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Bulletin du 27 juin 2019

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2019-05 – du 27 juin 2019

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SOMMAIRE

ÉDITORIAL

Où en sommes-nous, en ce tout début d’été ? Les élections européennes ont donné les résultats que nous connaissons, mais au-delà des aspects politiciens, notre campagne de sensibilisation auprès des candidats s’est avérée positive, avec des réponses engagées de leur part. Nous pourrons donc retourner vers eux, directement ou par le biais de l’Union Européenne des Aveugles aux moments opportuns.

Par ailleurs, La loi Lom (Loi d’orientation des mobilités) est en construction et comme vous le savez, nous y travaillons à la fois dans le cadre du CNCPH et à travers notre participation aux ateliers des assises de la mobilité qui se sont tenues ces derniers mois, pour y faire inscrire des mesures en faveur des personnes handicapées. Un point de satisfaction, puisque la majorité d’entre elles ont trouvé leur place au sein du texte. A titre d’exemples, les données relatives à l’avancée de l’accessibilité des réseaux pour les services de transports seront publiées régulièrement afin d’assurer une réelle information, Ou bien encore, les tarifs préférentiels, pouvant aller jusqu’à la gratuité, seront rendus obligatoires pour tous les services de transport collectif (hors aérien), pour les accompagnateurs des personnes handicapées qui ne peuvent voyager seuls. Cette loi LOM est en cours de discussion et sera publiée à l’automne. Cela implique encore de nombreux groupes de travail pour accompagner la mise en œuvre opérationnelle sur le terrain. Mais les résultats déjà obtenus nous confortent dans notre persévérance.

Pour ce qui touche à l’emploi, nous avons étudié dans le cadre du CNCPH, les projets de décrets de réforme de l’OETH (Obligation d’emploi de travailleur handicapé) dans la fonction publique. À ce jour, nous pouvons dire qu’il y un effort d’harmonisation avec les dispositions du privé, et que l’accent est mis sur le financement de l’accessibilité numérique et les adaptations de postes de travail dans le maintien en emploi des agents reconnus inaptes.

Il y a encore la concertation pour « l’offre de services aux personnes handicapées et aux employeurs », initiée par le gouvernement, à laquelle nous continuons de participer et qui vise à assurer une meilleure cohésion entre tous les acteurs concernés pour le parcours des personnes handicapées dans l’emploi. Et puis, un mot sur notre commission « Accessibilité » de la CFPSAA. Toujours aussi active, elle est impliquée dans tous les arcanes de la vie urbaine et des transports. Pour le secteur ferroviaire, ce sont les robots d’assistance qui posent encore problème et puis il faut suivre le service « access plus », les pictogrammes accompagnant les bandes de guidage au sol, l’automate « Mass transit » qui délivre des billets aux clients SNCF, sans oublier les escalators de la gare Montparnasse… c’est un travail permanent….

Voilà ce que globalement je voulais vous dire et puisque la période s’y prête, je souhaite un bon été à tous.

Édouard Ferrero, Président de la CFPSAA

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1) ACTUALITÉS DE LA CFPSAA

1-A) TROTTINETTE

Commission Accessibilité/CFPSAA : « Je rappelle le lobby que nous avons exercé pour faire entendre nos revendications sur la problématique posée par la libre circulation des trottinettes sur les trottoirs. La loi d’Orientation des Mobilité (L.O.M) en cours d’étude à l’assemblée vise à encadrer l’usage de ces engins de déplacement personnel au niveau national. Néanmoins, je réexplique que ce sont les maires qui auront la responsabilité d’accepter ou pas que ces trottinettes circulent sur les trottoirs et rappelle qu’il faut donc les sensibiliser pour qu’elles y soient interdites. »

Extrait du Compte-rendu de la dernière réunion de la commission Accessibilité de la CFPSAA

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1-B) GRANDE CONSULTATION NATIONALE SUR LE HANDICAP  : UNE PLATEFORME NON CONSULTABLE PAR LES DÉFICIENTS VISUELS !

Communiqué commun

Lancée le mardi 28 mai avec le soutien de Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, la plateforme de mobilisation citoyenne Make.org s’est fixée pour objectif de recueillir 500 000 réponses (ou commentaires de réponses) d’ici la fin de l’été. La démarche est la bienvenue. Mais dans ces réponses, les personnes déficientes visuelles compteront-elles ?

Rien n’est moins sûr ! En effet, nos quatre associations déplorent le manque d’accessibilité de cette plateforme. Elle ne répond pas aux normes techniques et il est donc impossible aux deux millions de déficients visuels français de répondre aux questions posées.

Cette situation est regrettable alors que l’on souhaite donner la parole à l’ensemble des personnes en situation de handicap et ainsi co-construire puis mettre en œuvre un plan d’action d’ici trois ans.

Une société inclusive se construit avec toutes et tous. Elle se doit donc d’être pensée avec l’ensemble de ses citoyens sans exception. Si dès sa construction, les modalités de participation ne sont pas réellement inclusives et accessibles, il y va de la légitimité et de la pertinence des actions mises en œuvre.

Nous, associations représentatives de la déficience visuelle en France, demandons l’accessibilité technique de ce site le plus rapidement possible afin que la voix des déficients visuels soit réellement entendue ! A cette fin, nos associations se tiennent à la disposition du secrétariat d’Etat et de Make.org pour leur communiquer les recommandations techniques pour une plateforme réellement accessible aux déficients visuels.

Communiqué commun : CFPSAA, Fédération des Aveugles de France, AVH, Voir Ensemble

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2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) EMPLOI DES TRAVAILLEURS HANDICAPÉS / DÉCRET

Décret n° 2019-521 du 27 mai 2019 relatif à la mise en œuvre de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés par application d’un accord agréé

Publics concernés : entreprises, établissements, groupes ou branches de droit privé. Objet : modalités de mise en œuvre de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés par l’application d’un accord agréé.

Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le 1er janvier 2020.

Notice : le texte définit les modalités de mise en œuvre de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés par l’application d’un accord. Il précise les mentions que doit prévoir l’accord agréé d’entreprise, de groupe ou de branche et les règles de calcul des sommes consacrées au financement de ces actions, ainsi que les modalités de reversement aux organismes sociaux des sommes correspondant aux actions non réalisées. Il définit les modalités d’agrément, le suivi de la mise en œuvre de ces accords ainsi que les conditions de renouvellement de l’accord.

Références : le décret est pris pour l’application de l’article L. 5212-8 du code du travail dans sa rédaction issue de l’article 67 de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Les dispositions du code du travail, modifiées par le présent décret, peuvent être consultées, dans leur rédaction résultant de cette modification, sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr).

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2-B) RECONNAISSANCE DES PROCHES AIDANTS

Loi n° 2019-485 du 22 mai 2019 visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants La loi vise à intégrer dans la négociation collective des mesures destinées à faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle des salariés proches aidants. Elle prévoit également d’expérimenter un dispositif de "relayage" du proche aidant par des professionnels médico-sociaux. Les autres dispositions contenues dans le texte voté en première lecture par le Sénat ont été supprimées, parmi lesquelles l’instauration d’une indemnisation journalière versée par l’employeur et financée par une surprime sur certains contrats d’assurance. Cf. : vie-publique.fr Paru au Journal officiel du 23/05/2019 Retour sommaire

2-C) CONDITIONS D’ATTRIBUTION DE L’ALLOCATION ADULTE HANDICAPÉ

Question écrite n° 09777 de M. Jean-Marie Janssens (Loir-et-Cher - UC) publiée dans le JO Sénat du 04/04/2019 - page 1777 M. Jean-Marie Janssens interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur les conditions d’attribution de l’allocation adulte handicapé (AAH). En effet l’article 821-1 du code de la sécurité sociale dispose que, l’AAH est attribuée sous condition de ressources. Les montants des revenus du conjoint sont pris en compte dans le montant d’AAH versé aux bénéficiaires. Au-delà de 1 638 euros de revenus mensuels, l’AAH n’est plus perçue par les personnes vivant en couple. Ainsi, les personnes handicapées bénéficiaires de l’AAH voient leurs faibles revenus diminuer voire être supprimés dès lors qu’ils sont en couple. Cette situation crée une forte dépendance financière vis-à-vis du conjoint et est contraire au principe même d’allocation qui vise à l’autonomie financière du bénéficiaire. Il lui demande si elle entend réviser en profondeur l’AAH pour y intégrer une logique de compensation du handicap plus juste. Réponse du Secrétariat d’État auprès du Premier ministre, chargé des personnes handicapées publiée dans le JO Sénat du 18/04/2019 - page 2176 L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est un minimum social ; elle vise à assurer un minimum de revenu aux personnes auxquelles le handicap interdit ou limite fortement la capacité de travailler. Elle bénéficie à un peu plus d’un million cent mille allocataires en situation de handicap, pour un coût global de plus de dix milliards d’euros en 2019. Conformément à l’engagement présidentiel, l’AAH fait l’objet d’une revalorisation exceptionnelle pour lutter contre la pauvreté subie des personnes du fait de leur handicap. Ainsi, son montant a été porté à 860 € mensuel au 1er novembre 2018. Il sera revalorisé à 900 € mensuel au 1er novembre 2019. Cela représente un investissement de plus de 2 milliards d’ici à fin 2022. Plus de 900 000 bénéficiaires, dont plus de 60 % des allocataires de l’AAH en couple, vont bénéficier de cette revalorisation. Comme tout minimum social, cette allocation s’ajuste aux ressources de son bénéficiaire, appréciées à l’échelle de son foyer, afin d’atteindre un niveau minimum garanti. Cela signifie que le montant effectivement payé au bénéficiaire est égal à la différence entre le montant maximum de l’allocation, majoré selon la taille de son foyer, et l’ensemble des autres ressources perçues par la personne handicapée, et, s’il y a lieu, son conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS. S’agissant de l’AAH, les ressources du conjoint sont d’ailleurs minorées de 20 % pour le calcul de l’allocation. L’appréciation des revenus au niveau du foyer est protectrice pour le bénéficiaire de l’AAH dont le conjoint ne disposerait pas de revenu propre : il peut ainsi cumuler plus longtemps son AAH avec un revenu d’activité. A titre d’exemple, postérieurement à la prochaine revalorisation de l’AAH à 900 € en novembre 2019, un allocataire en couple dont le conjoint serait inactif pourra continuer de percevoir l’AAH à taux plein, soit 900 €, en complément d’un salaire correspondant à un SMIC. Si on ne prenait plus en compte l’ensemble du foyer, l’allocataire ne pourrait plus prétendre qu’à 344 € mensuels, soit un manque à gagner important. Il ne s’agit pas d’organiser une dépendance financière entre l’allocataire et son conjoint mais de garantir que la solidarité nationale soutienne le plus ceux qui en ont le plus besoin. Afin de permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à un niveau de vie adéquat qui leur est garanti par la convention internationale des droits des personnes handicapés, ainsi que, pour les plus pauvres, d’accéder à une aide destinée à couvrir les frais liés au handicap, l’AAH s’articule avec un certain nombre d’autres dispositifs de droit commun ou spécifiques, tels que la prestation de compensation du handicap qui a directement vocation à compenser le handicap. La PCH, créée en 2005, bénéficie à plus de 280 000 personnes et représente une dépense totale de près de 2 milliards d’euros. Le niveau de vie des personnes handicapées et de leurs proches est également soutenu par des dispositions fiscales spécifiques, puisque chaque contribuable titulaire de la carte invalidité bénéficie d’une demi-part fiscale supplémentaire pour le calcul de son impôt sur le revenu. Cet avantage est étendu aux enfants ainsi qu’à toute personne rattachée au foyer titulaire d’une carte d’invalidité. Plus de un million six cent mille ménages en bénéficient pour une dépense totale évaluée à 500 millions d’euros. Site « Mon Sénat »

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2-D) DISPOSITIF TACTILE SUR TRAVERSÉES PIÉTONNES

Arrêté du 21 mai 2019 autorisant l’expérimentation d’un dispositif tactile sur traversées piétonnes

ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/... Publics concernés : usagers de la route, autorités chargées des services de la voirie, forces de l’ordre.

Objet : expérimentation d’un dispositif tactile sur traversées piétonnes.

Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.

Notice : l’arrêté autorise l’utilisation à titre expérimental d’un dispositif tactile destinés à aider les personnes non-voyantes ou malvoyantes à traverser une chaussée. Suite à l’expérimentation de trois dispositifs tactiles (arrêté du 6 juin 2017), l’objectif de cette expérimentation est de tester le plus performant, sur une implantation plus large et une durée plus longue pour évaluer de manière plus précise sa tenue dans le temps (usure sous circulation), son efficacité, ses éventuels inconvénients (nuisances sonores).

Référence : le présent arrêté peut être consulté sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr).

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3) ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) RÉSULTATS 2018 DU FIPHFP - UNE PROGRESSION HISTORIQUE DU TAUX D’EMPLOI

FIPHFP Le taux d’emploi légal des personnes en situation de handicap dans la Fonction publique poursuit sa progression historique et atteint un taux record de 5,61 %. Cela représente au total 250 760 agents en situation de handicap. Le taux d’emploi légal atteint : 4,65 % dans la fonction publique d’État, 5,67 % dans la fonction publique hospitalière, 6,76 % dans la fonction publique territoriale. L’évolution positive de ces indicateurs souligne l’efficacité de l’action du FIPHFP dans un contexte budgétaire toujours contraint. En effet, en 2018, les contributions des employeurs publics (113 millions d’euros) demeurent inférieures aux dépenses d’intervention du Fonds (125 millions d’euros). Après une année 2018 marquée par une intense période de concertation, le FIPHFP a le sentiment d’avoir été entendu et compris par les pouvoirs publics sur la pertinence et la spécificité de sa mission aux côtés des employeurs publics, ainsi que sur la nécessité de pérenniser son action. Le Fonds entre aujourd’hui dans un cycle nouveau, a assuré Françoise Descamps-Crosnier, nouvelle Présidente du Comité national du FIPHFP, lors de la présentation des résultats.

Flash – Handicap n°11 du 21 juin 2019

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4) ACTUALITÉS FRANÇAISES DU HANDICAP

4-A) SUR L’AVENIR DU CNCPH (CONSEIL NATIONAL CONSULTATIF DES PERSONNES HANDICAPÉES

Lettre du Comité d’Entente au Président de la République « Le député Thierry Michels, chargé par le premier ministre d’une mission sur l’avenir du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH) nous a informés qu’il rendrait ses conclusions en juin, et que nous connaîtrions les positions du gouvernement à l’occasion de la prochaine Conférence Nationale du Handicap (CNH), que vous présiderez.

Aussi nous paraît-il nécessaire de vous faire part dès maintenant de la démarche du Comité d’Entente Handicap, qui regroupe 55 associations et des propositions que nous avons formulées et portées dans le cadre des auditions et du séminaire organisés par la mission confiée au député Thierry Michels ainsi qu’à madame Carine Radian, membre du CNCPH. Le Comité d’Entente a également rencontré le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), monsieur Patrick Bernasconi et son équipe afin de lui faire part de ses propositions pour contribuer à cette démarche importante de modernisation des instances consultatives pour les personnes handicapées.

Les propositions du comité d’entente, que nous vous avons fait parvenir dès le mois de février, s’inscrivent clairement dans la ligne de votre discours devant le Congrès réuni à Versailles le 3 juillet 2017 et dans celle du propos préliminaire de votre conférence de presse du 25 avril dernier. Nous souhaitons que le CNCPH soit indépendant, qu’il élise son président (présidente) et que celui-ci avec le premier vice-président(e) chargé de l’animation territoriale soient de droit membres du CESE. Cette participation permettrait des avis communs avec d’autres conseils consultatifs et surtout la coordination nécessaire à une cohérence des politiques publiques (CNS-CNCDH-...). Pour toute question concernant le handicap, les avis doivent être rendus obligatoires, et la capacité d’auto-saisine maintenue.

Le comité d’entente propose de réduire le nombre de membres à quatre-vingt auxquels s’ajouteraient huit personnes qualifiées. Les associations regroupant les personnes handicapées et leurs familles doivent être majoritaires. Cette réduction permettrait un début de financement du CNCPH qui actuellement ne peut fonctionner qu’avec les moyens que les associations et organisations mettent à disposition. Par ailleurs, notre souhait de renforcer les instances locales (CDCA par exemple) se trouve renforcé par votre annonce d’un nouvel acte de décentralisation. Nous pensons que c’est au niveau local que nos adhérents et les citoyens en général développent les compétences nécessaires à une représentation nationale. C’est en effet à partir des actions que nos associations mènent sur les territoires, et de l’engagement de leurs militants bénévoles, que nos organisations peuvent, au niveau national, avoir les compétences nécessaires aux travaux du CNCPH. Dans l’esprit de moderniser le CNCPH qui nous anime, nous vous faisons part de notre souhait de consulter les propositions qui auront été formulées par la mission confiée au député Michels et à madame Radian avant que les décisions sur la réforme de cette instance soient prises. Le comité d’entente se tient à votre disposition et à celle de vos services pour préciser et développer ces propositions dans la volonté d’une co-construction, comme vous l’avez, vous aussi, exprimé et qui pourra se vérifier lors de la CNH. »

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4-B) SUR LE FUTUR REVENU UNIVERSEL D’ACTIVITÉ

Lettre du Comité d’Entente à la Secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé

Extrait : « Le Comité d’Entente (qui rassemble 55 associations nationales représentatives de tous les types de handicaps) a pris connaissance du périmètre encore incertain du futur revenu universel d’activité.

Alors que la concertation avec les acteurs démarre lundi 3 juin, les associations expriment leurs fortes inquiétudes.

Le comité d’entente vous alerte quant à la réalité des situations de vie de nombreuses personnes en situation de handicap, pour une grande majorité d’entre elles éloignées de l’emploi et dont les minima sociaux constituent les seuls revenus. La revalorisation de l’AAH ne permet pas de répondre à elle seule à l’enjeu de lutte contre la pauvreté des personnes en situation de handicap. Vous le savez, ces personnes sont trois fois plus nombreuses que le reste de la population à vivre sous le seuil de pauvreté. Pas moins des deux tiers des ménages allocataires de l’AAH vivent sous ce même seuil.

Les associations représentatives des personnes en situation de handicap et de leurs familles sont très vigilantes quant à l’objectif de simplification et d’harmonisation affiché par la concertation à venir. Nous serons attentives à ce qu’il ne se traduise pas par un nivellement par le bas des droits des personnes, mais aboutisse bien à une réelle simplification et à l’amélioration de leurs droits. »

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4-C) BUTAGAZ ADAPTE SA DOCUMENTATION AUX PERSONNES AVEUGLES ET MALVOYANTES

Butagaz : un nouveau partenariat avec HandiCaPZéro

Une valeur ajoutée pour les clients aveugles et malvoyants qui disposent désormais de supports adaptés.

Depuis octobre 2017, Butagaz est présent sur le marché de l’électricité et du gaz. Connue pour la vente de butane et propane, la marque se diversifie sur ce marché avec la promesse d’une facture moins chère pour ses clients ! Tous ses clients puisque Butagaz, accompagné de Handicapzéro, propose à compter d’aujourd’hui une accessibilité à l’ensemble de ses documents : conditions générales de vente de gaz et/ou d’électricité, contrats, factures, échéanciers, courriers, lettre d’information pour les clients et futurs clients aveugles et malvoyants. Proposé en braille, caractères agrandis et audio (pour certains documents), chaque document est traité et adapté par Handicapzéro.

Comment bénéficier de ce nouveau service ? • appelez HandiCaPZéro au 0800.39.39.51 (service et appel gratuits) et indiquez vos coordonnées et le format souhaité. • contactez votre Service Clients Butagaz au 09.69.39.08.61 (appel non-surtaxé) pour ouvrir le service adapté.

Avec ce nouveau partenariat, Handicapzéro se réjouit d’élargir l’accessibilité des "offres énergie" après Engie et Gaz Tarif Réglementé ! en savoir plus

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) PUBLICATION AU JO DE L’ACTE EUROPÉEN D’ACCESSIBILITÉ

L’acte européen d’accessibilité a été publié au Journal Officiel européen, le 7 juin 2019.

Texte disponible ci-dessous : https://eurlex.europa.eu/legalconte...

Une information de Fernando Pinto da Silva

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5-B) LE VOTE ACCESSIBLE OU COMMENT FAIRE APPLIQUER UN DROIT POLITIQUE

« Mais au fait, comment les personnes déficientes visuelles votent-elles ? » Cette question m’a souvent été posée l’année dernière lorsque je mentionnais que la Fédération Allemande des Aveugles et des Malvoyants commençait à coordonner un nouveau projet de l’UEA précisément sur ce sujet. Intéressante pour tous, cette question livre des réponses parfois déroutantes sur les droits politiques et offre de bonnes raisons d’espérer en l’avenir. Dans ce texte d’introduction pour le dernier Focus UEA, je souhaite vous faire part dans un bref aperçu de nos découvertes à ce stade.

Des réponses déconcertantes En novembre 2018, nous avons publié le premier résultat du projet AVA sur la « Sensibilisation au vote accessible (Accessible Voting Awareness-Raising) », un rapport de situation sur le vote accessible. Pour dresser ce rapport, nous avons interrogé 24 organisations membres de l’UEA, examiné la législation électorale de 45 pays européens et actualisé des documents plus anciens de l’UEA sur ce sujet. Sur le plan du contenu, nous avons analysé les cinq façons dont les aveugles et les malvoyants votent aux élections dans toute l’Europe, à savoir avec l’aide d’un assistant, avec un appareil tactile, par correspondance, par anticipation et par voie électronique. Bien entendu, ces méthodes sont conçues de façon très différente d’un pays à l’autre et nous avons relevé plusieurs problèmes manifestes. La Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (UNCRPD) indique clairement que les citoyens déficients visuels doivent être libres de choisir la personne qui les assiste pour voter, mais seule une minorité de pays appliquent cette règle. À Chypre ou en Grèce par exemple, il faut voter avec l’aide d’un fonctionnaire électoral. À l’inverse, en Lituanie ou en Pologne, l’électeur peut voter avec n’importe qui, excepté avec l’aide d’un fonctionnaire électoral. En Irlande, l’électeur déficient visuel qui souhaite faire appel à un assistant peut même se voir refuser le droit de vote s’il n’y a pas suffisamment de temps pour vérifier l’éligibilité de la personne qu’il a choisie. Les membres de l’UEA, qui ont apporté leur expertise à notre rapport, ont même noté que les responsables électoraux ignoraient l’existence du droit de vote avec un assistant dans des pays comme le Danemark, la Suède ou les Pays-Bas. Les dispositifs tactiles, des sortes de pochoirs qui se superposent sur le bulletin de vote pour identifier son contenu, créent également des problèmes. Dans plusieurs pays, tels que la Slovaquie, le bulletin de vote est tellement surchargé qu’aucun pochoir n’a pu être mis au point. En Allemagne, pays précurseur du vote au pochoir en Europe, les fonctionnaires électoraux locaux peuvent modifier le bulletin de vote à leur guise, si bien qu’un modèle unique de pochoir ne fonctionnerait pas. En Autriche, toutes les options de vote possibles n’apparaissent pas avec le pochoir, si bien que les électeurs déficients visuels ne jouissent pas des mêmes droits de participation à la vie politique que les autres citoyens. Un cas particulièrement surprenant est celui de Malte, où le pochoir n’était marqué qu’en braille. L’alphabétisation braille étant très faible sur l’île, personne ne pouvait utiliser cet outil tactile. C’est seulement après plusieurs années que la commission électorale maltaise a finalement ajouté un fichier audio pour permettre aux électeurs déficients visuels de savoir ce qui figure sur le bulletin de vote et sur le pochoir. Quant au vote électronique, il pose surtout des problèmes par son absence. Alors que près de 80 % des experts de l’UEA souhaiteraient disposer d’une forme de vote électronique dans leur pays d’origine, moins de 10 % de tous les pays proposent des machines de vote ou même une interface pour voter par Internet. Toutefois, même dans les pays qui proposent le vote électronique, des problèmes de mise en œuvre se posent. En Belgique, les machines de vote ne sont pas toutes conformes aux exigences d’accessibilité requises, notamment en l’absence d’une information autre que visuelle ou d’une confirmation sonore. Au Kazakhstan, les machines de vote nécessitent un lecteur de code-barres et une navigation à écran tactile, ce qui les rend totalement inaccessibles. De l’espoir pour l’avenir En bref, il nous est apparu que dans la quasi-totalité des pays européens, les personnes déficientes visuelles ne peuvent pas voter en toute autonomie et dans la plus stricte confidentialité, comme n’importe quel citoyen. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais nos recherches nous ont aussi permis d’identifier plusieurs exemples de bonnes pratiques pour rendre les élections plus accessibles aux électeurs déficients visuels. ils se classent en trois grandes catégories. Tout d’abord, plusieurs lois et réglementations positives existent déjà. À Malte, l’accès pour tous aux élections est même un droit constitutionnel. En Norvège, il existe des règles très précises sur la conception des bulletins de vote, notamment sur la taille des caractères, qui améliorent quelque peu la lisibilité du contenu pour les électeurs malvoyants. En Géorgie, l’ensemble du personnel du bureau de vote doit suivre un module de formation obligatoire sur la loi électorale pour connaître les règles applicables aux électeurs déficients visuels. D’autre part, il existe de bonnes méthodes alternatives lorsque les citoyens sont autorisés à voter chez eux ou par anticipation. En Slovénie par exemple, il est possible de voter cinq jours à l’avance, ce qui peut contribuer à diminuer le niveau de stress des électeurs. Le Monténégro, l’Islande et plusieurs autres pays autorisent le vote par correspondance, une option particulièrement favorable aux électeurs malvoyants qui pourront compter sur leur loupe ou l’éclairage de leur salon pour voter en toute autonomie. Bien entendu, ces différentes solutions n’ont d’utilité que si elles sont combinées à de bonnes règles d’assistance, à des dispositifs tactiles ou à des options électroniques. Enfin, dans ce contexte, il est intéressant de noter que plusieurs pays ont récemment commencé à expérimenter des dispositifs tactiles. Ainsi, au Portugal, le pochoir a été mis en place depuis l’année dernière. En Irlande, les personnes déficientes visuelles ont pu voter pour la première fois avec l’aide d’un pochoir lors d’un référendum national. Quant aux Pays-Bas, ils n’ont pas seulement testé des appareils tactiles lors d’élections locales, mais ils recherchent également des solutions pour simplifier leur bulletin de vote en papier de la taille d’une nappe.

Quelle est la prochaine étape ? Ces changements ont essentiellement vu le jour grâce aux efforts et à la persévérance des organisations locales, membres de l’UEA. La même tendance s’observe également dans d’autres pays. Ainsi, le membre espagnol de l’UEA a notamment préparé des kits de vote en braille et en gros caractères pour chaque électeur déficient visuel. Notre organisation allemande est chargée d’élaborer des pochoirs et reçoit des fonds publics à cet effet. Dans la prochaine phase du projet AVA, nous souhaitons prendre appui sur ces réalisations pour rendre les élections accessibles dans toute l’Europe. Au début de l’année 2019, nous avons réalisé une vidéo et une brochure pour faciliter la compréhension de notre rapport de recherche. En 2020, nous travaillerons en collaboration avec les décideurs politiques, les fonctionnaires électoraux et les membres de l’UEA dans quatre pays qui organisent des élections cette année, à savoir la Bulgarie, la Grèce, la Pologne et la Slovaquie. Jusqu’à présent, les électeurs déficients visuels étaient confrontés à d’importants obstacles dans ces pays. Grâce à notre projet AVA sur la « Sensibilisation au vote accessible », nous espérons obtenir dans ces pays le droit politique à des élections égalitaires, en toute confidentialité et autonomie. Par Benedikt Van den Boom, Fédération Allemande des Aveugles et des Malvoyants, DBSV. EBU Focus (Union Européenne des Aveugles) – juin 2019 Retour sommaire

5-C) CONCOURS ONKYO 2019

Le lancement du concours Onkyo qui permet de valoriser le braille à travers le monde a pris beaucoup de retard cette année. Il nous est tout de même proposé d’y participer avec un délai raccourci, puisqu’il faudra rendre les textes avant le 31 juillet 2019. Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient concourir, voici un rappel des grandes lignes du règlement : • Les essais doivent être soumis au format numérique ; • Les participants ne peuvent présenter plus d’un essai par an ; • Les essais présentés une année donnée ne peuvent être présentés aux concours suivants ; • Les essais doivent être en anglais ou dans la langue nationale de l’auteur ; • Les essais dans la langue nationale ne doivent pas dépasser 1000 mots (avec une tolérance de plus 10%). Les essais doivent comporter les mentions suivantes : • Nom, Prénom, sexe et âge des participants • Nom du pays • Nom du membre national de l’UEA qui gère le concours • Nombre de mots dans la langue nationale. Comme chaque année, vous adresserez vos textes à la CFPSAA : contact@cfpsaa.fr

Nous ne pouvons présenter que 5 candidats par pays.

Autour du rôle du braille dans votre vie, les thèmes proposés cette année sont les suivants : anecdote autour du braille, l’avenir du braille, les avantages et les inconvénients du braille par rapport aux livres et documents sonores, le braille et l’art, le braille et la musique, le braille et l’accès au tourisme, l’expérience d’un bouleversement du vie, les souvenirs de faits ayant influencés votre vie, des épisodes de la vie quotidienne (travail, recherche de paix, éducation, vote).

Extrait du règlement pour les droits d’auteurs : « En prenant part au concours, les auteurs cèdent automatiquement et exclusivement à l’UEA dans le monde entier tous les droits, y compris le droit d’auteur. L’UEA peut en outre céder ou concéder ces droits sous licence. Les auteurs doivent permettre à l’UEA d’utiliser leur nom et leur essai dans la publicité nécessaire à l’UEA. En tant que titulaire du droit d’auteur, l’UEA peut octroyer la permission aux auteurs et aux membres nationaux d’utiliser les essais comme ils l’entendent.

Les gagnants du concours Onkyo doivent fournir à l’UEA leurs photographies et accorder à l’UEA le droit de reproduire, d’adapter, de modifier et de publier ces images sur tous les supports, y compris les supports internet et papier ». Rappel : si vous voulez participer, renvoyer vos textes avant le 31 juillet à la CFPSAA. Les 5 premiers par ordre d’arrivée pourront être transmis.

Nous sommes désolés du retard pris pour le lancement du concours, qui n’est pas de notre fait.

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) FORMEZ-VOUS EN INFORMATIQUE ADAPTÉE !

La Fédération des Aveugles de France vous propose un forfait de 5 heures de cours en informatique adaptée au tarif de 70 €, renouvelable selon vos besoins. Nous abordons, à distance ou sur place sous conditions, les points spécifiques dont vous avez besoin, tels que le paramétrage et l’utilisation de votre matériel adapté : • Système d’exploitation : Windows 7 à 10, Mac • Lecteurs d’écran : Jaws, NVDA • Bureautique : notions de base, accès à internet, messagerie • Téléphonie : iPhone, BlindShell mini • Autres matériels : sur demande Pour en savoir plus sur les modalités de ce service et/ou vous inscrire, contactez le secrétariat du service informatique au 01 44 42 91 88 ou via secretariat.informatique@aveuglesdefrance.org. Lettre d’information de la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France – Mai 2019

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12-B) SOUTIEN AU COLLECTIF « JEUNES SOURDS/JEUNES AVEUGLES : POUR L’ÉGALITÉ DES CHANCES »

Communiqué de l’association Voir Ensemble

Voir Ensemble soutient le collectif « jeunes sourds /Jeunes aveugles : pour l’égalité des chances » en grève ce jeudi 13 juin et exprime ses inquiétudes face aux mesures annoncées pour une école inclusive.

L’association Voir Ensemble gère sur l’ensemble du territoire français 33 établissements médico-sociaux pour l’accueil et l’accompagnement de personnes en situation de handicap. À ce titre, si elle se félicite bien évidemment de l’impulsion qu’entend donner le gouvernement pour la mise en œuvre d’une politique de construction d’une société inclusive, avec un objectif affiché de 80 % d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire d’ici 2022, elle s’inquiète de ne voir cette transition inclusive envisagée qu’en termes quantitatifs, sans une prise en compte suffisante des aspects qualitatifs et des spécificités des handicaps sensoriels. En outre, l’objectif annoncé s’accompagne d’une désinstitutionalisation des établissements médico-sociaux, ces établissements étant progressivement remplacés par de vagues plateformes de prestations et de services. Cela suppose la transformation des personnels formés en globe-trotters qui passeront plus de temps en déplacements qu’en véritable accompagnants des enfants et adolescents en situation de handicap qui ont besoin de cet accompagnement. Cette désinstitutionalisation suppose aussi que le choix du milieu ordinaire ou spécialisé, avec des allers-retours jusque-là possibles, sera désormais impossible.

Or, nous considérons qu’un certain nombre d’enfants et d’adolescents, voire d’adultes, en situation de handicap ont besoin d’un lieu de vie où leur sont dispensés les soins nécessaires et une éducation adaptée par des professionnels formés, en lien avec les familles. Ils n’y sont pas enfermés, mais au contraire accompagnés avec les moyens dispensés par des professionnels qui constituent des équipes pluridisciplinaires nécessaires au suivi de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte. L’inclusion préparée et soutenue par ces établissements peut permettre l’épanouissement de l’enfant ou de l’adolescent en situation de handicap concerné, mais il doit pour cela bénéficier d’un véritable accompagnement et d’une véritable intermédiation entre l’établissement ordinaire d’accueil et l’établissement spécialisé, avec un référent pour faire le lien, et les allers-retours doivent être possibles en cas d’échec. Par ailleurs, une scolarisation accompagnée dans le milieu ordinaire ou maintenue dans le milieu spécialisé, selon les cas, est la garantie d’un accès à l’autonomie dans la vie quotidienne, dans les déplacements, dans l’accès aux loisirs et d’une préparation indispensable aux études supérieures et, ensuite, au marché du travail.

Au-delà des établissements médico-sociaux qu’elle gère, l’association Voir Ensemble s’inquiète, en tant qu’association représentant l’intérêt des personnes déficientes visuelles, des menaces qui pèsent sur l’avenir des Instituts nationaux pour jeunes sourds dont elle est solidaire, mais surtout de celui de l’Institut national des jeunes aveugles (INJA) dont sont issus bon nombre de ses adhérents, et pour qui cette scolarisation en milieu spécialisé n’a en rien été synonyme d’échec scolaire et professionnel. Si l’INJA a permis de soutenir un certain nombre d’élèves en inclusion scolaire, il a aussi permis, pour bon nombre d’enfants et adolescents le désirant ou pour lesquels cela était nécessaire, de s’épanouir au sein de cet établissement spécialisé pour y acquérir connaissances et moyens de compensation indispensables à leur autonomie, voire des atouts supplémentaires, tels que l’apprentissage de la musique, dont certains en ont fait leur métier. Cette alternative à l’inclusion à tout prix permet de considérer chaque personne dans sa singularité et de l’inclure dans une logique de parcours.

L’association Voir Ensemble craint que le transfert de tutelle aux Agences régionales de santé (ARS) de ces établissements spécialisés n’entérinent leur mutation en établissements médico-sociaux, alors qu’ils occupent précisément une place stratégique entre le médico-social et l’Education nationale. Pour sa part, l’INJA maintient en effet en son sein des classes allant de la grande section de maternelle jusqu’au baccalauréat, permettant ainsi aux élèves de bénéficier d’un accompagnement médico-social tout en étant scolarisés soit en inclusion, soit in situ, une spécificité qu’il nous semble essentiel de conserver pour offrir une alternative à l’inclusion systématique qui, pour un certain nombre d’entre eux, est synonyme d’échec. De ce fait, l’INJA et les INJS devraient plutôt être placés sous la tutelle conjointe du ministère de la Santé et de celui de l’Education nationale pour répondre à leur véritable double mission éducative et médico-sociale. Sans compter que ces établissements, reconnus mondialement comme les berceaux respectifs de la première langue des signes et de l’écriture braille, constituent toujours des viviers de connaissance et d’expertise qui ne peuvent se maintenir et se développer qu’en étant confrontés aux besoins et aux difficultés d’élèves scolarisés dans des classes spécialisées.

Pour toutes ces raisons, l’association Voir Ensemble demande aux interlocuteurs concernés d’être conviée, soit en son nom propre soit au travers de son appartenance à la Confédération française pour la promotion sociale des aveugles et amblyopes (CFPSAA), à une réflexion quant à l’avenir des établissements médico-sociaux accueillant des personnes handicapées et des Instituts nationaux des jeunes sourds et des jeunes aveugles, afin d’éviter que soient prises dans la précipitation des mesures radicales et irréversibles qui pourraient s’avérer contre-productives pour les personnes handicapées sensorielles les plus vulnérables.

Voir Ensemble est une association loi 1901, reconnue d’utilité publique, à la fois Mouvement et association gestionnaire d’établissements et services médico-sociaux. Elle œuvre pour l’inclusion et la promotion sociale des personnes en situation de déficience sensorielle.

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15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) PARCOURS TACTILE INÉDIT AVEC L’ASSOCIATION « MES MAINS EN OR »

Directement inspiré de l’œuvre de Sophie Savoye, « Jeannette se change la vie » est né d’une collaboration entre le musée du LaM et Mes Mains en or. À travers un petit conte éducatif, l’enfant déficient visuel suit Jeannette à la découverte de six oeuvres adaptées sous forme d’images tactiles…Co-construit avec les guides conférenciers du musée du LaM, le livre aborde des œuvres diverses exposées dans le musée. De l’art contemporain à l’art brut en passant par l’art moderne, les enfants découvrent, de manière inédite des œuvres de Barry Flanagan, Pascal-Désir Maisonneuve ou encore Georges Braque. Ce livre, édité en 25 exemplaires numérotés, sera bientôt disponible en consultation au musée du LaM.

Pour se rendre au LaM LaM, 1 Allée du Musée, 59650 Villeneuve d’Ascq, France Tél. informations : +33 (0)3 20 19 68 68 Fax : +33 (0)3 20 19 68 99 info@musee-lam.fr site du Musée Lam

Lu dans la Lettre d’Information de la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France – Mai 2019

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15-B) VISITE TACTILE MUSÉE CAMILLE CLAUDEL

Le musée Camille Claudel vous présente, sa deuxième exposition temporaire « A rebrousse temps », un parcours d’art moderne et contemporain qui ouvrira ses portes le 22 juin.

A cette occasion, une visite descriptive et tactile est proposée aux visiteurs individuels malvoyants et non-voyants le mercredi 3 juillet à 15h.

Cette visite sera consacrée à une œuvre de Camille Claudel, qui, après sa découverte tactile, sera mise en regard avec deux œuvres contemporaines exposées dans les salles du musée

Cet évènement est ouvert aux visiteurs individuels sur réservation uniquement au 03.25.24.76.34. ou à reservation@museecamilleclaudel.fr

Le tarif est de 3 € en plus du billet d’entrée au musée (les visiteurs en situations de handicap et leurs accompagnateurs bénéficient de la gratuité du billet d’entrée sur présentation d’un justificatif).

Vous trouverez l’ensemble de l’agenda culturel du musée : www.museecamilleclaudel.fr/f...

Il est aussi possible de réserver toute l’année des visites descriptives et tactiles pour des groupes constitués.

Pour plus d’informations : http://www.museecamilleclaudel.fr/f...

Musée Camille Claude 10 rue Gustave Flaubert 10400 Nogent-Sur-Seine

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15-C) ESCALE À GÊNES

Et si, cachée derrière son célébrissime port, la capitale ligure était l’un des secrets les mieux gardés d’Italie ? Éléments de réponse en toute accessibilité.

La Terre entière connaît Gênes, ne serait-ce que grâce à son plus célèbre rejeton, Christophe Colomb qui y naquit en 1451, le golfe de Méditerranée qui porte son nom ou, plus prosaïquement, son terminal ferry et croisières par lequel transitent chaque année des millions de touristes : transitent mais s’arrêtent peu, à l’instar des tout aussi nombreux automobilistes pour qui la ville n’est qu’un noeud autoroutier rendu plus ardu encore par l’effondrement, en août 2018, d’une partie du pont Morandi. Ainsi en va-t-il aujourd’hui de Gênes comme jadis de Milan ou de Turin, réputées grises et inhospitalières. Rien n’est plus faux : passée la véritable frontière que constitue la voie rapide qui domine le vieux port et que double une avenue à forte fréquentation, c’est une authentique perle qui s’offre aux curieux !

Le vieux port demeure souvent l’unique escale des visiteurs, à la fois pour les raisons évoquées plus haut mais aussi parce que s’y trouve, dû au starchitecte génois Renzo Piano, un aquarium parmi les plus réputés d’Italie et l’un des plus grands d’Europe. Ses innombrables bassins et biotopes savamment mis en scène comme en lumière, présentent un éventail exhaustif de tout ce qui vit dans et autour de l’eau sur la planète. Émerveillement garanti devant les immenses baies derrière lesquelles s’ébattent des animaux qui entrent parfois en interaction avec le spectateur ! Le delphinarium vaut autant pour ses démonstrations que pour l’atmosphère irréelle qui règne dans le vaste espace vitré situé en contrebas : la magie du spectacle se passe de commentaires... L’accessibilité en fauteuil roulant se fait par le côté gauche du bâtiment où se trouve l’un des nombreux ascenseurs desservant les multiples niveaux de l’édifice dont la forme évoque un immense navire. Tarif réduit pour les visiteurs handicapés (possibilité de billet groupé avec d’autres attractions du vieux port), toilettes adaptées, restauration possible sur place avec une jolie vue sur les quais. Immanquable devant l’aquarium, l’ascenseur panoramique Bigo, dû également à Renzo Piano, rappelle quant à lui la vocation industrielle de ces quais où ne demeure que la plaisance. Sa forme en étoile immaculée supporte une nacelle parfaitement accessible d’où l’on jouit d’un superbe panorama sur cette partie de la ville, ses principaux monuments et l’étendue de son front de mer. Occasion de se rendre compte combien la cité ne se limite pas à son centre ancien, et de se rappeler qu’elle fut pendant huit siècles la capitale d’une république maritime rivalisant avec Venise et Constantinople, loin devant Marseille ou Barcelone ! Sa sphère d’influence s’étendait alors à toute la Méditerranée et jusqu’à la mer Noire, ses possessions comptant, entre autres, la Corse, le nord de la Sardaigne, quelques îles grecques et le sud de la Crimée... Une capitale avant tout financière, l’une des premières de cette importance dans l’histoire mondiale, créancière des grands empires et donc diplomate à l’extrême (quelques célèbres bévues mises à part), d’où sa longévité. Dirigée par un doge à Dirigée par un doge à l’instar de sa rivale de toujours, elle dut comme elle sa chute au même Napoléon venu exporter la Révolution Française à la fin des années 1790. S’ensuivit un déclin relatif jusqu’à l’autre révolution, industrielle celle-là, qui propulsa de nouveau la ville au firmament de l’économie italienne, toujours grâce au port. Des quais chargés de navires qui, vers la fin du XIXe siècle, virent s’embarquer pour les Amériques de nombreux migrants. Ce récit à la fois éclatant et mouvementé, on le retrouve au musée de la mer (baptisé Galata, un nom qui rappelle la fameuse tour stambouliote), sur les traces de Christophe Colomb, évidemment, mais aussi des grandes familles aristocratiques, armateurs et autres barons d’industrie qui surent, à la faveur du Risorgimento, placer Gênes à l’égal de Milan ou Turin, et reléguer Venise à ses souvenirs. Installé dans les anciens arsenaux, ce très vaste et très riche musée présente de nombreuses pièces remarquables, dont une immense galère reconstituée (inaccessible en fauteuil roulant, mais on peut en faire le tour) et un brigantin accessible par rampe ainsi que la reconstitution du pont supérieur d’un steamer en cours de manoeuvre. On peut également affronter virtuellement une tempête grâce à une salle 4D également accessible ! Une partie fort émouvante évoque l’émigration italienne vers le Nouveau Monde, avec reconstitutions et témoignages (certains terriblement actuels), une autre le dramatique naufrage du paquebot Andrea Doria en 1956. La terrasse panoramique du dernier étage offre un autre point de vue sur le port et ses énormes navires de croisière, synonymes d’évasion pour des millions de touristes... Audioguides descriptifs et panneaux tactiles agrémentent la visite.

Comme on l’a dit, Gênes ne se résume pas, loin s’en faut, à son vieux port : il faut passer sous la passerelle routière, traverser la via Gramsci et gagner la place Caricamento, dont le nom rappelle que la mer, jadis, en léchait les vénérables façades. Vénérables parce que les soubassements du centre ancien qui s’étend au-delà, à flanc de coteau, remontent pour la plupart au Moyen-Âge dont les rues étroites ("vicoli") conservent le tracé originel. L’Histoire, ici, se lit de bas en haut, avec d’innombrables surprises architecturales quand on prend la peine de lever les yeux ! De passionnantes visites guidées thématiques sont d’ailleurs organisées, y compris en français, occasion de mieux comprendre et ressentir l’endroit... et bénéficier de bonnes adresses pour se restaurer ou ramener quelques souvenirs, notamment gastronomiques, à commencer par le fameux pesto. De ruelles en placettes on finit par déboucher, comme par miracle, sur la fastueuse via Garibaldi où se concentrent les plus beaux palais élevés du XVIe au XVIIIe siècle par l’aristocratie à son usage et celui de ses visiteurs/clients les plus illustres ("rolli"). Avec la via Balbi, elle symbolise le siècle d’or génois, celui des "rues nouvelles" inscrites désormais au patrimoine UNESCO et dont la richesse a époustouflé Rubens (excusez du peu !) et époustoufle encore aujourd’hui. Tous les palais ne se visitent pas : certains appartiennent à des institutions financières ou des administrations, d’autres aux descendants des familles qui les ont édifiés (ceux-là ouvrent parfois leurs portes) mais on peut en apercevoir les imposants vestibules, voire s’y glisser pour y admirer ces fresques qui font toute la magie du maniérisme italien.

Pour lire la suite : https://www.yanous.com/pratique/tou...

Jacques Vernes, juin 2019.

Yanous-Actu n° 533 Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

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