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Bulletin 12 du 30 octobre 2015

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2015-11- du 22 septembre 2015

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EDITORIAL

Comme vous le savez, la mission de la CFPSAA est de défendre nos droits, tous nos droits, ceux auxquels nous pouvons prétendre au titre de notre citoyenneté, dans le même souci d’équilibre et d’égalité que l’ensemble de la population. Notre handicap visuel, s’il n’est pas le plus lourd à porter de tous les handicaps, est un frein permanent à nos activités quotidiennes, il nous prive d’un peu de notre autonomie, il désavantage les jeunes pour leurs études, et nous disqualifie souvent dans la vie professionnelle.

Au premier rang des compensations qui nous sont apportées, les nouvelles technologies tiennent une place prépondérante. C’est une particularité importante de nos besoins, et à l’ère du numérique, les déficients visuels peuvent espérer plus que jamais une évolution significative de leur possibilité d’agir. C’est pourquoi la loi numérique actuellement en préparation est un tournant capital et, c’est pourquoi elle me tient particulièrement à cœur.

La CFPSAA fait front depuis le début de l’été pour obtenir la prise en compte de nos besoins en matière d’accessibilité numérique. Après une énorme déception à la première lecture du texte, nous avons obtenu qu’un article soit introduit dans la deuxième version. Cette dernière a fait l’objet d’une consultation publique sur internet et nous avons pu ainsi proposer de nouveaux amendements avant la discussion au parlement. Je passerai les péripéties de l’accessibilité à ce site de consultation, vous pourrez lire un peu plus loin dans ce bulletin, le communiqué de la CFPSAA, ainsi que les principaux textes que nous avons produits à cette occasion. Mais, je veux vous dire que nous n’avons cessé de réagir au plus près des auteurs de cette loi, ainsi qu’auprès du grand public en lançant une pétition sur internet avec nos propositions. Aujourd’hui encore, nous sommes à la veille d’une nouvelle réunion au ministère et continuons à marteler notre message.

Un problème n’en chassant pas toujours un autre, je suis également soucieux de la situation des MDPH dans notre pays. Je sais que cela pose questions à beaucoup d’entre vous et nous essayons d’influer pour que les MDPH conservent le fonctionnement, la gestion et la gouvernance comme cela avait été pensé dans la loi de 2005. La problématique ne se présente pas de la même manière dans toutes les régions, mais certains départements proposent une convention cadre tendant à mutualiser les moyens entre MDPH et MDA, motivée par le seul regard économique. Les besoins des personnes handicapées sont différents de ceux inhérents à une population vieillissante. Il faut être vigilant et préserver souverainement les droits des personnes handicapées. Nous ne sommes pas, au titre de la déficience visuelle, majoritaires au sein des MDPH, mais nous sensibilisons à cette problématique, ceux qui nous y représentent, et leur demandons de bien vérifier ce que contiennent les conventions avant de les signer. Pour autant, il faudrait voir les MDPH améliorer le fonctionnement de leurs services, notamment en ce qui concerne le temps d’attente pour le traitement des dossiers.

Bien cordialement Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) MESSAGE DE LA CFPSAA A L’ATTENTION DES MINISTRES SUIVANT :

Monsieur Manuel Valls, Premier Ministre, Madame Axelle Lemaire, Secrétaire D’état, Chargée Du Numérique, Madame Ségolène Neuville, Secrétaire D’état, Chargée Des Personnes Handicapées

Le 2 octobre 2015, la CFPSAA a publié en ligne un argument concernant la proposition de loi sur le numérique. Nous souhaitons porter à votre connaissance toute particulière cet avis, que nous reproduisons à votre intention ci-dessous :

« Tout d’abord, ce texte a le mérite d’englober les principales plateformes du périmètre digital : site web, application mobile, intranet et progiciel métier. Ce texte prévoit des sanctions financières. Par contre, nous tenons à vous faire remarquer l’insuffisance du champ d’application de cette loi qui se limite aux personnes publiques. Cet article devra englober les services publics, à savoir ceux qualifiés de services publics administratifs, à caractère industriel et commercial, d’intérêt général (au sens du droit européen) et d’intérêt économique général (toujours au sens du droit européen), ainsi que les informations et services mis à disposition par le secteur privé du type banques, assurances, e-commerces, transports, information, réseaux sociaux. Pour rappel, la France est signataire de la Convention des Nations Unies pour les Droits des Personnes Handicapées, nous souhaiterions retrouver dans cette loi le champ d’application y afférent et en particulier la notion d’accessibilité universelle. De plus nous tenons à signaler que les montants des sanctions n’ont aucun caractère dissuasif d’autant qu’un simple audit coûte bien souvent une somme comprise entre 1500€ et 5000€. Indépendamment du montant de l’amende, nous tenons à savoir si cette amende est liée au nombre de plaignants, et sur une version particulière d’un site internet ou d’une application mobile. Nous souhaiterions un amendement instaurant une sanction sous forme d’astreintes afin de motiver la mise en conformité des sites inaccessibles. » Par ailleurs, si nous nous félicitons de la démarche démocratique, visant à faire amender le texte en préparation par un vote du grand public sur internet, nous constatons, une fois de plus, la difficulté de la démarche pour un grand nombre d’entre nous, déficients visuels ou non. Le site est dense et complexe. L’inscription obligatoire est parsemée d’embuches, et surtout, la visualisation des articles de la proposition pose problème à une majorité de personnes sous internet explorer. Par ailleurs, les votes sur la page de l’article 29 ne sont possibles ni sur l’article, ni sur les arguments.

D’une manière générale il faut se plier à de multiples manipulations et cela peut décourager un grand nombre de personnes. Nous ne voulons pas imaginer que cela puisse être intentionnel.

Voilà, ce que nous souhaitions vous préciser à l’occasion de cette démarche démocratique, au nom de l’ensemble des personnes aveugles et malvoyantes, en sachant que cela peut être utile à tous.

Avec l’expression de notre haute considération.

Edouard Ferrero, Président de la CFPSAA

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1-B) COMMUNIQUE DE LA CFPSAA – 8 OCTOBRE 2015

Projet de loi numérique en ligne : consultation inaccessible (ou presque)

Le gouvernement a initié une consultation publique en ligne du projet de loi sur le numérique avant son examen par le parlement.

La CFPSAA salue cette démarche démocratique visant à faire amender le texte en préparation par un vote du grand public sur internet, et cela dans une période où le numérique constitue l’une de nos préoccupations fondamentales. Les responsables de la CFPSAA ont déjà eu l’occasion de faire connaître aux artisans de ce texte, les besoins essentiels des usagers aveugles et malvoyants. En effet, pour l’ensemble des personnes touchées par la déficience visuelle, les outils numériques sont une des clés de leur intégration citoyenne, sociale et professionnelle.

Le texte mis en ligne est déjà une seconde mouture et nous avons constaté une avancée par rapport à la première lecture, qui ne reprenait rien de nos recommandations, puisque un article 29 est consacré à l’accessibilité des personnes handicapées des sites internet des administrations. Nous actons avec satisfaction que le texte englobe les principales plateformes du périmètre digital : site web, mobile, intranet et progiciel métier et que des sanctions financières sont prévues. Mais nous tenons à souligner deux points qui nous semblent fondamentaux. En premier lieu, l’insuffisance de son champ d’application qui se limite aux personnes publiques. Quid des grands services publics administratifs, des services à caractères industriel et commercial, des services du secteur privé comme les réseaux bancaires, etc… Nous souhaiterions trouver dans cette loi le champ d’application afférent à la Convention des Nations Unies pour les Droits des Personnes Handicapées, dont la France est signataire, à savoir : la notion d’accessibilité universelle. En deuxième lieu, le montants des sanctions proposées (1500€ pour les communes de moins de 5000 habitants et 5000€ pour les communes de plus de 5000 habitants et les services et établissements publics) n’ont aucun caractère dissuasif, d’autant qu’un simple audit d’accessibilité coûte entre 1500€ et 5000€.

Au-delà du fond pour lequel le débat ne fait que commencer, nous tenons à souligner un aspect de cette consultation qui pourrait être un gag, si cela n’empêchait pas une majorité importante de voter : le site même dédié au vote est « mal accessible ». Sa présentation dense et complexe ne facilite pas la démarche pour un grand nombre de personnes, déficients visuels ou non. En premier lieu, la visualisation des articles pose problème sous internet explorer, l’inscription obligatoire est parsemée de complications, les votes sur la page correspondant à l’article 29 s’avèrent impossibles tant sur l’article que sur les arguments. Les multiples manipulations auxquelles il faut se plier sont propres à en décourager beaucoup. Nous ne voulons pas imaginer que cela puisse être intentionnel !

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1-C) ARGUMENTAIRE DE LA CFPSAA ET DE LA FEDEEH POUR LA LOI NUMERIQUE

L’inaccessibilité des outils numériques constitue une véritable discrimination. A l’heure du tout numérique, et dans la continuité des efforts réalisés pour l’inclusion de toutes et tous, l’accessibilité de tous les outils numériques doit constituer un point de vigilance de la loi pour une République numérique. Dans la lignée de la loi du 11 février 2005, l’accessibilité doit également s’appliquer aux services dématérialisés, comme le prévoit l’agenda 22 et la convention des droits des personnes handicapées de l’ONU. L’accessibilité des outils numériques pour les usagers en situation de handicap L’article 29 de l’avant-projet de loi pour une république numérique prévoit l’accessibilité des sites des administrations publiques. Néanmoins, il est nécessaire d’étendre l’accessibilité à tous les outils numériques, en incitant fortement les fabricants, les vendeurs, les services publics et privés à proposer des produits et des services accessibles. Il s’agit des sites Internet et Intranet, des services en ligne d’intérêt public, des contenus mis en ligne, des applications mobile, des logiciels métier, des progiciels, des logiciels grand public, du mobilier urbain numérique, des guichets automatiques, ou des produits de consommation grand public. Le présent amendement vise donc à aller bien au-delà des services publics dans un univers où l’accessibilité des sites marchands et d’information, ainsi que de l’ensemble de leur contenu, est un critère clé d’intégration sociale et d’autonomie. Alors que les lieux recevant du public élaborent leurs Agenda d’accessibilité programmé (Ad’AP), de très nombreux services numériques inaccessibles continuent d’exister et de se créer, en dépit des principes du Droit international des personnes handicapées, qui ouvrent le droit à l’accès aux services numériques dématérialisés. Ce constat est d’autant plus dommageable que le numérique représente potentiellement une solution réelle pour palier certaines difficultés liées à un handicap, comme l’accès à des contenus autrefois inaccessibles aux personnes déficientes visuelles lorsqu’ils n’existaient que sur des supports papier. Nous devons tirer les leçons des efforts financiers consacrés à réparer l’absence de prise en compte des citoyens et des visiteurs en fauteuil roulant dans l’aménagement des bâtiments. Plus tôt les procédures requises seront mises en place, plus leur impact budgétaire sera avantageux. Les outils accessibles à tous sont en effet plus performants et plus intuitifs pour l’ensemble des utilisateurs. La prise en compte de l’accessibilité dans la conception des outils évite les coûts liés à la remise aux normes d’accessibilité, procédure plus onéreuse, plus chronophage et moins concluante. Mais la prise en compte des utilisateurs handicapés implique également de prévoir une information systématique de l’état d’accessibilité de chaque outil, l’application réelle de pénalités contraignantes et incitatives à faire évoluer son outil, et un planning d’audit et de mise en accessibilité des outils existants. Dans le cadre bâti, les lieux recevant du public produisent un agenda d’accessibilité programmé qu’ils s’engagent à appliquer dans les 9 prochaines années. Une démarche similaire pourrait être entamée dans le cadre de l’environnement dématérialisé pour identifier les outils numériques inaccessibles et planifier leur mise en accessibilité en fonction de critères pragmatiques. Précisons que c’est ce volontarisme qui aux États-Unis a obligé les fabricants de nouvelles technologies à innover en produisant des outils réellement accessibles. L’accessibilité des outils numériques pour les travailleurs en situation de handicap L’accessibilité numérique ne doit pas se cantonner à l’accès des usagers, mais s’appliquer aussi aux outils des travailleurs. Une personne en situation de handicap visuel ne doit plus être constamment discriminée à l’embauche, discriminée au quotidien dans l’exercice de ses fonctions et dans son évolution de carrière en raison de la non prise en compte de l’accessibilité des outils de travail numérique, outils de plus en plus prégnants dans la vie professionnelle. C’est pourquoi les logiciels métier et les progiciels doivent répondre aux mêmes exigences que les outils destinés au grand public, recourir aux mêmes démarches et faire systématiquement intervenir en binôme des agents handicapés et des personnes spécialistes en matière d’accessibilité lors des phases de test. Ainsi, l’environnement de travail des salariés français sera plus en adéquation avec les ambitions et les objectifs quantitatifs de recrutement de travailleurs en situation de handicap prévus par l’AGEFIPH et le FIPHFP.

Exemple de l’infrastructure informatique de la MDPH Dans le cadre du projet d’harmonisation de l’infrastructure numérique de la MDPH, l’accessibilité ne doit plus être oubliée, tant pour les usagers que pour les professionnels de la MDPH.

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1-D) POURQUOI LA CFPSAA S’OPPOSE-T-ELLE A LA POSE DE BANDES D’EVEIL DE VIGILANCE METALLIQUES ?

Plusieurs arguments plaident contre le déploiement d’un tel dispositif :

De façon générale :
- Non-respect de la norme concernant le contraste visuel En effet, il est quasi impossible d’obtenir le contraste visuel exigé par la norme NF P 98-351 entre le monobloc de bande d’éveil de vigilance (y compris les dispositifs utilisant des clous métalliques), et son environnement.
- Maintenance plus chère. Les clous métalliques ne résistent pas aux au passage intensif dans le temps ; ils s’arrachent de leur support et nécessitent plus d’entretien qu’une bande d’éveil de vigilance minérale par exemple.
- Dangerosité d’usage. Contrairement à l’argument commercial des fabricants et des revendeurs, les clous métalliques sont glissants même s’ils sont composés de stries anti glissance. Ce dispositif comporte donc un plus grand risque de chute pour l’ensemble de la population.

Climat
- La glissance précisée plus haut est bien évidemment accrue, en extérieur, par temps de pluie, de givre ou de verglas.
- Les clous métalliques reflètent les rayons de la lumière et son donc éblouissants or la population déficiente visuelle est très gênée par le réfléchissement de la lumière. D’ailleurs, n’oublions pas qu’une importante population de personnes vieillissantes est atteinte de DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l’âge).

Chiens-guides
- Les bandes d’éveil de vigilance métalliques ou les dispositifs à clous métalliques posés en bord de quai ferré, entraînent l’électrification des chiens-guides.
- En outre, les clous emmagasinent les températures extrêmes (froid ou chaud) et brûlent les pattes des chiens-guides : les retours sur ce sujet sont nombreux de la part des adhérents de nos différentes associations.

L’ensemble de ces problématiques amène la CFPSAA à militer activement contre les B.E.V. métalliques, que ce soit à l’intérieur des E.R.P., en amont des traversées piétonnes ou sur les quais de transports ferrés.

Thierry Jammes – Président de la Commission Accessibilité de la CFPSAA

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3) ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) ONDAM MEDICOSOCIAL : + 1,9% AU PLFSS 2016 ET PETITS COUPS DE POUCE SUR LE VOLET SOCIAL

Marisol Touraine, Michel Sapin et Christian Eckert ont présenté le 24 septembre le projet de loi de financement pour la sécurité sociale (PLFSS) pour 2016. Un projet de loi marqué par la poursuite du redressement des comptes de la sécurité sociale "tout en soutenant l’emploi et la croissance". Reprenant les conclusions de la commission des comptes de la sécurité sociale, le PLFSS table en effet sur un déficit cumulé du régime général et du FSV (fonds de solidarité vieillesse) de 9,7 milliards d’euros, soit un retour au niveau d’avant la crise.

Ondam médicosocial en baisse de 0,3 point dans une inflation nulle Le PLFSS prévoit une progression générale de l’Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie) de 1,75% en 2016, contre 2,1% en 2015 (taux de progression voté en LFSS 2015). Le niveau de dépenses atteindra ainsi 185,2 milliards d’euros. Dans cette progression générale, l’Ondam médicosocial (sous-objectif couvrant les dépenses des établissements et services médicosociaux prises en charge par l’assurance maladie) est de 1,9%, soit une baisse de 0,3 point par rapport à celui de 2015. L’enveloppe allouée au sous-objectif médicosocial pour 2016 atteindra ainsi 18,2 milliards d’euros. Ces 18,2 milliards d’euros constituent la contribution de l’assurance maladie au budget de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). S’y ajouteront 1,2 milliard d’euros de recettes issues d’une fraction de la contribution de solidarité pour l’autonomie (CSA) et 113 millions d’euros de droit sur les tabacs, ainsi qu’une reprise de 110 millions d’euros sur les réserves de la CNSA. L’enveloppe totale consacrée aux établissements et services médicosociaux accueillant des personnes âgées ou des personnes handicapées (objectif global de dépenses ou OGD) sera donc de 19,5 milliards d’euros en 2016.

405 millions d’euros de mesures nouvelles Cette enveloppe permettra de financer 405 millions d’euros de mesures nouvelles, dont le renforcement de l’encadrement en soins des Ehpad (100 millions d’euros) ou les différents plans de créations de places supplémentaires : 45 millions d’euros pour les établissements et services pour les personnes handicapées, 60,4 millions d’euros pour le plan Autisme 2013-2017, 40 millions d’euros pour les plans Grand âge et Alzheimer (reliquats de crédits pour ce dernier) et 8,1 millions d’euros pour le nouveau plan Maladies neuro-dégénératives. A noter également : le fonds d’intervention régional, dont les crédits sont délégués aux agences régionales de santé (ARS) et qui finance notamment la permanence des soins et les maisons de santé, fait l’objet d’une réduction nettement plus drastique, puisque sa progression passe de 2,1% en 2015 à 1,0% en 2016 (3,1 milliards d’euros).

La couverture maladie enfin universelle ? Au-delà de la fixation - toujours très attendue - de l’Ondam et de ses différents sous-objectifs, le PLFSS comporte également quelques mesures nouvelles, à caractère social. Si la moisson 2016 n’est pas très riche, on retiendra cependant "l’universalité de la prise en charge des frais de santé", autrement dit la généralisation de la couverture maladie universelle de base instaurée en 1999. En pratique, il s’agira de supprimer les dernières "trappes" qui pouvaient encore faire perdre le droit à l’assurance maladie, par exemple en cas de chômage prolongé dans certains régimes. A l’avenir, il suffira d’avoir résidé en France de façon régulière pendant six mois pour avoir droit à l’assurance maladie. Il est également prévu de supprimer progressivement le statut "d’ayant droit", pour faire de chaque adulte un assuré à part entière. Ceci aura pour effet de faire disparaître l’impact négatif de certains événements (séparation, divorce, veuvage) qui existent aujourd’hui dans certains régimes et certaines configurations.

La Gipa et 550 millions d’euros d’économies sur les dates de revalorisation. Du côté des familles, la principale mesure envisagée est la généralisation de la Gipa (garantie contre les impayés de pension alimentaire), actuellement en expérimentation dans vingt départements. Celle-ci - qui devrait bénéficier à terme à environ 90.000 familles - permettra de garantir une pension alimentaire minimale de plus de 100 euros par mois et par enfant.

Enfin, le PLFSS 2016 prévoit une harmonisation des dates de revalorisation des prestations sociales de la sécurité sociale, de l’Etat et des départements. Celle-ci seront désormais revalorisées le 1er octobre pour les retraites (sans changement) et le 1er avril pour toutes les autres prestations, sur la base des derniers chiffres de l’inflation (hors tabac) en moyenne annuelle sur les douze derniers mois disponibles. Cette mesure d’harmonisation engendre en réalité une économie de 550 millions d’euros, notamment pour la sécurité sociale. Pour faire passer la pilule, elle est assortie de la mise en place d’un "bouclier" pour les prestations sociales, consistant à garantir le maintien du niveau des prestations en cas d’inflation négative.

Jean-Noël Escudié / PCA

http://www.localtis.info/cs/Content...

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4) ACTUALITÉS FRANÇAISES

4-A) AUTO SAISINE DE LA COMMISSION EMPLOI-FORMATION-TRAVAIL ADAPTE ET PROTEGE DU CNCPH

« La rémunération des stagiaires de la formation professionnelle ayant le statut de travailleur handicapé » - 20 octobre 2015

La commission emploi-formation-travail adapté et protégé du CNCPH s’est autosaisie de la question de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle ayant le statut de travailleur handicapé » suite à l’identification sur le terrain de problèmes consécutifs à la diffusion d’une lettre circulaire de Pôle emploi à ses services pendant l’été (lettre d’information n°60 – 2ème semestre 2015) remettant en cause le droit existant concernant le régime de rémunération des travailleurs handicapés qui suivent un stage de formation agréé par le Conseil Régional.

La lettre interne de Pôle emploi s’appuie sur une interprétation de l’article L 6341-2 du code du travail, dont la nouvelle formulation, issue de la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle, ne permettrait plus, selon elle, aux travailleurs handicapés ayant le statut de demandeurs d’emploi, de bénéficier du régime public de stage auquel ils avaient jusqu’ici accès. C’est ce que Pôle emploi appelle la « suppression du droit d’option pour les travailleurs handicapés ». La commission emploi-formation-travail adapté et protégé relève que :
- L’article L 6341-2 du code du travail cité dans la lettre interne de Pôle emploi n’a jamais fait référence, ni dans sa rédaction antérieure au 5 mars 2014, ni dans sa rédaction issue de la loi du 5 mars 2014 aux travailleurs handicapés. Comment peut- il, dans ses conditions, être pris comme argument pour supprimer un droit relatif à ce public ? -Les rédacteurs de la loi du 5 mars 2014 n’ont jamais envisagé, ni dans l’esprit, ni dans la lettre, de remettre en cause le droit de la rémunération des travailleurs handicapés, comme l’a notamment indiqué le représentant de la DGEFP lors de la réunion de la commission emploi du CNCPH du 12 octobre 2015. La loi relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale transfère aux régions le financement de la rémunération des travailleurs handicapés, ni plus, ni moins. Elle ne modifie en rien le droit à la rémunération des stagiaires de la formation ayant le statut de travailleurs handicapés qui relèvent toujours de l’article L 6341- 3 du code du travail.
- En conséquence, aucune d’étude d’impact concernant la remise en cause de ce droit n’a été menée. Il semble que les services de Pôle emploi aient travaillé de façon isolée, sans concertation avec les services en charge de l’emploi et de la formation des travailleurs handicapés à la DGEFP. Or la diffusion de la lettre de Pôle emploi dans l’ensemble des régions, auprès de l’ensemble de ses collaborateurs, a immédiatement impacté les pratiques et jeté le trouble dans les réseaux d’insertion des travailleurs handicapés (Cap emploi, référents insertion professionnelle des MDPH notamment) :
- En matière de droit réel, plus personne ne sait quelle information diffuser. Certains travailleurs handicapés ayant reçu une information de Pôle emploi, font savoir qu’ils préfèrent abandonner leur projet de formation.
- Si la grande majorité des régions n’appliquent pas les préconisations de Pôle emploi, considérant qu’elles ne sont pas fondées juridiquement, un certain nombre de régions ont bloqué les dossiers de rémunération de travailleurs handicapés en cours de stage, dans l’attente d’un « arbitrage » de la DGEFP. En l’absence de ressources, des travailleurs handicapés envisagent d’arrêter leur formation.

Face à ce désordre et aux conséquences importantes induites sur les trajectoires des personnes en situation de handicap, dont on connaît l’impérieuse nécessité d’accès à la qualification, le CNCPH demande en urgence l’annulation des dispositions véhiculées par la lettre-circulaire de Pôle emploi relatives à la rémunération des travailleurs handicapés et la diffusion rapide de l’information exacte auprès de l’ensemble des réseaux qui travaillent au quotidien à l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés (Cap emploi, Pôle emploi et MDPH notamment). Il s’agit de la deuxième fois cette année que le CNCPH se saisit d’une atteinte aux droits des personnes en formation en raison de décisions prises isolément par des services qui ne mesurent ni l’impact, ni les conséquences de leurs actes sur l’accès aux droits des travailleurs handicapés. Concrètement cela signifie que des personnes ayant déjà eu des parcours du combattant pour accéder à une reconversion professionnelle voient leur parcours une nouvelle fois entravé, ce qui va pour le moins à l’encontre d’une politique de parcours sans rupture. Enfin, le CNCPH considère, sur le fond, que le passage de l’indemnisation de l’assurance chômage à une rémunération du régime public de stages agréés, durant le parcours de reconversion professionnelle (en organisme de formation de droit commun ou en CRP) imposé par la survenance de la situation de handicap, est une condition nécessaire dans la grande majorité des cas pour couvrir la durée de la formation, celle-ci débutant souvent après qu’une longue période se soit écoulée, avant d’accéder à cette solution

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4-B) DECLARATION COMMUNE DU COMITE D’ENTENTE - COMMUNIQUE DE PRESSE – 1ER OCTOBRE 2015

Le gouvernement prêt à aggraver la situation financière déjà précaire des personnes en situation de handicap ! Dans le cadre du projet de loi de finances 2016, le gouvernement prévoit de prendre en compte les revenus des livrets non imposables (livret A, livret d’épargne populaire) dans le calcul du montant de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH). L’AAH est un minimum social qui se monte, après une revalorisation misérabiliste au 1er septembre 2015, à 807,66 euros. Son montant est bien inférieur au seuil de pauvreté de 977 euros. Les revenus d’épargne issus de ces livrets représentent des sommes dérisoires à l’échelle des économies que l’Etat français doit réaliser. Mais pour les personnes en situation de handicap, aux ressources déjà faibles, ces petits revenus sont essentiels pour vivre au quotidien. Le Comité d’Entente s’insurge : « C’est un scandale, pour des économies de bout de chandelle, l’Etat est prêt à grever les ressources déjà faibles des plus vulnérables. » Les associations membres du Comité d’Entente demandent au Gouvernement de renoncer à cette mesure et aux parlementaires de rejeter cet article qui vient renforcer l’exclusion des personnes concernées. A propos du Comité d’Entente :

Le Comité d’Entente est un organisme informel qui regroupe 70 organisations nationales représentatives des personnes handicapées et des parents d’enfants handicapés. Son comité restreint est composé de : la Fédération des A.P.A.J.H. (Fédération des Associations pour Adultes et Jeunes Handicapés) ; l’A.P.F. (Association des Paralysés de France) ; le C.L.A.P.E.A.H.A. (Comité de Liaison et d’Action des Parents d’Enfants et d’Adultes atteints de Handicaps Associés) ; la C.F.P.S.A.A. (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes) ; la F.F.A.I.M.C (Fédération Française des Associations d’Infirmes Moteurs Cérébraux) ; la FNATH (Association des Accidentés de la Vie) ; le G.I.H.P. National (Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées Physiques) ; l’U.N.A.F.A.M. (Union nationale des familles et amis de personnes malades et /ou handicapées psychiques) ; l’Unapei (Union Nationale des Associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) ; l’U.N.I.S.D.A. (Union Nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif) ; Trisomie 21 France (Fédération d’Associations pour l’Insertion Sociale des personnes porteuses de Trisomie 21), la FFDys (Fédération Française des dys - troubles du langage et des apprentissages) et l’AIRe (Association des instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs réseaux).

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4-C) POLITIQUE DU HANDICAP : LE CNCPH JUE SEVEREMENT LE BILAN DU GOUVERNEMENT

Dix ans après la loi "handicap" du 11 février 2005, "les évolutions positives constatées restent encore trop limitées au regard des difficultés que rencontrent dans leur vie quotidienne les personnes en situation de handicap", déplore le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) dans un avis relatif au rapport du gouvernement au Parlement sur la mise en œuvre de la politique nationale en faveur des personnes handicapées, qu’il a adopté le 29 septembre. Très critique vis-à-vis du bilan dressé par les pouvoirs publics, le conseil pointe de façon globale "un manque de réponses aux besoins" et émet des doutes sur l’efficacité de certaines mesures annoncées lors de la dernière conférence nationale du handicap (CNH) du 11 décembre 2014.

Haro sur les ressources "Une fois de plus", le CNCPH déplore que ses préconisations "répétées", en matière de compensation et de ressources "soient laissées sans suite". Dans le domaine de la compensation, il juge, par exemple, "regrettable" que le rapport du gouvernement continue de se référer à la mutualisation de la prestation de compensation du handicap – annoncée lors de la CNH – qui, selon lui, ne constitue pas une réponse à l’enjeu de financement de nouvelles formes innovantes d’habitat pour les personnes handicapées. Du côté des ressources, les perspectives d’évolution se cantonnent à trois mesures, reproche-t-il. L’une – déjà réalisée – a rallongé la durée d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Deux autres mesures "facilitatrices" visent, quant à elles, à limiter l’avance de frais via des contrats de complémentaire santé prévoyant des remboursements minimaux et la mise en place "prochaine" d’un dispositif de tiers payant pour l’acquisition des aides et des équipements techniques. Egalement annoncée lors de la CNH, cette dernière mesure – d’une portée "très limitée" selon le conseil – risque en outre de restreindre "très fortement" le libre choix de la personne handicapée. Las, le Conseil national consultatif des personnes handicapées constate qu’"aucune réforme n’est donc envisagée s’agissant de l’amélioration du niveau de vie des personnes handicapées, de l’AAH et de ses compléments, de la suppression de la barrière d’âge pour l’attribution de celle-ci". Pour lui, cette "carence" des pouvoirs publics est "d’autant plus criante" que le rapport du gouvernement s’attache à pointer la hausse des dépenses d’AAH depuis 2007 en "oubliant au passage que ces personnes sont trois fois plus pauvres en conditions de vie que la population générale". Et d’affirmer que "le gouvernement n’apporte aucune réponse constructive pour l’avenir".

Des chantiers insuffisamment engagés Saluant la "dynamique" proposé par le rapport "zéro sans solution" – élaboré par Denis Piveteau à la suite de l’affaire "Amélie Loquet" – le CNCPH rappelle que "les solutions proposées nécessiteront des réformes importantes non seulement de fonctionnement des MDPH [maisons départementales des personnes handicapées] mais aussi une évolution soutenue des modes de tarification, des procédures d’appels à projets simplifiées, la révision du régime des autorisations, une souplesse des agréments". "Autant de chantiers qui ne sont pas, ou pas suffisamment engagés avec la mise en oeuvre de ce rapport", souligne le conseil en dénonçant le "détricotage" de la procédure d’appel à projet dans le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement, en cours d’examen au Parlement. Plus amène vis-à-vis des actions du gouvernement dans le domaine de la scolarisation, le Conseil national consultatif des personnes handicapées se réjouit en particulier des progrès réalisés en matière d’évaluation des besoins des élèves handicapés grâce à l’élaboration et à la diffusion de nouveaux outils, à savoir le GEVA-sco et le projet personnalisé de scolarisation. La "cédéisation" des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) compte aussi parmi les réussites du gouvernement. Et "la volonté de localiser les unités d’enseignement en milieu scolaire est un point apprécié", relève encore le CNCPH. Néanmoins, nuance-t-il, les AESH représentent moins de la moitié des personnels d’accompagnement des élèves handicapés et le recours "quasi-systématique" au temps partiel imposé ne permet pas de sortir de la précarité salariale. En outre, désapprouve le conseil, la présence d’un auxiliaire de vie scolaire collectif dans les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) est laissée à l’appréciation de l’inspecteur d’académie, ce qui est source de grandes disparités.

Pas de propositions innovantes pour l’emploi Le constat du gouvernement en matière d’emploi des personnes handicapées est "lucide", reconnaît le conseil en rappelant que ces dernières subissent en effet un chômage deux fois plus élevé que la population générale. Toutefois, il considère que les pouvoirs publics ne portent "pas de propositions innovantes et solides" pour lutter efficacement contre le chômage des personnes handicapées. Jusqu’à présent, juge-t-il, les mesures prises dans ce domaine ne donnent que des "résultats limités" et celles envisagées – "certes pertinentes" – restent toutefois "marginales et de portée limitée au regard des besoins à couvrir". En particulier, souligne le Conseil national consultatif des personnes handicapées, la mise en oeuvre de l’obligation d’emploi des personnes handicapées rencontre toujours des freins "persistants". Des freins qui, selon lui, sont plus liés aux pratiques de gestion des ressources humaines des entreprises qu’à un besoin de diversification de l’obligation d’emploi. A ce titre, il rappelle son opposition aux nouvelles modalités d’acquittement de l’obligation d’emploi prévues par la loi "Macron", qui contribuent à "détricoter" l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés "au regard de l’emploi direct, qui doit rester la priorité". Il plaide donc en faveur d’un "véritable débat" sur l’obligation d’emploi et recommande d’abandonner la "multiplication de ’mesurettes’ qui complexifient l’approche du sujet et détournent son sens". Autre reproche : les effets de la convention nationale multipartite pour l’emploi des personnes handicapées, signée en 2013 par l’ensemble des partenaires (Etat, Pôle emploi, Agefiph...), "tardent à se concrétiser". Le CNCPH remet également en cause l’objectif de triplement du nombre d’accord d’entreprise sur l’insertion professionnelle des travailleurs handicapées, craignant qu’il ne cache une "réduction significative" des efforts accomplis par les employeurs. Il en appelle enfin à des mesures "effectives" pour mettre en oeuvre un "dispositif d’accompagnement pérenne vers et dans l’emploi" à la suite du rapport "Le Houérou".

Des "erreurs" sur l’accessibilité Dans son rapport, le gouvernement fait une présentation "très positive" des agendas d’accessibilité programmés (Ad’Ap) en "faisant l’impasse sur sa contestation", s’indigne le CNCPH. Pour mémoire, ces agendas, prévus par une ordonnance du 26 septembre 2014, visent à remédier à l’impossibilité de respecter l’échéance du 1er janvier 2015 – fixée par la loi "handicap" – pour la mise en accessibilité du cadre bâti aux personnes handicapées. Pour le conseil, il s’agit d’un "auto-satisfecit qui confine à l’outrance" au regard du silence du rapport sur son avis défavorable à l’ordonnance, sur les avis négatifs du défenseur des droits ou encore sur le recours déposé devant le Conseil d’Etat par plusieurs associations de personnes handicapées. Le rapport comporte en outre plusieurs "insuffisances graves" voire des "erreurs", dont le CNCPH donne "quelques exemples". Ainsi, tandis que le gouvernement indique que 255 000 établissements recevant du public (ERP) ont fait l’objet de travaux, "ce qui sous-entend qu’ils doivent être considérés comme accessibles", "c’est oublier qu’il n’existe pas de contrôle de ces travaux si bien que les gestionnaires d’ERP ne respectent pas, en grande majorité, les règles en matière d’accessibilité", assure le conseil. Pour lui, une autre affirmation du rapport, selon laquelle toutes les lignes de transport créées depuis 2005 sont accessibles, est "fausse" tandis que la phrase "seule la validation par l’Etat permettra de dépasser la date du 1er janvier 2015" s’avère "mensongère". Au-delà des Ad’ap, le CNCPH salue une vision élargie de l’accessibilité et identifie plusieurs points positifs tels que la création du Centre national relais des appels d’urgence pour les personnes sourdes, la progression de l’audio-description ou encore l’élargissement du service civique aux jeunes en situation de handicap jusqu’à 30 ans.

Article rédigé par Lydia Laga

http://www.ash.tm.fr/actualites/det...

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6) ACCESSIBILITE

6-A) ACCESSIBILITE INACESSIBLE !

Editorial de Laurent Lejard La concertation en ligne lancée par le Gouvernement pour que les internautes débattent et amendent le projet de loi pour une République numérique discrimine les personnes aveugles qui ne peuvent accéder au texte qui comporte un article sur… l’accessibilité numérique.

"Au-delà du fond pour lequel le débat ne fait que commencer, nous tenons à souligner un aspect de cette consultation qui pourrait être un gag, si cela n’empêchait pas une majorité importante de voter : le site même dédié au vote est ’mal accessible’." Ce constat affligeant est dressé par la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes (CFPSAA). En clair, le site web dédié au débat démocratique sur le contenu du projet de loi numérique est inaccessible aux citoyens aveugles : "Sa présentation dense et complexe ne facilite pas la démarche pour un grand nombre de personnes, déficients visuels ou non. En premier lieu, la visualisation des articles pose problème sous Internet Explorer, l’inscription obligatoire est parsemée de complications, les votes sur la page correspondant à l’article 29 s’avèrent impossibles tant sur l’article que sur les arguments. Les multiples manipulations auxquelles il faut se plier sont propres à en décourager beaucoup. Nous ne voulons pas imaginer que cela puisse être intentionnel !"

Que la CFPSAA se rassure, cette bévue gouvernementale n’est certainement pas intentionnelle mais elle illustre une nouvelle fois l’ignorance totale de ce qu’accessibilité veut dire en matière de communication électronique. On ne le sait que trop, aucun effort n’a réellement été fait par les ministres successifs depuis l’instauration de l’obligation de mise en accessibilité des sites Internet de l’administration et des services publics. Si la secrétaire d’Etat à la modernisation de l’Etat, Clotilde Valter, a lancé le 25 juin dernier la troisième version du Référentiel Général d’Accessibilité de l’Administration, c’est surtout pour qu’on ne lui rappelle pas que les deux premières versions étaient restées dans les tiroirs et que le gouvernement qu’elle venait de rejoindre refusait de faire respecter l’obligation instaurée par le Parlement et bafouait ainsi la loi du 11 février 2005.

Dans un tel contexte, à quoi servirait-donc aux internautes aveugles de donner leur avis sur un texte de loi qui ne leur apportera rien ? Il ne supprime ni ne renforce l’obligation légale existante et bafouée, mais lui adjoint l’obligation d’afficher "une mention visible qui précise, dès l’ouverture, le niveau de conformité ou de la non-conformité du site aux règles d’accessibilité". A défaut, ´"Une sanction pécuniaire est fixée à l’encontre des sites qui ne respectent pas ce dispositif". Ce ne sera donc pas l’inaccessibilité qui sera sanctionnée mais l’absence de sa mention : "étonnant, non ?" comme disait Desproges...

Laurent Lejard, Octobre 2015 – Yanous Actualité

L’ensemble des articles de Yanous actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard.

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7) CULTURE

7-A) CULTURE/ACCESSIBILITE – MUSEE DE L’HOMME

Après six années de fermeture et une rénovation complète le Musée de l’Homme, installé dans l’aide droite du palais du Trocadéro (Paris 16e) rouvre ses portes au public. Il présente sur trois niveaux l’évolution de l’espèce humaine, depuis ses origines connues, et sa place dans le monde d’aujourd’hui et à venir. Parmi les pièces exposées, on remarque le squelette de Lucy et une spectaculaire envolée de bustes réalisés sur des êtres vivants. L’ensemble des espaces est accessible aux personnes en fauteuil roulant, un parcours sensoriel composé d’une vingtaine de bornes sonores-tactile-braille ponctuent l’exposition permanente ; un procédé original, alliant les boucles magnétiques habituelles aux personnes déficientes auditives à des balises sonores, guide les visiteurs aveugles dans ce parcours. L’ensemble des dispositifs d’accessibilité est détaillé dans une rubrique dédiée. En revanche, le musée n’a pas élaboré d’audioguide. Les vidéos sont sous-titrées, quelques-unes avec LSF dans lesquelles les termes techniques sont restitués en dactylologie (non avec les signes élaborés par le Centre des Monuments Nationaux dans sa collection Lex’signes). Un programme de visites adaptées pour les groupes et individuels déficients visuels, auditifs ou mentaux sera proposé à partir de janvier 2016. La tarification est semblable à celle des autres musées nationaux, gratuité pour le visiteur handicapé sur présentation de carte d’invalidité, ainsi que pour son accompagnateur. Yanous Actualité – n°455 – octobre 2015 Retour sommaire

8) EMPLOI

8-A) COMMISSION EMPLOI FORMATION DE LA CFPSAA

17 septembre 2015 – 9h30-12h00 Présents : Julie Bertholon (JB), Céline Chabot (CC), Edouard Ferrero (EF), Bruno Gendron (BG), Jean-Xavier Welkamp (JXW), Bertrand Laine (BL), Jacques Bedhet (JBD), Philippe Chazal (PC) (téléphone). COMMISSSION 1. Questions d’actualité Au sein du CNCPH, certains mandats s’achèvent fin octobre, changement du Président et du Vice-Président. La secrétaire du CIH a changé également (Etienne PETITMENGIN). Est pressenti pour la Présidence un Sénateur ou une Sénatrice. Analyse du rescrit du décret pour la DOETH : les décisions de l’AGEFIPH deviendront opposable, et prémunir d’un changement d’interprétation. La décision sera valable 5 ans, sauf si la situation évolue (législation ou entreprise). Concernant les textes sur la loi Macron : le décret sur l’intégration des travailleurs indépendants est en cours de rédaction, passage en commission autour de la mi-octobre. Avis défavorable du CNCPH mais le gouvernement l’a conservé. Il en résultera donc que les travaux faits par les Travailleurs Handicapés seront pris en compte dans le cadre des 6%. Révision de notre avis sur le dossier RLH (attribution automatique de la RLH pour les sortants d’ESAT). Avis favorable à condition d’avoir un accompagnement des entreprises. Un bilan au bout d’un an a été demandé.

Agefiph L’AG et le nouveau CA se sont réunis mi-septembre, Céline CHABOT nous y représente, ainsi qu’à la commission Etude des Conventions Nationales. Le collège associatif a réussi à gagner l’animation de la commission Communication. Déception : les 2 candidats OS à la Présidence n’ont pas brillé par leur dynamisme. Anne Baltazar (FO) a été élue (anciennement au FIPHFP), a fait toute sa carrière dans la fonction publique.

Fiphfp Le cycle Commissions / Comités Nationaux reprend.
- Comité National 15 octobre et 17 décembre
- Commission des aides : 19 novembre
- Commission des aides – réforme du catalogue : 9 octobre – 23 octobre – 6 novembre – 27 novembre

Mr Watiez (Directeur) quitte la Direction fin octobre et Mr Nicolle (Directeur Adjoint) part en retraite fin juin 2016. L’équipe dirigeante va donc changer, le nouveau Directeur n’est pas connu à ce jour. Nos mandats se terminent en avril 2016, à voir si la CFPSAA se positionne sur un nouveau mandat.

La DGAFP a décidé de faire un toilettage du règlement intérieur du FIPHFP, qui concerne notamment la gouvernance, la création de nouvelle commission, les relations entre le conseil scientifique et le comité national.

Fédération des aveugles de France CC présente rapidement les 3 actions majeures pour la Fédération : Après une ouverture aux salariés, puis aux demandeurs d’emploi, ouverture de la hotline aux particuliers. Pour tout renseignement, 3 flyers sont à disposition, des informations complémentaires peuvent être obtenues en appelant le 01 44 42 91 88 ou par mail : info.hotline@aveuglesdefrance.org

L’espace emploi est accessible à l’adresse suivante : www.aveuglesdefrance.org/esp... Cette plateforme proposera à terme 3 espaces : un espace recruteur, un espace candidat, un espace ressources.

Le guide « Travailler ensemble ! » est disponible sur simple demande. Pour des envois en nombre, une participation aux frais d’envois est demandée.

Club emploi GIAA Les activités ont repris à la rentrée, forte augmentation de la demande d’accompagnement.

CNSA Une réunion a eu lieu fin juin avec Mathieu Froidure et Julie (Fédération des Aveugles). Ils vont tendre vers un logiciel uniformisé nationalement. Il conviendra d’être vigilant sur l’accessibilité à ce moment-là.

3. Étude sur l’orientation des jeunes DV Bruno Gendron avance sur les entretiens, synthétisés dans un compte-rendu expurgé, validé par l’auteur avec accord de publication en annexes. Pas assez de questionnaires reçus à jour, une relance est en cours. Il est demandé à chacun de faire circuler l’information. Pour toute information, vous pouvez joindre Bruno Gendron peut être contacté au 02 38 49 44 84

4. Comment mettre en œuvre les propositions de pistes de travail pour l’année 2015-2016 (Alternance / souffrance au travail / nouveaux métiers / AFPA) Après discussion, 2 sujets sont retenus comme axe de travail 2015/2016 :
- l’alternance : bien connaître les mesures, les aides, …
- les nouveaux métiers

Bruno propose de faire venir sur une prochaine réunion un ou deux jeunes suivis par le GIAA, qui ont connu l’alternance, afin d’avoir leur retour, leurs propositions, … et ainsi nous conforter dans nos pistes de travail.

5. Date des réunions à revoir La prochaine Commission Emploi est fixée le 12 novembre 2015 de 9h30 à 12h.

Le ministère des affaires étrangères et du développement international mène actuellement une campagne de recrutement pour 12 postes à pourvoir au titre du handicap, pour les catégories A, B et C, au titre de 2016.

L’avis de recrutement est publié sur Le site : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/em...

La date limite d’envoi des candidatures (exclusivement par voie postale) est fixée au 27 novembre 2015.

Pour toute personne intéressée qui rencontrerait des difficultés pour accéder au site, n’hésitez pas à contacter la CFPSAA pour un envoi personnel plus complet de l’avis de recrutement.

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8-B) INFORMATION HANDI2DAY.FR

Du 26 au 30 octobre prochains, sur Handi2day.fr, des dizaines d’entreprises se mobilisent pour l’emploi des travailleurs handicapés. Elles proposent des milliers d’offres d’emploi en stage, en alternance, CDD ou CDI à des travailleurs handicapés de tous niveaux de qualification, partout en France.

Pour participer à des entretiens de recrutement sans se déplacer, les candidats doivent s’inscrire avant le vendredi 23 octobre.

Ensuite, il n’y a rien de plus simple : Pour s’inscrire sur www.handi2day.fr, un mail et son CV suffisent
- Les candidats précisent leur profil et leurs recherches
- Nous leur proposons immédiatement les offres les plus pertinentes ; ils peuvent également accéder à l’ensemble des offres via notre nouveau moteur de recherche.
- Les recruteurs proposent aux candidats retenus un entretien de 15 minutes par téléphone ou par tchat
- Le processus se poursuit ensuite par des entretiens physiques, selon la politique recrutement de chaque entreprise. Bref, pas besoin de se déplacer : les candidats postulent en ligne et passent les 1ers entretiens d’où ils veulent, sans stress inutile.

Depuis 5 ans, la formule a fait ses preuves : lors de la dernière édition, plus de 4 500 entretiens avec les recruteurs de 70 entreprises se sont déroulés. Dans tous les métiers et toutes les régions, des centaines de candidats handicapés ont déjà trouvé un poste grâce à Handi2day. Plus de 80 entreprises dont un Village PME, issues de 20 secteurs d’activités différents ont répondu présentes pour cette 10ème édition, parmi lesquelles le Groupe Eram, Adrexo, Promod, Axa, l’AFPA, Cap Gemini, Crédit Agricole, la Fnac, Quick France, SNCF, Bouygues Telecom, KPMG, Malakoff Mederic, Groupe Bel, ... Parrainé par l’Agefiph, Handi2day a le soutien de Pôle emploi. Le salon est organisé par Handicap.fr et Job2day en partenariat avec LC Conseil. Depuis septembre 2013, Handi2day est placé sous le Haut Patronage de Monsieur François Hollande, Président de la République et sous le parrainage du Ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue Social, Myriam El Khomri, ainsi que celui de Ségolène Neuville, Ministre déléguée aux Personnes Handicapées et à la Lutte contre l’exclusion.

Ensemble, mobilisons-nous pour l’emploi des personnes handicapées. Faites connaître Handi2day auprès des candidats, n’hésitez-pas à leur faire suivre ce mail. Ils trouveront forcément, sur Handi2day, des offres correspondant à l’emploi qu’ils recherchent. Nous vous en remercions d’avance.

Lucie Caubel Co-fondatrice du Salon Handi2day https://fr.linkedin.com/in/luciecaubel

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSA

12-A) BAISSER LES BARRIERES - LA TABLE RONDE DE L’ÉTÉ : POLITIQUE DES ENTREPRISES POUR LE RECRUTEMENT DES PERSONNES HANDICAPEES

Comme chaque année, « Baisser les Barrières » organise une Table ronde à l’issue de son Assemblée générale du mois de juin — qui s’ouvre ensuite sur une fête : la Table ronde de cette année portait sur la politique menée par les entreprises pour le recrutement des personnes handicapées. Trois grandes entreprises ont raconté leurs premiers pas dans l’accueil d’un stagiaire handicapé visuel — leurs premiers pas avec « Baisser les Barrières » : • FRANCE TELEVISIONS, par la voix d’Eve Demumieux, Directrice de la Communication ; • Le GROUPE UP (Groupe Chèque Déjeuners) par la voix de Catherine Candella, Directrice RSE, • LCL CREDIT LYONNAIS, par celle de Fabien Reinero, chargé de Mission Handicap, et en 2ème partie, Didier Roche, fondateur des RESTAURANTS dans le NOIR. Tous ont dit que l’arrivée d’un collaborateur handicapé dans un lieu de travail était toujours créatrice de richesse qu’après quelques précautions et adaptations préalables, cette arrivée était toujours génératrice d’une modification dans les rapports de l’équipe, modification dans les rapports de chacun avec soi–même, dans la vision de ses limites et de son optique strictement quotidiennes — et, plus globalement, que cette arrivée était créatrice de lien. Les trois entreprises ont insisté sur le fait que ce sont des travailleurs comme les autres, qui doivent, tout particulièrement, faire l’objet des mêmes exigences que les autres. Ils ont souligné que ces travailleurs rendent un travail de qualité égale, et souvent meilleure que leurs collègues voyants. Ces entreprises s’étaient néanmoins toutes trois heurtées à la pénurie de candidats handicapés, lorsqu’ils cherchent à en embaucher — mais davantage encore à l’inadéquation des formations & diplômes, avec les postes qu’ils avaient à pourvoir. LCL CREDIT LYONNAIS – qui atteint pratiquement le seuil des 6% – entre néanmoins actuellement en phase de recrutement puisque nombre d’entre eux vont bientôt partir en retraite – Au Forum qu’ils ont ouvert au printemps dernier, ils se sont désolés de ne recevoir que 300 candidats pour les 1000 postes proposés quasi exclusivement dans les métiers commerciaux. D’autres voix, ensuite ont modifié le cours des témoignages, en apportant un écho aussi dissonant qu’enrichissant : celle de Didier Roche, fondateur des RESTAURANTS DANS LE NOIR, et de Marie–Hélène Giannesini, fondatrice de « Tracé / Potentiel+ ». Principe de réalité ? marché du travail tel qu’il est ? Ou tel qu’il semble être ? Et au sein de cela, comment trouver ce qui motive les jeunes, tout au fond d’eux–mêmes — comment amorcer ce mouvement qui peut faire faire des bonds, dans l’espérance et dans la réussite … ? Chaque année, nous continuerons avec eux ce chemin passionnant. Extrait du site de Baisser les Barrières

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12-B) QUESTIONNAIRE DE LA FEDERATION DES AVEUGLES DE FRANCE POUR LES USAGERS DE LECTEURS D’ECRAN

La Fédération des Aveugles de France produit une étude d’envergure sur l’usage des lecteurs d’écran dans l’espace francophone afin de pouvoir influer sur la base de référence du Référentiel Général d’Accessibilité des Administrations (RGAA 3.0, publié en avril 2015). L’objectif est de mettre à jour la liste des outils servant à tester l’accessibilité et ainsi rendre la base de référence du RGAA plus efficace et plus représentative des usages en France. Pour cela, nous vous rappelons qu’un questionnaire accessible est mis à disposition du 1er octobre au 15 décembre 2015 sur le lien : « consultez le questionnaire sur l’usage des lecteurs d’écrans », que nous vous avons adressé en envoi spécial. Les résultats de l’étude seront disponibles à partir de janvier 2016.

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13) APPEL A ACTION

13-A) COMMUNIQUE DE L’APF – AIDE ET SOUTIEN AUX MIGRANTS ET REFUGIES

L’APF, solidaire, se mobilise partout en France.

Face aux conditions de vie inhumaines auxquelles sont confrontés les migrants et les réfugiés, l’Association des paralysés de France s’engage dans la « chaîne de solidarité aux côtés des associations et des pouvoirs publics pour accompagner de façon digne les personnes et familles accueillies en France. Sur la base de ses valeurs fondamentales portées par sa Charte, l’Association des paralysés de France réaffirme la primauté de l’être humain sur toute considération politique et économique. L’association, solidaire de tous les combats relatifs aux droits humains, mobilise l’ensemble de son mouvement en lien avec ses établissements et services dans toute la France, pour apporter son expertise sur les situations de handicap ou leur prévention afin de répondre concrètement aux besoins des personnes en termes d’accompagnement et d’aides matérielles. Alors que s’intensifie l’afflux de migrants et de réfugiés en quête de sécurité vers l’Europe, l’Association des Paralysés de France est, comme de nombreuses associations, préoccupée par les conditions de vie inhumaines auxquelles ils font face. Ces personnes et familles qui subissent à la fois des traumatismes psychiques et physiques, se retrouvent dans des situations d’extrême précarité et requièrent donc une attention particulière au regard de leurs difficultés. Fidèle à ses valeurs fondamentales que sont l’égalité, la solidarité, la citoyenneté et la primauté de l’être humain sur toute considération politique et économique, l’APF se veut solidaire de tous les combats relatifs au respect des droits de l’homme. Par le passé, l’association s’est déjà mobilisée pour accompagner des familles en situation irrégulière par exemple, en 2010, lors de l’expulsion du jeune Ardi Vrenezi, jeune Kosovar polyhandicapé et elle entend poursuivre sur cette voie C’est pourquoi l’APF, par la voix de son conseil d’administration, se mobilise dans la « chaîne de solidarité » aux côtés des pouvoirs publics et des associations qui soutiennent l’aide aux migrants et aux réfugiés, à travers son mouvement associatif en lien avec son réseau de structures dans toute la France. L’APF souhaite aller plus loin dans l’accompagnement des réfugiés et des migrants, qu’ils soient en situation de handicap ou non, afin de les restaurer dans leurs droits en apportant une solution concrète et cohérente à leur situation ou en les orientant vers les interlocuteurs appropriés à même de leur fournir une réponse adaptée. Ainsi, tout au long de cette mobilisation et afin de répondre concrètement aux besoins exprimés en termes d’accueil, d’accompagnement, de recherche de locaux, d’aides matérielles, juridiques et sociales, les pouvoirs publics et associations pourront s’appuyer sur l’expertise de l’APF en matière de situations de handicap, de gestion et de prévention, et ce dans chacune de ses délégations en lien avec ses établissements et services sociaux et médico-sociaux mais aussi par son réseau de collaborateurs externes.

30 septembre 2015

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) LIBRAIRIE AUDIO : NOUVEAUTES – OCTOBRE 2015

La Librairie Sonore de Frémeaux & Associés vous propose sous la forme d’un coffret 7 CD « Les travailleurs de la mer », œuvre grandiose de Victor Hugo, dédiée à l’immensité de la mer et à la puissance des éléments. Le lecteur Jacques Gamblin transmet avec délicatesse toute la sincérité du roman.

Le philosophe Michel Onfray tente, dans une conférence 2CD orchestrée par Patrick Frémeaux, de définir et questionner ce qui fait « l’esprit français » après les attentats de Charlie Hebdo.

15-B) LOISIR/CECITE – LA VILLETTE ROUVRE

Deux mois après l’incendie accidentel qui avait entrainé sa fermeture, la Cité des Sciences et de l’Industrie de La Villette (Paris 19e) rouvre au public et parmi elles, ses activités dédiées à la déficience visuelle. Pour cette reprise, les visiteurs sont conviés, le 20 octobre à partir de 14h, à un accompagnement par chien-guide pour découvrir l’apport de cet animal à l’autonomie d’une personne aveugle ; la démonstration dure 30 minutes, départ tous les quarts d’heure depuis l’entrée de l’expo "Chiens et chats". Les mercredi 21 et jeudi 29 octobre, les médiateurs de la salle Louis Braille proposeront un atelier gratuit de fabrication d’animaux par imprimante 3D dans le cadre des derniers jours de l’expo "Chiens et chats", ainsi que sa visite guidée. Ils lancent également un atelier d’1h30 consacré à la "Prise en main de l’Iphone" pour aider des utilisateurs déficients visuels à "gérer les appels, organiser les contacts et utiliser l’application message". Pour toutes ces activités, renseignements et inscriptions auprès de la salle Louis Braille : 01 40 05 78 42.

Yanous Actualité – n°455 – octobre 2015

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