Accès direct au contenu de la page

logo de la CFPSA

Confédération Française pour
la Promotion Sociale
des Aveugles et Amblyopes

Accueil du site > Bulletins CFPSAA-Infos > Bulletins de 2008 > Bulletin 25 du 29 septembre 2008

Bulletin 25 du 29 septembre 2008

1) LIVRE D’OR

2) EDITORIAL

3) E-CARTE BLEUE

3. A) COURRIER DU CNPSAA

3. B) REPONSE DU GIE

4) ACCESSIBILITE

4. A) ACCESSIBILITE DES ASCENCEURS : ENCORE DES PROGRES A ACCOMPLIR…

4. B) TARGET

5) LES SALARIES FRANÇAIS FACE AU HANDICAP (SONDAGE)

6) LETTRE OUVERTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’AGEFIPH AU GOUVERNEMENT

7) PÉKIN 2008, DES JEUX PARLYMPIQUES DE REVE !

8) PIECES EN AUDIODESCRIPTION

8. A) FANTASIO

8. B) FIGARO DIVORCE

1) LIVRE D’OR

44 personnes ont, à ce jour, adressé leur témoignage pour le livre d’or de remerciements à Louis Braille. Vous trouverez ci-après l’un de ceux-ci. Je vous rappelle que ce livre sera déposé à la maison de Louis Braille en juin prochain, il sera édité en braille, que chacun de nous ait à cœur de contribuer au succès de cet ouvrage.

Voici le message que nous avons sélectionné cette semaine :

« Du poinçon meurtrier, outil du bourrelier,

Par ton génie, tu fis un pur crayon magique.

Six humbles points, une lettre, huit points électroniques,

Merci Louis, homme aux doigts de lumière. »

C.P.

Trois possibilités vous sont offertes pour participer :

- 50 € : nom, prénom et lieu de résidence ;

- 75 € : dédicace de dix mots ;

- 100 € : dédicace de trente mots.

Les chèques sont à adresser à la FAF, 58 avenue Bosquet à l’ordre du CINAL

2) EDITORIAL

Plusieurs réunions ont eu lieu au cours de la semaine qui s’achève, voici quelques mots sur chacune d’elles :

- Les revendications formulées lors de la manifestation de masse du 29 mars dernier (pour obtenir un revenu égal au SMIC pour les personnes handicapées qui ne sont pas en mesure de travailler) n’ont pas abouti à ce jour. C’est pourquoi les signataires du pacte « Ni pauvre, ni soumis » se sont retrouvés le 22 septembre dernier afin d’envisager de nouvelles actions. Pour donner un visage à la solidarité, nous demanderons à toute personne concernée de nous adresser très bientôt une photo qui sera placée sur le site de cette opération. Plusieurs milliers de cartes postales ont été expédiées à l’Elysée cet été par des personnes, qui faute de revenus, n’ont pas pu partir en vacances. Nous vous tiendrons informés.

- De même que les 60 associations membres du Comité d’Entente des Associations Représentatives de Personnes Handicapées et de Parents d’Enfants Handicapés, le CNPSAA a signé la pétition qui s’oppose à la mise en place du fichier Edvige.

- Le Conseil d’Administration du Conseil Français des Personnes Handicapées pour les Questions Européennes (CFHE) s’est réuni le 24 septembre. Un point a été fait sur les manifestations organisées par la Présidence française de l’Union européenne pouvant concerner les personnes handicapées. Le point culminant sera une rencontre qui exposera les bonnes pratiques dans le domaine de l’éducation qui se tiendra à Clermont-Ferrand fin octobre. Un séminaire pour l’égalité des chances aura lieu à Paris la semaine prochaine, mais il a été impossible d’y être invité. Nous apprendrons sans doute dans quelques jours que la salle était loin d’être pleine ! Une bonne nouvelle cependant, il est probable que la France ratifiera la Convention en faveur des Droits des Personnes Handicapées adoptée par l’ONU, ainsi que son protocole additionnel, le 6 décembre prochain, jour anniversaire de l’adoption de la Déclaration des Droits de l’Homme.

- Les Présidents (ou leurs représentants) de 13 associations membres du CNPSAA se sont retrouvés à la FAF le 25 septembre pour évoquer ensemble ce que doit être selon eux notre association. Un large consensus s’est dégagé pour qu’elle soit la structure fédératrice favorisant le dialogue entre nous tous et en mesure de nous représenter de façon unitaire auprès de nos interlocuteurs. La question de notre financement a été évoquée et, là encore, grâce à la compréhension de chacun, des solutions sont envisageables. Le Bureau du CNPSAA s’est, quant à lui, réuni les 9 et 18 septembre. Notre prochain Conseil d’Administration se tiendra le 8 octobre. La concertation se poursuit avec le Cabinet de Xavier Bertrand pour préparer la loi sur le « 5ème risque » qui devrait compenser pour tous la perte d’autonomie et faire tomber les barrières d’âge. Ce texte sera examiné par le Parlement au début de l’année 2009. La réunion du 26 septembre a évoqué les points communs et différences entre l’APA, accordée aux personnes âgées, et la PCH, dont bénéficient les personnes handicapées. Les discussions ont ensuite porté sur l’évaluation de la perte d’autonomie et sur celle des besoins de la personne pour y faire face. Le Président et le Secrétaire Général du CNPSAA étaient présents.

Gilbert Montagné nous a fait parvenir la lettre de mission qui lui a été adressée par Xavier Bertrand et Valérie Létard le chargeant de suivre la mise en place du « plan Déficients Visuels », en étroite concertation avec les associations représentatives. Il nous a donc proposé de le rencontrer très prochainement. Le CNPSAA se réjouit de l’opportunité qui lui est offerte d’être associé à l’avancement de ce chantier qui nous concerne tous.

Vous trouverez dans ce bulletin :

- Le courrier adressé par nous au GIE Carte Bleue pour faire part de l’inaccessibilité de ce service suite à l’installation de sa nouvelle version. La réponse qui nous est parvenue est encourageante, espérons qu’au-delà des mots, des résultats ne se feront pas trop attendre.

- Toujours dans le domaine de l’accessibilité deux témoignages sont intéressants : aux Etats-Unis la société Target vient d’être condamnée pour l’inaccessibilité de son site aux déficients visuels. En France, au contraire, on parle beaucoup mais sans aller au fond des choses. Ainsi, tout en nous faisant croire que les ascenseurs peuvent aisément être utilisés par nous, on se rend compte qu’en cas de problème la situation devient vite catastrophique. Ce témoignage n’est, hélas, pas un cas isolé !

- Dans le domaine de l’emploi, vous constaterez qu’une récente étude statistique montre que les salariés français sont plutôt favorables à côtoyer des collègues handicapés, c’est encourageant ! En revanche, l’Etat vient de prélever « manu militari » une somme de 50 millions d’euros sur les fonds de l’Agefiph pour financer la rémunération des stagiaires handicapés en formation professionnelle, ce qui, jusqu’à présent relevait intégralement du budget de l’Etat. Le Conseil d’Administration de l’Agefiph proteste, mais cela n’y changera rien ! Crise économique oblige.

- Deux sujets plus gais pour terminer ce bulletin : deux pièces sont adaptées en audiodescription à la Comédie française : « Fantasio » et « Figaro divorce ». Allez-y nombreux, peut-être nous y retrouverons-nous.

Nous adressons, enfin, nos plus vives félicitations aux athlètes français qui ont brillamment participé aux Jeux Paralympiques de Pékin. Si les médaillés sont justement à l’honneur, tous ont fait d’énormes efforts pour arriver à ce niveau de la compétition, ils méritent notre grande admiration. Merci à Michel Berthezène pour son article.

Bonne lecture et à la semaine prochaine !

Philippe Chazal

Président

3) E-CARTE BLEUE

3. A) COURRIER DU CNPSAA

Monsieur le Directeur Général,

Le système E-Carte Bleue, mis en place par votre groupement, représentait pour un nombre croissant de déficients visuels une solution de sécurisation de plus en plus appréciée.

Or, depuis quelques semaines (identification du problème début mai 08), ils sont privés de ce service suite à la mise en place de la version 4 de votre solution qui entraîne l’impossibilité de lire le numéro attribué alors que ceci était possible, dans des conditions d’accessibilité loin d’être idéales, avec la version 3 grâce à l’accès nomade.

Cet empêchement est d’autant moins bien supporté que, compte tenu de la spécificité du handicap visuel, le recours à internet pour réaliser les achats de la vie quotidienne (substitution très importante aux courses dans les magasins d’alimentation par exemple), en recourant au paiement électronique sécurisé, représente un progrès fondamental dans la vie quotidienne des déficients visuels.

Dans un premier temps, des clients qui, il faut le rappeler, payent spécifiquement cette prestation, ont alerté les services d’assistance de leurs banques qui ont été incapables d’apporter une réponse, ignorant tout simplement l’organisation technique du système E-Carte bleue.

Découvrant que l’application en cause était gérée par votre GIE, au moins deux de ces clients se sont adressés par mail à vos services pour les alerter, leur proposer une collaboration pour résoudre au plus vite ce problème. De ces échanges (dont vous trouverez l’intégralité en annexe), il ressort qu’il n’est aucunement question que vos services s’intéressent en quoi que ce soit à ce sujet, position appuyée par un argumentaire techniquement nul frôlant le mépris.

Le CNPSAA regroupant les plus importantes associations de déficients visuels, interlocuteur des Pouvoirs Publics, espérant que la position ainsi exprimée résulte d’une mauvaise évaluation du dossier faite dans la précipitation par vos services techniques, demande que votre GIE révise au plus vite celle-ci, qu’il s’engage sur la mise à disposition d’une solution accessible de la version 4, qu’il étudie, en attendant cette révision, un accès via la version 3 et qu’il renouvelle et prenne à son compte les propositions de collaboration, tant sur le plan technique, que de communication contenues dans le mail qui vous a été adressé par Monsieur Daniel Vayer le 30 juin 2008.

Comptant sur votre bienveillance, nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur Général, en l’assurance de notre considération distinguée.

Philippe Chazal

Président

Fernando Pinto Da Silva

Président de la Commission Accessibilité

3. B) REPONSE DU GIE

Paris, le 19 septembre 2008

Messieurs,

Soyez assurés que votre courrier du 15 septembre dernier fait écho à un dossier dont nous mesurons bien l’importance et auquel nous attachons une attention toute particulière.

En rassurant les internautes, le service E-Carte Bleue contribue depuis son lancement en 2002 au développement du commerce électronique en France. C’est pour répondre aux attentes d’ergonomie et de sécurité de clients toujours plus nombreux que nous faisons régulièrement évoluer ce service, et le passage à la version 4 (V4) s’inscrit dans cette dynamique. De fait, la V3, qui ne répondait plus à l’ensemble de nos critères sécuritaires, n’est désormais plus disponible.

Conscients que cette V3 était pour les déficients visuels une solution efficace et appréciée, nous avions tenu à ce que la V4 ne constitue en rien une régression pour eux, et qu’elle soit donc développée en intégrant toutes les bonnes pratiques qui la rendent utilisable et ergonomique pour tous. Nos demandes en la matière n’ont malheureusement pas été acceptées par le fournisseur du service, celui-ci justifiant son refus par une incompatibilité entre ces demandes et son planning de développement.

Tributaires de ce prestataire, nous avons été contraints d’accepter cet état de fait lors de la mise en service de la V4. Pour autant, la situation actuelle n’est évidemment pas acceptable, et nous nous engageons à continuer à faire pression sur lui pour que soit prise en compte notre demande initiale sur l’utilisation du service par les déficients visuels. Nous vous proposons d’ailleurs pour plus d’efficacité de vous associer à cette démarche. La première étape de cette collaboration pourrait consister à partager avec vous, au cours d’une première réunion avec nos équipes techniques, le cahier des charges qui avait été soumis initialement à notre fournisseur.

Parallèlement, et dans l’attente qu’une solution satisfaisante soit trouvée, nous nous engageons également à faire le nécessaire pour qu’une meilleure information puisse être apportée par les banques à leurs clients déficients visuels qui viendraient à se plaindre de l’impossibilité d’utiliser le service E-Carte Bleue.

En souhaitant que cette première réponse vous convainque de notre volonté de trouver une solution à ce dossier, je vous prie de croire, Messieurs, en l’expression de mes salutations distinguées.

Gérard NEBOUY

Directeur Général du GIE Carte Bleue

4) ACCESSIBILITE

4. A) ACCESSIBILITE DES ASCENCEURS : ENCORE DES PROGRES A ACCOMPLIR…

La loi Robien de juillet 2003 rend obligatoire la mise aux normes des ascenseurs. La copropriété où je réside a donc fait réaliser cette mise aux normes en mars 2008.

La première fois que je suis entré dans l’ascenseur rénové, j’ai eu l’agréable surprise de constater que tous les boutons étaient marqués en braille. Enfin ! L’accessibilité aux personnes déficientes visuelles est prise en compte, me suis-je dit. Ma seconde réaction fut plus nuancée, m’étant rendu compte que le système utilisé était le braille abrégé anglo-américain et non le code braille français en vigueur. De plus, la dimension et l’écartement des points ne respectent pas les standards.

Heureusement, je connais le braille abrégé anglais et j’ai donc rapidement repéré les boutons "Open" et "Alarm" (on ne sait jamais...).

Le dimanche 7 septembre 2008, rentrant d’un entraînement sportif (donc quelque peu déshydraté), alors que je prenais l’ascenseur pour me rendre chez moi au sixième étage, la cabine est restée bloquée entre le troisième et le quatrième étage. J’active donc le bouton indiquant en braille, « Alarm ». Ce bouton se situe tout en bas, à droite, en dessous des numéros des étages (lorsqu’on se trouve à l’intérieur de l’ascenseur, face à la porte). À ma grande surprise, je constate que ce bouton ne fonctionne pas. Je n’avais pas connaissance, alors, des boutons qui se trouvent sur la gauche (qui, eux, ne sont pas marqués en braille) et permettent de joindre la société de dépannage.

Me voici donc enfermé dans l’ascenseur, sans possibilité de joindre l’extérieur !!! Heureusement, je parviens grâce à mon téléphone portable, à joindre une personne de l’immeuble, ma femme s’étant absentée pour faire une course. Notre gardien est alors prévenu et appelle la société de dépannage KESS. On m’informe que la société arrive rapidement. Le temps passe, une demi-heure, toujours personne. Le gardien rappelle la société. Au bout d’une heure toujours rien. Ma femme rentrée de courses appelle directement la société de dépannage.

Il a fallu 2h30 pour que la société KESS arrive et me sorte de l’ascenseur !

En conclusion, il est bien regrettable que le concept de l’accessibilité soit pris aussi à la légère dans notre pays. Louis Braille est né le 4 janvier 1809 - cela fera donc 200 ans dans quelques semaines -, les entreprises françaises s’honoreraient en défendant le braille d’une manière plus volontariste. Utiliser des codes braille non conformes serait passible de sanctions dans d’autres pays. Chez nous, on n’a que trop tendance à remplir ses obligations légales en faisant le minimum. Il existe pourtant des professionnels qualifiés dans le domaine de la transcription braille dont l’une des missions est de valider le braille utilisé par les industriels ou fabricants. Otis, comme les autres, feraient bien de s’en souvenir avant de mettre en service des ascenseurs avec marquage en braille des boutons.

De plus, marquer « Alarm » en braille sur un bouton qui n’est pas prévu pour cette fonction est une duperie : l’utilisateur déficient visuel n’a aucune raison d’imaginer qu’un autre bouton, situé ailleurs que sur le tableau regroupant tous les boutons, permet, lui, d’activer l’alarme.

4. B) TARGET

Target accepte la condamnation au paiement de six millions de dollars pour l’inaccessibilité de son site.

Extrait de E-Access Bulletin, n° 105, Septembre 2008

Après une bataille légale de deux ans, Target, la chaîne de supermarchés américaine, a accepté de payer six millions de dollars pour conclure un recours collectif intenté contre lui pour l’inaccessibilité de son site web.

La compagnie a aussi accepté de procéder à des modifications de son site pour le rendre accessible, de payer pour que des tests indépendants et réguliers aient lieu pour vérifier l’accessibilité du site, et enfin de payer les honoraires légaux à ceux qui ont déclenché la procédure, bien qu’elle n’en accepte pas la responsabilité et ne reconnaisse pas l’inaccessibilité du site.

http://fastlink.headstar.com/target1

Le procès a été lancé en 2006 par Bruce Sexton, étudiant aveugle à l’Université de Berkeley, en Californie, alors âgé de 24 ans, avec le soutien de la National Federation of the Blind (NFB)

http://www.nfb.org

Deux autres particuliers se sont ensuite joints à l’accusation, Melissa Williamson et James Marks.

Les plaignants avaient allégué que le site de Target (http://www.target.com) était inaccessible aux utilisateurs de lecteurs d’écrans handicapés visuels, ce qui équivalait à une « violation systématique des droits civils » par la compagnie.

(http://www.nfbtargetlawsuit.com).

Ils affirmèrent devant un tribunal d’instance de San Francisco : « Le site web contient des milliers d’obstacles à l’accessibilité, le rendant difficile, voire impossible à utiliser par des consommateurs aveugles ... Target exclut ainsi les aveugles d’une participation égalitaire et entière dans l’économie croissante d’Internet, lequel prend une part fondamentale en augmentation constante dans le marché et dans la vie quotidienne ».

Bien que Target n’admette pas sa responsabilité, et qu’elle ne reconnaisse pas avoir violé la Loi du fait de l’inaccessibilité de son site, de nombreux analystes ont le sentiment que l’importance de l’amende pourrait être suffisante pour inciter d’autres propriétaires de sites web à améliorer dès maintenant l’accessibilité plutôt que de prendre le risque d’être contraint à payer une amende similaire.

- Commentaires du traducteur

L’article 47 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005, « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » stipule :

« Les services de communication publique en ligne des services de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées. L’accessibilité des services de communication publique en ligne concerne l’accès à tout type d’information sous forme numérique quel que soit le moyen d’accès, les contenus et le mode de consultation. Les recommandations internationales pour l’accessibilité de l’internet doivent être appliquées pour les services de communication publique en ligne. Un décret en Conseil d’Etat fixe les règles relatives à l’accessibilité et précise, par référence aux recommandations établies par l’Agence pour le développement de l’administration électronique, la nature des adaptations à mettre en œuvre ainsi que les délais de mise en conformité des sites existants, qui ne peuvent excéder trois ans, et les sanctions imposées en cas de non-respect de cette mise en accessibilité. Le décret énonce en outre les modalités de formation des personnels intervenant sur les services de communication publique en ligne. »

Trois ans après le vote de la Loi, après maintes pressions du Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes (CNPSAA) pour la parution du Décret tant attendu, un projet de texte a été soumis aux partenaires consultés pour avis avant publication.

Alors qu’aux États-Unis l’accessibilité des sites web constitue une obligation non seulement aux Administrations mais aussi à tous les propriétaires de sites, sous peine - comme on peut le lire dans l’article ci-dessus - de très lourdes amendes, le Décret pris prochainement en application de l’article 47 de la Loi de 2005, d’une part, ne s’imposera qu’aux sites web de l’Administration et, d’autre part, ne prévoit comme seule sanction que la mention sur une « liste noire » des contrevenants...

Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour qu’un internaute aveugle français puisse surfer en toute autonomie comme n’importe qui sur tous les sites web sans distinction ? Selon quelle logique le citoyen français devrait-il avoir moins de droits que le citoyen américain ? L’égalité des droits et des chances prônée par la Loi de 2005 ne serait-elle qu’un vœu pieu ?

5) LES SALARIES FRANÇAIS FACE AU HANDICAP (SONDAGE)

Source : http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/arti...

26 mai 2008

Le cabinet conseil en dynamique humaine Togeth’Art, la revue spécialisée « Etre Handicap Informations » et six grandes entreprises françaises (Air France, Crédit Agricole, Groupe PPR, Sanofi-Aventis, STMicroelectronics, Société Générale), se sont associés pour mener avec Ipsos la première enquête nationale auprès de salariés sur la question du handicap, notamment dans le monde du travail.

Quelle perception les salariés français ont-ils du handicap ? Comment réagissent-ils face aux handicapés ? Quelles sont leurs motivations et leurs besoins pour améliorer leur rapport au handicap ? Comment leur entreprise favorise-t-elle le développement d’une bonne relation entre personnes valides et handicapées ?

Mieux comprendre la relation aux personnes handicapées pour faciliter les rapports professionnels entre personnes handicapées et valides.

LE CONTEXTE DE L’ENQUETE

Les personnes handicapées seraient entre 1 et 5 millions en France, en fonction des définitions retenues ; elles sont censées représenter 6 % au moins des effectifs des entreprises de plus de 20 salariés…

Aujourd’hui, les personnes handicapées accèdent plus facilement au monde du travail mais, entre leur recrutement et la réussite de leur intégration, il y a un pas, celui de deux effectué avec leurs homologues valides.

LES OBJECTIFS DE L’ENQUETE

Primo, déterminer les phénomènes subjectifs en jeu dans les relations entre personnes valides et handicapés par une mesure objective dont les évolutions seront suivies dans la durée - l’enquête ayant vocation à se transformer en baromètre bisannuel ;

Secundo, permettre à chaque entreprise et administration en France de se situer par rapport à une référence nationale ;

Tertio, définir puis affiner dans le temps les campagnes de sensibilisation menées auprès des personnes valides tout en aidant les personnes handicapées à mieux comprendre les réactions et attentes des autres salariés.

LES PRINCIPAUX RESULTATS DE L’ENQUETE

Concernés dans une proportion significative, observateurs des différents types de handicap, les salariés français vivent leur relation avec une personne handicapée sur un mode riche et diverse. Globalement à l’aise, ils sont capables de préciser la nature de leurs ressentis, largement plus positifs que négatifs. 36% de salariés français se déclarent concernés personnellement par le handicap, qu’il s’agisse d’un ami, de la famille, ou que la personne soit elle-même handicapée. Cette proportion monte à 45% pour les personnes de 50 ans et plus, et 45% également pour les salariés travaillant dans une équipe où il y a au moins une personne handicapée.

Interrogés sur le handicap de la dernière personne handicapée qu’ils aient rencontrée, les salariés montrent qu’aujourd’hui le handicap n’est plus uniquement associé à une incapacité physique : si 56% des handicaps mentionnés sont liés à une mobilité réduite (fauteuil roulant, canne, béquille, …), les handicaps psychiques et mentaux représentent respectivement 17% et 16% des situations décrites, devant les handicaps auditifs (13%) et visuels (11%).

On observe que les salariés français sont globalement à l’aise dans leurs relations avec une personne handicapée : sur une échelle de 1 (pas du tout à l’aise) à 10 (parfaitement à l’aise), ils donnent une note de 6,9 en moyenne pour décrire une rencontre récente avec une personne handicapée. Mais cette moyenne cache des disparités importantes : une majorité de salariés (58%) déclare avoir été « très à l’aise » (note 9 à 10) ou « assez à l’aise » (note 7 à 8), tandis que 4 % ont eu le sentiment d’être « pas du tout à l’aise » (note 1 à 2) et encore 13 % « pas à l’aise » (note 3 à 4). Il y a peu de corrélation entre la note et les caractéristiques socioprofessionnelles de la personne interrogée, montrant qu’il s’agit avant tout des résultats d’une expérience personnelle. A ce titre, il faut noter que les salariés ayant au moins une personne handicapée dans leur service donnent une note (7,3) significativement supérieure à celle des salariés n’en ayant pas (6,8).

Invités à évaluer leurs ressentis sur une échelle de 1 à 10 (1 qualifiant ce qu’ils n’ont « pas du tout ressenti », et 10 ce qu’ils ont ressenti « énormément »), c’est toute une riche palette de ressentis qui a été exprimée, dont la tonalité est beaucoup plus positive que négative. Viennent en premier la sympathie (7,5/10) et l’envie d’aider (7,3), devant l’admiration (6,1). La répulsion et la peur sont très peu ressenties (1,8 et 2,3 respectivement), mais la pitié (3,0), la gêne (3,8) et surtout la maladresse (4,2) sont plus significativement présentes. La compassion, dont le sens est plus ambigu, reçoit une note moyenne de 5,6/10. Il faut noter que, à chaque fois, c’est plus de 95% des salariés qui ont été capables de remonter à la source de leurs ressentis, preuve que la rencontre avec une personne handicapée ne laisse jamais indifférent.

Loin de se contenter du statuquo, les salariés ont envie d’améliorer encore leurs capacités à entrer en contact avec les personnes handicapées, ceci bien sûr pour des motifs personnels mais aussi tout simplement altruistes. Ils ont leur avis sur les moyens d’y parvenir et souhaitent avant tout apprendre par l’expérience.

Les salariés français considèrent en grande majorité qu’il est important pour eux de progresser dans leurs capacités de contact avec les personnes handicapées : plus d’un salarié sur deux (57%) déclarent que ce serait quelque chose de très (notes 9 à 10) ou d’assez important (note 7 à 8), tandis que 10 % seulement pensent que pour eux, cela serait pas du tout (notes 1 à 2) ou peu (note 3 à 4) important. Il faut noter qu’il s’agit là d’un souhait très personnel, non corrélé avec l’importance des actions menées en faveur du handicap par leur entreprise.

Les motivations pour progresser sont en même temps altruistes et orientées vers un bénéfice personnel. Invités à classer du moins important (1) au plus important (6) les facteurs qui pourraient les motiver pour améliorer leurs capacités relationnelles avec les personnes handicapées, les salariés placent en premier (4,7) leur envie de « vivre en bonne intelligence avec tout le monde », puis (4,0) « l’envie d’entraider ». Le désir de contribuer à son propre « développement personnel » (3,4) est important également, suivi (3,2) par celui « d’améliorer les relations humaines dans mon entreprise ». Le fait d’être « concerné personnellement ou dans mon entourage proche par le handicap » (3,0) et la nécessité de « diminuer ma gêne, mon stress dans ces situations » (2,8) viennent en dernier parmi les motivations de progrès. Pour réaliser ces progrès, les salariés sont avant tout demandeurs d’expériences et de relations directes avec les personnes handicapées. Parmi six moyens à classer du moins utile (1) au plus utile (6), ce sont les « échanges et partages d’expériences avec les personnes handicapées » qui viennent en premier (4,5), suivis par « des expériences qui me permettent de me rendre compte de ce que vit une personne handicapée » (4,0). Viennent ensuite « des informations sur le handicap de cette personne » (3,9) et « des échanges et partages d’expériences avec des personnes valides ayant fait le même type d’expériences » (3,5). Les « lectures et/ou visionnages de documents sur la question (2,8) ou « un séminaire théorique ou pratique sur le handicap » (2,3) sont considérés comme les moins utiles.

En permettant au quotidien l’expérience de la relation entre personnes valides et handicapées, les entreprises et administrations ont un rôle essentiel à jouer, si elles savent rendre leur politique lisible et leurs outils adaptés. Les salariés, eux, se disent prêts à accueillir une personne handicapée dans leur service, et encore plus lorsqu’ils en ont déjà fait l’expérience.

Au niveau national, la lisibilité des actions menées par les entreprises et administrations en faveur du handicap peut encore progresser. En moyenne 25% des salariés savent que des actions sont menées par leur entreprise et de quoi il s’agit, tandis que 20% savent que des actions sont menées mais ne savent pas exactement de quoi il s’agit. 29% ne savent pas si leur entreprise mène des actions et/ou ne sont pas au courant, et enfin 25% déclarent qu’elle n’en mène pas. A noter que les résultats sont directement proportionnels à la taille de l’entreprise, traduisant la différence des moyens mis en œuvre : les salariés globalement informés sont 64% dans les entreprises de plus de 1000 salariés, mais seulement 17% dans celles de moins de 20 salariés.

Lorsque la politique est lisible, les salariés considèrent qu’il s’agit d’un enjeu important pour leur entreprise. Près de 90% des salariés dont l’entreprise ou l’administration mène des actions claires reçoivent le message qu’il s’agit d’un enjeu « très important » ou « plutôt important », tandis que la proportion tombe à 74,5% lorsque le salarié ne sait pas exactement de quoi il s’agit, et 38% seulement lorsque le salarié ne sait pas et/ou n’est pas au courant de la politique menée. Toutefois, accueillir effectivement une personne handicapée reste la meilleure façon de faire passer le message puisque celui-ci est reçu par 75% des salariés dont le service accueille au moins une personne handicapée, et 47% seulement dans l’autre cas.

Les ressources mises par les entreprises et les administrations à la disposition des salariés pour progresser sont perfectibles, seulement 7% des salariés les estimant parfaitement adaptées et 31% plutôt adaptées, soit 38% seulement de globalement satisfaits. Il faut toutefois préciser que ce taux passe à 66% dans les entreprises ou administrations dont les salariés connaissent les actions menées en matière de handicap.

Au total, les salariés sont en majorité prêts à accueillir une personne handicapée dans leur service (ou une autre s’il y en a déjà), dans l’hypothèse où ils seraient sollicités pour le faire : 63% des managers et 59% des collaborateurs s’estiment tout à fait ou plutôt préparés. L’expérience aidant, la proportion augmente sensiblement pour ceux d’entre eux qui ont déjà au moins une personne handicapée dans leur équipe (78% et 82% respectivement)

LES CONCLUSIONS DE L’ENQUÊTE

En conclusion de cette enquête, on peut retenir que les salariés français vivent leur relation avec le handicap en grande partie au travers de leurs expériences personnelles, riches en ressentis. C’est de cette expérience qu’ils partent pour trouver leurs motivations à progresser, plus que des politiques menées par leur entreprise. Mais les entreprises, grâce à leur capacité à offrir des ressources pour s’améliorer, et surtout en permettant à leurs salariés de vivre l’expérience de la relation au handicap par la présence de personnes handicapées dans les services, apportent concrètement une solution à ce désir.

Un cercle vertueux se met alors en place, qui rend lisible les actions des entreprises et satisfait les attentes des salariés. Engagé dans les grandes entreprises, ce mécanisme trouvera une extension naturelle dans les plus petites.

6) LETTRE OUVERTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’AGEFIPH AU GOUVERNEMENT

Un Handicap de plus pour l’emploi des personnes handicapées

Le Conseil d’Administration de l’Agefiph s’est réuni le 18 septembre 2008. Il a pris connaissance du projet du Gouvernement de prélever 50 millions d’euros sur le budget du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Le Conseil d’Administration s’est élevé unanimement contre ce projet de prélèvement

Il viendrait minorer la charge de rémunération des stagiaires handicapés de la formation professionnelle assumée par l’Etat en 2009. Ainsi, ces moyens qui auraient pu contribuer à former 28 000 demandeurs d’emploi handicapés supplémentaires vont se transformer en dépense passive, sans une formation de plus.

Conformément à sa mission de développement de l’insertion, l’Agefiph s’est engagée à amplifier son effort de qualification des demandeurs d’emploi handicapés de 80 millions d’euros en signant une cinquième convention triennale d’objectifs avec l’Etat, le 20 février 2008. L’application, unilatérale et sans concertation, de cette ponction constitue, ainsi, un manquement grave de l’Etat au regard de ses engagements conventionnels et des objectifs légaux assignés à l’Agefiph.

Par ailleurs, dans le cadre de la convention d’objectifs, l’Agefiph s’engage à consacrer 180 millions d’euros supplémentaires d’aides directes à l’emploi pour compenser la réduction des contrats aidés de la politique de l’emploi. Ils permettront le recrutement de 30 000 demandeurs d’emploi handicapés. Le Conseil d’Administration considère que l’Agefiph a déjà été mise largement à contribution tout en maintenant un haut niveau d’insertion. Entre 2002 et 2007, le nombre de salariés handicapés dans les entreprises privées a augmenté de 22%.

L’utilisation des ressources nouvelles générées par l’application de la loi à partir de la collecte 2007 a été anticipée par le Conseil d’Administration qui a élaboré un programme complémentaire pluriannuel sur les années 2008 à 2010. Ce programme constitue l’essentiel de la convention d’objectifs conclue entre l’Etat et l’Agefiph. Le succès des actions de l’Agefiph dans l’insertion et le maintien dans l’emploi conduit à une diminution naturelle de la collecte, mécanisme avéré dès l’exercice 2008.

Si le Gouvernement décide unilatéralement, chaque fois qu’il en a besoin, de ponctionner l’Agefiph de manière aussi importante (10% du budget), c’est toute la politique de programmation pluriannuelle du fonds, dont l’efficacité est démontrée, qui se trouve compromise. L’incertitude est incompatible avec la programmation à moyen terme.

Par ailleurs, de nouveaux besoins, initiés notamment par des associations et soutenus par les Cabinets du Ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité et de la Secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité voient le jour et ne pourront être examinés faute de ressources disponibles.

Ce projet de prélèvement, qui ne s’inscrit dans aucune cohérence, sanctionne une gestion responsable, proactive et porteuse de résultats. Il constitue un désengagement de l’Etat en direction de la formation des personnes handicapées. Le Conseil d’Administration demande au Gouvernement de renoncer à cette disposition. Notamment en substitution de la suppression des dépenses de l’Etat en 2005 consacrées à la formation des demandeurs d’emploi handicapés (SIFE).

7) PÉKIN 2008, DES JEUX PARLYMPIQUES DE REVE !

Lorsque la délégation française entre sur la piste du « nid d’oiseau », à la suite de son porte drapeau, la belle Assia EL’HANNOUNI, un grand frisson parcourt le clan des supporters venus encourager les 121 athlètes qualifiés pour défendre nos 3 couleurs. Parmi eux, 20 sont handicapés visuels, et ils profiteront pleinement de la grandiose cérémonie d’ouverture.

Dès le lendemain matin, dimanche 7 septembre, les choses sérieuses commencent par le tournoi de judo. La France aligne 5 garçons et 4 filles. 35 nations se disputent les 13 titres de champions paralympiques. Notre équipe fera honneur à sa réputation dans ce plateau hyper relevé.

2 médailles chez les filles : argent pour Sandrine AURIERE-MARTINET et bronze pour Angélique QUESSANDIER. Chez les garçons, chaque combat fût très rude : une médaille d’argent pour Cyril JONARD et 2 de bronze pour Olivier CUGNON de SEVRICOURT et Julien TAURINES compléteront le palmarès de cette très belle équipe.

En athlétisme : ils sont 8. Assia triomphe sur 200 m et 400 m mais doit laisser l’or sur 800 et 1500 à la tunisienne Somaya BOUSAID. Trésor MAKUNDA se bronze dans la finale du 100 m alors que Nantenin KEITA arrache une belle médaille d’argent sur 200 m, plus une de bronze sur 400 m et enfin, sous un orage d’apocalypse, elle échoue à la 4ème place pour 1 centième de seconde sur 100 m et pour quelques centimètres au saut en longueur. Mais le plus intéressant restait à venir ; enfin la France pouvait aligner une équipe de déficients visuels sur le 4x100m. 2ème temps des demi-finales, ils se font souffler l’argent par le Vénézuela, loin derrière...la Chine. Nos 4 mousquetaires : Trésor MAKUNDA, Pasquale GALLO, Stéphane BOZZOLO et Ronan PALLIER avaient belle allure à l’image de ce groupe d’athlètes handicapés visuels.

En cyclisme à tandem, 1 seul participant, Olivier DONVAL et son guide John SACCOMANDI. Sur piste, ils ne pourront rien face à l’armada de Grande Bretagne. Mais sur route, dans le cadre enchanteur qui, quelques jours plus tôt accueillait le triathlon des valides, ils donnaient la pleine mesure de leur talent. Échappés dès le départ avec un tandem Finlandais et un Polonais, ils font toute la course en tête, mais à quelques centaines de mètres de l’arrivée, une petite vis facétieuse quitte le grand plateau de leur tandem, qui se voile et ne leur permet pas de participer au sprint final. Mais quelle est belle cette médaille de bronze !!!

En natation, Geneviève PAIROUX-LAGARDERE fera de beaux jeux mais rentrera bredouille.

En voile, nos 3 compères sur Sonar, Bruno JOURDREN (debout, divers), Hervé LARHANT (amputé membre inférieur) et Nicolas VIMONT VICARY (déficient visuel), mènent la danse toute la semaine et lors de la dernière régate, ils sont de nouveau en tête et voguent vers la plus haute marche du podium. C’était sans compter sur la petite part de chance dont tout athlète de haut niveau à besoin pour triompher. A quelques encablures de l’arrivée, une déchirure de voile oblige nos marins à rentrer au port, tirés par un bateau à moteur, l’affront suprême pour des « voileux ». La médaille d’argent viendra tout de même se glisser dans leur poche.

En équitation, à 2000 Kms de Pékin, à Hong-kong, Nathalie BIZET produira une belle prestation.

Nous pouvons être fiers de tous ces athlètes. Ils constituaient 16 % de la délégation et ils reviennent avec 29 % des médailles françaises.

Nous profitons à « donf » de tous nos souvenirs, avant de tourner nos pensées et toute notre énergie vers Londres 2012.

Michel BERTHÉZÈNE

Vice président de la Fédération Française handisport

Président de la commission sport et handicap visuel

Secrétaire général de l’I B S A

FF HANDISPORT

8) PIECES EN AUDIODESCRIPTION

8. A) FANTASIO

d’Alfred de Musset

Mise en scène Denis Podalydes

Durée : 1h45

Fantasio est cynique, blasé, révolté. Il a « le mois de mai sur les joues, le mois de janvier dans le cœur. » Bref, il s’ennuie, malgré sa jeunesse. Dans cette Allemagne mi-bourgeoise, mi-féodale et romantique, où il vit, son ami Spark, solide gaillard qui sait composer avec la médiocrité de la société, tente en vain de le ramener au « normal ». Mais ce que Fantasio cherche au plus profond de lui, c’est une grande pensée, une grande action à accomplir. Celle-ci se présente à lui le jour où l’on prépare le mariage forcé de la princesse Elisabeth avec le fat et ridicule prince de Mantoue.

REPRESENTATIONS ADAPTÉES EN AUDIODESCRIPTION

Dimanche 19 octobre à 14h, mercredi 19 novembre à 20h30, mercredi 26 novembre à 20h30, samedi 29 novembre à 14h, lundi 1er décembre 2008 à 20h30 et mardi 6 janvier 2009 à 20h30

Comédie-Française

1 place Colette Paris 1er

Métro Palais Royal - Musée du Louvre, ligne 1

Métro Pyramide, ligne 14

Bus 21, 27, 39, 68, 95

TARIFS PREFERENTIELS

Catégorie A 25 euros

Catégorie B 18 euros

Catégorie C 9 euros

RESERVATIONS

Tél 01 44 58 15 02 ; Fax 0826 80 1680 ; E-mail fatima.kendri@comedie-française.org

Par correspondance

Comédie-Française, Location, Fatima Kendri

B.P 2141, 75021 Paris Cedex 01

RENSEIGNEMENTS

accesculture@magic.fr / tél 01 53 65 30 74 / fax 01 53 65 31 59 / www.accesculture.org

8. B) FIGARO DIVORCE

d’ Ödön von Horváth

Mise en scène Jacques Lassalle

Durée : 3h avec entracte

Quelques semaines après le mariage de Figaro et de Suzanne, quelque part en Europe, la Révolution dont l’imminence est palpable dans la pièce de Beaumarchais, a lieu, et bouleverse de fond en comble la vie et les rapports des protagonistes de cette histoire. Le comte et la comtesse Almaviva fuient le pays, aidés par leurs valets. La lente déchéance des deux aristocrates, incapables de s’adapter à leur nouvelle existence d’exilés, pousse le pragmatique Figaro à les abandonner ; il ouvre avec sa femme un salon de coiffure dans une petite ville de province.

REPRESENTATIONS ADAPTÉES EN AUDIODESCRIPTION

Mercredi 8 octobre à 20h30, Jeudi 6 novembre à 20h30, Dimanche 14 décembre 2008 à 14h

Comédie-Française

1 place Colette Paris 1er

Métro Palais Royal - Musée du Louvre, ligne 1

Métro Pyramide, ligne 14

Bus 21, 27, 39, 68, 95

TARIFS PREFERENTIELS

Catégorie A 25 euros

Catégorie B 18 euros

Catégorie C 9 euros

RESERVATIONS

Tél 01 44 58 15 02 / Fax 0826 80 1680 / E-mail fatima.kendri@comedie-française.org

Par correspondance

Comédie-Française, Location, Fatima Kendri

B.P 2141, 75021 Paris Cedex 01

RENSEIGNEMENTS

accesculture@magic.fr / tél 01 53 65 30 74 / fax 01 53 65 31 59 / www.accesculture.org

Site réalisé avec SPIP | Plan du site | Coordonnées | Contact | Suivre la vie du site RSS 2.0