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Confédération Française pour
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Bulletin 04 du 26 avril 2018

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2018-04 – du 26 avril 2018

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ÉDITORIAL

Alors même que nous sommes restés dans l’attente du décret d’application de l’article 106 de la « loi pour une république numérique », qui permettait l’accès des personnes handicapées aux sites internet publics, il semble que nous assistions maintenant à une refonte structurelle de tous les aspects que contenait ce texte. Depuis quelques temps, il semblait que la transposition de la Directive européenne relative à l’accessibilité des sites et des applications mobile des organismes du secteur public devait régler l’absence de mise en œuvre des dispositions législatives adoptées pour cette loi de 2016. Si Pour l’instant, il n’en est rien, voilà que toutes ces avancées espérées concernant le numérique, se retrouvent noyées dans la nouvelle loi en préparation « la loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel ».

Cette loi dispose d’un article, le 45, qui induit des modifications dans les dispositions visant à rendre accessible les services de communication au public en ligne. Effectivement les deux sujets se croisent, et pour preuve, le travail mis en commun à la CFPSAA entre nos commissions « Emploi » et « Numérique-Conception Universelle », et c’est bien le fruit de cette cohésion de nos équipes qui se traduit en propositions concrètes devant le CNCPH dont le rythme des réunions ne faiblit pas. Par ailleurs, avec les associations membres du Comité d’entente, nous avons préparé une tribune, qui, nous l’espérons, trouvera sa place dans la presse écrite. Nous y soulignons que « le secteur associatif ressent un profond malaise à ne plus être reconnu comme un interlocuteur naturel et productif du gouvernement, qui se prive de l’expertise de ceux qui sont au plus près des populations concernées ». Que va-t-il advenir ? Tout cela est à l’image de la gestion gouvernementale que nous observons à l’égard des grands dossiers de l’actualité. Ils font, mais ils font sans nous. Nous voulons encore croire à la volonté affichée du Président de la république de faire du handicap un des sujets majeurs de son quinquennat.

C’est dans cet état d’esprit que je viens de participer à l’Élysée, à une rencontre avec Marie Fontanel, conseillère d’Emmanuel Macron sur les questions de santé et de solidarité. Nous lui avons confié notre perplexité et dénoncé les points que je viens d’évoquer. J’ai insisté sur le constat d’une régression numérique, accompagné du sentiment de discrimination et de l’impact inévitable sur l’emploi des personnes handicapées. Cela a été aussi l’occasion de souligner la problématique du développement du tactile pour les biens d’équipement ménager, et qui pour nous, déficients visuels ne peut se concevoir sans alternative. Marie Fontanel nous a évidemment promis de se pencher sur ces questions et de les aborder avec les ministres concernés. Il y aurait beaucoup à dire aussi sur les droits à la PCH ou au forfait cécité, pour lesquels vous êtes nombreux à nous appeler. Si l’actualité médiatique ne pointe pas ce sujet du doigt, il est pourtant à l’actualité de la CFPSAA, il est à mon ordre du jour. Nous en reparlerons.

Fidèlement

Edouard Ferrero, Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) LA CFPSAA : ASSOCIATION D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Depuis 2013 la CFPSAA était qualifiée d’association de bienfaisance pour une période de 5 ans courant jusqu’à mai 2018. Il a donc été procédé aux démarches pour demander le renouvellement de cette qualification qui a été accepté. Mais la loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire a modifié la rédaction d’un article de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association. La nouvelle rédaction de cet article a supprimé la catégorie juridique d’associations de bienfaisance pour l’englober dans celle des associations d’intérêt général.

Compte tenu de ces nouvelles dispositions et compte-tenu du fait que la CFPSAA remplit les conditions requises, la CFPSAA est maintenant qualifiée d’Association d’intérêt général depuis le 6 avril 2018, pour une nouvelle période de validité de 5 ans.

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1-B) ACCESSIBILITÉ DES ÉQUIPEMENTS MÉNAGERS – APPEL À TÉMOIGNAGE

Jean-Claude Rabiller de notre association membre Rétina France, mène des actions en association avec la CFPSAA.

Le thème de ces actions est Maintenir ou redonner de l’autonomie aux personnes déficientes visuelles dans l’usage quotidien de leurs équipements de « gros » électroménager.

En effet nous constatons chaque jour que l’évolution de ces matériels les rend de plus en plus inaccessibles aux personnes malvoyantes...

Nos interlocuteurs sont les responsables politiques (France et Europe) qui ont en charge de modifier normes, lois, règlements….et les fabricants qui tous doivent prendre en compte ce sujet spécifique. Nos actions sont en cours et de bons espoirs naissent mais : Pour créer un bruit de fond très important, un buzz comme on dit, qui les sensibilisera encore plus, qui les obligera à agir.., nous avons décidé de produire (Commission CNCU/CFPSAA) des vidéos qui seront diffusées, auprès de ces décideurs, mais surtout sur tous supports comme les réseaux sociaux, YouTube, radios et télés régionales…etc…tous ceux qui voudront bien mettre en avant ce sujet qui nous pénalise gravement. Nous avons élaboré le canevas de la première vidéo, ce sera une vidéo d’attaque, d’accroche, nous devons maintenant élaborer plusieurs courtes vidéos pour des relances.

C’est pour ces vidéos de relance, que nous avons besoin de connaître les thèmes primordiaux pour vous sur ce sujet du « gros électroménager ». Merci de bien vouloir nous consacrer quelques instants pour nous décrire : les problèmes que vous causent les appareils électroménagers « dits » modernes, ceux des nouvelles générations, ceux de cuisson (plaques, fours, micro-ondes..), Machines à laver (linge, vaisselle), Conservation (frigos, congélateurs)…..ou tout autre dont vous souhaitez nous parler. Merci de nous indiquer, par matériel, ce qui supprime votre autonomie dans son utilisation, comme, pour exemples, boutons sans crans, à rotation libre, micro-displays d’affichage…manque de contraste comme boutons noirs sur plaques noires…etc…et ce qui, de votre avis vous rendrait votre autonomie au quotidien dans leur usage.

Notre première vidéo aura comme leitmotiv : « Il nous faut une notification vocale pour tout réglage, toute alarme… comme nos montres, balances de cuisine… parlantes »

Toute autre proposition pour les vidéos suivantes nous intéressera !

Merci de nous faire parvenir, selon la présentation de votre choix, les problèmes précis que vous rencontrez, les éventuelles solutions souhaitées…..par mail à Jean-Claude Rabiller sur l’adresse spécifique : jcgr.autonomie@gmail.com

Vous pouvez également, si vous le souhaitez, lui adresser par courrier à l’adresse suivante : Jean-Claude Rabiller Villa des Impressionnistes 16, Avenue de Nice 13120 Gardanne

Tout envoi sera pris en compte, étudié, et je pense que Retina se fera un plaisir de communiquer les résultats obtenus !!

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2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) PROPOSITION DE LOI VISANT À METTRE FIN À LA PRISE EN COMPTE DES REVENUS DE LA CONJOINTE OU DU CONJOINT DANS LE CALCUL DE L’ALLOCATION AUX ADULTES HANDICAPÉS

(Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 17 janvier 2018. Présentée par Mesdames et Messieurs : Laurence Trastour-Isnart, Josiane Corneloup, Gilles Lurton, Thibault Bazin, Michel Vialay, Éric Pauget, Nadia Ramassamy, Guillaume Peltier, Didier Quentin, Valérie Boyer, Stéphane Viry, Patrick Hetzel, Julien Dive, Jean-Luc Reitzer, Michèle Tabarot, Philippe Gosselin, Xavier Breton, Bérengère Poletti, Jean-Louis Masson, Martial Saddier, député-e-s.

Exposé Des Motifs

Mesdames, Messieurs,

L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une garantie de ressources pour les adultes atteint d’un certain degré d’incapacité dû à un handicap ou à une maladie chronique.

Cette allocation de 810,89 euros par mois au 1er avril 2017, est attribuée sous réserve de respecter des critères d’incapacité, d’âge, de résidence et de ressources. La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées vérifie le respect des conditions médicales et les organismes verseurs de l’allocation, c’est-à-dire la caisse d’allocation familiale (CAF) et la mutualité sociale agricole (MSA) contrôlent le respect des conditions administratives.

Cette aide vient compléter les éventuelles autres ressources de la personne en situation de handicap. Si le bénéficiaire est marié ou vit maritalement ou est lié par un pacte civil de solidarité, les ressources du conjoint sont prises en compte dans le calcul de l’AAH. Ainsi, les ressources ajoutées à celles de la personne avec qui il ou elle vit en couple ne doivent pas dépasser un certain plafond. La prise en compte des ressources du conjoint crée une discrimination et un lien de dépendance financière pour la personne en situation de handicap vis-à-vis de la conjointe ou du conjoint alors que le principe même de l’allocation est de garantir l’autonomie du bénéficiaire. L’allocation aux adultes handicapés doit être totalement indépendante de la situation conjugale du bénéficiaire. Cette base de calcul relative à la prise en compte des ressources du conjoint (concubins, mariés ou pacsé) concerne 250 000 allocataires sur le million de bénéficiaires de l’AAH. Nous vous proposons donc de mettre fin à la prise en compte des revenus de la conjointe ou du conjoint dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés par la proposition de loi suivante.

Proposition de loi Article 1er Au dernier alinéa de l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale, supprimer les mots : « est marié ou vit maritalement ou est lié par un pacte civil de solidarité et ». Article 2 À la fin de l’article L. 821-3 du même code, les mots : « et s’il y a lieu, de son conjoint, concubin ou partenaire d’un pacte civil de solidarité dans la limite d’un plafond fixé par décret, qui varie selon qu’il est marié, concubin ou partenaire d’un pacte civil de solidarité et a une ou plusieurs personnes à sa charge » sont supprimés. Article 3 La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus à l’article 235 ter ZD du code des impôts.

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2-B) PROPOSITION DE LOI RELATIVE À L’AMÉLIORATION DE LA PRESTATION DE COMPENSATION DU HANDICAP

(Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

Présentée par M. Philippe BERTA, député. Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 17 janvier 2018.

Exposé des motifs :

Mesdames, Messieurs, La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées consacre le principe du droit à compensation pour la personne handicapée afin de « faire face aux conséquences de son handicap dans sa vie quotidienne pour vivre en milieu ordinaire ou adapté ». La prestation de compensation du handicap (PCH) est l’un des outils majeurs et innovants de cette compensation, destinée à couvrir les surcoûts de toute nature liés au handicap dans la vie quotidienne. Il est proposé à travers deux mesures législatives de procéder à de nouvelles avancées pour les personnes handicapées, qui découlent notamment des travaux menés par l’Inspection générale des affaires sociales en 2016 et qui s’inscrivent dans la continuité des orientations du Comité interministériel du handicap (CIH). 1° Suppression de la barrière d’âge à 75 ans dans l’accès à la PCH La première disposition supprime la barrière d’âge de 75 ans au-delà de laquelle une personne ne peut plus demander la PCH alors même qu’elle répondait aux critères d’attribution de cette prestation avant l’âge de 60 ans. Cette mesure a été annoncée lors du CIH du 2 décembre 2016 et répond à des demandes fortes des personnes et leurs représentants. En effet, si la suppression de la condition d’âge maximale pour déposer une demande est modeste dans son impact (environ 8 000 personnes concernées, qui bénéficient de l’allocation personnalisée d’autonomie), elle permettrait de faire face à des situations très difficiles à accepter pour les personnes concernées. En effet, cette borne pénalise aujourd’hui les personnes qui n’ont pas jugé utile de demander la PCH avant 75 ans mais qui se trouvent, passé cet âge, en difficulté en raison d’un changement survenu dans leur environnement (par exemple : vieillissement ou décès du conjoint qui apportait une aide humaine).

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2-C) TRADUCTION DES MANUELS SCOLAIRES EN BRAILLE

15e législature Question écrite n° 01058 de M. Jean-Pierre Grand (Hérault - Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 24/08/2017 - page 2703 M. Jean-Pierre Grand attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la traduction des manuels scolaires en braille. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a consacré le droit fondamental à l’éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap. Ainsi, elle a permis le développement d’actions en faveur de la scolarisation des élèves en situations de handicap. Des associations d’aveugles et de malvoyants concourent à la réalité de ce droit par l’édition de livres scolaires en braille. Cette mission nécessite l’acquisition de logiciels spécialisés. Or, la modification d’ampleur des programmes scolaires au cours des dernières années a entraîné une surcharge d’activité pour ces associations. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les aides accordées par l’État dans le cadre de cette mission essentielle à la scolarisation de tous. Réponse du Ministère de l’éducation nationale publiée dans le JO Sénat du 29/03/2018 - page 1499 L’article L. 111-1 du code de l’éducation affirme que le service public de l’éducation veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants sans aucune distinction. En fonction des besoins particuliers de l’élève, il revient à l’école de s’assurer que l’environnement est adapté à sa scolarité. Pour promouvoir les usages des ressources numériques adaptées, le ministère a mis en place l’Observatoire national des ressources numériques adaptées (ORNA) qui est chargé de recenser, décrire, évaluer les ressources existantes et d’assurer la veille sur la production et la recherche. Dans ce cadre un portail national d’information « L’école pour tous » destiné aux parents, aux professionnels de l’éducation et aux décideurs, a été mis en place. L’ORNA y publie des fiches d’information pour les enseignants. Parmi les ressources pédagogiques existantes, les ressources numériques présentent un intérêt notable pour la scolarisation des élèves ayant des troubles visuels. Leurs contenus peuvent, via des traitements informatiques appropriés, être adaptés pour répondre aux besoins spécifiques des publics concernés. Les projets de production résultent très souvent de collaborations entre le secteur public, le secteur privé et le monde associatif. Le ministère de l’éducation nationale soutient notamment des projets tels que NatBraille (Not Another Transcriptor), qui est un logiciel libre de transcription et de traduction du braille. Ce logiciel a été conçu de manière à permettre à un utilisateur novice de produire facilement et rapidement des transcriptions sans qu’il ait besoin de connaître le braille. Le ministère de l’éducation nationale mène également une politique active de soutien des productions d’œuvres adaptées aux personnes en situation de handicap, en concertation avec plusieurs établissements publics : le réseau de création et d’accompagnement pédagogique (CANOPE), qui est doté d’un service assurant une mission nationale d’aide aux enseignants et accueillant des élèves malvoyants ou non-voyants scolarisés dans des établissements scolaires ordinaires, à travers l’adaptation ou la production de documents adaptés en braille, de manuels scolaires ou de documents supports de cours ; l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour le handicap et les besoins éducatifs particuliers (INS-HEA), qui est doté d’un service de production de documents adaptés aux déficients visuels, mis à disposition sur son site internet ; l’Institut national des jeunes aveugles (INJA), qui est chargé de la coordination de la production et de la diffusion des livres scolaires et universitaires adaptés à l’usage des personnes déficientes visuelles et aveugles, afin de procurer en temps utile et sur tous supports, notamment électroniques, des ouvrages adaptés de qualité ; la Bibliothèque nationale de France (BnF), qui a créé une plate-forme sécurisée de dépôt et de transfert des fichiers numériques ayant servi à l’impression d’œuvres (PLATON). Cette plateforme permet l’amélioration de l’accès à la lecture aux personnes en situation de handicap, grâce à la collaboration des éditeurs et des organismes agréés et de la BnF. Par ailleurs, le ministère de l’éducation nationale subventionne des associations qui éditent des ouvrages adaptés, tels que « Le livre de l’aveugle » qui produit chaque année plus de la moitié des manuels scolaires en braille édités en France. Enfin, l’exception au droit d’auteur en faveur des personnes en situation de handicap ou atteintes de troubles spécifiques (ex : les DYS), permet à des organismes à but non lucratif de réaliser et de communiquer à ces personnes des versions adaptées des œuvres protégées, sans avoir à demander d’autorisation préalable aux titulaires des droits et droits voisins ni à les rémunérer, conformément aux dispositions du décret n° 2017-253 du 27 février 2017. La consultation de ces versions adaptées est strictement personnelle et réservée aux bénéficiaires de l’exception. L’exception au droit d’auteur concerne toutes les œuvres de l’esprit (œuvres littéraires, musicales, cinématographiques, audiovisuelles, beaux-arts…). Ainsi le nombre d’adaptations produites a-t-il considérablement augmenté (plus de 14 000 recensées par la BnF pour l’année 2017). Retour sommaire

2-D) UTILISATION DE LA CARTE DE STATIONNEMENT DANS LES PAYS EUROPÉENS

Question N° : 6352 | De Mme Élisabeth Toutut-Picard, députée (La République en Marche Haute-Garonne) à la Secrétaire d’état, chargée des personnes handicapées Texte de la question : Mme Élisabeth Toutut-Picard attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les conditions d’utilisation de la carte mobilité inclusion dans l’Union européenne. Depuis le 1er janvier 2017, la carte mobilité inclusion (CMI) remplace progressivement, sur tout le territoire français, les cartes d’invalidité, de priorité et la carte européenne de stationnement. Les titulaires des anciennes cartes peuvent les utiliser jusqu’à la fin de leur date de validité et devront demander une CMI avant leur date d’expiration ou au plus tard avant le 31 décembre 2026 pour les cartes à validité permanente. Le titre de CMI-stationnement doit être apposé contre le pare-brise et les forces de l’ordre peuvent vérifier son authenticité et la validité de la mention stationnement par l’intermédiaire d’un flash code. Cette CMI-stationnement sera valable sur tout le territoire national, mais il existe un doute sur sa prise en compte dans le reste de l’Union européenne, dans la mesure où les autorités de police des autres pays européens ne sont peut-être pas équipées du lecteur nécessaire. Si une voiture avec la CMI française stationne sur un emplacement payant dans un autre pays européen, elle risquerait d’être verbalisée voire mise en fourrière dans le cas où ce pays n’admettrait que la seule carte européenne de stationnement. Elle lui demande si la CMI mention « stationnement » est bien valable dans tous les pays de l’Union européenne, selon les mêmes règles et les mêmes conditions d’utilisation que la carte européenne de stationnement. Texte de la réponse : La carte mobilité inclusion (CMI) est une des mesures de simplification annoncée par le Président de la République dans le cadre de la conférence nationale du handicap (CNH) de décembre 2014 et confirmée lors de la CNH de mai 2016. Cette carte se substitue progressivement depuis le 1er janvier 2017 aux cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement pour personnes handicapées. La CMI est une carte personnelle et sécurisée. L’ensemble des critères d’attribution et des droits attachés aux anciennes cartes sont maintenus. Le CMI comprend donc trois mentions possibles : invalidité, priorité et stationnement. C’est la CMI-stationnement qui permet aux personnes handicapées de stationner sur les emplacements réservés aux personnes handicapées, d’utiliser à titre gratuit et sans limitation de durée toutes les places de stationnement mais également de bénéficier de toutes les autres dispositions qui peuvent être prises en faveur des personnes handicapées par les autorités compétentes en matière de circulation et de stationnement. L’un des principaux objectifs de la CMI est la lutte contre la fraude à la carte de stationnement pour personnes handicapées, dont sont victimes au premier chef les personnes handicapées elles-mêmes. Afin de sécuriser la carte et ses processus de fabrication, la CMI est fabriquée exclusivement par l’Imprimerie nationale, qui dispose de toute l’expertise nécessaire en matière de fabrication de titres sécurisés. En outre, la CMI est réalisée à partir de matériaux hautement sécurisés, ce qui lui confère un caractère infalsifiable. S’agissant de la validité de la CMI-stationnement dans les autres pays de l’Union Européenne (UE), il convient de préciser qu’une recommandation relative à la carte européenne de stationnement a été émise par le Conseil de l’Union Européenne en 1998. Les recommandations européennes sont des actes non obligatoires, qui visent à inciter les États membres à adopter un comportement. La recommandation de 1998 relative à la carte européenne de stationnement est ancienne et ne répond plus aux préoccupations de sécurisation du titre. Pour autant et en vue de faciliter l’usage par les personnes bénéficiaires de la CMI-stationnement dans l’Union Européenne, la CMI respecte les critères de cette recommandation européenne hormis celui relatif au format de la carte, qui interfère directement avec les problématiques de sécurisation de cette carte. Le Gouvernement français a d’ores et déjà engagé des démarches auprès des instances européennes et des autres États membres en vue d’assurer une large information sur la CMI. Ainsi, la CMI a été présentée le 15 décembre 2016 à l’occasion du groupe de haut niveau sur le handicap aux États membres, aux organisations non gouvernementales (ONG) et aux services concernés de la Commission européenne. Le projet a été accueilli avec grand intérêt et l’initiative de la France visant à simplifier la délivrance des cartes et à lutter contre les fraudes a été saluée. L’intitulé de cette carte a d’ailleurs été jugé en concordance avec les objectifs d’inclusion et de pleine participation à la vie de la cité fixés par la Convention ONU et la stratégie 2020 de l’UE en ce qui concerne les personnes handicapées. La communication concernant la CMI auprès des autres Etats membres de l’UE s’est poursuivie ces derniers mois. Ainsi, ce sujet a été abordé courant novembre 2017 avec Emmanuelle Grange, cheffe de l’unité handicap et inclusion de la direction générale de l’emploi et des affaires sociales et de l’inclusion de la Commission Européenne. De même, le secrétariat d’État chargée des personnes handicapées et le ministère de l’intérieur ont adressé fin novembre 2017 une note d’information relative à la CMI à la Représentation Permanente de la France à Bruxelles pour diffusion aux autres États membres. Les démarches auprès de chacun des États membres se poursuivront dans les mois à venir afin de garantir la reconnaissance des droits des personnes bénéficiaires de la CMI-stationnement par les autres États membres. Retour sommaire

4)- ACTUALITÉS FRANÇAISE DU HANDICAP

4-A) COLLOQUE PARENTALITÉ ET DÉFICIENCE VISUELLE

Les 16 et 17 mai à Paris : Colloque sur le thème « Maternité, Parentalité et Déficience visuelle » Depuis 2005, la législation sur la situation des personnes en situation de handicap a beaucoup évolué, cependant l’association des termes handicap et parentalité renvoie dans la grande majorité des cas au fait d’être parent d’un enfant handicapé. Or, près de 10% des personnes en âge de procréer sont en situation de handicap et l’impact des déficiences sur la parentalité est peu ou pas pris en compte dans les politiques publiques de compensation du handicap afin de leur garantir une égalité de traitement avec le reste de la population en matière de choix familiaux et de parentalité. Les personnes en situation de handicap sont elles-mêmes prises dans un courant de grandes transformations dans leur projet de vie et l’accès à la parentalité de façon autonome ne se pose plus comme un droit à l’enfant mais un droit à exercer sa parentalité au même titre que tout un chacun. C’est sur la base d’une expérience de trente années de guidance auprès de familles déficientes visuelles que nous analyserons les spécificités de cette situation particulière. Les registres de la relation mère-bébé sont multiples mais il existe très peu de publications lorsque la dimension du regard manque. Comment le parent en situation de handicap visuel adapte-t-il son handicap aux soins à donner à l’enfant, comment l’enfant de son côté s’adapte-t-il aux handicaps de ses parents ? Ce colloque interdisciplinaire se propose de dresser un état des lieux mais aussi de confronter chercheurs en sciences humaines et les acteurs de terrain sur les pratiques innovantes et adaptées qui ont pu se mettre en place en France et en Europe à ce sujet. Inscription formation continue : 240 € Inscription individuelle : 200 € Programme des deux jours sur http://www.anthea.fr/colloques?filter[]=1 Lieu du colloque : CISP – 6, avenue Maurice Ravel - 75012 Paris (Possibilité de déjeuner et de réserver une chambre au CISP) Informations : 01 43 58 96 00 Secrétariat du colloque : ANTHEA - Ilot de l’Horloge – 1 Rue Dou Fabriguié – 83300 Draguignan - Tél 04 94 68 98 48 – contact@anthea.fr – www.anthea.fr Retour sommaire

5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE ET DU DROIT D’AUTEUR – 23 AVRIL 2018

Communiqué de l’Inion Mondiale des Aveugles (UMA)

Le 23 avril, c’est la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. À cette occasion, l’Union Mondiale des Aveugles tient à souligner l’importance des livres et manifeste clairement sa vision de sociétés inclusives où les personnes handicapées visuelles peuvent librement avoir accès aux produits imprimés et les partager d’un pays à l’autre sans aucune discrimination.

Puisque l’on observe que moins de 5 % des ouvrages publiés sont accessibles aux personnes handicapées visuelles dans le monde, et que ce pourcentage baisse à moins de 1 % dans les pays en développement, l’Union Mondiale des Aveugles lutte pour la ratification et la mise en œuvre du Traité de Marrakech par tous les pays. Le Traité appelle les pays à modifier leur législation domestique relative au droit d’auteur pour permettre la production d’œuvres accessibles. Il autorise l’échange transfrontalier des œuvres accessibles et permet la distribution directe de produits accessibles aux individus ; aspect critique pour les habitants des pays les plus pauvres qui ne peuvent pas toujours avoir recours aux bibliothèques ou aux écoles pour aveugles pour assurer la distribution.

Le Président de l’Union Mondiale des Aveugles, le Dr. Fred Schroeder, observe que pour que le Traité de Marrakech déploie tout son potentiel, la plupart des pays doivent prendre part au partage des ouvrages accessibles. « À mesure que plus de pays ratifieront le Traité de Marrakech, plus de livres seront disponibles à la distribution. L’impact réel viendra lorsque les pays qui produisent de grands nombres de livres accessibles ratifieront le Traité de Marrakech », explique le Dr. Schroeder. En Amérique Latine par exemple, où la plupart des pays ont ratifié le Traité de Marrakech, beaucoup de personnes handicapées visuelles et institutions travaillant avec ces personnes dans la région sont déjà à même de télécharger plus de 56 000 titres accessibles. Les livres sont disponibles en Argentine à travers la bibliothèque Tiflolibros, la première bibliothèque numérique pour les aveugles dans la région. D’après Pablo Lecuona, membre de l’UMA en Argentine, il y a de plus en plus d’associations qui produisent et partagent des ouvrages accessibles dans toute la région. « Notre objectif est d’atteindre les utilisateurs du monde entier à mesure que le nombre de pays ratifiant le Traité de Marrakech augmente ».

À l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, l’Union Mondiale des Aveugles veut que tous les pays ratifient et mettent correctement en place le Traité de Marrakech pour permettre aux personnes ayant des difficultés à la lecture des caractères imprimés d’accéder pleinement aux livres et autres produits imprimés. Jusqu’à cette date, 35 pays seulement ont ratifié le Traité. L’Union Mondiale des Aveugles appelle aussi les gouvernements à cesser d’imposer des lois et règlementations qui restreignent le partage transfrontalier des livres et autres produits imprimés. De plus, l’UMA veut que les gouvernements consultent les groupes de personnes handicapées, les personnes ayant des difficultés à la lecture des caractères imprimés et les organismes domestiques de droits de l’homme concernant les mesures appropriées de mise en œuvre du Traité de Marrakech. Ces consultations constituent la meilleure façon de garantir que le Traité soit effectif au plan pratique en termes de réalisation de ses importants objectifs.

Pour de plus amples informations concernant le Traité de Marrakech, allez sur le site web de l’UMA.


L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) est l’organisation mondiale qui représente les quelques 253 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde. Ses membres sont des organisations de personnes aveugles qui parlent en leur propre nom, des organisations qui servent le collectif dans plus de 190 pays, ainsi que des organismes internationaux qui travaillent dans le domaine du handicap visuel. Visitez notre site web : www.worldblindunion.org Contact pour toute information complémentaire : Terry Mutuku Responsable des Communications, Union Mondiale des Aveugles Terry.Mutuku@wbu.ngo Retour sommaire

5-B) JOURNÉE INTERNATIONALE DES CHIENS-GUIDES – 25 AVRIL 2018

Communiqué de l’Union Mondiale des Aveugles (UMA)

Le 25 avril, nous fêtons la Journée Internationale des Chiens-guides, une journée qui nous anime à reconnaître le rôle essentiel des chiens-guides, car ils permettent aux personnes souffrant d’une perte de vue de se déplacer en toute sécurité et indépendance. Cela dit, l’Union Mondiale des Aveugles s’inquiète des fortes restrictions et des procédures bureaucratiques imposées par certaines compagnies aériennes, qui rendent les déplacements encore plus difficiles pour les personnes se faisant accompagner par leurs chiens-guides.

Le Dr. Penny Hartin, Directrice de l’Union Mondiale des Aveugles, estime que certaines compagnies aériennes imposent de plus fortes restrictions du fait de la prolifération de voyageurs se déplaçant avec des « chiens de compagnie ». « Nous admettons tout à fait que les compagnies aériennes sont en droit d’imposer certaines restrictions, mais nous, personnes aveugles, ne devrions pas être pénalisées parce que d’autres voyagent avec leurs chiens de compagnie », affirme le Dr. Hartin, qui est fréquemment amenée à voyager et utilise un chien-guide. Elle fait remarquer que les chiens-guides sont parfaitement entraînés par des écoles agréées et que de telles restrictions sont donc inutiles. Mme. Martine Abel-Williamson, Trésorière de l’Union Mondiale des Aveugles et utilisatrice de chien-guide, ajoute que la formation des chiens-guides et les directives d’accréditation sont normalisées depuis de nombreuses années, et que les utilisateurs ne devraient donc pas se trouver pénalisés par des restrictions inutiles.

« L’établissement de procédures bureaucratiques supplémentaires est une insulte et un retour en arrière eu égard à notre droit à nous déplacer de façon indépendante et en toute dignité », ajoute Mme. Abel-Williamson.

Mme. Diane Bergeron, Présidente du comité de l’Union Mondiale des Aveugles chargé de la jeunesse et également utilisatrice de chien-guide, affirme que les utilisateurs de chiens-guides ont le droit d’accéder aux espaces publics. « Il nous revient de nous assurer que nos animaux se comportent correctement et de travailler avec les compagnies aériennes pour garantir que nos droits soient respectés d’une façon qui fonctionne pour les deux parties », ajoute-t-elle.

L’Union Mondiale des Aveugles appelle les compagnies aériennes et autres organisations s’occupant de voyages à reconnaître et à respecter le rôle crucial que jouent les chiens-guides dans la vie des personnes malvoyantes. À l’occasion de la Journée Internationale des Chiens-guides, l’UMA souhaite que les compagnies aériennes garantissent la sécurité, la dignité et le confort, sans oublier la même qualité de service, pour les voyageurs aveugles comme pour tous les autres.

L’UMA recommande aussi que les politiques aéroportuaires et des compagnies aériennes et leurs procédures applicables aux passagers aveugles soient développées d’un commun accord avec les organisations représentant le collectif. Retour sommaire

8) EMPLOI

8-A) HANDICAP : TOUT FAIRE POUR ÉVITER LA PERTE D’EMPLOI

Résumé : Dominique Gillot livre les 1ères pistes du rapport qu’elle doit remettre en mai 2018 en faveur de l’emploi des personnes handicapées, axées sur la prévention. Elle suggère, notamment, d’attribuer un statut temporaire en attendant la RQTH. "Intervenir le plus précocement possible" auprès des salariés handicapés, "améliorer la coordination" entre les médecins au moment du diagnostic : la présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a révélé, le 24 avril 2018, des pistes pour assurer le maintien en emploi. En attendant son rapport en mai Chargée d’une mission sur les travailleurs handicapés, Dominique Gillot a dévoilé lors des premières Assises du maintien en emploi, certaines recommandations de son rapport qui doit être rendu public "courant mai". L’ex-sénatrice socialiste et ancienne secrétaire d’État chargée notamment de ce dossier sous le gouvernement Jospin a préconisé une "amélioration du chaînage des interventions" entre les différents acteurs de santé et une meilleure communication entre salarié et employeur. "Le médecin de ville (libéral, ndlr) est au coeur des décisions d’arrêt de travail et de la déclaration d’invalidité, il n’interagit pas avec les services de santé au travail, ni avec le médecin de conseil de la sécurité sociale, encore moins avec l’employeur et la direction des ressources humaines de l’entreprise", a-t-elle expliqué.

Objectif prévention Près de 510 000 travailleurs handicapés sont au chômage. "Tous les ans, quelque 90 000 personnes supplémentaires viennent grossir les rangs", a ajouté Mme Gillot, précisant que 90% des personnes licenciées pour inaptitude ne retrouvent pas de travail. La prévention des risques professionnels est un "enjeu clé". "Il faut repérer les salariés les plus à risques et renforcer leur accompagnement lors des arrêts de travail", a-t-elle ajouté. Concernant ceux déclarés inaptes au travail, elle recommande un accompagnement par Pôle emploi comparable à celui dont bénéficient les licenciés économiques, soit "dès la rupture du contrat de travail" et "dans le cadre d’un contrat de sécurisation professionnelle".

Un statut de travailleur handicapé temporaire Autre axe important : la réduction des délais d’accès aux droits et prestations pour les personnes handicapées déclarées inaptes. Elle suggère d’attribuer un statut de travailleur handicapé temporaire "avant même d’attendre le délai d’obtention de la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) qui, quelques fois, est très longue et peut dissuader la personne de s’engager dans un parcours de formation et de réinsertion professionnelle". 5,7 millions de personnes en âge de travailler ont un handicap. Parmi elles, 2,7 millions bénéficient de la reconnaissance administrative d’un handicap, ce qui représente 6,6% de la population active. Emmanuelle Dal’Secco – Handicap.fr Retour sommaire

8-B) JEUNES HANDICAPÉS : COMMENT TROUVER UN EMPLOI ? – MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ

Pourquoi se faire reconnaître « travailleur handicapé » ? Quels services Pôle emploi peut-il me proposer ? Quels sont les différents types de contrats aidés dont je peux bénéficier ? Comment travailler dans la fonction publique ? Et si je veux créer mon entreprise ? Ce guide dresse un panorama des mesures et des dispositifs pour faciliter l’intégration professionnelle des jeunes handicapés. En 32 fiches pratiques, il passe en revue les interlocuteurs, les aides proposées par les missions locales, les différents types de contrats aidés, ou encore les modalités de l’alternance. Edition La Documentation française, Collection Les indispensable jeunes, 2017, 207p. Fiche détaillée de l’ouvrage

Flash Handicap – 30 mars 2018

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8-C) LES RECRUTEMENTS DE TRAVAILLEURS HANDICAPÉS EN HAUSSE DE 5%

Résumé : Des recrutements de travailleurs handicapés qui progressent de 5% chez les employeurs privés et un taux d’emploi en hausse constante depuis 2011, c’est ce qu’atteste l’Agefiph qui vient de publier ses chiffres 2017. "Les résultats sont en progression", selon l’Agefiph qui a dévoilé ses résultats 2017 le 10 avril 2018. L’association affirme que "le début de déploiement du plan stratégique de l’Agefiph adopté en février 2017 a été jalonné de quelques éléments marquants" : signature de la nouvelle convention multipartite de mobilisation pour l’emploi des personnes en situation de handicap, élargissement au maintien des missions des Cap emploi-Sameth (les organismes de placement spécialisé), mise en œuvre du dispositif d’emploi accompagné, redéfinition de son offre de services et de ses aides financières…

Les actions Cap emploi ou Sameth Selon ce rapport, en 2017, on observe une "progression du nombre de recrutements et de maintiens dans l’emploi". Les Cap emploi ont contribué à plus de 84 000 recrutements de travailleurs handicapés, dont 57% de CDI ou de CDD de 6 mois et plus, soit une hausse de 3% en un an. Le nombre de personnes maintenues dans l’emploi par l’intermédiaire des Sameth a lui aussi progressé de 5% en un an avec plus de 22 000 maintiens. Six mois après l’intervention des Sameth, 82% des personnes sont toujours en poste dans l’entreprise. Globalement, plus de 91 000 personnes handicapées ont trouvé ou conservé leur emploi en 2017 grâce à l’appui d’un Cap emploi ou d’un Sameth.

Alternance et indépendants en baisse On note, à l’inverse, que le nombre de contrats en alternance soutenus par l’Agefiph s’est contracté en 2017(-10%), et, dans une moindre mesure, le nombre de créations d’activité (- 5%). "Ces modalités d’accès à l’emploi apparaissent moins attrayantes aux demandeurs d’emploi en situation de handicap dans un contexte de reprise économique et de progression du nombre d’embauches", analyse l’Agefiph.

Priorité à l’emploi direct En 2015, 100 300 entreprises (+1% en un an) étaient assujetties à l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés. Elles employaient 431 000 travailleurs handicapés (+7% en un an). Le taux d’emploi direct de salariés handicapés continue de progresser pour s’établir à 3,4% en équivalent temps plein et à 3,8% en unités bénéficiaires. Les entreprises font aussi prioritairement le choix de l’emploi direct puisque 79% d’entre elles emploient directement au moins un travailleur handicapé. Elles sont 30% à choisir exclusivement l’embauche de personnes handicapées pour répondre à l’obligation d’emploi, soit 2% de plus en un an. Seules 7% d’entre elles remplissent leur obligation d’emploi uniquement via la contribution à l’Agefiph (-3 points en 3 ans).

Chômage : le fléau Malgré ces résultats, le chômage continue de toucher fortement les travailleurs handicapés, en hausse discontinue. A fin décembre 2017, plus de 510 000 demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation d’emploi (DEBOE) pointent à Pôle emploi, soit 8,6% de l’ensemble des demandeurs d’emploi. Ils sont au chômage plus depuis plus de 800 jours, soit 200 de plus que l’ensemble de la population en recherche d’emploi. Le chômage des personnes handicapées est caractérisé par une forte proportion de seniors ; ainsi près d’un sur deux est âgé de 50 ans ou plus contre un sur quatre parmi l’ensemble des demandeurs d’emploi.

Objectifs 2018 Depuis le début de l’année 2018, comme le prévoit son plan stratégique, l’Agefiph renforce les services réservés aux entreprises avec la mise à disposition de prestations d’accompagnement personnalisé et la mobilisation d’expertises destinées à faciliter le recrutement et le maintien des professionnels handicapés. D’ici la fin du mois d’avril, sa nouvelle offre de services et d’aides financières sera opérationnelle, qui "devrait être plus facilement mobilisable par les acteurs du service public de l’emploi", selon le communiqué, et "ambitionne de répondre aux besoins des personnes handicapées et des entreprises" dans une conjoncture où de récents rapports (Igas et Cour des comptes) n’ont pas été tendres avec les deux fonds dédiés (également le Fiphfp pour le public) qui, selon eux, peinent à produire leurs effets (articles en lien ci-dessous). Plus qu’un plan stratégique, la Cour suggérait une "refondation" du système.

https://emploi.handicap.fr/art-haus...

Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal’Secco, le 16-04-2018 Retour sommaire

12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) CANIDEA : FÉDÉRER LES ORGANISATIONS QUI ÉDUQUENT DES CHIENS D’AIDE AUX PERSONNES

Fondée en 2015, CANIDEA est la première organisation à réunir sur le thème des chiens d’aide aux personnes des associations aux activités diverses, notamment de médiation et d’assistance. Le terme de chien d’aide à la personne réunit les chiens guides, les chiens d’assistance et les chiens de médiation.

Les membres fondateurs sont la Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles (FFAC), le CESECAH qui est la maternité et le centre d’élevage du réseau des chiens guides et des chiens d’assistance, la Fondation Frédéric Gaillanne (FFG) qui remet des chiens à des enfants déficients visuels et des enfants autistes et l’association des Chiens médiateurs et d’Utilité de l’Est (CMUE) qui éduque et remet des chiens de médiation. Le président de CANIDEA est Paul Charles, qui est également le président de la FFAC.

Cette création est partie du constat que tous les chiens éduqués pour devenir guides d’aveugles ne le deviennent pas. Or ces mêmes chiens ont des qualités extraordinaires qui leur permettent d’exercer d’autres activités telles que la médiation. A cette mission de réorientation s’ajoute celle d’aider à développer de nouvelles spécialisations. En effet, ces dernières années ont démontré que les chiens pouvaient assister d’autres types de handicap que la déficience visuelle. Ainsi, CANIDEA a doublé de taille pour accueillir de nouveaux membres qui sont dans cette double démarche : l’Association des Chiens du Silence qui remet des chiens à des personnes déficientes auditives, ACADIA à des enfants diabétiques, ESCAPE, créée en 2017, qui remettra des chiens d’alerte à des personnes épileptiques et les Chiens Médiateurs et d’Utilité de Provence Côte d’Azur Corse (CMUPCC) qui éduquent et remettent des chiens de médiation dans le Sud Est de la France. Deux autres membres, AGATEA, qui est un institut de formation à la médiation par l’animal et Lien K-NIN qui pratique la médiation par l’animal avec un chien guide réorienté, jouent un rôle important en tant que praticiens expérimentés de la médiation en apportant leurs compétences sur ce qui est attendu des chiens de médiation et leurs conditions de travail.

Outre l’accompagnement de le développement de ses membres, CANIDEA propose un appui sur des questions de réglementation dans un contexte où les textes ne sont pas encore adaptés et stabilisés du fait de la nouveauté du secteur. Elle a mis en place un transfert d’expertise scientifique et technique, grâce à un conseil scientifique et technique de haute qualité et une capacité d’élaboration de protocoles d’activités sous forme de recommandations. En parallèle de ces différents chantiers, CANIDEA organisera fin 2018 un colloque ouvert au public sur le thème « Chiens guides et d’assistance et chiens de médiation : Enjeux, promesses et défis pour la décennie à venir ». Bien que jeune dans le paysage associatif, CANIDEA a donc déjà lancé une dynamique collective dont le moteur est le bien-être des personnes handicapées.

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12-B) LE PREMIER BAILLEUR SOCIAL À PROPOSER L’ACCESSIBILITÉ DE SES DOCUMENTS

C’est une première dans le secteur du logement social : Immobilière Atlantic Aménagement s’investit pour les locataires aveugles et malvoyants de son parc en Nouvelle Aquitaine (Charente-Maritime, Gironde, Deux-Sèvres et Vienne). Accompagné d’HandiCaPZéro, le bailleur social propose, sans surcoût, l’ensemble des documents nécessaires au parcours du locataire déficient visuel ou plus largement empêché de lire, au format de son choix : braille, caractères agrandis ou audio.

Communiqué : Logement social : enfin une information accessible aux locataires aveugles et malvoyants ! Immobilière Atlantic Aménagement est le premier bailleur social à s’investir pour l’ensemble des locataires de son parc en Nouvelle Aquitaine (Charente-Maritime, Gironde, Deux-Sèvres et Vienne). Accompagné d’HandiCaPZéro, le bailleur entend proposer, sans surcoût, l’ensemble des documents nécessaires au parcours du locataire aveugle, malvoyant ou plus largement empêché de lire, au format de son choix : braille, caractères agrandis ou audio. De son entrée dans le logement à sa sortie, le locataire bénéficie d’une adaptation de chaque document proposé par Immobilière Atlantic Aménagement : contrat de location, livret d’accueil, courriers (avis d’échéance, régulation des charges…), guides d’information (entretien et réparation, charges locatives…). Pour Immobilière Atlantic Aménagement, la mise en place de ce dispositif complet s’inscrit dans son engagement en matière d’accueil et d’accompagnement de ses clients en situation de handicap. Fort de ce premier partenariat, HandiCaPZéro encourage l’ensemble des bailleurs sociaux à répondre aux besoins d’accessibilité de leurs locataires déficients visuels.

Pratique : Pour les locataires d’Immobilière Atlantic Aménagement, il suffit de contacter leur agence au 05 17 837 837 (coût d’un appel local, du lundi au vendredi de 8h30 à 17h00) pour activer ce nouveau service. Chaque demande au format choisi est ensuite traitée par HandiCaPZéro qui se charge de l’adaptation et de l’envoi des documents.

handicapzero.org

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) CULTURE/CÉCITÉ - MADEMOISELLE PARADIS AU CINÉMA

Quelques mois de la vie de la pianiste et compositrice aveugle Maria-Theresia von Paradis sont présentés dans un film autrichien réalisé par Barbara Albert. Cette remarquable reconstitution nous plonge en 1777. Maria-Theresia est confiée par ses parents au magnétiseur controversé Franz-Anton Mesmer qui pense pouvoir lui rendre la vue au moyen d’un traitement qu’il espère voir reconnu par le médecin de la Cour et accéder ainsi à la fortune et la notoriété. Cela commence à marcher, sa patiente perçoit des zones lumineuses et découvre une sensualité qu’elle ne se connaissait pas... Mais avec deux inconvénients : l’Impératrice d’Autriche pourrait bien retirer la confortable pension d’invalidité qu’elle verse à des parents avides d’exploiter le talent d’une fille dont, par ailleurs, la virtuosité s’altère au rythme de ses flashs visuels. Comment Maria-Theresia se sortira de cet environnement d’exploiteurs et trouvera sa voie ? C’est à vous de le découvrir ! Mademoiselle Paradis, de Barbara Albert avec notamment Maria-Victoria Dragus et Devid Striesow, actuellement en salles de cinéma. Rappelons que l’écrivaine Michèle Halberstadt avait, il y a dix ans, consacré un roman à la jeune virtuose, "L’incroyable histoire de Mademoiselle Paradis" paru chez Albin Michel (lire l’actualité du 25 février 2008).

Yanous-Actu n° 508

Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

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15-B) ESCALES EN SAÔNE-ET-LOIRE

Dans le centre-est de la France, en Bourgogne du sud, ce territoire de passage, riche à maints égards, mérite vraiment que l’on s’y arrête sur la route des vacances ! Quelques pistes accessibles entre Chalon-sur-Saône et Mâcon.

Département le plus peuplé de la région Bourgogne-Franche-Comté, la Saône-et-Loire présente une diversité de paysages et un héritage patrimonial hors du commun. Sa position centrale, en amont du corridor rhodanien, en fait souvent une simple étape alors même que ses richesses offrent largement de quoi s’y arrêter : une destination en soi ! Ce qui suit, du nord au sud, n’est donc qu’un infime échantillon des possibles, y compris quand le handicap fait partie du voyage...

Chalon-sur-Saône, que d’aucuns aimeraient voir rebaptisée Chalon-en-Bourgogne pour mieux la placer sur la carte, est la plus grande ville du département mais elle n’en est pas la préfecture, dévolue à Mâcon. Fondée à l’époque antique (son histoire est sans doute bien plus ancienne), la cité a bénéficié de son emplacement géographique privilégié sur les grands axes de communication, avantage autant qu’inconvénient puisque cela lui a valu d’être longtemps disputée entre deux puissances rivales, Bourgogne et France, avant que celle-ci n’absorbe celle-là vers la fin du XVe siècle. Chalon devient alors une ville frontalière, place-forte en première ligne des guerres de religion. Paix et prospérité revenues, elle joue de nouveau la carte géographique, fluviale notamment, pour se développer jusqu’à l’ère industrielle dont elle est un grand pôle. Redevenue frontalière lors de la Seconde guerre mondiale (coupée en deux par la ligne de démarcation), elle sera un centre important de résistance. Chalon, de nos jours, semble toujours tirer son épingle du jeu, affichant un dynamisme de bon aloi malgré les différentes crises économiques. Son centre-ville, bien vivant (en témoigne le célèbre festival Chalon dans la rue, modèle d’accessibilité), offre un vaste secteur piétonnier où il est agréable de déambuler parmi les maisons à colombages. Ne manquez pas de visiter la cathédrale Saint-Vincent, beau vaisseau de pierre bâti sur plusieurs siècles, où se trouve une maquette tactile. Pour une découverte plus approfondie, rendez-vous sur les quais de Saône, à l’Espace patrimoine, accessible par rampe, où l’on peut découvrir l’histoire de la ville, ses principaux centres d’intérêt, et bénéficier de conseils précieux. Si le musée Denon (archéologie, beaux-arts, ethnologie) reste inaccessible en fauteuil roulant, le musée Niépce, du nom du célèbre Chalonnais (1765-1833) qui inventa la photographie, offre une accessibilité partielle à ses collections ainsi qu’aux expositions temporaires en attendant de déménager un jour dans l’ancien hôpital de l’île Saint-Laurent. Ce dernier, dont l’histoire pluriséculaire a connu bien des vicissitudes, dispose d’une splendide pharmacie, l’une des premières en France (XVIIIe siècle) accessible sur demande, de plain-pied.

Au sud-est de chalon, en Bresse bourguignonne, Louhans est un bourg pittoresque situé hors des flux touristiques mais dont le marché hebdomadaire compte parmi les plus réputés de France grâce aux volailles d’exception que l’on peut y trouver et qui font la réputation de la région, notamment en fin d’année à l’occasion des fameuses Glorieuses. Le reste du temps, on peut parcourir sa Grande rue aux 157 arcades médiévales, ensemble aussi rare que spectaculaire qui mérite amplement le détour, de même que le très bel hôtel-Dieu et son apothicairerie Renaissance, hélas inaccessibles en fauteuil roulant. Plus confidentiel mais accessible de plain-pied dans une annexe du même bâtiment, un petit musée rend, depuis 2013, hommage à un enfant du pays auquel les Sourds doivent beaucoup : Ferdinand Berthier (1803-1886). La muséographie, qui retrace l’histoire de cette émancipation encore à parachever, vaut d’être découverte en visite guidée, les bénévoles qui animent le lieu pouvant assurer un accueil personnalisé en LSF (lire également cet article). La tombe du "Napoléon des Sourds" est visible, quant à elle, au flanc droit de l’église de Sagy, village proche.

À une soixantaine de kilomètres de Louhans, vers le sud-ouest via Tournus, à mi-chemin entre Chalon et Mâcon, Cluny est un incontournable pour quiconque se passionne d’art, d’histoire ou de spiritualité médiévale. Un article ne suffirait pas à décrire ce que fut cette abbaye gigantesque, emblématique, dont ne demeurent que de spectaculaires ruines, et ce que lui doit la civilisation occidentale. Pour s’en faire une idée, il faut se rendre sur place et effectuer la visite (globalement accessible) avec un audioguide ou, mieux, un guide-conférencier qui saura redonner vie à des espaces devenus virtuels... De nombreuses maquettes tactiles "tous publics" agrémentent la muséographie mais des visites descriptives sont disponibles sur demande. Stationnements réservés sur la place du 11 août 1944, non loin de l’entrée, et sur la place du marché toute proche. Surprise : outre les haras nationaux, l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers (Ensam) a investi une partie des lieux. Quant au bourg lui-même, il a réussi à concilier tourisme et authenticité, offrant une déambulation agréable au gré des vieilles rues et la possibilité de se restaurer ou déguster des produits du terroir à des prix raisonnables.

A l’instar de sa « rivale » Chalon, Mâcon a été fondée pendant l’Antiquité sur les rives de la Saône. Toujours dans le prolongement de l’axe rhodanien. Leur histoire se ressemble beaucoup : conflits entre Bourguignons et Français, puis établissement d’une frontière (avec la Savoie pour Mâcon) et développement du commerce puis de l’industrie. La ville demeure encore aujourd’hui, proximité avec Lyon aidant (70 km), l’un des principaux moteurs économiques de la région. Cela se voit, entre autres, par la qualité des infrastructures et des aménagements qui rendent la déambulation urbaine plutôt agréable malgré le fort trafic routier le long du fleuve, dont les berges ont été agréablement aménagées, où de nombreuses manifestations se déroulent tout au long de l’année. Le centre ancien, réduit à quelques rues piétonnes, offre de jolies façades dont une impressionnante maison à pans de bois (place aux Herbes) mais surtout des traboules dans le plus pur style lyonnais, en plus secret : on peut les découvrir à l’occasion des visites guidées proposées par l’office de tourisme, lesquelles suivent en outre les traces du Mâconnais le plus célèbre : Alphonse de Lamartine (1790-1869). Les collections dédiées au poète-politicien dans le très élégant hôtel Senecé ont été récemment transférées au musée des Ursulines. Cet ancien couvent du XVIIe siècle, après avoir servi de maison d’arrêt puis de caserne, a été rétrocédé à la ville qui, à la fin des années 1960, y a installé ses collections archéologiques et des beaux-arts, complétées depuis par de l’ethnographie et de l’art contemporain. L’accessibilité tous handicaps est bonne ; une salle inaccessible en fauteuil roulant bénéficie d’une compensation satisfaisante par interface informatique, des éléments tactiles sont disponibles sur demande pour les visiteurs déficients visuels. Stationnement réservé dans la cour. L’endroit, peu connu, réserve de belles surprises aux amateurs d’art avec de grands noms et des oeuvres surprenantes... Dans la proximité de Mâcon, en plein vignoble de Pouilly-Fuissé, se trouve la célèbre roche de Solutré, site éponyme d’une culture paléolithique, le Solutréen, caractérisée par ses silex taillés en "feuille de laurier". Labellisé Grand Site de France, l’endroit dispose d’un vaste espace d’accueil du public comprenant une partie muséographique parfaitement accessible en fauteuil roulant, avec restitution tactile de l’évolution géologique du paysage. Stationnement réservé au plus près de l’entrée basse et devant le musée de Préhistoire. Petite restauration disponible avec, en saison, une splendide terrasse donnant sur la vallée. Pour ce qui est de l’ascension proprement dite, sur les traces d’un certain président de la République ou de nos ancêtres préhistoriques, la très dynamique association Randicap Solidaire 71 organise toute l’année des randonnées en joëlette (prêt possible) : il suffit de la contacter pour une découverte, non seulement de la roche et du merveilleux panorama qui s’offre depuis son sommet, mais également d’autres destinations régionales, le tout dans une ambiance chaleureuse qui donne envie de revenir !

Jacques Vernes, avril 2018

Yanous-Actu n° 507

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