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Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes

Accès à la voirie et au cadre bâti

Fiche n°1 Ambiance visuelle : éclairage et contraste - signalétique

Table des matières :

1- Recommandations

1.1 Ambiance visuelle : éclairage et contraste

La question des ambiances visuelles, du contraste et de l’éclairage est extrêmement importante pour les personnes déficientes visuelles. Malheureusement, en raison de sa complexité technique, elle est trop souvent éludée au profit d’aménagements sommaires ne prenant pas en compte les impacts sensoriels produits par l’environnement. Tel est le cas de la circulaire du 30 novembre 2007, citée en référence.

Or, l’Arrêté du 6 septembre 2007 portant modification de l’Arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires / Division 190 « accessibilité » / Annexe 190 - A.7 - éclairage et contraste consacre un long article à la définition "scientifique" du contraste et aux valeurs d’éclairage (cf. ANNEXE 1).

La CFPSAA préconise donc l’élargissement de son application dans les différents domaines d’accessibilité. Les éléments traités sont issus de réflexions internationales déjà mises en œuvre dans d’autres pays. La CFPSAA souhaite vivement faire progresser la recherche dans ce domaine.

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1.2 Signalétique

1.2.1 Principes généraux
  • La signalétique est une chaîne d’informations : l’usager doit pouvoir se déplacer d’un maillon à l’autre sans rupture de cette chaîne.
  • La constante de localisation aidera l’usager déficient visuel à trouver l’information car il saura où la chercher.
  • La signalétique visuelle doit être relayée par une signalétique sonore ou tactile pour les personnes aveugles.
1.2.2 Panneaux et pictogrammes
  • Quand l’information est transmise sous forme de pictogramme, veiller à sa lisibilité et le doubler d’un message écrit dont la lecture est facilement accessible aux personnes malvoyantes.
    Panneau invisible pour déficient visuel Panneau trop chargé, pictogrammes illisibles.
  • Veiller à la clarté, la simplicité, l’homogénéité de la signalétique.
  • Quand un panneau est suspendu en hauteur au-dessus des têtes dans l’axe de passage des usagers, il est trop haut pour s’en approcher mais il va attirer le regard : créer un rappel de ce panneau sur le mur à hauteur des yeux à l’équerre de ce panneau.
  • Les panneaux ne doivent présenter aucun danger de heurt pour la personne déficiente visuelle.

Si le panneau déborde de son socle, un rappel de son encombrement au sol et un contraste vis-à-vis de son environnement sont à prévoir.

La calligraphie doit être la plus simple possible et conforme aux normalisations de l’AFNOR. On utilisera de préférence les polices arial ou verdana.

1.2.3 Contrastes

Ils doivent être marqués :

  • entre le support et le panneau ;
  • entre le panneau et l’inscription (exemple : noir sur blanc ou bleu foncé sur jaune).
1.2.4 Choix des couleurs

Elles doivent :

  • être très contrastées par rapport au fond ;
  • privilégier les couleurs « franchement tranchées » avec une association limitée à 2 couleurs.
    Photo : Revêtement à proscrire car les motifs créent une confusion. Revêtement à proscrire car les motifs créent une confusion.

Respecter les codes couleur en vigueur :

  • rouge = interdit, danger, annulation, matériel incendie ;
  • vert = accord, validation, autorisation, sortie de secours ;
  • jaune = correction, modification ;
  • marron = informations touristiques.

Si une couleur est utilisée comme mode de signalisation et d’information, elle devra être utilisée de manière récurrente, par exemple orange pour les correspondances et bleu pour les sorties.

Selon les prescriptions de la norme NF X08-003, on peut retenir que :

  • le bleu et le blanc dans une forme carrée sont un signal d’information ;
  • le bleu et le blanc dans une forme ronde sont un signal d’obligation ;
  • le vert et le blanc dans un rectangle ou carré sont des signaux de sauvetage, évacuation, secours.
1.2.5 Distances

L’idéal est de pouvoir s’approcher jusqu’à 5 cm du panneau.

1.2.6 Hauteur

Elle doit être adaptée aux regards des utilisateurs. Il faut bien séparer deux directions sur un même panneau par un trait bien contrasté.

1.2.7 Éclairage

Un panneau sera vu s’il est bien éclairé de jour comme de nuit, c’est-à-dire sans éblouissement ni ombre, sans reflet (choix du revêtement ni brillant, ni réfléchissant, orientation de l’éclairage).

1.2.8 Plans de situation et plans informatifs

Plusieurs cas sont à considérer :

  • Les plans fixes : affichés en extérieur ou intérieur, ils comporteront des contrastes de couleurs renforcés.
  • À l’entrée des ERP ou sur les carrefours complexes, les plans-masses optimiseront la compréhension de l’environnement pour les personnes malvoyantes ainsi que pour les personnes âgées.

Contrairement aux idées reçues, l’utilisation de relief sur des éléments fixes n’assure aucune efficacité dans le déplacement des personnes aveugles. Les non-voyants doivent en effet tout d’abord trouver ce plan, puis l’intégrer mentalement ce qui est irréalisable en situation de déplacement actif (canne ou chien dans une main, sac dans l’autre...). Par contre, les plans transportables sur supports variés (papier gaufré, thermoformé, encre thermo-gonflable, etc.) sont un outil de préparation du déplacement et aident à la construction du schéma mental de la personne avant son déplacement. Ils peuvent être adaptés à un quartier, un bâtiment, un carrefour, un lieu touristique, un ensemble de monuments à repérer globalement dans une ville.

1.2.9 Maintenance des équipements signalétiques

En cas de travaux ou de modification de l’environnement, établir une nouvelle signalétique et une orientation adaptée.

Photo : Bande podotactile blanche interrompue suite à des travaux. Bande podotactile blanche interrompue suite à des travaux.

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2- Références réglementaires

Arrêté modifié du 1er août 2006 [zip - 129.9 ko] relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des ERP (Établissements Recevant du Public) et des IOP (Installations Ouvertes au Public) lors de leur construction ou de leur création.

Circulaire interministérielle n° DGUHC 2007-53 du 30 novembre 2007 [zip - 24.9 Mo] relative à l’accessibilité des ERP, des IOP et des bâtiments d’habitation lors de leur construction ou de leur création à partir du 1er janvier 2007, et plus particulièrement son annexe 8.

Arrêté du 15 janvier 2007 [zip - 362.4 ko] relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie aux personnes handicapées :

9° Signalétique et systèmes d’information, hors signalisation routière

« Les informations visuelles apposées sur le mobilier urbain et destinées à l’indication des lieux ou à l’information du public peuvent être doublées par un signal sonore. Les informations visuelles sont facilement compréhensibles, lisibles en toutes conditions, y compris d’éclairage, visibles en position debout comme en position assise et contrastées par rapport au fond, tel que précisé en annexe 1 du présent arrêté. Les caractères ont une hauteur de 1,5 centimètre au minimum pour une lecture proche, de 15 centimètres pour une lecture à 4 mètres et de 20 centimètres pour une lecture à 6 mètres.

Lorsque le système d’information comporte des commandes, leur surface de contact tactile est située entre 0,90 mètre et 1,30 mètre du sol. Ces éléments sont identifiés par un pictogramme ou une inscription en relief. Les escaliers et, chaque fois que cela est possible, les autres équipements susceptibles d’être signalés au moyen d’idéogrammes sont indiqués de cette manière. »

Arrêté du 15 janvier 2007 [zip - 362.4 ko] relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie aux personnes handicapées :

ANNEXE 1

CONTRASTES VISUELS

« Pour faciliter la détection des aménagements, équipements et mobiliers par les personnes malvoyantes, un contraste visuel est établi soit entre l’objet et son support ou son arrière-plan, soit entre deux parties de l’objet.

Un contraste en luminance est mesuré entre les quantités de lumières réfléchies par l’objet et par son support direct ou son environnement immédiat, ou entre deux éléments de l’objet. Si cet objet est moins lumineux, la valeur de 70 % doit être recherchée lors de la mise en œuvre en réalisant les mesures sur les revêtements neufs. Une solution technique permettant d’obtenir de manière durable un contraste de luminance de 40 % peut se substituer à cet objectif. Ces valeurs deviennent 2,3 et 0,6 respectivement dans le cas où l’objet est plus lumineux que son environnement.

Un contraste équivalent peut également être recherché d’une manière chromatique, au moyen d’une différence de couleur entre les deux surfaces.

Le choix des matériaux mis en œuvre et des dispositifs d’éclairage éventuels tient compte de leur capacité à maintenir des niveaux de contraste suffisants, en luminance ou en couleur. »

Arrêté du 15 janvier 2007 [zip - 362.4 ko] relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie aux personnes handicapées :

ANNEXE 2

VISIBILITÉ DES CHEMINEMENTS

« L’installation de l’éclairage et les matériaux mis en œuvre doivent permettre aux usagers de repérer les zones de cheminement et les zones de conflit.

Les éclairages placés en dessous de l’œil et dont les sources peuvent être directement visibles, notamment les projecteurs encastrés dans le sol, doivent être conçus de manière à éviter qu’ils constituent des sources d’éblouissement. »

Arrêté du 6 septembre 2007 relatif à la sécurité et l’accessibilité des navires à passagers - ANNEXE 190 - A7- ÉCLAIRAGE ET CONTRASTE [zip - 482.6 ko], cf. également extrait en ANNEXE 1 du présent recueil.

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