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Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

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Bulletin13 du 27 novembre 2015

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2015-13 - du 27 novembre 2015

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EDITORIAL

Deuil national, recueillement, tristesse, nous venons de vivre des jours bien particuliers depuis que la barbarie a frappé notre pays de manière aussi violente et spectaculaire le soir du 13 novembre à Paris. J’espère, de tout cœur, que vous et vos proches n’avez pas été concernés par ces évènements tragiques, et j’exprime ici, au nom de la CFPSAA, ma pensée solidaire à l’égard des victimes et de leurs familles.

L’état de sidération qui a suivi les attentats, la prise de conscience d’une menace latente, tout cela a perturbé en profondeur notre société. Le temps s’est suspendu, et l’équilibre a changé. Les réactions internationales envers la France se sont multipliées et manifestées jusque dans nos organisations. J’ai reçu en tant que président d’une association française, des condoléances, émanant de structures étrangères. Cela m’a ému et je vous les transmets à travers cet éditorial.

Ces évènements nous ramènent à l’unité nationale, et à l’égalité de tous, ce à quoi nous nous référons si souvent pour défendre nos droits, à nous, déficients visuels. Mais au moment où frappaient les balles, il n’y avait plus de différences entre les uns et les autres, simplement des hommes et des femmes réunis sous une même citoyenneté. J’y ai beaucoup pensé, en accolant cette image aux actions qui sont les nôtres, et je me suis dit : « plus que jamais nous devons être entendus ».

Maintenant il faut continuer. Au-delà des réunions annulées, des rendez-vous reportés et des atermoiements de cette période troublée, je poursuis la mission qui m’a été confiée dans la détermination et l’obstination d’améliorer le cadre de vie des personnes aveugles et malvoyantes. Dans la gravité, aussi, bien conscient des difficultés qui nous attendent encore, mais plein d’espoir dans la chaine citoyenne et interdépendante que nous formons.

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) AVANCEES OBTENUES PAR LA CFPSAA

Le « projet de Loi pour une république Numérique » : le cabinet d’Axelle Lemaire, en charge des Nouvelles Technologies, nous a invités à un point d’étape sur l’élaboration de cette loi. Nos propositions ont été prises en considération, il s’agit pour eux, maintenant, de les prioriser. Le sentiment d’Edouard Ferrero, aujourd’hui, est qu’il est écouté, mais ce qu’il veut, c’est être entendu. Il a, notamment insisté sur la nécessité d’intégrer dans le cadre de cette loi, le secteur privé, à l’exemple du secteur bancaire. L’argumentation qui se poursuit par des échanges réguliers, s’appuie sur des exemples précis, comme la difficulté d’accéder aux comptes en ligne. Il semble que cela porte ses fruits et que les auteurs du texte aient la volonté d’aller dans ce sens. Par ailleurs, l’inaccessibilité du site lors de la consultation publique, due à une mise en place très rapide et pour lequel ils se sont excusés, leur a fait prendre conscience que les développeurs n’étaient ni sensibilisés ni suffisamment formés à l’accessibilité. Ce sujet est capital puisque tout commence là et qu’il est un point majeur de nos revendications. Nous n’obtiendrons surement pas tout, mais les choses évoluent. Les différents paramètres de la future loi ont été évoqués et nous avons rappelé notre problématique d’inclusion : « Aujourd’hui le digital est partout, si la loi ne nous écoute pas, nous ne serons plus des consommateurs et plus des citoyens ».

Cécogramme : nous avons obtenu gain de cause à la demande d’élargissement du périmètre de la franchise postale des envois de cécogrammes. Ce périmètre s’étendra désormais aux envois de documents en gros caractères, ou caractères agrandis, et aux ouvrages imprimés dont les expéditions sont nécessaires pour leur adaptation. Emmanuel Macron, Ministre de l’Économie a adressé une lettre à Edouard Ferrero pour lui annoncer que cette décision prendrait effet le 1er janvier 2016.

Calcul de l’AAH : les conditions de calcul n’ont, finalement, pas été remises en cause pour l’année prochaine. Nous nous en félicitons, mais il faut rester vigilant. Ces questions peuvent se discuter en dehors des associations, et la CFPSAA suivra de très près les répercussions éventuelles du rapport Sirugue. Christophe Sirugue, Député de Saône et Loire, a été chargé d’une mission visant à la simplification des minima sociaux. Il est impératif que, dans ce contexte, l’AAH garde toute sa caractéristique de reconnaissance. A cet effet, il a été décidé que le Comité d’Entente sollicitera une audience auprès de Christophe Sirugue. La délégation qui le rencontrera sera constituée de tous les portes paroles du Comité.

Les places parisiennes : l’aménagement des places occupe actuellement nombre d’élus d’arrondissement de la Ville de Paris. La commission « Accessibilité » de la CFPSAA participe à l’ensemble de ces travaux de réflexion et de préparation des futurs agencements. La CFPSAA y défend les besoins spécifiques des personnes déficientes visuelles, et se heurte à beaucoup d’incompréhension ou du moins à des blocages générés par des intérêts divergents. Voir un peu plus loin dans ce bulletin l’article « la canne et le papillon » consacré à ce sujet.

1-B) LA CANNE ET LE PAPILLON

La ville de Paris se prépare à réaménager 7 de ses places principales et la municipalité devrait rapidement choisir parmi la vingtaine de projets élaborés au plus près de la population et de ses élus. Ces projets ont fait l’objet d’une présentation le 19 novembre, dans le cadre d’un séminaire largement ouvert.

A quels principes généraux obéissent ces projets, quelles réflexions suscitent-ils pour les publics à besoins spécifiques, dans quelle mesure répondent-ils à l’attente de ces publics ? Place du Panthéon, place des Fêtes, Gambetta, Nation, Italie, Madeleine, et, la Bastille, une place emblématique, ces 7 places sont toutes différentes par leurs dimensions, leurs usages, leur histoire, le patrimoine qu’elles mettent en valeur, mais ce sont les mêmes principes qui guident ce programme de réaménagement : Diminution de la circulation automobile : les voies d’accès auront une largeur maximale de 12 m. Reconquête de l’espace sur les voies de circulation et le stationnement automobile au profit des piétons. Végétalisation des lieux, l’eau comme facteur d’animation, soin apporté au panorama et aux perspectives dégagées. Et, peut-être l’essentiel, des lieux de vie et pas seulement des lieux à traverser : élargissement des usages en fonction des publics dans une démarche d’appropriation et de partage.

Ces grands principes supportés par une démarche citoyenne et démocratique méritent d’être soutenus. Reste que, comme bien souvent, c’est dans le détail de l’exécution et la qualité des arbitrages, pas seulement financiers, qu’il faudra être attentif. En particulier au regard des besoins spécifiques des personnes déficientes visuelles qui doivent elles aussi devenir des usagers à part entière de ces lieux de vie renouvelés. Prudence par exemple lorsqu’un expert propose d’élargir les traversées piétonnes en donnant à ces passages protégés la forme d’un papillon, élargis le long des trottoirs et resserrés au centre de la chaussée. Belle idée de faciliter la traversée protégée des piétons en diagonale mais un tel dispositif serait impraticable pour les non-voyants. Ces lieux de circulation seront tous classés en zone 30, et seront liés au développement d’espaces partagés : la traversée et le stationnement de ces places par des usagers déficients visuels en seront-ils facilités pour autant ? Prudence, prudence... Enfin, c’est dans le détail que l’on mesure le degré d’accessibilité : le trait sur un plan marquant l’existence d’un "fil d’Ariane" c’est une excellente intention, mais ce sont les conditions de réalisation qui en feront ou pas une réussite. Il s’agira d’épaissir le trait ! C’est seulement dans sa conclusion générale que le représentant de la municipalité, Christophe Najdovski, adjoint aux transports, à la voirie, aux déplacements et à l’espace public, a souligné la nécessaire prise en compte de tous les publics en évoquant plus particulièrement, à propos des usagers déficients visuels, la mise en œuvre d’un fil d’Ariane, dans le réaménagement des places à traiter et pour la reprise du sujet concernant la république. Une heureuse allusion qu’on espère « pas seulement » inspirée par l’intervention préalable du représentant de la CFPSAA. Francis Perez Vice-président de la CFPSAA Les représentants de la profession, Le 24 novembre 2015

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1-C) COMMISSION EMPLOI FORMATION DE LA CFPSAA

12 novembre 2015 – 9h30-12h30

Présents : Julie BERTHOLON (JB), Céline CHABOT (CC), Edouard FERRERO (EF), Bruno GENDRON (BG), Jean-Xavier WELKAMP (JXW), Bertrand LAINE (BL) (téléphone), Jacques BEDHET (JBD), Philippe CHAZAL (PC) (téléphone). Excusée : Frédérique ALLART. 1. Questions d’actualité AGEFIPH CC : Le collège associatif, en réunion préparatoire, a demandé à chaque association de rédiger une note sur ses enjeux / ses priorités pour la nouvelle mandature. CA le 13 octobre dernier : à l’ordre du jour l’arrêté des comptes au 30 juin 2015, projections à fin décembre et validation du budget 2016. Une évaluation de l’offre AGEFIPH sera présentée lors du séminaire de la nouvelle mandature les 1er et 2 décembre 2015. Prochain CA le 17 décembre 2015.

Commission Évaluation des Conventions Nationales le 23 octobre 2016 : mise en place de la CECN + analyse de 2 notes d’opportunités. Prochaines CECN le 27 novembre et le 18 décembre 2016.

FIPHFP BG : il y a eu une modification dans la direction, Mr Wattiez est parti le 31 octobre. Il est remplacé par Marc Desjardin qui a souhaité me rencontrer et je le vois le 27 novembre après la commission des aides exceptionnelles. Autre changement : Philippe Nicolle reste directeur adjoint, André Montané termine son mandat en avril prochain et ne se représentera pas comme président. Le collège associatif s’est ému que les OS (Organisations Syndicales) soient reçues par la DGAFP. Les associations ont donc demandé à être reçues et à avoir la même parité que celle des OS et des employeurs, à savoir 8 titulaires et 8 suppléants au lieu de 4 titulaires et 4 suppléants. A ce jour nous n’avons pas eu de retour sur cette demande. 4 réunions exceptionnelles de la commission des aides sont prévues pour travailler sur la réforme du catalogue des aides. L’obligation d’emploi est de mieux en mieux respectée mais les demandes restent de plus en plus nombreuses. L’idée est de continuer à rendre le service mais en se concentrant sur le surcoût lié au handicap plus que sur le matériel informatique en tant que tel par exemple. EF : au FIPHFP ça a toujours été le cas. CC : est aussi demandé le taux d’utilisation et c’est difficile à évaluer, on craint que mettre un taux inférieur à 100% grève le financement. BG : cette question du taux n’a pas été mise sur la table pour le moment mais j’y serai vigilant. Nous avons aussi évoqué les auxiliaires professionnelles avec l’idée de limiter le nombre d’heures à 5. Le médecin de prévention fait les préconisations et doit évaluer un taux de besoin d’aide humaine. Dans la fonction publique il n’y a pas assez de médecins de prévention, il y en a de moins en moins, ce qui bloque les aménagements. De plus, tous ces médecins ne sont pas compétents. EF : nous avions abordé cette question sous un autre angle, dans la fonction publique hospitalière, le personnel aide-soignant est très concerné (problèmes de dos etc.) et le FIPHFP a été identifié comme un moyen de financement de doubles postes alors que la solution serait d’avoir des lits médicalisés, ces abus ne sont pas acceptables. JXW : sur le taux d’utilisation dans la fonction publique, des aveugles peuvent utiliser le même matériel, le taux est-il individualités ou globalisé ? A la mairie de Lille, le FIPHFP a accordé une auxiliaire professionnelle à temps plein pour plusieurs types de handicaps à la fois. BG : ça n’a pas été évoqué EF : c’est à nous de nous positionner. PC : au CFRP j’avais fait le total des besoins de chacun et nous avions eu 2 postes d’assistants financés par l’AGEFIPH pour corriger des copies etc. EF : mais pour l’utilisation du matériel il est plus difficile de le partager, c’est forcément du 100% pour moi. Il faut aussi être raisonnable dans les demandes. PC : il faut prendre en compte le temps où il doit pouvoir être utilisé donc 100%. BL : il ne faut pas entrer là-dedans et rester sur du 100%. BG : je vais relayer cette position, c’est la seule tenable. PC : attention aux abus pour les renouvellements. JB : attention aux renouvellements de matériel braille, c’est tous les 10 ans et il faut justifier d’une évolution du handicap et de la situation de travail. JXW : et ils demandent de plus en plus un co-financement. BG : le 27 novembre aura lieu la prochaine réunion avec l’idée de faire valider le catalogue des aides le 17 décembre. PC : prenez vous en compte l’accessibilité des logiciels dans ce catalogue ? BG : oui on en a parlé dans la partie accessibilité numérique mais cela doit être traité comme une question globale. Des fonds sont prévus à cet effet. EF : quid de l’utilisation des 25 millions prévus à cet effet ? BG : je poserai la question. EF : les applications métiers ne sont pas accessibles et donc les aménagements financés ne servent à rien. BG : au FIPHFP ils ne comprennent pas cette question de l’accessibilité numérique comme celle de l’accessibilité physique. Il faut exiger en amont cette accessibilité dans le cahier des charges des logiciels métier. Il y a un surcoût dans la remise en accessibilité. Lors d’une commission des aides, le CNED a demandé une rallonge sur son accessibilité numérique, sauf que la DISIC n’a pas dépensé toute la somme de 5 millions qui lui avait été accordée à cet effet. C’est peut-être une mauvaise évaluation. EF : j’aimerais pouvoir rencontrer le nouveau directeur du FIPHFP, d’autant qu’il y a le projet de loi numérique. BG : sur les 29 millions je n’ai pas d’élément. Le Comité national souhaite davantage exercer son droit de regard sur les conventions et les fonds engagés. Il y a eu la validation d’une commission d’évaluation ce qui est nouveau. Le décret sur la saisine directe par la personne handicapée est en cours. Je suis d’accord pour continuer lors du renouvellement. CC : y a –t-il des candidats pour la présidence ? BG : non. EF : cela fonctionne un peu comme l’AGEFIPH, le collège associatif n’a pas trop sa place.

CNCPH JB : la Commission Emploi du CNCPH s’est réunie le 12 octobre avec une visite du Secrétaire Général du CIH Etienne Petit-Mangin. Sa priorité est de garder une approche globale et interministérielle du handicap. Il souhaite que les textes en préparation remontent davantage pour permettre les consultations. Note de la DGEFP à Pôle Emploi, suite à mauvaise interprétation d’un texte. Droit d’option n’est pas remis en cause. Nouvelle présidente CNCPH Mme GILLOT (ancienne sénatrice). Le mandat des membres du CNCPH a été prolongé jusqu’en mars 2016. La date de la prochaine réunion n’est pas encore fixée. Les prochaines plénières sont le 19/11 et le 16/12. Projet de décret sur la Loi Macron : seul le travailleur handicapé indépendant est déductible, pas les salariés embauchés : avis favorable sous réserve des effets d’aubaine. Évaluation demandée.

Projet d’avis sur le décret sur le rescrit (DOETH) : avis favorable mais évaluation à 3 ans est demandée. Le bilan des accords d’entreprise nous sera présenté en janvier. PC : le fait qu’on prenne en compte leur travail dans les 6% est légitime.

Fédération des aveugles de France CC : pour la semaine de l’emploi un gros dossier de presse va partir avec les actes des 3 colloques emploi suite à l’étude emploi. Nous organiserons deux matinées de sensibilisation dédiées à l’intégration professionnelle des personnes aveugles et malvoyantes au siège de la Fédération à Paris, les 20 et 22 novembre 2015 afin d’informer les entreprises des actions, solutions et services mis en œuvre par la Fédération pour favoriser l’employabilité des personnes déficientes visuelles. 3 nouvelles vidéos seront mises en ligne qui mettent en avant des personnes DV en emploi (Randstad, un collectif pour le service à domicile et CSA). Nous avons un partenariat avec le journal La Croix avec un cahier spécial en décembre. Nous avons participé du 12 octobre au 6 novembre au Salon Talents Handicap (entretiens en ligne) et participons au salon Autonomie Solutions (comme le salon Autonomic mais en ligne). Novembre est consacré à la DV, nous aurons 4 conférences sur le Braille, la locomotion, l’accessibilité numérique et le matériel adapté. Consultez le site Autonomie Solutions Consultez le site Talents Handicap

La Fédération mène actuellement une étude d’envergure sur l’usage des lecteurs d’écran dans l’espace francophone afin de pouvoir influer sur le Référentiel Général d’Accessibilité des Administrations (RGAA 3.0, publié en avril 2015). L’objectif est de mettre à jour la liste des outils pour tester l’accessibilité et ainsi rendre la base technique plus efficace et plus représentative des usages en France et en Francophonie. Pour cela, un questionnaire accessible est mis à disposition du 1er octobre et jusqu’au 15 décembre 2015 depuis l’adresse : consultez le questionnaire sur l’usage des lecteurs d’écrans.

JWX : les 3 et 4 décembre il y a le Salon Autonomic à Lille. CC : à ce jour la Fédération se repose sur les représentations locales sur ces salons. Le siège est sur le salon parisien, en région nous sommes supports. JB : c’est l’école des chiens-guides de Roncq qui serait donc susceptible d’y participer.

GIAA JBD : La Commission des Techniques Professionnelles du GIAA s’est rapprochée de la FEDEEH qui rassemble étudiants mais aussi professionnels pendant leurs premières années d’activité. CC : nous avons du mal à les joindre pour l’étude orientation. JBD : j’anime des ateliers de recherche d’emploi pour la FEDEEH. Concernant le Club emploi nous avons démarré notre antenne Est de la France le 1ier septembre et continuons à chercher des bénévoles pour l’animation. Beaucoup de personnes cherchent à être accompagnées. Le guide méthodologique vers l’emploi a été réécrit, il est en relecture et sera disponible dans le Club Emploi fin 2015. Pour la semaine pour l’emploi des PH nous ferons des sensibilisations dans des grands groupes via nos contacts habituels. Il est difficile d’élargir les contacts. CC : les contacts sont difficiles à établir, il faut aller les chercher avec des documents de communication. Pour la FEDEEH, les contacts ne nous répondent jamais concernant l’étude orientation. BG : Mr Lemercier le président ne nous répond pas, ni notre contact salarié. JBD : je les vois régulièrement et nous avons des administrateurs communs. EF : il faudrait qu’on les rencontre car il y a d’autres sujets à évoquer avec eux.

CFPSAA BG : sur la convention CFPSAA / AGEFIPH ? JBD : il y a un Copil le 16 décembre avec Mr KRIEG. CC : pour la Fédération vous avez reçu les guides « travailler ensemble ». J’aimerais savoir auprès de quelles structures vous les distribuez pour pouvoir l’indiquer dans le bilan. JBD : j’en ai distribué aux membres du Club Emploi et nous en avons demandé 300 pour motiver les gens qui gravitent autour du Club Emploi mais aussi pour contacter les entreprises et financeurs partenaires du GIAA pour les distribuer lors de la semaine pour l’emploi. La version électronique est diffusée largement. CC : n’hésitez pas à me faire un récapitulatif. On n’a pas le succès qu’on espérait sur la hotline, elle est proposée gratuitement aux demandeurs d’emploi dans le cadre de cette convention mais n’avons aucun inscrit. Pourtant nous communiquons. Notre cible de communication a été les Cap’Emploi et les SAMETH, relaient-ils l’information ? Nous allons passer par le canal Cap’Emploi pour les convier à une matinée. Est-ce que ça parle aux personnes ? Nous aimerions que dans vos réseaux s’inscrivent ou nous appelle pour se renseigner et comprendre ce qu’on peut leur apporter. CC : mais les Cap’Emploi et les SAMETH auraient dû recevoir une information par l’AGEFIPH expliquant que ça ne substitue pas aux autres dispositifs en place, c’est un défaut de communication de l’AGEFIPH. JBD : ça a été distribué chez nous c’est certain. CC : peut-être n’en ont-ils pas besoin. Il faut qu’on soit crédible par rapport à l’AGEFIPH. Il faut demander à tous ces gens de s’inscrire par défaut et qu’ils nous appellent le jour où ils en ont besoin. Sur l’espace emploi nous n’avons aucun CV en ligne. JXW : il y en a mais il existe des habitudes sur le terrain. Il y a des gens de Cap’Emploi qui se réfèrent aux structures qu’ils connaissent, ils ont une routine. Il faut réitérer la communication. EF : il faut en parler à Mr KRIEG. JXW : il faudrait peut-être mobiliser les médecins du travail. CC : toutes les MDPH l’ont eu aussi. PC : pour les CV, il faudrait refaire une information dans les revues, la Canne Blanche, le Louis Braille, Handicap Zéro. CC : il y a eu un article sur le site de Handicap Zéro, dans le bulletin CFPSAA… BL : au niveau des Cap ’Emploi, les DV sont dilués parmi les autres demandeurs. Je vais essayer de diffuser. PC : vous devriez rencontrer Thérèse Basmadjiev du CFRP de l’AVH. JBD : par rapport au retard dans les dépenses, les projets avancent mais on est un peu en retard sur le budget. CC : nous le sommes aussi. JBD : comment on l’aborde le jour du Copil ? Peut-il y avoir report dans le temps ? EF : il faut essayer de l’obtenir mais je ne sais pas. CC : j’ai posé la question à Mr KRIEG. Il m’a répondu qu’on est sur un budget global sur 3 ans. Si on justifie de la sous-consommation cela peut être reporté sur l’année suivante. Mais sur la hotline on est en très nette sous-consommation et la tendance n’est pas à la hausse. PC : cela peut être reporté sur les 3 ans mais cela risque de retarder les versements de la 2nde année. Par contre au terme de la 3ème année s’il y a sous-consommation les sommes seront récupérées. JBD : la seconde antenne régionale a pris du retard mais cela se compensera en année 2.

2. Étude orientation scolaire et professionnelle des jeunes déficients visuels BG : sur la partie contacts avec les institutionnels (services DV, services éducation nationale, plateformes de formation…) ça avance bien, j’ai réalisé une dizaine d’entretiens téléphoniques, c’est du qualitatif. Ce qui avance moins bien concerne la diffusion de l’étude quantitative car soit on n’a pas de retour des partenaires, soit on est sur des nombres d’enquêtes faibles. Sur l’étude emploi on avait eu 278 réponses en 9 mois, sur cette étude on est à 80 réponses en confondant les jeunes (80%) et les parents (20%). On ne pourra pas croiser des réponses mais seulement faire un tri à plat car on n’a pas assez de réponses. Nous avons un blocage avec la FEDEEH. Notre cible est 14-26 ans et on a surtout des réponses sur la tranche 14-18 ans, via les SAAAS. Or, il nous faut aussi des réponses de gens plus âgés, de plus de 20 ans qui sont sortis de SAAAS on de jeunes en emploi. JBD : nous avons diffusé mais le Club Emploi n’est pas forcément la meilleure cible. On va relancer. EF : on l’a fait passer à l’INJA. BG : l’étude aura une portée moindre. EF : on réclame une étude épidémiologique depuis des années et on ne l’obtient pas, pourtant le CNSA pourrait le faire. Si on regarde l’INJA, les jeunes se sentent peu concernés, et les familles ne répondront pas, elles sont souvent d’origine étrangère. BG : dans l’étude orientation nous n’avons pas de subsides. Dans l’étude emploi on avait fini par appeler les gens mais là on ne peut pas. CC : mais s’il fallait appeler ont le ferait sauf qu’on n’a pas de noms, nos services ont relayé, mais la tranche 14-18 ils ont 16 enfants accompagnés sur le département et on a les réponses, mais sur les autres services on ne sait pas. JBD : notre liste de personnes accompagnées est confidentielle aussi. La FEDEEH devraient pouvoir y répondre. BG : notre objectif est 150 jeunes. EF : sur la pétition accessibilité numérique, on est autour de 1500 réponses, ce n’est pas énorme. J’ai un souci avec la FEDEEH sur la saisine du Défenseur des Droits car les gens ne veulent pas faire d’action car ils ont peur de se tirer une balle dans le pied. PC : ça n’avance pas cette saisine. JXW : oui ça stagne un peu. PC : il faut contacter les universités. CC : cela a été fait. JXW : l’UNEF peut aider, je vous donnerai les contacts.

3. Alternance : qui faire intervenir pour la prochaine commission ? BG : il faudrait trouver des personnes qui pratiquent l’alternance auprès des personnes handicapés et avoir des retours d’expérience. PC : très peu font de l’alternance déficience visuelle. CC : il nous faut savoir pourquoi il y en a si peu. BL : viser des témoignages d’entreprises ou de DV peut alimenter cette réflexion, la mobilité n’est peut-être pas le seul frein. JBD : il faut des critères pour que les personnes soient aptes à l’emploi (triple A), mais aussi l’énergie vitale car l’alternance c’est fatigant, et la capacité à se projeter vers autrui et à communiquer. Je connais deux personnes dans ce cas. BL : est-ce que les témoignages peuvent nous apporter d’autres éléments ? JBD : je pense qu’on va retomber là-dessus. BG : on peut aussi le faire par téléphone, ce serait intéressant d’avoir un échange avec eux. PC : pour la formation des DV, il y a ceux qui vont à l’université, et ceux qui vont en CRP (stagiaires rémunérés). Qu’apporte l’alternance ou l’apprentissage à un DV ? Rien j’ai l’impression, quel est le plus ? Ils ne seront pas plus payés et ils auront la fatigue en plus. JXW : la plus-value est qu’ils peuvent être embauchés. BG : j’ai un public de futurs gestionnaires voyants. 10% demandent l’alternance, c’est peu. On peut comparer avec ce qui se passe dans le milieu ordinaire, ce n’est peut-être pas encore dans les mœurs. Il faut différencie la vision à court terme et la vision à long terme. C’est plus confortable de ne pas partir en alternance, par contre si on regarde les taux de recrutement des sortants d’alternance, c’est plus intéressant. Je trouve que c’est intéressant à la fois pour la personne et pour l’entreprise qui connaîtra le handicap. PC : les moyens de formation ne sont pas adaptés. JBD : quelle différence entre l’année de césure et l’apprentissage ? Pendant l’année de césure ils font des stages de 6 mois. BG : la césure ce n’est plus de l’alternance. On nous a demandé de ne plus signer de conventions de stage hors cursus universitaire, car des entreprises utilisent les stagiaires come des employés déguisés. CC : dans l’apprentissage, c’est 3 jours de stage et 2 jours de cours chaque semaine. JXW : à partir de la seconde dans la filière PCE (Procédure de la Chimie et de l’Eau), ils vont jusqu’au Bac Pro donc ont des contacts avec l’entreprise. Il faudrait peut-être commencer cette action de mise en relation vers l’entreprise plus tôt que la troisième. BG : donc JBD nous met en relation avec les deux personnes qu’il connaît et on organise une conférence téléphonique. Par contre pour le contact entreprise c’est un peu tôt. PC : deux personnes de la commission pourraient rechercher ce qui se passe dans 4 pays voisins (Angleterre, Italie, Espagne, Allemagne) sur l’alternance. CC : culturellement on sait que l’Allemagne est le pays le plus ouvert à l’alternance. JB : je peux me charger de l’Angleterre. EF : je peux le faire pour l’Espagne et l’Italie. JBD : il faut voir comment les allemands l’ont adapté à la DV.

4. Nouveaux métiers : réflexion à partir de l’étude prospective sur les métiers en 2025 BG : un travail a été fait par la Société Générale sur la prospective des nouveaux métiers pour les personnes handicapées en 2025. Ce sont des choses assez générales. CC : on avait pensé à la piste TADEAO. PC : le RNIB a fait une étude sur les professions occupées par les aveugles mais c’est creux sur les nouveaux métiers c’est un sujet compliqué. BG : faut-il trouver des niches ? Comment ouvrir le champ des possibles. PC : il faut consulter le répertoire des métiers et voir ceux qui peuvent être accessibles. JBD : il y a une forte tendance sur les métiers asynchrones. EF : je dois rencontrer l’UNAKAM sur la question de l’inaccessibilité des logiciels maintenant utilisés chez les kinés. PC : il vaut mieux se concentrer sur l’alternance car sur les métiers nous n’auront rien de nouveau à dire, il faut reporter ce point. JBD : il faut faire évoluer les CRP vers d’autres métiers. Pour le moment je ne suis pas entendu à Paul Guinot. 5. Formalisation de la participation d’Anne-Gaëlle BARTOS à la commission sur le volet ESAT et entreprises adaptées JB : elle pourrait représenter le secteur adapté et protégé et cela permettrait aussi d’affiner la position commune de la CFPSAA avant la commission emploi CNCPH.

6. Questions diverses PRITH BG : c’était une grand-messe d’autocongratulation. Il y a trop de complexité dans les acteurs. JXW : les régions ont des pratiques complètement différentes.

Handiformabanque CC : leur site est totalement inaccessible. JXW : je ferai remonter cette information. JBD : il vous faut joindre le président de Forja

Déclaration écrite emploi EUA JB : la déclaration écrite est un document creux en tant que tel mais ce serait un prétexte pour formaliser notre position et joindre un document CFPSAA faisant état des recommandations. PC : oui on pourrait faire un document de 2 pages. JB : prenons notre document comme base de travail. Nous échangerons par mail, il faut que ce soit terminé avant janvier.

7. Date de la prochaine commission 21 janvier 2016 9h30-12h30. Nous pourrons faire un point sur les secteurs protégés et adaptés ; un point sur l’alternance dans les 4 pays retenus. Retour sommaire

1-D) A L’HONNEUR

Par décret du Président de la République en date du 20 novembre paru au Journal Officiel du 22, Christiane Audebert, membre suppléante du Conseil d’Administration de la CFPSAA comme représentante de l’Association Braille et Culture, est promue au grade de Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Christiane exerce de très nombreuses activités au sein des associations de déficients visuels telles que « Voir Ensemble » les associations de chiens guides, elle a été parmi les fondateurs de l’Amicale des Anciens Élèves du CRDV de Clermont-Ferrand, établissement qu’elle a elle-même dirigée jusqu’à sa retraite. Cette distinction est largement méritée, nous lui adressons nos sincères et très amicales félicitations.

Par arrêté du Premier Ministre en date du 24 novembre, paru au Journal Officiel du 26, Bernadette Pilloy, Vice-Présidente de la CFPSAA, est nommée membre suppléante de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme pour une période de trois ans. Nous lui souhaitons pleine réussite dans ses nouvelles fonctions aux côtés du Président du Conseil Français des Personnes Handicapées pour les Questions Européennes CFHE.

Philippe Chazal, Président d’Honneur de la CFPSAA a été élu Trésorier de l’EBU (European Blind Union) le 27 octobre 2015, à Londres, lors de la dernière Assemblée Générale de cette structure. Il remplace à ce poste, Vincent Michel, Président de la Fédération des Aveugles de France.

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3) ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) ALLOCATIONS – PAS DE REFORME DE L’AAH

Face à la pression associative et médiatique, le Gouvernement renonce finalement à modifier les modalités de calcul de l’Allocation aux Adultes Handicapés. Une disposition du Projet de Loi de Finances pour 2016 devait obliger les allocataires à déclarer les intérêts perçus sur les livrets et compte d’épargne non imposables (A, Populaire, Codevi, Logement), ce qui aurait entrainé une légère baisse de la prestation mais surtout la suppression des compléments. En effet, les Majoration Vie Autonome (105€) et Garantie de Ressources (104,77€) ne sont payées que lorsque l’AAH est versée à taux plein. Le Gouvernement justifiait la réforme des modalités de calcul de l’AAH par une volonté d’équité avec celles des autres minima sociaux, alors que ceux-ci ne comportent pas de compléments liés aux ressources. Elle aurait entrainé près de 400 millions d’euros d’économies pour le budget de l’Etat. Le Gouvernement renvoie la question au député socialiste Christophe Sirugue qu’il vient de charger d’une mission de simplification des minimas sociaux, qui sera la quatrième du genre en dix ans ;

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Yanous-Actu - n°456 – novembre 2015

Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

3-B) TAXIS : TARIFS FORFAITAIRES ENTRE PARIS ET LES AEROPORTS A PARTIR DE MARS 2016

À partir du 1er mars 2016, des tarifs forfaitaires sont institués pour les courses directes des taxis parisiens entre Paris et les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly (dans les 2 sens).

Le prix est forfaitaire et doit être déterminé avant la prestation, en fonction des montants maximaux suivants :

- entre l’aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle et Paris rive droite : 50 €
- entre l’aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle et Paris rive gauche : 55 €
- entre l’aéroport de Paris-Orly et Paris rive droite : 35 €
- entre l’aéroport de Paris-Orly et Paris rive gauche : 30 €

De même, à partir du 1er mars 2016, le supplément pour réservation des taxis parisiens devient forfaitaire, quelle que soit la distance parcourue par le taxi avant la prise en charge (course d’approche) :

- réservation immédiate : 4 €
- réservation à l’avance : 7 €

De plus, pour toutes les courses des taxis parisiens, les suppléments de prise en charge d’animaux ou de bagages sont supprimés ; seul un supplément Passager supplémentaire peut être appliqué à partir d’une 5e personne transportée, y compris un enfant. Publié le 05 novembre 2015 sur service-public.fr https://www.service-public.fr/profe...

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3-C) TIREE PAR LE RSA SOCLE ET LA PCH, L’AIDE SOCIALE DES DEPARTEMENTS A PROGRESSE DE 3% EN 2014

Comme chaque année, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) des ministères sociaux publie les chiffres des prestations d’aide sociale attribuées par les départements. Cette nouvelle livraison porte sur l’exercice 2014. Durant cette année, le nombre de prestations attribuées s’élève à 4,187 millions. Ce chiffre est en hausse de 3% par rapport à l’année précédente. La progression est toutefois inférieure à celle de 4% observée en 2013 (voir notre article ci-contre du 19 décembre 2014). Depuis 2010, la hausse du nombre de prestations délivrées a progressé de 16%. Cette année-là, ce nombre n’était encore que de 3,6 millions.

Depuis 2010, +25% pour le RSA socle et +64% pour la PCH L’analyse par catégories d’aide sociale met en évidence deux groupes bien distincts. L’essentiel de la hausse de 3% incombe en effet à l’aide sociale à l’insertion et à l’aide sociale aux personnes handicapées. Le nombre de bénéficiaires de la première a progressé de 5% en 2014, avec 1,988 million d’attributions, dont +4% pour le RSA socle, qui en constitue l’essentiel avec 1,893 million d’attributions. Avec quasiment deux millions d’attributions en 2014, l’aide sociale à l’insertion représente désormais près de la moitié de l’ensemble des aides sociales départementales (4,2 millions). Pour mieux mesurer le choc budgétaire pour les départements, il suffit de rappeler que, depuis 2010 - soit en seulement quatre ans -, la progression du nombre d’allocations attribuées au titre de l’aide sociale à l’insertion est de 25%...

Les taux de progression sont exactement les mêmes pour ce qui concerne l’aide sociale aux personnes handicapées : +5% en 2014 et +25% depuis 2010. Le nombre d’attributions en 2014 s’élève ainsi à 484.440, dont 252.440 pour la prestation de compensation du handicap (PCH) - qui progresse de 10% en 2014 et de 64% depuis 2010 - et 71.810 pour le reliquat de l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP, respectivement -6% et -21%). Autre présentation : sur les 484.440 prestations délivrées en 2014, 332.790 relèvent de l’aide à domicile des personnes handicapées et 151.650 de l’aide à l’accueil en établissement des personnes handicapées.

Stabilité relative pour l’aide sociale aux personnes âgées et l’ASE La situation est très différente pour les deux autres formes d’aide sociale départementale. Ainsi, l’aide sociale aux personnes âgées - qui avait connu une très forte progression dans la décennie 2000 après la mise en place de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) au 1er janvier 2002 - connaît une relative stabilité depuis 2010. En 2014, le nombre de prestations attribuées à ce titre s’est élevé à 1,391 million, dont 1,249 million pour l’APA. Ce chiffre correspond à une progression de 1% en 2014 et de 5% depuis 2010. Ces attributions se répartissent entre 758.250 pour l’aide à domicile (+0% en 2014 et +3% depuis 2010) et 632.610 pour l’aide à l’accueil en établissement des personnes âgées (respectivement +1% et +8%). Cette relative stabilité de l’aide sociale aux personnes âgées pourrait toutefois être remise en cause avec la revalorisation des plans d’aide prévue par le projet de loi Vieillissement, en cours d’examen au Parlement.

Enfin, l’aide sociale à l’enfance (ASE) affiche également une progression de 1% du nombre d’attributions en 2014. La hausse est en revanche un peu plus forte depuis 2010 (+8%). Comme les années précédentes, les 323.560 prestations attribuées - ou plutôt mesures prononcées- se répartissent de façon égale entre les actions éducatives (161.700) et l’accueil en établissements (161.860).

Jean-Noël Escudié / PCA

Une information transmise par Maria Garcia, APF conseil départemental 92

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4) ACTUALITÉS FRANÇAISES DU HANDICAP

4-A) ARRETE CONCERNANT L’ENVOI DE CECOGRAMMES

Arrêté du 23 octobre 2015 portant modification de l’arrêté du 2 janvier 2009 relatif aux conditions d’envoi de cécogrammes à titre gratuit en envoi ordinaire ou en recommandé compris dans l’offre des services postaux nationaux et transfrontaliers

Le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, Vu la convention de l’Union postale universelle et son règlement de la poste aux lettres ; Vu la directive 97/67/CE du 17 décembre 1997 modifiée ; Vu le code des postes et des communications électroniques, notamment son article R. 1 (g) ; Vu l’arrêté du 2 janvier 2009 relatif aux conditions d’envoi de cécogrammes à titre gratuit en envoi ordinaire ou en recommandé compris dans l’offre des services postaux nationaux et transfrontaliers ; Vu l’avis n° 2015-1090 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en date du 15 septembre 2015, Arrête :

L’arrêté du 2 janvier 2009 susvisé est modifié comme suit : 1° A l’article 1er, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « d) Les documents imprimés en caractères agrandis en corps supérieur ou égal à 16 et les ouvrages imprimés dont les expéditions sont nécessaires pour leur adaptation, échangés entre les institutions ou les associations agréées et leurs membres ou leurs élèves. » 2° A l’article 4, les mots : « Comité national pour la promotion sociale des aveugles et amblyopes » sont remplacés par les mots : « Confédération française pour la promotion sociale des aveugles et amblyopes ».

Les dispositions du 1° de l’article 1er entrent en vigueur à compter du 1er janvier 2016

Le directeur général des entreprises est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Légifrance : JOF n°0252 du 30 octobre 2015

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) MISE A JOUR CONCERNANT LE TRAITE DE MARRAKECH

Nous avons le plaisir de vous annoncer plusieurs développements positifs concernant le Traité de Marrakech et notre campagne Le droit à la lecture. En premier lieu, le nombre de ratifications officielles du Traité de Marrakech s’élève maintenant à 11 pays, puisque le Mexique, la Mongolie et la République de Corée ont ratifié le Traité depuis notre dernier Bulletin électronique. Nous avons aussi cru comprendre qu’un certain nombre de pays sont proches de la ratification, de sorte que nous prévoyons de nouvelles ratifications avant la fin de l’année 2015. Notre projet de Guide de mise en œuvre progresse également, une première version étant attendue pour la fin novembre et la version définitive devant être prête pour début 2016. Enfin, plusieurs sessions et ateliers liés au Traité de Marrakech ont été inclus au programme du Forum Afrique IDP qui a eu lieu en Ouganda en début de mois. Nous sommes ravis de l’intérêt suscité par le Traité de Marrakech pendant ces sessions.

Bulletin de l’UMA – octobre 2015

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5-B) JOURNEE MONDIALE DE L’ENFANCE : COMMUNIQUE DE L’UMA

Tout enfant mérite des soins et une éducation appropriés pour pouvoir devenir un adulte indépendant et un citoyen actif. Malheureusement, beaucoup d’enfants à basse vision et aveugles n’ont pas la chance de développer pleinement leur potentiel. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que sur les 19 millions d’enfants qui sont malvoyants dans le monde, moins de 10 % ont accès à l’éducation (ce qui est largement dû au manque de matériel de lecture accessible). Et ils ont plus de probabilités que les enfants voyants de souffrir de malnutrition ou de famine, d’abus (sous toutes leurs formes), d’un manque de loisirs, d’un défaut de soins sanitaires et de mortalité infantile.

L’Article 7 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU (CRPD) appelle explicitement les États Parties à garantir que l’« intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ». Ce qui est souvent le mieux pour l’enfant est d’assurer que ses parents ou les personnes qui s’en occupent disposent de toutes les informations et de tout le soutien dont ils ont besoin pour permettre le développement de leur enfant et l’aider à devenir un adulte indépendant, qui travaille, capable de lutter pour ses propres droits.

Bon nombre de parents d’enfants malvoyants ont manifesté se sentir peu préparés pour élever un enfant à basse vision ou aveugle, et recevoir un soutien et des informations bien souvent moins qu’adéquats de la part des professionnels de la médecine, des enseignants et des éducateurs sociaux. Les parents peuvent être les meilleurs ou les pires défenseurs du bien-être de leurs enfants. Ce dont les parents ont besoin, c’est d’un soutien propre, et les associations de parents d’enfants malvoyants sont fondamentales pour aider les parents à mieux élever leur enfant handicapé. La représentante de l’ONU au Comité des ONG de l’UNICEF et Directrice Exécutive de l’Association Nationale des Parents d’Enfants Malvoyants (NAPVI - lien : http://www.napvi.org), Susan LaVenture, explique l’importance des associations de parents :

« Les associations de parents ont eu un impact sur les communautés et ont influencé certaines politiques publiques au plan national pour améliorer l’éducation et les services aux familles. Les associations nationales de parents d’enfants malvoyants sont nées un peu partout dans le monde et devraient être reconnues par les ONG et les gouvernements comme étant une partie de la solution puisqu’elles constituent une ressource pour les familles et encouragent la collaboration en vue de fournir une éducation et des services de soutien aux parents. » Les parents et le personnel de soins ont aussi besoin d’atteindre les organisations des aveugles pour mettre en relation les enfants et les mentors et d’éventuels modèles de rôles qui vont leur permettre de se développer pleinement en tant qu’adultes indépendants. Les parents ne peuvent pas toujours être là pour leurs enfants, et s’il est important de garantir que chaque enfant reçoive le soutien qu’il lui faut, il est également important de savoir quand laisser les enfants commencer à prendre soin d’eux-mêmes et à lutter pour leurs droits et les droits des autres membres au sein de la communauté malvoyante. Les organisations des aveugles peuvent aider les parents au cours de ce processus aussi difficile que crucial.

Pour que les familles puissent en savoir plus concernant le rôle des parents et mentors pour un soutien effectif au développement personnel et éducatif des enfants, suivez ce lien vers la page Friends and Family (Famille et Amis) de notre site web Project Aspiro (http://www.projectaspiro.com/en/fri...). Le projet Aspiro de l’Union Mondiale des Aveugles est une ressource complète pour l’emploi et la planification de carrière destinée aux individus aveugles ou malvoyants. Il offre de nombreuses ressources et conseils pour aider les personnes aveugles et à basse vision à obtenir un emploi, à vivre en toute autonomie et à lutter fermement pour leurs droits.

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5-C) COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’UNION MONDIALE DES AVEUGLES : JOURNEES INTERNATIONALES DES PERSONNES HANDICAPEES – TORONTO, LE 3 DECEMBRE 2015

L’année 2015 a été une année cruciale pour les personnes handicapées, ainsi que pour la société civile mondiale et le système de l’ONU dans son ensemble. Les gouvernements du monde entier, les acteurs de la société civile et les citoyens se sont unis pour décider de la voie à suivre pour l’agenda de développement post-2015, ce qui a débouché sur les Objectifs de Développement Durable (ODD). Les ODD marqueront l’orientation du travail et du financement de la communauté du développement global pour les 15 années à venir. Les personnes handicapées, y compris les aveugles, ont fait partie des nombreuses voix qui ont demandé des objectifs mondiaux aussi solides qu’inclusifs. Le thème de la Journée internationale des personnes handicapées 2015, « L’inclusion compte : accès et autonomisation pour les personnes de toutes capacités », est donc tout à fait approprié, car plusieurs des ODD couvrent l’inclusion et l’accessibilité. Le Secrétariat pour la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées (SCRPD) a également identifié trois sous-thématiques clé qui mettent l’accent sur le besoin de « réduire les inégalités et de faire tomber les barrières pour une participation égalitaire des personnes handicapées au sein de la société ». Sous-thématique 1 : Rendre les villes inclusives et accessibles pour tous. L’inclusion totale de toutes les personnes handicapées, y compris les personnes à basse vision et aveugles, est essentielle pour leur éducation, leur emploi, l’accès à l’information et donc l’égalité. La conception universelle est une part essentielle de la confection des villes, environnements et produits accessibles et inclusifs. La conception universelle est la « conception de produits et environnements utilisables par toutes les personnes, dans la plus vaste mesure possible, sans besoin d’adaptation ou de conception spécialisée » (Martine Abel-Williamson, Responsable stratégique de l’UMA pour l’accès à l’environnement). Les principes de la conception universelle sont au nombre de sept, et ils ont été établis en vue de fournir une orientation pour un vaste éventail de disciplines (lien vers les sept principes de conception : http://universaldesign.ie/What-is-U...). Si ces principes sont utilisés correctement, ils peuvent assurer que les produits soient facilement utilisables par toutes les personnes et tous les groupes, y compris les personnes à basse vision et aveugles, indépendamment de l’expérience, des connaissances, du handicap, de la taille physique, des aptitudes langagières ou de la concentration actuelle et des niveaux d’énergie de l’utilisateur. Des exemples de conception universelle sont les produits Apple dotés de caractéristiques d’accessibilité intégrées, les boutons d’ascenseur en braille et les signaux de stop pour les véhicules en circulation. Cette sous-thématique et l’importance de la conception universelle peuvent être introduites à l’ODD nº11 – Villes et établissements humains ouverts à tous, sûrs, résilients et durables. Veuillez suivre ce lien pour en savoir plus concernant les 17 ODD et les objectifs qui leur correspondent : https://sustainabledevelopment.un.o... Sous-thématique 2 : Amélioration des statistiques et données concernant les handicapés. Les données nationales et mondiales concernant les personnes handicapées font cruellement défaut. Afin de connaître plus précisément quelles sont les barrières et la discrimination auxquelles se heurtent les personnes handicapées, et savoir comment améliorer les politiques et les programmes permettant d’éliminer ces barrières, il nous faut des données précises. Au sein du cadre des ODD, on trouve de multiples cibles et indicateurs dotés d’exigences de données pour chaque objectif, qui vont permettre de mesurer la progression (ou la stagnation) du travail de développement correspondant à cet objectif. Si ces objectifs et indicateurs n’appellent pas explicitement à des données décomposées sur les aspects essentiels de la vie des personnes handicapées, à savoir les données relatives à la santé, à l’éducation et à l’emploi, ces personnes seront oubliées comme elles l’ont été dans les agendas du développement dressés par le passé. Ces indicateurs devraient être prêts pour le mois de mars 2016, de sorte qu’il est impératif pour nous tous d’exercer notre plaidoyer direct auprès des gouvernements et des offices nationaux de la statistique concernant l’importance de disposer d’indicateurs propres aux handicapés pour les ODD. Pour en savoir plus concernant cette question, veuillez suivre le lien ci-dessous vers le kit d’outils de plaidoyer IDA-IDDC sur notre site web : http://www.worldblindunion.org/Engl... Useful-Links.aspx Sous-thématique 3 : Inclusion des personnes ayant un handicap invisible dans la société et développement. Les personnes ayant un « handicap invisible » sont souvent oubliées et mal comprises. Le SCRPD défend qu’il est important « d’inclure les caractéristiques uniques des handicaps invisibles lors de la prise de mesures en faveur d’une participation pleine et de l’égalité des chances pour les personnes handicapées ». Les personnes ayant un handicap invisible comprennent les personnes à basse vision mais qui n’utilisent pas de canne blanche, ni de chien-guide, ni aucun autre dispositif d’aide visible, et ce sont souvent des personnes âgées. Les caractéristiques des personnes à basse vision, comme un bon éclairage et un contraste adéquat, sont souvent oubliées lors de la conception des espaces et des produits, même si ces caractéristiques sont un élément important de l’accessibilité et de l’inclusivité et qu’elles doivent donc être classées parmi les caractéristiques destinées aux personnes aveugles. Pour en savoir plus concernant les problèmes qui se posent aux personnes ayant un « handicap invisible », suivez le lien ci-après vers le site web du SCRPD, UN Enable : http://www.un.org/disabilities/index.asp

L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) est l’organisation mondiale qui représente les quelques 285 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde. Ses membres sont des organisations dirigées par des personnes aveugles qui parlent en leur propre nom, des organisations qui servent le collectif dans plus de 190 pays, ainsi que des organismes internationaux qui travaillent dans le domaine du handicap visuel.

Pour de plus amples informations, contacter : Union Mondiale des Aveugles Caitlin Reid Coordinatrice des Communications Caitlin.Reid@wbu.ngo

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5-D) DEPART EN RETRAITE DE CARL AUGUSTO, PRESIDENT ET DIRECTEUR DE L’AMERICAN FOUNDATION FOR THE BLIND

Carl Augusto, l’un de nos très chers amis et de nos plus solides supporters va prendre sa retraite au printemps 2016. Au fil de ses 25 années à la tête de l’American Foundation for the Blind (AFB) Carl a vu se concrétiser bien des accomplissements sous son leadership et ses efforts constants pour améliorer la vie des aveugles et des malvoyants resteront une source d’inspiration pour les années à venir pour bien des personnes. L’AFB lui cherche actuellement un successeur. Carl a été délégué de l’UMA pendant de nombreuses années, il a présidé la région Amérique du Nord / Caraïbes entre 2008 et 2012 et il dirige actuellement le réseau de l’UMA consacré à la rééducation. Pour lire en intégralité l’annonce de sa retraite, veuillez entrer sur le site web de l’AFB : http://www.afb.org/info/about-us/pr...

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5-E) EMPLOI – ESPAGNE

Le groupe de grande distribution Eroski vient d’inaugurer à Azpeitia (Pays Basque) le premier supermarché du pays entièrement géré par des travailleurs handicapés. Ce projet innovant « d’économie sociale » vise à ouvrir de nouvelles opportunités d’inclusion par le travail et de sensibilisation, au contact direct avec le public. D’autres enseignes franchisées de ce type devraient prochainement ouvrir dans d’autres régions d’Espagne. (Source : Aral)

Yanous – Actu – n°456 novembre 2015

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6) ACCESSIBILITÉ

6-A) ACCESSIBILITE/CECITE – CARTES SONORES DANS LES RESTAURANTS

Sur l’initiative de la Jeune Chambre Économique de Saint-Omer (Pas-de-Calais), un procédé de cartes sonres de restaurants est en phase de déploiement local, après avoir été expérimenté durant l’été. Les menus sont enregistrés sur un dictaphone numérique qui permet aux clients malvoyants ou aveugles d’aller aisément d’un fichier à l’autre et de sélectionner les plats qu’ils souhaitent. La JCE espère que son initiative sera poursuivie à l’échelle nationale.

Yanous – Actu – n°456 / novembre 2015

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8) EMPLOI

8-A) OFFRE D’EMPLOI : INSTRUCTEUR DE LOCOMOTION

Référence de l’offre SIAM APAJH 92 – SAFEP et SAAAS Siège : 14 avenue du Général de Gaulle – 92150 Suresnes Exercice : Département des Hauts-de-Seine (92)

CDI – Temps plein (35h hebdomadaires) CCNT du 15 mars 1966 Salarié non cadre

Description de l’Établissement Premier acteur généraliste dans le secteur du handicap, la Fédération des APAJH (110 établissements en gestion directe et 2900 salariés) a pour objet de promouvoir la dignité et la pleine citoyenneté des personnes en situation de handicap. SIAM APAJH 92, SESSAD constitué d’un SAFEP et d’un SAAAS, contribue à la réussite de cet engagement en dispensant un soutien spécialisé en milieu ordinaire de personnes de 0 à 20 ans en situation de handicap visuel, de leurs familles et des acteurs de leur environnement.

Missions L’instructeur de locomotion participe avec l’équipe pluridisciplinaire à l’accompagnement de la socialisation, de la scolarisation et de la formation des jeunes déficients visuels, dans le cadre d’un projet individualisé d’accompagnement.

Par une prise en compte globale de la personne en situation de handicap, il aide celle-ci à développer une autonomie lui permettant de se déplacer en confort et en sécurité dans les limites de ses possibilités.

L’instructeur de locomotion exerce ses fonctions en déplacement sur les différents lieux de l’environnement des personnes accompagnées et au siège du service, sous la responsabilité hiérarchique de la directrice et de la cheffe de service

Profil Diplôme requis : Certificat d’Aptitude à l’Éducation et à la Rééducation de la Locomotion pour Déficients Visuels (CAERLDV) Véhicule indispensable : exercice en ambulatoire

Renseignements administratifs Date d’arrivée souhaitée : poste à pourvoir de suite Candidature à adresser à : Mme la Directrice – SIAM APAJH 92 – 14 avenue du Général de Gaulle – 92150 Suresnes Tél : 01 41 44 88 10 (secrétariat) Fax : 01 47 28 49 11 Mél : siam92@apajh.asso.fr

Personne à contacter pour tout renseignement sur le poste : Secrétariat de SIAM APAJH 92 Une information de la Fédération des APAJH – au service de la personne en situation de handicap

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8-B) HANDICAP VISUEL : LA VIE TREPIDANTE D’YVAN WOUANDJI

Depuis son stage « découverte » du journalisme dans notre rédaction (Yanous) alors qu’il était collégien, ce jeune homme a fait son chemin, entre exploits sportifs, commentaire radiophonique d’un match de foot, engagement politique et études de…journalisme.

Interview réalisée par Laurent Lejard

Question : nos lecteurs ont fait ta connaissance il y a cinq ans, lorsque tu as fait un stage à Yanous pour découvrir le journalisme… et maintenant tu l’étudies ?

Yvan Wouandji : je garde un super souvenir de ce stage, franchement ! on avait fait une belle interview, on avait fait tous les wagons du « Train de l’emploi !

Question : Et ça t’a donné envie de poursuivre dans le journalisme et la communication ? Yvan Wouandji : Oui ! Là, je suis en 2e année de licence Information et Communication à l’université Paris VIII, à Saint-Denis (93). On traite pas mal d’informations, on voit comment elle est abordée et diffusée, comment les journalistes bossent, quelles sont leurs sources. Selon les médias, l’information peut être traitée différemment comme par exemple l’histoire de Julie Gayet et François Hollande, sur TF1 et France 2 ce n’était pareil. J’espère aller jusqu’au mastère puis faire une bonne école de journalisme, entrer dans la profession, faire des interviews, ça, j’adore ! J’aime bien le contact des gens. Question : Tu as donc fini le lycée à l’Institut National des Jeunes Aveugles (INJA) de Paris et obtenu le bac dans la foulée ? Yvan Wouandji : J’étais en intégration au lycée Buffon (Paris 15e). Franchement, j’aurai dû quitter l’INJA plus tôt ! On me disait "Yvan, si tu pars, ça va être dur au contact des voyants." Ça a été un bonheur, mes meilleures années ! J’étais en filière littéraire.

Question : En fait, l’élève compliqué et difficile que certains décrivaient a été tout à fait remarquable au lycée…

Yvan Wouandji : C’est ça ! Ça s’est très bien passé à Buffon. A l’INJA, on est dans un cocon, à huit élèves par classe, les professeurs n’ont rien à voir avec ceux du lycée Buffon. Là, les professeurs te donnent la possibilité de réussir, te soutiennent, et pourtant on était beaucoup plus nombreux dans la classe. Je n’étais pas handicapé, ils faisaient des efforts, j’avais toujours les documents sur une clé USB ou par mél.

Question : Mais en français, tu as eu moins de la moyenne au bac… Yvan Wouandji : Oui, mais après je me suis rattrapé. J’ai fait du soutien à l’INJA avec une dame très sympathique, âgée de 80 ans, on relisait mes textes, les analysait, elle m’a fait beaucoup progresser. On prenait du temps le week-end, pendant les vacances. Comme mes parents habitent à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, j’étais encore en internat à l’INJA mais en y dormant de moins en moins, pour être davantage avec ma famille. Et il y avait les compétitions de cécifoot, les voyages. Tant que tu es autonome, à l’INJA on te laisse le choix d’y dormir ou de rentrer chez toi. Question : Ta seconde carrière, c’est le cécifoot ? Yvan Wouandji : Ah oui ! Je joue dans l’équipe de Saint-Mandé (Val-de-Marne). En Ile-de-France, il n’y a que deux clubs, le second c’est celui de l’Association Valentin Haüy [AVH]. Il y a du public pour les matches, c’est très tendance, on en parle pas mal, on le voit davantage dans les médias, à la télé. On invite les gens à venir, il y a beaucoup de bouche à oreille, ça marche bien aussi avec les réseaux sociaux. Question : Et puis il y a eu cette vidéo diffusée en avril dernier, drible, cavalcade, traversée du terrain, drible et but !

Yvan Wouandji : C’était pendant un stage de l’équipe de France à Strasbourg, j’y joue depuis 2010, un match contre l’Allemagne. J’ai marqué, franchement je ne m’attendais pas à ce que la vidéo soit reprise sur des grands médias ! Le lendemain, l’entraineur m’a dit qu’elle avait déjà été vue 6.000 fois [753.000 vues sur You Tube et 53.000 sur Daily Motion depuis, sans compter les nombreux repost NDLR], ça a pris vraiment beaucoup d’ampleur. En plus, deux jours après c’était mon anniversaire ! Question : c’est ce qui a donné l’idée à une radio de t’inviter à commenter un match de football ? Yvan Wouandji : Je suis allé voir le match PSG-Chelsea en ligue des champions, et avec un copain journaliste, on discutait du match, de ce qu’il faisait, je lui ai dit que j’aimais bien son commentaire et que cela me plairait d’être à ses côtés et sentir comment il commente, connaître les coulisses. Deux mois après, il m’a rappelé pour me dire "j’ai une surprise à te faire", moi j’avais oublié, je pensais qu’on avait parlé comme ça mais que ça allait être vachement compliqué. J’étais super heureux, et je dois avoir une bonne étoile, deux jours avant ce match France-Belgique il m’a dit que je commenterai avec lui : on devait être à trois, le duo habituel de commentateurs et moi à côté, je devais peu parler, mais son collègue avait un empêchement personnel et que nous serions tous les deux à l’antenne, ça me donnait un temps de parole important. Question : Comment commentes-tu un match ? Yvan Wouandji : Forcément, quand tu ne vois pas, tu dois t’appuyer sur autre chose. J’ai mis l’accent sur les clubs, les anecdotes sur les joueurs, les statistiques de jeu, ça a cartonné. Quand un joueur belge a marqué, deux fois, j’ai précisé que c’étaient ses 13e et 14e buts en compétition internationale. En vrai, on s’en fiche un peu, pourtant en fait c’est très important parce que ce n’est pas un buteur mais un milieu de terrain, il était donc étonnant qu’il marque deux fois. J’ai parlé du nombre élevé de sélection de jeunes joueurs, ce qui surprend l’auditeur qui apprend des informations. J’ai donné mon ressenti sur le match, anticipé sur d’éventuels changements, pour moi ça a bien marché. C’était un vrai risque, un pari, on s’est dit qu’on ferait autre chose ensemble. Des auditeurs ont appelé la radio après le match, beaucoup ne savaient pas j’étais aveugle. Question : Ta troisième carrière c’est la politique ? Yvan Wouandji : On a obtenu la médaille d’argent en cécifoot aux Jeux Paralympiques de Londres en 2012, c’est quelque chose d’énorme dans la vie d’un sportif. Au retour, on a été reçu par le Président de la République, la presse en a parlé et les gens qui ne connaissaient pas le cécifoot l’ont appris. Alors les politiques m’ont sollicité, d’abord le maire de Rosny-sous-Bois, Claude Capillon, qui m’a remis la médaille de la ville, on a discuté et il voulait que j’adhère à son parti [Les Républicains ex-UMP] mais je suis plus Parti Socialiste, progressiste... Et j’ai rencontré Raphaël Bouton [militant sourd, conseiller municipal de Rosny-sous-Bois et suppléant de la députée socialiste Élisabeth Pochon], j’ai eu un coup de coeur pour son parti. Au-delà de la politique, c’est pour faire avancer le handicap dans ma ville, en faisant des démonstrations sur la cécité, parler de l’ouverture aux autres, de la tolérance. J’ai adhéré au PS, été impliqué lors de la campagne pour les élections municipales l’an dernier, on n’a pas été élus mais c’était une belle expérience. Question : Tu as envie d’aller plus loin ? Yvan Wouandji : Oui. Ce qui est bien avec la politique, c’est que tu peux donner tes idées, et il y aura forcément des gens qui seront avec toi. Tout le monde ne va pas partager tes opinions, tes idées, mais je sais que certains les partagent. C’est un côté un peu collectif, tu ne te sens pas seul, tu es écouté, supporté, ça m’a donné envie, prôner l’union, dire aux gens qu’il faut s’aimer, que l’immigration n’est pas un fléau. Il y a des gens qui ne sont pas nés ici mais qui ont contribué à l’évolution de la France, qui sont dans ce pays depuis quarante ans et on n’a pas forcément à leur dire qu’il faut qu’ils rentrent chez eux. Question : C’est ton histoire familiale ? Yvan Wouandji : Pas la mienne, mais j’ai suivi pas mal d’interviews, d’émissions télé, à travers différents témoignages je me suis vu dedans, j’y ai retrouvé ma famille. Je suis né au Cameroun il y a 22 ans, venu en France à l’âge de 10 ans parce que j’étais aveugle, pour me faire soigner. C’est très compliqué aujourd’hui de venir en France si tu es malade, parce que les autorités disent que c’est un prétexte, et une maladie n’est pas toujours facile à prouver, du coup elles pensent que c’est un prétexte pour s’évader. Question : Tu es retourné au Cameroun ? Yvan Wouandji : Oui, plusieurs fois, pour les vacances. J’ai fait des interviewes télé là-bas, pour parler du sport, du handicap, parce qu’en Afrique, le handicap c’est encore compliqué à traiter, à analyser. L’épanouissement des personnes en situation de handicap est compliqué, l’accessibilité est difficile, ainsi que pour accéder à l’éducation, l’école... Yanous – Actu – novembre 2015

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSA

12-A) FFAC (FEDERATION FRANCAISE DES ASSOCIATIONS DE CHIENS GUIDES) : COMPTE-RENDU DE LA REUNION DE L’OBAC DU 19 NOVEMBRE 2015

Pour cette deuxième rencontre de l’année 2015, la Confédération de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs, l’Union Nationale des Taxis, la Fédération des entreprises du Commerce et de la distribution, l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie, la RATP, l’Association Tourisme et Handicap, Disneyland Paris et la Fédération des Fromagers de France se sont engagés aux côtés des chiens guides et leurs maîtres à se réunir afin de travailler sur plusieurs projets : Informer :
- Créer des process d’information et de formation pour tous.
- Concevoir des documents de référence pour l’accessibilité des maître de chiens guides d’aveugles et chiens en éducation.
- Mettre en place des actions de communication en direction des entreprises, des institutions et les pouvoirs publics afin de promouvoir le mouvement chien guide et les droits des personnes déficientes visuelles.

Accueillir :
- Travailler avec les entreprises et les institutions pour un meilleur accueil et l’orientation des personnes déficientes visuelles dans leurs locaux.

Sensibiliser :
- Répertorier et valoriser les bonnes pratiques en matière d’accès des chiens guides et de leurs maîtres.
- Impliquer les institutions par le biais d’évènements officiels et de campagnes ciblées.

L’apposition du pictogramme favorisant l’accès des chiens guides Le premier pictogramme favorisant l’accès des chiens guides d’aveugles et d’assistance dans tous les ERP, Établissements Recevant du Public, a été apposé à l’occasion de la 4ème semaine du chien guide, le 22 septembre 2015. Voici les photos de l’événement : https://www.youtube.com/watch?v=tm_... Pour rappel, ce pictogramme a fait l’objet de plusieurs réunions entre l’ANMCGA et la Délégation Ministérielle à l’Accessibilité et d’une normalisation AFNOR. Une campagne de communication faisant la promotion de ce pictogramme avait été pensée lors de la précédente réunion de l’OBAC en mai 2015. Une étude doit être réalisée par l’Union Nationale des Taxis pour cibler le format du picto et l’endroit où l’apposer (pare-brise avant, arrière, vitres de côté). La Fédération des Fromagers de France a commandé 600 pictogrammes qu’elle enverra début décembre à ses adhérents en boutique et dont elle fera la promotion dans son magazine interne. Disneyland Paris souhaiterait adapter le pictogramme afin d’ajouter le message « sauf chiens guides d’aveugles et d’assistance » en anglais car la population visitant les parcs est à 50% de nationalité étrangère. Au-delà du pictogramme, une sensibilisation des 15 000 salariés de Disney doit être mise en place afin de ne plus rencontrer de problèmes d’accès des chiens guides. La RATP a pour projet d’apposer le pictogramme sur tous les bus et tramways, au format réduit. Les projets 2016 de l’OBAC L’Observatoire de l’Accessibilité des Chiens guides d’aveugles a un premier rôle d’observateur des bonnes et mauvaises actions liées à l’accès des maîtres et de leurs chiens guides. L’ANMCGA recense chaque année les cas de refus non résolus des utilisateurs et apporte son aide en contactant les organisations et en les informant de la législation pour l’accès des chiens guides. Une enquête envers les personnes déficientes visuelles sera menée au premier semestre 2016 afin de connaitre les freins et les leviers à l’information sur le chien guide d’aveugle pour les personnes déficientes visuelles auprès de trois cibles :
- les personnes déficientes visuelles,
- les maîtres de chiens guides,
- les professionnels de santé. Les résultats de l’enquête mèneront à la création d’une boîte à outils à destination des organismes professionnels pour favoriser l’information aux équipes de terrain afin de les sensibiliser au bon accueil des chiens guides et de leurs maîtres. Une bande-dessinée sur le chien guide sortira en 10 000 exemplaires au premier semestre 2016 accompagnée de fiches pédagogiques pour les professeurs. Des interventions dans les salons professionnels pourront être organisées pour présenter le chien guide et ses avantages. Elles pourront être réalisées par les ambassadeurs du mouvement chien guide. Pour rappel, l’ANMCGA et l’AFH2A, Association de Formation aux métiers du Handicap visuel par l’Aide Animalière, ont mis en place une formation des ambassadeurs du mouvement chien guide à destination des maîtres de chiens guides, familles et d’accueil et toute personne amenée à communiquer sur le chien guide lors de sensibilisations dans les écoles, entreprises et auprès des institutionnels. L’OBAC orientera ses actions vers l’accès du chien en éducation, nouvellement concerné par l’ordonnance du 26 septembre 2014 : « L’accès aux transports, aux lieux ouverts au public, ainsi qu’à ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative est autorisé aux chiens guides d’aveugle ou d’assistance accompagnant les personnes titulaires de la carte d’invalidité prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles ou de la carte de priorité pour personne handicapée prévue à l’article L. 241-3-1 du même code ou la personne chargée de leur éducation pendant toute leur période de formation. » En effet, les familles d’accueil rencontrent aussi des problèmes d’accessibilité au quotidien. L’Observatoire renforcera également sa communication auprès des entreprises de sécurité pour pallier aux problèmes d’accès face aux vigiles et agents de sécurité des supermarchés et centres commerciaux. Disneyland Paris travaille régulièrement avec des entreprises de sécurité et communiquera ses contacts.

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12-B) UNAKAM FRANCE SIGNATAIRE DU COMMUNIQUE : « KINESITHERAPIE HOSPITALIERE EN PERIL ! LE GOUVERNEMENT SAURA-T-IL ECOUTER LE CRI D’ALERTE DE LA PROFESSION ?

Les établissements de santé souffrent depuis des années d’un manque dramatique de masseurs-kinésithérapeutes. En 25 ans, la moitié d’entre eux a délaissé les hôpitaux. Les rares centres hospitaliers disposant d’un plein effectif ont recours à des efforts budgétaires conséquents, à de l’intérim ou à des kinésithérapeutes étrangers. Plus grave, des postes vacants sont pourvus par d’autres professions qui parfois sont hors du champ des professions de santé réglementées et pratiquent illégalement la Masso-Kinésithérapie.

En cause, le délaissement total des masseurs-kinésithérapeutes hospitaliers et médico sociaux tant publics que privés par l’État : les grilles de rémunération obsolètes sont en total décalage avec la réalité du marché du travail et avec le niveau de formation et de responsabilité des kinésithérapeutes.

Pourtant, les kinésithérapeutes salariés ont un rôle crucial dans nos établissements de santé. Ils sont garants de l’évaluation, du maintien ou de la restauration, des capacités physiologiques, gestuelles et fonctionnelles concourant à l’état de santé et à l’autonomie des patients. La présence des kinésithérapeutes est essentielle au bon fonctionnement des services, notamment en réanimation, en chirurgie, en médecine, en rééducation et SSR, en gérontologie ou en pédiatrie. Dans les faits, les kinésithérapeutes salarié :
- sont rémunérés en début de carrière à hauteur de 1,05 SMIC ;
- n’ont pas ou peu de perspectives de carrière ;
- souffrent d’un sous-effectif chronique et croissant, les obligeant à ne répondre qu’à l’urgence du moment avec impact délétère pour la qualité des soins et la satisfaction au travail ;
- ne peuvent plus assurer correctement la formation des étudiants, qui éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver des lieux de stage en établissements de santé ;
- ne peuvent dégager du temps pour contribuer efficacement aux protocoles de recherche, et d’amélioration des pratiques ;
- sont confronté à des rigidités organisationnelles ou statutaires de moins en moins compatibles avec leurs attentes professionnelles… Dénonçant avec force et conviction cette situation, qui, compte tenu de la vacance de nombreux postes de kinésithérapeutes dans les établissements, remet en cause l’égalité à l’accès aux soins sur l’ensemble des territoires, la profession unie et les organisations signataires demandent à Madame la Ministre :
- La réalisation d’une enquête ou d’un rapport IGAS sur les besoins en kinésithérapie dans les structures de soins, et la place des masseurs-kinésithérapeutes dans le parcours de santé ;
- L’ouverture immédiate de réflexions sur les missions, rôles, carrières et sur les organisations de soins des kinésithérapeutes hospitaliers ;
- L’ouverture rapide, dans tous les secteurs, de négociations pour une revalorisation et une refonte des grilles salariales des kinésithérapeutes. Contacts presse :
- Alizé, Didier Lantz, didier.lantz@alize-kine.org - 06 61 44 09 41 ;
- CFDT, Elisabeth Richard, Elisabeth.Richard1@univ-brest.fr ;
- CFTC, Monique Bedel, mbedel@chcn.net - 06 63 78 93 01 ;

Les représentants de la profession, Le 24 novembre 2015

CGT Santé et Action Sociale, Frédérique Lecocq, frederique.lecocq@lrb.aphp.fr - 06 85 13 41 07 ;

-  CFE-CGC SNKS, Christophe Dinet, cdinet@chu-besancon.fr ;

-  Collège National de la Kinésithérapie Salariée (CNKS), Daniel Michon, d.michon@hopitaux-st-maurice.fr - 06

03 07 35 14 ;

-  Conseil National de l’Ordre des Masseur-Kinésithérapeutes, Franck Gougeon, franck.gougeon@ordremk.fr -

01 46 22 32 97 ;

-  Fédération Française des Masseur-Kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMKR), Daniel Paguessorhaye, d.paguessorhaye@ffmkr.org ;
-  Force Ouvrière, Bernard Moréno, b-moreno@chu-montpellier.fr - 07 88 01 40 42 ;

-  Syndicat National des IFMK (SNIFMK), Philippe Sauvageon, philippe.sauvageon@ifmk-marseille.fr

-  SUD Santé-Sociaux, Jean Vignes, jvignes@sudsantesociaux.org ;

-  Union Nationale des masseurs-kinésithérapeutes aveugles et malvoyants (UNAKAM), Hortense Jean-Elie, unakam.asso@free.fr ;
-  UNSA Santé et Sociaux, François-Régis Sarhan : fr.sarhan@orange.fr - 06 76 74 63 22 ;

-  Union Nationale des Syndicats de Masseurs Kinésithérapeutes Libéraux (SNMKR/OK), Stéphane Michel, president@snmkr.fr - 06 22 16 13 24

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) AUDIOLIVRE : SUR LA TENTATIVE D’UN JOURNALISTE AVEUGLE QUI A TENTE DE VIVRE SANS INTERNET

Un nouvel audiolivre, intitulé « Off the Grid : Living Blind without the Internet », est le récit du journaliste Robert Kingett, qui a tenté de s’adapter à la cécité sans l’aide d’Internet. Le livre décrit ses expériences à la première personne, y compris une lutte avec une radio FM, le raccordement à une ligne de téléphone fixe et le périple de s’adapter à une toute nouvelle vie pour une personne qui n’a jamais été déconnectée du World Wide Web. Pour en savoir plus : http.//www.audible.com/pd/science-t...

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15-B) BLIND LEGEND, UN JEU POUR TOUS

Lancé en octobre 2015, ce jeu pour téléphone mobile met aux prises un chevalier errant aveugle confronté à une ribambelle d’aventures et de méchants pour retrouver sa femme captive, sans image mais dans une remarquable mise en espace sonore.

Présentation par ses créateurs Un jeu vidéo sans image, ce n’est pas inédit, mais encore très original : "C’est justement cet aspect qui nous a plu, explique Pierre-Alain Gagne, fondateur et gérant du studio de création « Dowino ». Mais aussi de se dire que le jeu vidéo est la première industrie culturelle mondiale et que contrairement aux livres, aux films, c’est la seule qui ne soit pas ou très peu accessible aux personnes non voyantes. On s’est dit qu’il y avait certainement quelque chose à faire pour amener un jeu ambitieux à ces personnes-là. Et que d’un autre côté, s’il était ambitieux, il plairait aussi aux joueurs traditionnels parce que c’est une expérience sensorielle inédite et innovante que d’avoir à se passer de la vue pour jouer à un jeu vidéo. Pour nous, c’était également une façon de sensibiliser le grand public au handicap visuel en se mettant dans la peau d’un chevalier aveugle."

Lors de l’élaboration de A Blind Legend ("Une légende aveugle"), Dowino a regardé ce qui s’était fait précédemment, tel le jeu « La malédiction » : Il était pas mal, mais pas en son 3D binaural et pas aussi poussé que ce que l’on a réalisé, poursuit Pierre-Alain Gagne. On a regardé aussi Papa Sangre sur mobile, qui est en binaural et constitue notre modèle en termes de qualité sonore. Mais de manière générale, on a constaté que c’était souvent des jeux de repérage et pas des jeux d’action, de combat, d’aventure, avec un scénario, de l’interaction. Ça n’existait pas, parce que c’est assez complexe sans image, on a voulu relever ce challenge."

Et pour cela créer une histoire. "On s’est inspiré de la littérature médiévale, précise Jérôme Cattenot, directeur artistique. Tout ce qui rappelle la matière de Bretagne, la légende du roi Arthur, Perceval, beaucoup plus que les univers d’heroic fantasy du type Seigneur des anneaux. On avait envie de créer une atmosphère assez réaliste, même s’il y a des choses un peu étranges dans les situations, les personnages."

Un manieur d’épée aveugle, cela rappelle le mythique samouraï aveugle japonais Zatoichi, popularisé dans de nombreux films des années 60, une série télévisée, des mangas et plus récemment un film réalisé en 2003 par Takeshi Kitano. "Ce n’est pas un film qu’on a pris en référence, poursuit Jérôme Cattenot, parce qu’il repose beaucoup sur le combat, mais c’est un personnage qui a une manière de se battre assez chorégraphique, époustouflante, troublante, qui nous a inspiré pour le moteur de combat, dans la manière dont le joueur va d’un seul coup terrasser un adversaire. Ça nous vient un peu de Kitano, de Zatoichi."

"S’il a été imaginé au départ comme un jeu pour aveugles, Blind Legend a très rapidement été conçu comme un jeu pour tous. Tout permet de jouer de manière très simple, l’interface est uniquement sonore, on utilise l’écran du téléphone pour glisser le doigt dans différentes directions pour marcher, tourner, donner des coups d’épée, pour se protéger. On peut jouer dans le bus, dans le métro, dans son lit, il suffit d’avoir un bon casque stéréo et même s’il y a un peu de bruit autour, l’ambiance du jeu est très enveloppante, très immersive."

Mais pourquoi la radio France Culture, que l’on n’imagine pas spontanément sur le terrain du jeu vidéo, s’est-elle intéressée à Blind Legend au point d’en devenir partenaire ? "Simplement parce que c’est une histoire, explique Florent Latrive, délégué aux nouveaux médias. Nous avons un département qui s’occupe de fiction radiophonique, traditionnellement. Dans ce département, des réalisateurs ont l’habitude de faire du casting d’acteurs, de travailler sur le son, et là c’est ce qui s’est passé. Un réalisateur a dirigé les acteurs pendant toute la production du jeu, un exercice à la fois très proche de la radio et aussi éloigné puisque ce n’est plus de l’antenne mais un jeu vidéo. Le deuxième aspect, c’est aussi le son en lui-même, qu’un jeu vidéo soit uniquement sonore nous a intéressé d’autant que nous travaillons sur des expérimentations autour du binaural qui est un son 3D dont l’écoute au casque est totalement immersive, pour de nouvelles formes de récits."

Comme pour la fiction radiophonique La guerre des mondes ou la série Sur les bancs. " Plus ça va, reprend Florent Latrive, plus les réalisateurs de fiction radiophonique travaillent et s’approprient ces outils qui demandent une écriture spécifique parce qu’évidemment, c’est ça qui est passionnant, on n’écrit pas de la même façon pour une fiction radiophonique classique, en stéréo par exemple, qu’on écrit pour une fiction en binaural où les effets recherchés, les modes d’écriture, l’intervention des acteurs, ne se font pas de la même manière."

Blind Legend est téléchargeable gratuitement, ce qui veut dire que l’éditeur ne gagnera pas directement d’argent par le téléchargement. Encore que : "L’idée, c’était de financer le jeu en amont, conclut Pierre-Alain Gagne. C’est pour cela que l’on a fait une campagne de financement participatif qui nous a permis de lever 40.000€ et de nous faire connaître de partenaires comme France Culture, le Centre National du Cinéma, la région Rhône-Alpes, qui ont soutenu le projet financièrement. Le jeu est certes téléchargeable gratuitement, par contre il y a un système d’achat de vies : quand on perd une vie, on attend une vingtaine de minutes ou on peut acheter un pack de vies supplémentaires. Cela permet aux gens impatients de nous soutenir aussi et de maintenir le jeu parce qu’il y a forcément des frais de maintenance, de mise à jour, de serveur qui sont assez élevés." Au total, l’élaboration de Blind Legend représente un budget de près de 300.000€, à prix coûtant, sans que leurs designers comptent leurs heures. Aux gamers de ne pas compter les leurs !

Yanous Actu - Laurent Lejard, novembre 2015.

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15-C) LES NOUVEAUTES DE LA CITE

La Cité de l’Architecture et du patrimoine vous a préparé un programme, en journée comme en soirée, qui vous fera voyager dans des villes du monde entier et qui vous fera expérimenter des univers architecturaux encore inexplorés !

La rentrée commence avec deux expositions phare autour des grands architectes Renzo Piano et Le Corbusier.

La première exposition temporaire s’intéressera à La Méthode "Piano". Renzo Piano manie l’art de construire et d’assembler : de la plus haute tour d’Europe sur une gare londonienne au petit bâtiment inséré dans un îlot parisien en passant par le développement d’un éco-quartier dans le nord de l’Italie à Trente. L’exposition tente de percer le secret de fabrique de Renzo Piano qui a su développer avec ses équipes un véritable laboratoire d’œuvres et d’idées.

La seconde exposition temporaire, Chandigarh : 50 ans après Le Corbusier, étudie le devenir d’une ville après la main et la mort de l’architecte. Nouvelle capitale du Penjab conçue par l’architecte après l’indépendance de l’Inde, Chandigarh a été progressivement vécue, appropriée et revue par ses habitants. L’exposition s’interroge sur le devenir de la modernité corbuséenne, questionne le projet initial de Le Corbusier et fait l’éloge de la créativité de sa population. Une première visite guidée est organisée le samedi 5 décembre 2015 à 11h15 pour les visiteurs individuels aveugles et malvoyants !

La rentrée se poursuit avec un cycle de nocturnes mêlant l’architecture à d’autres arts et pratiques artistiques.

Visites guidées dans les expositions temporaires Samedi 5 décembre 2015 à 11h15 Visite descriptive de l’exposition "Chandigarh : 50 ans après Le Corbusier" À destination des aveugles et malvoyants Samedi 5 décembre 2015 À 11 H 15 Chandigarh est une ville du Nord de l’Inde, créée par le grand architecte Le Corbusier, à la demande de Nehru et de l’administration indienne. L’exposition vous emmène à la découverte de cette ville construite il y a plus d’un demi-siècle, tout en interrogeant le mode de vie des habitants et leur appropriation de Chandigarh aujourd’hui. La visite sera une véritable découverte de la ville notamment grâce à des dessins, des extraits de films et objets originaux qui seront décrits, ainsi que des maquettes qui pourront exceptionnellement être touchées. Durée de la visite : 1h30 Tarif : 5€ La gratuité est accordée à l’accompagnement dont la présence est vivement conseillée.

Infos de la Cité de l’architecture et du patrimoine

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15-D) TOURISME POUR LA COMMUNAUTE AVEUGLE ET DEFICIENTE VISUELLE AU SRI LANKA

Le Conseil Catholique pour les Aveugles du Sri Lanka est heureux d’annoncer une nouvelle étude pratique pour l’organisation d’une visite guidée du Sri Lanka par des personnes aveugles et malvoyantes. Le Conseil recherche des touristes aveugles et malvoyants du monde entier pour participer à cette visite d’étude prévue pour le mois d’avril ou mai 2016. Ils devront ensuite donner leur avis et raconter leur expérience lors d’un symposium prévu à l’issue du voyage. Les articles techniques rédigés par étudiants et professionnels sont aussi bienvenus pour la préparation du symposium. Les conclusions de ce symposium seront documentées et utilisées à l’occasion d’études touristiques ultérieures consacrées aux aveugles et aux malvoyants. Le coût du voyage est abordable pour le touriste occidental moyen et des aides sont attendues pour financer un certain nombre de frais, y compris de la part des hôteliers du Sri Lanka. Pour en savoir plus concernant ce voyage d’étude et/ou y participer, envoyez un e-mail à slccb20100@gmail.com.

Bulletin de l’UMA – octobre 2015

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