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Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

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Bulletin du 25 octobre 2019

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2019-09 – du 25 octobre 2019

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SOMMAIRE

ÉDITORIAL

Le chantier sur la prestation de compensation du Handicap (PCH), les travaux de la Cour des comptes sur l’éventuelle réforme de l’AAH, la création d’un Revenu universel d’activité (RUA), autant de dossiers sur la table, pour lesquels les orientations et décisions gouvernementales tardent à se clarifier. Pour tout cela et bien d’autres sujets encore, nous siégeons au Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH), qui lui-même connait une période de réformes également inabouties. Dans cette attente, notre mandat s’y trouve prolongé jusqu’au 22 janvier 2020. Cette date coïncidera-t-elle avec celle de la prochaine Conférence Nationale du Handicap (CNH) qui devrait déjà avoir eu lieu ? Comme c’est également le cas pour le Comité Interministériel du Handicap (CIH). Toujours annoncés, toujours repoussés depuis le printemps dernier et dont on ne sait rien pour l’instant. Tant d’incertitudes créent de l’agacement dans le secteur associatif qui ne se sent plus assez écouté au milieu de ces atermoiements.

A la CFPSAA, ce sont les élections qui ont été à l’ordre du jour, puisque les mandats des membres du Bureau arrivaient à échéance. Lors de l’Assemblée générale du 17 octobre, nos associations membres ont pu désigner leurs représentants pour les mois à venir. Un conseil d’administration prévu à cet effet a suivi et a procédé à l’élection du Bureau. Les 4 vice-présidents étaient à nouveau candidats et ont été réélus : Alex Bernier (Braillenet), Paul Charles (FFAC), Francis Perez (Les Doigts qui rêvent) et Bernadette PILLOY (SPS). Notre Secrétaire Général Vincent Michel (Fédération des Aveugles de France) a été réélu. Dominique Pauvret (Fondation La Cause) a été élue Trésorière, et pour ma part, je continuerai de porter les couleurs de la CFPSAA, ayant été réélu Président pour un nouveau mandat de 3 ans.

Parmi nous depuis 2003, Alain Delaplace avait représenté l’ANMCGA au sein de notre Conseil d’administration, puis élu Trésorier depuis 10 ans, il a estimé que le tour de quelqu’un d’autre était venu et n’a pas souhaité se représenter. Il va nous manquer et je tiens à le remercier ici pour tout le travail accompli, sa rigueur, sa gentillesse et son soutien. Saluons notre nouvelle trésorière Dominique Pauvret, que je remercie pour sa candidature à ce poste et son engagement. Encore un mot pour vous dire que cette Assemblée Générale du 17 octobre 2019 a été tardive, suite à des problèmes d’agendas divers et que je le regrette. Nous procèderons beaucoup plus rapidement à la clôture de l’année 2019 avec une date mieux appropriée.

Vous recevrez des informations plus détaillées dans le prochain bulletin spécial Assemblée Générale.

Édouard Ferrero, Président de la CFPSAA Retour sommaire

2) ACTUALITÉS INSTITUTIONNELLES

2-A) ARRÊTÉ DU 20 SEPTEMBRE 2019 PORTANT RÉFÉRENTIEL GÉNÉRAL D’AMÉLIORATION DE L’ACCESSIBILITÉ

10 ans après la création du RGAA - le référentiel général d’accessibilité des administrations, la direction interministérielle du numérique (DINSIC) publie sa quatrième version. Changement de nom, structure repensée, clarté améliorée, il est aussi renforcé par de nouvelles obligations et son champ d’application élargi à certains acteurs privés et à d’autres supports. Pour son dixième anniversaire, le RGAA – le référentiel général d’accessibilité des administrations – fait peau neuve. A cette occasion, il change de nom pour devenir le référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (le sigle reste le même), car désormais il ne s’adresse plus seulement aux administrations, mais aussi à certains acteurs privés (détaillés plus loin), nouveauté notable de cette 4e version. La vocation de ce référentiel, elle, reste inchangée : faire en sorte que les services numériques soient réellement accessibles à tous les citoyens, qu’ils soient ou non en situation de handicap (visuel, auditif, mental, troubles dys…), comme le prévoit la loi. Piloté par la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication (DINSIC), le document détaille ainsi les obligations auxquelles ces acteurs doivent se conformer et en facilite l’application, grâce à des critères de contrôle et des tests. > Lire l’arrêté portant création du RGAA v4 paru ce samedi 21 septembre

Site Numérique.gouv.fr

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2-B) PROROGATION DU MANDAT DU CNCPH

Décret n° 2019-1065 du 18 octobre 2019 portant prorogation du mandat des membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées Publics concernés : membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées. Objet : prorogation du mandat des membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées. Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication. Notice explicative : le mandat en cours des membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées, d’une durée de trois ans à compter du 22 avril 2016, prorogé pour une durée de six mois par le décret n° 2019-340 du 19 avril 2019 , s’achève le 22 octobre 2019. Le décret proroge ce mandat de trois mois supplémentaires afin de permettre la réforme de cette instance nationale de consultation ainsi que le réexamen des modalités de fonctionnement du Conseil avant la nomination de ses nouveaux membres pour un nouveau mandat. Références : le décret peut être consulté sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr). Le Premier ministre, Sur le rapport de la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Vu le code de l’action sociale et des familles, notamment ses articles L. 146-1 et D. 146-1 ; Décrète : Article 1 Le mandat des membres du Conseil national consultatif des personnes handicapées en fonctions à la date de publication du présent décret est prorogé jusqu’au 22 janvier 2020. Article 2 La secrétaire d’État chargée des personnes handicapées est chargée de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait le 18 octobre 2019. Edouard Philippe Site Légifrance Retour sommaire

2-C) INTERVENTION DU DÉFENSEUR DES DROITS AVANT LA REMISE DU RAPPORT DE LA FRANCE À L’ONU SUR LE SUIVI DE LA CIDPH

Le Défenseur des droits est intervenu à Genève, lundi 23 septembre, lors de la pré-session relative à l’examen du rapport initial de la France sur la Convention internationale des droits des personnes handicapées (CIDPH) organisée par le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU. Le 13 décembre 2006, l’Assemblée générale des Nations-Unies adoptait la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH). La France a ratifié cette Convention en 2010. Le Défenseur des droits, qui a été désigné par le Gouvernement comme mécanisme indépendant chargé du suivi de l’application de la CIDPH, assure une mission de protection, de promotion et de suivi de l’application de la Convention. En application de la CIDPH, il appartient à l’État partie de prendre toutes les mesures appropriées, d’ordre législatif, administratif ou autre, pour mettre en œuvre, de manière effective, les droits reconnus par la Convention. Chaque État partie est donc tenu de présenter au Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU, dans les 2 ans suivant la ratification, un rapport initial détaillé sur les mesures qu’il a prises pour respecter ses engagements. La France a remis son rapport en 2016. L’État partie doit ensuite remettre un rapport tous les quatre ans. Dans le cadre de la pré-session et dans la perspective de l’examen de la France en 2020, le Défenseur des droits a proposé au Comité des droits des personnes handicapées, une liste de points concernant le rapport de la France sur lesquels il estime essentiel d’obtenir certaines clarifications. Il apparaît, en effet, que la France n’a pas pris pleinement en considération le changement de modèle induit par la CIDPH et qu’elle souffre d’une « culture de retard ». Si un changement de paradigme semble aujourd’hui peu à peu s’opérer (ex : reconnaissance du droit de vote des personnes handicapées sous tutelle), on peut néanmoins regretter l’inégale appropriation de la CIDPH par l’ensemble des acteurs publics concernés, en raison de son insuffisante promotion par les instances de l’État. Le rapport de la France sera examiné en 2020 et, à cette occasion, le Défenseur des droits rendra public son rapport alternatif.

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3) ACTUALITÉS SOCIALES

3-A) REVALORISATION DE L’AAH

JORF N°0239 DU 13 OCTOBRE 2019 TEXTE N° 6

Décret n° 2019-1047 du 11 octobre 2019 relatif à la revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés et à la modification du calcul du plafond de ressources pour les bénéficiaires en couple

NOR : SSAA1926793D ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/... Alias : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/...

Publics concernés : bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Objet : revalorisation exceptionnelle du montant de l’allocation aux adultes handicapés et modification du calcul du plafond de ressources pour les bénéficiaires en couple. Entrée en vigueur : le texte s’applique aux allocations dues au titre du mois de novembre 2019.

Notice explicative : le décret procède à la revalorisation exceptionnelle de l’allocation aux adultes handicapés afin de porter son montant à 900 euros pour les allocations dues à compter de novembre 2019. Il procède à la modification du coefficient multiplicateur permettant le calcul du plafond de ressources pour les bénéficiaires de cette allocation en couple. Références : le décret peut être consulté sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr).

Le Premier ministre, Sur le rapport de la secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, Vu le code de la sécurité sociale, notamment son article L. 821-3-1 ; Vu l’avis du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales en date du 3 septembre 2019 ; Vu l’avis du bureau du conseil d’administration de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole en date du 17 septembre 2019, Décrète : Article 1 En savoir plus sur cet article... Le montant mensuel de l’allocation aux adultes handicapés mentionné à l’article L. 821-3-1 du code de la sécurité sociale est porté à 900 euros. Article 2 Au deuxième alinéa de l’article D. 821-2 du code de la sécurité sociale, le taux : « 89 % » est remplacé par le taux : « 81 % ». Article 3 Les dispositions du présent décret entrent en vigueur à compter des allocations dues au titre du mois de novembre 2019. Article 4

La ministre des solidarités et de la santé, le ministre de l’action et des comptes publics et la secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 11 octobre 2019. Edouard Philippe Par le Premier ministre : La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel Retour sommaire

4) ACTUALITÉS FRANÇAISES DU HANDICAP

4-A) QUEL AVENIR POUR CAP EMPLOI ?

Président de Cheops, qui fédère les organismes Cap Emploi, Jean-Pierre Benazet répond aux interrogations sur l’avenir de ces organismes alors que le Gouvernement veut réorganiser les aides et services aux travailleurs handicapés en recherche d’emploi. Question : Le Conseil national Handicap & Emploi des Organismes de Placement Spécialisés (Cheops) vient de tenir son congrès annuel dans une période plutôt bouleversée qui a dû impacter les sujets à l’ordre du jour...

Jean-Pierre Benazet : Les principaux thèmes du congrès portaient sur l’évolution des politiques pour l’emploi, leur traduction réglementaire et les effets sur les organismes de placement que sont les Cap Emploi. On a voulu évoquer des expériences dans d’autres pays européens, notamment en Belgique flamande. On a également abordé la vision par les adhérents de la structuration régionale des Cap Emploi et la gouvernance de ces organismes à l’aune des enjeux futurs. Ce programme chargé a restitué un travail fructueux qui a permis de surligner les points de faiblesse que nous devons améliorer.

Question : Dans ce cadre, comment a été vécue la note des services de l’État proposant de transférer à Pole Emploi l’accueil des travailleurs handicapés ?

Jean-Pierre Benazet : Ce n’est pas tout à fait ça. Je suis dans ce milieu depuis pas mal de temps, j’ai vu les évolutions. J’ai connu la période des EPSR [Équipe de Préparation et de Suite au Reclassement] publiques et privées, parfois on constate qu’il y a des recommencements. Ce dont on s’aperçoit, c’est que la mise en place de l’Agefiph a généré pas mal de progrès mais également des fonctionnements d’organisation qui pouvaient être dissonants par rapport à l’accueil des personnes handicapées et des entreprises. Avec les évolutions de la loi, une personne reconnue travailleur handicapé pouvait être amenée à aller à Pole Emploi et ensuite à Cap Emploi, ce qui causait une perte d’énergie, créait des dépenses et n’était pas efficace. Ce qui a été dit c’est "repositionnons les acteurs et réinterrogeons tout le dispositif". A l’aune de l’inclusion, qui est une préoccupation de l’Europe, c’est une approche de droit commun et ensuite pour les personnes qui ont besoin d’un accompagnement spécifique, on le déclenche en complémentarité. Cela veut dire un premier accueil chez Pole Emploi avec un pré-diagnostic et s’il montre un besoin d’accompagnement spécifique, des employés de Cap Emploi interviendront dans les agences de Pole Emploi.

Question : Qu’est-ce qui pourrait réellement changer, alors que le directeur général de Pole Emploi reconnaissait il y a deux ans que son organisme n’était pas outillé pour recevoir les travailleurs handicapés et ses agents pas formés dans un domaine complexe ? Actuellement, ces travailleurs doivent ouvrir plusieurs portes pour trouver un accompagnement.

Jean-Pierre Benazet : Toute modification peut générer des travers. Si on travaillait côte à côte, cette imperfection se réaliserait. Mais là, le but est de partir des besoins de chaque personne, de faire un diagnostic partagé avec des outils communs, et après de positionner le parcours de la personne. Le directeur de Pole Emploi, Jean Bassères, considère que les travailleurs handicapés constituent une "niche" qui demande des outils spécialisés. Donc il ne veut pas faire la fusion [de Cap Emploi dans Pole Emploi], sinon la spécificité du handicap serait diluée. Là, il le confie à un outil spécialisé qui a fait ses preuves. Si on fait ce lieu commun d’accueil, c’est une diffusion de culture commune entre Cap Emploi et Pole Emploi, avec une gouvernance partagée dans laquelle les organismes de placement spécialisé seront représentés. On a réalisé des enquêtes auprès des travailleurs et des entreprises, ce secteur a besoin de lisibilité, de fluidité, de complémentarité. Dans le dispositif précédent, l’Agefiph se mêlait d’opérationnel, chacun pouvait marcher sur les plates-bandes de l’un ou de l’autre.

Question : Comment serait constituée cette gouvernance pour que les spécificités des Cap Emploi demeurent et qu’il y ait une fluidité des relations avec Pole Emploi, que le réseau Cap Emploi continue d’être financé alors que le ministère des Finances fait pression pour mettre la main sur les 650 millions d’euros de contribution versés par les employeurs à l’Agefiph et au FIPHFP ?

Jean-Pierre Benazet : Il faut qu’il y ait une traduction officielle, qui n’est pas entièrement énoncée et formalisée. Nous sommes dans les travaux préparatoires d’élaboration de ce projet commun, des lieux d’accueil commun. On va aller vite en prenant le temps. On a créé un comité de pilotage national, avec des sites expérimentaux, des chefs de projet de chaque côté, et des retours aux instances décisionnaires pour que tout le monde avance en même temps. C’est une volonté partagée de fonctionner sur un vrai partenariat. Le fait que le ministère des Finances ait toujours tendance à récupérer des fonds, c’est un peu son rôle... Mais je pense que, dans ce qui n’est pas encore finalisé, on nous a assuré qu’il y aurait maintien des sommes engagées. Quel est le meilleur circuit de financement, le plus adapté, ce n’est pas encore tranché. Ce sera toujours un combat permanent de se battre pour le maintien des sommes allouées.

Propos recueillis par Laurent Lejard, octobre 2019. Yanous-actu n° 538

Les articles de Yanous-Actualités sont diffusés avec l’aimable autorisation de Laurent Lejard

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4-B) L’ENGAGEMENT DÉMOCRATIQUE DE PIER CARLO BUSINELLI

Conseiller municipal d’un bourg du Val d’Oise, cet homme de gauche devenu très malvoyant participe à la valorisation du patrimoine historique de sa commune tout en observant l’ambiance délétère de la majorité de droite du Conseil. Cela fait presque 37 ans que Pier Carlo Businelli siège au conseil municipal de Saint-Martin-du-Tertre (Val d’Oise), sa commune d’adoption. Né dans le Piémont italien en 1952, il est arrivé en France quatre ans plus tard avec sa famille. Il a conservé le goût de son pays natal, dont il parle un peu la langue, en participant activement au comité de jumelage avec San Marcello Pistoiese, une ville de Toscane qui compte deux fois plus d’habitants que Saint-Martin-du-Tertre.

Sexagénaire, Pier Carlo Businelli est devenu aveugle d’un oeil en 1967 du fait d’une chute dans la cour non goudronnée et verglacée du lycée de Luzarches (Val d’Oise). "Elle avait été nettoyée au jet d’eau alors qu’il gelait, j’ai porté un paquet de livres pour aider un professeur, et j’ai chuté. Depuis mon problème visuel, je me suis toujours engagé. En 1968, dans une école de Saint-Cloud j’étais représentant des élèves." 30 ans plus tard, une variante de glaucome a endommagé sa vision de l’œil droit, et une intervention chirurgicale malheureuse au laser deux ans plus tard dans une clinique privée du 16e arrondissement de Paris l’a achevé. Depuis lors, il ne voit plus que des ombres : "Aujourd’hui, c’est comme si je voyais à travers un verre cathédrale ! " Un an plus tard, en 2000, il arrêtait l’activité de cadre de gestion qu’il exerçait depuis 1971 dans une grande entreprise chimique de La Plaine Saint-Denis.

"Ce qui m’a conduit à Saint-Martin-du-Tertre, c’est Louis Désenclos, élu maire dès 1945. Il avait un grand charisme, j’ai beaucoup discuté avec lui, il m’a incité à m’engager en me demandant en 1983 d’entrer au conseil municipal. Et je me suis retrouvé pris par l’envie de continuer. J’ai participé au Comité des fêtes, au comité d’animation de la commune. En 1989, il m’a proposé un mandat d’adjoint à l’urbanisme. Et j’ai continué avec d’autres activités." Pier Carlo Businelli a donc siégé dans la majorité municipale de gauche du maire communiste Louis Désenclos puis de son successeur apparenté communiste Roger Dufour, premier adjoint de 2001 à 2013 sans être encarté dans un parti : "Quand on me demande mon étiquette, je réponds ELDG, électron libre de gauche ! " Depuis les élections de 2014, il siège dans l’opposition au sein d’un conseil désormais ancré très à droite et dont le maire a récemment été mis en minorité par encore plus droitier que lui : "J’ai de bonnes relations avec le maire. Opposé aux logements sociaux, il avait le projet d’acheter une maison forestière pour en faire... des logements sociaux. J’étais prêt à le soutenir, son premier adjoint en a décidé autrement, il a regroupé 10 élus de la majorité sur 18 mais le maire a pu acheter la maison avec les cinq voix d’opposition : les élus de la majorité sont en guerre, ils se sautent dessus, démissionnent..." Mesquineries, chausse-trappes, injures et coups entre conseillers de la majorité, les appétits électoraux s’aiguisent à l’approche des élections municipales dans lesquelles Pier Carlo Businelli hésite à s’engager : "La démocratie guide ma vie !", clame-t-il, mais à Saint-Martin-du-Tertre, elle semble bien malade.

Un incident survenu en mai dernier lors de l’élection au Parlement Européen n’est pas pour l’encourager : le maire a refusé que Pier Carlo Businelli participe à la tenue d’un bureau de vote, ce qu’il avait fait pendant les 25 ans d’avant et pendant sa malvoyance. Un refus qui s’inscrit dans le conflit ouvert entre conseillers de la majorité : "Les réflexions me sont passées par-dessus la tête mais ce n’est pas pour moi que j’ai ensuite communiqué. Le refus était dirigé contre l’opposant au maire qui cherchait un suppléant pour ce bureau de vote." Pier Carlo Businelli, qui veut vivre en bonne entente avec tout le monde, n’a pas accepté que sa malvoyance soit instrumentalisée pour régler des comptes dans le camp d’en face. Jusqu’alors, il n’avait pas eu à se plaindre des autres élus : "Je n’ai ressenti aucun changement de perception des élus et des citoyens au fil de ma malvoyance. J’ai toujours été aidé, même dans les déplacements. Les gens se présentent dès qu’ils savent que je suis malvoyant. Je n’ai jamais subi d’inconvénient. Les problèmes de vision ne m’ont jamais empêché d’agir. C’est ce qui m’a dérangé dans la situation actuelle." Il a donc saisi la presse locale, écrit aux secrétaires d’Etat aux personnes handicapées, Sophie Cluzel, et chargée de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, qui ne lui ont pas répondu... "Quand vous vous êtes engagé pendant 37 ans, les proches font des sacrifices, on vit moins ensemble. Il y a peut-être une personne qui voudrait s’engager demain, aussi il faut que ce soit écrit : soit il est possible à un aveugle de tenir un bureau de vote, soit ça ne l’est pas." Loin de ces bisbilles politicardes, Pier Carlo Businelli se consacre au patrimoine architectural et historique de sa ville, dont la gestion d’un petit musée consacré à la télégraphie Chappe : "Je me suis lancé dans l’inconnu. Le maire de l’époque avait reçu un courrier de la mission du Bicentenaire pour commémorer celui de la première transmission Chappe. On a eu le soutien du musée de la Poste. Depuis, je fais toujours l’animation du musée. Il est dans une tour construite en 1840, avec l’Office de Tourisme en bas, le musée Chappe à l’étage, et un escalier pour accéder au belvédère. Je reçois en visite commentée 500 à 600 visiteurs par an." Là encore, le musée a résisté aux volontés municipales, avec suppression de subvention heureusement récupérée auprès de la communauté de communes à laquelle la gestion de la tour a été transférée : "On reçoit énormément de randonneurs grâce à la forêt de Carnelle, au site de la Pierre Turquaise qui est la plus importante allée couverte de la région parisienne, près de 120.000 visiteurs par an." De quoi occuper activement Pier Carlo Businelli s’il devait raccrocher l’engagement qui a construit une partie de sa vie ! Laurent Lejard, octobre 2019

PS : Le maire de Méry-sur-Cher (670 habitants), Sylvain Nivard, l’un des deux maires aveugles de France, nous précise que lors de chaque élection, il a présidé le bureau de vote de sa commune sans avoir rencontré la moindre objection ou réflexion. La préfecture du Cher, qui ne pouvait ignorer la situation, ne s’y est jamais opposée. Le fera-t-elle à l’occasion du dernier scrutin que Sylvain Nivard présidera, en mars prochain ? Il a en effet décidé de ne pas se représenter. Yanous-actu n° 538

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4-C) UN PRÉSIDENT NE PEUT PAS TOUT…..

A l’origine d’une importante progression des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, l’ancien Président de la République Jacques Chirac vient de mourir, alors que ses successeurs n’ont eu de cesse que détruire méthodiquement son action. Jacques Chirac est mort dans sa 87e année, le 26 septembre dernier. Ce professionnel de la politique aura marqué la vie publique française pendant une quarantaine d’années, et les personnes handicapées lui doivent pour beaucoup d’exister enfin dans la société française. En tant que Premier ministre du président Valéry Giscard d’Estaing, il a porté la première loi leur accordant des droits globaux : accès à l’éducation et à l’emploi, création du revenu minimum d’existence qu’est l’Allocation Adulte Handicapé, d’une allocation pour les parents d’enfants handicapés, d’une obligation d’accessibilité des constructions neuves, entre autres innovations ouvrant la voie vers l’autonomie. Douze ans plus tard, Premier ministre de cohabitation de François Mitterrand, il porte la loi instaurant une obligation de résultat dans l’emploi d’au moins 6% de personnes handicapées pour le secteur privé. Et c’est en tant que Président de la République que son Gouvernement porte et fait adopter la fameuse loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle crée un droit à compensation du handicap, rend obligatoire l’inscription des enfants dans l’école de proximité, étend l’obligation de résultat dans l’emploi aux trois fonctions publiques, entre autres avancées considérables. Jacques Chirac aura, toute sa vie durant, été attentif à la place des personnes handicapées dans la société, allant jusqu’à créer une Fondation gestionnaire d’établissements médico-sociaux.

On ne connait pas vraiment les motivations de Jacques Chirac, il ne s’en est jamais justifié ; d’ailleurs, le devait-il ? Il était sensible aux autres, c’est ce qui restera. Qu’il n’ait oublié, pendant sa longue carrière, ni son compte en banque ni son parti politique au point d’avoir été mis en cause dans des affaires politico-financières (dont une lui a valu en 2011 une condamnation à deux ans de prison avec sursis) est dans la logique des moeurs politiciennes passées et, malheureusement, présentes. Ses successeurs Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron ont fait l’objet, directement ou indirectement, d’accusations similaires ; ce n’est pas le propos ici. Mais tous n’ont eu de cesse que de détricoter les droits accordés aux personnes handicapées : ponctions par dizaines de millions d’euros en 2009 et 2010 sous Nicolas Sarkozy au détriment des aides à l’emploi en pleine hausse du chômage des travailleurs handicapés, ponctions renouvelées et amplifiées sous François Hollande qui leur ajoute la suppression de l’accessibilité universelle des transports et du cadre bâti, destruction sous Emmanuel Macron de l’accessibilité du logement et lancement d’un projet de suppression de l’AAH...

Tous les pans de l’oeuvre législative de Jacques Chirac ont été attaqués ou sont menacés. S’il ne faisait pas de grands discours sur la place des personnes handicapées dans notre société, lui a agi. Et bien d’autres, qu’ils soient hauts-fonctionnaires, ministres ou Présidents de la République, n’ont eu de cesse que de détruire l’édifice législatif qu’il avait édifié pour protéger et émanciper les personnes handicapées. On le regrettait déjà ; qui reprendra le flambeau ?

Laurent Lejard, octobre 2019. Yanous-actu n° 537

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5) ACTUALITÉS INTERNATIONALES DU HANDICAP

5-A) JOURNÉE DE LA CANNE BLANCHE LE MARDI 15 OCTOBRE 2019

Communiqué de presse de l’UMA (11 octobre 2019)

L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) se joint au reste du monde pour fêter la Journée de la canne blanche le mardi 15 octobre 2019.

La Journée de la canne blanche vise à rappeler au monde entier l’importance de la canne blanche comme outil d’une vie autonome pour les personnes aveugles et malvoyantes. L’Union Mondiale des Aveugles saisit cette opportunité pour défendre des politiques, des lois et une infrastructure adaptée dans tous les pays, permettant que les personnes aveugles et malvoyantes puissent vivre et se déplacer de façon indépendante à domicile, à l’école, au travail, et au sein de leur communauté.

Tout ceci s’inscrit dans la lignée de l’Article 9 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU, qui demande aux pays d’identifier et d’éliminer les obstacles et les barrières et de prendre des mesures pour assurer aux personnes handicapées l’accès à l’environnement, aux transports et aux services publics. L’Article 19 établit aussi que les personnes handicapées doivent pouvoir vivre de façon autonome, être incluses dans la communauté et choisir là où elles souhaitent vivre. L’Article 20 quant à lui dit que la mobilité personnelle et l’indépendance doivent être encouragées en facilitant une formation abordable en matière de mobilité personnelle, d’aptitudes à la mobilité et d’accès aux aides à la mobilité.

Sans oublier l’Objectif de développement durable 11, qui insiste sur l’importance de rendre les villes et les lieux d’établissement humains inclusifs et sûrs pour tous. Il est nécessaire que les pays travaillent pour atteindre cet Objectif, car l’accès universel permettra de résoudre certaines des difficultés que rencontrent actuellement les personnes aveugles et malvoyantes qui utilisent une canne blanche dans nos pays membres.

À l’occasion de cette importante journée, nous espérons que les décideurs politiques reconnaîtront l’importance du droit des personnes aveugles et malvoyantes à voyager de façon autonome et sûre dans un environnement universellement accessible et à faire usage de leur canne blanche.

Nous croyons qu’une société plus inclusive, plus accessible et plus égalitaire sera source de meilleures conditions de vie pour notre communauté.

L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) est l’organisation mondiale qui représente les quelques 253 millions de personnes aveugles et malvoyantes dans le monde. Ses membres sont des organisations de personnes aveugles qui parlent en leur propre nom, des organisations qui servent le collectif dans plus de 190 pays, ainsi que des organismes internationaux qui travaillent dans le domaine du handicap visuel. Visitez notre site web : www.worldblindunion.org

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6) ACCESSIBILITÉ

6-A) WEWALK, LA CANNE INTELLIGENTE QUI RÉVOLUTIONNE LA VIE DES MALVOYANTS

Avec les nouvelles technologies, de nombreux objets ont été réinventés afin d’avoir une plus grande utilité. Des télés intelligentes à l’Apple Watch, on ne compte plus les innovations. Si beaucoup de ses inventions sont destinées au divertissement, certaines peuvent être réellement décisives dans la vie de tous les jours, notamment pour les personnes handicapés. C’est le cas pour cette canne intelligente ou plutôt la Wewalk. Haut-parleurs intégrés, assistant vocal… La Wewalk a été créée pour aider les personnes aveugles à marcher beaucoup plus sereinement en extérieur lorsqu’elles sont seules. Elle a été inventée par un ingénieur malvoyant, Kursat Ceylan qui est le PDG et co-fondateur de la Young Guru Academy ou YGA, l’association turque qui produit la Wewalk. Étant lui-même malvoyant, Ceylan est bien placé pour comprendre ce que ressentent les malvoyants ou aveugles, et a donc décidé de créer cette canne qui pourrait grandement améliorer la vie des gens. « De nos jours, on parle de voitures volantes, mais certaines personnes n’utilisent qu’un simple bâton pour se déplacer. En tant qu’aveugle, lorsque je suis à la station de métro, je ne sais pas parfois pas quelle est ma sortie… Je ne sais pas si l’autobus s’approche… quels magasins sont autour de moi. Ce type d’information peut être fourni avec le Wewalk », déclare-t-il à CNN.

Connectée à Google Map La canne intelligente aide les personnes malvoyantes à utiliser des applications qui peuvent grandement les aider. Elle est équipée de haut-parleurs, d’un assistant vocal, de Google Maps, et de capteurs qui envoient des vibrations pour avertir d’un obstacle au-dessus du niveau de la poitrine. Le système fonctionne par Bluetooth, ainsi il est possible d’utiliser son Smartphone sans le sortir de sa poche. La canne est également dotée d’un voyant à l’avant pour aider les utilisateurs malvoyants à voir dans le noir. Bien évidemment, cette canne intelligente a un cout. Elle est disponible sur le site de l’entreprise et coute 500 dollars. Mais nul doute que cette innovation a de quoi véritablement changer la vie des malvoyants.

Site de Golem - Félix.M Twitter : @felixmrkdante | 10 septembre 2019

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12) LES ASSOCIATIONS MEMBRES DE LA CFPSAA

12-A) BIBLIOTHÈQUES SONORES DE L’ASSOCIATION DES DONNEURS DE VOIX

De la bouche à l’oreille, les Bibliothèques Sonores font parler les livres Mission : mettre la lecture et la culture gratuitement à disposition des personnes empêchées de lire du fait d’un handicap médicalement attesté.

Bibliothèques sonores de l’Association des donneurs de voix

Leur fonctionnement est assuré par 300 bénévoles qui effectuent chaque année plus de 85000 heures de bénévolat. 40 % de leurs ressources proviennent de subventions 60 % des ressources proviennent de dons ! Pour poursuivre et développer leurs activités, financer l’acquisition des matériels nécessaires à leur fonctionnement, équipements informatiques, matériel d’enregistrement, CD, etc…

L’Association ADV a besoin de vous !

Vous pouvez faire un don en ligne sécurisé et aider les Bibliothèques Sonores à poursuivre leur mission. Vous recevrez, de l’Association, reconnue d’utilité publique depuis 1977, un reçu fiscal donnant droit à une réduction d’impôts de 6 6 % du montant de votre don (dans la limite de 20 % du revenu imposable).

Rendez-vous sur le site ADV et sur la page : je fais un don. Vous pourrez le faire sur le formulaire en ligne en toute sécurité.

Au moment de finaliser le formulaire en ligne, vous aurez la possibilité de préciser le nom de la Bibliothèque Sonore que vous souhaitez soutenir.

Information inspirée par le Canard de S et Y Martin

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12-B) 8ÈME ÉDITION DES JOURNÉES D’ÉTUDE SUR LES NIIC* DÉDIÉES AUX DÉFICIENTS VISUELS

2 & 3 décembre 2019, INJA (Paris 7ème)

Grands thèmes : • ACCESSIBILITÉ DU WEB : des évolutions réglementaires y compris pour certains sites privés ! • APPLICATIONS POUR LA VIE QUOTIDIENNE : les applis à ne pas rater ! • INFORMATIQUE : et si on y accédait sans clavier ? • TÉLÉPHONIE MOBILE : un nouveau couteau suisse pour la déficience visuelle ? • LIVRE NUMÉRIQUE : quand les tablettes se mettent au service de la déficience visuelle ? • JEUX ACCESSIBLES : quand les enfants deviennent des héros ? • GAFAM : et si on mettait l’intelligence artificielle au service de l’accessibilité ? • ÉDITION ADAPTÉE : vers une coopération internationale ? • FORMATION NUMÉRIQUE : comment mieux partager le savoir ? Pour cette 8ème édition, nous aurons le plaisir de vous accueillir les 2 et 3 décembre 2019 à l’INJA au 56 boulevard des Invalides à Paris 7ème. Réservez dès à présent votre place en vous inscrivant via le formulaire en ligne. *NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication Informations et contacts : Pour tout complément d’information sur les journées d’étude, contactez-nous au 01 44 42 91 88 ou par mail à secretariat.informatique@aveuglesdefrance.org. Vous recevrez des informations relatives aux formations organisées par la Fédération des Aveugles de France. Vous bénéficiez d’un droit d’accès, de rectification et d’effacement de vos données. Ces droits s’exercent par courrier postal auprès de la Fédération des Aveugles de France ou par mail à l’adresse suivante : dpo@aveuglesdefrance.org. Fédération des Aveugles de France Retour sommaire

15) LOISIRS – VOYAGES

15-A) 2 PLACES POUR MAXIME LE FORESTIER

Dernière minute :

Voir ensemble groupe de Paris, remet en vente 2 places pour le concert de Maxime Le forestier, Samedi 16 novembre à 20h00. 37 €, catégorie 3

Rendez-vous à 19h30 au Casino de Paris – 16 rue de Clichy – 75009 Paris.

Le métro le plus proche est Trinité ligne 12.

Contactez-nous pour un rendez-vous au métro Trinité. Jean-Noël : 06 52 12 15 24 ou Cécile : 01 45 67 10 07

Information transmise dans le Canard n°14 de Sylvie et Yves Martin

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15-B) AUDIODESCRIPTION DU SPECTACLE MORT PRÉMATURÉE D’UN CHANTEUR POPULAIRE

Au Théâtre de la Colline

Le Théâtre National de La Colline accueillera mardi 3 décembre à 19h30 et dimanche 8 décembre à 15h30 deux représentations en audiodescription du spectacle Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge, d’Arthur H et Wajdi Mouawad. Résumé du spectacle : Au seuil de la cinquantaine, Alice est un chanteur apprécié. Il jouit autant des suffrages du public que du respect du milieu professionnel, bénéficiant d’une visibilité dans la plupart des médias. Mais l’enthousiasme se tarit, l’habitude le gagne. Née de la rencontre entre le chanteur et musicien Arthur H et l’auteur-metteur en scène Wajdi Mouawad, cette fiction est le récit d’une angoisse, celle d’une génération égarée dans l’abandon des repères. Comment se libérer de ce regard du monde qui nous détermine, quitte à tout voir tomber en ruine ? Comment survivre à la trahison des convictions de nos vingt ans ? Une tragi-comédie, forcément, tant il est vrai que toute mésaventure peut devenir éminemment risible. La Colline réalise pour chaque spectacle en audiodescription un programme de salle en braille et en caractères agrandis. La représentation du mardi 3 décembre sera précédée d’une présentation du spectacle avec découverte tactile d’éléments du décor de 18h à 19h. La Colline propose des tarifs préférentiels réservés aux publics en situation de handicap et à leurs accompagnateurs. Adhésion à la carte Colline 12 euros au lieu de 25 euros puis 10 euros la place de spectacle au lieu de 30 euros. Hors adhésion 15 euros la place au lieu de 30 euros. Groupes de 10 personnes et plus 10 euros la place de spectacle. Les réservations peuvent se faire directement auprès de moi, à l’adresse mail j.peyras@colline.fr ou par téléphone au 01 44 62 52 27. Lors de la réservation, merci de penser à indiquer le nombre de casques souhaités, et à signaler la présence d’un chien-guide. Plus d’information sur le spectacle ici j.peyras@colline.fr La Colline – Théâtre National 15, rue Malte-Brun 75980 Paris cedex 20 www.colline.fr

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15-C) L’ODÉON S’ENGAGE

Odéon Théâtre de l’Europe (direction : Stéphane Braunschweig)

Accessibilité : l’Odéon s’engage

L’Odéon-Théâtre de l’Europe poursuit son programme pour ouvrir toujours plus ses activités, proposer la même offre à tous les publics, faciliter l’accès au théâtre.

Spectateurs aveugles ou malvoyants Représentations avec audiodescription en direct : • Nous pour un moment dimanche 8 décembre 15h • Pélleas et Mélisande dimanche 15 mars 15h • La Ménagerie de verre jeudi 23 avril 15h • La double inconstance jeudi 14 mai 20h et dimanche17 mai 15h • Les idoles jeudi 18 juin 20h et dimanche 21 juin 15h Merci de préciser le nombre de casques d’audiodescription nécessaires, et de signaler l’éventuelle présence d’un chien guide.

Services Programme en braille et gros caractères à disposition lors de ces séances (merci de préciser votre besoin au moment de la réservation). Une présentation de l’histoire, des personnages et du décor est proposée en introduction de l’audiodescription diffusée par casque. Maquettes tactiles Une découverte tactile de la maquette du décor est organisée une heure avant la représentation en audiodescription des spectacles « La Ménagerie de verre et La Double inconstance). Alain mikli (paris) Mikli Diffusion France soutient le programme en faveur des personnes en situation de handicap visuel.

Réservations 01 44 85 40 40 / théâtre-odéon.eu

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