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Confédération Française pour
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Bulletin du 29 septembre 2017

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2017-09 – du 29 Septembre 2017

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SOMMAIRE

ÉDITORIAL

Décret d’application pour la loi numérique, directive européenne pour les sites web, revalorisation de l’AAH, adaptation des livres scolaires et universitaires, ordonnances de la loi travail, les sujets sur la table ne manquent pas en cette rentrée.

En effet, Les rencontres se sont accélérées avec nos partenaires institutionnels. Outre les réunions du Comité d’Entente et du CNCPH qui ont repris activement, j’ai participé, au nom des personnes déficientes visuelles, à une rencontre chez le Défenseur des Droits et à une réunion de travail à l’Élysée avec la conseillère Solidarité Santé du Président de la République.

Chez le Défenseur des Droits j’ai pu renouveler mes remerciements pour les décisions prises en notre faveur, concernant le droit à l’accessibilité numérique et les questions liées à la signature devant notaire pour les déficients visuels. Sur ces derniers points, j’ai, bien évidemment, précisé que nous attendions maintenant les suites qui seront données par la chambre syndicale des notaires et les administrations concernées.

A l’Élysée, il a été question, notamment, des contrats aidés, de l’AAH, de la scolarisation, du numérique, des livres adaptés. Là encore, j’ai pu au nom de notre confédération, souligner le besoin indispensable de faire paraître au plus vite le décret que nous attendons pour l’application de la Loi Numérique, et j’ai revendiqué notre volonté d’être associés à la rédaction de ce décret, comme nous l’étions avec l’ancienne équipe gouvernementale. J’ai encore insisté sur la nécessité de se battre dans les discussions actuelles, au niveau national et européen, pour introduire les petites et moyennes entreprises dans le champ de la loi. Par ailleurs, j’ai eu l’opportunité d’expliquer toute l’importance de l’adaptation des livres scolaires et universitaire à l’intention de nos jeunes. Au nombre des revendications qui sont portés par la CFPSAA, nous voulons des centres d’adaptation qui soient reconnus et soutenus par les pouvoirs publics.

Les activités au-delà de nos frontières sont aussi à l’ordre du jour pour la CFPSAA puisque nous avons représenté la France au sein du Comité de liaison de l’Union Européenne des Aveugles et comme vous le verrez un peu plus loin dans ce bulletin, cette instance a une influence qui se renforce chaque jour pour faire bouger les lignes de la législation européenne et c’est indispensable. Bien que récentes, les vacances semblent déjà bien loin et même si nous les avons appréciées, nous sommes heureux d’une reprise active et que j’espère efficace. J’ai l’habitude de vous dire que les chantiers sont longs et demandent toute notre persévérance. Dans ce monde en mutation, je le confirme avec l’impression que cela est plus vrai que jamais. Vous espérant tous en forme en cette rentrée !

Bien fidèlement

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) MODIFICATION DE L’ARRÊTÉ CÉCOGRAMME SIGNÉE PAR LE MINISTRE

Grâce au travail et la persévérance d’Olga Faure-Olory (HandiCapZéro) et de Sylvain Nivard (GIAA), auprès du Ministère de l’Économie et des Finances, la définition des Cécogrammes s’est encore améliorée et sont inclus désormais l’ensemble des formats permettant d’adapter les ouvrages pour les rendre accessibles aux personnes malvoyantes. Cela concerne les livres en noir qui sont expédiés entre une association agréée et l’un de ses membres, si le livre en noir est nécessaire à l’association pour adapter l’ouvrage. Cela supposait la modification d’un arrêté ministériel datant de 2009 et c’est ce point précis qu’Olga Faure-Olory et Sylvain Nivard, au nom de la CFPSAA ont obtenu.

Ci-dessous : extrait du courrier officiel du Ministre de l’Économie et des Finances adressé le 24 août 2017 à Edouard Ferrero, Président de la CFPSAA :

« Vous avez bien voulu appeler mon attention sur votre demande d’élargir le périmètre de la franchise postale afin d’y inclure l’ensemble des formats de documents permettant d’adapter les ouvrages pour les rendre accessibles aux personnes malvoyantes. Cela suppose de modifier l’arrêté ministériel du 2 janvier 2009 relatif aux conditions d’envoi de cécogrammes à titre gratuit en envoi ordinaire ou en recommandé compris dans l’offre de services postaux nationaux et transfrontaliers. Avec le souci de faciliter l’accès à la lecture et la culture aux personnes déficientes visuelles, j’ai le plaisir de vous informer que j’ai décidé de retenir cette proposition et de modifier l’arrêté ministériel du 2 janvier 2009 relatif aux conditions d’envoi de cécogrammes. En conséquence, le périmètre de la franchise postale sera étendu à l’ensemble des formats permettant l’adaptation des ouvrages aux malvoyants, à compter du 1er octobre 2017 »

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1-B) LA CFPSAA À L’UEA

Le Comité de liaison de l’Union Européenne des aveugles (UEA) s’est réuni du 15 au 17 septembre dernier et ce rendez-vous annuel permet aux pays membre de l’UEA de se rencontrer, d’échanger et de consolider des liens pour fédérer un travail d’harmonisation et tendre vers une égalité des droits des personnes déficientes visuelles en Europe. La CFPSAA représente la France au sein de cette instance et nous y étions donc présents. Le Comité de liaison permet de faire le point sur l’année écoulée et de présenter les orientations prévues. Les grands thèmes ont porté, entre autres, sur la mise en œuvre de la directive européenne pour l’accessibilité des sites web et des applications mobiles, les campagnes telles que celles visant les véhicules silencieux ou l’accessibilité des ascenseurs, les droits sociaux au niveau européen. Un point complet a également été présenté sur la procédure de ratification du traité de Marrakech (visant à faciliter l’accès des personnes aveugles aux œuvres imprimées, à travers le monde). Rappelons que l’UEA effectue un travail de lobbying exceptionnel auprès des institutions de l’union et qu’elle y est de plus en plus reconnue par la Commission Européenne.

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2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) CIH (COMITÉ INTERMINISTÉRIEL DU HANDICAP), QUELS ENGAGEMENTS DU GOUVERNEMENT POUR CE QUINQUENNAT ?

« Le gouvernement lance un travail approfondi qui débouchera sur des plans d’action ministériels d’ici le début de l’année 2018 », affirme le Premier ministre. Le 20 septembre 2017, Édouard Philippe est intervenu lors du Comité interministériel du handicap (CIH), en présence de Sophie Cluzel, secrétaire d’État en charge du handicap. L’occasion de rappeler les priorités du quinquennat et d’annoncer les divers engagements à venir en faveur du handicap. Parmi eux, l’augmentation de l’AAH (Allocation adulte handicapé) de 90 euros d’ici 2019 a été annoncée en fin de matinée CINQ THÉMATIQUES DISTINCTES Quels objectifs exposés à l’occasion de cette réunion ? M. Philippe souligne cinq grands sujets : « accéder à ses droits plus facilement », « être accueilli et soutenu dans son parcours, de la crèche à l’université », « accéder à un emploi et travailler comme les autres », « vivre chez soi et se maintenir en bonne santé » et « être acteur dans la cité : s’y déplacer, accéder aux loisirs, au sport et à la culture ». De grandes thématiques définies par une liste d’engagements et de moyens d’actions, eux-mêmes répertoriés dans un dossier de presse à consulter en ligne (en lien ci-dessous). MODERNISATION NÉCESSAIRE POUR L’ACCÈS AUX DROITS En matière d’accès aux droits, le Premier ministre répertorie les objectifs qui devraient ponctuer le quinquennat, en plus de l’augmentation de l’AAH. Il promet, entre autres, de simplifier le fonctionnement des MDPH et d’améliorer les délais de réponse, de renforcer l’accessibilité électorale ainsi que l’accessibilité numérique des services publics, mais également de développer l’emploi du langage facile à lire et à comprendre (FALC) dans les administrations publiques, grâce à des traductions automatisées. Pour illustrer cette idée de simplification, il est annoncé que les outils de traitement des demandes des MDPH devront être modernisés et que les 10 sites internet publics les plus utilisés seront rendus entièrement accessibles. Le gouvernement promet par ailleurs, dans son dossier de presse, la mise en place de 200 partenariats MDPH-maisons de services au public dans 50 départements à l’horizon 2022. ADAPTER L’ÉCOLE ET L’OFFRE CULTURELLE Sophie Cluzel a de son côté souligné l’importance de l’accès à l’école pour tous. « Mon ambition sera de contribuer à la scolarisation effective des enfants en situation de handicap à travers un accompagnement adapté permettant un continuum vers les activités périscolaires et extrascolaires », a-t-elle déclaré, évoquant par ailleurs l’enjeu majeur que constitue « l’accès à l’enseignement supérieur et la montée du niveau de formation et de qualification pour les jeunes en situation de handicap ». Parmi les moyens d’action énoncés pour atteindre ces objectifs, le gouvernement cite le développement de la formation pour les enseignants, la numérisation des supports pédagogiques, l’adaptation de l’offre culturelle et sportive et le renforcement de la formation sur le handicap pour les professionnels de la petite enfance. Un expert handicap devrait également être nommé au sein du futur Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche artistique et culturelle. En ce sens, le gouvernement dit également s’engager à créer 250 unités localisées pour l’inclusion scolaire dans les lycées en 5 ans. GARANTIR L’ACCÈS À L’EMPLOI Incitations à l’embauche, effort pour l’apprentissage, formation des demandeurs d’emploi, mobilisation des services publics… En matière d’emploi, il reste encore beaucoup à faire. Pour faciliter l’embauche et réduire l’écart entre le taux de chômage des personnes handicapées et celui des personnes valides, plusieurs mesures ont été évoquées le 20 septembre : « perfectionner les outils de pilotage afin de mieux évaluer l’impact des politiques publiques sur l’emploi des travailleurs handicapés », « simplifier le dispositif de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) en s’appuyant sur un dialogue social rénové », « rénover le secteur adapté », « mobiliser les départements statistiques des ministères sociaux pour alimenter le tableau de bord de l’inclusion », etc. Côté chiffres, le gouvernement dit vouloir accueillir au moins 6% d’apprentis en situation de handicap dans le secteur public et déployer une démarche d’accompagnement global et combiné, portée par les professionnels de l’éducation, de l’emploi et du médico-social. LE CHEZ SOI POUR TOUS, LES SOINS ACCESSIBLES Autre thématique abordée à l’occasion du CIH : l’accessibilité au logement et aux services médico-sociaux. Dans ce domaine, les objectifs à 5 ans énoncés par M. Philippe et Mme Cluzel sont variés : « améliorer l’attribution des logements locatifs sociaux aux personnes handicapées », « développer l’habitat inclusif », « favoriser l’adaptation des logements privés », « réduire le nombre d’hospitalisations évitables », « améliorer le statut des aidants », « développer la prévention en santé »… Pour ce faire, Matignon énumère une vingtaine de moyens d’action. Parmi eux, la généralisation d’une démarche « réponse accompagnée pour tous » d’ici à 2018, qui mobiliserait l’ensemble des acteurs territoriaux de la politique du handicap (financeurs, gestionnaires MDPH…) en vue de « sortir d’une logique de places pour entrer dans une logique de parcours accompagné et garantir l’effectivité des orientations ». PLUS DE SPORT ET DE LOISIRS Sujet également abordé par le Premier ministre, l’accès aux loisirs, au sport et à la culture devrait faire l’objet de différentes réformes. Qu’il s’agisse de se déplacer, de pratiquer un sport ou d’accéder aux infrastructures culturelles, de nombreux engagements sont énoncés : « rendre accessible la pratique d’activité physique et sportive dans le milieu scolaire ou médico-social », « renforcer l’offre éducative dans les établissements scolaires », « créer de nouvelles offres de service à travers des partenariats avec des startups qui interviennent dans le domaine du tourisme accessible », « mobiliser les acteurs de l’audiovisuel public sur l’accessibilité des programmes et la représentation des personnes en situation de handicap »… Un vaste chantier qui vise à « développer l’accessibilité à l’offre culturelle dans toutes ses dimensions ». Handicap.fr – 21 septembre 2017 Retour sommaire

2-B) AAH : PLUS 50 EUROS EN 2018 PUIS 40 EN 2019

L’augmentation de l’Allocation adulte handicapé (AAH) à taux plein atteindra un maximum de 90 euros par mois mais pas avant 2019. Cette hausse se fera en deux temps, avec une première augmentation de 50 euros dès novembre 2018 et une seconde de 40 euros à partir de novembre 2019. L’allocation sera donc de 860 euros au 1er novembre 2018 et de 900 euros au 1er novembre 2019. Elle sera réindexée le 1er avril de chaque année. Cette info que tous attendaient depuis l’arrivée du gouvernement d’Emmanuel Macron en mai 2017 a été dévoilée par Edouard Philippe le 20 septembre 2017 ; il réunissait à Matignon quelques ministres concernés par la question du handicap à l’occasion du premier Comité interministériel du handicap (CIH) de son quinquennat. En deux étapes : Cette revalorisation devrait permettre à 34 000 nouveaux allocataires de percevoir l’AAH. Augmenter de 100 euros l’AAH était l’une des promesses du candidat Macron qui avait déclaré, durant sa campagne, vouloir faire du handicap l’une de ses priorités. L’AAH est à ce jour de 810,89 euros. Le compte n’est donc pas tout à fait bon. « Le président de la République a souhaité que l’on aille très vite sur la revalorisation de l’Allocation adulte handicapé et que nous ne soyons pas dans un étalement dans le temps à l’échelle du quinquennat », avait par ailleurs déclaré Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat en charge du handicap, lors de sa première allocution devant les membres du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) le 19 juin 2017. Il y aura pourtant deux étapes, ce que redoutaient les personnes et associations concernées (article en lien ci-dessous).

Sous le seuil de pauvreté : Même si ce coup de pouce booste le montant de l’AAH qui n’avait augmenté que d’une cinquantaine d’euros durant le quinquennat Hollande, ses bénéficiaires continuent de réclamer une allocation au moins égale au seuil de pauvreté fixé à 1 008 euros en France. L’Association des paralysés de France (APF) demande même l’équivalent du SMIC, soit 1 153 euros net en 2017. Ils sont surtout vent debout en faveur d’un revenu individuel qui serait désindexé des revenus du conjoint (ils sont pris en compte dans le calcul de l’AAH et, dès lors que les revenus du conjoint sont supérieurs à 2 000 euros, l’allocataire perd son AAH), ce qui contraint certains couples à vivre leur relation dans la dépendance, la clandestinité ou à y renoncer. Ce « prix de l’amour » nourrit, depuis de nombreuses années, l’amertume des ayants-droits. Un autre combat que les parties concernées ne semblent pas prêtes à lâcher.

Handicap.fr – 21 septembre 2017

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3)- ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) LE FONDS POUR L’INSERTION DES PERSONNES HANDICAPÉES DANS LA FONCTION PUBLIQUE (FIPHFP) EST CONTRAINT DE DIMINUER DE 25% SON BUDGET LES TROIS PROCHAINES ANNÉES POUR FAIRE FACE À LA DIMINUTION DE SES RECETTES, A-T-IL ANNONCÉ JEUDI, PLAIDANT POUR UN FINANCEMENT QUI REPOSE SUR DAVANTAGE DE "SOLIDARITÉ".

Entièrement financé par les contributions payées par les employeurs publics dont le taux d’emploi de personnes en situation de handicap est inférieur à 6%, le FIPHFP, géré par la Caisse des Dépôts, est utilisé pour favoriser l’emploi des personnes handicapées (adaptation des postes de travail, formations...). En 2016, le taux d’emploi dans la fonction publique a atteint un niveau "historiquement élevé" de 5,32% représentant 232.206 personnes, a annoncé le fonds lors d’une conférence de presse. Dix ans auparavant, lors de sa création, ce taux était de 3,74%. "Paradoxalement, plus on travaille bien, plus la contribution des employeurs baisse", a souligné son président Dominique Perriot. Alors que les dépenses d’intervention se sont élevées à 157 millions d’euros en 2016, les contributions des employeurs se sont montées à 132 millions d’euros. "Un effet ciseau qui n’est pas compatible avec l’augmentation des charges fixes au fil du temps", a insisté M. Perriot. Il a rappelé que le maintien dans l’emploi représente "40 à 50% des dépenses et de manière pérenne". Puisant depuis plusieurs années dans ses économies, le fonds qui disposait de 53 millions d’euros de réserve à "fin 2017", prévient qu’il ne pourra plus continuer. Pour les trois prochaines années (2018-2020) Pour les trois prochaines années (2018-2020) le budget baissera pour atteindre 120 millions d’euros par an, a prévenu son directeur Marc Desjardins. "Évidemment il y aura des frustrations, des choses pas faites", a reconnu M. Perriot qui a dit vouloir "laisser le temps" au nouveau gouvernement. Une enquête conjointe des inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) est en cours pour étudier le modèle de financement du FIPHFP et de l’Agefiph, son équivalent pour le privé, qui est confronté au même problème. "Il suffirait d’une contribution de 15 euros par an et par agent, pour financer le maintien dans l’emploi sur 10 ou 15 ans", a plaidé le responsable. "L’assistance c’est fini, on est dans une ère de mutualisation, de solidarité, il faut que les moyens soient donnés à cette solidarité", a-t-il ajouté. "Est-ce que le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap est une cause nationale ou est-ce que ça doit uniquement être financé par les employeurs ?", a-t-il interrogé.

"Les personnes en situation de handicap dans la fonction publique n’ont pas à servir de variable d’ajustement des politiques publiques et des coupes budgétaires", a réagi dans un communiqué la CFE-CGC services publics. Le syndicat dénonce les "ponctions" effectuées par l’État pour financer des emplois aidés, de "29 millions d’euros" par an en 2015, 2016 et 2017, qui ont "fragilisé le budget du fonds". Paris, 21 sept 2017 (AFP) Retour sommaire

3-B) POUR L’IGAS, LE CARACTÈRE DÉCENTRALISÉ DE LA PCH EST "SOUVENT MAL COMPRIS"

Jean-Noël Escudié / PCA L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a mis en ligne, le 31 août, son rapport sur "L’évolution de la prestation de compensation du handicap" (PCH). Pas moins de 150 pages - et 380 pages d’annexes et documents joints - pour décrypter une prestation qui a certes apporté une amélioration pour les personnes handicapées, mais reste marquée du sceau d’une certaine complexité. La lettre de mission remonte à mars 2016 et le rapport porte la date de novembre 2016, mais il vient seulement d’être mis en ligne par l’Igas et par la Bibliothèque des rapports publics de la Documentation Française. UNE RÉUSSITE NON DÉNUÉE D’IMPERFECTIONS Il était en particulier demandé à l’Igas de procéder à une "révision des conditions et modalités d’attribution" de la PCH, afin de "viser une meilleure équité sur le territoire" et de "mieux cibler ses conditions d’attribution". Pour mener à bien sa mission, l’Igas s’est notamment s’appuyée sur un groupe de travail composé de seize associations et des représentants institutionnels. Dans une formulation un peu curieuse, le rapport indique que l’Assemblée des départements de France (ADF), "invitée, n’a jamais pu participer aux travaux". Deux questionnaires ont également été adressés aux MDPH (maisons départementales des personnes handicapées). Après avoir rappelé les composantes et les fonctionnement de la PCH - "prestation innovante" instaurée par la loi Handicap de 2005 - et souligné son apport à la politique du handicap, l’Igas pointe néanmoins un certain nombre de problèmes : les difficultés d’accès à la prestation pour certains types de handicaps (en particulier le handicap psychique), la non-inclusion de l’aide ménagère dans la PCH (ce qui "crée de grandes difficultés et de l’incompréhension" pour les personnes concernées), les moyens insuffisants des MDPH ("sources de tensions et d’allongement des délais") et la PCH pour les enfants, qui ne semble pas avoir été "suffisamment adaptée" lors de sa création en 2008. CRÉER UNE AIDE À LA PARENTALITÉ ET SUPPRIMER LA BARRIÈRE D’ÂGE Le rapport observe également que le caractère décentralisé de la PCH "est souvent mal compris". Il relève notamment que "les différences observées dans les pratiques des conseils départementaux et des MDPH sont toutes considérées par les représentants associatifs comme des sources d’inégalités qu’il conviendrait de supprimer". Sans aller jusque-là, l’Igas estime néanmoins qu’il serait utile de mieux distinguer entre un socle intangible valable dans tous les départements et des différences territoriales relevant de la libre administration des collectivités. Au-delà de ces remarques, le rapport estime que "deux améliorations s’imposent". La première concerne la création d’une aide à la parentalité pour les parents en situation de handicap, telle qu’elle existe déjà en Ille-et-Vilaine. La seconde concerne la question de la limite d’âge (75 ans pour faire la demande, si la personne répondait déjà aux conditions à 60 ans). L’Igas recommande de supprimer la barrière d’âge de 75 ans - ce qui aurait un coût de l’ordre de 69 millions d’euros - et de modifier celle de 60 ans (avec des coûts allant de 13 à 500 millions d’euros selon le nouvel âge retenu). COPIE À REVOIR POUR LES FONDS DÉPARTEMENTAUX DE COMPENSATION Le rapport se penche également sur la situation des fonds départementaux de compensation du handicap (FDC) et sur la question du reste à charge (RAC). Sur les FDC, l’Igas juge nécessaire de réécrire l’article correspondant (L.146-5 du Code de l’action sociale et des familles) et notamment sa disposition limitant le RAC à 10% des ressources de la personne handicapée, dont la définition reste trop floue. D’autres points sont également abordés, comme la diffusion des bonnes pratiques ou les "grandes disparités entre les départements" sur les contrôles. Sur ce point, l’Igas recommande d’agir en amont pour éviter les indus, "en développant des conventions avec les organismes de sécurité sociale pour éviter les cumuls de prestations". Au final, le rapport estime que "l’efficience de la PCH peut être améliorée, mais dans des marges relativement étroites".

http://www.caissedesdepotsdesterrit...

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3-C) RETRAITE ANTICIPÉE POUR HANDICAP : CE QUI CHANGE EN SEPTEMBRE

À partir du 1er septembre 2017, une commission examinera les dossiers des assurés qui pourraient prétendre à une retraite anticipée pour handicap mais qui ne disposent pas de tous les justificatifs exigés. Explications.

De nombreux travailleurs handicapés pourraient prétendre à une retraite anticipée mais tous ne disposent pas de l’ensemble des justificatifs exigés pour la reconnaissance de leur handicap. Par exemple certains ne peuvent pas fournir la preuve qu’ils ont toujours eu, sur la période exigée, un taux d’incapacité d’au moins 50%. Pour qu’ils parviennent néanmoins à faire valoir leur droit, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017 a créé une commission chargée d’examiner leur dossier. Toutefois, les conditions posées sont très restrictives :
- la commission étudiera uniquement le cas des travailleurs présentant un taux d’incapacité d’au moins 80% lors de leur demande de retraite (même si, pour leur carrière, c’est bien le taux de 50% qui sera pris en compte).
- les périodes de handicap non justifiées ne devront représenter qu’une fraction des durées d’assurance exigées. Le décret du 10 mai 2017 fixe cette fraction à 30% maximum. En clair, cela veut dire que les périodes qui pourront être validées par cette commission ne pourront pas dépasser 30% de la durée d’assurance requise. Un exemple. Pour un assuré âgé de 55 ans, né en 1962, qui doit réunir 128 trimestres de durée d’assurance totale en justifiant d’une incapacité permanente d’au moins 50%, cette fraction représente : 128 x 30% = 38,40 trimestres, soit 38 trimestres retenus. Son dossier ne sera examiné par la commission que s’il justifie d’un taux d’incapacité de 50% (ou d’une RQTH, reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) pendant au minimum 90 trimestres (128-38). Pour les 38 autres trimestres, il devra joindre à son dossier tout document à caractère médical permettant de justifier de son taux d’incapacité d’au moins 50% : résultats d’examen, comptes rendus de consultation, d’intervention, d’exploration ou d’hospitalisation, protocoles et prescriptions thérapeutiques mis en œuvre, feuilles de surveillance, correspondances entre professionnels de santé. À qui s’adresser ? Adresser votre demande à la caisse chargée de la liquidation de votre pension de retraite, ou au régime auquel vous avez été affilié en dernier lieu si vous vous avez cotisé à plusieurs régimes. Quelle est la date d’entrée en vigueur ? La commission d’examen des dossiers devrait être opérationnelle le 1er septembre 2017.

Anne-Marie Le Gall Notre temps.com – 25 juillet 2017

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4)- ACTUALITÉS FRANÇAISE DU HANDICAP

4-A) COURRIER DU COMITÉ D’ENTENTE ADRESSÉ AU 1ER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre, Le 20 septembre 2017 vous avez annoncé, lors du Comité interministériel du handicap, la revalorisation du montant de l’AAH pour les deux prochaines années afin que son montant atteigne en novembre 2019 la somme de 900 €. Le Comité d’Entente salue cette revalorisation, même si elle n’interviendra qu’à partir de novembre 2018 et bien que le montant de l’AAH demeurera néanmoins en dessous du seuil de pauvreté. Par contre, nos associations ont été très surprises de découvrir deux mesures relatives à l’AAH qui, au mieux, risquent de neutraliser cette hausse annoncée pour un grand nombre de bénéficiaires. Alors que depuis des années, nos associations attirent l’attention des différents gouvernements sur les conséquences de la prise en compte des ressources du conjoint pour l’attribution de l’AAH (volonté de sortir d’une notion de minimum social, dépendance au conjoint, maintien dans la précarité, , ….), vous envisagez un « rapprochement des règles de prise en compte de la situation familiale des bénéficiaires de l’AAH avec celles applicables aux bénéficiaires d’autres minima ». Même si le plafond de ressources est gelé à 1 621,78 € (fixé aujourd’hui réglementairement au plafond de 2 fois le montant de l’AAH), en dépit des revalorisations annoncées, ceci conduira à une baisse mécanique du plafond de ressources pris en compte et neutralisera la hausse au détriment de 250 000 bénéficiaires de l’AAH. Le Comité d’Entente ne peut accepter que « l’impact de cette mesure soit neutralisée par la revalorisation parallèle de la prestation », comme vous l’annoncez dans le dossier de presse du CIH. D’autre part, le Comité d’Entente s’inquiète des conséquences de la fusion envisagée des deux compléments de l’AAH (majoration pour la vie autonome, complément de ressources), avec un alignement vraisemblable sur la majoration de la vie autonome (104, 77€ par mois) et par conséquent la suppression de la garantie de ressources mise en place par la loi du 11 février 2005 au bénéfice des personnes les plus lourdement handicapées accédant à l’autonomie au moyen du complément de ressources (179,31 € par mois). Ce complément est attribué aux personnes pour lesquelles une capacité de travail très limitée est reconnue (capacité de travail inférieure à 5%). 65 000 personnes en bénéficient actuellement. Le Comité d’Entente est attaché à cette garantie de ressources (AAH + complément ressources) des personnes handicapées et à ses effets pour une société inclusive. Cette garantie est l’un des piliers de loi du 11 février 2005 et ce droit a été obtenu suite à une mobilisation associative importante. L’annonce de ces deux mesures a été vécue comme « une douche froide » par nos associations. La confirmation de ces deux mesures par la Secrétaire d’Etat aux personnes handicapées devant le CNCPH le 25 septembre, mais aussi lors de rendez-vous auprès de la conseillère santé et solidarité de l’Élysée et auprès du directeur de cabinet du ministre de l’action et des comptes publics ne fait qu’accroître notre inquiétude, déjà forte. Alors qu’à plusieurs reprises, plusieurs membres de votre gouvernement nous font part de leur attachement à la co-construction des politiques publiques, notamment avec les acteurs de la société civile, le Comité d’Entente s’étonne que ces mesures n’aient donné lieu à aucune concertation en amont de leur annonce publique. Le Comité d’Entente vous sollicite donc pour un rendez-vous d’urgence afin de suspendre ces orientations et engager avec le gouvernement une véritable réflexion sur les ressources des personnes en situation de handicap, indépendamment de la réflexion sur les minimas sociaux dont les dispositifs ne sont pas adaptés aux populations en situation de handicap que nous représentons. En espérant que vous porterez une attention toute particulière à notre intervention, nous vous prions de croire….. Copie à : Madame Sophie CLUZEL, Secrétaire d’État chargée des personnes handicapées Madame Virginie MAGNANT, Directrice de Cabinet de Madame CLUZEL Madame Marie FONTANEL, Conseillère solidarités et santé à la Présidence de la République Madame Agnès BUZYN, Ministre des solidarités et de la santé Monsieur Gérald DARMANIN, Ministre de l’action et des comptes publics Madame Dominique GILLOT, Présidente du CNCPH Monsieur Etienne PETITMENGIN, Secrétaire Général du CIH

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4-B) UNE PREMIÈRE STATION DU NOM DE LOUIS BRAILLE INAUGURÉE EN FRANCE, À ORLÉANS

Le 14 septembre 2017 à 16h, la station de tram ANTIGNA de la ligne A sera rebaptisée du nom de Louis Braille, l’inventeur de l’écriture éponyme. Une première dans l’Histoire. A l’occasion du centenaire de la Fédération des Aveugles de France, la Métropole d’Orléans et la Fédération des Aveugles Val de Loire mettent à l’honneur celui qui inventa l’écriture Braille. La cérémonie aura lieu en présence d’Olivier Carré, Président d’Orléans-Métropole, de Vincent Michel, Président de la Fédération des Aveugles de France et de Bruno Gendron, Président de la Fédération des aveugles Val de Loire. Cette invention a permis aux aveugles d’accéder à l’éducation, à la culture, à la formation et à l’emploi.

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) LE NOMBRE D’AVEUGLES POURRAIT TRIPLER DANS LE MONDE D’ICI 2050

La hausse du nombre d’aveugles et de déficients visuels est essentiellement due au vieillissement de la population, selon une étude parue dans la revue britannique "The Lancet Global Heath". Il y avait 36 millions de personnes aveugles dans le monde en 2015, selon une étude publiée dans la revue britannique The Lancet Global Health (en anglais), jeudi 3 août. Ce nombre devrait tripler d’ici 2050 du fait de la croissance démographique et du vieillissement de la population. Cette augmentation pourrait toutefois être freinée, estiment les auteurs, mais à condition d’investir davantage dans le développement de nouveaux traitements. Plus de 500 millions de déficients visuels à l’horizon 2050 Par ailleurs, 217 millions de personnes sont touchées par une déficience visuelle modérée à sévère en 2015, soit 35% de plus qu’en 1990. Elles devraient être 588 millions en 2050, toujours selon l’étude, qui a compilé des données portant sur 188 pays. Plus d’un milliard souffrent par ailleurs de presbytie, un trouble de la vision de près qui apparaît avec l’âge. Ces statistiques comptabilisent uniquement les personnes qui ne bénéficient pas d’une correction adaptée, précise Rupert Bourne, professeur à l’université Anglia Ruskin (Royaume-Uni). Selon les définitions de l’OMS, la cécité désigne une acuité visuelle inférieure à 1/20 ou un champ de vision limité à 10° ou moins, tandis qu’une déficience visuelle sévère correspond à une acuité comprise entre 1/20 et 1/10 et modérée, entre 1/10 et 3,3/10. Une hausse due au vieillissement de la population Malgré tout, les chercheurs estiment que "la prévalence globale de la cécité a diminué de 0,75% en 1990 à 0,48% en 2015, tandis que le taux de déficience visuelle modérée à sévère s’est réduit de 3,83% à 2,90%". Cette évolution positive est attribuée à l’amélioration du niveau de vie, aux programmes de santé publique, au développement de traitements tels que la chirurgie de la cataracte et à un meilleur accès aux services d’ophtalmologie. "Cependant, la plupart des déficiences visuelles étant liées à l’âge, à mesure que la population continue à croître et à vieillir, le nombre de personnes concernées a augmenté dans le monde", expliquent les auteurs. Et il devrait continuer à le faire, d’autant que la proportion de personnes touchées pourrait cesser de diminuer voire rebondir à partir de 2020, selon eux, à moins que des progrès soient effectués dans le diagnostic, les traitements ou l’accès aux services de santé. L’étude montre aussi de très fortes disparités géographiques, avec une prévalence nettement plus élevée dans les pays à faibles revenus d’Afrique subsaharienne et en Asie. On compte ainsi 1,98% d’aveugles en Afghanistan et 1,86% en Ethiopie, contre seulement 0,08% en Islande, en Belgique et au Danemark et 0,14% en France. Les femmes sont par ailleurs plus touchées, puisqu’elles représentent 56% du total des personnes aveugles et 55% des déficients visuels. msn – Actualité

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5-B) LA VUE, ÇA COMPE

Communiqué de presse de l’UMA pour la Journée Mondiale de la Vue - 12 octobre 2017

Près de 300 millions de personnes dans le monde sont aveugles ou malvoyantes, selon les estimations. L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) accueille donc cette année la Journée Mondiale de la Vue sous le titre « La vue, ça compte ». La Journée Mondiale de la Vue (WSD pour les sigles en anglais) est une journée internationale qui a lieu tous les ans le deuxième jeudi d’octobre. Elle vise à sensibiliser le public en matière de prévention et de traitement de la perte de vision. Cette année, la Journée Mondiale de la Vue aura lieu le 12 octobre. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 285 millions de personnes sont malvoyantes dans le monde, dont 39 millions d’aveugles et 246 millions de personnes à basse vision. Près de 90 % des malvoyants du monde vivent dans des environnements à faibles revenus, tandis que 82 % des personnes aveugles ont 50 ans ou plus. Du fait de la progression démographique et du vieillissement, ces chiffres devraient encore augmenter d’ici à l’année 2020. L’OMS estime que 80 % des cas de malvoyance peuvent être évités. La prévention et le traitement de la perte de vision sont parmi les interventions sanitaires les plus rentables et les plus réussies. Cela dit, les erreurs de réfraction non-corrigées sont la principale cause de la malvoyance modérée et sévère. La cataracte reste la première cause de cécité dans les pays à faibles revenus et à revenus moyens. Reconnaissant la cécité et la malvoyance comme étant une question de droits de l’homme, l’Union Mondiale des Aveugles (UMA) lance un ferme appel aux gouvernements pour qu’ils honorent leurs engagements envers la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CRPD) et les Objectifs de développement durable (ODD), principes qui cherchent à protéger les droits fondamentaux des personnes handicapées. Les états qui ont ratifié la Convention et se sont engagés à respecter les ODD sont tenus de garantir que les personnes handicapées ont le droit de jouir du niveau de santé le plus haut possible sans discrimination.

La CRPD affirme que les états parties doivent « fournir aux personnes handicapées les services de santé dont celles-ci ont besoin en raison spécifiquement de leur handicap, y compris des services de dépistage précoce et, s’il y a lieu, d’intervention précoce, et des services destinés à réduire au maximum ou à prévenir les nouveaux handicaps, notamment chez les enfants et les personnes âgées ». L’Union Mondiale des Aveugles demande donc aux gouvernements d’allouer les budgets suffisants aux soins sanitaires et de garantir que les personnes handicapées, en particulier celles qui sont aveugles et malvoyantes, aient entièrement accès à des services sanitaires abordables et de qualité, à des dispositifs d’aide et à des services d’éducation et de rééducation. Les gouvernements doivent aussi procéder à un dépistage précoce et fournir les services d’intervention requis pour minimiser et prévenir la cécité évitable. De plus, l’UMA prie les gouvernements de s’assurer de la disponibilité, de la connaissance et de l’utilisation des dispositifs et technologies d’aide conçus pour les personnes à basse vision et aveugles, comme les lunettes, le braille et la canne blanche. En outre, il est important que les gouvernements continuent à fournir la formation nécessaire aux professionnels et au personnel sanitaire et s’assurent que ces services soient accessibles, en particulier dans les zones rurales. L’UMA en appelle aussi aux états parties de la CRPD et des ODD pour la fourniture de données fréquemment mises à jour indiquant quelle est leur progression par rapport aux questions de santé et au bien-être de leur population handicapée, en particulier les femmes et les enfants aveugles et à basse vision.

L’Union Mondiale des Aveugles ambitionne une communauté où les aveugles ou les malvoyants ont la capacité de prendre part sur un même pied d’égalité à tous les aspects de la vie, comme ils l’auront choisi. En cette nouvelle Journée Mondiale de la Vue, l’UMA adopte VISION 2020, initiative globale vouée à éliminer la cécité évitable et programme de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l’Agence Internationale pour la Prévention de la Cécité (IAPB). L’Union Mondiale des Aveugles représente quelques 285 millions d’aveugles et de malvoyants dans le monde. Ses membres sont des organisations de personnes aveugles qui parlent en leur propre nom, des organisations qui servent le collectif dans plus de 190 pays, ainsi que des organismes internationaux qui travaillent dans le domaine du handicap visuel. Visitez notre site web : www.wbu.ngo

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5-C) LES ESPACES PARTAGÉS DOIVENT ÊTRE SÛRS

Déclaration de l’UMA pour la Journée de la canne blanche 2017 Le 15 octobre, c’est la Journée de la canne blanche, une journée qui vise à sensibiliser le public en matière de sécurité et d’autonomie pour les personnes aveugles et malvoyantes. La canne blanche est l’aide à la mobilité la plus répandue dans le monde. Elle est reconnue partout comme étant un symbole de liberté, d’indépendance et de confiance, car elle permet à une personne aveugle de se déplacer librement en toute sécurité. Pour cette nouvelle Journée de la canne blanche, l’Union Mondiale des Aveugles (UMA) attire l’attention sur les espaces partagés, une tendance croissante dans le centre des grandes villes, où piétons, véhicules et cyclistes partagent spontanément le même espace. L’UMA s’inquiète de constater que les espaces partagés peuvent représenter des dangers considérables pour les personnes aveugles et malvoyantes s’ils ne sont pas conçus correctement. L’UMA a rédigé une déclaration au sujet des espaces partagés qui souligne les principes et recommandations clés que les gouvernements et concepteurs des villes doivent prendre en considération lors de la conception et de la mise en œuvre des espaces partagés, de sorte à assurer un accès facile et sécuritaire à ces espaces pour les personnes aveugles et malvoyantes.

L’Union Mondiale des Aveugles a également mis sur pied un comité dirigé par Mme. Martine Abel-Williamson, la Trésorière de l’UMA, destiné à étudier les questions liées aux espaces partagés et à développer de nouvelles lignes directrices et recommandations. Elle explique que dans les espaces partagés, les piétons, les conducteurs et les cyclistes se basent sur le contact visuel pour indiquer quels sont leurs déplacements dans un environnement partagé. Cela dit, « nous, les personnes aveugles et à basse vision, sommes en désavantage car nous ne pouvons pas établir de contact visuel avec les conducteurs et les cyclistes pour savoir s’ils nous ont vus ou pas, et décider s’il est sûr de nous déplacer dans un espace partagé ». Elle observe aussi que les véhicules silencieux créent plus de risques pour les piétons aveugles ou malvoyants car ils sont difficiles à détecter, en particulier dans les espaces partagés, puisqu’ils n’émettent pas un son suffisamment fort pour pouvoir être entendus.

Mme. Abel-Williamson pense que les gouvernements et les planificateurs urbains devraient renforcer les programmes de sensibilisation pour les piétons, les conducteurs et les cyclistes, et les aider à comprendre comment utiliser en toute sécurité les espaces partagés. « Nous voulons aussi des règlements techniques adaptés pour des espaces partagés sûrs, pouvant être introduits dans les codes de la route des pays et les législations locales ». L’Union Mondiale des Aveugles soutient fermement que les personnes aveugles et malvoyantes devraient pouvoir vivre dans un monde accessible, sûr et facile à aborder en termes de déplacements. Pour cette Journée de la canne blanche, l’UMA appelle les gouvernements, les planificateurs urbains et autres parties prenantes à consulter et à inclure les aveugles et malvoyants dans la planification, la mise en œuvre de la conception et la surveillance d’espaces partagés sûrs.

L’Union Mondiale des Aveugles appelle aussi à une recherche plus approfondie et une plus grande sensibilisation en termes d’espaces partagés, car il lui semble critique d’améliorer la sécurité des piétons, en particulier aveugles et malvoyants.

Pour prendre connaissance de la déclaration de l’UMA sur les espaces partagés dans sa totalité, visitez notre site web : http://www.worldblindunion.org/Engl...

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7) CULTURE

7-A) LIBÉRER L’ACCÈS À LA CULTURE

Deux sénatrices ont élaboré des propositions pour rendre effectif le droit à la culture et à la création pour les personnes handicapées dans un rapport d’information récemment publié. L’une d’elles, Brigitte Gonthier-Maurin, explicite la démarche. Avec sa collègue Nicole Duranton (Les Républicains), la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin a rendu public cet été un rapport alarmant sur les inégalités d’accès à la culture et à la création que subissent les personnes handicapées : Culture et handicap : une exigence démocratique. Elles déplorent un manque de moyens de la politique de l’’État et des collectivités territoriales, une dispersion des initiatives sans pilotage public, des financements insuffisants et aléatoires. Les deux rapporteures formulent également une vingtaine de propositions pour y remédier durablement. Brigitte Gonthier-Maurin revient sur les aspects principaux d’un rapport qui suscite de l’intérêt... pour l’instant. Question : Quelles réactions a suscité ce rapport ?

Brigitte Gonthier-Maurin : La conférence de presse de juillet dernier a été assez suivie puisqu’une dizaine de médias étaient représentés. La dépêche de l’Agence France Presse a été fortement reprise sur le web, la presse régionale a fait état de ce rapport. Cela a déclenché une sollicitation de la ministre de la Culture et on sera reçues fin septembre dans ce ministère en présence de la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées. Au-delà, sans doute avez-vous remarqué que l’on fait un peu fi de nos appartenances politiques quand on engage ce genre de travail, parce que permettre le débat modifie beaucoup de choses. Lorsque nous sommes par la suite en séance publique au Sénat, lorsque nous faisons la loi, que nous défendons des amendements, évidemment le consensus est davantage en marge.

Question : Et du côté des acteurs de la culture, d’établissements ou d’associations engagées dans ce domaine ?

Brigitte Gonthier-Maurin : On a reçu des demandes, j’ai en tête l’association Cemaforre qui nous sollicite. Mais vous l’avez vu, le rapport a été présenté très tardivement. On va communiquer à nouveau à l’occasion de notre rencontre avec les ministres et cela nous permettra de relancer. Nous souhaitons effectuer des visites complémentaires de rendu sur le terrain. On en avait effectué, mais on a aussi reçu beaucoup d’interlocuteurs au Sénat

Question : Vous pointez dans le rapport le manque de lisibilité des politiques publiques, l’action de l’État qui lui consacre un seul fonctionnaire, et des régions. Mais on n’a pas connaissance, depuis la restructuration de la carte en 13 grandes régions, d’actions réellement structurées ?

Brigitte Gonthier-Maurin : Non, le gigantisme n’arrange jamais rien, au contraire il éloigne. Une de nos premières constatations dès le début des auditions, c’est le fait qu’il y avait ce manque de lisibilité dans le pilotage, dans le repérage, et donc dans l’accès pour les personnes en situation de handicap. Alors que sur le terrain il y a tout un tas de gens formidables - je ne dis pas ça pour flatter, je le pense sincèrement - qui se démènent. Des associations, mais aussi des centres culturels, des grands musées qui font beaucoup de choses, mais on a le sentiment d’un manque de coordination et surtout d’un problème récurrent, la pérennité du financement. Il suffit qu’une association, une personne, un lieu, une institution perde un financement et tout s’écroule. C’est surtout cela qui, moi personnellement, m’a choqué et mobilisé le plus. J’ai essayé de le faire transparaitre.

Question : Les actions d’accessibilité culturelles reposent toutes au début sur du mécénat d’entreprise ou de bienfaisance, mais pas sur le budget de fonctionnement et les Contrats d’objectifs et de moyens, un point que vous avez souligné ?

Brigitte Gonthier-Maurin : Absolument, c’est même un gros souci. D’une manière générale, et pas seulement pour les personnes en situation de handicap, je suis très inquiète de la progression de l’appel au mécénat, non pas que je pense qu’il ne doit pas y avoir de mécènes, mais quand une politique publique, c’est-à-dire une politique d’accès à égalité de droits pour toutes et tous dépend du bon vouloir d’un mécène, je pense que ça devient très problématique et hypothèque gravement l’avenir dans la qualité et la possibilité même de l’accès aux droits.

Question : Vous pointez également des entorses à la liberté des personnes handicapées à la fois du fait des restrictions liées à l’accessibilité, et aussi de choix imposés, par exemple pour pratiquer un instrument de musique...

Brigitte Gonthier-Maurin : Cela découle de plusieurs choses. D’abord ce problème récurrent de financement, et aussi de formation. Mais il y également un a priori sur le regard que l’on porte sur la personne en situation de handicap. De fait, inconsciemment, culturellement, on ne lui reconnaît pas l’exigence d’accès égal au droit à la culture, à la création, il y a une certaine tolérance sociale au non-accès aux droits, je trouve cela effroyable. Ça l’est d’autant plus que l’accès à la création et à la culture est fondamental pour les personnes en situation de handicap parce que c’est du lien social, c’est la plénitude de l’individu. Ce que l’on a pu constater dès lors qu’une personne en situation de handicap accède au droit à la culture et à la création, c’est du positif pour toute la société. Nous avons été très marquées par un témoignage de Madeleine Louarn qui dans son théâtre a fait jouer une pièce par des personnes en situation de handicap devant des personnes "normales". La perception de l’œuvre par les personnes dites normales a été modifiée, c’est-à-dire que cette interprétation a permis de la redécouvrir, de donner une autre version de l’oeuvre. Je pense que nous, personnes en situation de non-handicap, avons un a priori sur la capacité de création des personnes en situation de handicap et leur rapport à la société. Cela pose la question de l’école, de la découverte du handicap, de l’apprentissage de la différence comme un aspect extrêmement riche et très important dès le plus jeune âge.

Question : Pour vous, l’obstacle majeur serait davantage la perception du handicap par le public et les professionnels ? Brigitte Gonthier-Maurin : Non, ce n’est pas l’obstacle majeur. L’obstacle majeur c’est d’abord le financement et la formation. Parce qu’il ne faut pas se raconter d’histoire : sans financement il n’y aura pas d’accès égalitaire. Je suis de ce fait très inquiète par les restrictions qui sont imposées aux collectivités territoriales, parce qu’on sait très bien que la culture, et a fortiori en direction des personnes en situation de handicap peut en pâtir lourdement. Mais dans le faisceau de difficultés, il y a aussi le fait que nous ne sommes pas formés à la différence. La différence fait peur, parce que nous ne la vivons pas dès le plus jeune âge comme quelque chose de riche. Je pense que cela constitue aussi un handicap.

Propos recueillis par Laurent Lejard, septembre 2017. Yanous – n° 493

Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) PETITE ANNONCE : CHERCHONS HÉBERGEMENT POUR STAGIAIRE

L’Union Européenne des Aveugles reçoit pour les mois de novembre et décembre 2017 une stagiaire néerlandaise, Frieda, qui termine son Master en Relations Internationales à l’Université de Groningen. Malvoyante, elle aurait besoin de louer une chambre chez l’habitant, si possible à proximité du bureau de l’UEA, 6 rue Gager-gabillot 75015. Pour toute possibilité d’hébergement moyennant un loyer modeste merci de nous contacter à : Union Européenne des Aveugles (EBU) Tel : +33 1 47 05 38 20 Email : ebusecretariat@euroblind.org

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12-B) SOUTIEN POUR DES SENSIBILISATIONS À L’EMPLOI

Dans le cadre d’une convention avec l’Agefiph, la Fédération peut vous apporter un soutien financier pour l’organisation de sessions de sensibilisation à la déficience visuelle en entreprise. La Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées approche (du 13 au 19 novembre 2017), aussi n’hésitez pas à contacter Céline CHABOT pour avoir plus d’informations : c.chabot@aveuglesdefrance.org

La Fédération des Aveugles de France

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12-C) LES ACTUALITÉS SOUFFLEURS D’IMAGES

Rencontre souffleurs d’images La saison culturelle débute sur les chapeaux de roues et vous n’avez pas encore sélectionné vos spectacles ou sorties muséales ? On vous donne un petit coup de main, les partenaires du service souffleurs d’images vous présentent leur programmation ! Rendez-vous au CRTH, 163 Rue de Charenton 75012 Paris, le samedi 16 septembre, de 10 h à 13 h. Seront présents : la Colline théâtre national, le théâtre de l’Aquarium, le théâtre 71, le théâtre Avant Seine de Colombes, la Maison des Métallos, la nuit blanche 2017 et le Musée du Louvre. Renseignement et inscription obligatoire : souffleursdimages@crth.org // 01 42 74 17 87. Rendez – vous le 07 octobre à la Nuit Blanche 2017 avec souffleurs d’images Le 7 octobre prochain, Nuit Blanche envahit à nouveau les rues de Paris ! La capitale sera transformée par des installations ou performances d’art contemporain. À cette occasion, elle s’associe au service Souffleurs d’Images du CRTH pour proposer aux visiteurs aveugles et malvoyants, deux parcours thématiques. Le principe est simple, trois œuvres ont été présélectionnées par parcours. Pour chacun, des Souffleurs d’Images et des médiateurs Nuit Blanche, spécialement sensibilisés pour l’occasion, sont mobilisés. Le premier parcours « Paroles, corps étranges et violons » met en avant des installations ou performances questionnant la place du spectateur, l’humanité de chacun et se finissant par une touche musicale. (Détail ci-après) Le second parcours « Fiction, engagement et création collective » invite le visiteur à s’interroger sur la frontière entre la réalité et la fiction en suivant un procès, en retournant sur les traces de Simone Veil et en explorant la création collective. (Détail ci – après)

Parcours « Paroles, corps étranges et violons » Durée : de 19 h à 22 h Rendez-vous : sur le quai du métro Réaumur Sébastopol, ligne 4, direction Porte de Clignancourt.

Œuvre 1 : « L’assemblée des culs » par A Constructed World, installation, performance Au 270 rue Saint Martin, 75003 Paris Comment s’adresser à une foule aussi dense que celle du public de Nuit Blanche ? En quoi cela modifie-t-il le discours que l’on pourrait tenir dans un contexte plus intime ? La performance orchestrée par A Constructed World explore la question du langage et de l’énonciation. Et si sur scène et au sein du décor, le motif du “cul” revient, c’est probablement à cause de l’expression anglo saxonne “to speak out of your ass” (parler avec son cul) qui désigne une prise de parole galvaudée, entre langue de bois et ignorance. Ou l’on réfléchira à ce qu’il se passe lorsqu’on ne sait pas ce que l’on dit. A Constructed World est un projet collaboratif qui s’articule autour de Jacqueline Riva et Geoff Lowe depuis 1993. Leurs performances sont autant de plateformes ou invités et spectateurs viennent prendre la parole. Ils inventent des situations ou le public et les performeurs se retrouvent dans une position ou ils ne savent pas, ne comprennent pas, de manière à créer un espace de questionnement intense. Déplacement de 20 minutes environ avec des arrêts éventuels sur le trajet en fonction de l’intérêt et des œuvres présentées

Œuvre 2 : « Human Condition » de Lionel Sabatté, sculpture, installation Au pont Saint Louis, 75004 Paris L’œuvre est un ensemble de figures humaines entremêlées qui prennent place au centre d’un pont parisien. Constituées de ferraille et de béton, à la fois en ruine et en construction, ces sculptures évoquent une humanité intemporelle suspendue entre deux rives. Une tribu inconnue, égarée au cœur de Paris, comme une humanité en devenir, une humanité à construire. Déplacement de 25 minutes environ avec des arrêts éventuels sur le trajet en fonction de l’intérêt et des œuvres présentées

Œuvre 3 : « La Nuit du Quatuor #2 » avec les Quatuors Gehard, Equinoxe, Leonis, Doric, Maurice, Zaïde, Tercea, Voce et Varèse, performance musicale. Au musée de l’Orangerie, Jardin des Tuileries, 75001 Paris En 2015, ProQuartet et le Musée de l’Orangerie se lançaient dans le projet fou de créer une Nuit du Quatuor avec onze des meilleurs ensembles européens. Forte de ce succès, la seconde édition de l’événement voit plus grand : 3 lieux, 18 ensembles et 29 concerts pour un voyage dans le répertoire du Quatuor à Cordes, des chefs-d’œuvre classiques à la création musicale contemporaine. Fin du parcours aux alentours de 22 h Arrivée à la station Concorde, ligne 1 et 12 du métro

Parcours « Fiction, engagement et création collective » Durée : de 20 h à 22 h Rendez-vous : à 20 h, sur le quai du métro Pont Marie, ligne 7, direction La Courneuve – 8 mai 1945. Œuvre 1 : « Le procès de la fiction » par Le peuple qui manque, performance. Dans la salle du Conseil de Paris à l’Hôtel de Ville, 75004 Paris. Où se trouve la vérité ? Qu’est-ce que la fiction ? A l’heure des “faits alternatifs” prônés par l’administration Trump et des mises en accusation d’écrivains auxquels on reproche de mélanger réalité et fiction, un procès fictif propose de débattre et de délibérer sur la possible existence d’une frontière entre faits et représentations. Avocats de la défense et de l’opposition, témoins appelés à la barre sont autant de voix qui s’élèvent pour penser cette question essentielle qui dépasse les controverses actuelles. Le peuple qui manque est un duo de curateurs (Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós) qui, au fil de collaborations avec philosophes, artistes et poètes, cherche à mettre en scène les questions qui animent la pensée contemporaine. Déplacement de 10 minutes environ avec des arrêts éventuels sur le trajet en fonction de l’intérêt et des œuvres présentées

Œuvre 2 : « Hommage à Simone Veil » par Les cahiers de Colette, lecture, conférence, performance Au 23/25 rue Rambuteau 75004 Paris Des romancières et essayistes rendent hommage à Simone Veil à partir d’extraits de son autobiographie, de ses discours, ou poursuivent ses combats à travers leurs propres textes. Invitées : Michelle Perrot, Annette Wieviorka, Geneviève Brisac, Sabine Prokhoris, Laure Murat, Josyane Savigneau… Déplacement de 25 minutes environ avec des arrêts éventuels sur le trajet en fonction de l’intérêt et des œuvres présentées

Œuvre 3 : « Quand les attitudes deviennent informe(s) » par Le laboratoire des rumeurs artistiques, performance. Au Gymnase Jean Verdier, 11 rue de Lancry 75010 Paris.

« Quand les attitudes deviennent informe(s) » est un projet collectif, collaboratif et transdisciplinaire. Il explore le processus de détérioration d’une œuvre par le travail progressif et non-coordonné d’une vingtaine d’artistes. L’exposition revient sur ce travail d’expérimentation et propose de le poursuivre avec des performances se déroulant tout au long de la nuit. Fin du parcours aux alentours de 22 h Arrivée à la station République, ligne 3, 5, 8, 9 et 11 du métro

Contact, informations ou réservations : Centre Recherche Théâtre Handicap (CRTH), 163 rue de Charenton 12 ème 01 42 74 17 87 souffleursdimages@crth.org

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12-D) HANDICAPZÉRO : LE FOOT POUR TOUS !

Football : la LFP informe tous les supporters

8ème journée de la Ligue 1 Conforama et 10ème journée de la Domino’s Ligue 2 : La Ligue de football Professionnel et HandiCaPZéro lancent, pour les supporters aveugles et malvoyants, les nouveaux guides de la saison 2017 / 2018.

"Nous attendons la fin du mercato pour proposer une information complète notamment sur la composition des équipes. Ces contenus, validés par la LFP, sont ensuite adaptés et édités en braille, audio et caractères agrandis par HandiCaPZéro. Tout est bien sur mis en ligne sur handicapzero.org pour répondre aux attentes de tous les fans."

A chaque ligue, son guide (gratuit) : saison, calendrier, clubs, arbitres… tout y est !

Pour l’actualité des championnats, les rubriques web "en direct" affichent chaque semaine les résultats et les classements pour chacune des 2 ligues.

Bonus cette année, les supporters déficients visuels l’attendaient : une rubrique web "Coupe de la Ligue". Équipes et déroulés des journées sont notamment au programme.

Pratique (encadré)
- commander et/ou télécharger (version audio) les guides de la Ligue 1 Conforama et de la Domino’s Ligue 2 sur handicapzero.org ou au 0800.39.39.51 (service et appel gratuits). Les éditions sont gratuites, l’expédition aussi.
- accéder aux résultats et classements pour la Ligue 1 Conforama et la Domino’s Ligue 2.
- accéder à la rubrique Coupe de la Ligue

HandicaPZéro en bref HandiCaPZéro (créée en 1987) facilite l’autonomie quotidienne des personnes aveugles et malvoyantes. En partenariat avec des entreprises et des collectivités, l’association propose gratuitement des dispositifs accessibles : éditions adaptées (braille, caractères agrandis, audio Daisy), web... dans les domaines de l’information, la santé, l’assurance, la vie pratique, le sport, les loisirs... handicapzero.org

Communiqué du 28 septembre 2017

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) RENTRÉE ACTIVE POUR L’ASSOCIATION TOURISME & HANDICAPS...PRÉSENTE SUR 4 SALONS DE L’AUTOMNE !

Paris : IFTM - Top Resa du 26 au 29 septembre 2017 – stand L102 Rennes : Autonomic Grand Ouest les 28 et 29 septembre 2017 – E 61 Paris-Le Bourget : salon des véhicules de loisirs du 30 septembre au 8 octobre 2017 – Stand 3 Hall 2B La Rochelle : Atlantica du 3 au 5 octobre 2017 – stand B 38

Le mieux : « pouvoir accueillir », le meilleur : « vouloir accueillir »... L’Association Tourisme & Handicaps sera présente sur les salons grand public et professionnels afin de promouvoir la marque d’État Tourisme & Handicap qui réunit aujourd’hui près de 5600* sites et établissements partout en France.

Une Marque en perpétuel développement grâce aux actions conjuguées de l’Association et d’un réseau territorial national qui rassemble 140 référents attachés à sensibiliser les acteurs professionnels à l’accueil des personnes en situation de handicap. Seul exemple en Europe de qualification de l’offre adaptée, la marque d’État Tourisme & Handicap, est l’emblème national illustrant la volonté de bien accueillir et le signe de reconnaissance pour toutes les personnes en situation de handicap et leurs familles de plus en plus nombreuses à adhérer à son panache de qualité. Avec une participation active à 13 salons programmés en 2017, dont 8 déjà réalisés, l’AssociationTourisme & Handicaps assure la promotion de la marque d’État Tourisme & Handicap sur tous les fronts... Salons tourisme grand public, salon professionnels ou spécialisés, ils génèrent plus de 3000 contacts par an, autant d’occasions de dialogue et de partage avec des clients handicapés ou non, utilisateurs ou futurs utilisateurs d’établissements ou activités adaptées qui répondent à leurs attentes légitimes. Parlons chiffres... Les hébergements 3213 hébergements détenteurs de la marque se répartissent en plusieurs catégories :
- Les meublés de tourisme tiennent le haut du pavé avec 1808 établissements, les hôtels et Hôtels restaurants ne sont pas en reste avec 542 propositions, talonnées par les chambres d’hôtes avec 429 établissements.
- Les hébergements collectifs : gîtes de groupe, résidences de tourisme et villages de vacances offrent un panel de 224 structures.
- Les campings, aires naturelles, aménagées ou loties de mobile-homes sont au nombre de 2016. A noter l’émergence d’hébergements insolites tel que les Lodges, en toile et bois, du Clos de Saires dans la Vienne ou les les Volca Lodges au cœur de la Chaîne des Puys qui rallient la catégorie des établissements « glamping » (glamour +camping) qualifiant une nouvelle tendance de tourisme de plein-air offrant confort, nature et respect de l’environnement. Pour les amoureux de la nature et de sensations fortes, les cabanes « haut perchées » dans les arbres telles les cabanes de Salignac à Meyriac l’Eglise en Corrèze ou l’hôtel Les Cabanes dans les Bois à Villalier dans l’Aude. Les activités 1278 propositions de loisirs et de visites : activités sportives, salles de concert, théâtres et cinémas, piscines, centres nautiques et bases de loisirs, centres de bien-être, réserves naturelles ou ornithologiques, plages,….tout ce qui fait le charme des séjours touristiques pour tous en Métropole et dans les territoires ultra-marins.

Communiqué de l’Association Tourisme et Handicaps

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15-B) MUSÉE DE L’HOMME - PROGRAMMATION À DESTINATION DES VISITEURS DÉFICIENTS VISUELS

Programmation pour septembre - décembre 2017 :

Venez seuls, entre amis ou en famille ! Tous les 1ers lundis du mois - Visite descriptive « Qui est l’autre ? » A travers cette exposition immersive, les visiteurs seront invités à découvrir l’exposition temporaire Nous et les Autres, des préjugés au racisme. L’occasion de s’interroger sur la construction des préjugés, sur la diversité humaine et à prendre conscience que la notion de race n’existe pas chez les humains. Prochaines visites : les lundis 2 octobre, 6 novembre et le 4 décembre Horaire : 11h15 Durée : 1h30 Tarif : 5 € par personnes Cette visite vous intéresse ? Réservez dès maintenant au 01 44 05 72 50, ou par mail à aurelia.fleury@mnhn.fr Visite insolite - visite sonore Nous et les autres, des musiques pour se découvrir Vous aimez la musique ? De la trajectoire de Nina Simone qui aurait voulu être concertiste classique dans une Amérique pratiquant la ségrégation au rappeur franco-colombien Rocca qui vit entre Bogota et Paris en passant par Akli Ahyaten ou Alan Lomax, venez découvrir leurs histoires. En partenariat avec la médiathèque musicale de Paris, cette visite propose d’explorer en musique les thématiques de l’exposition « NOUS ET LES AUTRES ». Prochaines visites : les lundis 2 octobre, 6 novembre et le 4 décembre Horaire : 14h30 Durée : 1h Tarif : 5 € par personnes (en complément du billet d’entrée. Billet d’entrée gratuit pour les personnes en situation de handicap)

Venir en groupe ! Visites de la Galerie de l’Homme sur mesure ! Accompagné d’un médiateur du musée, vous pourrez choisir de suivre une visite sensorielle pour découvrir le musée de l’Homme à travers l’une de ces thématiques :
- A la découverte du Musée de l’Homme (exposition permanente)
- L’homme entre biologique et culturel (exposition permanente)
- Les origines de l’humanité (exposition permanente)
- Formes et odeurs d’un monde globalisé (exposition permanente)
- Visite descriptive Qui est l’autre (exposition temporaire)

Des maquettes tactiles et des dispositifs sensoriels sont présentés tout au long de l’exposition permanente. Durée : 1h30 Tarif : 45€ - pour un groupe de 14 personnes maximum L’une de ces offres vous intéresse ? Réservez dès maintenant votre visite au 01 44 05 72 72

Vous souhaitez d’avantage de renseignement sur le Musée de l’Homme et ses offres ? : http://www.museedelhomme.fr/fr/visi... Tél : 01 44 05 72 72 ou par mail à aurelia.fleury@mnhn.fr

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15-C) RANDONNER EN AUTONOMIE

Récent adepte d’un sport-loisirs qui lui a redonné autonomie et confiance en soi, l’Alsacien Nicolas Linder explique son parcours et les techniques qu’il utilise. Cela fait trois ans que Nicolas Linder s’est mis à randonner, petit à petit. Il cumule une quasi-cécité, qui lui laisse une vision très résiduelle à l’oeil gauche, et les séquelles d’un spina bifida entraînant une atrophie musculaire et des douleurs qui apparaissaient au bout d’un kilomètre de marche, ainsi qu’une impossibilité de tenir l’équilibre sur une seule jambe. " J’ai commencé à randonner autour de chez moi, je me suis équipé en machine de musculation. Puis j’ai découvert le GPS et je suis sorti de la bulle du handicap ! Le sport m’a fait gagner en autonomie. J’étais incontinent jusqu’à l’âge de 21 ans, une hydrocéphalie a entraîné la compression du nerf optique." Maintenant, il s’entraîne comme tout le monde et marche autant dans un groupe que des randonneurs valides ; il participe régulièrement à des marches avec d’autres randonneurs aveugles, son autonomie dépasse désormais largement le kilomètre : lors des dernières 24 heures de Peynier (Bouches-du-Rhône), il a effectué 70 tours d’un kilomètre chacun, se classant à la 32e place des 63 participants. Son autonomie en randonnée, il l’a trouvée avec le GPS Openway, sur téléphone Androïd, qui fonctionne en mode urbain ou parcours enregistré. L’outil utilise la cartographie Google Maps pour diriger le marcheur de point en point, la direction à prendre étant définie par la centrale inertielle du téléphone. "Le GPS classique a besoin de mouvement pour s’orienter, précise Nicolas Linder, mais pas celui-là. En mode randonnée, il n’est pas nécessaire de disposer d’une connexion pour suivre le trajet enregistré après avoir intégré la carte Google. C’est une autonomie que je n’aurais jamais espérée ! Étant petit, faire du sport était une torture physique et morale." Aujourd’hui, sa personnalité a évolué : "J’ai grandi à la campagne mais, comme beaucoup de déficients visuels, je suis obligé de vivre en ville. Le GPS m’apporte de la liberté, de la confiance en soi. Il y a de cela 3-4 ans, j’étais quelqu’un de très discret. Même au niveau employabilité. J’ai retrouvé un emploi grâce à la randonnée ! J’ai envie de rattraper le temps perdu." Openway devrait prochainement être disponible en téléchargement, sa gratuité étant une volonté du développeur, René Farcy. L’outil a nettement progressé depuis sa création et son expérimentation par le randonneur aveugle Gérard Muller, il y a six ans. Les randonnées de Nicolas vont le conduire très bientôt sur les chemins des îles de la Réunion et de Madagascar. Une aventure personnelle, sans chercher à mobiliser la générosité des financements participatifs : "Pour Madagascar, je ne voudrais pas voyager de manière égoïste. Je verrai sur place des besoins à satisfaire pour mobiliser ensuite. C’est mon premier grand voyage, après l’expédition du Baikal". Cette randonnée organisée en février dernier par plusieurs associations avait conduit des participants sourds, malentendants, aveugles et malvoyants à marcher et vivre ensemble. " J’ai appris à skier l’hiver dernier. On a monté un dénivelé de 3.000 m ! Il s’agissait de créer un groupe pour montrer qu’on pouvait travailler ensemble, sourds, aveugles, déficients visuels, en utilisant la lecture labiale, la transcription." En tous cas, une belle réussite pour Nicolas Linder, prélude à beaucoup d’autres on l’espère ! Laurent Lejard, septembre 2017. – Yanous n° 492 Retour sommaire

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