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Bulletin 9 du 27 avril 2010

Bulletin CNPSAA-Infos

N°2010 - 9 – 27 avril 2010

SOMMAIRE

1) EDITORIAL

2) COURRIER AU PREMIER MINISTRE

3) COMMUNIQUE DE PRESSE DU CNPSAA

4) COMMUNIQUE DE PRESSE DU 16 AVRIL 2010 : CNPSAA, APF, FNATH

5) NOTE D’INFORMATION DU CLAPEAHA

6) EVALUATION DE L’APPLICATION DU PLAN HANDICAP VISUEL.

7) PROCHAINES JNAA

8) UNE MANIFESTATION POUR LA SOLIDARITE ET L’AMELIORATION DE NOS RESSOURCES

9) LE MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE RECRUTE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

10) UN REFERENT HANDICAP AU PALAIS DE JUSTICE DE PARIS

11) COLLOQUE : « VIOLENCES ENVERS LES FEMMES : LE NON DES FEMMES HANDICAPEES »

12) RECHERCHE COUPLE DE DEFICIENTS VISUELS POUR REPORTAGE

13) HANDICAP A L’UNIVERSITE : QUELLES AVANCEES ?

14) DEVINT

15) « A VOUS DE VOIR » PROPOSE « JUSTICE AVEUGLE »

16) TRIATHLON DE VERSAILLES : (RAPPEL)

17) SEJOURS D’ETE 2010

18) VENEZ NOMBREUX AU CINEMA ACCESSIBLE !

19) « LES OISEAUX » EN AUDIODESCRIPTION

20) « UBU ROI » EN AUDIODESCRIPTION

1) EDITORIAL

L’heure de la mobilisation a sonné ! La bonne volonté affichée des membres du Gouvernement et de leurs proches collaborateurs ne suffit plus, nous voulons non seulement que les promesses soient tenues (ce qui est un minimum), mais aussi, et surtout, que les acquis légitimes ne soient pas remis en cause par de nouveaux textes, qui même s’ils contiennent des avancées incontestables, présentent des dispositions inacceptables pour les plus démunis : tel est le cas du projet de décret « modifiant les modalités d’évaluation des ressources prises en compte pour le calcul des droits à l’Allocation aux Adultes Handicapés) actuellement examiné par le CNCPH.

Comme vous pourrez le constater à la lecture du communiqué rédigé par Henri Faivre, Président du CLAPEAHA, les porte-paroles du Comité d’Entente des Associations Représentatives de Personnes Handicapées et de Parents d’Enfants Handicapés (dont le Président du CNPSAA) ont été reçus le 21 avril dernier par Nadine Morano, qui s’est voulue rassurante sur les intentions du Gouvernement à l’égard des personnes handicapée, désireuse « d’aller de l’avant », et d’obtenir de Matignon et de Bercy les arbitrages les plus avantageux possibles. Les sujets abordés ont été nombreux, dans une atmosphère cordiale, nous ne pouvons qu’être favorables à de tels échanges réguliers avec la Ministre.

En dépit de cela, il ne saurait être question de nous « endormir », nous ne pouvons rester plus longtemps sans réaction devant une violation manifeste de la loi de 2005 par le Gouvernement. En effet, l’article 13 de ce texte imposait la disparition de toutes les barrières d’âge dans un délai de cinq ans, notamment pour l’attribution de la PCH, il n’est toujours pas appliqué à ce jour. Ceci empêche d’une part toute personne qui devient handicapée après l’âge de 60 ans de bénéficier de cette prestation, qui, d’autre part, ne peut plus être sollicitée après l’âge de 75 ans, même par des personnes handicapées depuis la naissance.

C’est inacceptable, ce qui a conduit le CNPSAA à adresser un courrier au Premier Ministre lui demandant d’appliquer la loi, et à diffuser ce jour un Communiqué de Presse que vous trouverez ci-après. Nous incitons à présent les personnes atteintes de cécité ou de déficience visuelle grave ayant entraîné l’attribution d’une carte d’invalidité après l’âge de 60 ans, à prendre contact avec les Services Sociaux de nos associations qui les aideront à formuler des demandes de PCH auprès de la MDPH dont elles dépendent. Le CNPSAA les soutiendra dans leur action. Soyez nombreux à réagir !

Au sujet du projet de décret modifiant les modalités d’évaluation des ressources prises en compte pour le calcul des droits à l’AAH, il contient plusieurs avancées incontestables, notamment un meilleur cumul possible entre cette allocation et le produit du travail. Cependant, le versement de l’AAH devrait, si le texte est publié en l’état, être subordonné à l’envoi par le bénéficiaire d’une déclaration trimestrielle de ses ressources, faute de quoi le montant de l’AAH sera d’abord divisé par deux pendant deux mois, puis l’allocation sera totalement supprimée sans possibilité de régularisation au-delà du trimestre concerné et avec reversement des deux demi mois perçus en acompte. Les personnes bénéficiaires de l’AAH, qui disposent de faibles ressources, seraient les premières victimes des réductions budgétaires ! Affaire à suivre, le CNPSAA se bat pour qu’il en soit autrement.

Depuis notre dernier bulletin, nous ne sommes pas restés inactifs, bien au contraire. Notons avec satisfaction que Fernando Pinto da Silva a été désigné pour animer les travaux du groupe de l’Observatoire Interministériel de l’Accessibilité et de la Conception Universelle, en charge de suivre l’accessibilité aux nouvelles technologies. Il s’agit là d’un sujet particulièrement important pour les déficients visuels, touchant aussi bien à l’accès aux sites publics d’information, à la télévision numérique, aux appareils de la vie quotidienne… bon courage, Fernando, nous savons pouvoir compter sur vous !

Le Conseil de la CNSA s’est réuni le 30 mars, là encore les Associations représentatives des personnes handicapées et des personnes âgées veulent éviter que les sommes non consommées par suite de l’ouverture tardive de certains établissements, ne soient utilisées pour combler le déficit de la Sécurité Sociale alors qu’elles proviennent, en partie au moins, de la « journée de solidarité ». Elles ne doivent pas, comme autrefois la vignette automobile, être détournées de leur objectif premier.

Le plan « Handicap visuel » est en panne. Vous trouverez dans ce bulletin l’article que j’ai rédigé pour publication dans la revue « Réadaptation » sur la déficience visuelle qui, je vous le rappelle, peut être obtenue en « noir » ou enregistrée sur CD, en adressant un chèque de 10 euros à l’ordre du CNPSAA au Secrétariat de la Présidence (5 rue Duroc). Plus de 200 exemplaires nous ont été réclamés à ce jour, il en reste encore quelques uns disponibles.

Ce bulletin étant fort riche, je ne reprendrai pas un commentaires sur tous les articles qui y figurent, je me contente de vous en souhaiter bonne lecture, réagissez, vous nous aidez en le faisant ! À bientôt.

Le Président

Philippe Chazal

2) COURRIER AU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre,

Le CNPSAA a l’honneur de vous saisir d’une demande de retrait ou d’abrogation d’un texte réglementaire devenu contraire à la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

Comme vous le savez le dernier alinéa de l’article 13 de cette loi dispose : « dans un délai maximum de cinq ans, les dispositions de la présente loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d’âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d’hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux seront supprimées ».

En conséquence, les dispositions de l’article L.245-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles insérées par la loi précitée et modifiées par la loi n°2007-1786 du 17 décembre 2007 ne pouvant être considérées que comme des dispositions temporaires, en ce qu’elles imposaient une condition d’âge, sont aujourd’hui abrogées ou, en tout état de cause, ont cessé d’exister au sein de l’ordonnancement légal par application du commandement impératif de l’article 13 de la loi précitée.

En effet, aucune loi postérieure n’est venue proroger le délai de cinq ans à compter de la promulgation de la loi du 11 février 2005.

Aussi, le CNPSAA vous demande de bien vouloir tirer toutes les conséquences de cette situation et d’abroger ou de retirer les textes réglementaires en vigueur qui imposent encore une condition d’âge, en contradiction avec l’article 13 de la loi précitée.

Il en va ainsi de l’article 4 du décret n°2006-1311 du 25 octobre 2006 codifié sous l’article D.245-3 du CASF qui fixe à 60 ans la limite d’âge maximum pour solliciter la Prestation de Compensation du Handicap, tout en prévoyant une dérogation jusqu’à l’âge de 75 ans pour les personnes dont le handicap répondait, avant l’âge de 60 ans aux critères du 1 de l’article L.245-1 du CASF.

Cet article empêche les personnes qui deviennent handicapées après 60 ans de bénéficier des dispositions de la loi de 2005, ce qui est manifestement contraire à la volonté du législateur.

Bien évidemment, nous restons à votre disposition pour vous rencontrer sur ce sujet.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.

Philippe Chazal

Président

3) COMMUNIQUE DE PRESSE DU CNPSAA

Prestation de compensation pour les plus de 60 ans : Le Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CNPSAA) demande au Gouvernement d’appliquer la loi.

Le CNPSAA vient d’adresser au Premier Ministre une demande officielle visant à tirer les conséquences des dispositions de l’article 13 de la loi du 11 février 2005 qui prévoit que dans un délai de 5 ans à compter de la prorogation de cette loi les dispositions de la loi opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d’âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d’hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux seront supprimées.

Au vu de la rédaction impérative de ce texte et du fait qu’aucune loi postérieure n’est venue proroger ce délai, le CNPSAA considère que les dispositions légales et réglementaires qui imposent une condition d’âge (moins de 60 ans) pour les adultes handicapés qui demandent une prestation de compensation ne sont plus opposables.

Le CNPSAA a donc demandé au Premier Ministre de retirer le décret qui avait fixé cette condition d’âge à 60 ans, considérant qu’il n’est plus conforme à la loi.

Par ailleurs, il invite tous ses adhérents devenus handicapés visuels après l’âge de 60 ans, à formuler auprès des MDPH des demandes de Prestation de Compensation du Handicap. Il les assure de son soutien et d’un accompagnement contentieux contre les refus qui leurs seront opposés.

Par ces actions, le CNPSAA entend mettre le Gouvernement devant ses responsabilités face aux engagements extrêmement fermes qui avaient été pris par ses soins en 2005 sur la fin des discriminations liées à l’âge pour les personnes adultes handicapées.

Le CNPSAA, au-delà du handicap visuel, invite toutes les associations à venir le rejoindre dans ce combat légitime.

4) COMMUNIQUE DE PRESSE DU 16 AVRIL 2010 : CNPSAA, APF, FNATH

Projet de réforme de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) : 50% des personnes concernées devraient y perdre

Présenté en urgence, sans véritable concertation sur le texte même, un projet de décret vise à réformer l’Allocation aux Adultes Handicapés sur deux points : la création d’une déclaration trimestrielle de ressources permettant de déterminer le montant de l’AAH et le cumul avec les revenus du travail. Malgré les améliorations des règles de cumul AAH et revenu d’activité, 50% des personnes concernées par la réforme (soit 40 000 personnes) vont perdre en moyenne 30 euros. Drôle de réforme ! Pourtant le Gouvernement persiste pour une mise en oeuvre de la réforme au 1er juin.

L’Allocation aux Adultes Handicapés est versée par la CAF (ou la MSA) en fonction de la déclaration annuelle des ressources perçues deux ans avant remplie par son bénéficiaire. Afin de rendre le système plus réactif aux évolutions des ressources des bénéficiaires consécutif à un changement de situation et par là de répondre aux demandes formulées par les associations, le Gouvernement envisage d’imposer à 80 000 bénéficiaires de l’AAH exerçant une activité professionnelle une déclaration trimestrielle –et non plus annuelle des ressources (DTR).

Malgré les affirmations du Gouvernement, l’APF, le CNPSAA et la FNATH estiment que cette réforme n’est pas applicable à compter du 1er juin, date d’entrée en vigueur prévue. D’une part, les CAF ne sont pas en mesure d’absorber sur le terrain un tel afflux de déclaration chaque trimestre. D’autre part, les personnes handicapées qui font déjà face à d’innombrables demandes de justificatifs n’auront pas le temps d’être suffisamment informées de cette nouvelle procédure. Il est donc vraisemblable que beaucoup d’entre elles ne vont donc pas renvoyer cette DTR, ce qui n’est pas sans conséquence pour elles.

En effet, en cas de non retour de la DTR dans les délais l’allocataire verra le montant de sa prestation d’existence (utilisée faut-il le rappeler à s’alimenter et payer son électricité !) divisé par deux. Le versement sera par la suite purement et simplement suspendu. Un tel système, est inacceptable et conduira inéluctablement à la dégradation des conditions d’existence des personnes qui sont souvent dans l’incapacité de faire face à l’ensemble des démarches administratives auxquelles elles sont soumises pour faire valoir leurs droits. Ce projet de réforme ne prend pas en compte la réalité de la situation des personnes, qui doivent surmonter quotidiennement d’innombrables obstacles administratifs pour l’exercice de leurs droits.

Le deuxième axe de la réforme consiste à faciliter le cumul entre l’AAH et les revenus du travail. Si l’APF, le CNPSAA et la FNATH partagent l’objectif de simplification, elles ne peuvent accepter que cette réforme conduise à diminuer le montant perçu par 50% des personnes concernées par la réforme. En effet, selon des projections réalisées par l’administration, 40 000 personnes devraient perdre en moyenne 30 euros. Un montant qui peut paraître dérisoire mais qui est loin de l’être pour les bénéficiaires de l’AAH, déjà soumises aux franchises médicales. Elles ne verront donc pas la couleur de la revalorisation du montant de l’AAH !

L’APF, le CNPSAA et la FNATH demandent, notamment, au Gouvernement de prendre en compte la situation sociale des personnes handicapées pour prendre en compte avec fluidité les changements de situation par un autre mode opératoire que l’application brutale d’une DTR et de neutraliser les effets négatifs sur un nombre important des bénéficiaires. Cette réforme présentée comme la résultante de la Conférence Nationale du Handicap ne peut avoir pour conséquence de réduire le droit des allocataires !

5) NOTE D’INFORMATION DU CLAPEAHA

22 avril 2010

Les Porte-parole du « Comité d’Entente » (dont le CLAPEAHA) ont été reçu le mercredi 21 avril par Madame MORANO, entourée de trois membres de son Cabinet et de M. DIEULEVEUX, Secrétaire Général du Comité Interministériel du Handicap. Les principaux points suivants ont été évoqués :

1°) – La réforme de l’AAH qui concerne surtout les personnes reconnues « travailleurs handicapés ».

Le Gouvernement reste décidé à rendre trimestriel l’examen des ressources de ces personnes, mais donnera des instructions pour que les allocations ne soient pas supprimées en cas de retard du formulaire à remplir durant les deux derniers trimestres de 2010.

Madame MORANO cherchera les moyens de « neutraliser » la baisse de 30 € par mois que subiraient 40 000 titulaires de l’AAH du fait de cette réforme. Les Caisses d’Allocations familiales créeront 400 postes pour « assister », surtout par téléphone, les personnes concernées.

2°) – Transports : Le décret permettant un meilleur financement des transports des personnes en « accueil de jour » dans les MAS et les FAM va paraître incessamment.

Quant aux « retours en famille », surtout hebdomadaires, des personnes hébergées en MAS et en FAM (actuellement le financement est plafonné à 200 € par mois), un groupe de travail est créé pour améliorer ce financement dès le budget (PLPSS) 2011. Le CLAPEAHA a vivement insisté pour que soit prise en compte la situation des populations « minoritaires » pour lesquelles les distances familles-établissements peuvent atteindre plusieurs centaines de kilomètres. Il a demandé, et obtenu, que le Groupe de travail actuel, composé de fonctionnaires, soit suivi d’un Groupe de concertation avec les associations concernées.

3°) – Aide à domicile : Nos associations ont fortement insisté sur la dégradation de nombreux services (y compris ceux de l’APF et l’UNA) alors que l’accompagnement à domicile exige, pour les personnes non autonomes, le concours de personnels beaucoup plus spécialisés que ceux accompagnant en général les personnes âgées.

4°) – Barrières d’âge : Devant les nombreuses « ruptures de droits » à 60 ans (y compris l’application des normes de l’APA qui annihilent, pour les personnes handicapées vieillissantes, le bénéfice de la rente survie, Madame MORANO a pris l’engagement d’étudier les modalités de mise en œuvre d’un « parcours de financement » de la personne, grâce à un « livret de suivi » destiné à éviter toute régression des droits.

Elle souhaiterait qu’une telle mesure permette d’éviter aux personnes et à leurs familles de produire sans cesse, face aux diverses administrations et instances, les mêmes pièces justificatives.

5°) – Application du Décret du 23 mars 2009 sur l’accompagnement des personnes en grave déficit d’autonomie : Le CLAPEAHA a rappelé une nouvelle fois l’importance de ce décret auquel il a (avec les autres associations concernées) largement contribué. Il ne suffit pas de créer des places nouvelles. Il faut améliorer l’existant. Le décret le prévoit, mais menace les gestionnaires de suspendre leur agrément s’ils n’appliquent pas le décret dans les 5 ans (2 ans sont déjà écoulés), alors que cette non application est imputable aux financeurs (ONDAM et Conseils Généraux).

Madame MORANO a pris l’engagement d’un début de financement dans le PLPSS 2011 (mesure déjà acceptée pour les traumatisés crâniens et serait donc étendue aux autres populations visées par le décret).

Le Président

Henri FAIVRE

6) EVALUATION DE L’APPLICATION DU PLAN HANDICAP VISUEL.

Article tiré de la revue « Réadaptation »

Une évaluation ne peut être crédible que si elle est conduite de façon objective, ses résultats étant eux-mêmes rendus publics sans « langue de bois ». C’est donc ce que je vais tenter de faire aujourd’hui en répondant à vos questions. Vingt-deux mois après l’annonce du plan « Handicap visuel » faite le 2 juin 2008, il n’est plus temps de dire « il faut », « nous allons » ou « on devrait », il convient maintenant de « regarder » les choses en face, et cela même les déficients visuels peuvent le faire !

La loi bien connue du 11 février 2005 et ses nombreux textes d’application, préparés en étroite concertation avec les associations représentatives des personnes handicapées, ont permis d’espérer des avancées importantes pour l’ensemble des personnes handicapées, dans des domaines tels que la scolarisation, l’emploi, l’accessibilité, la compensation du handicap. Cependant, alerté notamment par le CNPSAA, le Gouvernement a pris conscience du besoin d’apporter des ajustements, des adaptations à ces textes très généraux, pour prendre en compte la spécificité de certains handicaps, dont le nôtre. Nous nous sommes donc réjouis de la présentation du plan « Handicap visuel ».

Force est de constater que pour la quasi-totalité des mesures contenues dans le plan, les promesses n’ont pas été tenues, de sorte que, sur bien des points, la déception a remplacé l’espoir, nous nous contenterons des « miettes du gâteau »… s’il en reste !

I - L’ANNONCE DU HANDICAP

Trois mesures étaient prévues afin de mieux accompagner les personnes déficientes visuelles et leurs familles avant et après l’annonce du handicap :

- Améliorer le niveau de connaissance des médecins concernant les troubles de la vision (avant la fin de 2008),

- améliorer l’annonce et l’accompagnement de la déficience visuelle (deuxième semestre 2008),

- mieux communiquer sur les troubles de la vision (deuxième semestre 2008 et année 2009).

Aucune diffusion massive de documents spécifiques n’a été effectuée auprès des médecins, l’ONFRIH n’a pas publié le rapport attendu sur l’annonce du handicap, les MDPH n’ont pas de « personnes référentes » sur les déficiences visuelles comme ceci leur était demandé, enfin la campagne d’information en direction des déficients visuels prévue à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Louis Braille n’a pas existée. Bref, on peut légitimement se demander ce que sont devenus les 1.150.000 € fléchés pour financer ces mesures.

II. LE DROIT A COMPENSATION.

Quatre importantes mesures devaient être prises afin de donner un véritable contenu au droit à compensation pour les personnes déficientes visuelles :

- La première consistait en la mise en place, au cours du deuxième semestre 2008, d’une mission chargée d’étudier une réduction du taux de TVA (à 5,5%) pour l’acquisition et la maintenance de l’ensemble des aides techniques destinées aux personnes handicapées. Nous ne pouvions qu’y être favorables, d’autant qu’en Italie, par exemple, le taux de TVA sur ces aides n’est que de 4%. Mesure trop coûteuse ? Inspecteurs des affaires sociales ou des finances en nombre insuffisant ? Rien n’a bougé. L’ « Observatoire du Marché et des Prix des Aides Techniques » constitué dans le cadre de la CNSA a bien mené des travaux comparatifs européens sur les marchés des aides techniques, mais ils ne concernent ni la fiscalité sur ces aides, ni n’ont fait disparaître la scandaleuse situation de monopole dont profitent toujours quelques distributeurs pour l’importation de certains matériels !

- La seconde visait à encourager le recours à une aide animalière par une information, au cours des années 2008-2009, des déficients visuels, des professionnels (gestionnaires d’Etablissements Recevant du Public, transporteurs, taxis, etc.), des centres de secours. Là encore rien n’a été fait, nos multiples courriers auprès des personnes (soit disant) chargées de veiller à l’application du plan sont toujours restés sans réponse. La Fédération Française des Associations de Chiens Guides d’Aveugles a dû prendre la décision de promouvoir elle-même cette campagne d’information durant l’année 2010, mais sans aucune aides des Pouvoirs Publics. Là encore, les 150.000 € inscrits au plan pour l’élaboration/diffusion des plaquettes d’information ont été « détournés » de leur but. Où sont-ils ?

- Renforcer l’offre en établissements et services spécialisés pour les personnes déficientes visuelles avec un handicap associé constituait le troisième objectif. Chaque année durant quatre ans (2008-2011) 36 places devaient être créées, 72 devraient donc l’être dès aujourd’hui. Si elles l’ont été, nous n’en avons pas trace. Un budget annuel spécifique de 1.525.225 € (notez la précision) était prévu à cette fin.

- Le plan prévoyait enfin d’améliorer la prise en charge des personnes âgées qui deviennent malvoyantes, qu’elles vivent en maison de retraite ou restent à domicile. Les associations de personnes âgées que nous avons rencontrées nous ont toutes confirmé que la formation de leur personnel sur ces questions demeure inexistante, que le manque d’instructeurs de locomotion reste une réalité, qu’elles attendent toujours la plaquette d’information sur les personnes âgées devenues malvoyantes qui devait être publiée au cours du second semestre 2008. Le CNPSAA et les professionnels concernés travaillent à présent sur une révision du contenu de la formation et de la validation des compétences des instructeurs de locomotion, il leur en coûtera quelques 25.000 €. Elles n’ont que peu d’espoirs d’obtenir ce financement dans le cadre des 150.000 € inscrits au plan pour cette action.

III - ACCEDER AU SAVOIR ET A L’EMPLOI.

Deux mesures prévues ici ont reçu un « commencement d’application » alors que deux autres sont restées au stade de promesses.

- Un décret du 19 décembre 2008 (applicable seulement un an après sa parution au J.O) facilite la publication, par les associations agréées, de textes en formats accessibles, par la suppression de l’autorisation préalable des éditeurs. Il impose à ces derniers de fournir les fichiers numériques sources des ouvrages demandés par certaines associations, ce qui constitue une avancée considérable. Encore faudra-t-il que ces fichiers soient exploitables, et que les associations disposent des moyens indispensables pour effectuer ce travail d’adaptation. Il est surprenant qu’aucun crédit n’ait été prévu pour accompagner cette mesure ce qui nous fait douter de son efficacité réelle.

- Grâce à l’application rapide de la charte « Universités Grandes Ecoles » du 5 septembre 2007, de très nombreux établissements d’enseignement supérieur ont mis en place une « mission handicap » qui améliore l’accessibilité tant des locaux que des documents pour les étudiants déficients visuels. Tout n’est pas encore parfait, mais les progrès sont tangibles.

- En revanche, parce qu’il n’a pas reçu les 200.000 € qui lui étaient destinés, l’INJA n’a pas mis en place le « fonds de documentation sur l’orientation des jeunes aveugles », ce qu’il aurait dû faire avant 2010. De même, nous n’avons pas la certitude que les 2.313.000 € prévus chaque année pour la création de SAAAIS et de centres de ressources interrégionaux aient bien été inscrits aux PLFSS depuis 2009 : à vérifier.

- Enfin, l’AGEFIPH et le FIPHFP ont mal accepté que leur soit imposée une charge de 2.300.000 € dédiée aux déficients visuels, c’est sans doute pourquoi les brochures qui devaient être diffusées au second semestre 2008 ne l’ont pas été, aucune action ou étude spécifique en faveur des déficients visuels n’ayant été menée à notre connaissance. Il conviendrait pourtant, comme nous ne cessons de le demander, que le logiciel « Open Office » souvent employé dans la Fonction Publique nous soit enfin rendu accessible, faute de quoi les fonctionnaires déficients visuels ne peuvent plus être recrutés, travailler, progresser. Le CNPSAA vient de solliciter un rendez-vous avec Eric Woerth pour faire avancer cette question.

IV - ACCESSIBILITE.

L’obligation de former les professionnels de la conception du cadre bâti, de l’urbanisme et des matériels à l’accessibilité a bien été inscrite dans les textes et se met progressivement en œuvre, elle concerne d’ailleurs tous les handicaps. Différents guides, CD-ROM, plaquettes ont été publiés, mais les 720.000 € spécifiquement destinés aux déficients visuels ont été « noyés dans la masse ». Le CNPSAA a publié, sans aide publique, en 2009 un guide sur l’accessibilité à la voirie et au cadre bâti téléchargeable sur son site à l’adresse : http://www.cnpsaa.fr/accessibilite/.... Il prépare pour 2010 un document identique sur l’accès aux transports, une subvention lui a été promise.

Comme prévu au plan, l’AFNOR a mis en place un groupe de travail auquel nous sommes associés sur la normalisation des équipements urbains spécifiques au handicap visuel. Un document de « bonnes pratiques » devrait être publié, une somme de 30.000 € est fléchée pour cela. Notons avec satisfaction que la Déléguée Ministérielle à l’Accessibilité, la SNCF et la RATP sont par ailleurs très à l’écoute de nos besoins. La très délicate question des « zones partagées » n’est cependant pas encore réglée de sorte que la circulation des personnes aveugles ou gravement déficientes visuelles dans les villes est de plus en plus difficile.

V - EXERCICE DES PREROGATIVES DE TOUT CITOYEN.

Conformément au plan, le Ministère de l’Intérieur fait état des difficultés spécifiques que rencontrent les déficients visuels pour voter, lorsqu’il prépare, avant chaque élection, la circulaire relative aux dispositions à prendre en faveur des personnes handicapées.

Si l’ensemble des démarches administratives ne nous est pas encore accessible, Nadine Morano, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, se préoccupe de l’accessibilité des sites publics. Nous avons très récemment pu constater avec elle les efforts faits par « La Documentation Française », espérons que d’autres Administrations suivront et, surtout, que de réelles sanctions seront prises à l’encontre des services publics qui ne respecteront pas cette obligation d’accessibilité, comme le prévoit la loi de 2005. Les décisions des MDPH ne nous sont pas encore notifiées en format accessible, le seront-elles un jour ? L’Etat a pourtant pris contact avec un prestataire en capacité de produire des documents en braille, il a, par exemple, imprimé les cartes de visite de la Ministre !

Depuis quelques mois, le CSA fait de réels efforts pour développer l’audiodescription sur les chaînes de télévision. Une charte de qualité (prévue par le plan) a été signée en décembre 2008 par les audiodescripteurs, les associations représentatives des déficients visuels, les professionnels de la production et de la diffusion des films, afin d’établir des normes communes pour l’audiodescription. Si des efforts restent à faire pour développer cette technique dans les salles de spectacles (cinémas, théâtres), les choses avancent grâce à l’engagement de certaines associations. Notons enfin qu’il convient de travailler dans le cadre européen sur l’accessibilité de la télévision numérique, ce qui, sans être explicitement mentionné dans le plan devient urgent.

CONCLUSION.

Nous avons conscience d’avoir largement dépassé le cadre éditorial qui nous était imparti, il nous était impossible de faire autrement si nous voulions traiter le sujet en profondeur, sortir des déclarations de principes et d’intentions.

Nous dirons donc seulement pour conclure que les changements de Ministres ne peuvent pas seuls expliquer le retard considérable pris pour l’application du plan « Handicap visuel », pas plus que la crise économique souvent mise en avant en de telles circonstance. La bonne volonté de certains ne suffit pas, encore faut-il que les moyens leurs soient donnés pour concrétiser en acte les généreuses promesses qu’ils nous font, auxquelles nous avons de plus en plus de mal à croire.

Paris, le 1 mars 2010

Philippe CHAZAL

Président du CNPSAA

7) PROCHAINES JNAA

Les prochaines Journées Nationales des Associations d’Aveugles et de Malvoyants se préparent et se dérouleront les 2 et 3 octobre 2010.

Par la présente, nous vous informons que cette année, le Comité National d’Entente des Journées Nationales d’Associations d’Aveugles et de Malvoyants, est devenu le Comité d’Organisation des Journées Nationales d’Associations d’Aveugles et de Malvoyants (COJNAA), au sein duquel quatre associations auront en charge le pilotage au niveau national de l’évènement. Ces quatre dernières sont l’Association Valentin Haüy, la Fédération des Aveugles de France, le GIAA et Voir Ensemble.

La présidence du Comité d’Organisation des JNAA, au sein du CNPSAA, est toujours assurée par :

Monsieur Philippe Paugam, Vice-président de l’Association Valentin Haüy, Délégué aux Comités Régionaux et Locaux - 5, rue Duroc - 75007 PARIS, Tél. : 01 44 49 27 27 ; Fax : 01 44 49 27 10 ; p.paugam@avh.asso.fr

Sur demande au secrétariat du CNPSAA (Tél. : 01 44 49 27 17 ; presidence@cnpsaa.fr, les associations souhaitant participer à la quête sur la voie publique peuvent obtenir les documents nécessaires suivants :

- le règlement intérieur des Journées Nationales 2010,

- le dossier d’inscription comprenant le bulletin d’inscription aux JNAA 2010, le bon de commande de matériel et la déclaration sur l’honneur à retourner avant le 14 mai 2010 complétés et signés

Nous attirons votre attention sur les conditions impératives pour pouvoir participer aux Journées Nationales 2010 et recevoir le matériel que vous aurez commandé :

- l’acquittement d’un droit d’entrée de 100 euros

- joindre l’attestation d’assurance de votre association précisant couvrir les Journées de quête

- l’attestation sur l’honneur à nous retourner complétée et signée sur papier à en-tête de votre association

- le récépissé de déclaration annuelle préalable d’appel à la générosité publique à nous faire parvenir

Restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments dévoués.

Le Comité d’Organisation des JNAA

Association Nationale des Parents d’Enfants Aveugles (ANPEA), Association Nationale pour les Sourds et Aveugles (ANPSA), Association pour les Personnes Aveugles ou Malvoyantes (APAM), Association Valentin Haüy (AVH), Fédération des Aveugles et des Handicapés Visuels de France (FAF), Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes (GIAA), Les Auxiliaires des Aveugles, Organisation Prévention de la Cécité (OPC), Rétina France, Union Nationale des Masseurs Kinésithérapeutes Aveugles et Malvoyants (UNAKAM), Voir Ensemble.

8) UNE MANIFESTATION POUR LA SOLIDARITE ET L’AMELIORATION DE NOS RESSOURCES

Samedi 27 mars 2010 des personnes déficientes visuelles se sont regroupées autour de trois Administrateurs du CNPSAA dans le cadre du mouvement « Ni pauvre, ni soumis ». Cette action avait pour but de médiatiser la vigilance des associations de personnes handicapées et d’en informer les Pouvoirs Publics. La revendication principale portait sur le montant de l’AAH que nous souhaitons voir augmenter d’une manière significative par rapport au seuil de pauvreté.

Par ailleurs, lors de leurs discours, les représentants présents du CNPSAA ont voulu mettre en avant les thèmes suivants :

- rappeler que les aveugles et malvoyants sont solidaires de l’action engagée en 2008 sur la mise en place progressive de la loi du 11 février 2005.

- l’accès à l’emploi et le quota que doivent appliquer les entreprises pour l’embauche de personnes handicapées. En effet, les mesures prises par les employeurs sont plus orientées sur la reconnaissance sur leurs sites des travailleurs légèrement handicapés afin de diminuer le pourcentage légal et limiter l’insertion. Dans les MDPH la RTH (Reconnaissance Travailleur Handicapé) est donnée pour tout handicap. Il nous semble que cette manière d’agir va laisser sur le côté un certain nombre de personnes lourdement handicapées, comme nous le sommes.

- le niveau des barèmes des Prestations de la Compensation du Handicap (PCH), aide technique, aide spécifique, aide animalière par exemple qui sont loin de correspondre aux tarifs du marché pour les matériels spécialisés. Une revalorisation plus proche de la réalité ne serait pas un luxe.

- d’une manière globale le rappel de l’importance de l’accès à la lecture et l’accessibilité tel que l’accès aux dérogations sur des travaux de constructions neuves y compris sur la voirie et l’urbanisme.

Nous ne pouvons que regretter le peu de mobilisation que cette journée a apporté même si le thème principal était l’AAH. Nous devons être solidaires entre toutes les associations de personnes handicapées.

Merci à tous ceux qui sont venus.

Alain Delaplace

9) LE MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE RECRUTE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

- 501 postes d’enseignants, d’éducation et d’orientation

- 258 postes administratifs, techniques, de service social et de santé : adjoints administratifs, attachés, attachés d’administration, infirmiers…

Le recrutement se fait après une sélection sur dossier et un entretien.

Pour postuler, prenez contact avec la direction des ressources humaines de l´académie dans laquelle vous souhaitez travailler. Il est possible de présenter des demandes dans plusieurs académies.

Pour connaître le détail des postes et les modalités de recrutement suivez ce lien :

http://www.education.gouv.fr/cid391...

10) UN REFERENT HANDICAP AU PALAIS DE JUSTICE DE PARIS

Madame, Monsieur,

Référent handicap depuis plus d’un an sur le Palais de justice de Paris, je suis en charge de l’organisation de l’accueil des justiciables handicapés devant se rendre au tribunal, à la cour d’appel ou à la cour de cassation. Ces personnes handicapées peuvent me contacter préalablement à leur venue. En effet, je ferai le nécessaire pour qu’une assistance leur soit apportée à partir du 4 Boulevard du Palais.

Coordonnées :

Maria DIAS BORGES

Permanence : mardi de 9H à 13H, mercredi et jeudi de 14H à 17H

Téléphone : 01.44.32.98.16 Email : Maria.Dias-Borges@justice.fr

11) COLLOQUE : « VIOLENCES ENVERS LES FEMMES : LE NON DES FEMMES HANDICAPEES »

PARIS – samedi 19 juin 2010

PROGRAMME

Matin :

9 h 00 : Accueil des participants

9 h 30 : Ouverture de la journée par Maudy Piot, présidente de FDFA

- intervention de Fatima Lalem adjointe au Maire de Paris en charge de l’égalité Femme/Homme et de Véronique Dubarry, adjointe au Maire de Paris en charge des personnes en situation de handicap

10 h 00 : Introduction par Michelle Perrot, historienne et écrivaine, marraine de la journée : « La violence est-elle le destin des femmes ? Les suggestions de l’histoire »

10 h 45 : Table ronde. Modérateur : Henri-Jacques Stiker, anthropologue

- « La violence « regarde » les femmes handicapées » par Maudy Piot, psychanalyste.

- « Violence sexuelle et handicap » par le Docteur Emmanuelle Piet, présidente du Collectif Féministe Contre le Viol

- « Ampleur des violences faites aux femmes : mécanismes de ces violences » par Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences envers les femmes, Conseil Général de la Seine St Denis

- « Les conséquences psycho traumatiques des violences : mécanismes neurobiologiques » par le Docteur Muriel Salmona, psychiatre psychothérapeute, responsable de l’antenne 92 de l’institut de victimologie

- 12 h 00 : Intervention de Marie Moinard, éditrice, écrivaine « Violence envers les femmes à travers la BD ».

- 12 h 15 : Echanges avec la salle

- 12 h 30 : Pause déjeuner libre

Après-midi :

14 h 00 : Table ronde :

- « La prostitution, une violence occultée » par Claudine Le Gardinier, journaliste, auteure.

- Jeanne Cordelier

- « L’homme violent : un risque pour la femme handicapée » par Violaine Patricia Galbert, psychologue et juriste

- « Du mépris à la violence » par Alain Piot, sociologue

- « La violence envers les femmes en situation de handicap : perspectives féministes » par Camille Delon, Maison des Femmes de Paris et doctorante à Paris 8

- 15 h 00 : Echanges avec la salle

15 h 30 : Conclusion par Maudy Piot

Clôture du colloque à 15 h 45

Accessibilité totale des débats : traduction en langue française des signes, retranscription en direct sur écran (vélotypie), boucle magnétique pour les personnes malentendantes appareillées, programmes en caractères agrandis et en Braille.

Lieu : Espace conférence des Diaconesses

18, rue du Sergent Bauchat

75012 PARIS

Métro : ligne 8 station Montgallet

Entrée libre – participation aux frais laissée à discrétion – auditorium accessible aux personnes à mobilité réduite

Pour s’inscrire : fdfa.asso@free.fr ou 01 45 66 63 97

Pour plus d’informations : www.femmespourledire.asso.fr

12) RECHERCHE COUPLE DE DEFICIENTS VISUELS POUR REPORTAGE

Journaliste pour M6, je prépare à l’heure actuelle deux documentaires de 60 minutes sur les mariages.

Dans ce cadre, nous aimerions réaliser le portrait croisé de cinq couples différents qui vont se marier entre le mois d’avril et le mois d’août 2010. Nous recherchons notamment un couple de déficients visuels qui va se marier dans les prochains mois. Nous voulons montrer par là qu’on peut vivre tout à fait normalement malgré une différence.

Nous souhaiterions assister à quelques préparatifs du mariage ainsi qu’à la cérémonie.

Nous travaillons avec une toute petite équipe (un cadreur, un journaliste et un preneur de son.

Nous filmons avec une seule caméra). Avant de s’engager dans un reportage, nous discutons et nous établissons avec vous les séquences qui seront filmées. C’est un sujet que nous réalisons ensemble.

Ce serait l’occasion pour vous de garder un excellent souvenir de ces moments inoubliables.

Est-ce que c’est un projet qui pourrait vous intéresser ? Si vous souhaitez avoir plus d’informations vous pouvez me joindre sur ma ligne directe au bureau au 01 53 17 99 39

Un appel ne vous engage à rien du tout.

Cordialement,

Alexandra Ducarme

01 53 17 99 39

13) HANDICAP A L’UNIVERSITE : QUELLES AVANCEES ?

Télérama 3142 (31 mars 2010, p. 158)

C’est indéniable, l’université a fait des progrès considérables en matière d’accueil des étudiants handicapés. La loi du 11 février 2005 et la Charte université/Handicap de 2007 portent leurs fruits, même si certains défis persistent.

Trois ans après la signature de la Charte Université/Handicap, qui visait l’amélioration de l’accueil des étudiants handicapés à l’université, le Ministère de l’Enseignement supérieur enregistre environ 1 000 inscriptions supplémentaires chaque année : le nombre d’étudiants handicapés passe de près de 9 000 à la rentrée 2007, à environ 10 800 à la rentrée 2009. Chaque établissement dispose aujourd’hui d’un service dédié pour l’orientation et le suivi de ces étudiants, et l’État accorde une enveloppe de 7,5 millions d’euros par an pour la prise en charge financière des aides individuelles « techniques » (achat de matériel spécifique, rémunération d’un traducteur en langue des signes, etc.).

La mise en accessibilité des savoirs est aussi facilitée par les nouvelles technologies, qui permettent par exemple de numériser les cours et les ouvrages. Côté accessibilité physique enfin, plusieurs universités ont été rénovées (1) : nom des salles en braille, installation d’ascenseurs, automatisation des portes, etc. « La Charte Université/Handicap a donné un véritable coup d’accélérateur, grâce à une politique d’intégration claire et des moyens financiers supplémentaires », estime Éric Chenut, Président de l’association Droit au Savoir, qui soutient la scolarisation et l’insertion professionnelle des jeunes en situation de handicap (2).

Des inégalités entre établissements

Pourtant, tout n’est pas encore gagné. Bertrand Vérine, maître de conférence en Sciences du langage à l’université Montpellier 3 et membre du Groupement régional pour l’accès des personnes handicapées à l’enseignement supérieur (Graphes), déplore une application hétérogène des principes de la Charte : « certaines universités distinguent ce qu’elles peuvent prendre en charge et ce qu’elles doivent confier à des organismes spécialisés, mais d’autres, comme l’université Paul Valéry, estiment qu’elles peuvent agir seules ». Un non-sens dans ce dernier cas pour M. Vérine, au regard de la multiplicité des formes de handicap et de la complexité de leur prise en charge : « la collaboration avec le secteur médico-social est essentielle car les moyens du bord ont leurs limites », insiste-t-il.

Autre problématique liée à la première, celle de la répartition des responsabilités et des financements : « se pose la question des besoins du quotidien, comme l’aide à la prise des repas par exemple, et de ce qui se passe hors de l’université (logement, transport, accès à la culture et au sport...). Il faut déterminer qui est responsable de quoi et qui finance quoi, entre l’État, les Conseils Généraux et l’Assurance Maladie », explique Éric Chenut. Des complexités administratives qui, selon lui, devraient se réguler avec le temps.

1. Les universités ont jusqu’au 31 décembre 2011 pour se mettre en conformité

2. Collectif inter-associatif et inter-handicap.

Pour en savoir plus : www.droitausavoir.asso.fr

Priscilla Franken

« L’information ne circulait pas »

Angélique Paillet, malvoyante, a décroché son Master LEA à l’université de Lyon en 2008. Elle revient sur 5 années d’études... pas toujours simples.

Comment s’est déroulée votre scolarité à l’université ?

Pour mes deux premières années, j’étais à Saint-Étienne. On m’a informée que j’avais droit à certaines aides, comme le tiers temps lors des examens ou des photocopies agrandies, mais c’était à moi d’entreprendre toutes les démarches. Je veux dire que l’information ne circulait pas : je ne savais pas quels étaient les bons interlocuteurs, j’allais de prof en prof et de service en service pour expliquer mes contraintes... À un âge où on accepte mal son handicap, ce n’était pas évident.

Votre année de Licence en Écosse a-t-elle été différente ?

Complètement. Dès la première semaine, j’ai été convoquée par le service du handicap de l’université. On m’a présenté le matériel mis à disposition des étudiants handicapés et demandé quels étaient mes besoins spécifiques. Même les brochures de présentation existaient en gros caractères. J’ai beaucoup apprécié qu’on me demande « de quoi as-tu besoin ? », alors qu’en France ça a toujours été « c’est quoi que tu ne peux pas faire ? »

Qu’a apporté la Charte Université/Handicap selon vous ?

J’étais inscrite à Lyon lors de sa création. Malgré quelques changements, l’information continuait à mal circuler. Je trouve aussi que les étudiants ne sont pas suffisamment sensibilisés au handicap... le regard des autres est parfois difficile à gérer.

14) DEVINT

Pour la 8ème année consécutive, l’école d’ingénieurs de l’Université de Nice-Sophia Antipolis ouvre ses portes au public déficient visuel.

Le 20 mai prochain se tiendra la désormais traditionnelle journée des Déficients Visuels et des Nouvelles Technologies, présentant les technologies de l’information et de la communication mises à la disposition du public déficient visuel.

La journée est avant tout un lieu de rencontre privilégié réunissant déficients visuels, associations, scientifiques et institutionnels.

L’objectif est d’informer les déficients visuels sur les avancées des nouvelles technologies et de leur permettre d’exprimer leurs besoins réels.

Cette journée s’organise autour d’exposés, de tables rondes, de stands d’industriels et d’associations.

La thématique de cette année est l’accessibilité à la lecture.

Au cours de cette journée, les étudiants de Polytech’Nice Sophia présenteront les logiciels éducatifs et ludiques qu’ils réalisent chaque année à destination des enfants déficients visuels, en collaboration avec l’Ecole du Château et l’Institut d’éducation sensorielle Clément Ader à Nice.

Chaque participant à la journée recevra un CD des jeux DeViNT.

L’accès à la journée DeViNT 2010 est libre et gratuit, mais l’inscription est obligatoire.

http://devint.polytech.unice.fr/

Renseignements :

devint-contacts@polytech.unice.fr – 04.92.96.51.26.

15) « A VOUS DE VOIR » PROPOSE « JUSTICE AVEUGLE »

Diffusion (hertzienne) : le lundi 3 mai 2010 à 8h30 sur France 5

Rediffusion (câble et satellite, ADSL et TNT) : le samedi 8 mai 2010 à 22h30

Format : 26’

Production : bleu Krystal media – Philippe Muller

Avec la participation de France Télévisions – Pôle France 5

Réalisation : Ingrid Seyman

« Le procès dans le noir » : tel était le titre de la pièce, qui fut, le 25 mars dernier, jouée devant un parterre de magistrats et d’avocats, dans une des salles d’audience du Palais de Justice de Paris. Comme son titre l’indique, cette pièce de théâtre, qui raconte le procès d’une prévenue non voyante accusée d’avoir frappé un chauffeur de taxi, a été jouée dans l’obscurité totale. A l’origine de cette soirée insolite, il y a une association, le Conseil National Handicap, et une ambition, celle de sensibiliser les professionnels du droit aux difficultés rencontrées par les non voyants lorsqu’ils sont confrontés à la justice.

C’est à partir, et autour de cette pièce de théâtre qu’est construit ce documentaire. Si le procès dans le noir lui sert de fil rouge, « Justice aveugle » raconte aussi le parcours judiciaire d’une jeune algérienne aveugle, obligée de défendre sa cause devant un tribunal pour obtenir un titre de séjour. Et dévoile aussi le quotidien de deux professionnels du droit non voyants, un avocat du barreau de Marseille et un juge du tribunal de grande instance de Lille. Au fil des scénettes illustrant les difficultés (directement liées à son handicap) rencontrées par l’héroïne aveugle de la pièce, et des témoignages des trois « vrais » personnages non voyants, justice et cécité sont sans cesse confrontées : que signifie être jugé dans le noir ? Répondre à une question, sans savoir qui, du juge, du procureur ou de notre propre avocat, est en train de nous la poser ? Est-il facile de plaider ou de juger sans y voir ? Les carrières juridiques sont-elles vraiment accessibles aux non voyants ?

Autant de questions, qui, in fine, posent aussi celle de l’égalité de l’ensemble des citoyens (voyants ou non) devant la justice.

Avec la participation du :

Centre National du Cinéma et de l’Image Animée.

Avec le soutien de : l’Association Valentin Haüy au service des aveugles et des malvoyants et de la Fédération des Aveugles de France.

16) TRIATHLON DE VERSAILLES : (RAPPEL)

L ’Association Valentin Haüy, organisatrice du Triathlon en Duo le 5 juin dans le parc du Domaine de Versailles, nous informe qu’il reste quelques places disponibles, si vous souhaitez plus d’informations, vous pouvez les trouver sur le site de L’ AVH ou en téléphonant à Michel Berthier 01 44 49 27 27 ;sports@avh.asso.fr

17) SEJOURS D’ETE 2010

L’ASSOCIATION VALENTIN HAUY

Propose aux personnes handicapées visuelles deux séjours touristiques à Grasse, la cité des parfums au prix de 600€ par personne tout compris (1)

Pour découvrir cette belle région, vous logerez à la Résidence « Les Cèdres » - Tél : 04 93 40 61 61 située à Grasse (06130) dans un parc à la végétation luxuriante

- du samedi 18 au vendredi 24 septembre

- du dimanche 3 au samedi 9 octobre

Un programme se met en place avec de nombreuses visites dans la région de Grasse :

Domaine de Manon (plantation de jasmin et de roses)

Promenade le long de la Corniche d’or

Visite des musées d’Antibes, par petits groupes (Musées Picasso, Peynet, Archéologique,

Fort Carré)

Rallye du goût à l’espace terroir de Grasse

Promenade à Cannes

Visite d’une parfumerie

Découverte de la végétation méditerranéenne des Cèdres, sous la conduite des jardiniers,…

Selon les possibilités

Nous vous accueillerons en gare de Cannes entre 14 et 17h et le transfert à la résidence sera assuré par nos soins

Pour tous renseignements complémentaires, nous vous invitons à contacter :

Marie-Claude Schéhadé (présente le lundi et le jeudi après-midi)

Service Tourisme, AVH-Siège 5, rue Duroc 75007 Paris

Tél. 01 44 49 27 26 – Courriel mc.schehade@avh.asso.fr

(1)Ce prix ne comprend pas le transport jusqu’à Cannes, les assurances annulation et les consommations et extras pris à la Résidence et à l’extérieur.

Possibilité de chambre individuelle en option.

18) VENEZ NOMBREUX AU CINEMA ACCESSIBLE !

Du 5 au 11 mai, au Cinéma l’Arlequin à Paris, l’AVH organise le 1er festival du film en Audiovision : 7 films, tous récents, audiodécrits par l’AVH seront projetés (voir programme ci-dessous).

Nous comptons sur la participation du plus grand nombre possible de personnes déficientes visuelles, afin que cette mobilisation témoigne auprès des relais d’opinion et des instances du cinéma et de la télévision de la nécessité de soutenir l’Audiovision en France. Trop peu de films, trop peu de programmes de télévision sont audiodécrits, trop peu de salles de cinéma sont équipées : le 1er festival de l’Audiovision Valentin Haüy est l’occasion pour nous de sensibiliser le grand public - via les médias - ainsi que les Pouvoirs Publics à cette technique qui permet l’accès des personnes aveugles et malvoyantes à l’offre audiovisuelle.

Trois séances par jour (16h30, 19h et 21h30), toutes assurées par l’AVH, sont proposées au cinéma l’Arlequin - 76 rue de Rennes - Paris 6ème, du 5 au 11 mai.

Prix de la place : 9,50 euros. Tarif de groupe, à partir de 10 personnes, avec ou sans réservation : 4,30 euros par personne. Pour un groupe de 80 personnes, une séance peut être organisée en matinée. Pour les réservations ou la programmation d’une séance en matinée : Service Audiovision de l’AVH : 01 44 49 27 27, audiovision@avh.asso.fr

Merci de vous mobiliser pour montrer votre attachement au développement de l’Audiovision.

PROGRAMME

Projections au Cinéma l’ARLEQUIN – 76 rue de Rennes – 75006 PARIS

(Tarifs en vigueur du cinéma)

Mercredi 05 mai :

- 16 h 30 : « Arthur et la vengeance de Maltazard »

- 19 h 00 : « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec »

- 21 h 30 : « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec »

Jeudi 06 mai :

- 16 h 30 : « Ensemble c’est trop »

- 19 h 00 : « La journée de la jupe »

- 21 h 30 : « L’arnacoeur »

Vendredi 07 mai :

- 16 h 30 : « Micmacs à tire-larigot »

- 19 h 00 : « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec »

- 21 h 30 : « L’arnacoeur »

Samedi 08 mai :

- 16 h 30 : « Les trois brigands »

- 19 h 00 : « L’arnacoeur »

- 21 h 30 : « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec »

Dimanche 09 mai :

- 16 h 30 : « Arthur et la vengeance de Maltazard »

- 19 h 00 : « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec »

- 21 h 30 : « L’arnacoeur »

Lundi 10 mai :

- 16 h 30 : « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec »

- 19 h 00 : « Micmacs à tire-larigot »

- 21 h 30 : « La journée de la jupe »

Mardi 11 mai :

- 16 h 30 : « L’arnacoeur »

- 19 h 00 : « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec »

- 21 h 30 : « Ensemble c’est trop »

RESUMES DES FILMS

« LA JOURNEE DE LA JUPE »

Réalisé par : Jean-Paul LILIENFELD

César 2010 de la meilleure actrice, Isabelle Adjani, fait son grand retour dans ce film traitant d’un brûlant sujet de société : le malaise des professeurs face à la violence à l’école.

« L’ARNACOEUR »

Réalisé par : Pascal CHAUMEIL

Un film romantique plein de charme et d’humour avec Romain Duris et Vanessa Paradis. Certainement l’une des meilleures comédies française de l’année.

« LES TROIS BRIGANDS »

Réalisé par : Hayo FREITAG

Magnifique adaptation du livre pour enfants de Tomi Ungerer qui ravira petits et grands.

« ENSEMBLE C’EST TROP »

Réalisé par : Léa FAZER

Une pétillante comédie sur la famille. Avec, dans le rôle de la mère envahissante, une Nathalie Baye qui dévoile tout son potentiel comique. « Tanguy » n’a qu’à bien se tenir !

« LES AVENTURES EXTRAORDINAIRES D’ADELE BLANC-SEC »

Réalisé par : Luc BESSON

Quand l’univers de Jacques Tardi rencontre l’efficacité de Luc Besson et la pétulance de Louise Bourgoin cela donne une comédie fantastique réussie.

« ARTHUR ET LA VENGEANCE DE MALTAZARD »

Réalisé par : Luc BESSON

Second volet de la saga de Luc Besson, retrouvez Arthur et les Minimoys dans des aventures toujours plus trépidantes.

« MICSMACS A TIRE-LARIGOT »

Réalisé par : Jean-Pierre JEUNET

La rencontre entre Jean-Pierre Jeunet et Dany Boon fait des étincelles. Face à Bazil et sa bande de sympathiques « laissés-pour-compte » les marchands d’armes n’ont pas fini de trembler.

PROGRAMMATION SUR ARTE

Le 02 mai à 22h20 :

« LE NEUVIEME JOUR »

Réalisation : Volker Schlöndorff

Avec : Ulrich Matthes, August Diehl, Bibiana Beglau, Germain Wagner, Jean-Paul Raths…

L’Abbé Kremer, un homme d’église luxembourgeois, est interné au camp de Dachau, où il subit les mêmes traitements inhumains que les autres déportés, pour s’être opposé aux lois raciales des nazis et supporté la résistance. Il est pourtant autorisé à rentrer dans son pays, parmi les siens, pour une durée de neuf jours. Le but est de le convaincre d’oeuvrer à une approbation par l’épiscopat luxembourgeois de la politique du Vatican, qui valide certaines décisions des nazis. Son refus pourrait entraîner son retour à Dachau, mais aussi d’autres déportations, et sa fuite l’exécution de ses pairs, internés comme lui.

Le 14 mai à 20h35, Le 17 mai à 01h10, Le 04 juin à 14h45 :

« VILLA JASMIN »

Réalisation : Férid Boughedir

Avec : Bruno Ganz, Alexandra Maria Lara, Juliane Köhler, Ulrich Matthes …

À la fin des années 1970, alors que le jeune Serge Boccara et sa femme attendent leur premier enfant, il éprouve le besoin de lui montrer son pays natal, la Tunisie, qu’il a quittée vingt ans plus tôt à la mort de ses parents. Enivré par l’odeur du jasmin, il déambule dans les rues de Tunis et se plonge dans le passé familial : la rencontre de son père et de sa mère, leur ascension au sein de la communauté juive, l’engagement précoce du père socialiste pour l’indépendance tunisienne, mais aussi l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le 16 mai à 20h40 :

« LA LECON DE PIANO »

Réalisation : Jane Campion

Avec : Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill, Anna Paquin …

Au siècle dernier en Nouvelle-Zélande, Ada, mère d’une fillette de neuf ans, s’apprête à suivre son nouveau mari au fin fond du bush. Il accepte de transporter tous ses meubles à l’exception d’un piano qui échoue chez un voisin illettré. Ne pouvant supporter cette perte, Ada accepte le marché que lui propose ce dernier. Regagner son piano touche par touche en se soumettant à ses fantaisies.

19) « LES OISEAUX » EN AUDIODESCRIPTION

Comédie d’Aristophane

Mise en scène Alfredo Arias

Aristophane est à la comédie antique ce que Sophocle, Euripide et Eschyle sont à la tragédie. La réputation sulfureuse de son théâtre due à ses propos parfois obscènes, néglige souvent la verve poétique de son écriture qui donne la parole aux êtres imaginaires, dieux, guêpes, grenouilles et oiseaux. Considérée comme son chef-d’œuvre, la comédie Les Oiseaux mêle au grotesque et à l’absurdité des situations, un univers poétique et fantaisiste qui, par un subtil glissement sémantique, fait du ciel, axe du monde (polos), la nouvelle cité (polis).

Représentations avec audiodescription

- jeudi 29 avril à 20h30

- lundi 3 mai à 20h30

- dimanche 9 mai à 14h

- mardi 18 mai à 20h30

- mercredi 16 juin à 20h30

- mardi 29 juin à 20h30

Réalisation Accès Culture

Tarifs

Catérorie A 25 euros

Catégorie B 18 euros

Catégorie C 9 euros

Réservations

Auprès de Fatima Kendri

Par téléphone : 01 44 58 15 02

Par courriel : fatima.kendri@comedie-française.org

Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d’audiodescription dont vous avez besoin.

Comédie-Française

Place Colette

Paris 1er

Métro Palais Royal - Musée du Louvre, ligne 1

Métro Pyramide, ligne 14 / Bus 21, 27, 39, 68, 95

www.comedie-francaise.fr

Informations

accesculture@magic.fr / tél. 01 53 65 30 74 / www.accesculture.org

20) « UBU ROI » EN AUDIODESCRIPTION

Alfred Jarry

(1873-1907)

Mise en scène Jean-Pierre Vincent

Durée 2h sans entracte

Anne Kessler, Serge Bagdassarian

Ubu va exercer le pouvoir avec la délicatesse d’un char d’assaut, tyrannique, spoliateur et assassin de la noblesse, des magistrats et des financiers. Joyeux archétype de la bassesse humaine, Ubu, affublé par l’auteur d’un masque piriforme et d’une houppelande de laine philosophique, manie redoutablement la Machine-à-décerveler et le Croc-à-merdre ou Crochet-à-noble…

Représentations avec audiodescription :

- samedi 5 juin à 14h

- lundi 7 juin à 20h30

Réalisation Accès Culture

Tarifs

Catérorie A 25 euros

Catégorie B 18 euros

Catégorie C 9 euros

Réservations

Auprès de Fatima Kendri

Par téléphone : 01 44 58 15 02

Par courriel : fatima.kendri@comedie-française.org

Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d’audiodescription dont vous avez besoin, ainsi que la présence éventuelle d’un chien-guide.

Comédie-Française

1 place Colette

Paris 1er

Métro Palais Royal - Musée du Louvre, ligne 1

Métro Pyramide, ligne 14 / Bus 21, 27, 39, 68, 95

www.comedie-francaise.fr

Renseignements

accesculture@magic.fr / tél. 01 53 65 30 74 / www.accesculture.org

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