sont pris en compte dans l’OETH, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors.

Journal Officiel – 7 août 2015

4-B) JUSTICE/CECITE – 34.000€ DETOURNES

Une aide à domicile sexagénaire a été condamnée par le Tribunal Correctionnel d’Angoulême (Charente) à deux ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve pour avoir détourné pendant deux années un total de 34.000€ au préjudice de la dame aveugle dont elle s’occupait et avait gagné la confiance. Celle-ci lui laissait utiliser ses moyens de paiement pour les dépenses courantes, mais l’employée de maison en a profité pour tirer des chèques à son profit. Elle a justifié ces détournements par son rapport compulsif avec l’argent, ce que le tribunal n’a pas totalement suivi. Si les juges lui font obligation de se soigner et de travailler pour rembourser sa victime, ils ne lui ont pas interdit de poursuivre son activité d’aide à domicile. Yanous Actualités – septembre 2015 L’ensemble des articles de Yanous actualités présents dans ce bulletin sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

4-C) L’AVASTIN CONTRE LA DMLA

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, annonce la prise en charge par la Sécurité Sociale du traitement médical de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) par l’Avastin, un médicament anticancéreux. Cette décision met un terme à des années de polémique, le laboratoire Roche, fabricant de l’Avastin, refusant qu’il soit prescrit pour la DMLA parce qu’il a élaboré un médicament (Lucentis) pour cette pathologie qui coûte 80 fois plus cher. Or l’Avastin a la même efficacité curative. La ministre a accordé une Recommandation Temporaire d’Utilisation valable trois ans à partir du 1er septembre afin que médecins et patients choisissent entre les deux médicaments disponibles. 900.000 personnes seraient potentiellement concernées.

Yanous Actualités – septembre 2015

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) ARGENTINE – SCANDALE

Franco Ramírez, aveugle de 34 ans résidant à Corrientes (nord-ouest du pays) et victime d’un larcin a vu sa plainte refusée par les forces de police au prétexte qu’il n’avait pas vu les voleurs ! Plus grave, ces mêmes fonctionnaires auraient fait signer à la victime ce qu’elle croyait être une déclaration de vol et qui s’est avéré une "note de remerciement à la police"... L’affaire a soulevé l’indignation au point que le chef de la police locale a dû aussitôt diligenter une enquête, à la fois pour retrouver les malfaiteurs (ce qui a été rapidement fait) et pour identifier les brebis galeuses au sein de ses services. (Source :Clarin)

Yanous Actualités – Août 2015

5-B) COMMUNIQUE : JOURNEE MONDIALE DE LA VUE – 8 OCTOBRE 2015

Toronto, le 8 octobre : En ce mois de septembre, l’ONU va finaliser une nouvelle série d’objectifs de développement, les Objectifs de développement durable (ODD) qui constitueront l’axe du travail de développement et du financement à l’international pour les 15 prochaines années. Les ODD remplaceront les Objectifs de développement du millénaire (ODM) qui ont été adoptés en 2000 et ont dominé la scène du développement international ces 15 dernières années. Les ODM étaient limités dans leur portée et n’ont finalement pas eu tellement d’effets positifs sur les vies des personnes handicapées. Heureusement, le processus post-2015 s’est déjà révélé plus inclusif, avec un haut niveau de contribution de la part de la société civile, y compris les organismes suivants : International Disability Alliance, International Disability and Development Consortium et Union Mondiale des Aveugles. Ces organismes fournissent plusieurs références directes aux personnes handicapées. La société civile a sans relâche fait campagne au cours du processus de négociation des ODD en faveur d’une exigence de données qui permettrait de mesurer effectivement l’impact des ODD sur différents groupes, dont les personnes handicapées. Nous allons continuer à contrôler étroitement cette question car il est essentiel que ces données soient prestement disponibles sous des formats accessibles, de sorte à pouvoir être pertinentes pour les personnes aveugles et à basse vision. Nous avons également travaillé dur pour garantir que la santé oculaire soit un élément de mesure du succès des objectifs visés et des indicateurs fixés. La lutte contre les maladies oculaires devrait se révéler plus difficile au cours des 15 prochaines années, car l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) prévoit que celles-ci auront doublé pendant la période 1990-2020. Le poids des maladies oculaires est plus lourd dans les pays pauvres, puisque 90 % de l’ensemble des cas mondiaux de gros handicaps visuels sont recensés dans les pays en développement. Les personnes aveugles ou à très basse vision dans les pays pauvres ont nettement moins de chances d’aller à l’école (10 % seulement y vont), de décrocher un emploi (90 % sont au chômage) et de participer pleinement et sur un même pied d’égalité à la vie sociale en tant que citoyen. Tous ces facteurs font que de nombreuses personnes aveugles et à basse vision vivent dans la pauvreté et l’isolement social. Nous espérons donc que les ODD et la communauté du développement mondial dans son ensemble tiendront leurs promesses et contribueront à mettre un terme à ce cercle vicieux de pauvreté et d’isolement. Pour que les ODD soient couronnés de succès et mènent à des résultats positifs pour les personnes aveugles et malvoyantes, ils doivent inclure des projets de prévention de la cécité, puisque 80 % de tous les handicaps visuels pourraient être évités ; sans oublier de porter une attention accrue aux liens entre handicap et mauvaise santé oculaire et pauvreté et isolement. L’Union Mondiale des Aveugles demande à toutes les parties concernées, particulièrement au sein des organisations gouvernementales et de développement international, de travailler dur pour mettre en place les ODD de sorte à capter l’esprit solide et inclusif qui les imprègne depuis leur rédaction, et de cesser d’exclure les personnes handicapées de l’agenda de développement global. Nous appelons aussi les gouvernements et les organisations s’occupant des questions de développement à mettre en œuvre les ODD pour s’assurer d’inclure des projets portant sur la prévention de la mauvaise santé oculaire, la sensibilisation à l’engagement d’initiatives consacrées au handicap et à la santé oculaire, et des services offrant un soin continu (y compris des outils technologiques essentiels, équipements, ressources, services médicaux et de rééducation) pour répondre aux besoins uniques des personnes à basse vision et aveugles. Nous devons tous travailler dur pour tirer le meilleur parti de cette opportunité exceptionnelle d’établir un nouveau cadre de développement global qui peu à peu allègera le fardeau de la santé oculaire, et donnera des résultats réels, tangibles et positifs pour la vie des personnes aveugles et malvoyantes du monde entier pour les 15 prochaines années des ODD. L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) est l’organisation mondiale qui représente les quelques 285 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde. Ses membres sont des organisations dirigées par des personnes aveugles qui parlent en leur propre nom, des organisations qui servent le collectif dans plus de 190 pays, ainsi que des organismes internationaux qui travaillent dans le domaine du handicap visuel.

Pour de plus amples informations, contacter : Union Mondiale des Aveugles Caitlin Reid Coordinatrice des Communications Caitlin.Reid@wbu.ngo

5-C) JOURNEE DE LA CANNE BLANCHE – COMMUNIQUE – VERSION PROVISOIRE

La canne blanche est reconnue dans le monde entier comme étant le symbole international de la cécité et de la mobilité. C’est pourquoi l’Union Mondiale des Aveugles (UMA) a décidé de placer l’accent sur la question des véhicules silencieux et leurs effets pour la mobilité des aveugles et des personnes à basse vision pour la Journée de la canne blanche 2015.

Les espaces partagés sont de plus en plus courants dans nos communautés, où les piétons, les véhicules et les cyclistes utilisent le même espace pour se déplacer. Cette complexité accrue peut rendre la mobilité plus compliquée pour les personnes à basse vision et aveugles, particulièrement lorsqu’elle est alliée aux nouvelles technologies qui rendent les véhicules plus silencieux, donc moins faciles à détecter. Les véhicules qui roulent à des vitesses inférieures à 20 kilomètres par heure, les voitures électriques et hybrides sont essentiellement silencieux et bon nombre de personnes aveugles et à basse vision dépendent du bruit que fait le véhicule pour savoir qu’il est sûr de traverser la rue. Les véhicules silencieux peuvent aussi constituer un risque significatif pour tous les piétons, voyants et non-voyants, car les véhicules silencieux ont 40 % de plus de probabilité que les véhicules audibles d’être impliqués dans une collision avec un piéton.

L’UMA soutien de toutes ses forces les technologies nouvelles et écologiques en termes d’automobile, y compris les véhicules électriques et hybrides, qui sont plus respectueux de l’environnement. Cela dit, les dangers posés par les véhicules silencieux et hybrides sont réels et menacent sérieusement les piétons aveugles et à basse vision du monde entier. Les nouvelles technologies doivent être conçues et fabriquées de sorte à prendre en considération les besoins des personnes aveugles et malvoyantes, comme le prévoit la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRPD) et ses principes de conception universelle et inclusive.

Au cours des dernières années, l’ONU a travaillé sur les dangers posés par les véhicules silencieux. Le Forum mondial pour l’harmonisation des règlementations sur les véhicules (WP.29) et sa filiale, le Groupe de Travail sur le Bruit (GRB), sans oublier le Groupe de travail informel des véhicules routiers silencieux (QRTV) sont les trois organes de l’ONU impliqués dans le processus de règlementation. Le QRTV a, dans un premier temps, posé le développement d’une règlementation technique globale pour parvenir à un dispositif d’alarme sonore audible (AVAS) obligatoire. Malheureusement, la marge de manœuvre de ce groupe de travail a été réduite et il va maintenant vers une norme qui ne s’appliquerait que dans certains pays, dont ne font pas partie des pays comme les États-Unis et la Chine. Nous sommes déçus car cela s’éloigne d’une règlementation globale.

L’UMA soutient fermement une règlementation globale concernant un dispositif AVAS qui permettrait : 1) de garantir qu’un dispositif d’alerte soit suffisamment audible pour aviser correctement de la présence et du mouvement des véhicules électriques et hybrides ; 2) d’interdire l’installation d’un bouton pause qui permettrait au conducteur d’éteindre le dispositif d’alerte lorsqu’il en trouverait le son dérangeant ; et 3) d’exiger que les véhicules silencieux émettent un son d’alerte lorsqu’ils sont à l’arrêt, comme par exemple à un feu.

L’UMA appelle tous les gouvernements et régulateurs à soutenir une règlementation technique globale qui reflète la mission d’origine du QRTV. Les membres de l’UMA et toutes les autres parties prenantes allant dans la même lignée peuvent contacter leurs membres WP.29 et les animer à insister sur l’introduction des inquiétudes de l’Union dans toute règlementation internationale définitive. Pour de plus amples informations concernant le WP.29 et ses membres, cliquez sur le lien suivant : http://www.unece.org/trans/main/wp29 /introduction.html. L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) a également rédigé une déclaration de position à l’égard de cette question (http://www.worldblindunion.org/Engl...), soulignant le besoin d’employer un AVAS pour que les piétons aveugles et malvoyants, et tous les autres piétons, puissent se déplacer en toute sécurité dans toutes les villes et communautés du monde entier.

L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) est l’organisation mondiale qui représente les quelques 285 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde. Ses membres sont des organisations dirigées par des personnes aveugles qui parlent en leur propre nom, des organisations qui servent le collectif dans plus de 190 pays, ainsi que des organismes internationaux qui travaillent dans le domaine du handicap visuel. Pour de plus amples informations, contacter : Union Mondiale des Aveugles Caitlin Reid Coordinatrice des communications Caitlin.Reid@wbu.ngo

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6) ACCESSIBILITE

6-A) L’ACCESSIBILIE DU WEB DEVIENT FACULTATIVE

Le lancement officiel de la 3ème version du Référentiel Général pour l’Accessibilité de l’Administration enterre toute obligation au profit d’une incitation et d’un label minimaliste. Décryptage :

Cela devient une manie : l’obligation d’accessibilité disparait dans tous les domaines, ces temps-ci. Après la désintégration par ordonnance de l’accessibilité universelle du cadre bâti et des transports, c’est au tour de celle des sites Internet de l’Administration et des services assimilés. L’obligation instituée par l’article 47 de la loi du 11 février 2005 et réglementée par le décret du 14 mai 2009 n’a pas été respectée, comme en témoignait l’audit de 600 sites Internet de l’Administration publié en juin 2014 par un opérateur privé : moins de 4% avaient fait l’objet du dépôt de l’auto-déclaration de conformité instituée par la réglementation, et dans des termes peu sincères. Un sujet qui a grandement fâché la secrétaire d’État chargée de la Réforme de l’État et de la Simplification, Clotilde Valter, lors du lancement officiel, le 25 juin dernier, de la 3e version du Référentiel Général d’Accessibilité de l’Administration (RGAA) : "On ne va pas rentrer dans un débat, je suis désolée, on parle de ça [le RGAA] aujourd’hui et on n’entre pas dans un débat. [...] Dans ce cas-là, je ne réponds pas à vos questions et je m’en vais !" Clotilde Valter a refusé tout net de dire si le Gouvernement entendait remplacer l’obligation légale d’accessibilité par un simple label à caractère facultatif. Pourtant, un responsable associatif a précisé que les services de la secrétaire d’État chargée du Numérique, Axelle Lemaire, prépareraient une réforme de cette obligation.

Donc, la voie suivie par le Gouvernement repose désormais sur une approche volontaire de la part de l’Administration, dont l’animation est confiée à la Direction Interministérielle des Systèmes d’Information et de Communication (DISIC) de l’État. "On agit sur deux leviers puissants, explique son directeur, Jacques Marzin. Le premier, c’est maîtriser l’accessibilité immédiate et instantanée des nouveaux sites. Au sein de tous les projets, on intègre les critères d’accessibilité dans les conditions d’acceptation d’ouverture. Et puis on a l’énorme problème du stock, tous les sites existants, là c’est plutôt le label et l’incitation à progresser qui va nous permettre de monter en accessibilité. Un label nous semble beaucoup plus puissant qu’une déclaration de conformité qui a un côté un peu administratif auto-déclarant, à mon avis un peu moins valorisant." Jacques Marzin déconseille pourtant aux gestionnaires de sites existants le niveau le plus élevé d’accessibilité prévu par le RGAA : "D’abord, il dépasse de loin l’obligation légale et il est la plupart du temps réservé à des sites ouverts à des personnels handicapés. On arrive à des choses qui sont très spécifiques à certaines catégories de handicap, et correspondent à des niveaux d’investissement et de coûts qui sont extrêmement élevés. C’est la raison pour laquelle on n’incite pas les administrations à viser ce niveau maximum dans l’instant, mais plutôt de procéder par étapes." Reste la question de la compétence à créer de l’accessibilité : "On a monté avec nos partenaires tout un cursus de formation avec les supports qui permettent de le mettre en oeuvre, conclut Jacques Marzin. On travaille aujourd’hui avec les directeurs des services informatiques des ministères qui bâtissent un plan d’accessibilité, et les actions de formation et d’accompagnement font partie de ce plan d’action qui est en train de se lancer." C’est le Fonds pour l’Insertion professionnelle des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP) qui finance la mise en accessibilité des sites Internet de l’Administration. "Le Fonds a reçu cette mission des pouvoirs publics à l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap de juin 2011, précise son directeur, Jean-Charles Watiez, mission qui concerne à la fois les locaux professionnels, les écoles du service public et l’accessibilité numérique. On dispose d’une enveloppe de 150 millions d’euros pour financer la réalisation de ces trois accessibilités. S’agissant de l’accessibilité numérique, ce n’est que depuis la fin de l’année 2012 que le FIPHFP s’est vraiment employé à y travailler activement en nouant trois partenariats importants, un premier avec le Service d’Information du Gouvernement (SIG), le second avec la DISIC et enfin avec le Centre National d’Enseignement à Distance (CNED)" Il convient de préciser que ces 150 millions proviennent de la contribution des administrations qui n’emploient pas, conformément à la loi, 6% d’agents handicapés, l’enveloppe ayant été décidée par les ministères de tutelle du FIPHFP qui réalisent ainsi des économies sur leurs budgets. Depuis, le Fonds a engagé 68 millions d’euros, dont 10 millions en faveur de l’accessibilité numérique, la DISIC ayant reçu plus de 3 millions pour réviser le RGAA. Comment le Fonds financera-t-il la mise en accessibilité des sites web administratifs ? "Nous sommes en train de renouveler entièrement le catalogue de nos aides, poursuit Jean-Charles Watiez, et nous en profitons pour inclure un volet accessibilité numérique sur des objets relativement simples qui pourraient être finançables directement auprès des employeurs publics de petite taille." Le FIPHPF ne se fixe pas d’objectifs quantitatifs, mais qualitatif. "Avec l’ensemble de nos représentants dans les régions, nous voulons identifier des employeurs publics qui ont vraiment des projets matures pour les aider à mettre à niveau leurs outils numériques", conclut Jean-Charles Watiez.

Côté associations, on observe la situation avec pragmatisme : "Le décret est presque caduc, il faudrait le mettre à jour, estime Mathieu Froidure, responsable de la commission nouvelles technologies de la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CFPSAA). Quel que soit le référentiel, ce qui fait qu’un service est accessible est son application ; le RGAA reste complexe et propose un premier niveau d’accessibilité." Pour Mathieu Froidure, qui dirige également la société URBILOG qui réalise des sites accessibles, c’est une affaire de professionnels dûment sensibilisés et formés : "Il reste beaucoup de gens qui ne connaissent pas l’accessibilité. Inexorablement, c’est un sujet sur lequel il faut former les professionnels, pour acquérir des réflexes. En tant que professionnel, on a des contrats avec les collectivités, mais si l’accessibilité n’est pas dans le projet... Elle figure dans la loi, mais elle ne contraint personne." Mathieu Froidure déplore également que les terminaux mobiles (téléphones, tablettes) soient oubliés par le 3e RGAA, et plus globalement que l’accessibilité reste la grande absente du secteur commercial : "Il faut motiver les entreprises privées, sinon cela ne va pas changer grand-chose." Propos recueillis par Laurent Lejard, août 2015.Yanous Actualités

6-B) ACCESSIBILITE/TRANSPORTS – ORDONNANCE RATIFIE ET PROMULGUEE

Le Journal Officiel publie la loi de ratification de l’ordonnance du 26 septembre 2014 qui a réformé l’accessibilité et a été adoptée par le Parlement les 20 et 21 juillet derniers. Cette ordonnance a été marginalement modifiée, en introduisant la formation des personnels à l’accueil des personnes handicapées dans les grands établissements Recevant du Public, en rétablissant l’avis conforme de la commission de sécurité et d’accessibilité pour l’approbation par l’autorité compétente d’un schéma directeur d’accessibilité-agenda d’accessibilité programmée, en étendant le droit à aménagement d’un point d’arrêt de transport scolaire à tous les élèves handicapés. La loi stipule que désormais "Le coût pour les personnes handicapées du transport à la demande mis en place par une autorité organisatrice de transport ne peut être supérieur à celui applicable aux autres usagers dans un même périmètre de transport urbain". Cela implique l’alignement dès demain des tarifs des services de transport spécialisé sur celui du carnet de tickets et/ou de l’abonnement mensuel, ce qui devrait faire réaliser de grandes économies aux usagers ; par exemple, un Parisien qui emprunte le service quotidien PAM 75 pour se rendre au travail devrait voir sa facture divisée par 4. Enfin, la loi prolonge jusqu’à l’âge de 30 ans la possibilité pour un adulte handicapé d’effectuer un service civique.

Yanous Actualités – Août 2015

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8) EMPLOI

8-A) AVIS DE RECRUTEMENT

Le ministère des affaires étrangères et du développement international mène actuellement une campagne de recrutement pour 12 postes à pourvoir au titre du handicap, pour les catégories A, B et C, au titre de 2016.

L’avis de recrutement est publié sur Le site : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/em...

La date limite d’envoi des candidatures (exclusivement par voie postale) est fixée au 27 novembre 2015.

Pour toute personne intéressée qui rencontrerait des difficultés pour accéder au site, n’hésitez pas à contacter la CFPSAA pour un envoi personnel plus complet de l’avis de recrutement.

8-B) ARRETE DU 14 AOÛT 2015 AUTORISANT AU TITRE DE L’ANNEE 2015 L’OUVERTURE D’UN CONCOURS RESERVE POUR LE RECRUTEMENT DES PROFESSEURS D’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE DES INSTITUTS NATIONAUX DE JEUNES SOURDS ET DE L’INSTITUT NATIONAL DES JEUNES AVEUGLES

ELI : http://www.legifrance.gouv.fr/eli/a...

Par arrêté de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes en date du 14 août 2015, est autorisée au titre de l’année 2015 l’ouverture d’un concours réservé pour l’accès au corps des professeurs d’enseignement technique des instituts nationaux de jeunes sourds et de l’Institut national des jeunes aveugles en application de l’article 1er de la loi du 12 mars 2012 relative à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique. Les épreuves orales se dérouleront à partir du 1er décembre 2015. Le nombre de postes offerts sera fixé ultérieurement. L’ouverture des inscriptions est fixée au mardi 1er septembre 2015. La date de clôture des inscriptions est fixée au jeudi 1er octobre 2015, à minuit, terme de rigueur. Les demandes d’admission à concourir s’effectuent par voie télématique sur le site internet ou intranet des ministères sociaux à l’adresse suivante : https://inscription.sante.gouv.fr/i... L’attention des candidats est tout particulièrement appelée sur la nécessité de ne pas attendre les derniers jours pour s’inscrire. En cas d’impossibilité de s’inscrire par voie télématique, les candidats peuvent s’inscrire par voie postale. Le formulaire d’inscription à adresser par la voie postale peut être obtenu :
- par téléchargement sur le site internet dédié aux concours des ministères sociaux à l’adresse suivante : http://www.sante.gouv.fr/modalites-... ;
- par courriel, du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 heures et de 14 heures à 17 heures à l’adresse électronique suivante : drh-concours@sg.social.gouv.fr. Les dossiers d’inscription par voie postale devront obligatoirement être transmis à l’adresse ci-dessous, au plus tard le jeudi 1er octobre 2015, le cachet de la poste faisant foi : ministère des affaires sociales, de la santé, et des droits des femmes, direction des ressources humaines DRH/SD1/SD1C, bureau du recrutement " Concours PET INJS INJA SAUVADET 2015 " 14, avenue Duquesne, 75350 Paris 07 SP. Les dossiers ou compléments établis par le candidat, qui seraient envoyés après cette date, seront refusés et retournés au candidat. Les candidats devront établir un dossier de reconnaissance des acquis de leur expérience professionnelle (RAEP) conforme au modèle disponible sur le site internet ou intranet des ministères sociaux à l’adresse suivante : http://www.sante.gouv.fr/modalites-.... En cas d’impossibilité matérielle de télécharger le document par voie télématique, les candidats pourront demander à le recevoir, en formulant une demande à l’adresse mél : drh-concours@sg.social.gouv.fr. Le dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle devra être adressé en six exemplaires à l’adresse postale indiquée ci-dessus, au plus tard le vendredi 30 octobre 2015, à minuit, le cachet de la poste faisant foi. Si ce dossier est transmis après cette date, le candidat est éliminé et n’est pas convoqué à l’épreuve d’admission. Aucune pièce complémentaire transmise par le candidat après cette même date, le cachet de la poste faisant foi, ne sera prise en compte. Pour tout renseignement, les candidats peuvent adresser un courriel à l’adresse suivante : drh-concours@sg.social.gouv.fr.

8-C) ARRETE DU 14 AOUT 2015 AUTORISANT AU TITRE DE L’ANNEE 2015 L’OUVERTURE D’UN CONCOURS RESERVE POUR L’ACCES AU CORS DES PROFESSEURS D’ENSEIGNEMENT GENERAL DE L’INSTITUT NATIONAL DES JEUNES AVEUGLES

Eli : http://www.legifrance.gouv.fr/eli/a...

Par arrêté de la ministre des affaires sociales, de la santé, et des droits des femmes en date du 14 août 2015, est autorisée au titre de l’année 2015 l’ouverture d’un concours réservé pour l’accès au corps des professeurs d’enseignement général de l’Institut national des jeunes aveugles en application de l’article 1er de la loi du 12 mars 2012 relative à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique. Les épreuves orales se dérouleront à partir du 1er décembre 2015. Le nombre de postes offerts sera fixé ultérieurement. L’ouverture des inscriptions est fixée au mardi 1er septembre 2015. La date de clôture des inscriptions est fixée au jeudi 1er octobre 2015, à minuit, terme de rigueur. Les demandes d’admission à concourir s’effectuent par voie télématique sur le site internet ou intranet des ministères sociaux à l’adresse suivante : https://www.inscription.sante.gouv..... L’attention des candidats est tout particulièrement appelée sur la nécessité de ne pas attendre les derniers jours pour s’inscrire. En cas d’impossibilité de s’inscrire par voie télématique, les candidats peuvent s’inscrire par voie postale. Le formulaire d’inscription à adresser par la voie postale peut être obtenu :
- par téléchargement sur le site internet dédié aux concours des ministères sociaux à l’adresse suivante : http://www.sante.gouv.fr/modalites-... ;
- par courriel du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 heures et de 14 heures à 17 heures à l’adresse électronique suivante : drh-concours@sg.social.gouv.fr. Les dossiers d’inscription par voie postale devront obligatoirement être transmis à l’adresse suivante, au plus tard le jeudi 1er octobre 2015, le cachet de la poste faisant foi : ministère des affaires sociales, de la santé, et des droits des femmes, direction des ressources humaines, DRH/SD1/SD1C, bureau du recrutement, " concours PEG INJA Sauvadet 2015 ", 14, avenue Duquesne, 75350 Paris 07 SP. Les dossiers ou compléments établis par le candidat qui seraient envoyés après cette date seront refusés et retournés au candidat. Les candidats devront établir un dossier de reconnaissance des acquis de leur expérience professionnelle (RAEP) conforme au modèle disponible sur le site internet ou intranet des ministères sociaux à l’adresse suivante : http://www.sante.gouv.fr/modalites-.... En cas d’impossibilité matérielle de télécharger le document par voie télématique, les candidats pourront demander à le recevoir, en formulant une demande à l’adresse mél : drh-concours@sg.social.gouv.fr. Le dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle devra être adressé en six exemplaires à l’adresse postale indiquée ci-dessus, au plus tard le vendredi 30 octobre 2015, à minuit (le cachet de la poste faisant foi). Si ce dossier est transmis après cette date, le candidat est éliminé et n’est pas convoqué à l’épreuve d’admission. Aucune pièce complémentaire transmise par le candidat après cette même date, le cachet de la poste faisant foi, ne sera prise en compte. Pour tout renseignement, les candidats peuvent adresser un courriel à l’adresse suivante : drh-concours@sg.social.gouv.fr.

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9) JURIDIQUE

9-A) JUSTICE ET HANDICAP : LA MISSION « PROFESSIONNELS DU DROIT ET HANDICAP »

Droit Pluriel est une association loi 1901chargée de réaliser une mission sous l’égide du Défenseur des droits "Professionnels du droit et handicap" !

Cette mission se déroule sur 6 mois (septembre 2015- février 2016), elle a pour objectifs de :
- dresser un état des lieux des pratiques des professionnels de la Justice confrontés au handicap ;
- proposer une formation au handicap qui sera intégrée au cursus de tous les professionnels de la Justice partenaires de la mission (magistrats, avocats, notaires, greffiers, huissiers, conciliateurs)

Vous êtes concernés par un handicap et vous avez été en contact avec un professionnel du droit ? Vous souhaitez nous apporter votre témoignage ? Contactez l’équipe de Droit Pluriel, nous vous proposerons un rendez-vous d’une durée d’1h maximum), les informations restant anonymes.

Votre témoignage pourra servir à :
- identifier les obstacles rencontrés par une personne en situation de handicap confrontée à la Justice ;
- créer, ensemble, une formation au handicap utile aux professionnels de la justice.

Construire une Justice plus juste, plus accessible, est notre affaire à tous. Merci de votre contribution ! Contact : contact@droitpluriel.fr

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSA

12-A) ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE

La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France s’est associée au laboratoire d’économie d’Orléans (LÉO – Université d’Orléans) pour mener à bien une enquête nationale sur l’orientation scolaire et professionnelle des jeunes déficients visuels. La Fédération espère tirer de cette enquête des éléments d’informations qui lui permettront de mener des actions pour favoriser l’orientation des jeunes déficients visuels. Cette étude intéresse en premier lieu les jeunes concernés, mais aussi les services qui les aident dans cette démarche, l’ensemble des lieux de formation ainsi que les spécialistes de l’orientation. La population concernée par l’enquête est composée de jeunes déficients visuels entre 14 et 26 ans et de leurs parents, deux questionnaires différents leur étant proposés. Des entretiens sont par ailleurs réalisés auprès d’un large public concerné par cette thématique. La Fédération invite donc tous les jeunes concernés et leurs parents à répondre au(x) questionnaire(s) ci-joint(s). Si vous êtes un jeune déficient visuel âgé de 14 à 18 ans, il faut que vos parents remplissent également l’autorisation parentale. Les questionnaires doivent être retournés avant la fin octobre à l’attention de Mr Bruno Gendron, maître de conférences à l’Université d’Orléans, qui pilote cette étude, par mail ou par courrier : bruno.gendron@univ-orleans.fr Adresse postale : IUT d’Orléans, Département GEA, A l’attention de Bruno Gendron, 16 rue d’Issoudun, 45067 Orléans Cedex 1

Pour toute information, vous pouvez joindre Mr Gendron au 02 38 49 44 84

ANPSA – 153, bd Brune 75014 Paris – 01 46 27 48 10 - www.anpsa.fr

12-B) FFAC : SEMAINE DU CHIEN GUIDE D’AVEUGLE

Du 20 au 27 septembre, la 4e semaine du chien guide d’aveugle est l’occasion de découvrir cette aide précieuse. Cette année, la photographe Joëlle Dollé a réalisé douze portraits qui illustrent la richesse de cette relation entre un aveugle et son guide. C’est l’occasion de les découvrir lors de la journée « portes ouvertes » dans les différents comités de France : Angers, Cernay, Coubert, Honguemare-Guenouville, L’Isle sur la Sorgue, Limoges, Lyon, Nice, Paris, Pont-Scorff, Roncq, Toulouse, et Woippy. Internet : www.semaine-chiensguides.fr.

12-C) LA HOTLINE DE LA FEDERATION DES AVEUGLES DE FRANCE

La Fédération des Aveugles de France a inauguré l’an dernier une hotline informatique pour les personnes déficientes visuelles. Après une ouverture aux salariés, puis aux demandeurs d’emploi, le service est étendu aux particuliers. Cette assistance téléphonique a vocation d’aider les personnes aveugles et malvoyantes à résoudre les difficultés rencontrées avec leur environnement informatique. L’expertise des techniciens permet de couvrir aussi bien les logiciels et matériels adaptés, que les applications dédiées avec un accompagnement à l’utilisation ou à leur configuration.

Les adhérents peuvent appeler la hotline via un numéro vert gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 17h.

Différents tarifs sont proposés, selon le statut de la personne :
- demandeurs d’emploi : gratuit ;
- salariés des entreprises non couvertes par un accord Direccte : gratuit ;
- salariés : 5 heures : 500€, 10 heures : 900€, 20 heures : 1500€ ;
- particuliers : 5 heures : 100€, 10 heures : 175€, 20 heures : 300€.

Pour tout renseignement, vous pouvez appeler le 01 44 42 91 88 ou par mail : info.hotline@aveuglesdefrance.org

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) PARUTION : LA LIBERTE D’EN RIRE

Ouvrage de Marie de Ruffey, édité par l’association ARTIS 180 pages avec illustrations – 17 euros (port offert pour envoi VPC)

« Mieux vaut en rire plutôt qu’en pleurer » (Molière)

Comment conjuguer déficience visuelle et humour… ou les mille et une façons de transformer un drame en opéra-bouffe ! Tel est le thème récurrent de ce recueil d’historiettes aussi surprenantes qu’inattendues, où la réalité flirte avec le surréalisme. Entre légèreté et gravité, Marie de Ruffey vous invite à partager les péripéties vécues au quotidien par ces grands oubliés de notre société que sont les personnes qui voient peu, mal ou pas du tout… Une manière originale et amusante de dévoiler leurs perceptions et ressentis dans un monde qui est aussi le nôtre, mais vu d’un autre œil !

Marie de Ruffey (elle-même malvoyante) fait don de ses droits d’auteur à la recherche médicale en ophtalmologie.

Où acheter ce livre :
- en librairies ;
- auprès d’ARTIS Tél : +33 (0)6.68.14.49.88 Mél : artis@orange.fr Commande et règlement : 24 rue Balzac (Bur.1) F- 92600 Asnières-sur-Seine

15-B) RENTREE LITTERAIRE

Le Syndicat National de l’Édition (SNE) et le Centre National du Livre (CNL) annoncent une liste de 330 romans et ouvrages marquant la rentrée littéraire qui seront adaptés pour les "publics empêchés de lire". Les adaptations seront réalisées par les organisations agréées dans le cadre de l’exception au droit d’auteur. La Bibliothèque Numérique Francophone Accessible (BNFA) publie la liste des 110 ouvrages que ses membres ont déjà adaptés. De son côté, l’Association Valentin Haüy (AVH) poursuit son cavalier seul et annonce l’adaptation de 70 titres, au risque de réaliser des doublons avec le travail des autres organismes agréés. En effet, il n’existe pas de réelle coordination dans l’adaptation des livres papier en faveur des personnes déficientes visuelles. 589 ouvrages sont annoncés officiellement dans le cadre de la rentrée littéraire 2015.

Yanous Actualités – septembre 2015

15-C) LIBRAIRIE AUDIO : NOUVEAUTES DE SEPTEMBRE 2015

En partenariat avec les Presses Universitaires de France, La Librairie Sonore de Frémeaux & Associés présente un cours de 5 CD sur l’histoire des mythes grecs présenté par Pauline Schmitt Pantel, helléniste à la Sorbonne. En exclusivité mondiale, Frémeaux & Associés publie l’enregistrement du premier American Folk Blues Festival à Paris en 1962. Un coffret 3 CD pour un concert légendaire qui n’a jamais été édité auparavant et qui annonce l’arrivée du blues sur le Vieux Continent.

D’autres titres à découvrir et des promotions continues sur d’autres produits.

Site de la Librairie Audio

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