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Bulletin 19 du 24 juin 2008

Suite à un problème technique, le bulletin de cette semaine contenait un défaut : les synthèses vocales le lisaient avec un accent germanique.

Nous vous renvoyons donc ce bulletin et vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Si vous êtes atteint de cécité et si votre département refuse de vous verser le forfait “Aide humaine“ de la PCH auquel vous avez droit sans justificatif, contacter nous très vite par courrier postal ou électronique.

SOMMAIRE

1) EDITORIAL

2) COMPTE RENDU DE LA REUNION DU COMITE NATIONAL DU FIPHFP DU 5 JUIN

3) L’ALLOCATION DE SOLIDARITE AUX PERSONNES AGEES

4) ASSEMBLEE GENERALE DE L’UMA EN AOUT 2008 A GENEVE

5) FICHES MEMENTO DU CNPSAA

5.A) QUELQUES IDEES PRATIQUES SUR L’ACCES A LA MUSIQUE PAR LES DEFICIENTS VISUELS

5. B) ACCES A L’ECRIT

6) LE SIDVEM PROPOSE : " J’APPRENDS A LIRE LE BRAILLE AVEC MES YEUX "

1) EDITORIAL

Plusieurs départements refusent de verser aux personnes atteintes de cécité le forfait “Aide humaine“ de la PCH auquel elles peuvent prétendre sans avoir à fournir de justificatif. Le CNPSAA a été alerté par des personnes résidant dans le département du Calvados mais il semble que d’autres départements adoptent la même attitude de refus. Ceci est parfaitement inacceptable, aussi, j’ai personnellement saisi la Direction Générale de l’Action Sociale (DGAS), la CNSA, le Délégué Interministériel aux Personnes Handicapées, et, ce matin même, le CNCPH. Nous ne pouvons attendre plus longtemps et devons être fermes devant l’inertie des Pouvoirs Publics.

Si vous rencontrez des difficultés à ce sujet, veuillez nous en informer par retour. Le Conseil d’Administration du CNPSAA dans sa séance du 17 juin dernier a décidé à l’unanimité de soutenir les démarches de personnes victimes de cette injustice. Nous rencontrons Madame Valérie Létard le 25 juin prochain. Ce point sera une priorité parmi les sujets que nous évoquerons avec elle. Nous vous tiendrons informés.

Sur un autre plan, la Conférence Nationale du Handicap du 10 juin dernier a réuni près de 600 personnes. Par suite d’erreurs dans l’envoi des invitations, nous avons regretté que les Présidents des associations membres du CNPSAA n’aient pas été conviés. Le discours de 45 minutes de Nicolas Sarkozy ne contenait que bien peu de nouveautés : la création de 50 000 places en Etablissements dans les cinq ans, un pacte pour l’emploi des personnes handicapées au contenu encore bien flou, une réforme de l’AAH d’ici la fin de l’année qui n’ira sans doute pas dans le sens que nous espérions (AAH égale au SMIC).

Les contributions des groupes d’appui technique ont été remises aux participants. Elles vont être revues lors d’une ultime réunion de chacun d’eux pour être intégrées au compte rendu définitif qui, après examen par le CNCPH du 16 septembre, sera transmis au Parlement. Nous espérons un débat public devant l’Assemblée Nationale et le Sénat avant la fin de l’année.

Beaucoup de sujets n’ont pas été suffisamment traités : les ressources des travailleurs en ESAT, le statut des entreprises adaptées, la politique en direction des personnes multihandicapées. Chaque participant a eu l’opportunité de poser une question écrite. Un temps était réservé pour que les autorités puissent y répondre. Dans les faits, sur plus de cent questions, seules moins de dix ont reçu une réponse. Les autres seront conservées, nous a-t-on dit, pour servir de base aux prochaines avancées : il faut y croire !

La Sous-direction des activités postales au Ministère de l’Industrie prépare le projet d’arrêté relatif à la franchise postale. Les représentants du CNPSAA ont été invités à participer à une réunion de travail à ce sujet le 12 juin dernier. Leurs interlocuteurs se sont montrés assez à l’écoute de nos préoccupations. Le seul point qui n’est pas encore réglé, en dépit de notre insistance, est le maintien de la franchise pour les courriers en Braille expédiés entre particuliers. Nous serions scandalisés que le pays natal de Louis Braille, à quelques mois du bicentenaire de la naissance de celui-ci, remette en cause un avantage qui demeure acquis dans la plupart des pays d’Europe et du monde entier. Nous nous battrons avec acharnement pour éviter cela.

Le Conseil d’Administration du CNPSAA s’est réuni le mardi 17 après-midi pour préparer l’Assemblée Générale à la FAF, 58 avenue Bosquet, le mardi 1er juillet à partir de 14 heures 30. Nous vous rappelons que toute personne ayant réglé une cotisation de sympathisant ou bienfaiteur au CNPSAA pour l’année 2008, peut assister à cette Assemblée Générale avec voix consultative. Nous vous en rendrons compte dans les premiers jours de juillet.

Sachez encore que la Commission “Culture et Handicap“ s’est tenue le 19 juin après-midi sous la présidence de Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication. Deux points de l’ordre du jour concernaient spécifiquement les déficients visuels :

- Le développement de l’audiodescription sur les chaînes publiques. A ce sujet, le rapport que devait remettre le Gouvernement, conformément à la loi du 11 février 2005, a été présenté. Nous recherchons sa version électronique que nous publierons dans le prochain bulletin. Un développement important de cette technique est annoncé pour les trois prochaines années. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

- Valérie Létard nous a confirmé que le décret d’application de la loi sur les droits d’auteur et droits voisins qui facilitera considérablement la publication d’ouvrages en format accessible, sera publié avant la fin de l’été. Nous avons eu connaissance du projet qui sera soumis au CNCPH du 9 juillet. Il nous donne globalement satisfaction.

Vous le voyez, les chantiers ne manquent pas et le rythme ne se ralenti guère à l’approche des vacances. Nos démarches concernant les zones 30 et les zones partagées se poursuivent mais, comme je l’ai indiqué en tête de cet éditorial, notre priorité absolue reste l’octroi du forfait, sans justificatif, à toutes les personnes aveugles qui en font la demande, quel que soit leur département de résidence.

Vous trouverez dans ce bulletin :

- Le compte rendu de la dernière réunion du FIPHFP du 5 juin dernier préparé par Edouard Ferrero. Vous y verrez que le plan déficients visuels, tant sur le fond que sur la forme, suscite bien des critiques !

- L’allocation de solidarité aux personnes âgées est mal connue. Nous avons pensé intéressant de publier un article extrait de “Vivre Ensemble“, le journal de la FNATH, qui la présente de façon claire

- L’Union Mondiale des Aveugles tiendra sa prochaine Assemblée Générale à Genève en août prochain, un communiqué de presse présente cet évènement qui a lieu tous les quatre ans. La France y sera, bien sûr, représentée. Nous en rendrons compte à la rentrée.

- La Commission Culture du CNPSAA a préparé une nouvelle fiche : “Mémento pratique pour l’accès à l’écrit et à la musique“, que nous publions avec retard, espérant, toutefois, qu’elle vous aidera dans votre démarche culturelle.

- Enfin, une nouvelle méthode d’apprentissage du Braille destinée aux voyants vient d’être publiée. Elle peut intéresser votre famille ou vos amis qui veulent vous aidez, ou, peut-être, découvrir les secrets que vous laissez en Braille sur le coin du bureau !

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

Philippe Chazal

Secrétaire Général

2) COMPTE RENDU DE LA REUNION DU COMITE NATIONAL DU FIPHFP DU 5 JUIN

Le Comité a tenu une réunion supplémentaire le 5 juin afin d’examiner le projet de convention de partenariat avec l’AGEFIPH.

En point d’information, le Président a indiqué que les correspondants handicap des différents Ministères avaient été réunis en séminaire de formation pendant 3 jours. Il ajoute que ce type de réunion est à refaire et qu’il y a nécessité à relancer le réseau. Enfin, qu’une liste de discussion pourrait être créée.

Un long débat s’est ensuite engagé sur la présentation du plan en faveur des déficients visuels et le fait que le FIPHFP soit sollicité financièrement.

Le représentant de l’APF a déploré cette annonce faite par les Ministres et rappelle que les représentants du FIPHFP n’ont toujours pas été reçus par les Ministres de tutelle. Il se demande à quoi l’on sert dans la mesure où aucune information n’avait été donnée par la gouvernance concernant ce plan. Les représentants syndicaux rappellent que le fonctionnement du Comité est régi par des textes précis et qu’aucun engagement financier ne peut se réaliser sans l’adoption d’une délibération. Ils demandent plus de transparence aux tutelles, lesquelles se doivent de respecter les règles de fonctionnement. Ils déplorent la méthode utilisée et trouvent inacceptable que cette annonce ait été faite dans les locaux d’une entreprise commerciale. Tous précisent que le Comité agit en faveur de tout type de handicap. Le Président ajoute que ceci n’est qu’un effet d’annonce et de communication et que, manifestement, on ne savait pas ce que l’on fait au FIPHFP. Il indique que son seul Ministère venait de passer un marché en faveur des déficients visuels d’un montant de 150 000 euros et il estime que le million d’euros demandé sera largement dépensé. Pour la représentante de la CFDT, il faut rester très vigilant car des tentatives existent quant à l’utilisation des financements existants pour venir financer l’accessibilité des bâtiments. Le Président indique que cette volonté existe et que la bagarre est en cours. Il précise que les ressources financières seraient rapidement épuisées.

Pour le CNPSAA, j’ai rappelé d’une part, l’historique de ce plan, et d’autre part, les problèmes que les déficients visuels rencontrent dans le domaine des nouvelles technologies, en particulier Open Office et l’accessibilité des sites. J’ai ajouté que ces problèmes, s’ils n’étaient pas résolus rapidement par la mise en place de moyens humains et financiers, deviendraient un réel obstacle au maintien dans l’emploi et un réel frein pour le recrutement de personnes déficientes visuelles.

Suite à ce débat, le Comité a décidé de voter une motion qui a recueilli 12 voix pour et deux abstentions, dont le CNPSAA. Le texte de cette motion reprend l’ensemble des propos tenus lors du débat, à savoir sur la forme et la méthode employée. Sur le fond, rappel des textes et règles fixant le fonctionnement du FIPHFP.

Point convention de partenariat entre le FIPHFP et l’Agefiph.

En préambule, ce projet fait mention du cadre législatif et règlementaire qui conduit ces deux organismes à œuvrer en partenariat, chacun dans le respect de ses particularités.

Ceux-ci souhaitent :

- définir des objectifs harmonisés, notamment en matière d’approche des personnes handicapées cherchant à entrer dans l’emploi,

- repérer les savoir-faire et les outils qui peuvent être partagés en vue d’une collaboration efficace,

- fixer les conditions opérationnelles et financières de leur mise en œuvre.

L’objectif poursuivi par les deux fonds consiste à rendre l’accès à l’emploi et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées plus efficaces et plus rapides, tant dans le secteur public que dans le secteur privé, et de permettre aux employeurs publics et privés de disposer d’outils et de services communs pour y parvenir.

La présente convention est conclue pour une durée de deux ans et demie, du 1er juillet 2008 au 31 décembre 2010. Les ajustements qui s’avèreront nécessaires pourront se faire par voie d’avenants.

Les deux organismes ont dégagé les points suivants, lesquels constituent les fondements opérationnels communs :

Les demandeurs d’emploi handicapés souffrent, généralement, d’un déficit de formation et de qualification professionnelle. Les employeurs publics et privés ne bénéficient pas dans la même mesure de l’appui du réseau de placement spécialisé (Cap emploi). Les employeurs publics et privés sont confrontés à des difficultés de reclassement et de maintien dans l’emploi. Ils disposent, pour cela, de dispositifs méthodologiques et techniques qui doivent être complétés en tant que de besoin. Le pilotage de l’action en faveur de l’emploi des personnes handicapées doit disposer de données statistiques fiables et cohérentes. L’insertion et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées nécessitent une action de communication cohérente, soutenue et continue. L’information des personnes handicapées, des professionnels chargés de les orienter et des élus requiert une action adaptée et permanente.

Les deux organismes conviennent de coopérer activement dans les domaines suivants :

- la mobilisation du réseau de placement (Cap emploi),

- l’effort de formation et de qualification des demandeurs d’emploi handicapés,

- l’appui au maintien dans l’emploi,

- les études et évaluations,

- la participation à la semaine pour l’emploi des personnes handicapées,

- les dispositifs d’information.

Concernant la mobilisation du réseau, les deux organismes ont légalement vocation à cofinancer les organismes de placement spécialisé porteurs de l’offre de services (Cap emploi). Ici, une convention cadre entre l’Agefiph, le FIPHFP et les services Cap emploi sera signée pour 3 ans. Elle sera déclinée annuellement, à tous les niveaux, afin de fixer les objectifs en matière de formation et d’insertion pour chaque Cap emploi. Le service Cap emploi doit bénéficier à l’identique aux publics qui s’orientent vers le secteur public ou privé, ainsi qu’à l’ensemble des employeurs relevant des champs d’intervention des deux organismes. En sa qualité de financeur, le FIPHFP participera avec l’Etat, l’Agefiph et l’ANPE, aux différentes instances de pilotage des Cap emploi. Au cours du débat, l’ensemble des membres a émis, avec quelques réserves, un avis favorable à ce projet.

A l’unanimité, le Comité donne mandat à la gouvernance pour poursuivre les négociations avec l’Agefiph qui doit examiner et adopter cette convention lors de la réunion de son Conseil fixée au 12 juin.

Divers :

S’agissant de la journée du 10 juin, la gouvernance indique qu’elle n’a reçu que deux invitations pour participer à cette manifestation. Les membres du Comité regrettent cette situation, d’autant plus que tous les membres de l’Agefiph ont tous été invités.

Edouard Ferrero

Représentant du CNPSAA au FIPHFP.

3) L’ALLOCATION DE SOLIDARITE AUX PERSONNES AGEES

L’Allocation de Solidarité aux Personnes Agées, dite ASPA, concerne les personnes âgées d’au moins 60 ans et qui ne disposent d’aucune ou que de faibles ressources. Elle a pour vocation de leur garantir un minimum vieillesse.

Les personnes percevant l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) jusqu’a 60 ans voient très souvent leur allocation remplacée en tout ou partie par l’Allocation de Solidarité aux Personnes Agées (ASPA) à compter de cet âge. Et ce, parce que l’AAH a un caractère subsidiaire. Aussi, avant d’en demander le bénéfice, la personne handicapée doit-elle, notamment, faire prioritairement valoir ses droits aux avantages vieillesse (exemples : pension de vieillesse, ASPA, pension de réversion d’orphelin) auxquels elle peut prétendre. Ce n’est que si ces avantages perçus s’avèrent inférieurs au montant de l’AAH à taux plein, qu’une AAH différentielle peut éventuellement être versée en complément. C’est pour cela que l’on parle de “barrière d’âge des 60 ans“.

Quelles sont ses conditions générales d’attribution ?

- Avoir fait valoir ses droits à ses avantages vieillesse : le demandeur (et son conjoint, concubin ou “pacsé“) doit faire prioritairement valoir ses éventuels droits à des avantages vieillesse (exemples : pensions et réversions de retraites).

- Avoir un âge minimum de 65 ans ou de 60 ans en cas d’inaptitude au travail reconnue par le médecin-conseil de l’organisme qui verse l’allocation. Certaines personnes sont réputées inaptes au travail de plein droit pour l’ASPA et ne sont pas soumises au contrôle médical. Il s’agit, par exemple, des personnes titulaires de l’AAH, de la carte d’invalidité, d’une pension de vieillesse au titre de l’inaptitude au travail substituée à une pension d’invalidité, d’une retraite anticipée de travailleur handicapé, etc.

- Avoir une résidence stable et régulière en France.

- Avoir des ressources inférieures à un certain niveau.

Comment les ressources sont-elles appréciées ?

De manière plus large et contraignante que pour l’AAH : l’ensemble des avantages de vieillesse ou d’invalidité dont bénéfice le demandeur, des revenus professionnels et autres, y compris ceux des biens mobiliers et immobiliers est pris en compte. De plus, les biens mobiliers et immobiliers actuels du demandeur (sauf habitation principale et bâtiment d’exploitation agricole) sont réputés lui procurer un revenu évalué a 3% de leur valeur vénale. Enfin, les biens dont le demandeur a fait donation au cours des 10 dernières années qui ont précédé sa demande sont également pris en compte. En revanche, les prestations familiales, la valeur des locaux d’habitation principale, les avantages perçus au titre de l’aide sociale ne sont pas pris en considération.

Les ressources sont évaluées sur les trois mois qui précédent la date d’effet de l’ASPA. Cependant, si ce montant dépasse le quart des plafonds annuels autorisés, une seconde évaluation est effectuée sur la période de 12 mois qui précède cette date. Au 1er janvier 2008, les plafonds de ressources annuelles sont de :

- 7 719,52 € pour une personne seule ;

- 13 521,27 € pour un couple.

Quel est le montant de l’ASPA ?

Il peut varier en fonction des ressources dont dispose le demandeur (et son conjoint, concubin, “pacsé“). Cette allocation est différentielle. Ainsi, lorsque le total de l’ASPA et des ressources de l’intéressé dépasse le plafond d’attribution, l’allocation est réduite à hauteur du dépassement. Son montant ne peut dépasser un maximum qui varie selon le nombre d’allocataires du foyer et est fixé, au 1er janvier 2008, à :

- 628,10 € pour une personne seule ;

- 1 126.77 € quand les deux membres du couple sont bénéficiaires.

A noter qu’une prime exceptionnelle de 200 € a en principe été versée aux personnes percevant cette allocation (ou l’allocation supplémentaire du fonds de solidarité vieillesse) entre le 1er et le 31 mars dernier. Compte tenu des conditions de ressources prévues pour l’accès à l’ASPA, certaines personnes bénéficiant jusqu’a 60 ans de l’AAH, souvent a taux plein, se voient attribuer une ASPA dont le montant s’avère inférieur à l’AAH qu’elles percevaient jusque-là Dans ce cas, dès lors que leur taux d’incapacité est d’au moins 80% (l’AAH prend obligatoirement fin a 60 ans pour les personnes dont le taux d’incapacité est inférieur a 80%), ces personnes peuvent continuer à percevoir une AAH différentielle en complément du montant d’ASPA qui leur a été accordé.

Quelles sont les démarches à accomplir pour en bénéficier

Attention ! Elle n’est pas attribuée automatiquement Un imprimé spécial doit être rempli par le demandeur. Ce formulaire est mis à la disposition des intéressés par les organismes ou services de retraite de base Pour les personnes qui ne relèvent d’aucun régime obligatoire d’assurance vieillesse (exemple : personnes n’ayant jamais travaillé et ayant perçu l’AAH depuis leurs 20 ans), le formulaire est disponible dans les mairies de leur lieu de résidence. D’autres documents, comme un avis d’imposition, doivent être joints a la demande.

A qui adresser la demande ?

La demande doit en principe être étudiée par la caisse débitrice du ou des avantages vieillesse de base dont bénéficie l’assuré (c’est souvent la CRAM pour les personnes ayant droit a une pension de retraite). Si le demandeur ne relève d’aucun régime de base d’assurance vieillesse (exemple : bénéficiaires de l’AAH n’ayant jamais travaillé), il doit déposer sa demande à la mairie de son lieu de résidence, qui lui remet un récépissé portant la mention de la date de dépôt, à conserver. Le maire transmet le dossier au service de l’ASPA de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), appelé « SASPA ». La caisse de retraite ou la CDC notifie au demandeur sa décision d’attribution ou de rejet (qui doit alors être motivée) de l’ASPA.

Comment est-elle versée ?

Soit la caisse de retraite la verse, à terme échu, en même temps que l’avantage vieillesse de base, soit le service la verse au 1er jour de chaque mois.

Quelle est la situation des bénéficiaires des anciennes allocations du minimum vieillesse ?

L’ASPA remplace, depuis le 1er janvier 2006,les différentes prestations (allocation spéciale vieillesse, allocation supplémentaire du fonds de solidarité vieillesse, etc.) qui composaient jusque-là le minimum vieillesse. Les titulaires de ces anciennes allocations peuvent continuer à les percevoir ou y renoncer au profit de l’ASPA.

Cette allocation est-elle récupérable ?

Oui, au décès de l’allocataire, sur l’actif net successoral supérieur a 39 000 euros. La récupération s’exerce dans la limite d’un montant fixé par année en fonction de la composition du foyer. Au 1er janvier 2008, les limites de récupération des sommes versées s’élèvent à :

- 4 439,98 € par an pour une personne seule ;

- 7 326.61€ par an pour un couple de bénéficiaires.

A noter :

Les organismes qui l’ont versée ont la faculté de faire réintégrer à l’actif de la succession toutes les libéralités et primes d’assurance vie dès lors qu’elles sont manifestement incompatibles avec les ressources déclarées par l’assuré et consenties dans le but de faire obstacle au recouvrement. Ils peuvent également, pour garantir leur créance éventuelle, requérir l’inscription d’une hypothèque sur les biens immobiliers des bénéficiaires d’une valeur égale ou supérieure au seuil de 39 000 €.

Quelles sont les voies de recours en cas de désaccord ?

La commission de recours amiable (CRA) des organismes dont on conteste la décision est compétente pour les contestations relatives à l’attribution, au refus d’attribution, à la suspension, à la révision et à la récupération sur succession de l’ASPA. Pour les personnes dont l’ASPA est attribuée par la Caisse des dépôts et consignations, les recours gracieux doivent être adressés au directeur général de la Caisse. En cas de rejet du recours ou à défaut de réponse dans un délai d’un mois, l’intéressé peut considérer sa demande comme rejetée et se pourvoir devant le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS).

Pour plus d’informations

Sur les sites :

http://www.saspa.fr/default.asp

http://www.service-public.fr

http://www.retraite.cnav.fr

Les formulaires de demande sont disponibles.

Sinon, contactez la CRAM, la mairie, le SASPA de la Caisse des dépôts et consignations.

- Pour en savoir plus :

Articles L.815-1 à L815-23 ; R.815-l à R.815-57 ; D.815-1 à D.815-18 du code de la sécurité sociale. Circulaire CNAV 2007/15 du 1er février 2007, disponible sur Internet.

4) ASSEMBLEE GENERALE DE L’UMA EN AOUT 2008 A GENEVE

Egalité et diversité pour les personnes aveugles et malvoyantes

Dans le cadre de la septième Assemblée Générale de l’Union Mondiale des Aveugles (UMA), des délégations de personnes aveugles et malvoyantes du monde entier se rencontreront à Genève. Du 15 au 23 août, environ 800 participants vont échanger les dernières nouveautés et procéder aux élections du comité international. L’événement comprend également le quatrième forum des femmes et l’exposition des moyens auxiliaires “Info Vision“.

L’Union Mondiale des Aveugles (UMA) s’engage en faveur de 162 millions de personnes aveugles ou malvoyantes autour du globe. Son but est de promouvoir leur autonomie pour augmenter leur qualité de vie. Sous la devise “Être aveugle dans le monde – égalité et diversité“, les délégués discuteront des thématiques importantes comme l’égalité et la diversité au sens des meilleures pratiques.

Egalité et diversité des personnes aveugles

Le but est d’augmenter la prise de conscience parmi le public envers les problèmes rencontrés par des personnes avec une déficience visuelle. Afin d’obtenir l’égalité et d’améliorer la qualité de vie des personnes concernées, il faut également tenir compte d’aspects juridiques et sociétaux. En Suisse, il s’agit surtout d’améliorer l’intégration dans le monde du travail et d’obtenir une réalisation plus conséquente de la loi sur le handicap. Sur le plan international, on se préoccupe notamment du problème de la réduction de la cécité liée à la pauvreté ainsi que du problème de la cécité chez les enfants.

Le congrès est organisé par la Fédération Suisse des Aveugles et malvoyants (FSA), en collaboration avec l’Union Suisse des Aveugles (USA), l’Union Centrale suisse pour le Bien des Aveugles (UCBA), Retina Suisse et l’Association pour le Bien des Aveugles et malvoyants (ABA).

Exposition des moyens auxiliaires Info Vision

Dans le cadre de l’Assemblée Générale de l’UMA, l’exposition des moyens auxiliaires Info Vision aura lieu du 21 au 23 août 2008. Des exposants internationaux présenteront les dernières nouveautés en matière de services et moyens auxiliaires pour les personnes aveugles, malvoyantes, sourdes-aveugles et malentendantes-malvoyantes.

5) FICHES MEMENTO DU CNPSAA

5.A) QUELQUES IDEES PRATIQUES SUR L’ACCES A LA MUSIQUE PAR LES DEFICIENTS VISUELS

Répertorier et étiqueter ses CD

A) Accès des titres sur Internet

Lorsqu’on met un CD de musique dans le lecteur d’un ordinateur, lui-même connecté à Internet, le logiciel Windows Media Player peut copier le CD dans des répertoires du disque dur en marquant ces répertoires avec les titres des morceaux récupérés sur internet.

B) Etiquetage avec lecteurs vocaux d’étiquettes

Il existe plusieurs appareils (Voilà, Speak out, Sherlock) qui permettent d’associer un message vocal à une étiquette code barre. On colle l’étiquette code barre sur un CD, on enregistre le titre du CD dans l’appareil et ensuite on a plus qu’à lire l’étiquette du code barre avec l’appareil pour qu’il répète le titre préenregistré.

Ecouter de la musique enregistrée ou radiodiffusée

A) Ecouter en ligne

Si on dispose d’une connexion Internet, il existe des sites où on peut choisir le titre, l’auteur, ou le compositeur de son choix et écouter en ligne sur son ordinateur les morceaux sélectionnés.

- Par exemple, les sites suivants sont accessibles aux déficients visuels :

http://www.dailymotion.com

http://www.radioblogclub.com

http://www.youtube.com

B) Programmes radio sur Internet

Si on écoute la radio, on peut trouver les programmes en consultant, sur Internet, le site de la radio de son choix. En particulier, on peut trouver les programmes de France Musique ou France Culture sur le site http://www.radiofrance.fr

Sur Internet on peut, non seulement consulter les programmes de sa radio préférée, mais on peut aussi, en général, l’écouter en ligne.

C) Programme Radio édité par l’AVH Lyon

On peut s’abonner et recevoir par mail, sur cassette ou sur disquette, chaque semaine, le programme radio de Télérama, qui est adapté par l’AVH de Lyon. Le prix de l’abonnement est de 10 € par an.

Pour cela il faut écrire à : comite.lyon@avh.asso.fr

ou téléphoner au : 04 78 52 42 90.

Ecouter de la musique au concert ou à l’Opéra

A) Clair Obscur

Pour ceux qui habitent la région parisienne, l’association Clair Obscur propose des sorties au concert ou à l’Opéra, en soirée ou en matinée. Les responsables de l’association sélectionnent les spectacles qui leur semblent intéressants et les proposent dans un programme qui est envoyé à l’avance à tous les membres de l’association, soit en noir, soit en sonore sur CD. Sur ce programme figurent tous les renseignements nécessaires : tarifs, horaires, adresses et modalités d’inscription.

S’adresser à Francine Chalangeas par mail : clair-obscur@noos.fr

ou par téléphone : 01 43 80 00 77.

B) Accès Culture

L’association Accès Culture propose des spectacles et concerts à Paris et dans certaines villes de province. Un programme en noir, en Braille ou par mail, est envoyé aux usagers de l’association. On peut réserver des places à un tarif préférentiel en appelant directement le théâtre ou en contactant l’association :

01 53 65 30 74

- Adresses électroniques :

accesculture@magic.fr

ledufred@magic.fr

- Site Internet : http://www.accesculture.org

Contacts : Frédéric Le Du, Stéphanie Xeuxet, Anne Touzalin au 01 53 85 30 74

de 9h00 à 18h du lundi au vendredi (répondeur).

C) Programmes et réservations par téléphone

Pour avoir, par téléphone, les programmes de concerts et pour réserver des places on peut appeler le service Ticketnet, téléphone : 0825 129 139.

D) Via une agence spécialisée

On peut aussi passer par une agence spécialisée dans l’organisation de loisirs, comme par exemple, l’agence proposée aux détenteurs de la carte de crédit Visa Premier qui est joignable au 08 26 27 33 33 ou sur le site web http://www.visapremier.fr

E) Concerts Radio France

Les programmes de la saison sont disponibles gratuitement en Braille, sur cassette ou sur CD. Pour les obtenir contacter, soit Radio France au 01 56 40 15 16, soit Donne moi tes yeux au 01 47 05 40 30.

5. B) ACCES A L’ECRIT

Un élément essentiel de la culture est l’écrit : livres, journaux, essentiellement.

Accès aux livres

Comment peut faire un déficient visuel pour prendre connaissance d’un livre qu’il a en main, en caractères ordinaires, ou qu’il recherche ?

Avant tout, consulter la BDEA, la Banque de Données de l’Edition Adaptée, sur le site http://www.inja.fr/bdea/, pour savoir si cet ouvrage est adapté pour les déficients visuels.

Les ouvrages adaptés sont accessibles.

A) En bibliothèque

Dans les bibliothèques braille, sonores ou numériques : de l’AVH - 5 rue Duroc, 75007 Paris, 01 44 49 27 27, http://www.avh.asso.fr ou dans les bibliothèques sonores de la plupart de ses comités locaux.

La Bibliothèque Braille Enfantine - 111 avenue Parmentier, 75011 Paris, 01 43 38 07 96 http://bibli.braille.enfant.free.fr

Les bibliothèques en gros caractères de l’AVH : 01 44 49 27 27 (demander le catalogue et formulaire pour abonnement)

Dans les multiples bibliothèques sonores, situées dans pratiquement chaque département ou région affiliés aux Donneurs de voix : http://www.advbs.fr ou du GIAA - 5 avenue Daniel Lesueur, 75007, Paris http://www.giaa.org

Dans les bibliothèques numériques type Sésame : 5 rue Maurice de la Sizeranne, 75007 Paris 01 40 61 98 16, secretariatsesame@free.fr ou site web http://www.bibliosesame.fr

Dans certaines bibliothèques municipales où on peut trouver des livres sonores vendus dans les magasins ordinaires, en particulier ceux de « Lire dans le Noir ».

B) En ligne, sur des sites mettant à disposition des ouvrages libres de droits

Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France

http://gallica.bnf.fr/

La bibliothèque universelle : http://abu.cnam.fr (288 ouvrages de 101 auteurs)

Gutenberg : http://www.gutenberg.org/browse/lan...

http://ebooksgratuits.com/

Livraphone : http://www.livraphone.fr

BNH de Boulogne-Billancourt : bibliothèque numérique pour le handicap : http://bnh.numilog.com

et http://www.mobipocket.com

De bouche à oreille, le portail de toutes les littératures sonores et des livres audio : http://litteratures.sonores.free.fr/

C) En librairie ou d’une manière plus générale, dans le commerce

Editions en gros caractères :

Le Chardon Bleu : 66, avenue Franklin Roosevelt, 10000 Carcassonne http://www.largevision.fr

Corps 16, 15, rue de la Comète 75007 Paris http://www.editionscorps16.com

Editions Feryane, B P 314 78000 VERSAILLES Cedex Tél : 01 39 55 18 78 Fax : 01 39 54 17 79, http://www.feryane.fr

Les doigts qui rêvent : 41, quai Gauthey, 21000 Dijon 03 80 45 40 56

Editeurs en braille :

INJA, service des transcriptions - 56 boulevard des Invalides, 75007 Paris 01 44 49 35 35

CTEB : Centre de Transcription et d’Edition en Braille - 3 rue du Général Hoche, 31200 Toulouse, 05 61 37 95 89, http://www.cteb.fr

Benjamins Media : 778 rue Croix Verte, 34000 Montpellier, 04 67 52 98 42

Et quelques petits éditeurs particuliers

Editions de livres parlés :

Lire dans le Noir : 116 avenue du Président Kennedy, 75220 Paris Cedex 16, 01 56 40 12 46 http://www.liredanslenoir.com

Lire en tous sens : librairie en ligne, livres en gros caractères, audio, braille : 12 rue Pemagnie, 14000 Caen, 02 31 50 20 27, http://www.lirentousens.com

Livraphone : 119-121 rue Blomet, 75015 Paris, 01 48 28 89 19, http://www.livraphone.fr

D) Transcription à la demande

Enfin, si l’ouvrage recherché n’est pas encore adapté, on peut le scanner soi même, ou bien également le faire transcrire à la demande en Braille ou en fichier numérique par l’AVH ou par :

Le GIAA : 5 avenue Daniel Lesueur, 75007 Paris, 01 47 34 30 00, http://www.giaa.org,

GIAA PACA : Le Rivabella, 1 boulevard Villars, 83000 Toulon, 04 94 36 77 48, mail : giaa83@wanadoo.fr

Baisser les barrières : 38 rue de la Croix Nivert 75015, Paris, 0660995006, mail : baisserlesbarrieres@yahoo.fr

Si on préfère voir son livre adapté sous forme sonore, des enregistrements à la demande sont faits par le GIAA mais aussi par :

ECA : 43 rue du Louvre, 75001 Paris, 01 42 33 00 00

Accès à la presse

Beaucoup de journaux ont un site où on peut consulter gratuitement les articles principaux, exemples :

http://www.lemonde.fr/

http://www.liberation.fr/

http://www.lefigaro.fr

Mais tous ces sites ne sont pas complètement accessibles, et cela peut varier d’un mois à l’autre !

Gratuitement encore, on peut consulter tous les jours les dépêches de l’AFP et des articles concernant le handicap visuel sur le site de handicap zéro :

http://www.handicapzero.org

On peut aussi s’abonner à un journal par l’intermédiaire de Vocal Presse, il n’y a alors aucun problème d’accessibilité :

Akompas technologie

73 rue Châteaubriand

13007 Marseille

04 91 05 50 76

De nombreux magazines sont adaptées en braille ou sur supports audio par :

Association Valentin Haüy de Paris ou de Lyon

GIAA de Paris, ou de Toulon

Association des Donneurs de Voix

Journaux en gros caractères :

Large vision, Mieux voir, 27 avenue de la Constellation, Cergy-Pontoise Cedex

Mieux voir, 180, rue du Genevois 73000Chambéry, 04 7933 31 75

http://www.mieux-voir-magazine.com/

Pour améliorer ce mémento pratique, vos suggestions et commentaires sont les bienvenus auprès de Sylvain Nivard, téléphone 0149 05 85 33 ou e-mail nivard@fr.ibm.com

6) LE SIDVEM PROPOSE : " J’APPRENDS A LIRE LE BRAILLE AVEC MES YEUX "

par Éric OBYN

Cette méthode s’adresse aux personnes voyantes souhaitant apprendre rapidement le Braille avec leurs yeux. Elle permet de découvrir l’essentiel du code braille et propose des exercices progressifs de lecture, permettant de mémoriser le système imaginé par Louis Braille.

Édition mai 2008 par l’association SIDVEM :

Service d’aide à l’Intégration de personnes Déficientes Visuelles dans les lieux d’Enseignement de la Musique

Bon de commande

à retourner au SIDVEM, 88 avenue Denfert Rochereau 75014 Paris

Nom : ……………………………………………

Prénom : ……………………………………………

Adresse : .……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………Mail : ……………………………………………

Tél. : ……………………………………………………

Prix de la méthode : 40€

Règlement à la commande par chèque à l’ordre du SIDVEM. 

Vous recevrez la méthode et la facture dans un délai maximum de 3 semaines.

SIDVEM, association loi 1901

Reconnue organisme d’intérêt général

88 avenue Denfert Rochereau 75014 Paris

http://www.sidvem.org

sidvem@orange.fr

06 07 77 19 88

01 43 35 08 70

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