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Bulletin 3 du 4 février 2011

SOMMAIRE

1)- ÉDITORIAL

2)- COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU COMITÉ D’ENTENTE DES ASSOCIATIONS REPRÉSENTATIVES DE PERSONNES HANDICAPÉES ET DE PARENTS D’ENFANTS HANDICAPÉS

3)- JEAN-LOUIS BIANCO DEMANDE UNE RECONNAISSANCE STATUTAIRE POUR LES AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE

4)- MANIFESTE DU GR 31 SUR LES AIDES À L’AUTONOMIE DES PERSONNES ÂGÉES ET DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

5)- COMPTE RENDU DE LA COMMISSION JURIDIQUE DE LA CFPSAA DU 28 JANVIER 2011

6)- COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU COMITÉ D’ENTENTE DU 24 JANVIER 2011

7)- DEMANDES DE LA FFAC AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR

8)- HANDICAP 2012 : L’UE PROMET UNE « LOI SUR L’ACCESSIBILITÉ »

9)- COMMUNIQUÉ DE L’UNION EUROPÉENNE DES AVEUGLES : APPRENTISSAGE DES LANGUES POUR ADULTES AVEUGLES OU MALVOYANTS

10)- LA FAF MET EN PLACE UNE CV-THÈQUE

11)- RÉOUVERTURE DE LA MÉDIATHÈQUE DE L’AVH LE 7 FÉVRIER

12)- HANDISPORT LE MAG NUMÉRO 142

13)- ÉMISSION À VOUS DE VOIR CONSACRÉE À LA RECHERCHE D’EMPLOI DES PERSONNES DÉFICIENTES VISUELLES

14)- COLLOQUE « ESTIME DE SOI, REGARD DES AUTRES » LE 5 MARS 2011

1)- ÉDITORIAL Quelques-uns d’entre vous l’ont remarqué, une erreur s’est glissée dans la numérotation de notre précédent bulletin d’information : il n’était pas le n° 2, mais bien le premier de 2011 qui n’aura donc pas de n° 1. Veuillez nous en excuser.

Je tiens tout d’abord à remercier très chaleureusement les quelques 70 lecteurs fidèles de ce bulletin qui ont pris quelques secondes pour répondre à ma demande, ils m’ont à l’unanimité fait part de leur satisfaction quant à son contenu, avec quelques suggestions intéressantes dont je m’efforcerai de tenir compte dans la mesure du possible. Ainsi, C.C de Paris aimerait lire deux bulletins : l’un se limitant aux informations relatives aux actions de la CFPSAA avec quelques brèves en plus, l’autre plus complet reprenant des informations publiées dans d’autres bulletins. Cela me semble difficile, faute de temps et de volontaires pour réaliser ces deux éditions ; en revanche, comme il me le suggère aussi, nous préparerons la liste des sites web de nos associations membres et de quelques autres que vous pourrez toujours consulter directement pour y trouver des informations sur tel ou tel sujet qui vous intéresse. Merci de vos conseils, de vos avis, de vos critiques constructives, ils m’encouragent à aller de l’avant, et croyez bien que ce ne sont pas de vains mots.

Les 18 et 19 janvier, le CNCPH s’est réuni d’abord en Commission Permanente puis en Assemblée Plénière. Il a adopté des avis sur différents projets de décrets :

un (négatif) modifiant la composition de la Conférence Nationale de Santé,

un autre (positif) concernant l’attribution de « chèque emploi service universel » pour certaines composantes de la PCH ;

Il a abordé une nouvelle fois deux sujets difficiles : celui des Assistants de Vie Scolaire, et celui d’une expérimentation sur l’employabilité des personnes handicapées, les opinions sont encore très loin d’être concordantes ;

De nombreux sujets ont été exposés en séance plénière par différentes commissions, dans la perspective de préparer la seconde conférence nationale du handicap qui doit se tenir en juin prochain : « accès aux sports et aux loisirs », « la compensation sous toutes ses formes », « métiers de l’accompagnement en milieux scolaire et universitaire et éducation adaptée », « les MDPH », « propositions pour les personnes polyhandicapées et très lourdement handicapées », « accès aux soins : coordination et accompagnement « « les conditions de la vie à domicile », « la vie affective et sexuelle en milieu ordinaire, en institutions, en familles « , » panorama des métiers au service des personnes handicapées et recommandations », « propositions relatives à la détresse psychologique « , cette longue énumération pour vous donner une idée de la grande diversité et richesse des travaux. Saluons ici le travail considérable des commissions et groupes de travail qui, le plus souvent, traitent en profondeur des thèmes difficiles, espérons que leurs efforts ne resteront pas sans retombées positives.

Le 24 janvier, s’est tenue une réunion du Comité d’Entente dont vous trouverez un bref compte rendu dans ce bulletin, la principale décision, prise à l’unanimité, a été de ne pas poursuivre la concertation sur le décret relatif à la « restriction substantielle et durable d’aptitude à l’emploi » si l’Etat ne retirait pas l’article 3 de ce texte lui donnant la majorité au sein des CDAPH pour toute décision concernant l’attribution de l’AAH. Ainsi, l’ensemble des associations représentatives des personnes handicapées (dont la CFPSAA), a quitté la réunion du 28 janvier après-midi ce qui a donné lieu au communiqué de presse que vous trouverez ci-dessous. Une réunion de concertation a eu lieu le 1er février au cabinet de Mme BACHELOT, les différents points de vue ont été exposés en toute franchise de sorte que nous espérons une solution rapide qui nous soit favorable.

Le 25 janvier, s’est tenu à l’AVH le Conseil d’Administration de la CFPSAA. Nos entretiens avec les Ministres du 4 janvier ont été évoqués en détail, chacun prenant bien conscience que l’avancement des dossiers portés par nous, serait fonction de l’énergie mise à les défendre. Plus que jamais, il faudra certainement relancer nos interlocuteurs, leur préparer des argumentaires, bref nous mobiliser chaque jour pour espérer des progrès. Le rôle et les moyens de la CFPSAA ont finalement, après les discussions de fin d’année, fait l’objet d’un consensus au sein du Conseil, nous réfléchissons sur les actions à mener au cours de la semaine d’information qui, cette année encore précèdera les Journées Nationales des Associations de Personnes Aveugles et Amblyopes prévues pour les 1er et 2 octobre prochains. Sur quoi communiquer ? Sous quelle forme ? À destination de quel public ? Telles sont les questions que se posera dès le 7 février, la commission ad hoc constituée pour préparer au mieux cette semaine. Vos idées sont les bienvenues.

L’Assemblée Générale de la CFPSAA se tiendra cette année le 14 avril à l’INJA, les membres sympathisants et bienfaiteurs sont, comme de coutume, invités à y participer avec voix consultative. Ceci me donne l’occasion, comme chaque année à pareille époque, de vous rappeler que nos statuts vous donnent la possibilité de nous soutenir en acceptant de devenir membre sympathisant ou bienfaiteur de la CFPSAA, contre paiement d’une contribution volontaire respectivement de 20 et 40 euros, par chèque à l’ordre de la CFPSAA adressé à « CFPSAA 5, rue Duroc, 75007 Paris » merci par avance.

La Commission Juridique s’est réunie le 27 janvier, Gilles NOUAILHAT Directeur Général de « Voir Ensemble » a fait le compte rendu de ses travaux.

Saluons la naissance de la Fondation des Aveugles de Guerre, la mobilisation de l’Union Européenne qui promet un texte sur l’accessibilité en 2012, les efforts de la FFAC et de l’ANMCGA pour donner aux chiens guides un véritable statut, enfin, vous constaterez que les réflexions sur la « dépendance » se poursuivent, je termine de rédiger la position de la CFPSAA qui, après avoir été soumise à la Commission Juridique et au Bureau sera adressée aux Pouvoirs Publics.

Bonne lecture, à très bientôt.

Le Président

Philippe CHAZAL.

2)- COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU COMITÉ D’ENTENTE DES ASSOCIATIONS REPRÉSENTATIVES DE PERSONNES HANDICAPÉES ET DE PARENTS D’ENFANTS HANDICAPÉS Paris, 28 janvier 2011, déclaration commune du Comité d’Entent sur le projet de décret.

Le Comité d’entente refuse de poursuivre la concertation face à la volonté du gouvernement d’introduire la règle du « décideur-payeur » pour l’attribution de l’AAH.

Le gouvernement a soumis à la concertation un projet de décret relatif à la restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi d’un demandeur de l’allocation adulte handicapé (AAH). L’article 3 du projet de décret prévoit de donner la majorité des voix aux représentants de l’Etat siégeant dans les Commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) lors de l’attribution de l’AAH. Article qui instaure ainsi le principe du décideur-payeur pour l’attribution de l’AAH contraire à l’esprit de la loi du 11 février 2005 et remettant gravement en cause le rôle de ces commissions et l’intérêt d’y participer pour les représentants des personnes handicapées si leurs voix ne comptent plus pour l’attribution des prestations sociales. À terme, l’attribution du droit à l’AAH ne serait déterminée qu’en fonction des moyens financiers disponibles.

Le Comité d’entente est fermement opposé à une telle évolution et refuse, tant que cet article ne sera pas retiré, de poursuivre la discussion sur les autres articles de ce projet de décret. C’est ainsi que lors d’une réunion tenue le 28 janvier 2011, les associations membres du comité d’entente ont quitté la réunion puisque les représentants du gouvernement n’ont pas fait droit à cette demande.

Les 66 organisations nationales représentatives des personnes en situation de handicap demandent le retrait définitif de l’article 3 du projet de décret relatif à la restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi d’un demandeur de l’allocation adulte handicapé (AAH) avant de poursuivre la consultation sur le projet de décret.

3)- JEAN-LOUIS BIANCO DEMANDE UNE RECONNAISSANCE STATUTAIRE POUR LES AUXILIAIRES DE VIE SCOLAIRE

Dépêche AFP du 25 janvier 2011.

Le député PS Jean-Louis Bianco a demandé mardi au Premier Ministre François Fillon et au Ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel, "la reconnaissance statutaire du métier d’auxiliaires de vie scolaire" (AVS) pour l’accompagnement des enfants handicapés. Jean-Louis Bianco, qui a écrit au Premier Ministre et au Ministre de l’Education Nationale, juge dans un communiqué que "ce personnel, chargé d’accompagner les élèves en situation de handicap à l’école, se voit proposer au fil des ans des contrats de travail de plus en plus précaires avec un salaire qui dépasse rarement les 600 euros net mensuels". "Recrutés sous contrat unique d’insertion, sans aucune formation professionnelle sur le handicap ni le scolaire, les AVS se retrouvent sans aucune perspective à la fin de leur contrat", a fait valoir le Président du Conseil Général des Alpes-de-Haute-Provence. "Grâce aux auxiliaires de vie scolaire, l’enfant handicapé peut étudier normalement comme les autres enfants de sa classe : il est essentiel que l’État reconnaisse ce métier à part entière pour que les accompagnants n’aient plus à justifier leur présence, leurs compétences et leur professionnalisme et pour que les enfants aient une scolarité digne de la République".

4)- MANIFESTE DU GR 31 SUR LES AIDES À L’AUTONOMIE DES PERSONNES ÂGÉES ET DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

1er février 2011.

L’aide à l’acquisition ou au maintien de l’autonomie répond à des enjeux éthiques envers les personnes en situation de handicap et les personnes âgées. Le niveau de réponse que leur apporte notre société révèle la place et la considération qu’elle leur reconnaît.

Cette politique de « l’autonomie » répond aussi à des enjeux économiques qui ne doivent pas être posés seulement en termes de coûts mais aussi d’investissement. Car, les moyens financiers qui seront mobilisés seront un puissant facteur de croissance par la création de centaines de milliers d’emplois non délocalisables.

Mieux répondre aux besoins des personnes handicapées et âgées constitue une orientation importante et attendue par tous nos concitoyens, handicapés ou non, âgés ou non. Cette impulsion nouvelle doit s’appuyer sur 7 principes fondamentaux qui ont été édictés par la loi du 11 février 2005 (dont certaines dispositions n’ont toujours pas été mis en œuvre) et qui permettent aux personnes ayant besoin d’aides à l’autonomie quel que soit leur âge d’être considérées de plein droit comme des assurés sociaux et des citoyens :

A- AUTONOMIE. Préférer, comme le préconise la CNSA dans son rapport de 2007, la notion d’« aide à l’autonomie » à celle de prise en charge de la dépendance. Le rapport à l’autonomie pour ces populations varie certes en fonction, de leur parcours de vie, de leur âge, de l’origine et de la nature de leur handicap. Ainsi, elles s’inscrivent selon les cas dans un objectif de conquête, de maintien, ou de reconquête d’une autonomie qui constitue une dynamique devant servir de guide à l’élaboration des politiques publiques.

B- DIGNITÉ. Mobiliser des moyens réellement nouveaux pour mieux accompagner les personnes âgées et les personnes en situation de handicap en quête d’autonomie quel que soit leur lieu de vie, diminuer les prix payés (reste à charge), et soutenir les familles des personnes à domicile et en établissement.

C- COMPENSATION. Promouvoir la reconnaissance d’un droit universel à compensation pour l’autonomie quel que soit l’âge (avant et après 60 ans).

D- LIBERTÉ. Garantir à chaque personne ayant besoin d’aides à l’autonomie : la liberté de choisir ses lieux et mode de vie en lui donnant les moyens d’y faire face.

E- GOUVERNANCE. Renforcer les missions de la CNSA dans la mise en œuvre des politiques publiques et des prestations relatives à l’autonomie des personnes handicapées et âgées.

Confirmer son rôle de coordonnateur vis-à-vis de l’ensemble des instances et collectivités, en charge de leur mise en œuvre au plan local.

Consolider la participation des organisations représentatives des personnes âgées, des personnes handicapées à la gouvernance de ces organismes, instances ou collectivités et notamment au sein du conseil de la CNSA.

F- ÉVALUATION. Mettre en place, à partir d’une démarche d’évaluation individualisée et multidimensionnelle, un plan de compensation élaboré non pas seulement en fonction d’une catégorisation par niveau d’incapacité mais aussi par référence à la situation singulière, aux besoins et au projet de vie de toute personne ayant besoin d’aides à l’autonomie d’autonomie quel que soit son âge et son lieu de vie.

G- SOLIDARITÉ. Faire reposer très majoritairement le financement des prestations mettant en œuvre ce nouveau droit universel sur les ressources de la protection sociale et de la solidarité ; ces financements excluent tout recours sur succession et toutes conditions de ressources dans l’accès au droit ; l’intervention des produits d’assurance collective ou individuelle, à destination exclusivement des personnes âgées, peut être envisagée si elle est encadrée et vient en supplément des financements publics.

Le GR 31 assure la liaison entre les 31 organisations représentatives des personnes âgées, des personnes handicapées ou œuvrant à leur égard qui siègent au Conseil de la CNSA. Il s’est donné pour mission de préparer le positionnement des organisations précitées dans les débats du Conseil de la CNSA et de contribuer à l’édification d’un nouveau risque de protection sociale pour l’aide à l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées.

5)- COMPTE RENDU DE LA COMMISSION JURIDIQUE DE LA CFPSAA DU 28 JANVIER 2011 Etaient présents :

Mrs Chazal (CFPSAA), Gantet (Guinot), Nicolle (FAF), Paugam (A.V.H.), Pérez (Sésame), Nouailhat (Voir Ensemble), Pinchon (les Aveugles de la Manche).

1er sujet : Position de la CFPSAA sur la réforme de la dépendance et la convergence APA/PCH

- En référence à l’article 13 de la loi du 11 février 2005, le CFPSAA a fait un recours devant le conseil d’Etat pour supprimer la barrière d’âge des 60 ans : l’Etat doit donner l’exemple et respecter la loi. La CFPSAA a reçu le mémoire en réponse du gouvernement à cet égard.

- Face au problème financier posé par l’ouverture de la PCH après 60 ans et à la situation budgétaire actuelle des départements, la question se pose de la stratégie à adopter : se situer au seul niveau de nos exigences, limiter celles-ci, proposer des solutions pour le financement lié à l’augmentation à venir des bénéficiaires ?

- Les participants sont favorables à la création d’une 5ème branche de SS, financée par une nouvelle cotisation et un système assurantiel (mutuelle) en complément.

Ø Après discussion, Philippe Chazal propose de rédiger le texte de la position officielle de la CFPSAA, qu’il adressera aux membres de la commission pour validation, et qui inclura notamment trois points :

- Mise en œuvre de l’article 13 sur la suppression de la barrière d’âge ;

- Demande d’inclusion des aides domestiques dans le financement par la PCH ;

- L’idée que le complément de financement à trouver pourrait être recherché dans le cadre d’un nouveau risque de type « assurance maladie » à financer par cotisation sociale (CSG ?).

2ème sujet : Projet de décret relatif à la restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi d’un demandeur de l’allocation aux adultes handicapés (RSDAE)

- Refus de la rédaction actuelle de l’article 3. La suppression du principe de la majorité des voix à l’Etat pour l’attribution de l’AAH est un préalable à toute autre discussion pour le CNCPH.

- Contestations sur l’article 2 du décret.

3ème sujet : Comité de suivi de la déclaration trimestrielle de revenus de l’AAH

- Il a été observé que les documents d’information de cette nouvelle procédure n’étaient pas accessibles. La CFPSAA a demandé leur accessibilité aux personnes en situation de handicap visuel. Un CD audio a été réalisé par le Ministère. La CNAF a été sollicitée pour le financement de sa duplication.

- La mesure permettant un « sifflet » entre l’attribution de l’AAH et les revenus du travail est appréciée.

- La commission ne conteste pas le principe d’une déclaration trimestrielle des revenus pour l’attribution de l’allocation.

4ème sujet : Modifications législatives à demander à J.F. Chossy

Les sujets suivants seront évoqués par Philippe Chazal lors de sa rencontre avec Mr Chossy :

- Reconnaissance de la présence des véhicules électriques ;

- Amélioration de la loi sur les « droits d’auteur ».

La prochaine réunion se tiendra le mardi 3 mai 2011 à 14 heures à l’AVH

Gilles Nouailhat

6)- COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU COMITÉ D’ENTENTE DU 24 JANVIER 2011

En début de séance, une minute de silence à été respectée en hommage à Madame Françoise de Simone, Présidente de la FFdys. Nous avons salué son engagement, sa détermination et sa gentillesse.

1- Projet de décret sur l’allocation adulte handicapé : Il a été décidé que lors de la réunion organisée par la DGCS le vendredi 28 janvier 2011 sur le projet de décret relatif la restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi des personnes handicapées d’un demandeur de l’AAH, les porte-parole présents (Philippe CHAZAL & Cédric LORANT) demanderont qu’avant toute discussion concernant ce projet de décret, les dispositions relatives à l’article 3 soient retirées du décret. Ce n’est qu’à cette condition que les associations membres du Comité d’Entente accepteront de continuer la consultation sur ce projet décret. Faute d’avoir cette garantie au début de la réunion, les associations membres du Comité d’Entente se retireront de la réunion. Il est convenu qu’aucune communication ne sera faite avant la tenue de la réunion et ce n’est qu’à l’issue, et en fonction de la réponse qui sera donnée, que les porte-parole diffuseront un communiqué de presse. Les associations du Comité d’Entente s’engagent à respecter scrupuleusement cette consigne.

2- Préparation de la Conférence Nationale du Handicap : Le Comité d’Entente souhaite que cette conférence se tienne au cours du mois de juin 2011, soit exactement 3 ans après la tenue de la 1ère conférence afin que les orientations nouvelles pour les 3 années à venir puissent se traduire concrètement dès 2012 dans le cadre des lois de finances discutées au Parlement à l’automne 2011. Les porte-paroles adresseront une lettre en ce sens au Président de la République.

3- Formation des aidants familiaux : Dans le cadre de la proposition de loi de simplification du droit en cours de discussion, le Comité d’Entente proposera aux parlementaires, un amendement (voir pièce jointe) visant à supprimer les dispositions abrogeant la formation des aidants familiaux, des bénévoles associatifs et des accompagnateurs non professionnels auprès des personnes handicapées qui avaient posées par la loi du 11 février 2005. Les associations du Comité d’Entente sont invitées à solliciter les parlementaires en ce sens.

4- Examen de la demande de l’association France Acouphènes de devenir membre du Comité d’Entente : Cette demande est acceptée à l’unanimité des membres présents. Une lettre de réponse lui sera adressée.

5- Situation des services d’aide à domicile : Un Point est fait par Jean Marie BARBIER sur la situation inquiétante des services d’aide à domicile accompagnant les personnes handicapées, notamment au regard de l’inadéquation des besoins et des moyens qui leurs sont consacrés. L’Uniopss est mandaté pour assurer un lien avec le collectif des 16 et le CLAPEAHA rédigera un argumentaire sur les besoins des usagers.

6- Suites des démarches du Comité d’Entente relatives à l’article 97 du projet de loi de finance 2011 : Les démarches (lettres) auprès des parlementaires ont suscité de nombreuses réponses et demandes de questions écrites. Toutefois, les dispositions relatives à l’AGEFIPH et aux entreprises adaptées ont été adoptées dans le cadre de la loi de finances.

7- Chantier de la dépendance : À ce jour, pas de réponse de Nicolas SARKOZY à la lettre que les porte-parole lui ont adressée.

Deux représentants du CNCPH seront invités à participer aux groupes de travail mis en place par Mme BACHELOT.

Prochaine réunion fixée le lundi 28 mars 2011 à 14h30.

7)- DEMANDES DE LA FFAC AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR

Il est reconnu que le chien guide est une aide au déplacement qui apporte plus d’autonomie aux personnes aveugles et malvoyantes dans leur vie quotidienne. Il sécurise et procure du confort dans les déplacements.

La loi 2005-102 du 11 février 2005 a élargi et renforcé les champs et conditions de la libre-circulation des chiens guides ou d’assistance.

Cependant, des problèmes subsistent dans l’application des textes. Des utilisateurs de chiens guides se voient régulièrement refuser l’accès à certains lieux, au mépris de la loi et de l’intérêt des personnes déficientes visuelles.

En outre, l’absence de réglementation pour l’accès des élèves chiens guides, en famille d’accueil ou en éducation dans une école, rend plus difficile la sensibilisation du chiot à ses futurs environnements de travail.

En conséquence la FFAC (Fédération Française des Associations de Chiens-Guides) a adressé une note concernant ces sujets au ministre de l’intérieur pour que des solutions soient envisagées. En voici les grandes lignes.

1- Accès des chiens guides : La loi 2005-102 du 11 février 2005 autorise l’accès des chiens guides ou d’assistance accompagnant les personnes handicapées aux transports, aux lieux ouverts au public ainsi que ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative, sans muselière ni facturation supplémentaire.

La seule exception concerne les centres hospitaliers : le chien guide peut accéder aux espaces d’accueil et d’attente, mais pas aux chambres ni aux salles de soin.

La plupart des refus d’accès proviennent d’une méconnaissance de la loi, une méconnaissance des apports du chien guide aux personnes déficientes visuelles, un manque d’information interne.

Il est nécessaire de mieux faire connaître la législation, à travers les réseaux institutionnels, avec les supports d’information spécifique aux corps de métiers concernés.

Aujourd’hui, voici les lieux qui posent régulièrement problème :

- Commerces : L’argument principal évoqué pour refuser l’accès est l’hygiène. Bien souvent, la règlementation est connue par les responsables, mais mal appliquée par les agents de sécurité souvent non informés.

- Taxis : Un argument auquel sont confrontés les utilisateurs de chiens guides est l’allergie du conducteur aux poils ou aux animaux mais rien ne le prouve. Un second problème vient s’ajouter à celui-là, qui est l’augmentation du temps d’attente pour obtenir un taxi par les centrales d’appels.

- Centres de soins (hôpitaux, cabinet libéraux) : Certains praticiens libéraux refusent les consultations quand il y a le chien, sous prétexte de microbes et de risques pour les enfants en salle d’attente. L’accès aux salles d’attente est prévu dans le code de la santé mais mériterait d’être clarifié. Il faudrait par exemple prévoir un lieu d’accueil du chien, si besoin, durant la consultation ou la visite à un malade.

- Lieux de travail : Des difficultés existent également avec la présence du chien sur les lieux de travail. Il faudrait que le code du travail prenne en compte cette problématique.

Par ailleurs, les hôtels, les lieux culturels, les restaurants sont aussi des lieux sensibles.

Des incidents sont aussi notés dans les compagnies aériennes « Low Coast »

Cas particulier : Des dérogations pour lâcher les chiens guides dans les espaces publics (jardins, espaces verts) ont été négociées dans certaines villes. Ceci, afin de permettre au chien de déstresser et se détendre. Ces dérogations pourraient êtres recommandées aux élus municipaux.

2- Accès des élèves chiens guides en éducation : Les textes sur l’accès des chiens guides ou d’assistance ne bénéficient pas aux élèves chiens guides.

Dès l’âge de 2-3 mois jusqu’à 16-18 mois, âge de sa remise à une personne aveugle ou malvoyante, le futur chien guide est éduqué en deux phases. D’abord, une famille d’accueil bénévole accueille, pré-éduque et sociabilise le chiot jusqu’à ses 10-12 mois. Puis, le chien entre à l’école où il est éduqué par des éducateurs diplômés pendant une période variant de 6 à 9 mois.

Les chiens pour les sorties sont porteurs d’un gilet spécifique.

L’absence de réglementation pour l’accès des élèves chiens guides est un frein à l’éducation du chien et au travail important des familles d’accueil bénévoles qui s’investissent dans cette mission au quotidien.

Deux conventions spécifiques ont été passées par la FFAC avec l’UTP-GART en 2007 ET AVEC la SNCF en 2008. Ces conventions permettent aujourd’hui aux futurs chiens guides d’être acceptés dans la quasi-totalité des transports terrestres et ferroviaires, régionaux et nationaux sans qu’aucun incident n’ait été signalé.

Cependant, aucune loi ne garantit ce libre accès.

Cette absence de texte pénalise le travail des familles d’accueil, qui doivent souvent négocier leur entrée dans certains lieux et transports. Ces contraintes peuvent être un frein à leur engagement bénévole, qui est le préalable indispensable à tout bon chien guide.

Par ailleurs, l’impossibilité de fréquenter ces différents lieux, est préjudiciable pour l’éducation du futur chien guide, qui doit être confronté à tous les types d’environnements qu’il sera amené à côtoyer avec son maître. Un chien guide mal sensibilisé peut développer des réactions imprévisibles, n’assurant plus la complète sécurité de son maître.

3- Solutions préconisées :

Des démarches ponctuelles ont été effectuées sur ces points problématiques.

L’ANMCGA, Association Nationale des Maîtres de Chiens Guides d’Aveugles, intervient au cas par cas auprès des établissements, transports, taxis, qui opposent un refus à un maître de chien guide. Des contacts ont été pris avec certains corps de métiers.

Par ailleurs, une réflexion sur une campagne d’envergure nationale avait été menée dans le cadre du plan handicap visuel. L’ensemble des propositions retenues dans ce cadre sont toujours d’actualité.

Les solutions préconisées aujourd’hui sont :

- Une campagne nationale d’information sur l’accès des chiens guides et leur apport aux personnes aveugles et malvoyantes ;

- Une règlementation pour l’accès des élèves chiens guides, alignée sur celle des chiens guides en circulation ;

- La création d’un statut du chien guide avec une nouvelle catégorie dans la classification des chiens, qui légitimerait et uniformiserait les prérogatives des chiens guides, de la naissance à la retraite, ainsi que celles des utilisateurs et des écoles.

Michel Rossetti Vice-président FFAC

8)- HANDICAP 2012 : L’UE PROMET UNE « LOI SUR L’ACCESSIBILITÉ »

La Vice-présidente de la Commission Européenne, Viviane Reding, a déclaré aux eurodéputés le 13 janvier, qu’elle présenterait une proposition d’ « acte européen sur l’accessibilité » avant la fin de l’année 2012. La Commission qualifie cette nouvelle mesure d’élément clé pour la stratégie européenne en matière de handicap, qui a été dévoilée l’année dernière.

L’exécutif de l’UE se prépare à lancer une importante étude qui identifiera et analysera les obstacles qui empêchent les personnes souffrant d’un handicap de profiter pleinement des bâtiments, des transports et des autres services publics. Les résultats de cette étude permettront de développer une nouvelle législation européenne sur les normes d’accessibilité. La Vice-présidente, Mme Reding, a mentionné les objectifs globaux ainsi que la portée de l’« acte européen sur l’accessibilité » lorsqu’elle s’est exprimée au cours d’une réunion de l’intergroupe Personnes handicapées au Parlement européen qui a eu lieu à Bruxelles le 13 janvier. Des eurodéputés ainsi que des organisations représentant les personnes souffrant de handicap ont participé à cette réunion. « Je travaillerai dur afin de rassembler tous les acteurs pour m’assurer que les produits et les services, les bâtiments et les espaces publics deviennent plus accessibles à tous les citoyens, et pour ce faire, nous lancerons une étude visant à identifier les questions qui sont en jeu », a promis Mme Reding. « En fonction de cette étude, je proposerai un acte sur l’accessibilité en 2012. Je sais que je peux compter sur le Parlement européen pour me soutenir sur cette question cruciale », a-t-elle ajouté.

Actuellement, 80 millions de personnes vivent avec différentes sortes de handicaps dans l’Union européenne, mais ce nombre devrait augmenter dans les années à venir, principalement à cause du vieillissement de la population. Mme Reding est persuadée que l’UE devrait tenter d’être un des leaders mondiaux en matière de développement de produits et de services accessibles aux personnes handicapées. « L’Europe devrait devenir un exportateur de ces produits et services », a-t-elle déclaré.

La Vice-présidente pense que cette question est importante, non seulement pour assurer les droits fondamentaux, l’égalité des chances, mais aussi pour créer de l’emploi et susciter de la croissance économique en profitant de ces nouvelles opportunités.

Afin de tirer un maximum de ces opportunités, la Commission développera des normes communes sur les TIC (technologies de l’information et de la communication), l’environnement bâti et la conception des produits.

Mme Reding espère qu’il sera possible de se mettre d’accord sur ces normes communes au niveau européen, mais également en coopération avec d’autres acteurs majeurs de l’économie mondiale.

« Nous devrions travailler avec nos partenaires sur les autres continents afin de mettre en place des normes mondiales », a déclaré Mme Reding. « Nous avons déjà commencé avec les Etats-Unis ainsi qu’avec d’autres partenaires au niveau international, et au final, nous espérons que cela permettra de rendre nos normes cohérentes ». La Vice-présidente de la Commission a cité les progrès réalisés aux Etats-Unis grâce à la loi américaine en faveur des personnes handicapées (Americans with Disabilities Act) entrée en vigueur en 1990. « Je pense que nous devrions tirer un enseignement de cette expérience positive et nous y mettre en Europe », a-t-elle déclaré.

Mme Reding a précisé que le Traité de Lisbonne fournissait une base légale s’agissant des questions sur le handicap dans d’autres politiques et qu’il donnait également un statut légal à la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. Dans ce nouveau cadre, la Commission est obligée de s’assurer que les besoins des personnes handicapées sont pris en compte au cours du développement et de la mise en œuvre de toutes les politiques et législations européennes. On a constaté une autre évolution importante puisque l’Union Européenne a récemment conclu le processus de ratification de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Il s’agit du premier traité global sur les droits de l’Homme à être ratifié par l’UE dans son ensemble. « La convention entrera en vigueur pour l’UE le 22 janvier », a confirmé la vice-présidente de la Commission.

9)- COMMUNIQUÉ DE L’UNION EUROPÉENNE DES AVEUGLES : APPRENTISSAGE DES LANGUES POUR ADULTES AVEUGLES OU MALVOYANTS Le Projet Langues : Apprentissage des langues pour les adultes aveugles ou malvoyants.

L’éducation, les compétences et la capacité à contribuer de manière positive à la société civile sont les piliers de l’intégration sociale. Il est par conséquent crucial que les techniques d’enseignement et de formation répondent correctement aux besoins spécifiques des aveugles et des malvoyants.

Grâce au soutien financier de la Direction générale de l’éducation et de la culture de la Commission européenne, l’UEA (Union Européenne des Aveugles) a piloté un projet de deux ans afin d’étudier comment enseigner efficacement les langues aux adultes déficients visuels. Ce projet, qui vient de prendre fin, a été mené en partenariat avec trois autres organismes issus de pays membres du réseau de l’UEA : l’Association Panchypriote des Aveugles, l’Union Tchèque des Aveugles et l’Union Slovaque des Aveugles et des Malvoyants. Tous ont admis que leurs systèmes d’enseignement nationaux n’étaient pas adaptés aux besoins spécifiques des adultes déficients visuels qui souhaitent apprendre une langue étrangère.

Les approches, techniques et outils actuels non adaptatifs (interactivité, modules visuels, pictogrammes, manque de matériels en braille et d’autres formats accessibles…) empêchent en fait les déficients visuels de suivre des cours permettant le développement de cette compétence clé. Entre 2008 et 2010, le projet a permis aux partenaires de travailler ensemble sur la question centrale de l’intégration sociale et professionnelle des adultes déficients visuels, grâce à l’amélioration de leur accessibilité à l’enseignement des langues. Ils ont en particulier centré leurs travaux sur la manière de renforcer les compétences des enseignants de langue dans les filières conventionnelles.

Le document final, intitulé « Bonnes pratiques pour améliorer l’apprentissage des langues pour les adultes déficients visuels », examine en détail la situation d’adultes déficients visuels dans leur pays, le programme des enseignants de langues, les approches et outils pédagogiques existants pour l’apprentissage des langues et leur degré d’adaptation aux besoins spécifiques des déficients visuels qui souhaitent apprendre ou améliorer une langue étrangère. Le document propose ensuite des solutions et des conseils pratiques. Il est disponible en tchèque, anglais, français, grec et slovaque, sur le site Internet de l’UEA, à l’adresse ci-dessous.

L’UEA et ses partenaires sont très satisfaits des résultats de ce projet, dont les retours sont déjà positifs. Nous encourageons toutes les personnes travaillant dans le domaine de l’apprentissage et de l’enseignement des langues aux adultes à télécharger, utiliser et diffuser les outils pédagogiques élaborés durant le projet.

Vous pouvez accéder à la page consacrée à ce projet sur le site de l’UEA, à l’adresse : http://www.euroblind.org/projects-a...

10)- LA FAF MET EN PLACE UNE CV-THÈQUE

Durant deux ans, le projet européen Passemploi piloté par la FAF a permis de travailler en collaboration avec les entreprises. Afin de lever les barrières au recrutement de personnes déficientes visuelles, des modules de formation ont été développés en direction des responsables RH, des recruteurs, …

Une question cependant revenait systématiquement : une fois sensibilisés, comment aider ces décideurs à trouver les candidats ? Sans vouloir remettre en question l’efficacité des actions mises en place sur le terrain (semaine de l’emploi, handicafés, forums, …), il nous paraît essentiel aujourd’hui de mettre en œuvre un service-relais en direction des entreprises qui nous contactent.

C’est pourquoi la FAF propose désormais une CV-thèque, qui sera nous l’espérons rapidement alimentée par toutes les personnes en recherche d’emploi, qu’elles soient membres de notre réseau ou pas.

Cette CV-thèque nous permettra d’identifier des profils, compétences, expériences, que nous pourrons valoriser auprès des entreprises partenaires de la FAF, ou avec lesquelles nous collaborons.

Un strict respect de l’anonymat sera observé : aucune transmission de CV n’est prévue. Ce service sera basé uniquement sur de la mise en relation.

Contact : Céline CHABOT : c.chabot@faf.asso.fr

11)- RÉOUVERTURE DE LA MÉDIATHÈQUE DE L’AVH LE 7 FÉVRIER

Après une fermeture d’un an consécutive à un incendie, la médiathèque parisienne rouvre ses portes.

A partir du lundi 7 février 13h, chacun pourra à nouveau venir sur place pour choisir livres, utiliser le matériel informatique ou participer aux animations.

Toute l’équipe de la médiathèque est sur le pont pour vous accueillir.

Horaires d’ouverture : le lundi de 13 h à 17 h et du mardi au vendredi de 10 h à 17 h

12)- HANDISPORT LE MAG NUMÉRO 142

Naissance de la Fondation des Aveugles de Guerre.

Le général Pierre Guillermet, président de l’UAG, Pierre Tricot, secrétaire général de l’UAG et administrateur du CFPSAA, ont le plaisir de vous faire part de la parution au journal officiel en date du 23 janvier 2011 du décret du 21 janvier 2011 portant création de l’établissement public dit "Fondation des aveugles de guerre". Ses buts, inscrits à l’article 1er de ses statuts, se définissent comme suit :

- « perpétuer le souvenir de l’UAG, de ses membres et de leurs familles, de soutenir les actions de l’UAG et d’en pérenniser l’œuvre en cas de dissolution.

- apporter aide et assistance aux aveugles, militaires ou civils, ayant perdu la vue du fait de conflits passés ou futurs, d’attentats ou de missions assurées pour le compte de l’Etat, en France ou à l’étranger, ainsi qu’à leurs familles ;

- susciter, promouvoir ou aider la recherche fondamentale en ophtalmologie, la recherche appliquée à la cécité, les travaux de thèses d’université liées aux aveugles et toute action visant à améliorer l’autonomie des aveugles ;

- soutenir les institutions méritantes dans l’accueil, l’accompagnement, la réinsertion et les soins apportés aux aveugles. »

13)- ÉMISSION À VOUS DE VOIR CONSACRÉE À LA RECHERCHE D’EMPLOI DES PERSONNES DÉFICIENTES VISUELLES « Trouver un emploi et être déficient visuel… modes d’emploi dans « À vous de voir ».

Sur France 5 lundi 7 février 2011 à 8h30 (Diffusion hertzienne) et le samedi 12 février 2011 à 22h30 (Rediffusion sur le câble et satellite, ADSL et TNT).

Décrocher un entretien d’embauche lorsqu’on est déficient visuel, savoir parler de soi et de son handicap, séduire le recruteur, tout cela s’apprend et se prépare.

Il s’agit pour les candidats à l’embauche de balayer les préjugés et les peurs des recruteurs face à la déficience visuelle : seront-ils aussi rapides et rentables qu’un valide ?

Les élèves en fin de formation au Centre Forja (centre parisien de formation professionnelle pour les personnes déficientes visuelles) se préparent à affronter cette étape. Ils apprennent « à se vendre » dans une lettre de motivation, à tourner leur tête vers le recruteur, à contrôler leur gestuelle pour que le recruteur ne se focalise pas sur des attitudes propres au handicap.

Certains savent déjà qu’ils ne signaleront pas leur handicap sur leur CV, d’autres sont optimistes.

Marc, 32 ans est aveugle de naissance et n’a encore jamais travaillé. Il est sorti du centre Forja il y a 6 mois et cherche un emploi comme téléconseiller. Il s’est aussi rapproché de l’association ADAPT (Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) pour optimiser ses recherches d’emploi. Nous le suivons dans une séance musclée de coaching personnalisé. C’est au forum « emploi et handicap » organisé dans le cadre de la semaine pour l’emploi qu’il va pour la première fois à la rencontre des recruteurs.

Ingeborg, 48 ans, se rend aussi au forum. Elle a dû arrêter de travailler comme vendeuse suite à l’aggravation de sa malvoyance et veut repartir dans un emploi plus adapté à son handicap, comme assistante de direction.

5 ans après la mise en application de la loi de 2005 sur l’emploi des personnes handicapées et le durcissement survenu en 2010 avec l’augmentation de l’amende faite aux employeurs qui ne respectent pas leur quota d’embauche, l’accès à l’emploi pour Marc et Ingeborg comme beaucoup de déficients visuels va-t-il être facilité ?

Les films "A Vous de Voir" sont archivés environ deux jours après la date de leur dernière diffusion et peuvent être visionnés sur le site de France 5 en suivant ce lien : http://www.france5.fr/a-vous-de-voi...

14)- COLLOQUE « ESTIME DE SOI, REGARD DES AUTRES » LE 5 MARS 2011

L’Association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir - FDFA vous invite à son colloque « Estime de soi, regard des autres » le samedi 5 MARS 2011.

La singularité est un frein à la vie citoyenne des personnes handicapées. Que ce soit dans la vie familiale, au travail, pour les loisirs, leurs désirs sont niés du fait de la gêne présupposée du handicap. Violences, maltraitances et abus sont des entraves supplémentaires à l’estime de soi.

La femme handicapée oscille entre héroïsme et mépris d’elle-même. La culpabilité, la honte, les représentations négatives (image de la mère abîmée) agissent sur l’image de soi et le regard des autres.

Comment la personne handicapée se perçoit-elle ? Comment le regard de l’autre influe-t-il sur l’image que la personne handicapée se fait d’elle-même ? Le poids du regard des autres est-il plus lourd à porter lorsqu’on est femme et handicapée ?

PROGRAMME PROVISOIRE :

Matin :

9 h 00 : Accueil des participants

9 h 30 : Ouverture de la journée par Maudy Piot, présidente de FDFA, par Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, par Sophie de la Rochefoucauld, comédienne et marraine de l’association pour 2011 et par Jacques Bravo, Maire du 9ème arrondissement

10 h 00 : Intervention de Pierre Ancet, philosophe : « Estime de soi, regard de l’autre » – dernier ouvrage paru (sous la direction de Pierre Ancet) : Le Corps vécu chez la personne âgée et la personne handicapée

10 h 30 : Echanges avec la salle

11 h 00 : Débat : « Singularité(s), altérité(s) » : le point de vue de l’histoire, de la psychanalyse et de l’anthropologie. Avec Michelle Perrot, historienne, Simone Korff-Sausse, psychanalyste et Henri-Jacques Stiker, anthropologue.

12 h 30 : Déjeuner libre

Après-midi :

14 h 00 : synthèse des conférences, échanges et débats de la matinée suivie de groupes de discussion ou séance plénière

15 h 15 : mise en commun des propositions par une rapporteure

16 h 00 : Conclusion par Maudy Piot

Accessibilité totale des débats : traduction en langue française des signes, retranscription en direct sur écran (vélotypie), boucle magnétique pour les personnes malentendantes appareillées, programmes en caractères agrandis et en Braille.

Lieu : Mairie du 9ème arrondissement - Salle Rossini, 6 rue Drouot, 75009 PARIS.

Entrée libre – participation aux frais laissée à discrétion – auditorium accessible aux personnes à mobilité réduite.

Pour s’inscrire : fdfa.asso@free.fr ou 01.45.66.63.97

Pour plus d’informations : www.femmespourledire.asso.fr

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