Accès direct au contenu de la page

logo de la CFPSA

Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

Accueil du site > Bulletins CFPSAA-Infos > Bulletin de 2018 > Bulletin 01 du 29 janvier 2018

Bulletin 01 du 29 janvier 2018

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2017-12 – du 29 janvier 2018

Pour vous abonner à la lettre du CFPSAA, envoyez un message à cfpsaa-subscribe@yahoogroupes.fr Pour vous désabonner de cette lettre, envoyez un message à cfpsaa-unsubscribe@yahoogroupes.fr à partir de l’adresse inscrite.

SOMMAIRE

ÉDITORIAL

Bonjour à tous. Je vous souhaite une très bonne année et forme des vœux pour vous et vos proches ainsi que pour nos objectifs communs. Que 2018 nous apporte avancées concrètes et progrès significatifs.

La CFPSAA connait en ce début 2018, une reprise particulièrement active. La période est troublée sur le plan de l’emploi des personnes handicapées, qui continuent d’être à l’écart de la reprise annoncée. Qu’il s’agisse du maintien dans l’emploi, de l’emploi accompagné, de l’apprentissage, ou encore de la santé au travail, nous sommes présents sur tous ces sujets dans les différentes instances auxquelles la CFPSAA participe, telles que le CNCPH, l’Agefiph ou le Fiphfp. La sécurité urbaine nous pose problème avec l’éventuelle suppression des feux, et le développement du parc de véhicules électriques, induisant des dangers pour la circulation des personnes déficientes visuelles sur la voie publique. Je pourrais citer aussi les sujets sur la table avec la SNCF. Là encore, et sur bien d’autres chapitres, nous faisons entendre notre voix. Et puis, Sophie Cluzel, Secrétaire d’État, en charge des Personnes Handicapées a souhaité rencontrer la CFPSAA, comme vous le verrez plus loin dans ce bulletin.

De plus, Nous sommes heureux de mettre l’accent sur l’accès à la culture avec la création du Marius de l’audiodescription. J’en profite pour vous préciser que le nom de ce prix a changé pendant les vacances de Noël. Nous vous l’avions annoncé sous le titre de « César », mais il a semblé plus judicieux de ne pas emprunter la même dénomination que les « Césars » traditionnels du cinéma, et d’avoir notre propre label. Et ce petit clin d’œil à Marcel Pagnol, n’est pas pour me déplaire.

En vous renouvelant tous mes vœux, j’adresse un grand merci aux personnes qui nous adressent des dons actuellement.

Fidèlement

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

Retour Sommaire

1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) RENCONTRE AVEC SOPHIE CLUZEL, SECRÉTAIRE D’ÉTAT, CHARGÉE DES PERSONNES HANDICAPÉES

Comme annoncé fin décembre, Edouard Ferrero, Président de la CFPSAA a rencontré Sophie Cluzel le 11 janvier dernier. Il était accompagné de Vincent Michel, Président de la Fédération des Aveugles de France, et ce rendez-vous, vite transformé en réunion de travail, s’est révélé positif. Notre Secrétaire d’État paraît volontaire et son écoute attentive témoignait de tout l’intérêt qu’elle porte aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap.

Les grands axes ont porté sur le braille, l’accessibilité numérique, la domotique, les assises de la mobilité et la circulation urbaine, l’emploi, la culture et le livre adapté. Tout cela dans la perspective de la prochaine CNH (Conférence Nationale du Handicap) prévue au printemps.

Au nom de la CFPSAA, Edouard Ferrero a fait part du sentiment général concernant le manque de concertation avec la nouvelle équipe gouvernementale et a exprimé son étonnement face au manque de réponses en provenance des ministères sollicités. Un premier point à noter, c’est que le secrétariat d’état chargé des Personnes Handicapées est maintenant rattaché à Matignon. Ce qui devrait dans les faits lui donner plus de poids. C’est dans cette optique que Sophie Cluzel souhaite balayer avec nous régulièrement les sujets qui nous concernent. D’autre part, dans l’esprit du Premier Ministre, le CNCPH doit occuper toute sa place. C’est là que la concertation doit se faire avec la co-construction des textes qui y sont préparés. De plus, Le Premier Ministre vient de nommer dans chaque ministère un haut fonctionnaire en charge du handicap, et chacun d’entre eux aura la charge de négocier, pour la partie qui le concerne, avec les représentants du CNCPH.

Souhaitons que ce nouveau dispositif prouve son efficacité.

Retour Sommaire

1-B) SUPPRESSION DES FEUX DE CIRCULATION

Extrait du courrier adressé par la CFPSAA à Madame la Maire de Paris :

« En effet en mai dernier, vos services de la « Division Partage de l’Espace Public » nous transmettaient par mail un document intitulé « Annexe 1 Les chantiers Paris piéton » dans lequel on pouvait lire dans la partie « Chantier III : Élever les standards de confort des espaces publics » et la sous partie « Des Espaces Publics plus Accessibles, plus surs et plus accueillants » qu’il était question d’expérimenter je cite la « suppression des feux en zone 30 pour favoriser la vigilance des conducteurs ».

Malheureusement depuis votre stratégie semble avoir évoluée puisque désormais lors des réunions qui abordent cette thématique, nous sommes au regret d’entendre que la suppression pourrait également concerner des feux de circulation hors de ces zones. C’est la raison pour laquelle je me permets de vous écrire car il vous faut prendre conscience que cette suppression remet en cause le principe d’autonomie des personnes déficientes visuelles que je représente. Elle met également en difficulté bon nombre de Personnes à Mobilité Réduite (P.M.R.) alors que la part des personnes âgées augmente plus vite que celle de tout autre groupe d’âge. D’ailleurs, beaucoup d’entre elles atteindront des âges où le handicap est plus fréquent.

Dans cette optique, nous sollicitons de votre part un rendez-vous pour trouver ensemble des solutions à ces nouvelles difficultés que nous rencontrons…. »

Retour Sommaire

1-C) CIRCULATION SUR LA VOIE PUBLIQUE

Suite aux assises de la mobilité : extrait de la lettre adressée par la CFPSAA à Madame Élisabeth, Borne, Ministre des transports :

« La CFPSAA représente l’ensemble des personnes aveugles et malvoyantes du territoire français auprès des Pouvoirs Publics. A ce titre, Thierry Jammes, Président de notre Commission Access, vient de participer activement aux assises de la mobilité.

Ces assises ont permis de soulever et d’arrêter un certain nombre de points relatifs à la circulation sur la voie publique, ses dangers et sa sécurisation. Nous venons vers vous aujourd’hui, car il nous semble indispensable de vous apporter certaines précisions concernant notamment la vitesse limitée sur les trottoirs pour les EDP et la notion juridique du trottoir, pour laquelle la nécessité d’un arrêté a été actée, lors de ces assises.

A cet effet, je souhaite vous rencontrer, comme je le fais avec chaque ministre ou responsable institutionnel, lorsqu’un sujet impacte la vie quotidienne et citoyenne des personnes déficientes visuelles.

Vous remerciant par avance de votre attention, et persuadé que ma demande… »

Retour Sommaire

1-D) LE MARIUS DE L’AUDIODESCRIPTION

Vous aimez le cinéma, vous êtes mal ou non-voyant ou vous voulez donner votre avis sur l’audiodescription ? Alors devenez juré du Marius de l’audiodescription ! Le panel de la CFPSAA suit depuis de nombreuses années le développement et la qualité de l’audiodescription selon les critères des déficients visuels. Fort de cette expérience, il a décidé cette année de récompenser la meilleure audiodescription d’un film afin que la voix des déficients visuels soit entendue et que l’on prenne en compte leurs attentes. La Macif soutient la CFPSAA et cette initiative. Le jury du Marius de l’audiodescription est essentiellement composé de personnes aveugles ou malvoyantes, ayant fait acte de candidature avant le 25 janvier 2018 auprès de la CFPSAA. Aucune compétence ou connaissance cinématographique n’est exigée, seule l’envie de participer à un projet où les déficients visuels donnent leur avis sur un sujet qui les touche. Le vote s’effectue à partir de la liste des sept films nominés par l’Académie des César dans la catégorie « Meilleur film ». Cette liste est transmise par les organisateurs du Marius de l’audiodescription aux membres du jury à partir du 31 janvier 2018. Si parmi ces sept films, certains n’ont pas été décrits ou si la version audiodécrite est mal distribuée et donc pas vus par les jurés, ils ne pourront pas être lauréats. Ce sera l’occasion de souligner ces manques d’audiodescription ou de diffusion. Les jurés auront jusqu’au 23 février 2018 pour évaluer la qualité de l’audiodescription de ces sept films et transmettre aux organisateurs du Marius le résultat de leur vote. Le Marius sera attribué à l’audiodescription qui aura recueilli le plus grand nombre de points. Votre vote est utile, si vous souhaitez participer, merci de vous enregistrer auprès de la CFPSAA avant le 25 janvier 2018 à l’adresse mail : contact@cfpsaa.fr Vous pouvez également utiliser cette adresse pour toute question subsidiaire concernant le Marius de l’audiodescription. Les membres du panel de la CFPSAA

Retour Sommaire

2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) EXCLUSIF - LA SECRÉTAIRE D’ÉTAT SOPHIE CLUZEL VEUT SIMPLIFIER LES DÉCLARATIONS DES EMPLOYEURS ET RÉVISER LES QUOTAS D’EMPLOI DE PERSONNES HANDICAPÉES

C’est une deuxième claque. Après les critiques très dures de la Cour des comptes sur l’Agefiph et le FIPHFP , l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a rendu mardi son propre rapport sur les deux structures dont le rôle consiste à gérer les fonds prélevés sur les entreprises ne respectant pas leur quota de 6 % de travailleurs handicapés. Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des Personnes handicapées, compte rendre public ce document ce mercredi. Sans plus attendre, elle a confié aux « Échos » sa volonté de tout changer. « Cela fait trente ans que le système n’a pas été remis en question, il est temps de poser les choses à plat, estime-t-elle. Trente ans après la mise en place du quota de 6 %, les entreprises peinent encore à atteindre 3,5 % ! » Le principe même des quotas est « intéressant », reconnaît-elle, même s’il n’a pas été bien mis en œuvre jusqu’à présent. Il n’est donc pas question de les supprimer, mais ils pourraient être modulés au-dessus de 6 %, laisse-t-elle entendre : « Nous discuterons avec les branches professionnelles, peut-être que certaines filières sous tension pourraient faire mieux, certains bassins d’emploi aussi. »

Simplifier la déclaration d’emploi Sophie Cluzel a surtout à cœur de simplifier la déclaration d’emploi afin de faciliter la vie des employeurs, dont le regard sur le handicap doit changer. « Vous vous rendez compte qu’ils ont aujourd’hui 85 items à remplir dans chaque déclaration ? Les formalités sont tellement lourdes que les entreprises doivent employer une personne et demie en moyenne, ou bien recourir à des cabinets extérieurs. » En 2019, cette déclaration sera intégrée à la déclaration sociale nominative (DSN), dans un effort d’« efficience de la politique publique », annonce la secrétaire d’Etat. Au passage, elle souhaite mettre fin aux dérogations permettant à l’employeur de gonfler artificiellement son quota, au titre de la sensibilisation au handicap, de la formation, de la sous-traitance... Dans les formulaires, on utilise pudiquement le terme d’« unité bénéficiaire » au lieu de parler d’emplois créés. « Je veux promouvoir l’emploi direct », affirme Sophie Cluzel. Faut-il conserver les deux fonds, alors que leurs frais de gestion sont élevés et qu’ils gèrent en financiers plus qu’en accompagnateurs de projets ? « Ces fonds ne sont qu’un outil au service de la politique de l’emploi. L’embauche et l’accompagnement de personnes handicapées concernent avant tout l’entreprise, le collectif et les collègues de travail », souligne la secrétaire d’État.

Réforme de l’apprentissage et loi PACTE La décision sera prise suite à la concertation qui va s’ouvrir rapidement avec les ministères concernés (Travail, Économie, Comptes et Action publique), le Conseil national consultatif des personnes handicapées, le service public de l’emploi, les partenaires sociaux... « Nous ferons des propositions concrètes en mars-avril sur l’obligation d’emploi et la contribution », indique Sophie Cluzel. Elles pourront s’inscrire dans la réforme de l’apprentissage portée par Muriel Pénicaud et dans la future loi PACTE de Bruno Le Maire . « Je veux faire de l’emploi handicapé un vrai levier de la responsabilité sociale d’entreprise, en faire surtout une démarche positive et pas seulement une charge financière aux yeux des employeurs », affirme la ministre. En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/economie-fr... Les Echos.fr

Retour Sommaire

2-B) LA COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES DU SÉNAT LANCE UN GROUPE DE TRAVAIL SUR LA QUESTION DU FINANCEMENT DE LA PRISE EN CHARGE DU HANDICAP

En présence de la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées

La commission des affaires sociales du Sénat, en présence de Mme Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé le 25 janvier 2018 un groupe de travail présidé par M. Philippe Mouiller (Les Républicains - Deux-Sèvres) et composé de M. Alain Milon, président de la commission des affaires sociales (Les Républicains - Vaucluse), Mme Michelle Meunier (SOCR - Loire-Atlantique), Mme Nassimah Dindar (UC - La Réunion), M. Michel Amiel (LaREM - Bouches-du-Rhône), M. Stéphane Artano (RDSE -Saint-Pierre-et-Miquelon), M. Dominique Watrin (CRCE - Pas-de-Calais) et M. Daniel Chasseing (Les Indépendants - Corrèze). Le Gouvernement actuel a hérité d’un certain nombre de dossiers en matière de handicap dont la précédente majorité s’était saisie sans tous les mener à leur terme. Ces chantiers s’inspiraient en grande partie des conclusions du rapport Piveteau rendu en 2013, qui préconise un profond changement de paradigme dans la prise en charge des personnes handicapées, dont le projet personnel devait désormais constituer le fil rouge du parcours de vie. "Réponse accompagnée pour tous", plan d’accompagnement global, fonds d’amorçage sont autant de dispositifs initiés dans les dernières années du quinquennat précédent et qui, bien qu’animés d’intentions louables, ne paraissent pas encore de nature à incarner la grande réforme d’ensemble que le secteur et les personnes handicapées attendent. Le groupe de travail de la commission des affaires sociales se donne pour objectif d’examiner une thématique sans doute un peu plus austère, mais tout aussi fondamentale : celle du financement de la prise en charge. En prolongement de l’exercice auquel le Parlement se livre chaque année lors de l’examen des crédits de l’Ondam médico-social, il apparaît important au groupe de travail d’approfondir le contrôle de ces crédits, ordinairement effectué dans un délai très contraint. Plusieurs problèmes, déjà soulevés à l’occasion d’un rapport présenté en décembre 2016 par Philippe Mouiller et Claire-Lise Campion sur l’exil de personnes handicapées en Belgique, paraissent devoir être rapidement traités. La fongibilité des dotations de l’assurance maladie, l’impératif du décloisonnement des financements, l’aberration administrative des services et établissements cofinancés en constituent quelques exemples. En matière de financement, les réformes menées jusqu’ici se sont malheureusement contentées d’une action de surface, sans jamais interroger la profondeur de certains dysfonctionnements. Par ailleurs, le groupe de travail s’est également donné pour mission de faire une partie de la lumière sur le projet de réforme de la tarification du secteur du handicap, dont la représentation nationale ne connaît jusqu’ici que le nom : Serafin-PH. Ponctuellement évoqué à chaque PLFSS, promis à des échéances variables entre 2020 et 2022, ce grand projet aux impacts nécessairement majeurs n’a pour l’heure pratiquement pas été présenté aux parlementaires, pourtant fréquemment interpellés sur les carences de l’offre de places dans leurs territoires et de ce fait à même d’éclairer la préparation de cette réforme. Sénat.fr Retour Sommaire

2-C) HAUSSE DU TAUX DU CHÔMAGE DES PERSONNES HANDICAPÉES

15e législature Question écrite n° 02160 de M. Jean-François Husson (Meurthe-et-Moselle - Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 23/11/2017 - page 3657 M. Jean-François Husson attire l’attention de Mme la ministre du travail sur la hausse du taux du chômage des personnes handicapées. En dépit de lois successives, dont la loi n° 87-517 du 10 juillet 1987 ayant instauré l’obligation d’employer 6 % des personnes en difficulté dans les entreprises de plus de vingt salariés, le taux de chômage des personnes handicapées reste très élevé, à 19 %, soit le double de la moyenne nationale. Fin juin 2017, près de 500 000 demandeurs d’emploi handicapés étaient inscrits à Pôle emploi, un chiffre en hausse de 8,5 % par rapport à juin 2016. Les personnes handicapées n’ont pas bénéficié de la reprise, contrairement aux valides qui ont vu leur taux de chômage reculer. Plus âgées que les autres demandeurs d’emploi et moins qualifiées, les personnes handicapées restent plus longtemps au chômage : 807 jours en moyenne contre 614 pour les personnes valides. Il lui demande d’étudier la question du renouvellement des dispositifs d’emploi en faveur des personnes handicapées en poursuivant les efforts déjà engagés envers elles mais jugés insuffisants. Il souhaite connaitre les propositions que le Gouvernement envisage de présenter pour remédier à cette situation qui ne peut être satisfaisante. Réponse du Ministère du travail publiée dans le JO Sénat du 11/01/2018 - page 125 Le taux de chômage des personnes handicapées, qui s’élève à 18 %, est deux fois supérieur à la moyenne nationale. Les demandeurs d’emploi handicapés sont par ailleurs plus âgés que la moyenne des demandeurs d’emploi (46 % ont 50 ans ou plus contre 23 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi) et moins qualifiés (25 % seulement ont un niveau d’études supérieur ou égal au bac contre 44 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi). Dans l’objectif de réduire cet écart et de permettre à chacun d’accéder à l’emploi, la ministre du travail veut mobiliser fortement l’ensemble des dispositifs de droit commun, qu’il s’agisse des politiques de l’emploi ou de la formation professionnelle, notamment l’apprentissage : - le plan d’investissement dans les compétences dont les grandes lignes ont été annoncées par le Premier ministre le 25 septembre 2017, ciblera les publics peu ou pas qualifiés ; - le secteur du handicap est associé à la concertation sur l’apprentissage, afin d’identifier des voies de progrès pour l’accès des personnes handicapées. Par ailleurs, afin d’accompagner et de sécuriser les parcours professionnels des personnes handicapées, l’offre de service des opérateurs de placement Spécialisés sera étendue à compter du 1er janvier 2018 pour assurer, au-delà des missions d’insertion professionnelle, des missions de maintien dans l’emploi des personnes handicapées. Il y aura ainsi désormais un guichet unique, pour les bénéficiaires et pour les employeurs, spécialisé dans le champ du handicap, aux côtés de Pôle emploi et des missions locales, là où deux réseaux distincts coexistent aujourd’hui (Cap emploi et SAMETH). De plus, le dispositif de l’emploi accompagné, qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche d’accompagnement global et associe les acteurs de l’éducation, du secteur médico-social et de l’insertion professionnelle, sera opérationnel d’ici janvier 2018 dans toutes les régions. Parallèlement à la rénovation du cadre du dialogue social issu des ordonnances, le dispositif actuel de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés devrait évoluer dans un souci de simplification et de soutien à l’emploi direct. Ce chantier devra être mené en lien avec l’association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) et le fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) , qui contribuent aujourd’hui au financement des politiques d’emploi à destination des travailleurs handicapés à raison de plus de 600 M€. Une des premières mesures consistera à intégrer la déclaration relative à l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés à la déclaration sociale nominative afin d’alléger les tâches administratives de toutes les entreprises concernées, notamment les petites et moyennes entreprises (PME) . Par ailleurs Mesdames la ministre du travail, la ministre des solidarités et de la santé, ainsi que la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées ont confié à Madame Dominique Gillot, présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), une mission pour faciliter l’embauche et le maintien en emploi des personnes en situation de handicap ainsi que leurs aidants par les employeurs publics et privés dont les TPE-PME. Les conclusions leur seront rendues au mois de mars prochain. Enfin, un chantier sera également engagé pour rénover le secteur adapté et expérimenter des mesures favorables au recrutement de travailleurs handicapés. Retour Sommaire

2-D) LE DÉFENSEUR DES DROITS S’ENGAGE POUR L’EMPLOI DES TRAVAILLEURS HANDICAPÉS

Le 13 décembre 2006, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH) qui interdit toute discrimination fondée sur le handicap dans le domaine de l’emploi, en préconisant le principe de l’aménagement raisonnable. A l’occasion du 11e anniversaire de la CIDPH et au titre de sa mission de suivi de la mise en œuvre de la Convention, le Défenseur des droits publie le guide « Emploi des personnes en situation de handicap et aménagement raisonnable ». Alors que la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées prévoit une obligation d’aménagement raisonnable des employeurs, publics comme privés, à l’égard des travailleurs handicapés, les personnes en situation de handicap subissent toujours des discriminations dans le domaine de l’emploi. Les aménagements raisonnables doivent permettre l’égalité de traitement entre les travailleurs handicapés et les autres travailleurs à toutes les étapes du parcours professionnel : formation, recrutement, promotion, etc…. Les aménagements à réaliser sont variables selon la situation du travailleur handicapé et peuvent notamment concerner l’adaptation du rythme de travail, l’accessibilité des locaux, l’installation d’un matériel de communication adapté aux personnes déficientes auditives, visuelles, cognitives, psychiques, etc. Certains employeurs, pourtant tenus par la loi de prendre les mesures appropriées pour permettre aux travailleurs handicapés d’accéder à un emploi, de l’exercer ou de le conserver, continuent à déroger à l’obligation d’aménagement raisonnable. Or, le refus de l’employeur de prendre de telles mesures est constitutif d’une discrimination. Avec un taux de chômage deux fois supérieur (19%) à celui de l’ensemble de la population et un taux de retour à l’emploi plus faible, les personnes handicapées sont particulièrement discriminées en matière d’emploi. Cela se traduit dans les réclamations adressées au Défenseur des droits puisque 37% des saisines relatives au handicap concernent l’emploi, ce qui en fait le premier domaine dans lequel s’exercent les discriminations fondées sur le handicap. Dans la majorité des dossiers qu’il traite, le Défenseur des droits constate que l’obligation d’aménagement raisonnable des employeurs à l’égard des travailleurs handicapés n’est pas respectée. Au regard de ce constat, ce guide du Défenseur des droits a pour objectif de faire connaitre aux employeurs l’obligation d’aménagement raisonnable, qui reste trop souvent ignorée, et de les accompagner dans la mise en place de mesures appropriées pour l’emploi des travailleurs handicapés. En tant que mécanisme indépendant chargé du suivi de l’application de la CIDPH et à la suite de ses rapports de 2016 sur « la protection juridique des majeurs vulnérables » et « l’emploi des femmes en situation de handicap », le Défenseur des droits entend continuer, avec ce guide, à lutter contre les discriminations subies par les personnes en situation de handicap. Actualités du Défenseur des Droits – Décembre 2017 Retour Sommaire

4)- ACTUALITÉS FRANÇAISE DU HANDICAP

4-A) JOËLLE LECOCQ NOUS A QUITTÉS

C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons le décès de Joëlle Lecocq survenu ce jour des suites d’une longue maladie. Elle n’avait que 64 ans et espérait pouvoir profiter bientôt d’une retraite bien méritée après une carrière d’enseignante d’abord au Centre Robert BURON puis au CFRP de l’AVH depuis plus de vingt ans. Joëlle aimait la vie, elle la menait intensément avec ses proches, ses collègues et les stagiaires dont elle avait la charge, toujours avec un mot pour rire ou une réflexion à propos. Jusqu’au bout son courage fut exemplaire, tous ceux qui l’ont connue ne l’oublieront pas. Nous présentons à ses enfants, à son compagnons et à toute sa famille nos très sincères condoléances.

Philippe Chazal Président Honoraire de la CFPSAA

Edouard Ferrero Président de la CFPSAA

Retour Sommaire

4-B) SEULS 15% DES AVEUGLES LISENT LE BRAILLE : URGENCE !

Résumé : À l’occasion de la Journée mondiale du braille, des associations rappellent l’urgence à promouvoir le braille, un moyen précieux pour accéder au savoir. Une écriture qui a presque deux siècles mais s’adapte aux nouvelles technologies Le 4 janvier, depuis 2001, c’est la journée mondiale du braille. Il y a 209 ans naissait Louis Braille à Coupvray (Seine-et-Marne). C’est à lui que sept millions de personnes dans le monde doivent la possibilité de pouvoir lire et écrire du bout des doigts. Pour Vincent Michel, président de la Fédération des aveugles et amblyopes de France, « le braille reste et restera longtemps encore le seul moyen pour une personne aveugle d’approcher de façon autonome le texte écrit. Cette invention décisive pour notre pleine citoyenneté reste plus que jamais d’actualité puisque la révolution numérique en favorise la dissémination par le truchement de l’informatique adaptée et des nouvelles technologies. Nous nous devons d’en dire la modernité et de la défendre par tous les moyens ». Petite histoire Au début du XIXe siècle, à la suite d’un accident, Louis Braille devient aveugle à l’âge de trois ans. Cela ne l’empêche pas de vivre presque comme tous les autres enfants. C’est à l’école que les difficultés commencent à apparaître car il veut apprendre à lire. À l’âge de douze ans, loin de se décourager, le petit garçon se jure de trouver le moyen de déchiffrer tout ce que ses yeux infirmes ne peuvent voir. Louis Braille invente alors l’alphabet en relief qui, depuis, a permis à des millions d’aveugles de surmonter leur handicap. Un livre dédié aux enfants (en lien ci-dessous) raconte cette histoire.

Quel système ? À partir de 1 à 6 points en relief, disposés en 2 colonnes de 3 points, le braille permet 64 combinaisons comprenant l’alphabet, les accents, la ponctuation, les signes mathématiques et les notes de musique... De nombreux objets ou appareils (montres, jeux de société, mesureurs, ascenseurs...) sont, grâce au braille, adaptés à l’usage des personnes aveugles ou très malvoyantes. Une méthode simple et ingénieuse, qui ouvre à des millions d’utilisateurs dans le monde les portes de la connaissance et, près de deux siècles plus tard, l’accès à l’informatique puisqu’une tablette en braille a vu le jour en 2016. En France, la promotion du braille est l’un des principaux enjeux des associations dédiées, notamment Valentin Haüy créée dès 1889 ; on estime en effet que seules 15% des personnes aveugles savent le lire.

Une merveilleuse écriture Selon la Fédération des aveugles et amblyopes de France, « la France a beaucoup à faire pour permettre une pleine diffusion de cette merveilleuse écriture ». Le combat continue pour que les personnes aveugles puissent lire le livre de leur choix, dans le format de leur choix, dans des délais raisonnables et au prix du marché. « C’est notre combat central aujourd’hui afin qu’elles puissent pleinement accéder au savoir qui conditionnera l’inclusion dans le monde de demain », insiste Vincent Michel. À l’occasion de sa décoration, le 6 décembre 2017, de chevalier de l’Ordre national du mérite, il n’a pas manqué de rappeler à Françoise Nyssen, ministre de la Culture, « l’importance cruciale et primordiale de favoriser l’accès au savoir grâce aux livres en braille ». Il lui suggère d’être « dans la lignée de Louis Braille (...) la femme qui a ouvert l’accès au livre pour les aveugles de France ».

Handicap.fr / Emmanuelle Dal’ Secco – janvier 2018

Retour Sommaire

4-C) ACCESSIBILITÉ NUMÉRIQUE : LES COLLECTIVITÉS VONT DEVOIR S’Y METTRE

Avoir un site internet accessible pour les personnes sourdes, aveugles ou avec un handicap mental : les collectivités devraient l’avoir fait depuis 2012. L’incitation n’ayant pas fonctionné, le temps de la répression - et des amendes - approche... La loi « Handicap » de 2005 avait imposé aux collectivités, à partir de 2012, de rendre accessibles aux personnes handicapées tous leurs sites Internet. Six ans plus tard, on est bien loin du compte. Rares sont en effet les sites qui permettent une “lecture” des pages pour les personnes aveugles ou qui mettent en ligne des vidéos ou sonores sous-titrées pour les personnes sourdes. Ce manque d’engagement est dû à l’absence de sanctions estiment beaucoup. La loi pour une République numérique de 2016 a donc rectifié le tir et prévoit une sanction administrative d’un montant maximum de 5 000 euros. Avec des rappels chaque année, si la collectivité n’a pas mis à jour son site. Le décret d’application de cette mesure, très attendu par les associations de personnes handicapées, devrait paraître au début de l’automne. « Avec la sanction financière, les collectivités vont s’y mettre », assure Nathalie Dross, déléguée aux employeurs publics et partenaires nationaux du FIPHFP. Le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique propose donc son aide depuis un an environ pour former les agents qui doivent mettre à jour les sites et les applications mobiles des collectivités, ou même pour repenser les sites. Bénéfique à tous L’aide peut être utilisée aussi bien pour les sites en direction du public que pour les Intranet des collectivités. Ces dernières « pensent plus souvent à l’accessibilité pour le public mais cela profite aussi aux agents ». A moins qu’un agent fasse face à des difficultés et que des dispositions soient alors mises en place. Rendre un site accessible aux personnes handicapées est également bénéfique à l’ensemble des utilisateurs. Par exemple, rendre la voirie accessible aide les personnes en fauteuil mais aussi les personnes avec une poussette, les personnes âgées avec déambulateur…. Augmenter les contrastes ou la mise en place du « facile à lire et à comprendre », recommandé pour les personnes avec un handicap mental, est bénéfique à tous les lecteurs. « Un bon schéma, simple, est bien souvent mieux compris qu’un texte par tout le monde », rappelle Nathalie Dross. Il faut néanmoins toujours penser à l’accessibilité lorsque des nouveautés sont ajoutées au site. On peut acheter clé en main – parfois très cher – des sites accessibles mais si les nouveaux articles ou vidéos ajoutés par le webmaster ne sont pas accessible, on perd progressivement tout l’apport initial sur l’accessibilité. « Il faut sensibiliser pour faire vivre l’accessibilité », explique Nathalie Dross. De 1600 à 6000 euros d’aide Le FIPHFP a donc mis en place des sensibilisations et des formations pour les agents. Il aide aussi financièrement les collectivités à auditer leurs sites. Mettre un site en conformité avec le référentiel général d’accessibilité pour les administrations (RGAA) est beaucoup plus lors de sa conception qu’une fois qu’il est créé. Il est donc parfois moins coûteux d’attendre une refonte du site pour le rendre accessible, en tout cas tant qu’il n’y a pas d’amende à la clé. Selon la complexité du ou des sites à mettre en accessibilité, les aides financières du FIPHFP vont de 1600 à 4000 euros pour l’audit initial, de 4000 à 6000 euros pour le suivi des améliorations et de 1 600 à 3 000 euros pour l’audit de validation. Une collectivité peut demander ces aides pour 5 sites ou applicatifs web pour une période de 3 ans maximum, non renouvelable. « Ce budget vient en plus des autres aides que le FIPHFP peut accorder à une collectivité », précise Nathalie Dross. La Gazette.fr Retour Sommaire

8) EMPLOI

8-A) RAPPEL : 4ÈME FORUM EMPLOI FORMATION À L’INJA

jeudi 8 février 2018

La matinée sera organisée autour d’un témoignage d’une personne DV en emploi, autour de son parcours, ses difficultés, … et d’une ou deux tables rondes ou deux (le premier sujet pressenti : En quoi le braille peut-il être un facteur de réussite professionnelle ?

Différents espaces seront proposés sur l’après-midi, au sein desquels les visiteurs pourront se déplacer :  ESPACE 1 : LE MONDE DE L’ENTREPRISE : entreprises et professionnels déficients visuels en situation d’emploi (approche métiers/filières)  ESPACE 2 : LES PARCOURS DE FORMATION : CENTRES DE FORMATION ET UNIVERSITÉS  ESPACE 3 : LES PARTENAIRES SOCIAUX ET ASSOCIATIONS  ESPACE 4 : LES ENTREPRISES (pour entretiens et prises de CV) La Fédération des Aveugles de France s’associe avec l’INJA pour organiser cette journée.

Pour tout renseignement, contactez Julien Berthier : jberthier@inja.fr

Retour Sommaire

8-B) RECRUTEMENT AU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES

Recrutements par la voie contractuelle de la Direction Générale des Finances Publiques (forclusion de la réception des dossiers de candidature au 16 février 2018) : https://www.economie.gouv.fr/recrut...

Recrutements par la voie contractuelle de la Direction Générale des Douanes (forclusion de la réception des dossiers de candidature au 30 janvier 2018) : https://www.economie.gouv.fr/recrut...

Retour Sommaire

12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) CONCERT SOLIDAIRE DE L’ANPSA

L’Association Nationale pour les Personnes SourdAveugles (ANPSA) a le plaisir de vous convier à un concert solidaire Le mardi 13 mars 2018 à 20h30 à l’Institut National des Jeunes Aveugles (INJA) Dans la prestigieuse Salle André Marchal (Salle munie d’une boucle magnétique) : 56, bd des Invalides, 75007 Paris, (métro Duroc : ligne 10 et 13, bus 28, 39, 70, 82, 92).

Gérard Glatigny : Incursion romantique Œuvres piano solo de Schumann, Liszt, Claude Debussy Nous passerons, à n’en pas douter, un agréable moment convivial. Ce sera aussi l’occasion de nous aider à intensifier nos actions au profit des personnes sourdaveugles, ce double handicap est souvent source d’isolement et de marginalisation. Vous trouverez tous les détails dans le bulletin d’inscription ci-joint, avec pour ceux qui souhaitent mieux nous connaître, le dépliant de l’association.

L’entrée est à 12 euros minimum (Chèque à adresser à l’ANPSA, 153 Boulevard Brune, 75014 Paris) L’intégralité de la recette ira donc au soutien des personnes sourdaveugles. Elle financera par exemple, des interprètes professionnels indispensables pour permettent aux personnes sourdaveugles d’exercer leur pleine citoyenneté et de s’intégrer dans notre société. Pour tous renseignements vous pouvez vous adresser à secretgen@anpsa.fr Plus d’infos sur l’ANPSA : http://www.anpsa.fr/ Page Facebook ANPSA Plus d’infos sur Gérard Glatigny : Gérard Glatigny - Union Générale des Auteurs ugampamusimuse.eklablog.com/gerard-glatigny-a3260129

Plus d’infos sur l’Institut National des Jeunes Aveugles :www.inja.fr/

Retour Sommaire

12-B) CALENDRIER 2018 DE LA FÉDÉRATION DES AVEUGLES DE FRANCE : YES YOU CANNE !

Une édition qui incite à l’action

Pour la huitième année consécutive, la Fédération des Aveugles de France dévoile son calendrier qui a pour vocation de sensibiliser l’opinion et d’alerter les pouvoirs publics sur l’enjeu de l’inclusion sociale et économique des personnes déficientes visuelles dans notre pays.

Pour ce faire, des personnalités publiques et politiques sont détournées et grimées, afin d’inciter les décideurs à s’engager sur de grands chantiers d’actions en faveur des personnes aveugles. Pour 2018, la Fédération a voulu mettre en scène 12 personnalités de la sphère politique et publique, qui se retrouvent brutalement dans la peau et l’univers des personnes en situation de handicap visuel. Et cette année, l’heure est à la responsabilisation.

Cette édition veut croire à la capacité des décideurs à se mobiliser pour faire changer les choses et incite à l’action en les interpellant : YES YOU CANNE ! Oui vous avez le pouvoir d’agir, vous le devez. C’est un appel sans détour, à ces ministres, ces députés, ces personnalités influentes, et au-delà, tous ces hommes et ces femmes, qui ont le pouvoir d’agir et de faire émerger les revendications et la nécessité de l’application des lois en faveur des personnes aveugles.

Pour vous le procurer : rendez-vous sur le site internet : www.aveuglesdefrance.org

Retour Sommaire

12-C) « L’ART AU POUVOIR » - PARCOURS DE SPECTATEURS 2018

Les inscriptions sont ouvertes !!! Cette année, le parcours de spectateurs spécialement dédié revient, avec une nouvelle thématique « L’art au pouvoir ». Ce parcours est rendu accessible par des visites tactiles et contées, des médiations, de l’audio-description et les souffleurs d’images. Au programme, de février à juin 2018, plusieurs visites au Musée du Louvre et deux pièces de théâtre, l’une à la Colline-théâtre national, la seconde au théâtre de l’Aquarium. A partir de février, visitez l’exposition « Théâtre du pouvoir » à la petite galerie du Louvre. En mars et avril, assistez aux spectacles, Victoires de et par Wajdi Mouawad à la Colline – théâtre national et à Mille Francs de récompense de Victor Hugo, par Kheireddine Lardjam au théâtre de l’Aquarium. En mai, allez visiter les collections permanentes du Musée du Louvre, avec les commentaires avisés de Michel Lo Monaco. Et, en juin, participez au débat de clôture du parcours sur « l’art au pouvoir » organisé au CRTH. Tarif : 12 € par spectacle et accès gratuit aux visites du Louvre. Un accompagnateur peut bénéficier du même tarif.

Renseignement et inscription auprès du CRTH, souffleursdimages@crth.org // 01 42 74 17 87.

Service Souffleurs d’Images du Centre Recherche Théâtre Handicap (CRTH)

Retour Sommaire

15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) EXPOSITION : DES ANIMAUX ET DES HOMMES

Voici la présentation de la nouvelle exposition « Des animaux et des hommes », à la Médiathèque du Val d’Europe. Elle est interactive et est prévue dès sa conception pour être accessible au public handicapé visuel. Des visites individuelles ou en groupes peuvent être organisées.

Parcours documentaire dans les collections de la Médiathèque de Val d’Europe Riche parcours que celui des relations entre les animaux et les humains, sinueux, cruel, spirituel, paradoxal aussi, puisque l’Homme a prouvé grâce à son intelligence qu’il était un animal parmi les autres. La nourriture fut sans doute le premier lien – manger ou être mangé – suivie de la domestication qui a contribué à donner naissance aux civilisations en participant à l’essor de l’éco¬nomie. Le divin s’est aussi insinué très tôt dans la relation, jusqu’à ce que nos sociétés fassent le deuil de leurs mythes. Aujourd’hui notre relation est infiniment contrastée : nous élevons en masse des bêtes pour la consommation tandis que nous humanisons l’animal familier. Nous protégeons une part des animaux sauvages tout en contribuant à ré¬duire (détruire ?) leur cadre de vie. Nous fantasmons l’ani¬mal de fiction mais nous connaissons de mieux en mieux le vivant grâce aux recherches scientifiques. A travers l’animal, c’est de nous que nous parlons… et en parler, c’est peut-être rendre le monde plus humain.

Médiathèque du Val d’Europe 2 Place d’Ariane – 77 700 Serris RER val d’Europe, ligne A

Retour Sommaire

15-B) EXPOSITION ET MÉDIATION AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU TARN

Les Archives départementales du Tarn présentent dans leurs locaux du 16 janvier au 23 mars, l’exposition : Relief, un autre regard. Les Affiches sortent du cadre.

Marie Colombié, réinterprète une douzaine d’affiches anciennes qui seront présentées aux côtés des documents originaux. Ni peintre, ni sculptrice, ni photographe, l’artiste travaille les images en trois dimensions et donne vie aux affiches et aux photos. En s’éloignant de la traditionnelle image lisse, elle permet au public non-voyant et malvoyant de découvrir et de ressentir les archives « au bout des doigts ». Ces œuvres sont labellisées Art tactile Universel.

Cette exposition est l’occasion pour chacun de voir autrement. Elle fait se rencontrer les mondes artistiques et culturels et permet de faire de l’inclusion sociale, non pas un idéal, mais une réalité...

L’artiste vous propose, les mardis et jeudis, une médiation autour de ses œuvres. Venez découvrir du bout des doigts une sélection d’affiches tarnaises touristiques et publicitaires du XIXe siècle.

La médiation s’adresse à tous les publics non-voyants, malvoyants et voyants. Une réservation est indispensable au 05-63-36-21-00

Action Culturelle Archives départementales du Tarn 1 avenue de la Verrerie 81013 Albi Cedex 9

Retour Sommaire

15-C) SPECTACLE ADAPTÉ + VISITE TACTILE AU THÉÂTRE DE LA CITÉ INTERNATIONALE

Le Théâtre de la Cité internationale accueille une pièce de théâtre adaptée, avec un programme détaillé en braille et caractère agrandi, élaboré par Accès culture. Il s’agit du spectacle HEROE(s), pour lequel un programme détaillé est proposé à destination des personnes aveugles et malvoyantes, à partir jeudi du 8 février. Une visite tactile du décor et une rencontre avec l’équipe artistique sont également prévues en amont de la représentation du jeudi 8 février, à 17h45. Le spectacle est joué du 1er au 16 février, tous les jours à 20h, le jeudi à 19h (sauf le jeudi 1er février à 20h). Pas de représentation le dimanche ni le mercredi. Le programme détaillé est disponible à partir du jeudi 8 février. Voici une présentation du spectacle : HEROES - Pièce de théâtre de Philippe Awat, Guillaume Barbot et Victor Gauthier-Martin Trois metteurs en scène se réunissent pour une création collective autour des héros modernes : les lanceurs d’alerte. Deux ans de recherche et de fraternité pour tenir le journal de bord d’artistes en éveil, qui s’interrogent sur les attentats, la démocratie dégradée, le dédain glaçant des seigneurs de l’argent.

Tarif bénéficiaire de l’AAH allocation adulte handicapé : 7 euros Tarif personne aveugle ou malvoyante non-bénéficiaire de l’AAH : 14 euros Tarif accompagnateur : 14 euros Réservations / renseignement : Johanne Peyras. 01 43 13 55 07 johanne.peyras@theatredelacite.com Théâtre de la Cité internationale 17 boulevard Jourdan. 75014 Paris RER B - arrêt cité universitaire Métro ligne 4, arrêt porte d’Orléans Tram T3 arrêt cité universitaire

Retour Sommaire

15-D) DE SAINT-NAZAIRE À GUÉRANDE

Là où la Loire devient Atlantique, aux confins sud de la Bretagne, découverte d’un territoire riche en contrastes où il fait bon se perdre en toute saison... et en toute accessibilité. Quelques idées.

La Loire-Atlantique est le seul département situé administrativement en dehors de la province historique dont Nantes, sa préfecture, fut pourtant la capitale : la Bretagne. La faute aux pouvoirs publics qui persistent à vouloir ignorer une réalité culturelle dont la plupart des habitants se réclament. Ainsi la Loire-Atlantique appartient-elle toujours à la région Pays-de-la-Loire à qui elle apporte donc une touche bretonne

Trop souvent éclipsée par la proximité de Nantes (distante pourtant d’une soixantaine de kilomètres), Saint-Nazaire, à l’embouchure de la Loire, ne se résume pas à ses célèbres chantiers navals ou à l’idée que l’on se fait d’une ville portuaire d’où le tourisme serait exclu. Très endommagée pendant la Seconde guerre mondiale, la cité s’est reconstruite en tournant le dos à la mer mais elle tend à y revenir depuis quelques années, notamment grâce au réaménagement de la titanesque base sous-marine allemande qui lui a valu le tapis de bombes alliées de 1943. Inaugurée en 2000 mais revampée en 2013, l’espace muséal Escal’Atlantic retrace de manière spectaculaire l’épopée des paquebots qui ont vu le jour ici, certains dont les noms font toujours rêver aujourd’hui : Normandie, France... Une découverte avec embarquement et traversée virtuelle de l’océan, où l’accessibilité en fauteuil roulant ne pose de problème que pour le sens de visite, parfois différencié. Les pupitres multimédias permettent différents niveaux de lecture, que l’on soit enfant ou adulte, passionné ou simple curieux. De la salle des machines aux cabines de première classe en passant par les différents ponts, on s’y croirait ! Petite restauration possible sur place (dans la reconstitution du bar du France, s’il vous plaît), toilettes adaptées ; quelques places de stationnement réservé sont disponibles en face, côté supermarché. Le trait de côte qui s’étend à l’ouest de Saint-Nazaire, présente de très beaux points de vue quelle que soit la météo : la palette de couleurs y varie selon l’heure de la journée, du bleu profond au gris argenté, ponctuée par l’écume changeante des vagues se brisant sur les roches ou le sable, avec l’infini du ciel et des nuages irisés : un vrai bonheur de peintre ou de photographe ! Il est particulièrement vivifiant de promener en bord de mer, quitte à aller ensuite se réchauffer devant une bonne crêpe... Pornichet, La Baule, Le Pouliguen, Batz-sur-Mer ou Le Croisic ne sont pas que des destinations d’été : hors-saison, outre le fait qu’il y est bien plus facile de stationner et déambuler (sans parler de se loger), on à l’impression d’avoir l’immensité de l’océan pour soi. N’hésitez pas à faire un crochet par les offices de tourisme, dont le personnel est généralement d’excellent conseil. Au nord de la presqu’île du Croisic s’étendent les marais salants qui font, depuis des siècles, la réputation de Guérande. Zone préservée mais toujours en activité, ce territoire entre terre et mer, d’accès restreint, peut se découvrir de loin depuis l’une des rares routes qui le traverse ou en se rendant à Terre de sel, vaste espace éco-muséographique créé par les paludiers. À la théorie y succède la pratique : le fonctionnement d’une saline, expliqué en images et maquettes, est complété par la visite "privilégiée" d’un marais exploité juste en face : selon l’heure et la saison, vous pourrez observer les paludiers à l’oeuvre, manipuler leurs outils et tester vos connaissances sur le terrain, parfois cahoteux en fauteuil roulant mais accessible avec aide. Difficile de passer par la boutique sans ramener... devinez quoi. Toilettes adaptées, vaste parking attenant. Guérande, c’est aussi une belle et forte cité protégée par sa fière muraille médiévale parfaitement préservée. Y pénétrer, c’est faire un voyage dans le temps, sur les pas d’Anne de Bretagne mais également de nombreux écrivains qui ont trouvé dans ses vieilles rues matière à nourrir leur imaginaire : Honoré de Balzac, qui y situe son roman Béatrix, Gustave Flaubert, Émile Zola, Alphonse Daudet, et plus près de nous Julien Gracq ou encore Jean-François Parot, qui fait de Guérande la ville natale de son héros Nicolas Le Floch. Très touristique en été, la cité retrouve son calme et tous ses charmes hors-saison ; ses mystères aussi : l’Office de tourisme organise de passionnantes visites guidées adaptées sur demande toute l’année. La circulation étant (heureusement) restreinte intra-muros, du stationnement réservé est disponible sur le parking public situé face à l’Office.

Les marais salants, on les retrouve à Batz-sur-Mer, où un écomusée ultramoderne et parfaitement accessible à été inauguré en 2013 au cœur du village. L’histoire de cette très antique industrie y est retracée par de nombreux tableaux, meubles et objets, certains très anciens, de même que celle des hommes et femmes qui en ont vécu au cours des siècles : c’est absolument passionnant et complète (ou prépare) très bien la visite de Guérande. Prenez le temps d’assister à la projection du film, à la fois poétique et didactique, qui introduit remarquablement la culture locale. Prêt de fauteuil et canne-sièges, toilettes adaptées, stationnement réservé au plus près de l’entrée. Retour à La Baule pour boucler ce tour sud-breton : outre la balade tonique en bord de mer, on peut égarer ses pas ou ses roues du côté de l’aérodrome pour s’envoler (de plain-pied) en compagnie d’une sympathique bande de copains réunie autour de leur amour pour l’aéronautique. Le Musée Aéronautique de la Presqu’île Côte d’Amour (MAPICA) restaure et préserve, dans un hangar qui fleure bon la graisse de moteur, quelques joyaux du patrimoine dont la plupart sont en état de voler ou sur le point de l’être. On est certes loin d’un musée au sens littéral mais au plus près des machines et de ceux qui les pilotent : prévoyez une bonne demi-journée si le sujet vous passionne ! Stationnement aisé, toilettes adaptées dans le petit aérogare. Enfin, pour vous remettre de vos émotions et achever la journée en beauté, atterrissez en bord de mer à la thalasso Rivage, dans un havre de bien-être face à l’océan. C’est une petite unité dont l’accessibilité est soignée (siège de mise à l’eau compris) et l’accueil impeccable, mais surtout qui offre la possibilité de se détendre sans se ruiner, Monsieur se reposant en bord de piscine pendant que Madame se fait bichonner, ou inversement. Les heures s’étirent, le soleil embrase l’horizon : toute la Bretagne qu’on aime !

Jacques Vernes, janvier 2018.

Yanous-Actu – n°502

Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

Retour Sommaire

Site réalisé avec SPIP | Plan du site | Coordonnées | Contact | Suivre la vie du site RSS 2.0