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Bulletin 4 du 12 février 2009

SOMMAIRE

1) EDITORIAL

2) QUATRIEME ANNIVERSAIRE DE LA LOI POUR L’EGALITE DES DROITS ET DES CHANCES, LA PARTICIPATION ET LA CITOYENNETE DES PERSONNES HANDICAPEES

3) COMMUNIQUES DE PRESSE

3.A) EDUCATION NATIONALE ET FIPHFP

3. B) FRAIS DE TRANSPORT DES PERSONNES HANDICAPEES

3. C) SUPRESSION DE 44 TASS

4) QUESTIONS ECRITES

4. A) PERSONNES HANDICAPEES - ABATTEMENT TAXE HABITATION

4. B) PRIMES D’EPARGNE HANDICAP : PLAFONNEMENT, REEVALUATION

4. C) TRAVAILLEURS HANDICAPES : AIDE A L’EMPLOI

5) RECHERCHE DE TEMOIGNAGES

6) PIECES EN AUDIODESCRIPTION A LA COMEDIE FRANCAISE

6 . A) FANTASIO

6 . B) LE MALADE IMAGINAIRE

6 . C) UBU ROI

1) EDITORIAL

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, le site Internet du CNPSAA n’a pas été accessible entre le 2 et le 9 février, ce qui nous a causé bien des perturbations : aucun courrier électronique ne nous est parvenu durant cette période. Nous demandons donc à toute personne qui nous aurait écrit cette semaine de renouveler son envoi et d’accepter toutes nos excuses.

Le 26 janvier, j’ai rencontré Maître Philippe Félissi, avocat spécialisé pour la défense des droits des personnes handicapées, qui conseille déjà d’importantes associations. Il est prêt à représenter le CNPSAA ou toute personne que nous déciderions de soutenir dans une action concernant par exemple l’octroi ou le montant de la PCH, ou tout autre sujet dont l’importance nécessiterait notre intervention. Le problème du paiement de la PCH sans justificatifs aux personnes aveugles du Calvados n’est toujours pas réglé mais nous avons obtenu la promesse formelle qu’un décret sur ce point sera publié avant l’été. En revanche, certains départements n’appliquent pas systématiquement les hausses de la PCH, c’était notamment le cas de Paris qui semble se régler. Si vous percevez cette prestation au taux de 551 Euros au lieu de 578, n’hésitez pas à nous le faire savoir car ceci est parfaitement illégal et pourrait faire l’objet d’une action devant le Tribunal compétent.

Le CNCPH s’est réuni à deux reprises (les 27 janvier et 10 février) pour examiner le texte du rapport que le Gouvernement remettra dès le 13 février au Parlement. Entre les deux séances de travail, ce rapport a été sensiblement amélioré, prenant ainsi en compte les observations formulées par les cinq Commissions du CNCPH. Il n’en demeure pas moins que ce texte insiste davantage sur ce qui fonctionne plutôt que sur les difficultés de mise en place de la loi de 2005 ou sur les perspectives de la politique du handicap au cours des trois prochaines années. Dès que ce rapport sera rendu public, nous ne manquerons pas de vous le communiquer ainsi que les observations présentées par le CNCPH.

Un groupe de travail piloté par la DIPH s’est mis en place pour préparer l’ouverture totale du droit à la PCH aux enfants. J’y représente le CNPSAA. Plusieurs réunions sont planifiées jusqu’en juin. De même, nous sommes sollicités par la CNSA pour participer à un autre groupe traitant des frais de transport restant à la charge des personnes handicapées en établissements. Le Conseil d’Administration du CNPSAA qui se réunira le 13 février désignera notre représentant.

Alain Lequeux et Sylvain Nivard occuperont les deux sièges qui nous sont réservés au sein de la Commission chargée de mettre en application le décret sur les droits d’auteur paru en décembre en ce qui concerne notamment la diffusion des fichiers numériques remis par les éditeurs. Un décret paru le 10 février désigne la Bibliothèque N ationale de France comme organisme chargé de détenir ces fichiers.

Le mardi 10 février, Sylvain Nivard et moi-même avons rencontré les responsables de La Poste pour préparer ensemble l’application de l’arrêté relatif à la franchise postale qui vous a été communiqué. Le meilleur accueil nous a été réservé, des réponses précises à nos questions nous ont été faites de sorte que nous pouvons croire qu’une franche collaboration pourra s’instaurer entre La Poste et le CNPSAA. Dès que les points qui restent en suspens seront éclaircis, nous vous communiquerons des informations très précises afin que chacun, particulier ou association, puisse appliquer un texte qui nous est fort favorable.

Dans le prochain bulletin, nous vous informerons sur les questions abordées lors de la réunion du Conseil d’Administration du Conseil Français des Personnes Handicapées pour les questions Européennes (CFHE) qui s’est tenu le 11 février.

Vous trouverez dans ce bulletin :

- Le communiqué de presse diffusé par Valérie Létard à l’occasion du 4ème anniversaire de l’entrée en vigueur de la loi du 11 février 2005.

- Trois autres communiqués de presse abordant des questions d’actualité qui vont intéresser chacun et chacune d’entre vous.

- Les réponses apportées par les Ministres compétents à trois questions écrites posées par des Députés sur des sujets divers mais également très actuels.

- Un appel à témoignage de l’association Regard’enfrance au sujet des conditions d’accueil des personnes handicapées en milieu hospitalier : n’hésitez pas à répondre.

- Enfin, pour finir sur une note plus culturelle, trois pièces audiodécrites à la Comédie Française.

Bonne lecture et à bientôt !

Philippe Chazal

Président

2) QUATRIEME ANNIVERSAIRE DE LA LOI POUR L’EGALITE DES DROITS ET DES CHANCES, LA PARTICIPATION ET LA CITOYENNETE DES PERSONNES HANDICAPEES

Mercredi 11 février 2008

Il y a 4 ans, le Parlement a voté la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Cette loi engage l’ensemble des acteurs dans une course contre la montre dans l’objectif de bâtir une nouvelle manière de vivre, autour d’un projet de société humaniste et moderne, où les réponses aux besoins des personnes handicapées sont si bien intégrées, qu’elles en deviennent évidentes, naturelles. En matière d’accessibilité, l’horizon c’est 2015 soit dans 2150 jours seulement.

L’effort public en direction des personnes handicapées a augmenté de 6 milliards en 4 ans. Cet effort considérable a produit des résultats encourageants. Il reste cependant des attentes et des vraies marges de progrès possibles, notamment dans le fonctionnement des maisons départementales du handicap et dans la politique de l’accessibilité. Les associations, dont c’est le rôle s’en font l’écho, c’est le devoir du Gouvernement de les écouter.

Cette mission impérative, nous devons la réussir : il faut, de la part de l’ensemble des acteurs, une capacité à se mobiliser, à lever les freins, à se montrer inventif et volontariste sans jamais baisser les bras.

Les pouvoirs publics sont là pour impulser la mise en oeuvre de cette loi fondatrice en essayant d’être aussi bien à l’écoute des personnes handicapées qu’à l’écoute des acteurs publics et privés qui, tout en étant parfaitement convaincus du bien fondé des mesures, doivent être accompagnés et stimulés pour surmonter la complexité et le coût de leur réalisation.

Pour tenir les objectifs fixés, la loi elle-même prévoit un calendrier de mise en oeuvre jalonné de plusieurs étapes, au premier rang desquelles la Conférence nationale du handicap qui s’est tenue le 10 juin 2008 et qui a été l’occasion pour le Président de la République d’annoncer un plan d’action, décliné par l’ensemble des ministères.

Aujourd’hui, huit mois après cette Conférence et conformément à la loi, le Gouvernement remet au Parlement son rapport sur les actions engagées en matière de handicap depuis 2005.

Ce rapport sera déposé le 13 février sur le bureau des deux Assemblées, devant lesquelles il pourra faire l’objet d’un débat à l’initiative des parlementaires.

Secrétariat d’Etat chargé de la Solidarité

3) COMMUNIQUES DE PRESSE

3.A) EDUCATION NATIONALE ET FIPHFP

INSERTION DES PERSONNES HANDICAPEES DANS LES FONCTIONS PUBLIQUES : LES ASSOCIATIONS DENONCENT LA FAIBLESSE DE LA CONVENTION EDUCATION NATIONALE

Le 6 février 2009

Le fonds d’insertion des personnes handicapées dans les fonctions publiques (FIPHFP) a voté hier avec 10 voix pour, 4 voix contre et 2 abstentions, un projet de convention présenté par le Ministère de l’Education Nationale, visant à améliorer l’accès et le maintien dans l’emploi des agents handicapés. Les associations membres du comité national de ce fonds ont voté contre ce projet de convention en raison d’une part du contexte dans lequel celui-ci intervient et de ses limites.

Le contexte

Le gouvernement a fait adopter en 2006 une disposition exonérant l’Education Nationale de sa contribution au fonds en lui permettant de déduire de sa contribution les dépenses engagées pour l’accompagnement individuel des enfants handicapés. Alors que les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ne sont pas des personnes en situation de handicap pour la très grande majorité d’entre elles, cette disposition ampute de 150M€ sur trois ans les ressources du FIPHFP. Les associations rappellent que la mission première et obligatoire de l’Education Nationale est d’accueillir tous les enfants en âge de scolarisation. Elle doit assurer le financement des moyens nécessaires à une scolarisation réussie de tous les enfants, y compris la création de postes d’AVS qualifiés et en nombre suffisant, sur les crédits budgétaires importants dont elle dispose déjà.

En adoptant cette disposition le gouvernement fait l’amalgame entre l’emploi des agents en situation de handicap et sa mission d’accueil des élèves handicapés.

Une convention au contenu insuffisant

Le ministère de l’Education Nationale a présenté au FIPHFP une convention qui porterait sur la somme de 25M€ sur 2 ans, en plus des exonérations de ces contributions à venir. Malgré les sommes considérables en jeu, la convention proposée laisse apparaître des manquements importants notamment concernant le maintien dans l’emploi des agents handicapés. Le manque criant de correspondants handicap et de médecins de prévention laisse interrogatif sur le suivi des agents en difficulté sur leur poste de travail. Les actions de sensibilisation envisagées sont faibles au regard du travail à accomplir. Enfin, le suivi de la convention compte tenu de l’importance des personnels concernés n’est pas à la hauteur des besoins.

Les associations membres du comité national du FIPHFP, qui ont voté « contre » cette convention, demandent que l’Education Nationale envoie un signal fort aux membres du FIPHFP concernant la contribution dont l’exonération totale ne peut demeurer la solution au nom du respect des travailleurs handicapés mais aussi en vue d’assurer le financement pérenne du FIPHFP dans le cadre des missions qui sont les siennes.

APF – CNPSAA – FNATH- UNAFAM – UNAPEI - UNISDA

3. B) FRAIS DE TRANSPORT DES PERSONNES HANDICAPEES

Le gouvernement veut élaborer un dispositif pérenne et organisé tenant compte de la totalité et de la diversité des situations vécues par les familles et les personnes handicapées.

Vendredi 23 janvier 2009

Le groupe de travail « prise en charge des frais de transport des personnes handicapées » annoncé par Valérie Létard, s’est réuni ce jour au Secrétariat d’Etat à la Solidarité en présence des représentants de l’Assurance Maladie, des Conseils Généraux, de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, des services de l’Etat et des associations de personnes handicapées.

Le Secrétariat d’Etat a d’abord rappelé que :

- la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) n’avait pas vocation à se substituer à des prises en charge existantes mais à les compléter ;

- que les textes permettent aux Conseils Généraux de s’affranchir des plafonds en matière de prise en charge des frais de transport par la PCH lorsque les besoins des personnes le rendent nécessaire ;

- que dans la majeure partie des cas, la prise en charge se faisait de manière satisfaisante mais qu’il restait encore de nombreuses situations à régler.

Devant la complexité et la diversité de celles-ci, les participants se sont accordés sur la nécessité de réfléchir à des solutions pérennes permettant de couvrir tous les cas de figure. Le groupe de travail, sur la base d’une enquête qui sera effectuée auprès d’un échantillon représentatif d’établissements et services et en lien avec l’ensemble des partenaires concernés, proposera avant le 30 juin prochain, un dispositif rénové et pérenne d’organisation des transports et de prise en charge des frais afférents, qui permette de prendre en compte à la fois la totalité mais aussi la diversité des situations vécues par les familles et les personnes handicapées.

Dans le cadre de ce dispositif le groupe de travail validera notamment la pertinence d’intégrer les frais de transport dans le budget des établissements accueillant des personnes handicapées adultes, chaque fois que cela est possible, comme cela se fait aujourd’hui dans les établissements pour enfants.

Afin d’éviter toute rupture de droits durant cette période transitoire, la CNAMTS s’est engagée à la demande de la secrétaire d’Etat à adresser une nouvelle instruction aux CPAM pour garantir :

- la poursuite de la prise en charge des frais de transport des personnes handicapées dans les conditions actuelles

- l’examen des situations individuelles.

Le Secrétariat d’Etat à la Solidarité

3. C) SUPRESSION DE 44 TASS

UN OBSTACLE SUPPLEMENTAIRE POUR L’ACCES A LA JUSTICE DES PERSONNES HANDICAPEES ET MALADES !

Le Gouvernement envisage de supprimer 44 tribunaux des affaires de sécurité sociale (TASS), soit plus d’un sur trois. Une circulaire du Ministère de la Justice, dont la FNATH s’est procurée une copie, présente ce projet de réforme et demande au Préfet de région d’organiser une concertation sur le sujet.

Cette réforme vient impacter directement l’accès à la Justice des personnes handicapées, malades, invalides et accidentées du travail, que la FNATH accompagne depuis des années devant ces tribunaux.

Alors qu’aucune information préalable n’a été organisée, la FNATH demande au Gouvernement d’entamer, tant au plan national que local, une véritable concertation sur cette réforme avec l’ensemble des acteurs, c’est-à-dire avec tous les représentants des justiciables, dont la FNATH.

La FNATH attire l’attention du Gouvernement sur les caractéristiques des justiciables qui fréquentent les TASS. Il s’agit, en ce qui concerne les assurés sociaux, de personnes présentant du fait d’un handicap ou d’une maladie une mobilité réduite et, au surplus, des ressources bien souvent très réduites.

Dès lors, la disparition d’un TASS avec la contrainte de faire plus de 100 km de trajet constituera, bien souvent une difficulté insurmontable à l’accès à la Justice et au droit pour ces justiciables dont les ressources ne leurs permettent pas, dans bien des situations, de supporter le coût d’un ou de plusieurs déplacements si les audiences sont renvoyées.

Par ailleurs, la FNATH qui assiste, depuis des dizaines d’années, ces personnes devant les TASS constate que les délais d’audiencement des affaires sont extrêmement longs et disparates selon les départements. Si en l’état actuel, certains dossiers sont parfois audiencés devant les TASS dans des délais pouvant atteindre deux ans, qu’en sera-t-il si l’on vient à supprimer plus du tiers de ces juridictions ?

L’accès à la Justice et au Droit, notamment par un accès de proximité, constitue pour les personnes handicapées, malades, invalides et accidentées un des droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens permettant le plein exercice de leur citoyenneté.

FNATH

4) QUESTIONS ECRITES

4. A) PERSONNES HANDICAPEES - ABATTEMENT TAXE HABITATION

Question écrite n° 05396 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

Publiée dans le JO Sénat du 21/08/2008 - page 1614

M. Jean Louis Masson demande à M. le Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité de lui indiquer pour chaque région administrative, quel est le nombre de communes ayant voté l’abattement à la base en faveur des personnes handicapées ou invalides prévu par l’article 1411-11-3 bis du code général des impôts.

En réponse, le Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction Publique précise que 132 communes (sur plus de 36.000) ont adopté l’abattement spécial en matière de taxe d’habitation en faveur des personnes handicapées ou invalides : 1 en Champagne-Ardenne et Picardie, 2 en Basse-Normandie, 3 en Alsace, Aquitaine, Franche-Comté et Nord-Pas-de-Calais, 4 en Bourgogne, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, 5 en Languedoc-Roussillon et en Lorraine, 6 en Haute-Normandie, 8 dans le Centre, 10 en Pays de la Loire, 15 en Rhône-Alpes, 20 en Île-de-France, 31 en Bretagne. Dans les régions Auvergne, Corse, Guadeloupe, Guyane, Limousin, Martinique et Réunion, aucune commune n’a adopté cet abattement. Prévu par l’article 1.411 du Code Général des Impôts, il permet aux communes d’accorder un abattement spécial à la base de la taxe d’habitation égal à 10 % de la valeur locative moyenne des habitations. Sont concernés les contribuables titulaires de l’allocation supplémentaire d’invalidité, ou titulaires de l’allocation aux adultes handicapés, ou atteints d’une infirmité ou d’une invalidité les empêchant de subvenir par leur travail aux nécessités de l’existence, ou titulaires de la carte d’invalidité, ou qui occupent leur habitation avec des personnes qui remplissent les conditions citées précédemment. Pour en bénéficier, le contribuable doit faire une déclaration au centre des impôts dont il dépend.

4. B) PRIMES D’EPARGNE HANDICAP : PLAFONNEMENT, REEVALUATION

QUESTION ECRITE ASSEMBLEE NATIONALE n° 30021 DU 2 SEPTEMBRE 2008

Texte de la QUESTION :

M. Marc Dolez demande à M. le Ministre du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique de lui indiquer, si lors de la loi de finances 2009, il envisage de proposer la réévaluation du plafond de déductibilité des primes versées dans le cadre des contrats d’épargne handicap.

Texte de la REPONSE :

Les contrats d’épargne handicap sont des contrats d’assurance en cas de vie, d’une durée effective d’au moins six ans, qui garantissent le versement d’un capital ou d’une rente viagère à l’assuré atteint, lors de la conclusion du contrat, d’une infirmité qui l’empêche de se livrer, dans des conditions normales de rentabilité, à une activité professionnelle. Conformément aux dispositions de l’article 199 septies du code général des impôts, les primes versées sur ces contrats ouvrent droit à une réduction d’impôt de 25 % dans la limite d’un plafond global annuel fixé, depuis l’imposition des revenus de 2004, à 1 525 euros, majorés de 300 euros par enfant à charge. Il n’est pas envisagé de relever ce plafond. En effet, ce dispositif doit être replacé dans le contexte de l’ensemble des mesures fiscales favorables dont peuvent bénéficier les personnes invalides. Il en est ainsi, notamment, de l’aide fiscale accordée au titre des dépenses acquittées pour l’emploi d’un salarié à domicile. La limite des dépenses éligibles est portée à 20 000 euros pour les contribuables invalides, mentionnés au 3° de l’article L. 341-4 du code de la Sécurité Sociale, ainsi que pour les contribuables ayant à leur charge une personne invalide, vivant sous leur toit, mentionnée au même 3° ou un enfant donnant droit au complément d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, prévu par le deuxième alinéa de l’article L. 541-1 du même code. En outre, les personnes hébergées en établissement peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, dont le montant a été fortement revalorisé dans le cadre de la loi de finances pour 2006 : les dépenses éligibles à cette réduction comprennent non seulement les dépenses liées à la dépendance, mais également les frais d’hébergement et sont retenues désormais dans la limite de 10 000 euros au lieu de 3 000 euros.

Enfin, des mécanismes sociaux, notamment l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et la prestation de compensation du handicap (PCH), qui sont exonérées d’impôt sur le revenu, viennent en complément des mesures susvisées et permettent de prendre en compte les sujétions liées au handicap.

4. C) TRAVAILLEURS HANDICAPES : AIDE A L’EMPLOI

QUESTION ECRITE ASSEMBLEE NATIONALE n°23763 du 27 MAI 2008

Texte de la QUESTION :

M. Alain Néri appelle l’attention de Mme la Secrétaire d’État chargée de la Solidarité sur les impacts de la transformation des ex-emplois protégés en milieu ordinaire en aides à l’emploi liées à la lourdeur du handicap. En effet, l’aide nouvelle de l’AGEFIPH, proposée en remplacement, n’est pas pérenne et n’assure absolument pas la reconnaissance ultérieure par la DDTEFP de la lourdeur du handicap. Elle ne devrait donc pas être utilisée par les éventuels employeurs.

De plus, cette aide ne concerne absolument pas les 6 000 travailleurs handicapés (avec profil ESAT) qui sont en poste depuis plusieurs années et parfaitement intégrés dans les entreprises. Compte tenu du fait que, si une décision n’est pas prise d’urgence par les Pouvoirs Publics, la grande majorité de ces 6 000 personnes perdra son emploi en 2008, elle lui demande quelles mesures elle compte prendre pour éviter ce drame humain et financier.

Texte de la REPONSE :

L’attention de Mme la Secrétaire d’État à la Solidarité a été appelée sur la suppression des emplois protégés en milieu ordinaire (EPMO) occupés essentiellement par des salariés handicapés ayant une aptitude similaire à ceux des établissements ou services d’aide par le travail (ESAT). La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a supprimé ces emplois qui permettaient à l’employeur de bénéficier d’abattements de salaires. Ce dispositif a été remplacé par celui de la reconnaissance de la lourdeur du handicap qui ouvre droit soit à une aide à l’emploi, soit à une modulation de la contribution à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH). Il appartient au directeur départemental du travail et de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) de reconnaître la lourdeur du handicap d’un travailleur handicapé au regard du poste de travail après aménagement de ce dernier. Des dispositions transitoires ont été mises en place afin de faciliter le passage vers le nouveau dispositif. Par ailleurs, afin de compléter ce dispositif et d’aider à la mobilité vers le milieu ordinaire des travailleurs handicapés sortant d’un établissement ou service d’aide par le travail (ESAT), le Gouvernement et l’AGEFIPH ont décidé de mettre en place une nouvelle aide. Cette aide forfaitaire est accordée, pour un an, à tout employeur embauchant un travailleur handicapé sortant d’ESAT ou d’entreprise adaptée (EA). Le montant de cette aide est égal à 9 000 euros (identique au montant de l’aide à l’emploi à taux majoré) pour un travailleur provenant d’un ESAT et à 4 500 euros pour un travailleur venant d’une EA. Ce dispositif peut être complété, à la demande de l’employeur, d’une aide permettant le financement d’un tutorat interne ou externe à l’entreprise, éventuellement apporté par l’établissement d’origine du salarié recruté, afin d’accompagner la personne handicapée et l’employeur. L’employeur doit mettre à profit ce délai d’un an pour demander au DDTEFP une reconnaissance de la lourdeur du handicap (RLH) pour son salarié handicapé et assurer ainsi la continuité de l’aide accordée à l’employeur et la pérennisation de l’emploi.

5) RECHERCHE DE TEMOIGNAGES

Missionné par une importante école, en vue de sensibiliser ses élèves aux besoins des personnes handicapées et de la bientraitance, je suis à la recherche de témoignages sur des situations en milieu hospitalier (accueil, transport, bloc opératoire, soins après opérations, etc.) où la spécificité de la personne n’aurait pas été comprise, prise en compte, respectée, où la personne aurait pu se sentir maltraitée.

Ces témoignages seront interprétés par des élèves d’O Clair de la Lune, comme ce fut le cas pour « Réveillez le souvenir » dans le cadre de Nuit Blanche 2007, via cette fois la projection de vignettes vidéo.

Le concept s’appelle mieux vaut en rire...

En ligne artistique : Pour du bon sens parlons non sens...

Vous l’aurez compris, l’ignorance étant souvent au cœur de ces regrettables mais évitables situations, je pense qu’il vaut mieux en rire avant tout... Qu’avec le rire, les spectateurs de ces vignettes seront réellement sensibilisés.

Si vous souhaitez témoigner pour vous, un proche, un patient, merci de bien vouloir m’écrire à regardenfrancie@wanadoo.fr avec en objet : MIEUX VAUT EN RIRE...

6) PIECES EN AUDIODESCRIPTION A LA COMEDIE FRANCAISE

6 . A) FANTASIO d’Alfred de Musset

Mise en scène de Denis Podalydès

Durée : 1h50

Fantasio est cynique, blasé, révolté. Il a « le mois de mai sur les joues, le mois de janvier dans le cœur. » Bref, il s’ennuie, malgré sa jeunesse. Dans cette Allemagne mi-bourgeoise, mi-féodale et romantique, où il vit, son ami Spark, solide gaillard qui sait composer avec la médiocrité de la société, tente en vain de le ramener au « normal ». Mais ce que Fantasio cherche au plus profond de lui, c’est une grande pensée, une grande action à accomplir. Celle-ci se présente à lui le jour où l’on prépare le mariage forcé de la princesse Elsbeth avec le fat et ridicule prince de Mantoue.

Représentations adaptées en audiodescription en 2008-2009

Dimanche 8 février à 14h, mercredi 25 février à 20h30, vendredi 6 mars à 20h30.

6 . B) LE MALADE IMAGINAIRE

De Molière

Mise en scène de Claude Stratz

Durée : 2h sans entracte

Argan, mari tyrannisé, père abusif, se livre aveuglément aux médecins qui l’entretiennent dans un état maladif, entre fantasmes et névrose. Rendu à l’état végétatif, il ne voit d’espoir, pour sauvegarder sa santé, qu’en l’union de sa fille Angélique avec un homme de médecine. Son choix s’est porté sur Thomas Diafoirus, neveu dégénéré d’un charlatan. Angélique, éprise de Cléante qui lui fait la cour travesti en maître de musique, refuse cette union que sa marâtre Béline encourage avec hypocrisie. Bousculé par Toinette, sa servante, ébranlé par une dispute avec son apothicaire dont il refuse un lavement, sermonné par son frère Béralde, Argan accepte de feindre le mort pour éprouver l’affection des siens. La fidélité de sa fille et la duplicité criminelle de sa femme éclatent enfin à ses yeux. Chassant de chez lui les faussaires de l’amour comme ceux de la science, il entreprend de se faire médecin lui-même pour mieux se soigner.

Représentations adaptées en audiodescription en 2009

Dimanche 5 juillet à 14h et mercredi 8 juillet à 20h30

6 . C) UBU ROI

D’Alfred Jarry

Mise en scène de Jean-Pierre Vincent

« De par ma chandelle verte, merdre, madame, certes oui, je suis content » lance le père Ubu, nouveau Macbeth de pacotille, à sa femme qui préférerait le voir déjà sur le trône. Elle l’y verra bientôt, après l’avoir incité, avec la complicité du capitaine Bordure, à tuer le roi, contraignant la reine et son fils Bougrelas à l’exil. Ubu va exercer le pouvoir avec la délicatesse d’un char d’assaut, tyrannique, spoliateur et assassin de la noblesse, des magistrats et des financiers. Joyeux archétype de la bassesse humaine, Ubu, affublé par l’auteur d’un masque piriforme et d’une houppelande de laine philosophique, manie redoutablement la machine à décerveler et le croc à merdre ou crochet à noble… Mais, s’il a pensé à éliminer ses adversaires pour régner sans partage sur cette improbable Pologne, « c’est-à-dire nulle part » (A. Jarry), Ubu a négligé de respecter ses promesses. Sa seule issue est donc la fuite en avant : attaquer le « Czar » et la Russie. Sortant sain et sauf d’une bataille aussi rocambolesque que le reste, il finit par décider de venir vivre en France.

Représentations adaptées en audiodescription en 2009

Jeudi 11 juin à 20h30, samedi 13 juin à 14h, samedi 27 juin à 20h30, jeudi 2 juillet à 20h30, dimanche 5 juillet à 20h30 et jeudi 9 juillet à 20h30.

Comédie-Française

Place Colette Paris 1er

Métro Palais-Royal - Musée du Louvre, ligne 1

Métro Pyramide, ligne 14 Bus 21, 27, 39, 68, 95

TARIFS PREFERENTIELS

Catégorie A 25 euros Catégorie B 18 euros Catégorie C 9 euros

RESERVATIONS

Tél 01 44 58 15 02 Fax 0826 80 1680 E-mail fatima.kendri@comedie-française.org

Par correspondance

Comédie-Française, Service Location, Fatima Kendri

2, rue Richelieu B.P 2141, 75021 Paris Cedex 01

RENSEIGNEMENTS

accesculture@magic.fr / tél 01 53 65 30 74 / fax 01 53 65 31 59 / www.accesculture.org

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