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Bulletin 17 du 20 octobre 2010

Bulletin CFPSAA-Infos

N°2010 - 17 – 20 octobre 2010

SOMMAIRE

1) EDITORIAL

2) L’AGEFIPH A NOUVEAU « RACKETTEE » PAR L’ETAT

3) COMMUNIQUE COMMUN AUX ASSOCIATIONS ET ORGANISATIONS SYNDICALES REPRESENTEES AU COMITE NATIONAL DU FIPHFP

4) INVESTIR SUR LA SOLIDARITE

APPEL INTERASSOCIATIF

5) COMMUNIQUE SUR L’AVANCEE DE L’ACTUALISATION DE LA FORMATION DES INSTRUCTEURS DE LOCOMOTION

6) LE CSA INTERVIENT EN FAVEUR DES AVEUGLES OU MALVOYANTS

7) LA CFPSAA RECRUTE UN PANEL DE TELESPECTATEURS D’AUDIODESCRIPTION

8) CONFERENCE « INTEGRATION DES JEUNES DEFICIENTS VISUELS DANS LA VIE SCOLAIRE ET L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR »

9) LUNDI 27 SEPTEMBRE – TRANSPORTS – DANS LE NOIR

10) ENCORE UNE INJUSTICE

11) GUIDE DE CONSEILS PRATIQUES PUBLIE PAR L’ANPEA

12) STAGES DE GRAPHISME TACTILE 2010-2011

1) EDITORIAL

C’est toujours avec grand plaisir que je vous retrouve pour quelques mots en début de ce bulletin.

Je ne vous apprendrai rien en disant que les dernières semaines ont été « agitées » ce qui n’a heureusement pas trop perturbé le travail de notre Confédération.

Notre semaine d’information sur la déficience visuelle s’est déroulée comme prévu du 27 septembre au 1er octobre, ouverte par la journée « porte ouverte » des écoles de chiens guides le dimanche 26 septembre, clôturée par les traditionnelles Journées Nationales des Associations d’Aveugles et de malvoyants (JNAA) les 2 et 3 octobre. Que dire de tout cela ?

Tout d’abord, remercier chaleureusement nos associations membres qui ont pris en charge l’organisation des conférences de presse, tout spécialement Marion BOUCHERAT de l’ANMCGA qui s’est personnellement beaucoup investie pour le succès de cette semaine. Si nous sommes aujourd’hui 30 membres, une petite dizaine d’entre nous s’est mobilisée, c’est encore trop peu mais mieux que l’an passé et, je l’espère « moins bien » que les prochaines années. Un grand merci aussi à nos partenaires, tout spécialement la RATP, la SNCF, l’Université de Lyon II, la Bibliothèque Nationale de France, leur soutien nous a été très précieux.

Constater que toutes les conférences, auxquelles j’ai pu participer personnellement à l’exception de celle sur la recherche médicale à Montpellier, ont été particulièrement réussies et intéressantes :

- Vous avez pu lire un bref compte rendu de celle sur l’accessibilité dans le document de notre Commission, diffusée récemment aux lecteurs de notre bulletin d’information. A cette occasion, le lancement de notre magnifique brochure sur « l’Accessibilité dans les transports » créait l’événement, vous pouvez la télécharger gratuitement ou la consulter sur notre site.

- L’après-midi consacrée à l’emploi fut particulièrement riche, elle a permis de constater le dynamisme du « Club Emploi » du GIAA, mais aussi de l’Association « Baisser les Barrières » ou de la toute nouvelle Association « Union Professionnelle des Travailleurs Handicapés Indépendants » (UPTIH) qui vous sera présentée dans notre prochain bulletin. Des expériences très positives ont été mises en avant, mais notre ami Edouard FERRERO (qui nous représente au sein du FIPHFP) n’a pas caché les difficultés rencontrées au quotidien par les fonctionnaires handicapés visuels. Un compte rendu est en cours de préparation.

- Les Nouvelles Technologies ont été évoquées le mercredi à l’Institut de la Vision, le court métrage qui présente « éticode » a particulièrement retenu l’attention des participants, mais aussi le logiciel qui permet d’utiliser un téléphone à clavier sensitif et celui qui permet de lire à haute voix un document à partir de la photo prise par un téléphone portable. Tout cela, j’en suis certain, va révolutionner notre avenir dans très peu de temps, à condition, et j’ai insisté sur ce point, que les utilisateurs soient associés aux travaux des chercheurs tout au long des développements de ces matériels/logiciels.

- A Lyon, le jeudi matin, nous parlions de l’intégration des lycéens et étudiants aveugles ou malvoyants au lycée ou à l’Université. Vous trouverez dans ce bulletin un bref compte rendu de cette matinée, l’expérience du Centre de Ressources utilisé par les SAAAIS des départements de la région Rhône-Alpes ou encore celle des étudiants de l’Institut de Formation en masso-kinésithérapie qui fréquentent l’Université pour certains cours tout en gardant des enseignements spécifiques pour d’autres ont captivé l’auditoire. Les débats ont été francs et cordiaux, animés par Jacques CHARLIN Vice-président de l’Université Lyon II bien connu de nous tous.

- Enfin, la dernière matinée mais non la moindre a réuni, à la Bibliothèque Nationale de France de très nombreux partenaires (Associations, Services Publics, éditeurs) concernés par « l’Accès au livre ». Certes les explications furent parfois techniques, mais chacun y trouva son compte, la tâche confiée aux deux nouveaux groupes de travail mis en place par la CFPSAA « DAISY » et « Accès au livre » apparaît donc clairement. Bon courage, car beaucoup reste encore à faire pour nous ouvrir en grand les portes de l’écrit.

- Regretter l’absence de la presse, tant écrite qu’audio visuelle. Un passage sur BFM TV, un article dans « le Monde de l’Economie » sont à ce jour les seuls résultats concrets, les JNAA ayant même été moins médiatisées que l’an passé. Diverses raisons peuvent expliquer ce manque d’audience : l’actualité fort chargée, le trop grand nombre de conférences durant la semaine, je pense surtout que seuls les événements médiatiques retiennent l’attention des journalistes. Nous devons nous interroger sur la forme que nous donnerons à cette « semaine d’information » l’an prochain, vos idées sont les bienvenues.

Le 8 octobre, nous étions reçus à Bruxelles par le Commissaire BARNIER, avec qui nous avons pu évoquer, durant un entretien très constructif de près d’une heure, les points suivants : échange des fichiers d’ouvrages accessibles entre les pays d’Europe, accessibilité des Nouvelles Technologies (matériels et logiciels) dans le « Marché Unique », (téléphone, radio/télévision numérique) enfin « Accessibilité de tout pour tous ». Michel BARNIER a promis de nous aider, soit directement, soit en nous permettant d’être reçus très rapidement par ses collègues Commissaires en charge de ces différentes questions. Non, l’Europe n’est pas un vain mot, c’est dans ce cadre que seront bientôt fixées des règles qui s’imposeront à tous, nous devons en tenir compte dans nos démarches.

Le 13, le CNCPH a fixé les échéances à respecter pour préparer la prochaine Conférence Nationale du Handicap qui aura lieu en juin prochain. Avant fin février, chaque groupe de travail devra remettre un rapport sur l’application de la loi de 2005 dans le secteur dont il s’occupe, et faire des propositions à soumettre au Gouvernement. Comme il y a déjà trois ans, un document soumis au Parlement sera préparé par le Gouvernement à l’issue de cette conférence. Quels progrès ? Quels obstacles ? Quelles attentes ? Voilà les questions auxquelles nous devrons répondre. De plus, dès le début de 2011, s’ouvriront les consultations au sujet de la « dépendance », un dossier difficile aux enjeux financiers importants dont nous reparlerons.

Enfin, les 15 et 16 octobre, le Président et la Directrice de l’INJA, ainsi que le Président de la CFPSAA (également Administrateur de l’Institut de Paris) ont activement participé au congrès organisé pour marquer le 170ème anniversaire de l’Institut des Aveugles de Milan. Vous trouverez dans le prochain bulletin l’exposé présenté par moi sur « l’Emploi des Personnes Handicapées au sein des frontières de l’Europe ».

Nous préparons le rendez-vous avec Nadine MORANO prévu jeudi prochain, après quoi je prendrai quelques jours de vacances en famille jusqu’au 5 novembre. Ne soyez donc pas surpris si, durant cette période, vous ne pouvez me joindre.

Les appels à bénévoles que nous lançons au travers de ce bulletin ne suscitent que bien peu de réactions, ce qui, je dois le dire, n’ est guère encourageant. Nous avons pourtant besoin de vous pour lire des revues étrangères, traduire certains articles intéressants et nous les communiquer ; constituer un panel pour faire connaître aux chaînes télévisées nos réactions et attentes en matière d’audiodescription : un article ci-dessous vous explique de quoi il s’agit, un communiqué reproduit ci-dessous vous informe des engagements du CSA en la matière. Je n’ose pas imaginer réduire nos activités par manque de bonnes volontés pour nous aider, c’est pourtant ce qui risque d’arriver !

Vous trouverez aussi dans ce bulletin :

- Quatre communiqués, l’un regrettant une fois encore la « main mise » de l’Etat sur les fonds collectés par l’AGEFIPH, ce qui réduit ses possibilités d’intervention au profit des travailleurs handicapés ; le deuxième émanant du Comité National du FIPHFP s’exprimant sur le projet de loi de finances 2011 ; le troisième lançant un appel à solidarité dont nous sommes signataires. Le dernier faisant le point sur l’avancement du dossier « refonte de la formation des instructeurs de locomotion » porté par la CFPSAA en très étroite collaboration avec d’autres associations que nous remercions vivement de leur précieux concours.

- Une dépêche de l’AFP mettant en avant le rôle du CSA dans la progression de l’audiodescription ;

- Une annonce de la CFPSAA pour recruter un panel de téléspectateurs dans le but d’améliorer toujours plus l’audiodescription

- Le compte rendu de la conférence « Intégration des jeunes déficients visuels dans la vie scolaire et l’enseignement supérieur » qui s’est tenue le 30 septembre à Lyon

- Un article tiré de « Yanous ! » sur la journée de la Semaine d’Information sur la Déficience Visuelle consacrée à l’accessibilité aux transports.

- Un non-voyant s’estime victime d’une grave injustice : il gagne moins en travaillant que s’il restait à ne rien faire : nous publions son témoignage ;

- L’ANPEA annonce la publication d’un guide de conseils pratiques pour les parents et les proches de tout-petits aveugles et malvoyants « patati et pas à pas » : une très heureuse initiative !

- L’annonce des stages de graphisme tactile 2010-2011, soyez nombreux à y participer.

Je vous souhaite d’agréables fêtes de Toussaint et vous dis à très bientôt.

Philippe CHAZAL

Président de la CFPSAA.

2) L’AGEFIPH A NOUVEAU « RACKETTEE » PAR L’ETAT

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 7 octobre 2010

Le collège associatif du Conseil d’Administration de l’Agefiph représenté par l’APAJH, l’APF, la CFPSAA, la FNATH, l’UNAPEI et l’UNISDA s’indigne d’une nouvelle ponction sur le budget de l’Agefiph de 60M€ sur 2 ans, inscrite dans l’article 97 de la loi de finance 2011, et destinée à financer le marché public de formation passé par l’Etat auprès de l’AFPA et que celui-ci n’est pas en capacité d’honorer. Ce prélèvement vient s’ajouter aux 50 millions d’euros déjà ponctionnés en 2008 et cela à nouveau sans aucune concertation préalable avec le Conseil d’Administration de l’Agefiph.

Cette décision confirme le désengagement de l’Etat des politiques d’emploi menées en faveur des travailleurs handicapés et les exclue inexorablement des politiques de droit commun. Une telle orientation va à l’encontre des dispositions inscrites dans la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et de la volonté du Président de la République de favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap.

Au-delà de cette ponction, l’Etat transfère aussi à l’Agefiph, sans financements complémentaires, des charges pérennes qui relevaient jusqu’ici du service public comme la reconnaissance de la lourdeur du handicap (RLH) dès 2011 et la gestion de 86 000 déclarations (réalisées par entreprises ou établissements) concernant l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH) en 2012.

Ces prélèvements importants et successifs ainsi que les transferts de charges vont impacter de façon irréversible le budget de l’Agefiph et donc mécaniquement, diminuer les aides accordées aux travailleurs handicapés et aux entreprises pour leur insertion professionnelle.

L’APAJH, l’APF, le CFPSAA, la FNATH, l’UNAPEI et l’UNISDA s’inquiètent des répercutions de ces mesures sur l’emploi des personnes en situation de handicap, déjà très durement touchées par le chômage et demandent le maintien des moyens de l’Agefiph pour permettre aux travailleurs handicapés de trouver un emploi, de se former ou de se maintenir dans leur emploi.

3) COMMUNIQUE COMMUN AUX ASSOCIATIONS ET ORGANISATIONS SYNDICALES REPRESENTEES AU COMITE NATIONAL DU FIPHFP

11 octobre 2010

Le Comité National du FIPHFP (Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique), composé de représentant(e)s des employeurs des trois Fonctions Publiques, des organisations syndicales représentatives du secteur et d’associations regroupant des personnes handicapées vient de s’exprimer sur le projet de loi de finances (PLF) 2011 :

« Le FIPHFP est directement lié par convention à l’Agefiph suivant les dispositions de la loi Handicap de 2005.

Le Comité National du FIPHFP demande au Gouvernement de revenir sur le dispositif du projet de loi de finances (PLF) 2011 transférant à l’Agefiph l’essentiel des prérogatives concernant l’insertion des travailleurs handicapés (de la formation au niveau du contrôle d’emploi).

Ces modifications aboutissent à un désengagement complet de l’Etat, en contradiction avec les principes mêmes de la loi de 2005. »

Avis formulé par le Comité National réuni le vendredi 8 octobre 2010 (une abstention).

Membres du FIPHFP

Syndicats : CFDT, CGC, CGT, CFTC, FO, FSU, UNSA, Solidaires

Associations : APAJH, APF, CFPSAA, FFAIMC, FNATH, UNAFAM, UNAPEI, UNISDA

4) INVESTIR SUR LA SOLIDARITE APPEL INTERASSOCIATIF

Le mardi 14 septembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

Une cinquantaine d’organisations associatives du champ sanitaire et social tirent la sonnette d’alarme et appellent à une mobilisation citoyenne pour la solidarité ! Les associations et citoyens sont appelés à se mobiliser et à rejoindre le mouvement en signant l’appel sur www.investirsurlasolidarite.org .

Les conséquences sociales et humaines de la crise économique ajoutées à celles de la crise de l’endettement public préoccupent au plus haut point les associations chargées de la mise en œuvre des principes de la solidarité. Elles constatent sur le terrain la montée des périls humains et sociaux.

A ces crises notre société répond plus que jamais par le repli sur soi. Par ailleurs, les politiques sociales paraissent toujours davantage subordonnées aux seuls objectifs économiques et, maintenant, aux seuls objectifs financiers.

Ce sont, inévitablement, les plus fragiles qui vont, les premiers, faire les frais de cette décadence de la solidarité (personnes handicapées, malades, personnes âgées, personnes en situation d’exclusion sociale et professionnelle, etc.). Ce sont des droits fondamentaux de la personne qui disparaissent (droit à la santé, droit au travail, droit à une vie décente, etc.).

Aujourd’hui, nos associations, qui s’efforcent de maintenir le lien social dans cette période troublée, sont mises en cause dans leurs missions, comme parfois dans leur existence, pour de multiples décisions désordonnées de réduction des financements publics. Qu’elles émanent de l’État, des collectivités locales, ou encore des organismes de sécurité sociale, les décisions, auxquelles s’ajoutent des réformes financières lourdes de conséquences, comme celle de la tarification des Établissements sanitaires et médico-sociaux, ne paraissent guidées par aucune cohérence, ni aucune autre logique d’ensemble que la réalisation d’économies.

Ainsi la solidarité devient actuellement la variable d’ajustement des politiques publiques. Cette solidarité, base de notre protection sociale, valeur fondamentale du pacte républicain, doit être défendue.

Elle est à la fois une nécessité immédiate, économique et humaine, et un investissement de long terme.

Nous, associations de solidarité qui représentons des millions de personnes (adhérents, bénévoles usagers, salariés de nos services et établissements), nous estimons qu’il est, plus que jamais, temps de reposer les bases d’une société dans laquelle la solidarité est partagée par tous.

Nous lançons donc un appel citoyen pour un avenir solidaire et une société activement respectueuse des droits fondamentaux de chacun.

Et l’avenir commence aujourd’hui !

Liste des organisations signataires :

ADEPO et FEDE – ADEPO - Association de Défense des Polyhandicapés et Fédération Nationale des Associations de Familles de Polyhandicapés

AD-PA - Association des Directeurs au service des Personnes Âgées

AIDES

AFAF - Association Française de l’Ataxie de Frieidreich

AFEH - Association des Familles d’Enfants Handicapés de La Poste et de France Télécom

AFH - Association Française des Hémophiles

AFM - Association Française contre les Myopathies

AFSEP - Association Française des Sclérosés En Plaques

AIRe – Association des ITEP et de leurs Réseaux

AMMi - Association contre les Maladies Mitochondriales

ANECAMSP – Association Nationale des Équipes Contribuant à l’Action Médico Sociale Précoce

ANPAA - Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie

ANPEA - Association Nationale des Parents d’Enfants Aveugles ou gravement déficients visuels avec ou sans handicaps associés

ANPIHM - Association Nationale Pour l’Intégration des personnes Handicapées Moteurs

APF - Association des Paralysés de France

APTH – Association pour le Partenariat Travail Handicap Emploi

Association Française des Polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques

CESAP - Comité d’Études, d’Éducation et de Soins Auprès des Personnes Polyhandicapées

CFHE - Conseil Français des personnes Handicapées pour les questions Européennes

CFPSAA - Confédération Française Pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes

Choisir sa vie

CIAH 66 - Collectif Inter Associatif Handicap 66

CISS – Collectif Inter associatif sur la Santé

CLAPEAHA - Comité de Liaison et d’Action des Parents d’Enfants et d’Adultes atteints de Handicaps Associés

CNAFAL - Conseil National des Associations Familiales Laïques

Conférence des Gestionnaires

Conseil National Handicap

Ensemble pour une santé solidaire

Eucrea France

FAGERH - Fédération des Associations Gestionnaires et des Établissements de Réadaptation pour personnes en situation de Handicap

Fédération ANPEDA - Fédération Nationale des Parents d’Enfants Déficients Auditifs

Fédération d’Aide à la Santé Mentale – Croix Marine

FEP - Fédération de l’Entraide Protestante

FFAIMC - Fédération Française des Associations d’Infirmes Moteurs Cérébraux

Fibromyalgie France

Fibromyalgie SOS

FMDC - Fondation Maison des Champs

FMH - Fédération des Malades et Handicapés

FNAPAEF – Fédération Nationale des Associations de Personnes Âgées Et de leurs Familles

FNAPSY - Fédération Nationale des Association d’Usagers en Psychiatrie

FNATH – Association des Accidentés de la vie

France GENEROSITES

FRANCE ALZHEIMER

GIHP National – Groupement pour l’Insertion des Personnes handicapées Physiques

GRAF : Groupement régional de Paris Ile de France des Associations de Familles de Malades Hospitalisés en Long Séjour (USLD)

GRATH - Groupe de Réflexion et Réseau pour l’Accueil Temporaire des personnes en situation de Handicap

Groupe Polyhandicap France

Handi-Social

L’ADAPT - Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées

LDH - Ligue des Droits de l’Homme

Les petits frères des Pauvres

Les Tout Petits

L’oeuvre FALRET

ONES - Organisation Nationale des Éducateurs Spécialisés

Renaloo

Réseau de résistance contre la misère et la précarité

Trisomie 21 France

UNA – Union Nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles

UNAF – Union Nationale des Associations Familiales

UNAPEDA - Union Nationale des Associations de Parents d’Enfants Déficients Auditifs

Union Syndicale de la Psychiatrie

UNIOPSS - Union Nationale Interfédérale des Ouvres et organismes Privés Sanitaires et Sociaux

UNISDA - Union Nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif

Vaincre la mucoviscidose

5) COMMUNIQUE SUR L’AVANCEE DE L’ACTUALISATION DE LA FORMATION DES INSTRUCTEURS DE LOCOMOTION

Septembre 2010.

En avril 2008, le CNPSAA a constitué une commission avec les partenaires suivants : FFAC, FISAF, Université Paris 5, AILDV, AVJADV, un représentant du Ministère des Affaires Sociales, FAF Access Formation, pour actualiser la formation des Instructeurs de Locomotion et inscrire ce métier au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles). Cette démarche devrait permettre de créer un diplôme unique commun à tous les secteurs (médico-social, sanitaire, associatif, etc.), de former un plus grand nombre d’Instructeurs de Locomotion et de répondre ainsi au plan Déficients Visuels 2008/2011 pour une intégration pleine et entière des personnes aveugles et malvoyantes à la vie de la Cité.

Pour ce faire, le CNPSAA a demandé au réseau DRIF (Direction Régionale de l’Ingénierie de Formation) de prendre en charge la rédaction des référentiels nécessaires à l’inscription au RNCP.

Actuellement le référentiel professionnel est finalisé, grâce à la collaboration des différents partenaires sollicités. Très prochainement les référentiels de formation et de certification seront rédigés.

En parallèle du travail de rédaction du référentiel de formation un groupe de travail (constitué de représentants de l’AILDV, de l’AVJADV, du DU Basse vision, de la FAF Access Formation et de la FISAF) s’est constitué pour mettre en place un tronc commun aux métiers de la déficience visuelle. Celui-ci deviendrait un préalable à des formations de spécialisation comme notamment, Instructeur de locomotion, Instructeur en AVJ, Basse vision, etc. et est naturellement lié au contenu du référentiel de formation (à venir) des Instructeurs de locomotion. Tout ceci devrait donc conduire à une modification de l’arrêté de 1997 déterminant les conditions d’obtention du CAERL.

Alors que les travaux du groupe de travail ne sont pas achevés ni validés, les membres du groupe ont été fort surpris de découvrir que la FISAF s’était approprié le travail collectif et proposait dans son catalogue de formation, un tronc commun aux métiers de la déficience visuelle.

Nous ne pouvons que regretter que la FISAF ait décidé de faire cavalier seul, sans attendre la fin des travaux et sans que ce tronc commun n’ait encore reçu aucun agrément, ce qui peut être perçu comme un manque de considération pour le groupe de travail.

Nous vous tiendrons au courant de la suite de l’avancée des travaux, et remercions ceux d’entre vous qui ont collaboré à ce travail.

AILDV : I. Buissard et CN Piriou

AVJADV : I. Cardon et C.Morel-Mery

DU Basse Vision : B. Le Bail

FAF Access Formation : C. Souil et P Aymond

6) LE CSA INTERVIENT EN FAVEUR DES AVEUGLES OU MALVOYANTS

PARIS, 4 octobre 2010

Dépêche AFP du 04/10/2010

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a demandé aux chaînes de télévision de rendre certains de leurs programmes accessibles aux aveugles ou malvoyants avec pour objectif qu’en 2013 les chaînes s’entendent pour répartir ces diffusions sur la semaine.

Selon un communiqué publié lundi, le CSA a décidé que TF1, Canal+ et M6 devront « audiodécrire au moins un programme inédit par mois en 2011, et au moins un programme inédit par semaine en 2013 ». TMC, qui vient de dépasser 2,5% de part d’audience, « devra commencer à diffuser des programmes en audiodescription dès 2011 pour atteindre un programme par mois en 2013 ».

Le CSA demande également aux chaînes de proposer des programmes audiodécrits à destination des enfants et des adolescents.

L’audiodescription consiste à décrire les scènes d’un film ou d’un programme par une voix off entre les dialogues, afin d’aider les malvoyants à une meilleure compréhension.

Un premier bilan doit être dressé en 2013, le CSA n’excluant pas de prendre des dispositions complémentaires, a précisé l’autorité de régulation.

La loi du 5 mars 2009 prévoit l’audiodescription pour les chaînes privées de plus de 2,5% d’audience : TF1, Canal+, M6 et TMC. France Télévisions est régie par son cahier des charges et son contrat d’objectif et de moyen.

Les décisions du CSA ont été prises à l’issue d’une concertation conduite par Christine Kelly, Présidente du groupe de travail sur l’accessibilité.

Le gouvernement avait demandé au CSA d’émettre des recommandations sur le pourcentage de programmes que les chaînes de télévision, mais aussi les distributeurs de films, seront tenus de proposer en audiodescription.

7) LA CFPSAA RECRUTE UN PANEL DE TELESPECTATEURS D’AUDIODESCRIPTION

Comme vous le savez, sans doute, les chaînes télévisées s’activent de plus en plus, pour répondre à la demande du public déficient visuel, en augmentant le nombre d’émissions télévisées audiodécrites. Soucieuses de répondre au mieux, elles souhaitent solliciter ce public, afin d’échanger sur la nature des émissions à audiodécrire mais encore et surtout sur la qualité de l’audiodescription (note) des émissions passées.

Pour répondre à la demande des chaînes, la CFPSAA sollicite des personnes déficientes visuelles et des voyants pour constituer un « groupe panel » qui permettra à la CFPSAA d’accompagner la montée en charge de l’audiodescription dans les émissions télévisées à venir tout en s’assurant du maintien d’un niveau de qualité élevé de cette audiodescription.

Ce groupe par l’intermédiaire de la CFPSAA aura pour mission d’engager et de maintenir un dialogue constructif et régulier entre le monde des malvoyants et les différentes chaînes.

Les membres du groupe après une formation de base sur l’audiodescription pourront :

- faire remonter leurs souhaits aux différentes chaînes de télévision par l’intermédiaire de la CFPSAA : type d’émission, tranches horaires, etc.

- accéder à un calendrier qui devra préciser non seulement l’ensemble des émissions mais encore si les émissions sont audiodécrites ou non ;

- émettre leur perception des émissions audiodécrites passées ;

- partager les différentes méthodes selon la chaîne et le type de téléviseur pour accéder aux émissions audio-décrites ;

- etc.

Les personnes voyantes sont aussi les bienvenues dans ce groupe.

Si vous souhaitez contribuer à ce groupe merci de vous inscrire en écrivant à Guy Rochereau par courriel à guy_rochereau@yahoo.fr

Aussi nous vous remercions par avance de répondre nombreux à cet appel.

Sylvain Nivard

Note : L’audiodescription est une technique consistant à insérer, lorsque cela est possible et pertinent, la lecture d’un texte descriptif en vue d’améliorer la compréhension autonome de l’action par un déficient visuel. Cette description sonore s’intercale entre les plages de dialogue d’un programme et vise à rendre compte d’informations essentielles qui ne peuvent être perçues par le seul sens de l’ouïe. En fonction du contexte, l’audiodescription précise des éléments tangibles tels que les décors, les paysages, les costumes, les indications alphanumériques visibles (générique, lecture du sous-titrage d’une langue étrangère), les mouvements et les actions. Elle s’attache également à restituer les atmosphères, les bruits non aisément identifiables ainsi que les mimiques apparentes des personnages résultant du jeu des acteurs.

8) CONFERENCE « INTEGRATION DES JEUNES DEFICIENTS VISUELS DANS LA VIE SCOLAIRE ET L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR »

Compte-rendu

30 septembre 2010 – Faculté de médecine de Lyon

Conférence de presse organisée par la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes (CFPSAA) et l’Université Lyon 1,

Ayant endossé la veste d’animateur et de donneur de parole, Jacques Charlin, Vice-président de l’Université Claude Bernard Lyon 1, Chargé de la Mission Handicap, accueille l’auditoire et présente les intervenants.

- Intervention de Monsieur Philippe Chazal, Président de la CFPSAA

Après avoir remercié Jacques Charlin pour l’organisation de cette conférence, il dresse un bref historique de la CFPSAA, fondée en 1948, pour représenter les déficients visuels auprès des Pouvoirs Publics.

Il rappelle le cadre dans lequel se déroule cette conférence, à savoir les Journées Nationales des Associations d’Aveugles et de malvoyants qui peuvent offrir l’occasion d’informer le grand public sur les besoins des déficients visuels, en vue d’acquérir leur autonomie pour s’intégrer dans le tissu social. Il s’agit d’une véritable chaîne à plusieurs maillons : l’éducation, le cadre professionnel, l’accessibilité dans les transports et le cadre bâti, les nouvelles technologies (informatique, téléphonie, etc.)

Dans le cadre de l’éducation, l’objectif est de réussir l’intégration en milieu ordinaire et/ou spécialisé. Cela nécessite une parfaite coordination entre les partenaires, assurée par le Service d’Aide à l’Acquisition de l’Autonomie et à l’Intégration Scolaire (SAAAIS) et le « Pôle Handicap ».

Philippe Chazal rappelle la nécessité de maintenir les établissements adaptés et spécialisés, dont la cohabitation et le partenariat avec les établissements généraux sont complémentaires.

Il rappelle également l’importance du système braille, nécessaire à l’intégration scolaire. C’est une condition essentielle de la réussite.

- Intervention de Monsieur Jacques Charlin, Vice-président de l’Université Claude Bernard Lyon1 et Président de l’Association « Voir ensemble ».

Il annonce le déroulement de la Conférence.

- Film présentant l’itinéraire de trois élèves, aux parcours divers, ayant alterné, pour deux d’entre eux la vie scolaire en intégration et en établissement adapté, le troisième ayant effectué tout son parcours scolaire en intégration et ayant rejoint la formation de kinésithérapeute à Lyon.

De ces témoignages, il ressort que les apprentissages fondamentaux en établissement adapté ont été bien solides. Pour les périodes en intégration, tout s’est bien passé, quand l’équipe éducative avait eu la formation suffisante et acceptait de personnaliser le suivi éducatif. La prise en compte du handicap visuel nécessite une disponibilité des enseignants, qui, pour la plupart, ont été complaisants, malgré quelques oublis et la lourdeur des institutions. Il faut souligner l’importance de la vie sociale de l’élève qui, grâce à son tissu relationnel (amis, famille) est protégé de l’isolement.

- Témoignage de trois étudiants : Guler Koka, Pierre Mignonat et François Caddet

Tous trois sont braillistes et ont fait une scolarité en alternant des périodes en établissement adapté et des périodes en intégration. De leur témoignage, il ressort : importance de la famille et de l’entourage, importance de l’investissement des enseignants et de la nécessaire régularité des transcriptions.

On note chez ces jeunes, une grande maturité personnelle. L’avenir ne leur fait pas peur. Ils ont des projets plein la tête … et de longues études devant eux.

Quelques questions posées permettent de souligner la politique volontariste de l’INSA de Lyon pour accueillir des étudiants handicapés et mettre le maximum de moyens à leur portée. Pour les déficients visuels, l’informatique a ouvert une nouvelle voie en termes de débouchés professionnels.

- Intervention de Madame Marie-Claire Jasinski qui présente le Centre Technique Régional pour la Déficience Visuelle (CTRDV) ainsi que les SAAAIS de la région qui ont pris en charge 436 jeunes. Elle présente un organigramme de la structure, avec une équipe pluridisciplinaire bien structurée et des gestionnaires (PEP) bien investis.

- Intervention de Monsieur Jean-Claude Coradi, Directeur de la Cité scolaire René Pellet (ex EREADV). Il présente son établissement d’enseignement adapté. Il présente également le nouveau BTS qui a été mis en place : « Management des Unités Commerciales » (MUC), créé pour répondre à une nécessité de diplôme professionnel ouvert aux déficients visuels, amblyopes essentiellement.

Avec le témoignage de Nathalie Deschamp, on comprend que ce BTS s’ouvre à des professions administratives et commerciales qui nécessitent que les entreprises partenaires soient volontaristes en matière d’embauche de déficients visuels. Ces professions ne sont pas vraiment ouvertes aux aveugles. Mais tout n’est pas perdu.

- Intervention de Monsieur Christophe Petitnicolas, Directeur de l’Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie pour Déficients Visuels (IFMKDV). Il présente, à l’aide d’un organigramme, son établissement qui vient de faire sa deuxième rentrée universitaire en intégration à la faculté de Médecine de Lyon. Il fait part de la ténacité dont il a dû faire preuve pour faire aboutir ce projet qui s’annonce une vraie réussite, même s’il y a encore des choses à améliorer. Tout était à inventer, et tout a été réfléchi, mûri et mis en place pour permettre aux 56 étudiants actuels de faire leurs études dans des conditions optimales. Là encore, l’informatique a apporté une aide importante. Et il y a encore des projets plein les tiroirs !

- Témoignage de trois étudiants de l’IFMKDV : Sophie Houdart, Delya Boulhaglem et Maxime Soria. Tous trois font part de leur appréhension avant l’entrée, balayée rapidement par le confort des infrastructures mises à leur service. Ils sont très sensibles à l’attention particulière que leur portent les professeurs et tout le personnel de la faculté. Ils avouent ne pas utiliser le braille pour les prises de notes, en privilégiant l’outil informatique.

- Intervention de Monsieur Serge Portalier, professeur à l’Université Louis Lumière Lyon 2 et psychologue au Centre d’Action Médico Social Précoce (CAMSP). Ses 30 ans d’expérience lui font conclure que l’intégration des enfants déficients visuels ne peut réussir que si elle est précoce. Le nombre de déficients visuels augmentant, il faut poursuivre la mise en place de cette intégration et établir un réel partenariat entre les structures.

Pour conclure, il souligne le fait que, dans l’avenir, il faudra aussi se soucier des personnes âgées qui deviennent déficientes visuelles. Tout est à construire.

- Conclusion par Jacques Charlin

« Tout n’est pas encore rose. L’intégration universitaire est encore un parcours du combattant. »

- Conclusion de Philippe Chazal sur la réussite de cette conférence.

« Il y a lieu d’être optimiste. Merci à tous. »

Tout l’auditoire a été impressionné et conquis par le chemin parcouru depuis quelques années pour permettre aux jeunes déficients visuels de vivre en autonomie. La route est encore longue, et c’est un combat de tous les jours, mais, à l’issue de cette conférence, on peut affirmer que le chemin est tracé, et l’on est certain que la bande de guidage ne sera pas discontinue.

Compte-rendu rédigé par Catherine Bréhier, Vice-présidente du Comité Louis Braille

9) LUNDI 27 SEPTEMBRE – TRANSPORTS – DANS LE NOIR

Pour débuter la Semaine d’Information sur la Déficience Visuelle, la Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CFPSAA) présidée par Philippe Chazal a organisé au siège parisien de la RATP une rencontre débat sur l’accessibilité des transports, suivie d’une séance de déplacement les yeux masqués ou la vision altérée par des lunettes simulant une malvoyance. A cette occasion, la RATP a présenté le système sonore extérieur, placé à côté de la porte avant des autobus, qui annonce le numéro de la ligne et sa destination. Déjà installé sur plus du quart des véhicules, il sera prochainement testé sur la ligne 87 puis adapté en fonction des retours d’expérience.

10) ENCORE UNE INJUSTICE

Je vous ai écrit il y a quelques mois pour vous faire part de mon indignation quant aux injustices que je rencontre du fait de mon activité salariée qui me prive de certaines allocations dont je pourrais dépendre si je restais chez moi.

Je vous ai parlé du cumul de l’AAH / PCH et autre majoration vie autonome ou allocation logement qui représentent ensembles une rentrée d’argent mensuelle plus importante que mon salaire.

Je ne remets en aucun cas ces aides qui sont nécessaires pour les personnes handicapées qui ne trouvent pas d’emploi. Mais je commence à être lassé de voir que l’on oublie encore les travailleurs handicapés dans ce qui va suivre.

En effet, je viens de me rendre compte que la SNCF et plus particulièrement les TER BRETAGNE délivrent une carte aux bénéficiaires de l’AAH qui leur permet de voyager avec une réduction de 75 % !!!!!

J’en ai vraiment assez ! Je n’ai pu me rendre chez mes parents la semaine dernière car le prix d’un voyage QUIMPER SAINT BRIEUC est de 80 € aller retour

Pourquoi fait-on toujours des cadeaux car je les appelle ainsi à ceux qui ont déjà tant d’aides !

Je veux garder mon travail mais je ne sais plus si j’aurai discours encore dans quelques années.

J’ai tout fait pour travailler, je gagne un peu plus que le SMIC, donc je n’ai le droit à rien. Même avec une PCH, le total en fin de mois est inférieur à des personnes que je connais et qui ont toutes les aides.

Alors pourquoi avec près de 2000 euros d’aides (AAH ACTP MAJORATION VIE AUTONOME ALLOC LOGEMENT), a t-on encore le droit d’avoir une carte de réduction de 75 %sur les TER.

C’EST INADMISSIBLE

Je ne jalouse personne mais je suis encore dégoûté, vraiment dégoûté.

L’AAH fait parti des minima sociaux, soit, mais elle se rajoute à d’autres allocations et je crois que l’on oublie cela souvent. Evidemment qu’elle ne suffit pas pour vivre mais avec les compléments multiples et variés elle devient plus que raisonnable dans ce monde du travail où le pouvoir d’achat baisse tant : Et voilà donc encore un plus pour faciliter la vie de ces ayants droits.

Alors ne me parlez plus d’intégration des handicapés dans la vie professionnelle, car j’ai vraiment envie de démissionner et toucher toutes ces aides, moi qui me lève tous les matins pour un travail mal rémunéré et surtout mal considéré et ennuyeux.

Il faudrait enfin qu’on prenne en compte le fait d’être handicapé et non le fait d’avoir une AAH. Je ne mets pas mon handicap au placard quand je vais au boulot le matin. Il me suit partout.

Merci de m’avoir lu

Un handicapé visuel dégoûté

11) GUIDE DE CONSEILS PRATIQUES PUBLIE PAR L’ANPEA

L’ANPEA édite un guide de conseils pratiques pour les parents et les proches de tout-petits aveugles ou malvoyants, Patati et pas à pas.

Pourquoi ce guide ?

L’ANPEA a souhaité mettre à disposition des parents de bébés aveugles ou malvoyants un guide de conseils en éducation précoce, Patati et pas à pas. Ce document s’adresse également à toute personne amenée à accueillir ou à accompagner un enfant présentant un handicap visuel (professionnels de la petite enfance, famille, proches…). Il a été élaboré par des professionnels des établissements et services spécialisés de l’ANPEA et par des parents.

Les thèmes abordés dans Patati et pas à pas sont :

- la communication

- la stimulation des sens

- toucher

- goût et odorat

- audition

- potentiel visuel

- kinesthésie

- le développement moteur

- découvrir son corps

- découvrir son environnement

- l’apprentissage de la marche

- les jeux

- la vie quotidienne

- alimentation

- toilette

- habillage

- propreté

- sommeil

- la vie sociale

- avec papa et maman

- avec ses frères et sœurs

- avec la famille

- à l’extérieur

- règles de vie

Le but de cet ouvrage est de rassurer les parents en leur apportant les conseils de professionnels et l’expérience d’autres familles. Il est en effet important que l’éducation d’un enfant déficient visuel soit la plus précoce possible, pour compenser son handicap visuel et favoriser son épanouissement et son autonomie futurs.

Patati et pas à pas a bénéficié du soutien financier de la Fondation Orange et de la Mutualité Sociale Agricole (MSA).

Informations pratiques

Caractéristiques : 72 pages, avec illustrations en couleur.

Une version informatique du document est disponible pour les personnes déficientes visuelles.

Le guide Patati et pas à pas est disponible uniquement à l’ANPEA.

Il est en vente au prix de 4 € (+ 3 € de frais de port), gratuit pour les parents adhérents.

Plus d’informations : http://www.anpea.asso.fr/suivre-les...

12) STAGES DE GRAPHISME TACTILE 2010-2011

Stages gratuits

« Dessin en relief et communication graphique »

La Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, associée à l’INSHEA et au Musée du Louvre depuis dix ans organisent des stages gratuits sur 4 niveaux de deux jours chacun sur l’approche de la lecture tactile.

Ils s’adressent à toutes personnes handicapées visuelles adultes ainsi qu’aux accompagnateurs voyants intéressés à s’initier aux décryptages des images qui permettent de lire un grand nombre d’informations sous les doigts. Comme tout langage, l’image est soumise à des règles d’expressions. La maîtrise de certaines d’entre elles permettent aux personnes privées de la vue partiellement ou totalement, de se construire les formes diverses qui leur échappent : volume d’objets, taille, minuscule ou immense comme des bâtiments.

Ces stages leur permettent aussi de discerner les expressions des visages, de comprendre des fonctionnements techniques, de décoder diverses symboliques

En effet, l’objectif est de donner la possibilité de répondre concrètement aux questions habituelles que la personne handicapée visuelle se pose : « cette chose qui se nomme ainsi, qu’est ce que c’est ? Comment est-elle ? Comment fonctionne-t-elle ? Où est-elle ??? » Aucune connaissance graphique préalable n’est requise. Ces formations s’appuient sur une réflexion ergonomique et cognitive spécifique ; tous les documents et objets sont conçus pour convenir à une lecture tactile ou de basse vision.

Deux sessions de stage sur trois niveaux et un stage quatrième niveau sont proposées :

- Niveau 1 : Les représentations d’objets tridimensionnels, ceux du quotidien et de l’architecture : jeudi 18 et vendredi 19 Novembre 2010 et le lundi 6 et mardi 7 Décembre 2010.

- Niveau 2 : Les représentations du corps humain à travers les âges et l’histoire de l’art : lundi 14 et 15 février 2011 ou les 7 et 8 mars 2011.

- Niveau 3 : Représentation des expressions de visage humain réel et artistique : lundi 11et mardi 12 avril 2011 ou les 5 et 6 mai 2011.

- Niveau 4 : Atelier de dessin et de modelage ou chaque stagiaire exécute les démarches de représentation en 2 et 3 dimensions : lundi 4 et mardi 5 juillet 2011.

Le programme des stages est détaillé à la fin de ce message.

Information et inscription :

Hoëlle Corvest : 01.40.05.75.35

hoelle.corvestmorel@cite-sciences.fr

Informations pratiques

Lieu : Cité des sciences et de l’industrie

Accès : métro Porte de la Villette, ligne 7, descendre en tête de la rame, monter l’escalier prolongeant le quai et prendre la sortie de gauche.

Une fois dans la galerie, suivre le chemin de guidage podotactile et contrasté jaune, franchir les trois volées d’escaliers et le parvis jusqu’à l’entrée de la Cité des sciences.

L’accueil est à quelques mètres.

Horaires : 9H30-17H00

Programme détaillé des stages de dessins en relief et communication graphique :

Ces stages, répartis sur quatre niveaux, initient aux bases de la lecture des images utilisées dans divers domaines de l’information et de la communication. Citons par exemple : les graphiques présents dans les journaux, les plans d’architectures, des représentations d’objets, d’œuvres d’art.

Le contenu du programme s’appuie sur des documents et des activités conçus en fonction d’une ergonomie de lecture tactile et de basse vision.

Niveau 1 : les représentations d’objets tridimensionnel s ceux du quotidien et de l’architecture

L’approche du langage graphique s’organise autour de trois axes qui favorisent une plus grande maîtrise de la lecture de l’image et de son utilisation dans la communication :

- les stratégies de lecture. Il s’agit d’apprendre à décoder une image en relief. Cette lecture, d’abord globale, s’affinera par le repérage des indices pertinents permettant de construire la signification du document graphique.

- l’interprétation de l’information dans les codes graphiques. Il s’agit d’apprendre à reconnaître le sens des symboles et des signes usuels utilisés dans différents contextes graphiques afin d’atteindre une pertinence de lecture de documents imagés. Exemples : organigrammes, schémas de météo, signalétique urbaine, plans.

- la représentation d’objets. On appréhendera les différentes solutions adoptées au cours de l’histoire pour représenter les objets dans les 2 dimensions du dessin. Exemples : la projection des Egyptiens, la perspective, le dessin technique, etc.

Niveau 2 : Les représentations du corps humain à travers les âges et l’histoire de l’art

L’objectif est de permettre d’identifier les modalités de représentation des attitudes posturales du corps humain : face, profil, éléments du corps raccourcis, ellipses.

Après avoir repéré les représentations des stylistes de mode, on abordera :

- celles des enfants,

- des égyptiens à partir des bas reliefs des mastabas,

- des grecs à propos des scènes sportives présentées sur les figures rouges des vases,

- et des traitements des nus féminins et masculins de la peinture occidentale du XV au XIXème siècle.

Les lectures graphiques alterneront avec des activités pratiques permettant une relation progressive entre 3 D et 2 D.

Niveau 3 : Représentation des expressions de visage humain réel et artistique

A partir de six expressions universelles, on aborde la représentation des expressions du visage.

Différentes solutions de représentation de sentiments seront analysées :

- les dessins de Le Brun pour l’Académie de peinture (issus de son traité des passions),

- les caricatures

- et les bandes dessinées.

Niveau 4 : Atelier de dessin et de modelage ou chaque stagiaire exécute les démarches de représentation en 2 et 3 dimensions.

Ce stage s’inscrit dans la continuité des 3 premiers niveaux.

Cet atelier de la pratique du dessin répond à la demande exprimée par de nombreux stagiaires handicapés visuels désireux d’acquérir des notions et des méthodes pour réaliser des dessins selon une démarche raisonnée.

L’ensemble des exercices donnera lieu successivement à des activités graphiques en 2 D deux dimensions et à des réalisations en volume 3D en trois dimensions. Les exercices de tracés en 2D et de modelage en 3D constitueront un parcours progressif.

Ils s’appuieront autant sur des représentations d’objets du quotidien que de bustes de styles variés : classiques ou issus de la bande dessinée.

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