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Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

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Bulletin 5 du 11 mars 2011

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2011-5 du 11 mars 2011

1)- ÉDITORIAL

N.B. : En raison de la richesse de l’actualité contenue dans ce numéro, ce bulletin sera exceptionnellement publié sans éditorial. Nous reprendrons nos bonnes habitudes dès le prochain bulletin. Veuillez nous en excuser, et nous vous souhaitons néanmoins une excellente lecture.

Philippe Chazal Président de la CFPSAA

2)- MANIFESTE DE LA CFPSAA POUR UN DROIT UNIVERSEL À L’AUTONOMIE, GAGE DE LA LIBERTÉ INDIVIDUELLE

Paris, le 9 mars 2011.

La Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CFPSAA) :

- Considère que le droit individuel à l’autonomie constitue le fondement même de la liberté de chacun.

-Affirme que « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté » garanties aux personnes handicapées par la loi du 11 février 2005 constituent des droits universels et inaliénables basés sur la solidarité, dont toute personne doit pouvoir se prévaloir, a fortiori si son autonomie est restreinte, qu’elle soit ou non reconnue handicapée, et ceci sans distinction liée à son âge, à la cause ayant restreint son autonomie, à son régime de protection sociale ou à son lieu de résidence.

- Estime qu’un environnement accessible à tous et une compensation individuelle fondée sur les besoins de chacun prenant en compte ses souhaits/aptitudes et les facteurs qui limitent durablement son autonomie, sont indispensables pour permettre à tous de jouir des droits évoqués au paragraphe précédent.

- Insiste sur l’importance pour tous de prévenir la perte d’autonomie et d’accompagner les aidants lorsque survient la dépendance.

- Prétend que la perte d’autonomie, définie comme la difficulté ou l’impossibilité d’accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne, frappe à tout âge, qu’elle résulte d’un accident, d’une maladie ou d’un handicap.

- Constate que pour les personnes handicapées, l’avancée en âge ne fait pas disparaître le handicap et que les personnes âgées en perte d’autonomie subissent de fait des conséquences identiques à celles qu’impose un handicap.

- Refuse d’accepter l’idée selon laquelle l’établissement d’un « projet de vie » ne serait pas permis aux personnes âgées, citoyens à part entière, qui seraient ainsi privées du droit d’organiser librement leur existence.

- Convient du fait que si le risque de perte d’autonomie concerne en premier lieu les personnes âgées, l’acquisition ou le maintien de l’autonomie est aussi un objectif majeur et constant pour les personnes handicapées de tous âges, qu’elles soient atteintes dans leur mobilité, dans leurs capacités de communiquer ou d’accomplir seules les actes de la vie domestique. Tous ces aspects doivent donc être pris en compte pour l’attribution des aides, notamment techniques et humaines, nécessaires à chaque personne âgée ou handicapée.

- Rappelle qu’aux termes de notre Constitution et des conventions et traités internationaux dont la France est signataire, il appartient à l’Etat, avec le concours des collectivités locales et des organismes de protection sociale (telle la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie), d’assurer l’égalité de tous les citoyens devant la loi et sur l’ensemble du territoire.

- Souligne qu’en application du principe selon lequel « nul n’est sensé ignorer la loi », l’Etat ne saurait se dispenser d’appliquer les textes votés par le législateur, mais doit, au contraire, donner l’exemple en la matière.

- Est très attachée à fonder sur la solidarité, gage de maintien du lien social, l’aide à l’acquisition ou au maintien de l’autonomie, « chacun contribuant selon ses moyens, et recevant selon ses besoins. »

- Reconnaît que les difficultés économiques que traverse notre pays mettent l’Etat, les collectivités locales et organismes de protection sociale dans des situations financières très difficiles qui les obligent à réaliser des économies substantielles, mais estime d’une part que les budgets sociaux, qui concernent la population la plus vulnérable (notamment les personnes âgées ou handicapées), ne doivent pas subir des restrictions qui ne leur permettraient plus de répondre aux besoins de ces personnes, et d’autre part que les moyens financiers mobilisés pour financer les aides à l’autonomie seront un puissant facteur de croissance par la création de centaines de milliers d’emplois non délocalisables.

Pour toutes ces raisons, la CFPSAA s’efforce de formuler des propositions réalistes et demande :

1. Que l’Etat se montre exemplaire pour l’application de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », qu’il prenne toutes les mesures nécessaires afin que chacun de ses articles soit mis en œuvre conformément à la volonté du législateur et dans les délais prévus par lui, qu’il n’admette ou favorise, dans quelque domaine que ce soit, aucune disposition dérogatoire ou contraire au texte qui ne soit expressément voulue par le législateur.

2. Que conformément à la volonté du législateur clairement exprimée dans le texte de la loi, les travaux préparatoires, lors des débats parlementaires et par l’article 13 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005, « toutes dispositions opérant une distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d’âge, en matière de compensation du handicap » soient supprimées, d’autant que la France est le seul pays en Europe à appliquer de telles dispositions. Si, à titre temporaire et pour une période aussi courte que possible des priorités devaient être établies, la CFPSAA insiste pour :

a)- que soient abrogées sans délai les dispositions réglementaires, particulièrement injustes, qui frappent encore les enfants, adolescents et jeunes atteints d’un handicap ou familles de ceux-ci ; b)- que la limite d’âge maximale pour solliciter la prestation de compensation fixée à soixante ans par l’article D. 245-3 du code de l’action sociale et des familles, soit portée à soixante sept ans. Cet âge étant celui retenu par la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites pour bénéficier d’une pension à taux plein sans prendre en compte le nombre de trimestres cotisés, il serait particulièrement injuste que les personnes en perte d’autonomie soient considérées comme des personnes âgées avant de l’avoir atteint ; c)- que soient retirées sans délai les dispositions de l’article D. 245-3 qui empêchent une personne âgée de plus de 75 ans de demander le bénéfice de la Prestation de Compensation du Handicap, alors même qu’elle est handicapée depuis sa naissance ou l’est devenue durant sa vie, mais n’a pas souhaité solliciter plus tôt l’aide de la collectivité. Ces dispositions sont particulièrement iniques pour les personnes handicapées qui ont exercé une activité professionnelles.

3. Que comme le préconise la CNSA dans son rapport de 2007, la notion de « prise en charge de la dépendance » soit remplacée par celle d’« aide à l’autonomie », qui donne une image beaucoup plus positive de la personne handicapée ou âgée.

4. Que la prestation mise en place prenne réellement en compte le projet de vie du demandeur dans sa globalité, et lui permette notamment de financer les aides domestiques dont il a besoin en raison de la restriction de son autonomie personnelle, pour accomplir l’ensemble des actes et activités ordinaires de la vie quotidienne : courses, ménage, entretien du linge et du domicile, cette liste n’est pas limitative. Qu’elle permette d’améliorer sensiblement le statut des aidants.

5. Que conformément aux engagements pris par le Président de la République, une cinquième branche de protection de la Sécurité Sociale concernant « l’aide à l’autonomie », fondée sur la solidarité entre tous les citoyens et entre les générations soit mise en place, financée par chacun, en fonction de ses capacités contributives. Il pourrait s’agir soit d’une cotisation obligatoire identique à celles qui couvrent les risques actuellement protégés (maladie, famille, accidents du travail, retraite), soit d’une taxe payée par l’ensemble des consommateurs (telle une TVA sociale). La récupération sur succession comme la mise en place d’autres journées de solidarité ont montré leurs limites et ne sauraient être de nouveau envisagées.

6. Que le recours à l’assurance collective ou individuelle, qui ne saurait avoir qu’un caractère facultatif pour ne pas constituer un nouveau prélèvement obligatoire, soit strictement encadré et n’intervienne qu’à titre complémentaire, en supplément des financements publics, comme le font les mutuelles aujourd’hui pour améliorer la couverture de base du risque maladie. En tout état de cause, les sommes collectées à ce titre doivent être impérativement redistribuées et ne pas constituer une nouvelle source de profit pour les actionnaires des compagnies d’assurance.

7. Que la gestion de cette nouvelle branche de protection sociale soit confiée à une Caisse indépendante (CNSA par exemple) dont la gouvernance soit assurée par l’Etat, les organismes ou collectivités en charge de sa gestion sur l’ensemble du territoire, les partenaires sociaux et représentants des personnes bénéficiaires d’une aide à l’autonomie.

Pour le Conseil d’Administration Le Président Philippe CHAZAL.

3)- COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PARLEMENT EUROPÉEN SUR LES PASSAGERS VOYAGEANT PAR BUS

Les droits des passagers voyageant par bus entreront en vigueur en 2013.

Le chaînon manquant de la législation européenne sur les droits des passagers a été approuvé à Strasbourg, le mardi 15 février, avec l’adoption de droits renforcés pour les passagers voyageant par bus et autocars.

Au bout de deux ans de négociations difficiles, le Parlement et les Etats membres se sont mis d’accord sur un règlement qui couvrira tous les services réguliers, nationaux ou transfrontaliers de longue distance (250 km et plus) à partir du printemps 2013.

Compensations : pour ce type de service, la nouvelle législation prévoit des compensations à hauteur de 50 % du prix d’achat en plus du remboursement intégral du ticket si un opérateur annule un service et ne peut honorer son contrat de transport, y compris par d’autres routes ou d’autres moyens de transport, après un retard au départ de deux heures. Le passager souhaitant renoncer au voyage, suite à l’annulation d’un départ ou d’un retard de deux heures aura droit au remboursement intégral du ticket.

Au-delà de 90 minutes de retard sur le départ horaire, les passagers devront se voir offrir de la restauration légère et des rafraichissements. En cas d’interruption du voyage, d’accident ou de retard nécessitant de passer la nuit sur place, l’opérateur sera en plus tenu d’offrir jusqu’à deux nuitées à un prix maximal de 80 euros. Seules des catastrophes naturelles ou des conditions météorologiques qui empêcheraient un transport en toute sécurité pourront exempter l’opérateur de ces obligations.

Par ailleurs, l’opérateur devra prévoir un plafond de remboursement se montant au moins à 1200 euros en cas de perte ou d’endommagement des bagages confiés. Il sera redevable d’une somme allant jusqu’à 220 000 euros (ou plus, si la législation nationale le prévoit) en cas de décès ou de blessures suite à un accident.

Pour permettre aux entreprises de taille plus modeste de s’adapter aux nouvelles exigences, le Parlement a dû accorder aux États membres la possibilité d’exempter certains services réguliers nationaux ou ceux dont une part importante est effectuée en dehors de l’Union, et ce pour une durée maximale de quatre ans, renouvelable une fois.

Des droits fondamentaux pour les personnes handicapées : en revanche, les parlementaires ont obtenu l’adoption d’une série de douze droits fondamentaux qui s’appliquera à tous les services réguliers indépendamment de la distance. Ces droits couvrent notamment les informations à fournir avant et durant le voyage et les besoins des personnes handicapées ou à mobilité réduite. Ils assurent un accès non discriminatoire aux transports et incluent l’indemnisation intégrale lorsque des fauteuils roulants ou d’autres équipements de mobilité sont perdus ou endommagés.

Formation du personnel : pour être en mesure de fournir une assistance adéquate aux passagers moins valides qui en auront formulé la demande au moins 36 heures avant le départ, le personnel des autobus et des autocars devra être formé en conséquence et selon des modalités définies en annexe du règlement. Lorsque l’exploitant ne sera pas en mesure de fournir une assistance appropriée, le passager à mobilité réduite pourra être accompagné sans supplément de prix par une personne de son choix.

"Cet accord est très important pour le transport et le tourisme et reflète un équilibre stratégique", a conclu le rapporteur Antonio Cancian (PPE, IT), "car il sauvegarde les PME et facilitera la vie des personnes moins valides".

Le règlement a été adopté avec 504 voix pour, 63 voix contre et 89 abstentions.

4)- BILAN D’ACTIVITÉ ET FINANCIER DES MDPH EN 2009

Un bilan du fonctionnement des MDPH en 2009 a récemment été présenté par la CNSA, en voici les principaux éléments : dirigées par un cadre nommé par le président du Conseil général, les MDPH sont financées à hauteur de 39% par les départements, de 34% par l’État et de 21% par la CNSA. Leur fonctionnement a coûté, en moyenne en 2009, 5,2 € par habitant de moins de 60 ans. Les crédits de personnel (5700 personnes) représentent les trois-quarts des dépenses de fonctionnement, soit 201 M€ sur un budget global de 275 M€.

Après quatre années de fonctionnement, les MDPH sont de mieux en mieux identifiées par les personnes handicapées et leurs familles, d’abord comme le lieu d’accueil et d’information sur toutes les questions relatives à la vie de la personne handicapée. Elles deviennent le pivot de la politique du handicap dans le département. Leur activité s’exerce en effet en lien avec les principaux membres du groupement d’intérêt public (conseils généraux, services de l’État, organismes de protection sociale et associations), ainsi qu’avec des partenaires extérieurs, dont les services et établissements spécialisés dans l’accueil ou l’évaluation (94 % des MDPH ont passé une convention avec au moins un partenaire extérieur).

4- A)- LES DEMANDES ET LEURS RÉPONSES

La pression du nombre de demandes déposées est toujours vive et l’attente des personnes handicapées reste forte. Parmi l’ensemble des demandes de prestations ou d’orientations formulées aux maisons départementales, la part des premières demandes (nombre de personnes qui se présentent pour la première fois à la MDPH) reste très largement majoritaire. C’est notamment le cas pour la prestation de compensation du handicap (PCH). Cela signifie que cette prestation n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière.

La moyenne des délais de réponse est proche de 4,2 mois pour l’ensemble des prestations (la loi fixe le délai à quatre mois). Toutefois, les délais de traitement des demandes de PCH dépassent souvent largement les quatre mois, en raison de la complexité de traitement inhérente à cette prestation (projet de vie, évaluation pluridisciplinaire des besoins plus approfondie, étude des devis pour les aides techniques ou l’aménagement du logement, …).

Pour les enfants, les demandes liées à l’école sont majoritaires. En effet, il s’agit pour 33 % de demandes d’orientation vers des établissements spécialisés, pour 13 % de demandes d’auxiliaire de vie scolaire, pour 6 % de demandes d’avis de transport scolaire et, dans une plus faible proportion, de demandes d’avis pour l’attribution de matériel pédagogique adapté.

Concernant les adultes, les demandes de carte d’invalidité et de priorité représentent presque le quart des démarches. Les demandes d’allocation adulte handicapé (AAH) viennent ensuite. Si la PCH ne concerne que 7% des demandes, celles-ci sont en augmentation par rapport à 2008 (6%), et leur étude demande beaucoup plus de travail. En cumulant les demandes d’AAH (18 %), de compléments de ressources (6 %), de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (16 %) et d’orientation professionnelle (11%), on s’aperçoit que plus de la moitié des demandes concerne la capacité d’exercer une activité professionnelle ou l’insertion professionnelle.

4- B)- LE PERSONNEL ET LES PARTENARIATS

Même si les problèmes de gestion des personnels persistent, notamment en raison des difficultés liées au remplacement et au financement des mises à disposition par les services de l’État, on constate une plus grande stabilité du personnel, administratif notamment, favorisant ainsi une meilleure organisation interne et les changements de pratiques. 5700 personnes (soit 4874 équivalents temps plein) travaillent désormais dans les MDPH avec pour objectifs d’accueillir toutes les personnes qui souhaitent les contacter, d’améliorer les procédures internes pour fluidifier le traitement des demandes, d’assurer une évaluation de qualité des besoins des personnes qui peut aller jusqu’à des visites à domicile et d’organiser un fonctionnement efficace de la commission des droits et de l’autonomie. C’est trois fois plus que les anciennes commissions (CDES, COTOREP, SVA) qui précédaient la création des MDPH.

Les nouveaux recrutements ont permis d’enrichir les compétences techniques, surtout au sein des équipes pluridisciplinaires : travailleurs sociaux, infirmières, psychologues, ergothérapeutes.

Les maisons départementales nouent de plus en plus de partenariats dans leur département, pour compléter leurs connaissances et leurs capacités d’intervention dans le domaine de l’emploi, de l’insertion et de l’orientation professionnelle, par exemple avec les établissements de rééducation fonctionnelle ; et pour renforcer leurs capacités d’évaluation, notamment dans le domaine du handicap psychique. Le croisement de regards et l’apport d’éléments complémentaires constituent une richesse pour analyser les situations des personnes. L’évaluation et les préconisations de réponses sont facilitées grâce au partage d’informations sur les situations individuelles avec les établissements ou services pouvant connaître mieux la situation de la personne que la maison départementale elle-même. Cette transmission d’informations est également pertinente pour éviter les redondances de procédures d’évaluation déjà réalisées par d’autres acteurs externes à la MDPH.

4- C)-L’ACCUEIL

Le rapport du Sénat de juillet 2009 sur le bilan des MDPH soulignait la nécessité de faire de l’accueil une priorité et de faciliter les démarches des personnes handicapées en élargissant les possibilités de contact. Cette invitation a été entendue par les équipes des maisons départementales. 2009 a été pour beaucoup une année de profonde évolution des modalités d’accueil, pour rendre un meilleur service aux personnes qui les sollicitent, spécialement celles qui, souvent inquiètes, y viennent pour la première fois. Sans toutefois assister à une complète décentralisation sur le territoire départemental, la diversification des lieux (développement des points d’accueil de proximité) et des moyens de contact (accueil physique, accueil téléphonique avec ou sans numéro vert, courrier, courriels, site Internet) se poursuit. Pour un département de taille moyenne, ce sont plus de 10 000 personnes qui sont reçues annuellement par la MDPH.

4- D)- LA MÉDIATION, LA CONCILIATION

Qu’il s’agisse de médiation, de conciliation ou de recours gracieux et contentieux, les contestations formulées par les usagers donnent lieu à une attention particulière des services des MDPH qui mettent en place de nouvelles procédures, installent des référents, développent la mission de conciliation et réfléchissent sur la place de la personne handicapée dans le cadre de ces contestations. Autant d’éléments révélateurs des initiatives des MDPH en ce domaine dont l’efficacité se mesure à la baisse observée du taux de recours contentieux.

4- E)- LE SYSTÈME D’INFORMATION

A la fin de l’année 2009, la très grande majorité des départements avait basculé sur son nouveau système informatique de gestion, clôturant les anciens logiciels ITAC et OPALES. Le système d’information partagé sur l’autonomie des personnes handicapées (SipaPH) qui sera alimenté par les données transmises par les MDPH à partir de 2011, doit permettre la connaissance des personnes, à partir du dépôt de la demande jusqu’à l’attribution des prestations, de la mise en œuvre des décisions prises par la CDAPH, mais également lors d’un changement de situation de la personne, un moment important qui nécessite une nouvelle évaluation et une révision du plan personnalisé de compensation.

4- F)- LE FONDS DÉPARTEMENTAL DE COMPENSATION

En 2009, les fonds départementaux de compensation sont intervenus en moyenne 16,5 fois par mois, contre 14,7 fois en 2008 (et 10,2 en 2007), le plus souvent pour des compléments de prise en charge des aides techniques. Si la tendance générale est à l’accroissement progressif des interventions, des tensions apparaissent cependant sur les crédits disponibles pour maintenir ce dispositif, le désengagement de l’État entraînant souvent celui des autres financeurs.

5)- PÔLE EMPLOI REDUIT L’EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPÉES EN CHARPIE

Article de Michel ABHERVE dans « Alternatives Economiques »

Les contraintes budgétaires de Pôle emploi l’amènent à calibrer son action non en fonction des besoins, mais pour tenter de tenir, tant bien que mal, dans un budget réduit alors que le nombre de “clients” continue à augmenter.

Tous les publics sont concernés, y compris ceux qui sont, par ailleurs, affirmés comme étant prioritaires, c’est le cas des personnes handicapées.

Cette situation a été relevée au détour du débat sur une loi visant à améliorer le fonctionnement des Maisons Départementales des Personnes Handicapées par Christophe Sirugue, Député PS de Saône et Loire qui a relevé la réaction des associations concernées, l’APF, l’APAJH, la CFPSAA, la FNATH, l’UNAPEI et l’UNISDA, lesquelles dénoncent les mesures prises par Pôle Emploi dans un texte au titre explicite : « Pôle Emploi réduit l’emploi des travailleurs handicapés en charpie ».

Outre le jeu de mot sur le nom du patron de Pôle emploi, traduisant une profonde exaspération face au double jeu de celui-ci, doucereux et compatissant par devant, impitoyable par derrière, ce texte se fonde sur une réalité, le recul annoncé des missions de co-traitance que Pôle emploi envisage de confier à Cap Emploi en 2011, baissant de 70 000 à 64 000.

Non pas qu’il ya ait moins de besoins. Au contraire, le nombre de personnes handicapées à la recherche d’un emploi continue à augmenter, et a augmenté de 2% depuis que l’objectif avait été fixé à 70 000 personnes en co-traitance.

Non pas parce que le travail effectué par Cap emploi soit jugé comme insatisfait. Dans sa réponse au Député, Roselyne Bachelot va même se féliciter de la qualité des résultats atteints en affirmant « un très bon travail a été fait, qui a porté ses fruits : la progression du chômage – bien sûr toujours trop forte au regard des situations de détresse individuelle – a été deux fois moins importante chez les personnes en situation de handicap que chez les personnes valides. Cela démontre la qualité des prises en charge dans ce domaine ».

Mais malgré ce constat on ne plus plus positif, et face à une interpellation de Christophe Sirugue « sur la nécessité d’une cohérence et d’une cohésion entre Pôle Emploi, d’une part, et les organismes qui participent au placement et à l’accompagnement des personnes en situation de handicap dans les processus de professionnalisation et de reconnaissance professionnelle, d’autre part », la réponse de la Ministre laisse un espoir quand elle déclare « Nous sommes en train de négocier avec Pôle Emploi le retour aux objectifs initialement prévus, c’est-à-dire 70 000 accompagnements », mais pose un réel problème de méthode, car la négociation suit une prise de décision unilatérale au lieu de la précéder De surcroît, il n’est pas certain que le Gouvernement, qui, de son côté, a procédé à une ponction de 80 Millions d’euros sur les fonds d’AGEFIPH par l’article 97 de la Loi de Finances 2011, soit réellement le mieux placé pour rappeler Pôle emploi à ses devoirs vis à vis des personnes handicapées !

6)- UNE DÉCISION SURPRENANTE ÉMANANT D’UNE CDAPH

Roger, aveugle, fait une demande d’aides techniques : un ordinateur équipé d’un logiciel Jaws. La CDAPH lui octroie une somme de 700 euros et la fonctionnaire explique que Roger a droit à 2.500 euros pour trois ou quatre ans. On divise 2.500 par 3 ou 4 et cela donne 700 euros que l’on verse une seule fois. Heureusement la CDAPH a alloué à Roger une aide humaine de 598 euros mensuels pendant presque 5 ans où il pourra puiser pour payer son ordinateur. Il faut préciser que Roger est en prison et qu’il n’a pas sollicité cette aide humaine. Pour lui, la solution est acceptable mais pourrait-on accepter une même somme pour un autre demandeur ?

Bernard de Courcy, membre du comité AVH-Caen.

7)- L’UNION EUROPÉENNE DES AVEUGLES LANCE SON NOUVEAU SITE INTERNET

L’Union Européenne des Aveugles (UEA) est heureuse d’annoncer le lancement de son nouveau site Internet. Notre site avait besoin d’être mis à jour afin de refléter l’évolution d’Internet ainsi que notre envie de rajeunir et de moderniser l’image de l’UEA. L’accessibilité est bien sûr une question cruciale et nous avons travaillé dur pour veiller à ce que le site soit entièrement accessible. L’esthétique de celui-ci est moderne et élégante, tandis que la navigation entre les différentes rubriques est facilitée par les menus et par un « fil d’Ariane » qui indique à l’utilisateur où il se situe exactement dans le site.

Outre de nombreuses informations importantes sur les questions relatives à la cécité et à la perte de vue en Europe, le nouveau site présente également des rubriques ludiques telles qu’un coin des enfants et un transcripteur braille pour aider les personnes à déchiffrer l’alphabet braille. Les lettres d’information et les communiqués de presse de l’UEA y sont également disponibles.

Le transfert de toutes nos données sur le nouveau site www.euroblind.org n’étant pas terminé, nous vous invitons à vous y rendre régulièrement. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires sur sa mise en page, son contenu et son accessibilité.

La refonte du site de l’UEA fait partie d’un plan de communication global qui inclut le nouveau logo, récemment dévoilé, ainsi qu’une brochure de présentation de l’UEA. Le groupe de travail sur la communication de l’UEA a joué un rôle clé dans la réalisation de ce projet, avec le soutien financier du Programme Communautaire pour l’Emploi et la Solidarité Sociale (PROGRESS) de la Commission européenne.

Nous pensons que notre plan de communication global est percutant et original, et qu’il communique un sens de l’avenir. Nous espérons que vous l’aimerez autant que nous !

Pour plus d’informations, veuillez contacter Gary May, responsable de l’information à l’UEA, courriel : ebuinfocom@euroblind.org

8)- INFORMATIONS RECEUILLIES DANS LA LETTRE D’INFORMATION DE L’UEA N°78 JANVIER-FÉVRIER 2011

8- A)- STAGE D’ESPÉRANTO, 30 JUILLET- 7 AOÛT 2011

La Ligue Internationale des Enseignants Espérantistes (ILEI) organise une semaine internationale d’étude de l’espéranto à Nitra, en Slovaquie, à 90 km de Bratislava - la capitale étant située à 45 km de Vienne (Autriche).

Pour la deuxième fois, les déficients visuels, jeunes et adultes, sont conviés à participer à cet événement. C’est une excellente occasion d’apprendre l’espéranto (le matin) et de profiter d’activités de loisir diverses, d’excursions et de soirées pour découvrir la culture slovaque ainsi que celle des autres pays participants.

Les documents pédagogiques seront fournis en braille aux déficients visuels.

Tarifs : Frais d’inscription :
- 30 euros en février,
- 50 euros en avril,
- 70 euros après le 1er mai.

Hébergement en chambre double à partir du 30 juillet, repas inclus : 144 euros.

Toutes les informations sur les cours ainsi que le formulaire d’inscription en ligne sont disponibles en plusieurs langues européennes sur Internet, par exemple en français sur http://fr.lernu.net/pri_lernu/renko... Vous pouvez choisir votre langue dans la liste en haut à droite de la page.

8- B)- DÉFICIENCE VISUELLE ET TRAVAIL INDÉPENDANT

Erwin Denninghaus a fait un compte rendu oral des premiers résultats de son enquête sur le travail indépendant des déficients visuels en Europe. Les réponses à son questionnaire sont parvenues de 15 des 45 pays représentés à l’UEA. Elles ont montré que les déficients visuels optent souvent pour une activité indépendante. Toutefois, les résultats indiquent que le taux d’activité est très variable et que l’expression « travail indépendant » couvre un large éventail d’activités. Les informations recueillies dans les questionnaires sont également très variables en termes de qualité. Le Royaume-Uni, la Finlande et la Bulgarie ont fourni les informations les plus complètes. L’Allemagne et l’Estonie disposent de statistiques relativement précises sur les physiothérapeutes déficients visuels, mais l’Allemagne n’en possède aucune sur les autres professions, alors que certaines sont très courantes, par exemple les avocats. Dans d’autres pays (Irlande, République tchèque, Italie, Luxembourg, Suisse et Russie), il semble que très peu de déficients visuels travaillent à leur compte. Mais ces réponses doivent être considérées avec prudence. Il semble incroyable, par exemple, que seuls cinq déficients visuels soient travailleurs indépendants en République tchèque.

Selon M. Denninghaus, les réponses ont certes fourni des statistiques, mais aussi de précieuses informations. Elles ont montré qu’il existe de nombreuses activités considérées comme « indépendantes ». Dans certains pays, il s’agit d’une forme d’emploi protégé. D’autres pays cherchent à les promouvoir comme des activités économiques pour les déficients visuels et offrent, de ce fait, une aide appropriée.

Les réponses provenant de ces pays nous ont permis de « comparer » les types de soutien les plus efficaces pour encourager et promouvoir de telles activités. Par exemple, le Royaume-Uni et la Finlande comptent les pourcentages les plus élevées d’emplois indépendants et il existe dans ces deux pays un service d’accompagnement spécifiquement destiné aux entrepreneurs déficients visuels. Leurs services d’accompagnement général destinés aux petites entreprises sont également bien informés sur les handicaps. Ces deux pays octroient par ailleurs des formes de subvention, par exemple une aide au démarrage, sous forme de financement, d’équipement et d’assistance personnelle. De manière générale, les DV indépendants dans ces pays obtiennent le même niveau d’aide que les DV salariés ou en recherche d’emploi. Ils bénéficient, en outre, d’allégements fiscaux et d’un soutien sous forme de prestations de sécurité sociale. Cela peut constituer une aide, le temps que les revenus atteignent un niveau acceptable. En Finlande, entre 10 et 20 déficients visuels démarrent une activité par an, et ce pays compte la plus longue liste de catégories professionnelles, presque 50 au total. En Allemagne, au contraire, il n’existe pas de service d’accompagnement spécifique, sauf pour la physiothérapie. Parfois, un accompagnement spécifique est fourni par un groupe de pairs ayant réussi et pouvant conseiller les nouveaux venus.

Erwin Denninghaus a indiqué en conclusion que des services d’accompagnement spécifique et une aide au démarrage sont cruciaux pour augmenter le nombre et l’éventail de telles activités, de même que l’accès au crédit bancaire.

Ces résultats sommaires représentent déjà une première vue d’ensemble. Il se pourrait que l’UEA recommande à tous les pays de mettre en place des services d’appui aux travailleurs indépendants, en se basant sur ce qui existe au Royaume-Uni et en Finlande. Le rapport d’Erwin Denninghaus a été très bien accueilli et abondamment commenté.

Fred Reid, Membre de la Commission Réhabilitation, Formation Professionnelle et Emploi de l’UEA.

9)- COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’UEA DU 8 MARS 2011 À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME

- L’égalité d’accès à l’éducation, à la formation et aux sciences et technologies : vers un travail décent pour les femmes ;
- Mobilité et transports accessibles et sûrs pour les femmes aveugles et malvoyantes : formation à la mobilité, réintégration et accès aux transports publics ;
- Les femmes aveugles et malvoyantes et le bénévolat : travailler avec le thème d’action 2011 de l’UE. Il s’agit là des questions que les femmes aveugles et malvoyantes de l’UEA ont choisi de mettre à l’honneur le 8 mars, pour la Journée internationale de la femme (JIF). Pourquoi ces thèmes en particulier ? Parce que nous souhaiterions contribuer à la mise en œuvre de la stratégie quinquennale pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes en Europe, adoptée en septembre dernier par la Commission européenne. Cette stratégie vise en particulier à mieux utiliser le potentiel des femmes et ainsi contribuer à la réalisation des objectifs socioéconomiques globaux de l’UE. Et dans ce cas, nous pensons que cette stratégie bénéficie de manière égale à tous les pays membres de l’UEA.

Le premier thème est celui adopté par les Nations Unies pour la JIF 2011. Depuis des années, les femmes aveugles et malvoyantes se battent pour l’égalité avec les femmes voyantes. En outre, toutes les femmes luttent ensemble pour l’égalité hommes-femmes. De grands progrès ont été réalisés, mais il reste beaucoup à faire. Nous disposons de la Déclaration de Chypre, adoptée en mars 2010 lors de la conférence des femmes qui s’est tenue à Lanarca (Chypre), au cours de laquelle des femmes aveugles et malvoyantes de nationalités et d’âges différents ont discuté en détail de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées. La Déclaration de Chypre de l’UEA (voir http://www.euroblind.org/media/women/Cyprus_Declaration_2010.doc) peut désormais servir d’outil et d’instrument de référence pour nos actions actuelles et futures au niveau local, national ou européen.

L’une de nos collègues a indiqué que, d’après les statistiques, nous, les femmes aveugles ou malvoyantes, connaissons les mêmes problèmes d’égalité des droits que toutes les autres femmes du monde. Dans le fond, je suis d’accord avec elle, mais je suis convaincue que nous rencontrons encore plus de difficultés que les femmes voyantes à obtenir l’égalité des droits.

Naturellement, nous sommes en faveur d’un accès égal à l’éducation, à la formation, et aux sciences et technologies comme les femmes et hommes voyants. Nous souhaitons également avoir accès à un travail décent. Cependant, lorsque nous avons accès à tout cela, nous avons besoin d’une mobilité et de transports accessibles et sûrs pour les aveugles et les malvoyants, ainsi que de dispositifs d’accéder aux informations. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi le thème de la sécurité de la mobilité et des transports, car nous sommes toutes conscientes qu’elle constitue une condition importante pour accéder à la société et y participer.

Que nous soyons des mères qui travaillent, des épouses, des aidantes auprès de parents âgés, tous ces rôles exigent, outre de grandes capacités d’organisation, une grande mobilité, ce qui signifie en général de nombreuses difficultés pour les femmes aveugles et malvoyantes.

Depuis que l’année 2011 a été déclarée année européenne du volontariat, et dans la mesure où les femmes aveugles et malvoyantes sont impliquées dans le bénévolat soit en tant que bénévoles actives, soit en tant que bénéficiaires de services bénévoles, nous avons choisi le volontariat comme troisième thème. Pour nous, le travail bénévole est très important, car nos organisations ne pourraient exister ou être efficaces sans les nombreuses heures de travail effectuées bénévolement. De plus, le succès du bénévolat dans un certain domaine peut souvent générer du travail supplémentaire ou même un emploi à temps plein. Et comme nous l’avons entendu à la conférence à Chypre, nos plus jeunes collègues ont bien conscience de cela et sont des volontaires très actives.

Malheureusement, et ce n’est pas faute de le vouloir, cette année nous ne pourrons pas nous rencontrer en grand nombre pour notre journée spéciale, et ainsi partager nos expériences ou échanger des bonnes pratiques et des connaissances, comme nous l’avions fait en 2010. L’année dernière, la conférence de l’UEA à Chypre fut une expérience mémorable et c’est avec gratitude que je me rappelle et repense à cette réunion fructueuse, productive et enrichissante. Certes, nous disposons à présent de la Déclaration de Chypre pour nous guider dans notre travail, mais j’espère sincèrement que nous serons en mesure de nous réunir bientôt pour voir quels progrès ont été réalisés dans sa mise en œuvre, ainsi que les changements positifs qui ont eu lieu depuis notre dernière rencontre. Nous savons que notre travail dépend également du soutien et de la compréhension de nos organisations et de l’UEA.

Comment allons-nous célébrer cette journée, cette année ? Sur la base de ces trois thèmes, nous allons organiser des événements, des rassemblements et des débats dans nos organisations locales et nationales. À l’UEA, le Réseau des Femmes va préparer une série d’articles sur les thèmes mentionnés et les publier dans la Lettre d’Information de l’UEA et le site Internet de l’UEA, mais aussi les diffuser au travers du Réseau des Femmes.

Cette année, la Journée internationale de la femme coïncide avec Mardi gras où, le temps d’une journée, les gens se déguisent et portent des masques pour changer d’identité et faire la fête, une manière de présenter un miroir de la société. J’espère que les femmes n’auront pas à se déguiser en hommes pour obtenir davantage de respect et de compréhension au sein de notre organisation ou de la société.

Barbara Krejci Piry, Coordinatrice du Groupe de Travail des Femmes de l’UEA.

10)- COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA FAF RELATIF À LA CONVENTION DE PARTENARIAT AVEC LE CSO

Le 23 février 2011. Le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables, CSO, et la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France, FAF, signent une convention de partenariat pour le développement du soutien des personnes aveugles et handicapées visuelles dans l’accomplissement de leurs démarches déclaratives.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, près de 1 700 000 personnes sont atteintes d’un trouble de la vision, en France. L’augmentation de l’espérance de vie est associée au développement ou à l’aggravation des pathologies liées au grand âge. L’OMS prévoit que dans les 25 prochaines années, la population des personnes atteintes d’un trouble de la vision aura doublé. La cécité et la malvoyance, avec la maladie d’Alzheimer, seront les fléaux de demain. La loi du 23 Juillet 2010 et la loi de finances pour 2011 ont étendu le champ de l’exercice professionnel des experts comptables aux missions d’assistance aux particuliers, dans le cadre de l’accomplissement de leurs démarches déclaratives. Cette extension du champ des interventions revêt une connotation particulière auprès des personnes plus vulnérables. La reconnaissance de la qualité de « tiers de confiance » attribuée aux membres de l’Ordre témoigne de la qualité des travaux conduits par les professionnels. C’est dans ce contexte que Monsieur Vincent MICHEL, Président de la FAF, et Monsieur Joseph ZORGNIOTTI, Président du CSO, se sont rencontrés pour définir un plan d’action commun et nouer des relations privilégiées.

La FAF s’appuie sur son organisation nationale regroupant 22 associations membres et sur la gestion d’une vingtaine d’établissements du secteur médico-social pour conduire des actions d’accompagnement et de soutien dans le domaine : de l’éducation, de la formation, du soutien apporté à ses membres, du financement apporté à la recherche médicale et de l’aide à l’équipement.

Le CSO représente les professionnels de l’expertise comptable qui exercent sur le territoire national. La profession est organisée au plan national au travers de 22 conseils régionaux. Ce plan d’action comprend plusieurs axes dont deux qui concernent directement les personnes aveugles ou amblyopes :

1. Favoriser l’assistance administrative auprès des membres de la FAF

La FAF et le CSO entendent apporter une assistance aux membres de la Fédération par l’organisation de permanences au sein de nos associations fédérées. Ces permanences seront assurées par un ou plusieurs membres du conseil régional de l’Ordre notamment pour répondre aux interrogations sur les questions financières et fiscales

2. Favoriser les échanges sur les besoins de services exprimés par les personnes « vulnérables »

Ce par l’organisation de rencontres, de conférences ou colloques dont l’objet porterait sur l’analyse des besoins ressentis par des personnes atteintes de cécité ou de trouble de la vision dans l’accomplissement de leur démarches dans les domaines de la fiscalité, de la gestion financière ou de la gestion de leur patrimoine. Ces entretiens et rencontres peuvent aboutir à la communication auprès des pouvoirs publics de documents et d’analyse réalisés en commun et pourront alimenter la réflexion sur les mesures à mettre en œuvre pour répondre aux besoins des personnes déficientes visuelles.

Contact Presse F.A.F. : Farida Saïdi, 06.48.20.96.54 ou par mail à f.saidi@faf.asso.fr

11)- COÛTS ET BÉNÉFICES DE L’ACCESSIBILITÉ NUMÉRIQUE : 5EME FORUM EUROPÉEN DE L’ACCESSIBILITÉ NUMÉRIQUE

Le 28 mars 2011, 9h - 18h Cité des Sciences et de l’Industrie - Paris, France

Programme 09h00 - 09h45 : Session d’Ouverture Mot de bienvenue par Mme Claudie Haigneré (Présidente d’Universcience) ; Allocution d’Ouverture par Mme Marie-Anne Montchamp (Secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale) ; 09h45 - 10h50 : Technologies au service des personnes L’accessibilité au service de l’e-recrutement par Mr Sébastien Delorme (Atalan) ; Rendre la communication mobile accessible à tous : responsabilités et challenges par Mme Antonella Desneux (SFR) ; Usage des TIC pour l’éducation inclusive : coûts et bénéfices par Donal Rice (Authorité Nationale du Handicap) ; 10h50 - 11h15 : Pause Café

11h15 - 12h20 : Concevoir pour Tous La politique du groupe SNCF en matière d’accessibilité du Web par Mme Brigitte Rigaud (SNCF), Mr Arthur Rigaud (SNCF) et Anne Villequenault (SNCF) ; Evaluation économique de la conception pour tous dans les transports : l’expérience norvégienne et son application dans les TIC par James Odeck (The Norwegian University of Science and Technology, and Norwegian Public Roads Administration) ; La numérisation des livres : une situation gagnant-gagnant pour les usagers handicapés et les éditeurs par Ronald Schild (MVB GmbH ) ; 12h20 - 13h50 : Déjeuner

12h20 - 13h50 : Ateliers Opquast reporting : pilotage de l’accessibilité d’un parc de sites par Aurélien Levy (Temesis) ; Tanaguru, accessibilité, efficacité, fiabilité ! par Matthieu Faure (Open-S) ; Démonstration d’un outil de vérification automatique : Compliance Sheriff par Thomas Logan (Hisoftware) ; VoiceOver : Intégrer l’accessibilité en amont du système d’exploitation par Damien Mauduit (EuroBraille) ; Une vue d’ensemble des compléments "Save as Daisy pour Office 2010" et "Soustitrage pour Microsoft PowerPoint (STAMP)" par Philippe Beraud (Microsoft France) ; Par ou commencer quand tout est à faire ? par Bertrand Binois (Conseil général du Pas-de-Calais) ; Plextalk Pocket : lire les livres Daisy protégés par DRM sur la bibliothèque Hélène par Marc Van der Aa (Shinano) ; Création de contenu accessible et attractif avec les produits Adobe par Kiran Kaja (Adobe) ; Atelier Tadeo par Clarisse Cariou (Tadeo) ; 13h50 - 14h50 : Outiller l’accessibilité numérique Développer des composants d’accessibilité pour des produits grand public : l’exemple des téléphones mobiles par Caroline Ragot (Code Factory) ; Comment les outils de vérification de conformité peuvent améliorer la qualité et réduire le cycle de développement par Thomas Logan (Hisoftware) ; Audit d’accessibilité : comment repousser les limites de l’automatisation ? par Matthieu Faure (Open-S) ; 14h50 - 15h55 : Réduire les coûts Réduire le coût tout au long de la chaîne de production par Jean-Marie d’Amour (Institut Nazareth et Louis-Braille) ; Optimiser l’intervention experte dans un projet Web par Olivier Nourry (Micropole), Jean-Pierre Villain (Qelios) ; Industrialiser l’accessibilité d’un parc de sites par Elie Sloïm (Temesis) ; 15h55 - 16h05 : Pause Technique 16h05 - 17h10 : Qu’est-ce qui coûte le plus ? L’accessibilité ou le manque d’accessibilité Litige et le cas du commerce pour l’accessibilité numérique par Cynthia Waddell (the International Center for Disability Resources on the Internet (ICDRI) ; Intégrer l’accessibilité dès le début : Une approche pragmatique pour la conception de biens et services accessibles par Kiran Kaja (Adobe) ; L’approche la plus rentable : Mettre la compétence en accessibilité au coeur de l’entreprise par Bonnie Kearney (Directeur du Marketing Accessibilité, Microsoft) ; 17h10 - 17h45 : Conclusion - Clôture

Le coût d’inscription à ce colloque est de 160 euros, ou 30 euros pour les étudiants ou personnes en recherche d’emploi.

Inscrivez-vous en ligne à l’adresse suivante : http://inova.snv.jussieu.fr/eveneme... Et retrouvez le programme ici : http://inova.snv.jussieu.fr/eveneme...

12)- SÉJOURS DE VACANCES D’ÉTÉ ADAPTÉES DE L’AVH

L’Association Valentin Haüy organise cette année trois séjours de vacances adaptés aux personnes déficientes visuelles. Les programmes sont indicatifs et susceptibles d’être légèrement modifiés.

Du 29 mai au 4 juin « Roses et jasmin » à Grasse (Alpes-Maritimes) – Coût : 650€ TTC, chambre individuelle en supplément (100€). Hébergement au village de vacances Les Cèdres, au cœur d’un parc fleuri. Excursions et visites quotidiennes organisées pour le groupe : réserve animalière et biologique en carriole, initiation aux saveurs et odeurs, rallye du goût, musée de la parfumerie, réalisation d’un parfum, visite de Cannes, promenade en bateau le long de la corniche d’or, visite de l’école de chiens guide d’aveugles, cours Saleya à Nice, musée archéologique Terra Amata à Nice, roses au domaine de Manon Places limitées à 25 personnes déficientes visuelles Date limite d’inscription : 30 avril 2011 Acompte à verser : 200€

Du 3 au 9 juillet « Sports et montagne » aux 2 Alpes, Isère – Coût : 700€ TTC, chambre individuelle en supplément (100€). Hébergement dans un hôtel club Les Clarines, au cœur de la station, à 1600m d’altitude.

Pratique quotidienne de sports de montagne, visite de la station, détente, luge d’été, randonnée, initiation à l’escalade, au canoë-kayak, à l’équitation, au rafting, piscine. Possibilités d’initiation au parapente en duo, au saut à l’élastique et au trampoline. Aptitude aux sports indispensable

Places limitées à 12 personnes déficientes visuelles Date limite d’inscription : 1er juin 2011 Acompte à verser : 250€

Du 25 septembre au 1er octobre 2011 « Au pied du Mont Ventoux » (Vaucluse), à 40 km d’Avignon - Coût : 650€, chambre individuelle en supplément (100€). Hébergement dans la résidence club Les Florans, typiquement provençale.

Excursions et visites quotidiennes organisées pour le groupe : croisière sur le Rhône à partir d’Avignon, marché provençal, visite d’une nougaterie, visite de la ferme de lamas, d’un atelier de tissage, visite de Carpentras, capitale du berlingot, lavande et lavandin, alambic et serpentin, Cairanne et la vigne, dégustation de vin, promenade à Apt, capitale mondiale du fruit confit Places limitées à 25 personnes déficientes visuelles Date limite d’inscription : 20 août 2011 Acompte à verser : 200€

Renseignements et inscriptions : auprès de Marie-Claude Schéhadé les lundi et jeudi après-midi par téléphone au 01.44.49.27.27, ou par courriel à : sejourvacances@avh.asso.fr et mc.schehade@avh.asso.fr

13)- LE MUSÉE CERNUSCHI S’OUVRE AUX DÉFICIENTS VISUELS

Connaissez-vous le musée Cernuschi ? Cet hôtel particulier situé en bordure du parc Monceau, a été légué à la ville de Paris en 1896 par Henri Cernuschi, banquier d’origine italienne passionné d’art chinois. C’est aujourd’hui l’un des tout premiers musées d’arts asiatiques en Europe quant à l’importance de sa collection. Il est spécialisé dans l’archéologie de la Chine antique, des origines jusqu’à la dynastie des Song (960-1279). Par le charme de ses abords et de son architecture, la qualité de sa collection que scandent plusieurs chefs d’oeuvre et sa vocation internationale, le musée Cernuschi fait partie des lieux d’exception de Paris. Le musée Cernuschi accueille tous les publics en situation de handicap : personnes à mobilité réduite, non et malvoyants, sourds et malentendants, ainsi que les personnes handicapées mentales. Toutes les salles d’exposition sont accessibles. Des visites spécifiques adaptées à chaque handicap permettent une découverte sur mesure du musée, pour les individuels et les groupes, pour les adultes et les enfants.

Des activités sont proposées au public aveugle ou malvoyant.

Pour les visiteurs individuels, des documents de visite en braille et en caractères agrandis sont disponibles gratuitement à l’accueil du musée et permettent au visiteur de découvrir le lieu en toute autonomie. Des visites tactiles sur l’histoire et la civilisation chinoise, animées par un conférencier du musée, sont proposées chaque mois aux visiteurs individuels, sur réservation.

Pour les visiteurs en groupe, diverses visites sont possibles pour des groupes restreints (six personnes aveugles ou malvoyantes maximum) et sont conçues en collaboration avec le service des publics du musée et les conférenciers. Elles s’adaptent suivant l’âge du public, le nombre de personnes présentes, la durée de visite souhaitée et le type de handicap. Des supports tels que des oeuvres à toucher ou des supports thermoformés sont utilisés lors de la plupart de ces visites.
- visites sur l’histoire et la civilisation chinoise : La Chine à l’époque néolithique ou La Chine des Tang.
- visites thématiques : Le petit peuple des tombes ou La route de la soie.
- visite-animation : L’animal est dans le pli (origami).
- visite Le musée Cernuschi et son quartier (au musée et dans le parc Monceau).
- atelier L’art de l’estampage.

Comment réserver une activité ?

Renseignements et réservations obligatoires auprès de Camille Bailly, Tél : 01.53.96.21.72 ou par Mail : camille.bailly@paris.fr

Où se situe le musée ? Musée Cernuschi , 7, avenue Velasquez, 75008 Paris En métro : stations Villiers (lignes n°2 et 3) ou Monceau (ligne n°2). En bus : lignes 30 et 94 (stations Malesherbes/Courcelles) ou 84 (stations Ruysdael /Parc Monceau). En voiture : une place handicapée est réservée devant l’entrée du musée. Si vous venez seuls, s’adresser à l’accueil du musée pour que quelqu’un vous accompagne jusque dans les salles d’exposition. Quand le musée est-il ouvert ? Tous les jours de 10h à 18h, sauf lundis et jours fériés. Tarifs d’entrée : pour les collections permanentes et expositions temporaires, entrée gratuite pour la personne en situation de handicap et son accompagnateur. Pour les activités pédagogiques et culturelles : Individuel : tarif réduit de 3,80€ et gratuité pour l’accompagnateur. Groupe : tarif minimum de 30€ ou 38€ suivant l’activité choisie.

14)- « LA LIGNE DROITE » DE RÉGIS WARGNIER À L’ARLEQUIN EN AUDIOVISION

Séances exceptionnelles les 11, 13, 18, 19 et 20 mars à 11h et samedi 12 mars à 11h, suivies d’un débat avec le réalisateur. Réalisé par Régis Wargnier (1h38), avec Rachida Brakni, Cyril Descours et Clémentine Célarié.

Synopsis : Leïla, après cinq années de prison, retrouve la liberté. Elle va rencontrer Yannick, un jeune athlète qui vient de perdre la vue dans un accident. La seule discipline que celui-ci peut pratiquer avec son handicap, c’est la course. Mais avec un guide, auquel il est attaché, par un fil, le temps de l’entraînement. Ce sera en l’occurrence, une guide : Leïla, elle-même athlète de haut niveau dans sa vie d’avant. Leïla se tait sur son passé.

Yannick, étouffé par les marques de compassion de son entourage, va s’arranger de ce silence. L’entraînement, et puis les projets de compétition vont les aider à se reconstruire, l’un avec l’autre. Mais il y a des histoires passées qui ne vous lâchent pas, et des sentiments présents, des mouvements du coeur, qui bouleversent les trajectoires. Il faudra en passer par là pour un jour entrer dans la ligne droite. Cinéma L’Arlequin – 76 rue de Rennes – 75006 Paris – www.lesecransdeparis.fr Tarif matinée : 6€ / Cartes Ecrans de Paris, UGC Illimité et le Pass acceptées

15)- CONCERT LE SAMEDI 2 AVRIL 2011 AU PROFIT DE L’ASSOCIATION SIDVEM

Concert samedi 2 avril 2011 à 20h, Chappelle de l’Hôpital Saint Louis, 12, rue de la Grange aux Belles 75010 Paris.

Marie-Laurence Lebon, harpe Isabelle Veyrier, violoncelle Anne-Marie Jupin, violon et cornemuse Pacôme Avondo, guitare Ursula Richter, violoncelle Philippe David, flûte traversière L’orchestre d’accordéons de Paris, direction José Vicario

Au profit de l’association SIDVEM, Service d’aide à l’Intégration de personnes Déficientes Visuelles dans les lieux d’Enseignement de la Musique.

www.sidvem.org Participation libre

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