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Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes

Accès à la voirie et au cadre bâti

Fiche n°4 Escaliers

Table des matières :

1- Recommandations

1.1 Définition et dimensions

Est considéré comme escalier tout élément constitué de plus d’une marche. L’escalier est un élément des circulations communes, il doit donc au minimum présenter à hauteur des épaules la même largeur que les autres circulations, afin de pouvoir s’y croiser. Dans le cas d’un escalier encloisonné, la largeur de 1,20 m imposée entre mains courantes conduit à une largeur entre parois de 1,40 m. Dans le cas où un garde-corps tient lieu de main courante, la largeur de l’emmarchement peut être légèrement inférieure à 1,40 m.

Cas des marches isolées
Les marches isolées doivent respecter les mêmes critères que ceux préconisés ci-après pour l’escalier. Elles doivent être contrastées avec le sol environnant.

Un escalier doit toujours être conforme aux spécifications ci-dessous, même s’il est doublé d’un ascenseur.

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1.2 Repérage et abords de l’escalier

Le repérer

La première marche du haut de l’escalier est annoncée par une zone d’alerte au sol de 0,50 m matérialisée par un contraste visuel et tactile, suivie par une bande d’éveil de vigilance.

La bande d’éveil de vigilance doit être contrastée avec son environnement (70 % minimum - cf. fiche n°1 Ambiance visuelle : éclairage et contraste - signalétique) et doit être remplacée lorsque ce contraste atteint 40 %. L’éclairage, indispensable, doit être intensifié mais non éblouissant.

Photo : Protection correcte mais pas assez contrastée. Première marche protégée par une BEV mais pas assez de contraste visuel.

En haut d’un escalier, tant intérieur qu’extérieur, une bande d’éveil de vigilance, contrastée en couleur et en nature de revêtement, doit permettre l’éveil de la vigilance à une distance de 0,50 m de la première marche.

Photo : Escalier non signalé sur cheminement piéton (absence de BEV). Escalier non signalé sur cheminement piéton (absence de BEV).

Quel que soit le moyen d’éveil de vigilance retenu, il convient qu’il soit conçu et mis en œuvre de façon homogène pour tous les escaliers d’un même bâtiment. De plus, son relief ne doit pas créer de risque de chute. L’ensemble des marches sera de couleur uniforme et sans reflets. Lorsqu’un volume sous escalier est proche d’une circulation ou intégré dans un grand espace de circulation, une personne déficiente visuelle peut se blesser en heurtant l’escalier.

 Photo : Aucune protection, danger ! Dessous d'escalier sans protection, danger !
L’aborder

Le dessous des escaliers, s’il n’est pas cloisonné, doit être rendu inaccessible sur toute son emprise, ou à défaut jusqu’à 2,20 m de haut (exemple : par des parois, des bacs à fleurs, une barre de 0,40 m maximum de hauteur détectable à la canne...). Les chocs peuvent aussi intervenir latéralement sur le limon de l’escalier ou le garde-corps : il conviendra donc d’y éviter toute saillie pouvant se révéler dangereuse en cas de choc. Un éclairage accentué de l’escalier est nécessaire (150 lux) mais il ne doit pas être éblouissant.

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1.3 Marches, nez de marches et contremarches

Photo : Contraste correct. Escalier avec nez de marches blancs sur gris foncé : contraste correct.

Une bonne visibilité de la première marche d’un escalier ou d’une volée d’escalier, dans le sens de la descente, est indispensable.

Dans chaque volée d’escalier, tous les nez de marches doivent être particulièrement visibles, contrastés par rapport à la marche (baguette d’angle comportant un seuil antidérapant par exemple) et au reste de l’escalier. Ils doivent être non saillants et antidérapants aussi bien dans le plan vertical (contremarche) que dans le plan horizontal.

Doivent être proscrits tous les matériaux polis ne comportant ni traitement de surface ni élément antidérapant rapporté (notamment béton, pierre, métal, verre poli).

Il est recommandé de jouer sur des oppositions de couleurs ou de tons, ou sur des effets d’éclairage appropriés. Une bonne visibilité de la première marche dans le sens de la descente est particulièrement importante.

La première et la dernière marche de chaque volée d’escalier doivent obligatoirement comporter une contremarche de couleur contrastée par rapport à l’escalier (cf. fiche n°1 « ambiance visuelle »). Il faut veiller à maîtriser les risques d’éblouissement à travers les marches, notamment dans le cas où une source d’éclairage naturel ou artificiel importante est présente derrière l’escalier (présence, par exemple, de grandes baies vitrées derrière l’escalier). Afin de prévenir les personnes aveugles ou malvoyantes du début et de la fin de chaque volée, il est obligatoire que la première et la dernière marches soient munies d’une contremarche qui soit nécessairement fermée. Il est rappelé que le règlement de sécurité des ERP impose pour des escaliers de ce type situés à l’intérieur un recouvrement de 5 cm entre marches. Cette disposition est à recommander pour les escaliers extérieurs.

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1.4 Mains courantes

Photo : Main courante non débordante à proscrire. Main courante non débordante à proscrire.

La main courante est située à 0,80 m /1,00 m de hauteur : obligatoire des deux côtés quel que soit le nombre de marches et la largeur de l’escalier. Elle doit être repérable par contraste et éclairage (cf. fiche n°1 « ambiance visuelle »).

Elle est de préférence doublée en hauteur pour les personnes de petite taille et pour les enfants, particulièrement dans les crèches et les écoles.

Elle dépasse de 0,30 m (profondeur d’une marche) la première et la dernière marche de chaque volée. Elle doit être préhensible des deux côtés, ses supports ne doivent pas gêner la préhension qui doit se faire en continu.

Main courante débordante. Main courante débordante.

Si l’escalier débouche au nu d’un passage qui lui est perpendiculaire, la main courante doit être poursuivie sur le mur de ce passage pour assurer le dépassement souhaité. La main courante se termine par une forme permettant de retenir la main à la fin du parcours (crosse ou autre).

Si l’escalier est très large dépassant 4 Unités de Passage (> 2,40 m), il faut mettre une main courante centrale en plus des mains courantes fixées sur les murs. La continuité de la main courante au niveau d’un palier intermédiaire constitue un guide efficace ; elle est donc indispensable.

La partie externe (vers les doigts) ou le dessous de la main courante peut servir de support d’informations en relief (Braille ou simple indication de début et fin d’étage). La rampe doit être repérable par contraste et éclairage.

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2 Références réglementaires

Arrêté modifié du 1er août 2006 [zip - 129.9 ko] relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des ERP (Établissements Recevant du Public) et des IOP (Installations Ouvertes au Public) lors de leur construction ou de leur création :

Article 2

« Toute volée d’escalier comportant moins de trois marches doit répondre aux exigences réglementaires, à l’exception de la disposition concernant l’éclairage. »

Arrêté modifié du 1er août 2006 [zip - 129.9 ko] relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des ERP (Établissements Recevant du Public) et des IOP (Installations Ouvertes au Public) lors de leur construction ou de leur création :

Article 7

« Dispositions relatives aux circulations intérieures verticales.

Ascenseurs et escaliers

Lorsque l’ascenseur, l’escalier ou l’équipement mobile n’est pas visible depuis l’entrée ou le hall du niveau principal d’accès au bâtiment, il doit y être repéré par une signalisation adaptée répondant aux exigences réglementaires.
Lorsqu’il existe plusieurs ascenseurs, escaliers ou équipements desservant de façon sélective les différents niveaux, cette signalisation doit aider l’usager à choisir l’ascenseur, l’escalier ou l’équipement mobile qui lui convient.

Escaliers

En haut de l’escalier, un revêtement de sol doit permettre l’éveil de la vigilance à une distance de 0,50 m de la première marche grâce à un contraste visuel et tactile.

La première et la dernière marches doivent être pourvues d’une contremarche d’une hauteur minimale de 0,10 m, visuellement contrastée par rapport à la marche. Les nez de marches doivent répondre aux exigences suivantes :
- être contrastés visuellement par rapport au reste de l’escalier ;
- être non glissants ;
- ne pas présenter de débord excessif par rapport à la contremarche.

L’escalier doit comporter un dispositif d’éclairage répondant aux exigences réglementaires

L’escalier, quelle que soit sa conception, doit comporter une main courante de chaque côté. Toute main courante doit répondre aux exigences suivantes :

  • être située à une hauteur comprise entre 0,80 m et 1,00 m. Toutefois, lorsqu’un garde-corps tient lieu de main courante, celle-ci devra être située pour des motifs de sécurité à la hauteur minimale requise pour le garde-corps ;
  • se prolonger horizontalement de la longueur d’une marche au-delà de la première et de la dernière marche de chaque volée sans pour autant créer d’obstacle au niveau des circulations horizontales ;
  • être continue, rigide et facilement préhensible ;
  • être différenciée de la paroi support grâce à un éclairage particulier ou à un contraste visuel. »

Arrêté du 15 janvier 2007 [zip - 362.4 ko] relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie aux personnes handicapées :

« 7° Escaliers, à l’exception des escaliers mécaniques

La hauteur maximale des marches est de 16 centimètres. La largeur minimale du giron des marches est de 28 centimètres. Le nez des première et dernière marches est visible, avec un contraste visuel tel que défini en annexe 2 du présent arrêté. Il présente une largeur de 5 centimètres au minimum.

Tout escalier de trois marches ou plus comporte une main courante de chaque côté ou une main courante intermédiaire permettant de prendre appui de part et d’autre. Au moins une double main courante intermédiaire est implantée lorsque l’escalier est d’une largeur supérieure à 4,20 mètres. Il y a au moins un passage d’une largeur minimale de 1,20 mètre entre mains courantes. Chaque main courante dépasse les première et dernière marches de chaque volée d’une largeur au moins égale au giron. La main courante est positionnée à une hauteur comprise entre 0,80 mètre et 1 mètre mesurée à la verticale des nez de marches. Toutefois, lorsque la main courante fait fonction de garde-corps, celle-ci se situe à la hauteur minimale requise pour le garde-corps. »

Circulaire interministérielle n° DGUHC 2007-53 du 30 novembre 2007 [zip - 24.9 Mo] relative à l’accessibilité des ERP, des IOP et des bâtiments d’habitation lors de leur construction ou de leur création à partir du 1er janvier 2007, et plus particulièrement son annexe 8.

Circulaire du 20 avril 2009 [zip - 79.9 ko] relative à l’accessibilité des bâtiments d’habitation collectifs existants, et des ERP et IOP existants, modifiant la circulaire interministérielle n° DGUHC 2007-53 du 30 novembre 2007 - Annexe 10.

Norme AFNOR NF P98-351 - août 2010 - Bandes d’Éveil de Vigilance (document disponible sur le site de l’AFNOR).

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