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Confédération Française pour
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Bulletin du 30 novembre 2017

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2017-11 – du 30 novembre 2017

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SOMMAIRE

ÉDITORIAL

Voici l’amorce de cette fin d’année 2017. Au cours de ces derniers mois je vous ai souvent livré mon sentiment d’impatience à voir les promesses des uns et des autres, devenir réalité, et le mois dernier je vous confiais même que nous étions un peu déconcertés par la méthode de travail de la nouvelle équipe gouvernementale. Ce constat n’a pas changé en si peu de jours, mais nous avons décidé de faire un peu de forcing. Nous avons, par exemple, adressé un nouveau message fort au Secrétaire d’état chargé du numérique pour connaitre l’état d’avancement du décret d’application qui nous concerne dans la nouvelle loi « Pour une République Numérique ». J’y tiens fermement et ne lâcherai pas cet objectif, tant la publication de ce décret doit avoir de retentissement pour les déficients visuels à tous les niveaux de leur vie quotidienne. Si le dialogue direct avec les équipes ministérielles semble nous manquer actuellement, de nombreux chantiers auxquels nous participons sont, néanmoins, en cours, au tout premier rang desquels se déroulent les « Assises de la Mobilité » depuis le mois de septembre. Le but de ces assises est de déboucher sur les orientations d’une loi en 2018. La CFPSAA y prend sa part et vous avez déjà eu connaissance de certaines de nos contributions émises par notre commission Access. Nous venons également d’être sollicités par la HAS (Haute Autorité de Santé), dans le cadre de leur projet d’information à destination des professionnels de santé et des personnes en situation de handicap lors des parcours de soins en établissement de santé. Un premier guide a été réalisé sur ce thème pour la partie professionnelle, auquel nous avions contribué. Il s’agit maintenant de le décliner pour les patients eux-mêmes et de manière spécifique selon le handicap de chacun. Nous venons de participer à une première réunion. A vous signaler encore, qu’au sein de la CFPSAA, notre commission emploi travaille sur le thème des métiers de demain pour les personnes déficientes visuelles. Ce thème se conjugue avec les travaux de la commission « Nouvelles Technologies » puisque le numérique ouvre de nombreuses perspectives dans le champ des possibles. J’en profite pour vous annoncer que nous venons justement de donner un nouveau nom à cette commission qui s’appelle désormais « Commission Numérique et Conception Universelle ». Bien à vous tous.

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

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2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE INTERMINISTÉRIELLE EN FAVEUR DES PERSONNES HANDICAPÉES ET DE LEUR INCLUSION

Courrier du 1er Ministre aux ministres et secrétaires d’état : Le Président de la République a voulu que la politique du handicap constitue la priorité du quinquennat. Afin d’incarner et de mettre en œuvre cette priorité, j’ai réuni le 20 septembre dernier le comité interministériel du handicap (CIH). Pour agir efficacement sur le quotidien des personnes, il nous faut investir 1’ ensemble des champs de 1’ école, de 1 ’emploi, du logement, de la santé, de 1’ accessibilité de la ville et des transports, de l’accès aux sports, à la culture et aux loisirs. Le Gouvernement a lancé à 1’ occasion du CIH un travail approfondi qui débouchera sur des plans d’action ministériels d’ici le début de l’année 2018. Nous en assurerons le suivi en réunissant le CIH chaque année et en évaluant l’impact des actions sur les indicateurs d’inclusion des personnes en situation de handicap. J’ai demandé à la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées de coordonner la préparation du plan d’action interministériel pour 2018-2022. Cette ambition doit se traduire à tous les niveaux de décision et dans toutes les actions de l’État. L’ensemble des administrations et opérateurs qui relèvent de votre autorité ou sont placés sous votre tutelle ont en la matière un devoir d’impulsion et d’exemplarité. La mise en œuvre de ce programme ne peut se faire sans une mobilisation de chacun d’entre vous, dans son domaine de compétence. Je souhaite votre implication personnelle. Dans ce cadre, je vous demande de désigner au sein du secrétariat général de votre ministère un« haut fonctionnaire en charge du handicap et de l’inclusion », qui aura pour responsabilité de définir et de mettre en œuvre la politique de votre ministère en matière d’accessibilité universelle et de handicap, dans le cadre des orientations générales du Gouvernement en la matière. Ce haut fonctionnaire doit être en mesure d’animer des échanges au sein du comité des directeurs de votre ministère et de vous rendre compte personnellement. Vous privilégierez, pour l’exercice de cette mission, les fonctionnaires dont l’autorité et la compétence seront reconnues, et notamment les membres relevant des corps d’inspection. Le haut fonctionnaire en charge du handicap et de l’inclusion coordonnera les travaux permettant de dresser l’état des lieux en matière de prise en compte du handicap dans l’ensemble des politiques relevant de votre ministère. Il coordonnera, au sein du ministère, la préparation et le suivi des décisions des comités interministériels du handicap. Il veillera en particulier à la mise en place et au suivi d’indicateurs d’inclusion précis. Le haut fonctionnaire sera garant de la prise en compte de la question du handicap dans la préparation des textes législatifs et réglementaires ainsi que dans les indicateurs de performance des programmes du budget de l’État. En particulier, pour chaque projet de loi, il sera chargé de réaliser de manière systématique la fiche « diagnostic-handicap » prévue par la circulaire du 4 septembre 2012 relative à la prise en compte du handicap dans les projets de loi. Cette fiche aura vocation à nourrir l’étude d’impact du projet de loi correspondant et sera obligatoirement jointe au dossier de tout projet de loi que vous transmettrez à mon cabinet et au Secrétariat général du Gouvernement. Elle permettra à la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, en lien avec vous et avec l’appui du secrétariat général du comité interministériel du handicap, de s’assurer du respect de l’objectif de prise en compte de la situation des personnes en situation de handicap. Le haut fonctionnaire prendra toutes initiatives utiles pour favoriser l’implication des services déconcentrés ainsi que des opérateurs placés sous votre tutelle dans la mise en œuvre de l’accessibilité universelle. Positionné au sein du secrétariat général, il sera en mesure de faire appel à l’ensemble des référents-handicap et des services compétents en matière de handicap et d’accessibilité universelle dans les diverses composantes de votre ministère, notamment en charge des ressources humaines, de l’animation interne et la sensibilisation, des différentes politiques publiques, de l’accessibilité bâtimentaire, de l’achat public et de la relation à l’usager numérique, téléphonique, écrite. Le haut fonctionnaire pourra, en accord avec les directeurs concernés, collecter ou diffuser des informations en matière de handicap auprès des référents-handicap de chaque direction ou délégation. Je vous demande de désigner le haut fonctionnaire en charge du handicap et de l’inclusion au sein de votre ministère d’ici le vendredi 10 novembre 2017 et d’en informer la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, le secrétaire général du Gouvernement et le secrétaire général du comité interministériel du handicap. Cette mission pourra être assurée en propre ou être confiée au haut fonctionnaire à l’égalité des droits prévu par la circulaire du 23 août 2012 relative à la mise en œuvre de la politique interministérielle en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. La liste de ces hauts fonctionnaires sera régulièrement tenue à jour par le secrétariat général du comité interministériel du handicap et rendue publique sur le site internet du Gouvernement. Je compte sur votre engagement personnel pour la bonne mise en œuvre de cette politique dont la réussite sera, pour les personnes en situation de handicap, un facteur d’émancipation individuelle et, pour toutes et tous, un facteur de progrès social.

Edouard Philippe Flash handicap – novembre 2017 Retour sommaire

2-B) RÉUNION DU COMITÉ HANDICAP DU DÉFENSEUR DES DROITS - 20 SEPTEMBRE 2017

Extrait du tour de table : La CFPSAA a abordé les questions d’accessibilité liées au numérique et plus particulièrement à la loi pour une République numérique. L’association déplore en effet l’absence de réponse du Secrétariat d’État chargé du numérique sur les questions liées aux carences de la réglementation. Jacques Toubon abonde également dans ce sens et se montrera attentif aux textes d’application de cette loi, qui n’ont pas encore été publiés. Vanessa Barlier, juriste du pôle fonction publique, a poursuivi en présentant la Décision 2017-001 du 9 février 2017. Le Défenseur des droits a été saisi par la CFPSAA de la situation de plusieurs agents de l’État, déficients visuels, qui se plaignent du défaut d’accessibilité de logiciels métiers et d’outils numériques mis à leur disposition par leurs ministères ou administrations. Les réclamants considèrent que le défaut d’accessibilité numérique les pénalise dans l’exercice de leurs missions et entrave durablement leurs perspectives d’évolution de carrière et d’avancement puisque certains se verraient refuser des postes ou seraient contraints de les quitter, non pas en raison d’un manque de compétences professionnelles, mais uniquement à cause du logiciel utilisé. L’enquête du Défenseur des droits a mis en lumière une méconnaissance du dispositif juridique par les ministères mis en cause, notamment de leur obligation d’aménagement raisonnable en matière d’accessibilité numérique. Mais l’instruction du dossier a également permis de montrer que les mesures prises en 2015 et 2016 par la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC) et le fonds pour l’insertion des personnes en situation de handicap dans la fonction publique (FIPHFP) devraient renforcer l’effectivité du droit à l’accès aux outils et aux logiciels numériques mis à disposition des agents en situation de handicap. Par cette décision, le Défenseur des droits entend rappeler le cadre juridique et adresse plusieurs recommandations aux employeurs mis en cause, ainsi qu’au Premier ministre, de la part de qui il attend des engagements clairs. La CFPSAA a également évoqué la Décision 2016-100 du 3 juin 2016. Le Défenseur des droits avait en effet été saisi d’une réclamation relative à une situation discriminatoire résultant du refus qui a été opposé par un notaire à une personne de signer un acte notarié par elle-même et sans l’assistance de témoins, en raison de sa cécité de naissance, alors que si elle était devenue aveugle, elle aurait pu signer cet acte notarié sans l’assistance de témoins. Le Défenseur des droits avait alors recommandé au ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et au Conseil supérieur du notariat de mettre un terme aux pratiques notariales discriminatoires en rappelant aux notaires, en application des dispositions législatives et conventionnelles en vigueur, la possibilité pour toute personne atteinte de cécité, quelle qu’en soit l’origine, de signer les actes notariés, exception faite du cas où la personne déclarerait ne pas savoir ou pouvoir signer, en application des dispositions de l’article 9 3° de la loi du 25 ventôse an XI et de mettre en place les dispositifs permettant de sécuriser le consentement de la personne, et les actes notariés, tout en garantissant sa pleine capacité juridique. La CFPSAA s’inquiète de l’application effective de ces recommandations par les notaires.

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2-C) UNE DÉCISION DU DÉFENSEUR DES DROITS

Résumé de la décision

Décision-cadre portant recommandations générales destinées à améliorer la connaissance statistique de la situation et des besoins des personnes handicapées

Domaine(s) de compétences de l’institution : lutte contre les discriminations. Thème : Suivi de l’application de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.

L’évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH) implique de disposer de données statistiques accessibles et comparables. Or, en France, la mise à disposition et la valorisation des informations statistiques et des études sur le handicap ne font pas l’objet d’une coordination ou d’un pilotage national, d’où un manque de visibilité des données produites. Les diverses sources de données disponibles n’ont pas adopté une définition harmonisée du handicap. Certaines informations concernent le nombre et le type de prestations proposées, d’autres concernent les individus. Les données administratives souffrent d’un défaut de centralisation. Les sources de statistiques et les périodes de références diffèrent également souvent d’une étude à l’autre. Perdure aussi un manque de données sur le nombre d’enfants et d’adultes handicapés, leur situation, leurs besoins et le niveau de satisfaction de ces besoins. De fait, la mesure de l’effectivité des droits est difficile à réaliser. Le Défenseur des droits assure, au sein d’un dispositif national de suivi, une mission de protection, de promotion et de suivi de l’application de la CIDPH. A ce titre, il publie l’étude ci-après relative à la connaissance statistique de la situation et des besoins des personnes handicapées et émet diverses recommandations destinées à améliorer cette connaissance et sa diffusion.

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2-D) LE DÉFENSEUR DES DROITS ALERTE SUR LES ATTEINTES AUX DROITS DES USAGERS

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon publie aujourd’hui un rapport intitulé « Lutte contre la fraude aux prestations sociales : à quel prix pour les droits des usagers ? » dans lequel il a identifié et évalué les effets des dispositifs de lutte contre la fraude aux prestations sociales sur les droits des usagers des services publics. Il relève que l’usager est pris en tenaille entre une procédure déclarative d’accès aux prestations sociales, simplifiée mais propice aux erreurs et un dispositif de lutte contre la fraude de plus en plus étoffé. « La lutte renforcée contre la fraude aux prestations sociales, combinée aux erreurs de déclaration des bénéficiaires, véhicule la suspicion d’une fraude massive et peut s’avérer problématique pour les droits des usagers des services publics » estime ainsi le Défenseur des droits, Jacques Toubon. Pourtant, la fraude aux prestations sociales dans les branches maladie, retraite, famille et à Pôle Emploi, ne représente que 3% du montant total de la fraude détectée en France en 2015[1]. Depuis 2014, le Défenseur des droits a constaté une augmentation significative du nombre de réclamations portées à sa connaissance, adressées au siège et aux délégués territoriaux. Ces saisines l’ont conduit à constater que la politique mise en œuvre en matière de fraude était la source de nombreuses atteintes aux droits des usagers des services publics. Il observe en effet que le législateur a permis aux organismes de protection sociale de sanctionner d’une pénalité financière les déclarations qui s’avèrent inexactes. « Ces cas, favorisés par le développement des démarches déclaratives, peuvent indifféremment procéder d’une erreur ou d’un oubli de déclaration sans que l’allocataire ou l’assuré ait eu l’intention de tromper l’organisme payeur » estime Jacques Toubon. Il ajoute qu’un « allocataire ou assuré de bonne foi, même s’il demeure responsable de son erreur ou de son oubli, ne saurait être qualifié de fraudeur et se voir appliquer des sanctions ». Il relève également que les larges pouvoirs accordés aux caisses d’allocations familiales (CAF), d’assurance retraite et de santé au travail (CARSAT), du régime social des indépendants (RSI), de l’assurance maladie (CPAM), de la mutualité sociale agricole (MSA) ou aux agences Pôle emploi ont entrainé des dérives dans les procédures de contrôle, de qualification et de sanction de la fraude. Leurs effets sont d’autant plus dévastateurs, telles que l’obligation de remboursement d’indus considérables par rapport au budget du foyer ou la rupture des ressources, qu’ils atteignent une population déjà fragilisée qui parfois ignore ses droits. Cela confirme les résultats de son enquête sur l’accès aux droits portant sur les services publics (publiée en mars 2017) révélant que les personnes en situation de précarité économique et/ou sociale rapportent plus de difficultés pour résoudre un problème avec une administration ou un service public et qu’elles sont plus susceptibles d’abandonner leurs démarches. C’est pourquoi, le Défenseur des droits a élaboré une fiche intitulée « Quels sont mes droits ? », à destination des usagers afin de les aider à faire respecter leurs droits. Afin de garantir le respect des droits des demandeurs ou bénéficiaires de prestations sociales, le Défenseur des droits formule 16 recommandations qui visent, notamment à :
- mieux informer les demandeurs/bénéficiaires de prestations sur les procédures de contrôle et de sanction de la fraude ;
- renforcer les droits de la défense ;
- préserver la dignité des personnes.

L’actualité du Défenseur des Droits – octobre 2017

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2-E) UN HAUT FONCTIONNAIRE « HANDICAP » DANS CHAQUE MINISTÈRE

Parce que le gouvernement réaffirme que le handicap est l’une des priorités de son quinquennat, il organisait dès le 20 septembre 2017 son premier Comité interministériel du handicap (article en lien ci-dessous). Edouard Philippe lançait à l’occasion un travail approfondi qui doit déboucher sur des plans d’action ministériels d’ici le début de l’année 2018. Il affirme vouloir en assurer le suivi en « réunissant le CIH chaque année et en évaluant l’impact des actions sur les indicateurs d’inclusion des personnes en situation de handicap ». Il a demandé à Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, de coordonner la préparation du plan d’action interministériel pour 2018-2022.

Un haut fonctionnaire dans chaque ministère Pour ce faire, le Premier ministre, via une circulaire datée du 23 octobre 2017 (en lien ci-dessous), demande à chaque ministre de désigner au sein de son secrétariat général un « haut fonctionnaire en charge du handicap et de l’inclusion », qui aura pour responsabilité de définir et de mettre en œuvre la politique en matière d’accessibilité universelle et de handicap. Il « doit être en mesure d’animer des échanges au sein du comité des directeurs de votre ministère et de vous rendre compte personnellement », précise Édouard Philippe à l’intention de Sophie Cluzel. Pour l’exercice de cette mission, « doivent être privilégiés les fonctionnaires dont l’autorité et la compétence seront reconnues, et notamment les membres relevant des corps d’inspection ».

AVANT LE 10 NOVEMBRE 2017 Ce haut fonctionnaire coordonnera les travaux permettant de dresser l’état des lieux en matière de prise en compte du handicap dans l’ensemble des politiques, et, au sein de son propre ministère, la préparation et le suivi des décisions des comités interministériels du handicap. Il sera également chargé, pour chaque projet de loi, de réaliser de manière systématique la fiche « diagnostic-handicap » prévue en 2012 par Jean-Marc Ayrault mais jamais mise en œuvre. Le Premier ministre fixe un délai pour cette désignation : avant le vendredi 10 novembre 2017. La liste des fonctionnaires sera rendue publique. LES ÉLUS SE MOBILISENT Il répond ainsi en partie à la demande de l’Association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) qui réclamait, entre autres, pour assurer l’inter ministérialité effective sur cette question, de nommer un référent handicap-accessibilité dans chaque ministère mais également dans chaque collectivité territoriale (article en lien ci-dessous). Créée en septembre 2017, elle réunit élus et membres de la société civile sensibilisés à cette question avec l’objectif de faire bouger les lignes... Site de Handicap.fr Retour sommaire

3)- ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) EN 2016, LES DÉPARTEMENTS ONT ATTRIBUÉ 4,2 MILLIONS DE PRESTATIONS D’AIDE SOCIALE

Selon les données publiées par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère des Solidarités, les départements ont attribué 4,2 millions de prestations d’aide sociale en 2016. Au global, celles-ci ont baissé de 1,3 % en un an. Mais dans le détail, la situation est inégale selon le type de prestation. Si le nombre des aides à l’insertion a chuté de 4,3 %, ce n’est pas le cas de celles aux personnes handicapées qui continue de progresser (+3,1 % entre 2015 et 2016), tout comme les mesures d’aide sociale à l’enfance (+2,1 % en un an). Les aides consacrées aux personnes âgées, enfin, progressent faiblement (+0,6 %

Collectivités locales.fr

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4)- ACTUALITÉS FRANÇAISE DU HANDICAP

4-A) DROIT DE RÉPONSE

Paru dans le n°3033 du 10 novembre 2017 de la revue ASH (actualités Sociales Hebdomadaires). En réaction à l’interview de Mme Wendland, Psychologue Clinicienne, par Mme Begue dans la revue « Actualités Sociales Hebdomadaires du 1er septembre 2017 – n° 3023

Être parent et déficient visuel, entre stigmatisation et méconnaissance : un collectif de parents répond :

Madame la psychologue clinicienne,

L’ouvrage que vous venez de publier, La parentalité à l’épreuve de la maladie ou du handicap : quels impacts pour les enfants ? a trouvé un écho dans de nombreux articles qui vous sont consacrés, notamment dans la revue Actualités sociales hebdomadaire destinée aux professionnels du champ médico-social. L’objet de votre travail mérite en effet d’être mis en lumière : la parentalité des personnes dont vous traitez dans votre livre est de fait complètement invisibilisée, à la fois dans les sciences sociales mais aussi dans les politiques publiques. Votre objet cherche à évaluer les conséquences, à la fois psychologiques mais aussi sociales, pour les enfants d’avoir un parent malade ou handicapé. Afin d’illustrer votre recherche, vous alignez sur un même plan les personnes atteintes de toxicomanie, de troubles cognitifs ou psychiatriques, de cancer, ainsi que les personnes non ou malvoyantes, les personnes en fauteuil roulant… Vous portez votre focale sur leurs enfants, que vous expliquez être plus vulnérables, plus fragilisés et donc davantage en difficultés que les enfants ayant des parents bien portants. Vous espérez, sur la base de telles conclusions, « combler un manque – je vous cite – au niveau de la littérature scientifique. » Si votre thème de recherche, Madame la psychologue clinicienne, est un thème important et effectivement à défricher, nous, collectif de parents aveugles et très mal voyants, souhaiterions bénéficier d’un droit de réponse : vous évoquez les situations difficiles des parents aveugles, nous sommes donc directement concernés et souhaitons donner notre avis sur ce thème. Nous, parents aveugles ou mal voyants, nous ne nous reconnaissons pas dans vos propos qui, nous le ressentons, s’apparentent plutôt à un jugement qu’à une analyse scientifique, et font avant tout preuve d’une grande imprécision. En tant que pères et mères aveugles ou mal voyants, nous sommes, sans doute nous l’accorderez-vous, experts de notre déficience. Nous l’éprouvons intimement et charnellement chaque jour, de manière multiforme. Nous connaissons bien les « galères d’accessibilité » notamment. C’est incontestable, nous mettons davantage de temps pour effectuer nos tâches du quotidien ou pour obtenir quelque chose. Pourtant cela ne nous empêche pas de nourrir un grand souci de responsabilité. La ténacité et la patience sont nos vertus cardinales. Les déplacements sont certes plus compliqués, l’accès à l’information, aux loisirs, ont un coût en temps et en énergie non négligeable, mais nous faisons l’expérience que tout ou presque est faisable. Or, Madame, ce qui constitue pour nous, non ou malvoyants – et, parions-le, pour toutes les personnes étudiées dans votre ouvrage – notre véritable handicap, notre véritable malheur, c’est l’étiquetage dont nous sommes l’objet. Nous serions des gens à problèmes, des malheureux, des assistés, des pauvres ayant besoin d’aide. Le saviez-vous ? Cet étiquetage, cette disqualification, modifient fondamentalement nos rapports sociaux. Nous, parents déficients visuels, connaissons tous très bien le trouble et la gêne que notre cécité induit. Le handicap est aussi, voyez-vous, un rapport social particulier. Ce rapport social biaisé, de nombreux travaux scientifiques l’ont décrit depuis maintenant de nombreuses années. Toute l’action qui est menée, à la fois par ceux qui le subissent et les professionnels du handicap, cherche à le modifier. Comment avez-vous pu écrire en 2017 un texte qui contribue à nous maintenir dans cet étiquetage de pauvres gens malheureux et incapables ? Nous avons intériorisé, certains depuis la naissance, cette condition singulière et composons avec ce rapport social pétri de malaise et surtout de méconnaissance. Mais ce qui nous choque aujourd’hui, et que nous avons du mal à accepter, c’est que vos propos stigmatisent non plus seulement nous-mêmes, mais nos enfants, qui sont forcément, pour reprendre vos qualificatifs, « fragilisés », « plus vulnérables » voire en « danger psychologique ». Madame la psychologue clinicienne, nous ne vous permettons pas de nous diffamer de la sorte, ni de nous assigner à cette vie de malheur et de manque. Nous ne vous permettons pas de nous qualifier de « parents « défaillants », « négligents ». Il nous est difficilement supportable que ce regard chargé de présupposés atteigne nos enfants. Permettez-nous, Madame, de nous offusquer d’être mis sur le même plan que des personnes qui se droguent ou qui ont un handicap cognitif ou psychiatrique : la nature de ces troubles et leurs impacts sur les enfants mériteraient pour le moins d’ailleurs d’être davantage précisés et analysés que vous ne le faites. Mais quoiqu’il en soit, nous n’avons pas, nous déficients visuels, le même type de soucis puisqu’au contraire, notre vigilance et notre attention sont décuplées. Vous mélangez dans vos textes, derrière le label bien pratique de « handicap », des situations qui n’ont rien à voir. Votre objet se caractérise par une imprécision évidente. Les aveugles ne sont pas non plus un groupe homogène et caractéristique. Madame, la cécité n’est pas une nature, ni même une identité. Vous n’êtes pas sans savoir, Madame la psychologue, que chaque individu appartient à une famille, un milieu, grandit plus ou moins dans l’estime de lui, accède ou pas aux études, s’épanouit ou pas affectivement ou professionnellement entre autres, et que, par conséquent, la cécité, qui est bien entendu une épreuve, vient s’inclure dans ces différents paramètres. Une personne aveugle bien dotée intellectuellement, bien entourée, autonome, ayant fait des études ou une qualification, capable d’amour et de responsabilité saura, nous en sommes absolument convaincus, bien s’occuper de son enfant. Une personne aveugle, issue d’un milieu défavorisé, ultra assistée, éduquée dans le manque de confiance ou la mésestime d’elle-même, ne maîtrisant pas sa fécondité par exemple, ignorant ses droits ou les outils techniques adaptés aura peut-être plus d’entraves dans sa parentalité. Mais Madame, dans ce cas, est-ce la cécité qui est en cause ? Vous êtes psychologue mais vous oubliez de prendre en compte les facteurs sociologiques. Nous ne nions aucunement que certaines personnes aveugles se sentent dépassées avec leurs enfants, mais nous récusons la seule explication liée à la cécité. Il y a bien sûr des situations difficiles, et votre travail l’évoque, mais la variable fondamentale, nous le croyons, n’est pas tant la déficience visuelle que le milieu. Exactement comme dans le monde dit « normal » des valides où bien des familles sont en difficultés sans que le handicap ou la maladie ne soient présents. Selon vous, nos enfants seraient plus responsables, s’occuperaient des tâches domestiques et seraient même les auxiliaires de vie de leurs parents. Savez-vous, Madame, qu’une personne aveugle peut cuisiner et même bien ? Qu’elle peut faire tourner une machine à laver, donner le bain à ses enfants, les accompagner à l’école ou ailleurs, et même organiser son anniversaire chez elle, ou lui lire des histoires ? Ou que, si elle n’y arrive pas seule, elle peut se faire aider par une tierce-personne qui agit en suivant ses demandes ? Car se faire aider n’est pas non plus un signe de passivité. Savez-vous Madame la psychologue clinicienne, qu’une personne aveugle, qu’elle le soit de naissance ou devenue tardivement, si elle n’a que son audition, développe une qualité d’écoute et une attention qui vaut bien des regards ? Qu’un parent peu ou non voyant nourrit également une mémoire qui lui permet de compenser le manque visuel et qui est un atout dans la relation à son enfant ? Nous verbalisons et communiquons davantage, et « obligés » de parier sur la confiance, nous nous attachons à la qualité du lien que nous tissons avec nos enfants. Nous faisons un travail réflexif important. Il ne s’agit pas de soutenir ici qu’il n’y a aucune différence et que nous pouvons tout assumer parfaitement, mais de vous faire entrevoir, puisque vos recherches ne vous ont semble-t-il pas encore permis de vous rendre compte de la complexité des cas que vous prétendez traiter, que nous sommes acteurs de nos vies et par conséquent de notre parentalité, chacun avec son histoire, son milieu. Nous faisons nous aussi, quoique parfois différemment. Le parent non ou mal voyant a de plus, cette grande humilité : il sait qu’il est plus vulnérable et s’organise bien plus en amont pour prévenir les dangers ou les situations où il serait dépassé. Nous mettons en place un certain nombre de stratégies dans un souci de vigilance, de responsabilité pour anticiper tout problème et nous sommes aussi capables d’identifier nos limites. Nous aimons nos enfants, tout simplement, d’un amour curieusement peu évoqué dans vos écrits. Penseriez-vous qu’un handicapé, forcément dépendant, en serait incapable ? Vous mentionnez la (trop) grande responsabilité de nos enfants. Peut-être faudrait-il venir nous voir. Je crains que personne de ce Collectif qui réagit ici à vos propos n’ait d’enfant qui fasse couler son bain tout seul, ou qui fasse à manger, du moins jusqu’à l’adolescence. Il est vrai que les enfants souhaitent aider leurs parents. Parfois cela leur fait plaisir et nous leur cédons, parfois nous estimons que ce n’est pas leur rôle. Hé oui, nous sommes dotés de bon sens et sommes capables d’évaluer ce qui est bien ou moins bien pour nos enfants. Par ailleurs, s’il n’est, nous en convenons volontiers, pas rare qu’ils viennent à la rescousse pour contourner une zone de travaux en pleine rue, ou retrouver un objet tombé par terre, où avez-vous donc pris qu’ils géraient les tâches domestiques, comme il est écrit dans votre article ? Dans le même genre d’assertion erronée, vous parlez du centre de soutien à la parentalité situé à Paris comme d’un centre où il est possible d’emprunter des livres en braille. Mais où avez-vous eu cette information ? Comment vous est-il possible de parler d’un lieu dont vous semblez tout ignorer ? Le centre dont vous parlez est un endroit unique qui prend le contre-pied total de vos propos. Quand vous n’exprimez que des réserves et ne voyez que des entraves, ce lieu insiste sur les capacités : son principe fondamental est que tout le monde est capable de s’occuper d’un bébé. Que tout le monde, même une mère en situation de handicap moteur, ne pouvant bouger ses bras, a des capacités qui peuvent être mobilisées pour materner son petit. Et qu’ensuite, si c’est plus compliqué, il s’agit de s’organiser pour trouver des solutions. Vous envisagez le handicap selon le seul paradigme de la limitation, tandis que ce centre l’envisage par celui de la capacité. L’accueil y est chaleureux, dénué de préjugés et à chaque besoin du parent, les professionnels cherchent une réponse concrète. L’esprit de ce lieu est basé sur le bilinguisme relationnel . Vos écrits donnent du parent non-voyant, et plus généralement, en situation de handicap, une image biaisée. Nous savons que la cécité est, depuis des siècles, considérée comme le malheur ultime, mais la stigmatisation qui en découle aurait plutôt tendance à s’atténuer. Vos propos semblent l’ignorer. Si nous avons appris à supporter cette stigmatisation pour nous-mêmes, elle nous paraît tout à fait intolérable quand elle touche à nos enfants. Permettez-nous d’être heureux et fiers de nos parentalités aussi singulières soient-elles, et le pluriel est ici important.

Le collectif « Parents déficients visuels, et alors ? »

3 : Le bilinguisme relationnel, théorisé par Edith Thoueille, se base sur la capacité intuitive du bébé à s’adapter à son parent non-voyant ou porteur d’une autre déficience. Le bébé d’un parent aveugle développera très précocement un langage adapté comme par exemple des vocalises plus fréquentes ou un mode de communication tactile.

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4-B) POUR UNE VIE LIBRE

La visite en France d’une envoyée spéciale de l’Organisation des Nations-Unies venue contrôler l’application des droits des personnes handicapées s’achève sur un sévère constat à l’encontre des politiques publiques d’enfermement conduites ces dernières années... Envoyée en France pour s’assurer de la bonne application de la convention des droits de la personne handicapée (CDPH) ratifiée en 2010 par notre pays, la rapporteuse spéciale de l’ONU, Catalina Devandas-Aguilar, adresse une critique sans appel à la politique d’institutionnalisation des personnes handicapées. "De nombreux interlocuteurs chargés du handicap ont exprimé leur point de vue selon lequel les personnes handicapées devraient bénéficier de services spécialisés distincts, notamment dans le cadre d’établissements résidentiels, de façon à leur fournir les meilleurs soins, les protéger de toute atteinte, stigmatisation ou discrimination éventuelles, et assurer leur sécurité en compagnie de leurs pairs handicapés. Conformément à ce point de vue, les tentatives actuelles pour répondre aux besoins des personnes handicapées sont extrêmement spécialisées, isolées et cloisonnées. L’accent est mis sur la déficience de l’individu et non pas sur la transformation de la société et de l’environnement pour assurer des services

accessibles et inclusifs ainsi qu’un accompagnement de proximité. Non seulement ce type de réponses isolées perpétue la méprise selon laquelle les personnes handicapées seraient ’objets de soins’ et non pas ’sujets de droits’, mais il accentue leur isolement face à la société et entrave et/ou retarde les politiques publiques visant à modifier l’environnement de façon radicale et systématique pour éliminer les obstacles, qu’ils soient physiques, comportementaux ou liés à la communication." En clair, privilégier les établissements médico-sociaux s’effectue au détriment de l’inclusion et de l’acceptation de tous dans la société, créant un monde parallèle dans lequel vivent une partie des Français handicapés, au détriment de leur égalité avec les autres.

La rapporteuse considère également que "la France doit faire siens l’esprit et les principes de la CDPH, en adoptant une politique du handicap fondée sur les droits de l’homme". Gênant pour la patrie proclamée de ces droits ! La rapporteuse relève également de grandes disparités territoriales en matière d’accessibilité du cadre bâti et des transports, et si à cet égard elle souligne l’opportunité que représente l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris en 2024, c’est pour ajouter que "les actions dans ce domaine doivent s’étendre au pays tout entier, y compris les Départements et Régions d’Outre-Mer". Elle déplore également le report d’échéance préalablement fixé à 2015 et que "certaines dérogations sont même prévues dans un cadre privé". Elle relève l’usage très limité de la Langue des Signes Française dans les services de base, le recul du Braille faisant peser un risque d’analphabétisme de personnes aveugles, "la complexité et l’éclatement extrêmes du système français de protection sociale". Sur ce point, elle recommande "une simplification du système actuel de protection sociale afin de fournir aux personnes handicapées un accès de proximité aux services, dispositifs et autres formes d’accompagnement dont elles ont besoin."

Cette dernière proposition rejoint le chantier sur lequel travaille le Gouvernement, sauf que sa volonté de simplifier se traduit déjà par la suppression de dispositions, telle la prime d’activité pour les pensionnés d’invalidité ou du complément de ressources pour les Allocataires Adultes Handicapés : la simplification par le vide ! Le discours de la rapporteuse onusienne est tout autre : "Surtout, le système français de protection sociale doit remplacer son approche paternaliste d’isolement des personnes par des mesures favorisant une citoyenneté active, l’inclusion sociale et la participation à la collectivité." Douze ans après la loi d’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, les termes de son intitulé ne sont restés que des mots. Quant à la mise en œuvre de la convention des droits de la personne handicapée que la France a signée et ratifiée, elle connaît le même sort que la plupart des autres : un papier vite oublié.

Laurent Lejard, novembre 2017. Yanous-Actu – n°497

Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) SEMAINE EUROPÉENNE DE L’EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPÉES

Créée en 1997 à l’initiative de LADAPT, la SEEPH est devenue un événement incontournable en France mais bientôt également en Belgique, Espagne et Italie. Chaque année, pendant la 3e semaine de novembre, les nombreuses actions organisées contribuent à changer la perception du handicap en entreprise et dans la société. Chaque année en France, sur tout le territoire, environ 150 actions sont organisées par LADAPT grâce à son réseau d’établissements sanitaires, de services médico-sociaux et ses comités de bénévoles. À ces actions de sensibilisation et de recrutement viennent s’ajouter celles organisées par les associations amies, entreprises, missions handicap, collectivités, etc. En entreprise ou dans l’espace public, l’heure est à la rencontre citoyenne, au débat et à l’action ! Depuis 2015, des actions emploi, de sensibilisation, ainsi que des conférences sont organisées par ou avec nos partenaires en Belgique, en Espagne, en Italie. Une édition 2017 #sanslimites pour l’emploi L’édition 2017 est placée sous les thématiques de l’emploi accompagné et de l’emploi des jeunes diplômés en situation de handicap.

L’emploi accompagné au centre des débats LADAPT soutient le dispositif d’emploi accompagné depuis plusieurs années. Mme Myriam El Khomri, alors Ministre du Travail, annonçait lors de la conférence internationale d’ouverture de la SEEPH 2016 à la Maison de l’UNESCO la publication officielle du décret. Dispositif déjà expérimenté au sein de l’association dans ses 16 ESAT Hors-murs, LADAPT entend travailler à son développement et à sa mise en œuvre effective avec ses partenaires, en France comme en Europe, notamment au travers du programme DESC.

L’emploi des jeunes diplômés : un sujet pour l’avenir En mettant au programme de l’édition 2017 l’accès à l’emploi des jeunes diplômés, LADAPT entend mettre en avant un sujet essentiel et au centre des problématiques de l’emploi et du handicap. En traitant le sujet sous l’angle de la question des transitions et ruptures de parcours de vie (le passage de l’adolescence à l’âge adulte, et du statut d’étudiant à celui de jeune travailleur), des dispositifs de qualification, de formation et d’apprentissage, LADAPT souhaite mettre au centre des débats ce qui en découle : l’insertion sociale et l’inclusion dans la cité.

Une dynamique d’échanges Puisque l’emploi et le handicap sont associations et organismes amis (partenariat LADAPT – AGEFOS PME par exemple). Ainsi, l’AGEFIPH le FIPHFP et LADAPT organiseront une conférence de presse commune le 17 octobre à Paris, dans un souci de mutualiser leurs forces pour communiquer autour de la SEEPH, l’affaire de tous, LADAPT souhaite pour cette édition être le vecteur d’une dynamique d’échanges et de réflexion avec les UNE QUESTION EUROPÉENNE Moins d’un adulte handicapé sur deux a un emploi dans l’Union Européenne (source : Eurostat, 2014 pour l’année 2011, pour une population de 15 à 64 ans déclarant avoir un handicap). Ce chiffre (47,3%) est d’autant plus alarmant qu’il doit être mis en regard avec celui du taux d’emploi des 15-64 ans n’ayant pas de handicap, 66,9%. Ce non accès à une situation professionnelle a des effets sur le niveau de vie, mais également sur l’inclusion sociale. Dans l’Europe des 28, le taux de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale pour les personnes non-handicapées âgées de 16 ans et plus est de 21,4% en 2013, contre 19,9% pour les personnes handicapées. CETTE ANNÉE LA SEEPH DÉCOMPLEXE LE HANDICAP ! Les personnes en situation de handicap sont elles aussi des modèles de réussite professionnelle ! Leur handicap a fait naître en elles l’envie de se développer #SANSLIMITES, LADAPT vous raconte leur histoire. Site de LADAPT Retour sommaire

5-B) UNE MACHINE À LAVER AUTOMATIQUE PARLANTE POUR LES AVEUGLES, AU PRIX DE 99 DOLLARS

Faire la lessive est simple pour la plupart des gens, mais pour les personnes aveugles et malvoyantes il en va autrement.

Désormais, FirstBuild, une communauté de co-création soutenue par GE Appliances,, avec l’aide d’un jeune garçon de 14 ans, ont conçu un module parlant sous forme de petit boîtier qui peut être connecté aux lave-linges et sèche-linges de GE. Il communique avec l’appareil et annonce à haute voix le programme choisi grâce au sélecteur électronique. L’accessoire se monte à l’extérieur du lave-linge et/ou du sèche-linge. Le module est vendu en ligne au prix de 99 $.

Plus d’informations sur le site web de FirstBuild.

Bulletin de l’Union Mondiale des Aveugles (UMA) – octobre 2017

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5-C) NOUVELLES RESSOURCES CONCERNANT LE TRAITÉ DE MARRAKECH

Nous sommes ravis de vous annoncer qu’à l’heure où nous rédigeons ce bulletin électronique, 33 pays ont ratifié le Traité de Marrakech. Nous savons que plusieurs autres pays se trouvent en phase finale de ratification et nous espérons qu’ils viendront rejoindre la liste dans les mois à venir.

Nos membres le savent, l’UMA a publié un Guide consacré à la mise en œuvre du Traité de Marrakech en début d’année. Nous sommes heureux de vous indiquer que ce guide est maintenant disponible en anglais, en français, en espagnol et en russe et que vous pouvez le télécharger sur la page de notre site web consacrée au Traité de Marrakech.

Nous venons aussi de terminer un Guide de poche consacré à ce Traité de Marrakech. Il s’agit d’une version très abrégée du guide complet de mise en œuvre, qui vous donnera néanmoins des informations utiles sur le contenu de la version complète du guide et la façon de l’utiliser. N’oubliez pas que ce guide de poche est destiné à nos membres et qu’il ne remplace en aucun cas la version complète du guide de mise en œuvre lorsque vous vous livrez à vos activités de plaidoyer en vue de promouvoir une mise en place du Traité effective. Le guide de poche est disponible sur notre site web.

Bulletin de l’Union Mondiale des Aveugles (UMA) – octobre 2017

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8) EMPLOI

8-A) FORUM DES MÉTIERS À L’INJA (INSTITUT DES JEUNES AVEUGLES) – 8 FÉVRIER 2018

Pour la quatrième année consécutive, l’Institut National des Jeunes Aveugles de Paris organise dans ses murs un forum sur la Formation et la Recherche d’Emploi pour les Déficients Visuels. (Forum FRE-DV). Cet évènement aura lieu le jeudi 8 février 2018 de 8 h 45 à 17 h 00.

L’objectif de cette journée est de sensibiliser nos publics au monde de l’entreprise ; à la recherche d’emploi ainsi qu’aux parcours de formation.

A noter : la Fédération des Aveugles de France s’associe avec l’INJA pour l’organisation de cet évènement.

La journée est organisée autour de deux temps forts : La matinée : sera découpée en deux temps :
- Le témoignage particulièrement intéressant de Hakim KASMI, grand reporter à France Culture, non voyant.
- Puis, un temps d’écoute et d’échange en séance plénière avec des partenaires sociaux, institutionnels et des responsables de centres de formation. Cette année une table ronde : En quoi le braille peut-il être un facteur de réussite professionnelle ? La table ronde est organisée autour de témoignages de personnes déficientes visuelles et de professionnels reconnus pour leur expertise dans ce domaine. Ce sera l’occasion de nous questionner sur la diversité des parcours et les conditions nécessaires à la réussite d’un projet professionnel.

L’après-midi : C’est un temps de rencontre et de prise d’informations : quatre types d’intervenants seront présents dans des espaces identifiés afin d’échanger individuellement ou en petit groupe avec le public : 1. Le monde de l’entreprise : seront présents des professionnels issus du monde de l’entreprise afin d’évoquer leurs métiers ; l’insertion professionnelle ; l’autonomie dans l’entreprise ; les outils de travail ; les nouvelles formes de travail... Les professionnels seront regroupés par domaines d’activités ou famille de métiers : Artisans ; Services publics ; Interprétariat ; Vente/commerce ; Journalisme ; Enseignement ; Environnement ; Informatique ; Droit ; Banque/Assurance ; Bien-Être ; Paramédical.

2. Les parcours de formation : responsables de centre de formation professionnelles ; relais handicap d’université ; Centre de formation d’apprentis ; ESAT ; personnes en cours de formation...

3. Les partenaires de l’insertion ; associations qui accompagnent la recherche d’emploi ; institutions publics liées à l’emploi ; partenaires des projets individuels, partenaires dans l’accompagnement vers l’emploi…

4. un quatrième espace consacré aux entreprises qui viendront directement proposer des stages ; des emplois et des formations en alternance ; recueillir des C.V. ; présenter les métiers de leur entreprise …

Le public concerné : Ce forum est destiné aux élèves, présents ou anciens, de l’Institut, en recherche de formation ou d’emploi, ainsi qu’à toutes personnes déficientes visuelles à la recherche d’informations et de contacts afin de préparer le mieux possible leur insertion dans l’emploi.

Pour tout renseignement, contacter Julien Berthier : jbertier@inja.fr

Pour vous inscrire : forumfredv@inja.fr Inscription obligatoire avant le 2 février 2018, en précisant : nom, prénom, situation professionnelle actuelle et n° de téléphone.

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8-B) OFFRE D’EMPLOI

Recherche de candidats en situation de handicap pour un poste en CDI de téléprospecteur en télétravail 18h30 par semaine, ce qui implique que le candidat soit équipé d’un ordinateur et d’Internet et qu’il dispose chez lui d’un espace calme pour travailler.

Le candidat devra parler très bien anglais et le comprendre très bien également, il sera également amené à rédiger des synthèses de ses contacts téléphoniques, et donc maîtriser le traitement de texte et avoir de bonnes capacités rédactionnelles.

Descriptif De Poste : Intitulé du poste : Agent de téléprospection Type de contrat : CDI à mi-temps +1h A pourvoir le : Dès que possible Rémunération : selon le profil Horaires : flexibles Lieu et accès : Télétravail Présentation de la structure : Hexaglobe est une société spécialisée dans les technologies de l’information et des télécommunications à destination des métiers de l’audiovisuel. Crée en 2004 et en forte croissance, Hexaglobe offre une forte expertise scientifique et technologique, à la pointe de l’état de l’art. Hexaglobe dispose d’une plateforme de gestion et diffusion de vidéo en ligne nommée Hexa-Vidéo utilisée par des clients finaux, cumulant plusieurs millions de visiteurs uniques par jour. Nos missions nous amènent à participer à la révolution des modes de consommation des médias. Missions : Rattaché au Directeur Commercial, l’agent de téléprospection a la responsabilité des tâches suivantes : prise de contacts avec les prospects, présentation de l’entreprise des produits et services et argumentaire de vente, rédaction d’une synthèse écrite pour chaque contact. Profil Recherché : Dynamique, d’humeur égale, et confiant en lui, l’agent de téléprospection doit réussir à s’imposer au téléphone. Il doit savoir rester courtois en toutes circonstances, aimer le contact, connaître les techniques de vente à distance, supporter de travailler seul et à distance, faire preuve d’une excellente élocution, maîtriser l’outil informatique et avoir de l’attrait pour les nouvelles technologies. Le candidat devra avoir une excellente communication et compréhension écrites et orales tant en français qu’en anglais. Divers : Le candidat pourra travailler de chez lui, dès lors qu’il a un ordinateur et une connexion internet. Les prises de contact pouvant s’effectuer à travers le monde, le candidat peut également travailler en horaires décalés s’il le souhaite. Plus de détails et envoi des candidatures avant le 15 décembre à : bertrand.laine@pole-emploi.fr

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8-C) EMPLOI/JUSTICE - LA SNCF POURSUIVIE

La compagnie nationale de chemins de fer risque d’être poursuivie dans le cadre d’une action de groupe sous le grief de moins payer les salariés handicapés par rapport à ceux qui sont valides. Lancée par le syndicat Sud-Rail, elle porte sur des discriminations supposées qui auraient rallongé d’environ 30% l’évolution de carrière de salariés handicapés et entrainé des rémunérations plus basses de 11 à 12%. Une enquête demandée par Sud-Rail a mis en évidence que "37,5 % des salariés en situation de handicap au travail n’ont pas eu accès à l’adaptation de leur poste de travail, ni à la formation" et que "pour près de la moitié des salariés handicapés de la SNCF, le handicap constitue un frein à leur évolution de carrière". Le syndicat a mobilisé les personnels concernés afin de pouvoir, après six mois de négociations avec l’employeur qui sont restées infructueuses, lancer l’action de groupe en justice, une première en France en matière de discrimination salariale du fait du handicap. Le conseil fédéral de Sud-Rail doit, dans la quinzaine qui vient, décider de saisir effectivement la justice. La SNCF conteste globalement ces griefs, invoquant l’emploi de 6.726 travailleurs handicapés en 2016, soit 4,52% de ses effectifs.

Yanous-Actu – n°497

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) ACCÈS AU LIVRE ET À LA LECTURE

BrailleNet, l’Arald et l’Enssib s’associent pour organiser le 7 décembre une journée professionnelle sur l’accès au livre et à la lecture pour les personnes en situation de handicap.

Cette journée est destinée à l’ensemble des professionnels du livre : éditeurs, producteurs de livres adaptés, bibliothécaires, développeurs de solutions Web pour les bibliothèques et les librairies en ligne, développeurs d’applications de lecture numérique, enseignants et étudiants des métiers du livre, etc.

Actuellement en France, seulement 8% des livres disponibles en librairie existent dans une version adaptée (audio, braille, caractères agrandis, etc.) et les livres nativement accessibles sont encore très rares. Pour les manuels scolaires, les ouvrages scientifiques et techniques, cette pénurie est encore plus forte. Disposer de contenus accessibles n’est pas la seule condition nécessaire pour que des personnes handicapées puissent les consulter : il faut encore que les plateformes utilisées pour diffuser ces contenus soient elles aussi accessibles, de même que les applications de lecture numérique, qu’elles soient prévues pour un usage bureautique ou mobile. Répondre aux enjeux de l’accès au livre et à la lecture implique ainsi de mobiliser tous les professionnels de la chaîne du livre pour traiter la problématique de manière globale. C’est ce que nous proposons de faire lors de cette journée qui proposera des conférences, des démonstrations et des ateliers afin de laisser une large place aux échanges entre professionnels.

Inscription en ligne : https://www.eventbrite.fr/e/billets...

Infos pratiques Date : Jeudi 7 décembre de 9h à 17h Lieu : Enssib, 17-21 bd du 11 novembre 1918, Villeurbanne Inscription gratuite mais obligatoire

Pré-programme

9h : Accueil 9h30 : Bienvenu 10h : Évolutions législatives 10h20 : La presse ancienne accessible (Alizé Buisse, Arald) 10h40 : Accès au livre et à la lecture : un état des lieux (Alex Bernier, BrailleNet) 11h-12h30 : Ateliers, session 1 * Publier : Comment optimiser la chaîne éditoriale et mieux répartir la responsabilité pour favoriser la prise en compte de l’accessibilité numérique ? Quelle articulation entre édition « ordinaire » et édition « adaptée » ? * Lire : Comment utiliser le potentiel des standards pour améliorer la qualité de la restitution des livres numériques et l’expérience utilisateur dans son ensemble ? * Orienter : Comment orienter les lecteurs vers des collections accessibles ? Quels outils de médiation mettre en place ? 12h30 : Déjeuner libre 14h : Démonstrations d’outils de lecture : braille numérique, audio, etc. 14h45-16h15 : Ateliers, session 2 * Acheter : Comment inciter les plateformes de vente en ligne et les fournisseurs de contenus en ligne à rendre leurs plateformes et les contenus accessibles ? * Mutualiser : Quelles solutions techniques et organisationnelles pour mieux se partager le travail * Inciter : Quels leviers utiliser pour améliorer l’accessibilité ? 16h30 : Conclusion Association BrailleNet – Tél : 01 85 09 06

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12-B) LE CERCLE DES AIDANTS DE DÉFICIENTS VISUELS (CADV) INITIÉ PAR LE GIAA

Il s’agit d’un cycle de groupes de parole destiné aux personnes qui aident un proche qui a perdu la vue ou qui est en train de la perdre.

Les groupes de parole réunissent celles et ceux qui souhaitent échanger sur les problématiques vécues au quotidien auprès d’une personne déficiente visuelle.

C’est un lieu d’expression libre qui :
- Permet aux aidants d’échanger avec des personnes confrontées aux mêmes situations qu’eux
- Aide les aidants à trouver des réponses à leurs interrogations : que dire/ ne pas dire ? Que faire/ ne pas faire ? Comment accompagner sans infantiliser ?…
- Offre aux aidants une écoute et un soutien documenté, notamment dans les périodes difficiles
- Soutient les aidants dans leur adaptation à l’évolution du handicap et ses conséquences au quotidien
- Accompagne l’aidant et la personne aidée dans la définition de stratégies d’adaptation commune Le Cercle des Aidants se réunit une fois par mois de septembre 2017 à juin 2018, le 3e mardi, pendant deux heures.

Chaque séance est animée par une psychologue experte du handicap visuel, elle-même devenue aveugle à l’âge de 22 ans, accompagnée d’une consœur, voyante. Des témoins déficients visuels et leurs proches, ayant du recul face au handicap, viennent partager leurs expériences avec les aidants. La parole est libre, tous les thèmes sont être abordés : problèmes relationnels et/ ou familiaux, difficultés professionnels, organisation adaptée, déplacements extérieurs, sensibilisation de l’entourage …

Pour favoriser les échanges, le nombre de participants est limité à 12.

Il est indispensable de s’inscrire auprès de Gilles Lebreton par téléphone : 06 65 28 31 97 ou par mail cadv@giaa.org

Une participation de 5€/séance est demandée (3€ pour les adhérents du GIAA). http://www.giaa.org/Nouveau-service...

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12-C) LES ACTUALITÉS SOUFFLEURS D’IMAGES – NOVEMBRE 2017

Le Théâtre Romain Rolland de Villejuif (94) offre un large panorama du spectacle vivant contemporain sans s’enfermer dans aucune esthétique, avec des propositions pour tous les publics, y compris les enfants et les adolescents, avec toujours une haute exigence de qualité. Une attention particulière est portée aux écritures de plateau. Écrire le spectacle directement sur la scène et convoquer plusieurs disciplines artistiques pour créer un langage sensitif dans l’immédiateté de la représentation, tel est le travail de ces auteurs-metteurs en scène qui bousculent ainsi les principes de la représentation traditionnelle. Chacun de ces artistes créé son propre langage scénique. C’est un exercice difficile et périlleux qui nécessite des temps de répétition particulièrement longs. Les spectacles issus de ces processus sont souvent hybrides. Les disciplines s’y entremêlent, le travail sur le corps et l’image y est fondamental. En écho d’un monde moderne multipolaire où les identités se métissent, les formes artistiques mutent. A l’affiche : Maligne de Noémie Caillaut, le jeudi 21 décembre à 20 h 30. Noémie a 27 ans, elle est pleine d’énergie, d’humour, de gentillesse, d’enthousiasme. Belle comme un cœur. Et c’est justement tout près de son cœur que se niche une méchante tumeur. Mais qui est la plus maligne des deux ? Cette tumeur hors de propos chez une si jeune femme ? Ou Noémie qui se bat et sourit ? Pas facile de faire rire sur le thème du cancer. C’est pourtant ce que réussit magnifiquement Noémie Caillaut dans son seule-en-scène construit comme un hymne à la vie. Avec une drôlerie et un culot étourdissants, Noémie Caillaut raconte le choc de l’annonce, les réactions de la famille, des amis... Ses mots justes et son humour ravageur se posent sur ce combat qui a occupé 3 ans de sa vie. Sa pièce, véritable antidote à la morosité, est d’une vitalité éblouissante. Lien vers le site du Théâtre Romain Rolland : http://trr.fr/ Le Musée des Avelines, à deux pas de Paris, le musée d’art et d’histoire de Saint-Cloud vous accueille pour vous faire découvrir les richesses de ses collections. Ville au passé chargé d’histoire, Saint-Cloud est marqué par les évènements qui ont construit la France et dont le musée se fait un témoin fidèle. Celui-ci vous propose ainsi un voyage en peintures, gravures ou photographies, étoffées d’objets et de mobiliers, sur les grands moments et célébrités qui ont écrit le passé de la ville comme celui de la France. Découvrez, au détour des salles, le château de Monsieur, frère du Roi, qui fut également demeure de Marie-Antoinette, de Napoléon 1er ou de Napoléon III ; la porcelaine tendre de Saint-Cloud et ses décors tout en finesse ; des personnalités importantes qui ont choisi Saint-Cloud comme lieu de villégiature, artistes, peintres, sculpteurs ou musiciens tels Edouard Dantan, Gaston La Touche, Charles Gounod ; des pionniers dans leur domaine, comme Marie Bonaparte, Henri Chrétien, Alberto Santos Dumont. Redécouvrez les évènements historiques du 18 brumaire, de l’incendie du château pendant la guerre de 1870 et la destruction de la ville, de la fête de Saint-Cloud... Au cœur d’un jardin arboré, le musée des Avelines, autrefois maison particulière d’un riche pharmacien, s’inscrit dans un cadre exceptionnel pour transmettre l’art et l’histoire aux grands et aux petits, dans un souci de convivialité renforcé par la présence d’un restaurant salon de thé. A l’affiche : Lino Ventura, une gueule de cinéma du 12 octobre 2017 au 21 janvier 2018. L’exposition s’attachera à retracer le parcours atypique de l’acteur, dès son entrée dans la profession et le rôle décisif qu’il joua auprès d’acteurs aujourd’hui ancrés dans l’histoire du cinéma français, comme Jean-Paul Belmondo ou encore le réalisateur Claude Sautet. Affiches, photographies, documents d’archives, témoignages, musiques de films, objets, scénarios, projections d’extraits... composeront le parcours de l’exposition évoquant la carrière de ce monstre sacré du cinéma français. Différentes salles du musée seront consacrées à ses amitiés avec des comédiens (Gabin notamment), et les réalisateurs avec lesquels il a tourné, de Becker à Verneuil, de Miller à Lelouch, de Pinoteau à Melville, de Malle à Lautner, de Deray à Hossein, ou encore de Sautet à de La Patellière... passant ainsi du polar à la comédie pure, du film d’aventures au drame. Sera ainsi retracée la carrière de Lino Ventura, acteur populaire et pudique, qui a joué dans plus de 70 films, dont nombre de chefs d’œuvre et d’immenses succès publics. Lien vers le site du Musée des Avelines : http://www.musee-saintcloud.fr/

Souffleurs d’Images/Centre Recherche Théâtre Handicap (CRTH)

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12-D) UN PROJET DE CABARET INCLUSIF QUI A BESOIN DE L’AIDE DE CHACUN

L’école de théâtre et de pratiques artistiques Acte 21, du CRTH a besoin de vous ! Les élèves de chant ont le projet de monter un « Cabaret d’Arts et d’Essais » en juin 2018. Ils seront accompagnés dans leur création par leur professeur Miguel – Ange Sarmiento et les artistes du collectif Les Cabarettistes. Pour concrétiser ce projet, une campagne de financement participatif est menée sur la plateforme Ulule. Il nous reste 4 jours pour le financer. Vous pouvez nous donner un coup de pouce en faisant un don, dès 5 euros, déductible des impôts à 66 %, ou en relayant auprès de votre entourage, par mail ou les réseaux sociaux. Si on n’atteint pas l’objectif, tout le monde est remboursé ! On vous laisse découvrir le projet sur : https://fr.ulule.com/acte21/

Lettre d’information Souffleurs d’Images - décembre 2017

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) LA LIBRAIRIE AUDIO PROMOTIONS SPÉCIALES FÊTES 2017

La Librairie Sonore de Frémeaux & Associés vous propose sur le site Librairie Audio des promotions vous permettant de réaliser de 15% à 20% d’économies lors de l’achat de produits du catalogue. Les collections complètes vous offrent également des remises allant de 20 à 25% sur le prix catalogue. Nous vous rappelons que tous les achats, même en promotion, donnent lieu, en plus, à une remise de fidélité de 5% à valoir sur un achat suivant. 15% de remise immédiate pour l’achat de 2 produits ou plus du catalogue

Choisissez 2 produits ou plus, même dans des catégories différentes, et vous bénéficierez d’une remise immédiate de 15% sur l’ensemble. La remise se déduit automatiquement du prix et ne figure pas à part. (Hors produits déjà en promotion) 20 à 25% de remise sur les collections complètes

Pour l’achat d’une collection complète bénéficiez de 20 à 25 % de remise sur le prix catalogue. Histoire de la Littérature Française Les Cinglés du Music Hall

Histoire de France de la Gaule à nos jours Intégrale Django Reinhardt

A la Recherche du Temps Perdu ( M. Proust) Intégrale Mahalia Jackson

Contre Histoire de la Philosophie (M. Onfray) Intégrale Louis Armstong

Collection Luc Ferry Collection Martine ...

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