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Fiche n°5 Ambiance visuelle : éclairage et contraste - signalétique

Table des matières :

Introduction

Cette fiche aborde l’ensemble du domaine visuel et recense des besoins interdépendants et variables, suivant les possibilités visuelles des personnes malvoyantes.

Si l’éclairage, le contraste et la signalétique sont abordés au sein d’une même fiche, c’est parce qu’ils sont intimement liés. De la qualité de leur conception jusqu’à leur mise en œuvre dans les aménagements dépend la possibilité pour chacun, selon sa déficience visuelle, de cheminer en sécurité et en autonomie.

Par exemple, une signalétique bien contrastée et lisible peut être rendue inutilisable par un éclairage inadapté aux variations de l’environnement.

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A. Éclairage

Définitions et outils de mesure

Lux :
Le lux est une unité de mesure de l’éclairement lumineux, symbole : lx. Il caractérise le flux lumineux reçu par unité de surface.
Appareil de mesure : luxmètre.

Luminance :
La luminance est communément appelée la « luminosité ». Elle concerne la lumière émise par un matériau ou un objet vers l’observateur.
C’est une mesure de l’intensité lumineuse visible d’une source donnée par unité de surface apparente de cette source pour l’observateur. L’unité de luminance est la candela par mètre carré, symbole cd/m2.
Appareil de mesure : luminancemètre.

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1. Besoins en terme d’éclairage

De manière générale, un éclairage jugé inconfortable par une personne bien voyante sera perçu comme insupportable, voire dangereux, par les personnes malvoyantes. En effet, ces dernières sont très sensibles à l’éblouissement et aux changements brusques de luminosité qui provoquent des ruptures d’orientation et gênent la compréhension de l’espace.

Les besoins en terme d’éclairage sont :

  • Pouvoir interpréter l’espace et cheminer en sécurité. Les personnes déficientes visuelles ont besoin d’un éclairage de base homogène, suffisant et non éblouissant,
  • Avoir un éclairage spécifique, renforcé sur les points clés du cheminement (accueil, billetterie, valideurs, escaliers, etc.) pour aider à repérer les points clés de la chaîne de cheminement.

La puissance et la qualité de l’éclairage, ainsi que les choix d’orientation et de positionnement des sources lumineuses sont des points de vigilance à prendre en compte lors de l’implantation de l’éclairage. Ces points sont abordés dans la partie suivante.

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2. Points de vigilance

Puissance de l’éclairage

La CFPSAA préconise les niveaux d’intensité lumineuse présents dans l’arrêté du 6 septembre 2007 relatif à la sécurité des navires, que l’on peut facilement adapter au contexte du transport (cf. recueil voirie/bâti, fiche n°1, Ambiance visuelle : éclairage et contraste - signalétique).

Les valeurs réglementaires, citées en référence à la fin de ce chapitre (cf. arrêté du 30 novembre 2007), ne sont que des minima. Il convient donc d’augmenter ces valeurs ou de jouer sur le positionnement des sources lumineuses pour souligner les éléments clés de la chaîne de déplacement (cf. circulaire 30 novembre 2007).

Qualité de l’éclairage
  • Ne pas laisser de zones d’ombre et utiliser des sources lumineuses diffuses afin d’obtenir un éclairage de base homogène et confortable,
  • Proscrire les éblouissements notamment sur les points de danger (escaliers, lieux d’embarquement, etc.). Les surfaces vitrées ou réfléchissantes doivent être traitées en conséquence,
  • Utiliser un revêtement de sol fini mat, non réfléchissant, pour toutes les surfaces.
Bonne mise en scène lumineuse qui met l'accent sur les B.E.V., les quais et les espaces de cirulation Bonne mise en scène lumineuse qui met l’accent sur les B.E.V., les quais et les espaces de cirulation.
Nombreux reflets Nombreux reflets.
Positionnement et orientation des sources lumineuses
  • Coordonner le positionnement des sources lumineuses avec le positionnement des autres installations relatives notamment à la signalétique. En effet, l’implantation d’éléments architecturaux, de mobiliers ou d’un panneau, peut gêner la diffusion de l’éclairage et influer l’interprétation de l’espace.
  • Éviter la vision directe des sources lumineuses pour ne pas éblouir la personne.
    Un éclairage situé sous la hauteur des yeux peut être inconfortable pour tous et éblouissant pour les personnes malvoyantes. Il peut provoquer des situations d’insécurité, dans les escaliers par exemple.
    La source lumineuse ne doit donc pas être visible par l’usager et elle ne doit pas créer de luminosité forte localisée. _ Par ailleurs, l’implantation des luminaires peut former une ligne directrice afin de donner à la personne un axe d’orientation,
L'éclairage forme ici une ligne directive créant un axe d'orientation L’éclairage forme ici une ligne directive créant un axe d’orientation.
Exemple d'éclairage sous la hauteur des yeux Exemple d’éclairage sous la hauteur des yeux.
  • L’éclairage ne doit pas créer de reflets gênants ou de zones d’ombre notamment sur les panneaux d’information.
Reflets sur la signalétique Reflets sur la signalétique.
Éclairage spécifique
  • Accentuer l’éclairage sur les points de vigilance du cheminement (escaliers, quais, etc.) permet de limiter les risques de chute.
  • _ Ces aménagements devront être soulignés par une intensité lumineuse particulière et/ou intensifiés par un contraste fort de ces aménagements par rapport à l’environnement immédiat (cf. chapitre B, « Contraste »).
  • Valoriser les éléments clés de la chaîne du déplacement (accueil, panneaux d’information, signalétique, ligne de contrôle ou valideurs, portes, etc.) par un éclairage dirigé.

Il faut alors veiller à ne pas créer de reflets ou d’éblouissement : le choix des matériaux, et des couleurs de ces éléments, est donc primordial et sera abordé dans les deux chapitres suivants.

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3. Références règlementaires

Arrêté du 30 novembre 2007 [zip - 99.1 ko] modifiant l’arrêté du 1er août 2006 fixant les dispositions prises pour l’application des articles R. 111­19 à R. 111-19-3 et R. 111-19-6 du code de la construction et de l’habitation relatives à l’accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public et des installations ouvertes au public lors de leur construction ou de leur création :

À l’article 14 de l’arrêté du 1er août 2006 susvisé, l’alinéa :

« Il doit permettre d’assurer des valeurs d’éclairement mesurées au sol d’au moins :

  • 20 lux en tout point du cheminement extérieur accessible ;
  • 200 lux au droit des postes d’accueil ;
  • 100 lux en tout point des circulations intérieures horizontales ;
  • 150 lux en tout point de chaque escalier et équipement mobile ; est complété par :
  • 50 lux en tout point des circulations piétonnes des parcs de stationnement ;
  • 20 lux en tout autre point des parcs de stationnement. »

Une circulaire apporte quelques précisions sur ces valeurs :
Circulaire interministérielle n°2007-53 DGUHC du 30 novembre 2007 [zip - 24.9 Mo] relative à l’accessibilité des établissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des bâtiments d’habitation :

« Ces valeurs ne sont que des minima qu’il peut être nécessaire de dépasser ponctuellement pour des raisons de sécurité d’usage ou pour faciliter le repérage et le guidage… »
« Le renforcement de la qualité de l’éclairage ne se traduit pas nécessairement par une augmentation de la valeur d’éclairement, mais peut par exemple passer par une attention particulière portée au choix et à la disposition des luminaires ou à la couleur de la lumière. »

Arrêté du 1er août 2006 [zip - 129.9 ko] fixant les dispositions prises pour l’application des articles R. 111-19 à R. 111-19-3 et R. 111-19-6 du code de la construction et de l’habitation relatives à l’accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public et des installations ouvertes au public lors de leur construction ou de leur création :

« Les espaces ou équipements destinés à la communication doivent faire l’objet d’une qualité d’éclairage renforcée. »

Système ferroviaire transeuropéen conventionnel et à grande vitesse [zip - 1.4 Mo]
Spécification technique d’interopérabilité
Domaine d’application : Sous-systèmes Infrastructure et Matériel roulant
Aspect : Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite :

cf. chapitre 4.1.2.10 et 4.2.2.5 Éclairage

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B. Contraste

Définition et méthode de calcul

Un contraste est une différence entre l’indice de réflexion de la lumière de l’élément à repérer et l’indice de réflexion de la lumière de son environnement. La règle de calcul communément admise est :

Contraste (%) = (i1 – i2) / i1 x 100
i1 = indice de réflexion de la lumière de la couleur pâle.
i2 = indice de réflexion de la lumière de la couleur foncée
(cf. recueil voirie/bâti, fiche n°1, Ambiance visuelle : éclairage et contraste - signalétique]).

Selon la STI PMR (chapitre 4.3, « Définition des termes utilisés dans la présente STI »), le « contraste de luminance » est le contraste entre deux surfaces, calculé selon la formule suivante :

K = (Lo-Lh) / Lo + Lh
K = contraste
Lo = luminance de l’objet
Lh = luminance du fond ou de la surface contiguë

Lorsqu’un contraste est requis pour faciliter le repérage d’un élément (nez de marche, porte, etc.), la différence entre l’indice de réflexion de la lumière de l’élément à repérer et l’indice de réflexion de la lumière de son environnement devrait être d’au moins 70%, ou d’une valeur minimale de K égale à 0,3.

1. Besoins en terme de contraste

Le contraste entre plusieurs éléments permet aux personnes malvoyantes de bien repérer les différents aménagements et améliore la sécurité lors des déplacements. Les besoins sont :

  • Pouvoir localiser facilement une signalétique, un équipement ou un dispositif,
  • Pouvoir interpréter les espaces et les cheminements pour un déplacement en sécurité et en autonomie,
  • Pouvoir repérer les points de danger (abords de quais et d’escaliers, obstacles, etc.),
  • Pouvoir utiliser en autonomie les équipements.

2. Points de vigilance

Repérage dans l’espace et déplacements
  • Contraster les cheminements par un contraste de couleurs entre le sol, les murs et le plafond (cf. recueil voirie/bâti, fiche n°2, « Cheminements »),
  • Contraster les escaliers par un contraste de couleurs de tous les nez de marche, et de la première et de la dernière contremarche par rapport à la marche. Pour les escaliers mécaniques, le contraste des nez de marche permet en plus de visualiser le sens de déplacement et son fonctionnement (cf. recueil voirie/ bâti, fiche n°4 Escaliers et fiche n°5 Équipements mécaniques),
  • Contraster les obstacles par rapport à leur environnement immédiat,
  • Éviter les revêtements qui peuvent créer de la confusion tels que les revêtements de sol à gros motifs ou l’alternance de couleurs au sol.
Les motifs devant l'escalier central créent une confusion avec les marches Les motifs devant l’escalier central créent une confusion avec les marches.

Repérage des différents dispositifs
  • Contraster simultanément la signalétique par rapport à son support et le support par rapport à son environnement,
  • Contraster les différents équipements par rapport à leur environnement immédiat,
  • Contraster les boutons de commande et les différents éléments composant un équipement pour permettre aux personnes malvoyantes de les utiliser en autonomie.

3. Références règlementaires

Arrêté du 1er août 2006 [zip - 129.9 ko] fixant les dispositions prises pour l’application des articles R. 111-19 à R. 111-19-3 et R. 111-19-6 du code de la construction et de l’habitation relatives à l’accessibilité aux personnes handicapées des établissements recevant du public et des installations ouvertes au public lors de leur construction ou de leur création :

« Les équipements et le mobilier doivent être repérables grâce notamment à un éclairage particulier ou à un contraste visuel. »

Arrêté du 13 juillet 2009 [zip - 104.6 ko] relatif à la mise en accessibilité des véhicules de transport public guidé urbain aux personnes handicapées et à mobilité réduite :

Paragraphe 3.4. Contraste visuel

« Pour faciliter la détection de certains équipements et la lecture de la signalétique et des informations, un contraste visuel est nécessaire. Le choix des matériaux supports et des couleurs ainsi que la qualité d’éclairage contribuent au contraste en luminance et en couleur. Un contraste de luminance est mesuré entre les quantités de lumière réfléchies par l’objet et par son support direct ou son environnement immédiat, ou entre celles réfléchies par deux éléments de l’objet. Le contraste de luminance doit être d’au moins 70 %. Un contraste équivalent peut également être recherché d’une manière chromatique, au moyen d’une différence de couleur entre deux surfaces. »

cf. également : Arrêté du 15 janvier 2007 [zip - 362.4 ko] portant application du décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006, relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces publics (J. O. du 3 février 2007).

Circulaire interministérielle n°2007-53 DGUHC du 30 novembre 2007 [zip - 24.9 Mo] relative à l’accessibilité des établissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des bâtiments d’habitation :

Annexe 8

« Le caractère « non réfléchissant » doit être apprécié à l’état « sec » du sol ou de son revêtement.
Réaliser un contraste visuel par la couleur ou l’éclairage au droit du ressaut permet aux personnes malvoyantes ainsi qu’aux personnes présentant des difficultés de locomotion (personnes se déplaçant avec des cannes, personnes âgées, etc.) de le repérer et d’éviter de trébucher ».

Système ferroviaire transeuropéen conventionnel et à grande vitesse [zip - 1.4 Mo]
Spécification technique d’interopérabilité
Domaine d’application : Sous-systèmes Infrastructure et Matériel roulant
Aspect : Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite :

cf. le paragraphe 4.3, « Définition des termes utilisés dans la présente STI ».

C. Signalétique

Comme évoqué dans les deux parties précédentes, la signalétique ne peut s’envisager seule, elle doit être pensée et installée en coordination avec l’éclairage afin d’être mise en valeur et bien lisible. La conception et l’installation de la signalétique sont importantes pour répondre aux besoins des personnes déficientes visuelles.

1. Besoins en terme de signalétique

Les personnes déficientes visuelles doivent pouvoir repérer et interpréter rapidement la signalétique. Par conséquent, elle doit être facilement repérable et lisible. Pour cela, différents éléments sont à prendre en compte.

2. Points de vigilance

Principes généraux

La signalétique constitue une chaîne d’informations au service du déplacement : le voyageur doit pouvoir se déplacer d’un point à un autre sans rupture de cette chaîne. Ainsi, la constante de localisation et l’homogénéité de la signalétique aident le voyageur déficient visuel à trouver l’information, car il sait où la chercher naturellement.
Les différents types de signalétique : localisation, direction, identification et informations générales, peuvent être distingués par des fonds de couleurs différentes, en veillant au bon contraste texte/pictogramme (cf. paragraphe précédent), et au respect de ces codes couleur sur toute la chaîne de déplacement.

La signalétique visuelle doit être relayée par une signalétique sonore et tactile, suivant les circonstances (cf. fiche n° 6, Ambiance sonore), ces adaptations devant faire l’objet de concertations avec les associations.

Textes et pictogrammes

Pictogrammes

Le choix des pictogrammes contribue à la clarté et la simplicité de la signalétique.

Lorsque l’information est transmise sous forme de pictogramme, il faut veiller à sa simplicité pour une meilleure compréhension, et la doubler d’un message écrit dont la lecture est facilement accessible aux personnes malvoyantes.

La simplification et l’uniformisation des pictogrammes ayant le même sens (information / accueil, toilettes, café, etc.) en faciliteront la reconnaissance.

Si plusieurs informations directionnelles sont présentes sur le même panneau, une séparation nette de ces informations par un trait continu et d’une épaisseur proportionnelle à la taille des caractères est nécessaire.

La position des flèches directionnelles sur ces panneaux doit être constante et lisible.

Police de caractères

Des polices de caractères simples et régulières du type Arial ou Verdana sont à privilégier.

Il faut favoriser l’utilisation du bas de casse (caractères minuscules). Pour une personne malvoyante, l’alternance visible des majuscules et des minuscules peut permettre de déchiffrer un groupe de mots sans distinguer précisément chacune des lettres.

Taille des caractères

La taille des caractères doit éviter de descendre sous les 15 mm de hauteur (hauteur du « e » en minuscule). Pour les mots en gras, il convient d’accroître la chasse (espacement entre deux caractères).
Par ailleurs, respecter un interligne de 1,5 ligne et privilégier l’alignement du texte à gauche (texte en drapeau) permettent une meilleure lecture pour les personnes malvoyantes.

NB : pour la calligraphie, se reporter aux normalisations de l’AFNOR : « Référentiel de bonnes pratiques – prise en compte de l’accessibilité – signalétique. Référence -BP X 35-072. 1° tirage : mai 2005 ».

Choix des couleurs

La couleur du panneau doit permettre un contraste d’au moins 70% avec l’environnement immédiat. Si le contraste est insuffisant, une bordure de couleur, d’une largeur équivalente de 10% de la largeur du panneau, peut permettre d’obtenir le contraste recherché.

Pour être percutant, dans le cas d’une couleur ayant une signification précise, il convient de privilégier les couleurs « franchement tran­chées » en associant deux couleurs au maximum (cf. recueil voirie/bâti, fiche n° 1, Ambiance visuelle : éclairage et contraste - signalétique).

La couleur des caractères ou des pictogrammes doit permettre un contraste d’au moins 70% avec la couleur du panneau. « L’inversion vidéo » (caractères clairs sur fond foncé) permet une meilleure perception du message. Cette technique est plus lisible que les caractères foncés sur fond clair, car moins éblouissante. En effet, la surface claire qui reflète la lumière est moins présente alors que les couleurs foncées absorbent au contraire la lumière.

Par ailleurs, « l’inversion vidéo » permet de mieux distinguer les supports d’information dans le cas d’un environnement immédiat généralement clair.

Le panneau en « inversion vidéo » est bien contrasté par rapport à l'environnement immédiat Le panneau en « inversion vidéo » est bien contrasté par rapport à l’environnement immédiat.
Le panneau n'est pas contrasté par rapport à l'environnement immédiat Le panneau n’est pas contrasté par rapport à l’environnement immédiat.

L’utilisation de diodes pour l’écriture des informations ne doit pas engendrer le phénomène de « vibration lumineuse » qui est particulièrement gênant pour les personnes déficientes visuelles.

Signalétique et éclairage

Un éclairage mal dirigé peut rendre illisible une signalétique. Il peut au contraire la mettre en valeur en facilitant son repérage et en améliorant sa lisibilité si l’éclairage est adapté. _ Pour éviter les reflets ou les contre-jours sur ces panneaux afin de ne pas en gêner la lecture, l’utilisation de surfaces planes et non réfléchissantes est à privilégier.

Éclairage éblouissant rendant la lecture impossible Éclairage éblouissant rendant la lecture impossible.

Le rétro éclairage de la signalétique favorise sa lisibilité, et, de ce fait, ne nécessite pas d’éclairage spécifique. Cependant, on veillera à ne pas créer d’éblouissement direct de ces panneaux. Ainsi, une inversion vidéo est d’autant plus recommandé.

Bonne lisibilité des informations et lecture de près possible Bonne lisibilité des informations et lecture de près possible.

Implantation de la signalétique

Hauteur / positionnement

La signalétique doit aider au déplacement. Si un panneau déborde de son socle à une hauteur inférieure à 2,20 m, un rappel de son encombrement au sol et un bon contraste vis-à-vis de son environnement sont à prévoir (cf. recueil voirie/bâti, fiche n°2, Cheminements et revêtements de sol en voirie et dans les E.R.P.).

Les panneaux directionnels doivent être installés au niveau des embranchements de plusieurs cheminements possibles, à l’endroit où naturellement l’information est attendue, c’est-à-dire dans l’axe de cheminement. Ces panneaux sont à placer en hauteur pour être repérés de loin et non cachés par le flux des voyageurs. Ils doivent également être rappelés à hauteur des yeux à l’équerre des panneaux.

L’idéal est qu’une personne puisse se rapprocher jusqu’à 5 cm du panneau. Ce dernier doit être alors positionné à hauteur de visage et ne pas comporter d’obstacles immédiats.

3. Références règlementaires

Circulaire interministérielle n°2007-53 DGUHC du 30 novembre 2007 [zip - 24.9 Mo] relative à l’accessibilité des établissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des bâtiments d’habitation :

Annexe 8 : Information et signalisation Visibilité :

« Les supports d’information doivent répondre aux exigences suivantes :

  • être contrastés par rapport à leur environnement immédiat ;
  • permettre une vision et une lecture en position « debout » comme en position « assis » ;
  • être choisis, positionnés et orientés de façon à éviter tout effet d’éblouissement, de reflet ou de contre-jour dû à l’éclairage naturel ou artificiel ;
  • s’ils sont situés à une hauteur inférieure à 2,20 m, permettre à une personne malvoyante de s’approcher à moins d’1 m. »

Lisibilité

« Les informations données sur ces supports doivent répondre aux exigences suivantes :

  • être fortement contrastées par rapport au fond du support ;
  • la hauteur des caractères d’écriture doit être proportionnée aux circonstances : elle dépend notamment de l’importance de l’information délivrée, des dimensions du local et de la distance de lecture de référence fixée par le maître d’ouvrage en fonction de ces éléments.

Lorsque les informations ne peuvent être fournies aux usagers sur un autre support, la hauteur des caractères d’écriture ne peut en aucun cas être inférieure à :

  • 15 mm pour les éléments de signalisation et d’information relatifs à l’orientation ;
  • 4,5 mm sinon. »

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Aspect : Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite :

cf. le paragraphe 4.1.2.11 -Information visuelle : signalisation, pictogrammes et information dynamique.

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