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Bulletin 16 du 1er septembre 2011

Table des matières :

Bulletin CFPSAA Infos 2011-16 du 1er septembre 2011

1)- ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA DÉFICIENCE VISUELLE : J-88

Nous vous rappelons que les Etats Généraux de la Déficience Visuelle se tiendront à Paris (Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie - 91 bd de l’hôpital 75013), le samedi 26 novembre prochain de 9h 30 à 18h.

Pour y accéder, la station de métro St Marcel (ligne 5) est directe depuis les gares du nord, de l’est et d’Austerlitz, à quatre stations avec un changement depuis la gare de Lyon, à neuf stations avec un changement depuis la gare Montparnasse et à seize stations avec un changement depuis la gare St Lazare. Un accueil sera organisé dans chacune des gares parisiennes.

Le programme prévisionnel de cette journée devrait être le suivant :

- 9 h 30 : ouverture des débats par le Secrétaire général de la CFPSAA, Vincent MICHEL ;
- 9 h 45 : discours de Mme Roselyne BACHELOT, Ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale qui nous a confirmé sa présence ;
- 10 h 15 : questions de la salle ;
- 10 h 45 : pause café ;
- 11 h 15 : deux tables rondes seront organisées simultanément sur « l’accès à la culture » et « l’accès aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication » ;
- 12 h 15 : interventions de deux candidats aux élections présidentielles ou de leurs représentants ;
- 13 h 15 : pause déjeuner. Un panier repas sera remis à chaque participant.
- 14 h 15 : deux tables rondes seront organisées simultanément sur « l’accès à l’emploi » et « l’accessibilité de l’environnement, des transports et du cadre bâti » ;
- 15 h 15 : table ronde en commun sur le thème « lois sociales en faveur des personnes déficientes visuelles : ressources, compensation, retraites » ;
- 16 h 15 : pause café ;
- 16 h 45 : interventions de deux candidats aux élections présidentielles ou de leurs représentants ;
- 17 h 45 : Conclusion de la journée par le Président de la CFPSAA, Philippe CHAZAL.

Pour préparer les différentes tables rondes, cinq listes de discussion seront ouvertes par la CFPSAA entre le 17 octobre et le 19 novembre, sur chacun des thèmes abordés. Nous souhaitons que vous soyez nombreux à y participer afin que vos préoccupations, demandes, suggestions puissent être relayées par les rapporteurs qui modèreront les listes de discussion. Vous aurez aussi la possibilité de déposer vos questions à l’entrée de chaque amphithéâtre afin que la parole vous soit donnée lors des discussions.

Le nombre de participants est limité à 700 personnes, les inscriptions seront retenues par ordre d’arrivée, nous vous donnerons dans le prochain bulletin des précisions sur comment vous inscrire. Une participation de 15 euros sera demandée à chaque participant pour couvrir en partie les coûts importants générés par ces Etats Généraux : location de salles, repas notamment. Les représentants locaux des associations membres de la CFPSAA sont invités à coordonner leurs efforts pour organiser en commun les déplacements de nos amis de province. Plus de précisions dans nos futurs bulletins, vous pouvez dès à présent adresser vos questions sur l’organisation de cette journée à l’adresse presidence@cfpsaa.fr nous vous répondrons rapidement et, si nécessaire, communiquerons l’information dans nos bulletins ultérieurs. Ces Etats Généraux sont pour tous les déficients visuels une occasion unique de se faire entendre, ils vous sont largement ouverts, nous vous attendons nombreux !

2)- ÉDITORIAL

C’est avec plaisir que je vous retrouve en introduction de ce bulletin, j’espère que bien que le soleil ait été parfois capricieux, vous avez tout de même pu passer un été agréable et reposant. La rentrée est là, et celle-ci sera particulièrement chargée pour la CFPSAA qui prépare un rendez-vous avec Marie-Anne MONTCHAMP le 7 septembre, un dîner-débat dans le noir pour des journalistes et invités le 26 du même mois, l’Assemblée Générale de l’Union Européenne des Aveugles début octobre, les Etats Généraux de la Déficience Visuelle le 26 novembre, pour ne parler que des événements les plus importants connus à ce jour. Tous ces sujets et quelques autres ont été longuement abordés lors de la réunion de Bureau qui s’est tenue dès le 29 août.

Parmi les événements de l’été qui nous concernent directement et qui ont donc retenu notre attention, j’en citerai trois :

1. Le décret n° 2011-974 du 16 août 2011 dont vous trouverez une brève présentation dans ce bulletin, restreint les conditions d’attribution de l’AAH pour les personnes handicapées dont le taux d’invalidité est compris entre 50 et 79%, ce qui peut être le cas de personnes amblyopes. Désormais, pour bénéficier de cette prestation, les demandeurs devront prouver une « restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi » pendant une période d’au moins un an, l’AAH ne leur sera attribuée que pour deux ans au plus ce qui les obligera à des démarches régulières et trop fréquentes. L’objectif clairement affiché de ce texte est bien de réduire le nombre de bénéficiaires de l’AAH, même si l’article 3 du projet de décret qui donnait une prédominance à l’Etat pour son attribution a finalement été supprimé tant était forte la pression des associations représentatives des personnes handicapées.

2. La loi n° 2011-901 du 28 juillet 2011 tendant à améliorer le fonctionnement des Maisons Départementales des Personnes Handicapées et portant diverses dispositions relatives à la politique du handicap dont vous trouverez un commentaire détaillé dans notre prochain bulletin, comprend un article particulièrement favorable aux déficients visuels qui impose aux éditeurs de conserver durant dix ans les fichiers sources des œuvres qu’ils publient, délai pendant lequel les organismes habilités pour procéder aux adaptations pourront les réclamer à la BNF. Nous saluons ici les efforts de Sylvain NIVARD et Alain LEQUEUX grâce à qui ce succès a pu être obtenu.

3. Deux mesures du plan de rigueur annoncé par le Premier Ministre le 24 août dernier nous concernent directement : tout d’abord la nouvelle taxation brutale des garanties santé qui va toucher dès 2011 tous les Français, à hauteur de 1,2 milliard. Cette mesure annoncée aujourd’hui par le Premier Ministre est un très mauvais coup porté à l’accès aux soins quand on sait que les complémentaires financent aujourd’hui 50% des soins de premier recours. La taxe sur les contrats d’assurance complémentaire santé qui, dès cette année, passera de 3,5 à 7%. Cette mesure sera de toute évidence facturée aux titulaires de mutuelles, dont les personnes handicapées. Les mutuelles ou les assurances ne sont dans ce dispositif que des intermédiaires pour collecter un impôt. De plus, le Premier Ministre a annoncé le report des mesures sur la dépendance, d’abord prévues pour juillet, qui ne seront prises qu’en janvier prochain. On peut douter de cette promesse, compte tenu de la complexité du dossier, à quelques mois des élections présidentielles. La CFPSAA et d’autres associations concernées préparent un communiqué de presse commun.

Je vous laisse le soin de parcourir les différents articles de ce bulletin qui, bien qu’estival, est encore fort complet. Je vous en souhaite bonne lecture.

Philippe CHAZAL Président de la CFPSAA.

3)- ACTUALITÉ FRANÇAISE DU HANDICAP DU 1er JUILLET AU 5 AOÛT 2011

3- A)- LÉGISLATION : LOI MDPH PROMULGUÉE

La loi tendant à améliorer le fonctionnement des Maisons Départementales des Personnes Handicapées et portant diverses dispositions relatives à la politique du handicap est publiée au Journal Officiel. Elle est amputée de son article 19, censuré par le Conseil Constitutionnel, qui instaurait un droit de dérogation à l’accessibilité des constructions neuves. La loi comporte diverses dispositions techniques, dont la création d’une procédure simplifiée de décision sur les demandes déposées par des personnes handicapées auprès de leur MDPH, octroie de plein droit le statut de travailleur handicapé aux jeunes stagiaires en entreprise et autorise l’utilisation de machines et outils dangereux dans le cadre de leur formation scolaire, étend à 10 ans la durée de mise à disposition par les éditeurs des fichiers sources nécessaires à la réalisation d’une version adaptée de leurs ouvrages.

3- B)- TRANSPORTS / CÉCITÉ : LES AUTOLIB SERONT SONORES

Les voitures électriques Blue Car qui assureront le service de location en libre-service Autolib’ seront équipées d’une sonorisation destinée à les rendre détectables par les piétons. Mises en service à Paris le 1er octobre prochain, elles seront progressivement déployées dans des stations installées dans les rues et parkings de la capitale et d’une trentaine de villes voisines. Les associations de déficients visuels demandaient que ces voitures silencieuses à faible vitesse soient détectables par les piétons aveugles ou malvoyants. Ce seront les premières voitures électriques françaises à être équipées d’un signal sonore.

3- C)- EMPLOI / DROITS : LICENCIEMENT POUR INAPTITUDE

Le président de la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale, Jean-Luc Warsmann, a déposé une nouvelle proposition de loi de simplification du droit dont l’article 41 supprime le paiement du préavis lors du licenciement d’un salarié déclaré médicalement inapte et non reclassé dans l’entreprise. Député UMP des Ardennes, Jean-Luc Warsmann est habitué à porter ce genre de texte écrit, en fait, par les services ministériels : il a ainsi fait adopter la suppression du droit des aidants familiaux ou bénévoles associatifs à une formation professionnelle, la réduction à deux mois de l’instruction d’une demande de carte de stationnement (lire les deux actualités du 14 avril 2011), le droit de licencier des salariés en Contrat à Durée Déterminé devenus médicalement inaptes (lire l’actualité du 18 mai 2011).

Sa proposition de rendre optionnelle l’élaboration des plans personnalisés de compensation a, par contre, été refusée par le Sénat (lire l’actualité du 14 décembre 2010) puis abandonnée. Jean-Luc Warsmann a également proposé au Gouvernement, dans un rapport publié le 6 juillet dernier, de prendre un décret d’incitation des salariés concernés à se faire reconnaître en tant que travailleur handicapé, dont la comptabilisation au titre de l’obligation d’emploi serait rétroactive à la date de la demande.

3- D)- LÉGISLATION / ACCESSIBILITÉ : SUBSTI-DÉROGATIONS CENSURÉES

Saisi par une soixantaine de députés socialistes, le Conseil Constitutionnel censure l’article de loi créant des dérogations à l’accessibilité des constructions neuves. Introduit dans la proposition de loi du sénateur UMP Paul Blanc relative aux Maisons Départementales des Personnes Handicapées (lire l’actualité du 28 juin 2011), cet article ouvrait de larges possibilités de dérogation à condition d’élaborer des mesures de substitution définies par décret. Le Conseil Constitutionnel a considéré que "le législateur n’a pas précisément défini l’objet des règles qui doivent être prises par le pouvoir réglementaire pour assurer l’accessibilité aux bâtiments et parties de bâtiments nouveaux". Cette tentative législative de créer des cas de dérogations dans les constructions neuves était la quatrième en deux ans. Le Conseil a toutefois validé l’article de la même loi qui renvoie à la publication d’un décret les exigences relatives à l’accessibilité et aux prestations pour les logements destinés à l’occupation temporaire ou saisonnière dont la gestion et l’entretien sont organisés et assurés de façon permanente. Le cabinet de la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale précise qu’aucun texte n’est actuellement prévu pour remplacer la disposition censurée, et que la proposition de loi en cours d’élaboration par le sénateur Eric Doligé (cf. ci-avant au 19 juillet) ne devrait pas concerner l’accessibilité.

3- E)- TOURISME : LE DEVENIR DE DESTINATION POUR TOUS

Contrairement à ce qu’avait annoncé, le 8 juin dernier, lors de la Conférence Nationale du Handicap, la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, le label « Destination pour tous » ne sera pas lancé cet été. Le Secrétariat d’État au Tourisme précise qu’il travaille en collaboration avec les services de Roselyne Bachelot à l’élaboration d’une solution de délivrance des premiers labels, et que l’opérateur n’est pas encore déterminé : si l’ « Association Tourisme et Handicap » a porté l’expérimentation de « Destination pour tous », elle n’est pas assurée d’en être le maître d’œuvre final, d’autres solutions étant à l’étude. Une nouvelle commission d’attribution devrait être composée à la rentrée, chargée d’examiner les éventuels dossiers de candidature des villes et sites qui ont expérimenté les critères de Destination pour tous.

3- F)- VIE AUTONOME : MISSION SUR LES AIDES À DOMICILE

La Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, confie à la Députée UMP des Ardennes, Bérangère Poletti, une mission d’étude et de réflexion sur le devenir des aides à domicile et des structures qui les gèrent. Depuis deux ans, de nombreuses associations employant ces personnels sont en difficulté financière, certaines ayant été liquidées ou placées en redressement judiciaire. La Députée en mission devra analyser la situation et proposer des solutions pour résoudre la crise du secteur, incluant une révision de la tarification des aides à domicile. Ses premières propositions sont attendues pour le mois de septembre, et son rapport final en décembre, en plein débat parlementaire budgétaire sur les mesures de réforme de la dépendance.

3- G)- SOLIDARITÉ : JOURNÉE VALIDÉE

Le Conseil Constitutionnel valide la Journée de Solidarité, qui consiste à ne pas payer une journée annuelle de travail au salarié, dont le produit est versé à la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (C.N.S.A). Saisi par un syndicaliste d’une Question Prioritaire de Constitutionalité (lire l’actualité du 28 février 2011), le Conseil relève que cette journée de solidarité "n’est pas constitutive d’une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques [et] que les dispositions contestées ne sont pas contraires aux articles 6 et 13 de la Déclaration de 1789 ; qu’elles ne sont contraires à aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit".

3- H)- ACCESSIBILITÉ / LÉGISLATION : LOI D’ASSOUPLISSEMENT ANNONCÉE

Le sénateur UMP Eric Doligé a présenté aux représentants du Comité d’Entente des associations nationales de personnes handicapées les propositions relatives à l’accessibilité qu’il a formulées (lire l’actualité du 16 juin 2011). Il a annoncé avoir été chargé par le Président de la République de traduire son rapport dans une proposition de loi qui pourrait être déposée cet automne au Parlement. Eric Doligé souhaite réviser la notion d’accessibilité pour en réduire la portée aux seuls services rendus, reporter la date-butoir de 2015 concernant la mise en accessibilité du cadre bâti et réduire fortement les règles établies par la loi du 11 février 2005.

3- I)- TRANSPORTS : LYONNAIS ACCOMPAGNÉS

Les Transports en Commun de l’agglomération de Lyon (TCL) ont créé un service d’accompagnement des clients handicapés moteur ou déficients visuels. Sur demande préalable, ils peuvent être accompagnés par des agents spécialement formés, les "Optiguides", qui les aideront à acquérir l’autonomie nécessaire pour utiliser les autobus, tramways et métros. Ouvert aux clients du service de transport spécialisé Optibus, ce service d’accompagnement gratuit vise à orienter davantage d’usagers handicapés vers les services collectifs. L’Optiguide est théoriquement réservable jusqu’à 2 heures avant un trajet effectué de porte-à-porte, comme pour Optibus, mais par les transports collectifs.

3- J)- JUSTICE / EMPLOI : ACCIDENT DU TRAVAIL INDEMNISÉ

La Cour de Cassation accorde à une salariée victime d’un accident du travail le droit à indemnisation pour l’aménagement de son logement et les frais d’un véhicule adapté. La Cour tire ainsi les conséquences de la décision du Conseil Constitutionnel du 18 juin 2010 qui a étendu à l’ensemble des postes de préjudice la réparation des dommages corporels résultant d’un accident du travail du fait d’une faute inexcusable de l’employeur.

(Lu dans le n° 367 du magazine Yanous - www.yanous.com - et publié avec l’aimable autorisation de son rédacteur Laurent LEJARD.)

4)- ATTRIBUTION DE L’AAH POUR LES PERSONNES DONT LE TAUX D’INVALIDITÉ EST COMPRIS ENTRE 50 et 79% : LA RSDAE

Le décret du 16 août 2011 précise la notion de Restriction Substantielle et Durable pour l’Accès à l’Emploi, (RSDAE) compte tenu du handicap, en tant que critère d’attribution de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) pour les personnes dont le taux d’incapacité permanente est inférieur à 80 % mais supérieur ou égal à 50 %. (Article L. 821-2 du Code de la sécurité sociale).

La Restriction Substantielle d’Accès à l’Emploi, compte tenu du handicap, est caractérisée par d’importantes difficultés d’accéder à l’emploi liées aux effets du handicap de la personne, et qui ne peuvent pas être compensées.

Ce texte détermine les situations au regard de l’emploi ou d’une formation professionnelle compatibles ou non avec la reconnaissance d’une Restriction Substantielle et Durable pour l’Accès à l’Emploi.

La Restriction Substantielle et Durable pour l’Accès à l’Emploi, subie par une personne en situation de handicap qui demande à bénéficier de l’AAH, est appréciée à partir des critères suivants :

- la restriction est substantielle lorsque le demandeur rencontre du fait de son handicap des difficultés importantes d’accès à l’emploi. Sont pris en considération :

- les déficiences à l’origine du handicap ;

- les limitations d’activités résultant directement de ces mêmes déficiences ;

- les contraintes liées aux traitements et prises en charge thérapeutiques induits par le handicap ;

- les troubles qui peuvent aggraver ces déficiences et ces limitations d’activités.

Pour apprécier si les difficultés importantes d’accès à l’emploi sont liées au handicap, elles sont comparées à la situation d’une personne sans handicap qui présente par ailleurs les mêmes caractéristiques en matière d’accès à l’emploi.

La restriction pour l’accès à l’emploi est dépourvue d’un caractère substantiel lorsqu’elle peut être surmontée par le demandeur au regard :

- soit des réponses apportées aux besoins de compensation qui permettent de faciliter l’accès à l’emploi sans constituer des charges disproportionnées pour la personne handicapée ;

- soit des réponses susceptibles d’être apportées aux besoins d’aménagement du poste de travail de la personne handicapée par tout employeur, au titre des obligations d’emploi des handicapés, sans constituer pour lui des charges disproportionnées ;

- soit des potentialités d’adaptation dans le cadre d’une situation de travail.

La restriction est durable dès lors qu’elle est d’une durée prévisible d’au moins un an à compter du dépôt de la demande d’AAH, même si la situation médicale du demandeur n’est pas stabilisée.

La Restriction Substantielle et Durable pour l’Accès à l’Emploi est reconnue pour une durée de un an à deux ans.

L’emploi auquel la personne handicapée pourrait accéder s’entend d’une activité professionnelle lui conférant les avantages reconnus aux travailleurs par la législation du travail et de la Sécurité Sociale.

Sont compatibles avec la Restriction Substantielle et Durable pour l’Accès à l’Emploi :

- l’activité à caractère professionnel exercée en milieu protégé par un demandeur admis au bénéfice de la rémunération garantie ;

- l’activité professionnelle en milieu ordinaire de travail pour une durée de travail inférieure à un mi-temps, dès lors que cette limitation du temps de travail résulte exclusivement des effets du handicap du demandeur ;

- le suivi d’une formation professionnelle spécifique ou de droit commun, y compris rémunérée, résultant ou non d’une décision d’orientation prise par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

Ce texte entre en vigueur le 1er septembre 2011.

5)- DÉFENSEUR DES DROITS : LES MODALITÉS DE SAISINE

(Source : service-public.fr)

Le Défenseur des Droits a succédé au Médiateur de la République, au Défenseur des Enfants, à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et à la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS). C’est une autorité indépendante qui peut être saisie par toute personne, publique ou privée, voulant faire respecter ses droits et ses libertés. Le Défenseur des Droits peut être saisi directement et gratuitement par courrier postal, en lui faisant parvenir les éléments de réclamation à l’adresse suivante : Le Défenseur des Droits, 7 rue Saint-Florentin, 75008 PARIS.

6)- EXTRAITS DU BULLETIN DE L’UMA, VOLUME 5, NUMÉRO 3, JUILLET 2011

6- A)- LANCEMENT DU RAPPORT MONDIAL SUR LE HANDICAP

Par William Rowland – Président antérieur de l’UMA

9 Juin 2011, NEW YORK –Selon les nouvelles estimations publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé et la Banque Mondiale, plus d’un milliard de personnes sont, d’une façon ou d’une autre handicapées. Les deux organismes ont prié les gouvernements d’accroître les efforts pour permettre l’accès aux services communs et d’investir dans des programmes spécialisés pour libérer le vaste potentiel que renferment les personnes handicapées.

C’est le tout premier Rapport Mondial sur le Handicap à donner une estimation du nombre de personnes handicapées dans le monde depuis 40 ans, ainsi qu’une vision d’ensemble de la situation du handicap dans le monde. Une nouvelle étude montre que presque un cinquième du nombre total de personnes handicapées dans le monde (entre 110 et 190 millions) rencontre de sérieuses difficultés qui affectent leur qualité de vie.

Le rapport souligne que peu de pays possèdent des mécanismes adéquats pour répondre aux besoins des personnes handicapées. Ces barrières comprennent la stigmatisation et la discrimination, l’absence de services de rééducation et autres soins de santé adéquats ; et l’inaccessibilité aux transports, bâtiments, et technologies de l’information et de la communication. Résultat : les personnes handicapées jouissent d’une moins bonne santé, réussissent moins dans les études, ont moins d’opportunités économiques et affichent de plus forts indices de pauvreté que les personnes non handicapées.

« Le handicap fait partie de la condition humaine », déclare la Directrice Générale de l’OMS, le Dr. Margaret Chan. « Presque chacun d’entre nous sera temporairement ou définitivement handicapé à un moment ou à un autre de sa vie. Nous devons faire plus d’efforts pour briser les barrières qui ségréguent les personnes handicapées, car elles les obligent bien souvent à rester en marge de la société. »

« Répondre aux besoins des personnes handicapées en matière de santé, d’éducation, d’emploi et autres développements est fondamental pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire », affirme Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque Mondiale. « Nous devons aider les personnes handicapées à accéder dans des conditions d’égalité aux opportunités de participation et contribution dans leurs communautés. Elles ont beaucoup à offrir si on leur en laisse la chance. »

Conclusion clé et recommandations : L’étude montre que les personnes handicapées ont deux fois plus de chances de trouver les capacités du personnel soignant insuffisantes pour répondre à leurs besoins, et presque trois fois plus de chances de se voir refuser des soins de santé nécessaires pour eux. Dans les pays à faible revenu, les personnes handicapées ont 50 % de plus de chances de se ruiner en dépenses de santé que les non handicapés. Les enfants handicapés ont moins de chances de démarrer l’école que les enfants non handicapés et resteront moins longtemps à l’école que ces derniers. Dans les pays de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Économique), le taux d’emploi de personnes handicapées (44 %) atteint à peine plus de la moitié du taux affiché par les personnes non handicapées (75 %).

L’étude recommande que les gouvernements et leurs partenaires au développement aident les personnes handicapées à accéder à tous les services communautaires, à investir dans des programmes et services spécifiquement pensés pour les personnes handicapées en ayant besoin, et à adopter une stratégie nationale du handicap ainsi qu’un plan d’action. De plus, les gouvernements devraient travailler pour accroître la sensibilisation du public et sa compréhension du handicap, ainsi que pour soutenir encore plus la recherche et la formation en la matière. Il est important que les personnes handicapées puissent être consultées et impliquées dans la configuration et la mise en œuvre de ces efforts.

Le rapport met en lumière plusieurs approches adoptées par divers pays dans le monde, et visant à permettre aux personnes handicapées d’accéder aux services, aux infrastructures, à l’information et à l’emploi.

Près de 150 pays et organisations régionales ont signé la Convention sur les Droits des Personnes Handicapées (CRPD) et plus de 100 l’ont ratifiée, s’engageant ainsi à éliminer les barrières qui empêchent la pleine participation des personnes handicapées dans leur société. Le Rapport Mondial sur le Handicap, développé avec la contribution de plus de 380 experts, constituera une ressource essentielle pour les pays qui mettront en œuvre la CRPD. L’Union Mondiale des Aveugles a été représentée à la cérémonie de lancement par son Président antérieur immédiat, le Dr. William Rowland.

6- B)- PROJET DE BANQUE DE RESSOURCES D’EMPLOI DE L’UMA : MISE À JOUR

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le projet de Banque de Ressources d’Emploi est en cours, grâce au soutien de la Fondation Ontario Trillium. L’Union Mondiale des Aveugles, en collaboration avec le CNIB, va créer le premier référentiel centralisé spécialisé consacré aux outils et ressources d’emploi et des groupes de discussion visant les personnes aveugles et malvoyantes, les employeurs et les organisations de et pour les aveugles et malvoyants.

La phase de développement de ce projet est à présent active, le personnel nécessaire se consacrant à la réalisation d’un scan détaillé et consciencieux des outils et ressources d’emploi existants actuellement dans le monde. Jacinta Haryett, conseillère en emploi chevronnée au CNIB s’occupe de ce scan et compile les résultats dans un rapport qui comprendra une liste complète des ressources disponibles, leurs avantages potentiels, leur accessibilité actuelle ainsi que les options langagières. Les ressources seront classifiées, les lacunes identifiées et les recommandations nécessaires effectuées. Votre soutien à cette phase du projet est essentiel et précieux. C’est pourquoi veuillez répondre positivement à Jacinta si elle vous contacte pour obtenir des informations ou ressources. N’hésitez pas non plus à contacter spontanément Jacinta à l’adresse suivante : Jacinta.haryett@cnib.ca

Une fois ledit scan achevé, et après réception du rapport, un cadre de travail sera développé pour la publication des ressources sur le site web de l’UMA. Ensuite, une phase de test et de modification interviendra pour garantir que le site est bien entièrement accessible, convivial, intuitif et contient toutes les informations nécessaires pour remplir les objectifs du projet. Enfin, le site sera entièrement lancé et rendu disponible à l’échelle mondiale. Ce passionnant projet constitue une approche innovatrice visant à résoudre le challenge bien connu que constitue le fort taux de chômage parmi les personnes aveugles et malvoyantes. Et nous pouvons tous être fiers d’y participer.

6- C)- ÉTUDES DE CAS POUR L’INITIATIVE EMPLOI

Nous continuons à recueillir des études de cas de personnes aveugles et malvoyantes dans diverses situations professionnelles, ainsi que des exemples de modèles de programmes pour l’emploi pour notre Banque de Ressources d’Emploi dont le lancement est prévu en 2012 sur le site web de l’UMA. Toute contribution est bienvenue. Vous trouverez les lignes directrices sur le site web de l’UMA. Allez simplement sur : http://www.worldblindunion.org/en/o...

6- D)- RAPPORT MONDIAL SUR LE HANDICAP DE L’OMS

Cela faisait plus de 40 ans qu’un rapport d’une agence des Nations Unies n’était pas consacré au handicap. Celui-ci met à jour les chiffres, situant le pourcentage total de personnes handicapées à 15 % de la population mondiale. Le rapport parle aussi des questions de rééducation, d’éducation et d’emploi pour les personnes handicapées. Le rapport est intégralement disponible à travers le lien ONU : http://www.who.int/disabilities/wor...

6- E)- RAPPORT ANNUEL 2010 DE L’UNION MONDIALE DES AVEUGLES

Le Rapport Annuel 2010 de l’Union Mondiale des Aveugles présente le travail réalisé l’année passée et les actuels axes de travail. Il est maintenant disponible sur notre site web à travers le lien suivant : Français : http://www.worldblindunion.org/fr/n... Les états financiers se trouvent aussi sur le site web de l’UMA, sous l’intitulé « À propos de l’UMA ».

6- F)- F123.ORG ET LA BANQUE DE DÉVELOPPEMENT INTERAMÉRICAINE PROPOSENT UN MONDE DE SOLUTIONS POUR LES PERSONNES AVEUGLES

(Extrait tiré du bulletin du GPDD) Un logiciel low cost de lecture d’écran pensé pour les déficients visuels et appelé F123.org se répand actuellement dans toute l’Amérique Latine grâce au prix que lui a décerné la Banque de Développement Interaméricaine (en anglais, IADB). Le Projet F123.org, qui permet aux utilisateurs aveugles et malvoyants de surfer sur le net, d’éditer des documents de texte et des feuilles de calcul, et d’envoyer des courriels et des messages instantanés, est maintenant disponible en Argentine, au Costa Rica, en Équateur, au Salvador, au Pérou et en Uruguay. Le Logiciel F123.org peut être installé directement sur le PC ou accompagner l’utilisateur partout où il va sous forme de clé USB. Il ouvre tous les principaux formats de fichiers employés dans les bureaux et les écoles, et permet d’interagir avec tous les grands réseaux de messagerie. Le système est pour l’instant disponible en anglais, en portugais et en espagnol, mais la version française ne saurait tarder. Si vous êtes intéressé, veuillez vous rendre sur http://www.F123.org/en ou écrire à info@F123.org

6- G)- CONSEIL CANADIEN DES AVEUGLES : LES EFFORTS DE PRESSION FINISSENT PAR PAYER

La Banque du Canada a présenté sa nouvelle série de billets de banque en plastique le 20 juin dernier. Les billets de banque comprennent des éléments d’accessibilité améliorés, notamment des caractéristiques tactiles durables, des chiffres en fort contraste et des couleurs distinctives. « Le Conseil Canadien des Aveugles apprécie les efforts soutenus de la Banque du Canada pour améliorer l’accessibilité des billets de banque pour les Canadiens déficients visuels », a déclaré Louise Gillis. « Les caractéristiques améliorées des nouveaux billets me font dire que la Banque du Canada a tenu compte du feedback fourni par nos membres. » Les nouveaux billets sont facilement reconnaissables à l’aide d’un lecteur de billets. Le nouveau billet de 100 dollars commencera à circuler en novembre, puis il sera suivi du billet de 50 dollars en mars 2012. Les billets de 20, 10 et 5 dollars seront mis en circulation avant la fin 2013. Imprimés en matériau polymère plastique, les nouveaux billets sont dotés d’éléments de sécurité innovants, notamment d’une bande transparente – la plus grande jamais appliquée sur un billet – et d’images holographiques métalliques insérées. http://www.ccbnational.net

7)- L’AUDIODESCRIPTION À LA TÉLÉVISION DISPONIBLE POUR TOUS QUEL QUE SOIT LE MODE DE RÉCEPTION

Comme vous le savez, l’audiodescription améliore de façon significative l’accessibilité à la télévision. Et, les déficients visuels qui peuvent en profiter se régalent avec les émissions télévisées qui sont de plus en plus souvent audiodécrites. Malheureusement de nombreux déficients visuels n’ont pas encore accès à l’audiodescription selon le mode d’accès à la télévision auquel ils sont abonnés. Par exemple certains opérateurs qui proposent la télévision via ADSL ne distribuent que le signal télévisé sans relayer le canal d’audiodescription. Depuis début 2010 la CFPSAA alerte les Pouvoirs Publics et demande que la loi impose aux opérateurs de relayer le signal d’audiodescription lorsque celui-ci est diffusé par une chaîne télévisée. Après plusieurs réunions au Ministère de la Culture et au Sénat, la CFPSAA a obtenu fin 2010 qu’une modification de la loi de 1986 sur l’audio-visuel soit discutée au Sénat. Puis en 2011 cette modification a été insérée dans le texte de loi sur les MDPH qui était en préparation.

Cette loi vient enfin d’être adoptée et à l’article 21 on peut trouver cette modification :

Article 21 : À la première phrase du III de l’article 34-2 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, les mots : « sourds et aux malentendants » sont remplacés par les mots : « personnes sourdes ou malentendantes et aux personnes aveugles ou malvoyantes ».

Le 3ème alinéa de l’article 34-2 en question : III. - Tout distributeur de services met gratuitement à disposition du public les services destinés aux sourds et aux malentendants associés aux programmes des services de télévision qu’il offre. Les dispositions techniques nécessaires sont à sa charge.

Voici le lien sur la loi MDPH : http://www.senat.fr/leg/tas10-150.html

Ainsi, désormais, les opérateurs qui distribuent la télévision doivent aussi distribuer le canal d’audiodescription. Il va probablement falloir un moment pour que les opérateurs prennent connaissance de cette nouvelle obligation car leurs juristes ne suivent peut-être pas de près la réglementation sur les MDPH … Puis il faudra que les opérateurs mettent en place les moyens techniques nécessaires pour permettre au canal d’audiodescription d’être distribué par leurs services. En particulier, il leur faudra peut-être changer les décodeurs qui sont chez leurs clients et qui réceptionnent le signal télévisé. Tout cela risque de prendre du temps mais c’est à nous leurs clients déficients visuels d’être vigilants et d’aiguillonner nos fournisseurs opérateurs.

Si l’opérateur auquel vous êtes abonnés ne relaie pas le canal d’audiodescription nous vous recommandons de le contacter pour l’informer de cette modification de l’article 34-2 de la loi du 30 septembre 1986 et, pour leur demander quel est leur plan pour permettre la distribution du canal d’audiodescription. Si après plusieurs tentatives vous n’obtenez toujours pas de réponse ou pas de réponse satisfaisante, nous vous proposons de faire remonter à Sylvain Nivard de la CFPSAA (nivard@fr.ibm.com) les cas en question et nous aviserons comment faire monter la pression auprès des opérateurs avec des lettres recommandées voir pourquoi pas à terme une assignation.

Même si cela n’avance pas vite, progressivement le cadre qui permettra à tous les déficients visuels de profiter au quotidien de l’audiodescription se met en place. La CFPSAA se réjouit de cette amélioration qui marque une étape importante.

8)- 34ème CONGRÈS NATIONAL DE LA FISAF

8- A)- ANNONCE DU CONGRÈS

La FISAF organise son 34ème Congrès National, « FAIRE DU DROIT A LA FORMATION ET AU TRAVAIL UNE REALITE : adapter les dispositifs et les parcours aux personnes en situation de handicap ! »

Avec la participation : Patrick BEGUE, Directeur Mission Service Public, AFPA ; Pierre BLANC, Directeur Général de l’AGEFIPH, Jean-François de CAFFARELLI, Directeur Général du FIFHFP, Philippe VAN DEN HERREWEGHE, Délégué Ministériel chargé de l’emploi et de l’intégration des personne handicapée auprès de l’Education nationale,… Conférence : Charles GARDOU, Professeur en sciences humaines à l’Université Lumière-Lyon2 Madame Roselyne BACHELOT, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale clôturera ce Congrès

Quatre grands thèmes seront déclinés : L’orientation et l’émergence du projet professionnel de la personne ; L’Adaptation de la formation initiale et de la formation continue ; Le soutien à l’emploi et à la vie au travail ; L’amélioration de la dynamique territoriale de soutien à l’insertion professionnelle. Des intervenants francophones (québécois, belges, maghrébins) viendront également enrichir notre réflexion.

Ce congrès aura lieu les 29 & 30 novembre 2011, au Centre de congrès d’Aix en Provence, 14 Boulevard Carnot, où nous attendons plus de trois cent personnes.

Dans le cadre de ce Congrès, Nous avons également lancé deux appels à communication : L’un s’adresse aux équipes de terrain qui viendront exposer leurs travaux concernant la double dimension de la formation professionnelle et de l’insertion professionnelle ► Plus d’informations sur le site de la FISAF www.fisaf.asso.fr

L’autre s’adresse aux entreprises pour faire connaitre leurs initiatives lors de l’atelier consacré à l’innovation ! Et montrer l’engagement de leurs équipes qui par la mise en œuvre de pratiques favorisent l’insertion des personnes en situation de handicap sensoriel

8- B)- PRÉPROGRAMME

- Mardi 29 novembre : 10h00-10h30 : accueil des participants.

10h30-11h00 : mot de bienvenue par Maryse JOISSAINS MASINI, Maire d’Aix-en-Provence, et Michel MERCIER, DG IRSAM Marseille et Administrateur de la FISAF ; Ouverture des journées d’étude par Maryvonne LYAZID, Présidente de la FISAF et Maurice BECCARI, DG de la FISAF.

11h00-12h30 : « L’orientation et l’émergence du projet professionnel de la personne », table ronde animée par Anne VOILEAU, Rédactrice en Chef du magazine Etre Handicap Information. Intervenants : Eric CHENUT, Président de Droit Au Savoir ; Christine DUPRE, Présidente de l’association des Directeurs de MDPH, Directrice MDPH 77 ; Jean-Marie JACQUOT, Directeur du CROP de St Hippolyte du Fort ; Marc MAUDINET, chercheur et membre du Conseil scientifique de la FISAF ; Isabelle MERIAN, DG de FAGERH. Temps d’échanges.

12h00-14h00 : pause déjeuner.

14h00-15h30 : « Adapter la formation initiale et la formation continue », table ronde animée par Emmanuel GUICHARDAZ, Secrétaire National en charge du secteur « AIS » du SNUipp. Intervenants : Patrick BEGUE, Directeur Mission Service Public de l’AFPA Ingénierie ; Valérie HELLOUIN, chargée d’études au Centre INFFO ; Valérie PAPARELLE, Directrice adjointe à l’Institut Montéclair à Angers ; Philippe VAN DEN HERREWEGHE, Délégué ministériel chargé de l’emploi et de l’intégration des personnes handicapées auprès de l’Education Nationale. Temps d’échanges.

15h30-16h00 : pause

16h00-18h30 : 4 ateliers simultanés.

- Mercredi 30 novembre : 8h30-9h00 : accueil des participants.

9h00-10h30 : « Soutenir l’accès à l’emploi et la vie au travail », table ronde animée par Sophie BAYDON-CRABETTE, CAP-Emploi. Intervenants : Hervé ALLART, PDG de Tadéo ; Jean-François de CAFFARELLI, DG du FIPHFP ; Pascal CLARKE, Directeur de l’association PRACTHIS ; Danielle FAVEREAU, Directrice SPPS, IRSA Bordeaux ; un représentant de Pôle Emploi. Temps d’échanges.

10h30-11h00 : pause.

11h00-13h00 : 4 ateliers simultanés.

13h00-15h30 : pause déjeuner.

14h00-15h30 : « Dynamiser les politiques territoriales de soutien à la formation et à l’insertion professionnelle », table ronde animée par Anne VOILEAU, Rédactrice en Chef du magazine Etre Handicap Information. Intervenants : Pierre BLANC, DG de l’AGEFIPH ; Patrick FAIVRE, Directeur de l’Institut SANTIFONTAINE de Nancy ; Claude ROCHET, Professeur des universités, Institut du Management Public de l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille III ; Pete STONE, Directeur de JUST DIFFERENT. Temps d’échanges.

15h30-16h00 : Conférence de Charles GARDOU, Professeur à l’Université Lumière-Lyon 2, fondateur du Collectif Reliance et Directeur des collections « Connaissances de la diversité » et « Reliance » aux éditions Erès.

16h00 : Clôture du congrès par Madame Roselyne BACHELOT, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

9)- ENQUÊTE « HANDICAP ET HOMOSEXUALITÉ : DOUBLE TABOU, DOUBLE DISCRIMINATION ? »

9- A)- INTRODUCTION

(Source : Article de Bénédicte Bécret, publié sur yagg.com)

Le jeune chercheur belge Dominique Goblet a dirigé l’étude Handicap et homosexualité : double tabou, double discrimination, dont les conclusions ont été récemment dévoilées. Nous en publions ci-après le résumé.

Les trajectoires identitaires où convergent et se croisent handicap et homosexualité sont encore assez peu étudiées. Le principal objectif de cette recherche est d’analyser comment les personnes qui « cumulent » handicap et homosexualité revendiquent et affirment leur vie affective et sexuelle. Les répondants proviennent de milieux diversifiés et vivent des situations de handicap tant physique que sensoriel très différentes. Les témoignages recueillis évoquent cette double discrimination. Si les répondants ont le sentiment d’être rejetés comme homosexuels par la société, ils témoignent, pour un bon nombre, être rejetés comme handicapés par le milieu gai. Nous avons opté pour une orthographe francisée du substantif et de l’adjectif « gay » en « gai », étant conscient que ce choix est discutable. Le terme « répondant » sera employé au masculin, ce terme comprend également les « répondantes ».

Dans le film Nationale 7 de Jean-Pierre Sinapi (2000), on entend un dialogue très intéressant entre Rabah, un résident, et son psychologue : « Rabah, tu es handicapé, musulman, homosexuel, orphelin, fan-de-Johnny. Ce n’est pas facile de se débrouiller avec tout ça. Tu voudrais être comme les autres mais tu n’y arrives pas... » Et Rabah répond : « Je fais quoi ? » . Ces quelques mots rejoignent d’une certaine manière le sujet de cette recherche. Il s’agit d’explorer les modes de vie, la vie affective, relationnelle des gais, des lesbiennes et des bisexuels en situation de handicap physique ou sensoriel. Notre analyse se résume dans le titre : « Handicap et homosexualité : double tabou, double discrimination ? ». À l’intérêt personnel s’ajoute un intérêt sociologique, « contextuel », puisque ces trajectoires identitaires où convergent et se croisent handicap et homosexualité sont encore assez peu étudiées. Nous souhaitons rester à l’écoute des questionnements que cette communication pourrait susciter. Cette dernière propose des pistes d’éclaircissement, des débuts de réponses dans ce qu’ils ont parfois d’incomplet, de provisoire, mais également d’hypothétique. Cette recherche devrait être poursuivie, approfondie, ces réflexions devraient en appeler, en solliciter encore d’autres et cela sans souci de frontières. Signalons que cet échantillon est significatif mais non représentatif, que les résultats chiffrés ne sont que des fréquences.

9- B)- ENQUÊTE : QUESTIONNEMENTS, CONSTATS ET MÉTHODOLOGIE

D’après les témoignages récoltés dans l’enquête documentaire, une des questions qui affleure est celle-ci : « Cette population encore stigmatisée l’est-elle en raison du handicap ou de l’homosexualité, ou bien des deux » ? Ou bien encore : « Serait-il plus facile d’assumer son homosexualité ou son handicap ? » Le milieu gai serait particulièrement intolérant à l’égard des personnes en situation de handicap ; l’handiphobie y serait présente sous diverses formes, en particulier dans les rapports de séduction où la représentation du corps parfait s’accommode mal du handicap physique. Les gais et les lesbiennes en situation de handicap seraient isolés des autres gais, leur handicap les empêchant de se faire accepter dans la culture gaie, tandis que la révélation de leur homosexualité crée une distance par rapport aux autres personnes handicapées. Les lieux associatifs et de sociabilité gais ainsi que les lieux extérieurs de drague ne sont pas toujours accessibles à ceux qui sont en fauteuil. En général, il est remarqué aussi que l’accessibilité des événements festifs LGBT est relative et à géométrie variable. D’après certains témoignages, les associations de personnes handicapées ne seraient pas toujours ouvertes à l’homosexualité. Plusieurs témoins dénoncent l’intolérance qui existe vis-à-vis du handicap dans les rapports individuels et amoureux entre hommes valides et hommes handicapés gais. Les gais et lesbiennes en situation de handicap ne seraient bien qu’entre eux.

Méthodologie et diffusion Afin de constituer l’échantillon, base de l’analyse, nous avons fait appel à des associations de personnes handicapées, des associations LGBT ainsi qu’à des associations LGBT qui regroupent plus spécialement des personnes ayant un handicap physique et/ou sensoriel. Un questionnaire « papier » a également été diffusé via certains relais associatifs en vue de toucher les personnes ne disposant pas d’Internet. Les réponses aux questionnaires « papier » représentent seulement 4,43% pour 95,57% via Internet. Lors de la diffusion du questionnaire, nous avons remarqué d’emblée que ce sujet restait sensible et souvent tabou. Certaines associations de personnes handicapées ont refusé de le diffuser, argumentant « qu’il était trop tôt pour aborder ce sujet », « peur également de faire la promotion de l’homosexualité ». D’autres firent remarquer que cette « minorité » existait, mais que « leurs efforts devaient se concentrer en priorité sur la majorité ». Du côté des associations LGBT aucun refus ni résistance n’est à signaler. La période de diffusion s’est étalée du 5 mai au 23 novembre 2010. À cette date on comptait 508 questionnaires remplis dont 158 étaient exploitables (30,14% ou un peu moins d’un 1/3). 121 formulaires (24,15%) étaient incomplets (seul le profil avait été complété).

Présentation de l’échantillon

1) Répartition des répondants, selon le sexe Parmi les répondants, nous comptons 82,91% d’hommes et 17,09% de femmes. 2) Répartition des répondants, selon l’âge La tranche des 41-45 ans est la plus représentée avec 20,63%. 3) Répartition des répondants, selon le pays de résidence La France vient en tête avec 77,64% et la Belgique avec 14,91%. 4) Répartition des répondants, selon les modes de vie En pourcentage cumulé, on trouve 36,07% de personnes vivant en couple. 8,2% vivent en couple mais avec des domiciles séparés. 4,37% de ceux qui vivent en couple ont un/des enfant(s). 37,71% de personnes vivent actuellement seules. 9,84% des répondants vivent en famille. Il est à remarquer que l’enquête ne parvient pas à toucher ceux qui vivent en appartement supervisé (1,64%) ou en centre d’hébergement (1,09%) (Autres modes de vie : 1,09%). 5) Proportion des répondants ayant des enfants 13,25% des répondants ont un/des enfant(s) qui provien(nen)t d’une union précédente. 6) Répartition des répondants, selon leur autodéfinition de l’orientation sexuelle 84,34% des répondants se définissent comme homosexuels. 8,43% se définissent comme bisexuels. 2,41% se définissent comme hétérosexuels mais peuvent avoir des pratiques homosexuelles ou encore se définissent comme « asexués ». 7) Répartition des répondants, selon la nature du handicap En pourcentage cumulé, les répondants ayant un handicap physique est de 79,53%. Les handicaps sensoriels représentent 20,47% en pourcentage cumulé.

9- C)- HANDICAP ET HOMOSEXUALITÉ

Comme l’expriment différents constats et sondages, après les motifs raciaux, le handicap est la deuxième source de discrimination, tant en Belgique qu’en France. On remarque également que, d’après notre échantillon, cette population est davantage stigmatisée en raison du handicap que de l’orientation sexuelle. D’après les répondants, les difficultés liées au handicap sont l’intégration sociale et la gestion de la vie quotidienne, l’accessibilité, les rencontres, la vie affective et sexuelle, l’emploi et le logement. 43,37% des répondants déclarent avoir eu le sentiment d’être (d’avoir été) rejetés « parfois » en raison de leur handicap ; 18,67% « jamais », 24,7% « souvent », 3,61% « toujours », 9,64% ne répondent pas. Quand on leur pose la question en changeant « handicap » par « orientation sexuelle », les résultats sont différents. Les répondants sont plus nombreux sur le « jamais » par rapport à l’homosexualité (29,52%), que pour le handicap (18,67%). L’item « souvent » passe de 10,84% (orientation sexuelle) à 24,7% (handicap) ; « toujours » passe également de 1,81% à 3,61%. Certains répondants affirment que le handicap est autrement plus « handicapant » que l’homosexualité. Il prend souvent plus de place dans la vie quotidienne, tout en tenant compte du fait que les répondants ne déclarent pas toujours leur orientation sexuelle. La personne en situation de handicap est, dans de nombreux cas, toujours vue en tant que personne handicapée avant d’être perçue en tant que gaie ou lesbienne. Si certaines dénoncent la difficulté d’assumer handicap et homosexualité, elles déclarent aussi « qu’assumer leur handicap leur a permis d’assumer également leur homosexualité ». Comme nous le remarquons à la lecture des commentaires laissés par les répondants, le handicap, comme l’homosexualité, restent encore sources d’injures, d’agressions verbales, de remarques malveillantes, de moqueries (également à l’intérieur de la famille), d’hypocrisie, mais également de « regards qui tuent ».

9- D)- AFFIRMATION DE SOI ET ENTOURAGE

Répartition, d’après les répondants, des personnes de l’entourage qui ont des difficultés à accepter l’orientation sexuelle. Votre père = 16.67 Votre mère = 14.65 Un frère/une sœur = 13.13 Certain(s) ami(s) = 9.09 Des collègues = 8.59 Tout le monde = 3.54 Aucune personne précise = 26.77 Autre = 7.58

« Dire ou ne pas dire ? », est une question récurrente. Tous les répondants ne sont pas prêts à révéler leur homosexualité, craignent de subir des difficultés supplémentaires, le handicap prenant déjà suffisamment de place. Dans certains cas, quelques amis sont au courant, ceux qui veulent bien l’entendre et l’accepter. Nous remarquons ainsi, chez les répondants, des « doubles biographies » devenant, dans certains cas, difficilement gérables au niveau de l’épanouissement personnel. (Goffman réed. 2007 : 97). Comme le constatent différentes recherches, le sentiment d’acceptation de l’homosexualité par l’entourage a évolué en l’espace de 20 ans, constatant chez la mère une tolérance plus marquée que chez le père (Enquête Presse Gay 2004 : 63-64). Dans notre enquête, vis-à-vis de l’orientation sexuelle, nous observons également une tolérance plus marquée chez la mère que chez le père. Vis-à-vis du handicap, si nous observons une plus grande acceptation de la part du père et de la fratrie, l’inverse se produit alors du côté de la mère et des amis.

9- E)- VIE AFFECTIVE ET SEXUELLE

Si plus d’un tiers des répondants vivent seuls, nous remarquons que les attentes par rapport à la vie affective et sexuelle sont importantes. Le désir d’une relation sur le long terme est assez récurrent pour donner sens, par exemple, à la situation de handicap quand il s’agit d’une maladie évolutive. Une relation de couple favoriserait l’épanouissement personnel et le soutien réciproque. Ce mode de vie serait, pour un bon nombre, un moyen de dépasser leur situation de handicap.

Répartition des répondants, selon les différents moyens et lieux de rencontre.

Petites annonces = 3.68 Internet = 23.41 Bars ou disco = 11.04 Chez des amis = 8.03 Associations = 11.37 Au travail = 7.69 Milieu scolaire = 4.68 Endroits publics = 9.7 Lieux ext. de drague = 8.36 Agence matrimoniale = 1.34 Centre d’hébergement = 3.01 Autres = 7.69 Internet est le moyen le plus employé pour chercher et/ou rencontrer un partenaire. Cependant, ce pourcentage est moindre que dans les enquêtes auprès du public gai valide (Enquête Presse Gay : 81). Si sur Internet, la mise à distance des corps peut permettre une communication non biaisée par les représentations sociales négatives liées au handicap, les répondants déclarent néanmoins éprouver des difficultés en employant/utilisant ce moyen de rencontre (Taquin ; Pireau ; Mercier : 104). Pour ceux qui emploient Internet, le fait, par exemple, de mentionner le handicap peut mettre fin à toute possibilité de rencontre. Un quart des répondants ne mentionnent pas leur handicap pour ne pas subir le rejet voire l’insulte. L’enquête laisse apparaître que cette population semble trouver davantage de partenaires par le biais du milieu associatif que les gais valides. Nous remarquons que plus d’un tiers des répondants s’investissent dans une association liée à la nature de leur handicap, mais également qu’ils fréquentent une association LGBT. Ce résultat est important quand on le compare aux résultats des différentes enquêtes menées auprès des gais valides, chez qui l’on remarque un désinvestissement dans le milieu associatif. Une majorité a le sentiment d’y être intégrée. Nous remarquons également que les répondants désirent plutôt fréquenter leurs « pairs » que des personnes valides, du moins dans un premier temps. Presque la moitié des répondants affirment qu’il existe un obstacle à l’épanouissement de leur vie affective et sexuelle ; le handicap étant mentionné en tout premier lieu. Cela se remarque tout particulièrement chez les blessés médullaires masculins. D’après les commentaires laissés par les répondants, dans le milieu gai, rares sont ceux qui chercheraient, dans un premier temps, une relation fondée uniquement sur l’affectif. Certains répondants remarquent que l’on trouve des gais valides capables de dépasser le handicap d’un partenaire sexuel potentiel, mais très peu sont prêts à assumer, sur le long terme, une vie de couple avec un partenaire en situation de handicap. Les résultats nous montrent d’une façon assez claire que la majorité des répondants vivent en couple « mixte » où l’un des deux est en situation de handicap. Néanmoins, nous remarquons qu’un nombre non négligeable ont vécu, dans un premier temps, en couple « pairs » c’est-à-dire avec une personne ayant, pour la moitié, un handicap semblable, un handicap différent pour les autres, et que, par la suite, certains répondants ont rencontré une personne valide. Presque trois quarts des répondants ont vécu une séparation au cours de leur vie ; ce pourcentage est assez important. Si les causes en sont diverses, la non-acceptation du handicap, quand il est acquis au cours d’une relation, en est une des causes principales. Un tiers des répondants déclarent avoir été souvent déprimés au cours de leur vie. Cet état est lié, en premier lieu, à la situation de handicap, à la solitude affective due à la difficulté de trouver un partenaire, mais également au phénomène de rejet qui se produit dans la vie privée ou plus largement dans la société.

9- F)- MILIEU GAI ET HANDICAP

La « communauté » gaie stigmatiserait à son tour ceux qui n’entrent pas dans ses représentations. Ce mécanisme de segmentation n’est pas propre au milieu gai. Ce dernier est observable sous diverses formes et dans d’autres minorités. Cependant, les résultats de l’enquête apporteraient des éléments permettant de le confirmer. Les gais et les lesbiennes en situation de handicap connaissent le rejet et l’exclusion en raison d’une culture de la beauté physique et du paraître. Mais également, dans de nombreux cas, d’après le diagnostic posé par les répondants eux-mêmes, en raison de la non-accessibilité des lieux de sociabilité et de convivialité identitaires. Les sourds/malentendants se plaignent des bars et discothèques trop bruyants et éprouvent des difficultés de communication, même en lecture labiale, du fait alors du manque d’éclairage. Fig. 3 : Répartition des répondants, selon la fréquence de l’accessibilité des lieux de sociabilité gais ou lesbiens. Souvent = 7.83 Parfois = 34.34 Jamais = 25.3 Non répondu = 32.53 Une part du rejet dont ils sont l’objet est à associer à une rupture des codes de ce milieu. Ce que l’on pourrait appeler la « gai-normativité » est dénoncée de manière récurrente par les répondants, en soulignant, dans certains cas, une évolution au niveau des mentalités. Si, en majorité, les répondants, tant en situation de handicap physique que sensoriel, se disent regardés et jugés comme « étranges », « trop différents », « objets de remarques désobligeantes », quelques-uns déclarent que leur place reste à construire dans le milieu et essayent de faire changer les représentations des gais valides en affirmant qu’ils y ont « leur place ». 41,57% des répondants affirment y avoir une place pour 37,35% qui répondent par la négative et 21,08% ne répondent pas. Si certaines formes de stigmatisation existent au sein même de la communauté gaie, nous avons remarqué, dès la diffusion de l’enquête, par exemple, que les associations de personnes en situation de handicap n’étaient pas non plus toujours prêtes à aborder l’homosexualité auprès de leurs membres. Les répondants confirment leur difficulté de se faire accepter par les deux « communautés ». N’ayant pas la possibilité d’exprimer ce qu’ils sont vraiment, ils se retrouvent dans un "entre-deux", entre agrégation à l’une et ségrégation par l’autre.

9- G)- CONCLUSION

Nous avons proposé une étude intitulée « Handicap et homosexualité, double tabou, double discrimination ? ». Après avoir analysé les propos laissés par les répondants de la présente enquête, cette interrogation peut se transformer en affirmation : identités multiples, exclusions multiples. En effet, nombre de répondants déclarent des difficultés liées au « cumul » du handicap et de leur homosexualité et ce, en particulier, dans le champ de la vie affective et sexuelle. D’autres éléments s’ajoutent encore à cette « conjugaison » du handicap et de l’orientation sexuelle : l’âge, l’évolution de certaines pathologies, l’origine ethnique, l’appartenance à une confession religieuse... Des auteurs, comme Didier Eribon et Judith Butler, font remarquer que face à l’injure, à la stigmatisation, les gais et les lesbiennes ont développé un processus de « resignification » en recréant leur identité personnelle à partir de l’identité qui leur avait été assignée. Ce travail de « resignification » apparaît chez certains répondants de notre enquête. Il semble que ce processus vaut autant pour le handicap que pour l’homosexualité. Il s’agit alors de produire de nouveaux modes de vies, de construire de nouveaux espaces de liberté (Eribon 1999 : 19). Quand on s’entend dire ces mots assassins : « en plus d’être pédé, maintenant il est handicapé », cités par un répondant, ne convient-il pas de travailler à se défaire de l’emprise des normalisations qui rendent certains parcours de vie très difficiles voire impossibles dans le but de permettre une existence plus désirable et moins soumise à la violence ? Ce même répondant ajoute : « sans mon ami je serais mort ou suicidé ! ». Dans ces quelques lignes laissées par une répondante, ne pourrait-on pas deviner un exemple de ce processus de « resignification » mis en œuvre ? « Tout à fait à l’aise avec mon handicap ainsi qu’avec ma sexualité, ces deux stigmates ont été apprivoisés et assimilés grâce à l’amour ambiant ». Elle ajoute : « mon homosexualité ne m’apporte que du bonheur ». Une question : si ce projet de vie peut devenir possible pour certains, peut-il l’être pour tous et à quel prix ?

9- H)- BIBLIOGRAPHE

Di Chiappari, V. (2006, mai). - Homosexualité et handicap : le double tabou dans « Faireface », Vie pratique. L’œil du psy. n°642 : 34-35. Eribon, D. (1999). - Réflexions sur la question gay. Paris, Editions Fayard. Eribon, D. (dir.) (2003). - Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes. Paris, Larousse. Goffman, E. (2007). - Stigmate. Les usages sociaux des handicaps. Paris, Les éditions de minuit. Kerloc’h, A. (2005). - Handicap : Silence on discrimine. Homophobie et handiphobie, la double discrimination. Paris, Le cherche midi : 144-148. Lesbiennes : sexualité et handicap ? (2002, Août 09) dans « Handirect ». National Disability Authority By QE5. (200, Avril). - Disability and sexual orientation. A Discussion Paper. Dublin. Récupéré de www.nda.ie Périer, J.-M. (2010). - Casse-toi !, Paris, Oheditions : 141-162. Rapport ANRS (2007, Juin). Enquête Presse Gay 2004. Maladies infectieuses. Paris, Éditions Labrador. InVs : 63-64. Riedmatten, Rl. (1998, Janv.). - Femme, lesbienne et handicapée, dans Forum, Proinfirmis : 24-26. Riedmatten, R. (1998, Janv.). - Je revendique mon homosexualité, dans Forum, Proinfirmis : 20-22. Roncier, Ch. (2003, Janv.). - Homos Handicapés une minorité dans la minorité dans « Têtu » n° 74 : 73-80. Schiltz, MA. (1998). Les homosexuels face au sida : enquête 1995. Regards sur une décennie d’enquête. Paris : CAMS, Cermes, ANRS ; 1998. Rapport de recherche. Taquin, L. ; Pireau, C. ; Mercier, M. (2010). - L’utilisation d’Internet dans une perspective de recherche de relations affectives et sexuelles par des personnes en situation de handicap physique, dans @mours virtuelles. Conjugalité et internet. Coll. « Famille, couple, sexualité », n° 33. Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant.

10)- FAIT DIVERS À BIARRITZ : UN NON-VOYANT ESCROQUÉ PAR LES GÉRANTS D’UN SUPERMARCHÉ

Le client non-voyant estime son préjudice à 15.000 euros. Les gérants du "Petit Casino" ont été licenciés par le groupe. Depuis un mois, les deux anciens gérants du « Petit Casino » ne sont plus derrière leurs caisses, situées au quartier Saint-Martin, à Biarritz. Accusés d’avoir volé un client non-voyant, ils ont été licenciés par Casino, qui a constaté les infractions après avoir mandaté un huissier. « À plusieurs reprises, ce client s’est aperçu que la monnaie rendue était très largement inférieure à ce qui lui était dû. Il nous a donc alertés et nous avons contrôlé nos employés, atteste Frédéric Croccel, directeur des relations presse du groupe. L’huissier mandaté a constaté les écarts qui n’étaient pas que de quelques euros. Pour cette raison et pour aucune autre, nous avons pris la décision de rompre le contrat avec le couple de gérants mandataires », conclut-il. Le responsable coupe alors court aux rumeurs qui se répandaient dans le quartier à propos d’autres escroqueries de prix lors de livraisons ou de produits avariés remis en rayon. 15 000 euros de préjudice Georges, le client non-voyant en question, se justifie. « Depuis quelque temps, mes fins de mois étaient plus difficiles, témoigne-t-il. Surtout, ce sont les gens du quartier qui m’ont mis la puce à l’oreille. Il y a plusieurs mois, une dame m’a interpellé en me disant que les gérants me volaient en me demandant trop d’argent », raconte-t-il, outré. Les constats effectués par l’huissier sont sans équivoque. L’homme de loi a ainsi pu établir qu’en trois courses d’un montant moyen d’une quinzaine euros chacune, espacées d’une semaine à chaque fois, les gérants du « Petit Casino », lui ont, au total, réclamé une cinquantaine d’euros en trop. « Depuis quatre ans, j’y allais au moins quatre fois par semaine pour au moins une trentaine d’euros d’achats », assure-t-il. Il estime son préjudice à 15 000 euros. Dès septembre, Georges compte porter plainte contre le groupe, les gérants n’étant pas imposables selon ses dires. De son côté, Casino parle de « montants importants ». Quant à la suite de la procédure en cours, Frédéric Croccel n’en dira pas plus. Pour l’heure, l’employeur ne semble donc pas avoir déposé de plainte. Depuis le début de l’affaire, des gérants temporaires ont été nommés. Deux nouvelles personnes, Paloises d’origine, sont derrière les caisses depuis jeudi dernier. Elles déclarent être embauchées pour un mois tout au plus. Les deux anciens gérants n’ont pas voulu faire de commentaires pour le moment. Ce couple, arrivé de Toulouse, était installé dans la région depuis environ cinq ans. Dans le quartier Saint-Martin à Biarritz, ils étaient connus comme des gens sympathiques. Mais qui sait si leur indélicatesse envers les personnes handicapées ne valait pas aussi pour leurs autres clients ? Extrait du JOURNAL SUD OUEST – 23/08/2011

11)- UN DESSIN RÉALISÉ PAR UN AVEUGLE SUR LA COUVERTURE DE L’ANNUAIRE TÉLÉPHONIQUE

Jean de LUSSATS, aveugle monégasque bien connu par beaucoup d’entre nous, nous informe d’un succès original : un dessin réalisé par lui figurera sur la couverture de l’annuaire téléphonique. Il nous écrit : « J’ai participé à un concours d’arts plastiques, dont le but était de choisir l’œuvre qui illustrerait la couverture de l’annuaire téléphonique. Seul aveugle parmi une soixantaine de concurrents, artistes professionnels et amateurs, j’ai eu le bonheur de gagner et de faire figurer mon œuvre sur la couverture des pages jaunes, tandis qu’une artiste italienne remportait la couverture des pages blanches. Il est paradoxal de participer et de gagner pour un aveugle dans le domaine de l’image.

Tout est parti du séminaire qu’anime Hoëlle Corvest au Musée du Louvre. Par la suite de hasards heureux, j’avais proposé deux dessins que j’avais réalisés chez elle à une vente aux enchères au profit d’Haïti. Ces dessins furent vendus 500€ au profit de cette cause humanitaire et l’organisateur de la soirée de vente aux enchères m’a incité à participer à l’Open de Monaco. Ce concours, sur Internet puis dans une galerie d’art, "L’Entrepôt", à la suite de la sélection des œuvres par un jury qui s’est prononcé sans connaître ma cécité. La procédure s’est déroulée avec ce dénouement heureux, tandis qu’une artiste plasticienne séduite par le dessin qu’elle avait découvert sur internet, a réalisé un court métrage d’une dizaine de minutes qu’elle a proposé au festival de Cannes. Le film a été sélectionné dans la section "Entr’2 marches" parrainée par Georges Lautner, et a remporté un succès d’estime.

Cette belle aventure d’un dessin réalisé avec le matériel de l’AVH (planche à dessin en latex, papier réactif en calque plastifié et pointe bille noire) devenu le héros d’un film et diffusé à 22000 exemplaires sur les couvertures des pages jaunes de l’annuaire téléphonique, mérite à mon avis d’être connu afin de démontrer que rien n’arrête les aveugles qui peuvent participer à tous les secteurs de la vie sociale ! »

C’est en effet un beau succès, nous adressons nos plus vives félicitations à Mr Jean de LUSSATS.

12)- DÉCOUVREZ LA GALERIE TACTILE « L’ENFANCE » AU MUSÉE DU LOUVRE

Le Comité Régional du Tourisme de Paris Île-de-France nous informe.

Après « Les animaux et le pouvoir », le Musée du Louvre ouvre en mai 2011 sa nouvelle galerie tactile sur le thème de l’enfance. Situé au sein des collections de sculptures italiennes (aile Denon, entresol), cet espace adapté aux visiteurs en situation de handicap et ouvert à tous, offre une expérience sensorielle d’exception. Ainsi, les visiteurs découvrent par le touché une quinzaine de moulages d’œuvres de sculpteurs célèbres comme Agostino di Duccio, Houdon, Falconet, Bouchardon et bien d’autres. Réalisés en résine ou plâtre par les ateliers de la Réunion des Musées Nationaux, ces moulages, accompagnés de cartels en braille, en gros caractères et d’échantillons de matériaux véritables traitent du thème de l’enfance à travers le portrait, la mythologie et la religion.

Pour info : le visiteur en situation de handicap et son accompagnateur ont accès gratuitement aux collections permanentes du musée du Louvre et à la galerie tactile. Des visites-conférences sont proposées à tous. Un guide multimédia, accompagné d’un livret tactile, propose des commentaires audio-descriptifs (à la location).

13)- LES VISITES TACTILES DU MUSÉE GUIMET

13- A)- VISITE EN FAMILLE : SUR LES TRACES DES ANIMAUX D’ASIE

Jeudi 27 octobre 2011, à 14h : Venez découvrir les extraordinaires animaux d’Asie, qu’ils soient réels ou imaginaires. Mêlant conte et découverte tactile, cette visite s’adresse aux grands comme aux petits (à partir de 5 ans), aux voyants comme aux non et malvoyants.

13- B)- À LA DÉCOUVERTE DE L’HINDOUISME

Jeudi 24 novembre, à 14h : Les œuvres nous racontent des histoires… si on sait les écouter, ce sont les aventures épiques des dieux terribles ou bienveillants de l’hindouisme qui prennent vie. 13- C)- À LA DÉCOUVERTE DU BOUDDHISME Jeudi 19 janvier 2012, à 14h : Au musée Guimet, ce sont les œuvres originales qui s’offrent à vous ; sculptures de marbre ou de calcaire vous révèleront les grands moments de la vie du Bouddha et de la diffusion du bouddhisme à travers l’Asie.

13- D)- INFORMATIONS PRATIQUES

- Tarifs : Visite : 4.8€ Entrée libre dans les collections permanentes. Entrée et visite gratuites pour l’accompagnateur. Rendez vous à l’accueil, dans le hall du musée, dix minutes avant le début de la visite. Réservation auprès d’Hélène Baudelet par téléphone au 01 56 52 54 37, par fax au 01 56 52 54 36 ou par mail, helene.baudelet@guimet.fr

- Adresse : Musée national des arts asiatiques Guimet, 6 place Iéna, 75116 Paris Téléphone de l’accueil du musée : 01 56 52 54 33

- Accès : Par le métro : Ligne 9, station Iéna, au pied du musée Ligne 6, station Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iéna

Par le bus : 63, arrêt Iéna 82, arrêt Iéna 30, arrêt Kleber-Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iéna 22, arrêt Kleber-Boissière, puis descendre la rue Boissière jusqu’à la place Iéna 32, arrêt Albert de Mun ou Iéna

14)- VISITE ADAPTÉE DE L’EXPOSITION PARIS-DELHI-BOMBAY

ECOUTER VOIR dans l’exposition PARIS-DELHI-BOMBAY

A l’heure de la mondialisation, l’exposition fait dialoguer et met en résonance, les visions du monde de deux pays aux cultures différentes l’Inde et la France. Artistes indiens et français apportent des éclairages sur la société indienne d’aujourd’hui et livrent leur propre interprétation. C’est une confrontation unique d’expressions artistiques et culturelles, qui s’appuie sur les regards croisés de créateurs. Les œuvres sont réunies autours de six grands thèmes : politique ; religion ; identité, urbanisme, artisanat, foyer.

Visiteurs aveugles et malvoyants : Samedi 10 Septembre 2011 de 10h à 11h30

Tarif : 4,50 € par personne, payable sur place à la billetterie du Centre Pompidou. Gratuité pour 1 accompagnateur.

Réservation obligatoire jusqu’au Jeudi 8 Septembre 2011 au 01.44.78.49.42 et au 01.44.78.49.54 (répondeur).

Entrée dans le Centre Pompidou située à l’angle des rues Saint-Merri et du Renard. Rendez-vous à 9h45 près des caisses, niveau 0.

Informations www.centrepompidou.fr/handicap

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15)- PROGRAMME TÉLÉ : FICTION AUDIODÉCRITE LE LUNDI 5 SEPTEMBRE

TF1 diffusera en audiodescription (audiodécrit par l’AVH) l’épisode « Ca décoiffe au camping » de la fiction Camping Paradis le lundi 5 septembre 2011 à 20h45.

16)- CONCERT : DANS LA NUIT D’AMADOU ET MARIAM

Paru dans le JDD du 24 juillet.

Le couple aveugle du Mali crée "Eclipse", un concert noir sur noir et parfumé ! Amadou et Mariam.

L’expression "voir avec son cœur" prend une dimension nouvelle. (Reuters)

L’expérience est puissante. Insolite s’il en est, quand on sent autant de trac dans le public que sur scène. Amadou et Mariam en ont réservé la primeur au Manchester International Festival, le week-end dernier trois soirs de suite. Éclipse est leur premier concert dans le noir total, avant Paris en janvier 2012. Un projet que le couple aveugle envisageait depuis 2008 mais qui a pris son temps, principalement pour des questions d’organisation.

À l’entrée de la salle, chaque participant se voit remettre la "charte" d’Éclipse, un carton sur lequel sont écrites des recommandations. On y lit que le spectacle "se déroule dans le noir absolu et requiert une stimulation des sens, incluant des variations d’odeurs et de températures". Éteindre son portable ne suffit pas : les parfums forts sont déconseillés, les appareils photo interdits, les enfants doivent être accompagnés. "En cas de besoin pressant ou de malaise pendant le concert, levez ce carton, dirigez-vous vers le bout du rang, un ouvreur vous assistera pour quitter la salle. Pour votre sécurité, ce concert est surveillé par des caméras infrarouges."

Tout est prévu, réglé au millimètre. Après, advienne que pourra. Juste avant le concert, Marc-Antoine Moreau, concepteur du spectacle et manager de longue date d’Amadou et Mariam, témoigne : "Hier, des gens se sont embrassés, se sont touchés, ont dansé." La veille, il a suivi l’expérience sur les écrans de contrôle. Les caméras infrarouges filment aussi la scène, permettant aux deux ingénieurs du son et au technicien de veiller, prêts en cas de pépin. "Notre grande peur ce sont les pannes de micro." Car ce concert d’exception, les sept musiciens d’Amadou et Mariam, tous voyants, le jouent privés de leurs repères visuels habituels, notamment des gestes de leur leader, Amadou. À cet effet, des Scotch phosphorescents, invisibles du public, sont apposés sur la batterie, le clavier et le balafon, le xylophone traditionnel. Le final joué lumières allumées

Le public prend place dans une semi-obscurité, histoire de s’acclimater en douceur. Lorsque le noir total s’impose, le concert ne démarre pas encore mais le spectacle commence. Il fait frais, un âne braille, une mobylette passe, des enfants papotent en bambara, les femmes pilent le mil. On est à Bamako. Dans l’air, une odeur délicate d’encens et de sable. Un conteur à l’accent africain (Isaac de Bankolé) complète ce voyage sonore : il fait le récit de l’incroyable histoire d’Amadou, frappé de cécité à 16 ans mais jamais découragé face à l’adversité et devenu, main dans la main avec son amour, sa chérie, le grand musicien que l’on sait.

Les douze chansons d’Éclipse ont été sélectionnées judicieusement : Elles reflètent leur cheminement trente ans durant. C’est d’autant plus émouvant que chaque seconde, on se sent au plus près de leur nuit enchanteresse, bariolée de sensations. Dans le public, une concentration inhabituelle. Pour une fois, personne ne parle pendant les chansons. D’une telle expérience, on sort étourdi et un peu frustré de n’avoir vu les musiciens que le temps du final joué lumières allumées. Mais assurément heureux d’avoir cinq sens à peu près valides ! L’expression "voir avec son cœur", chère aux aveugles, prend une dimension nouvelle. On n’a plus qu’une hâte : découvrir leur album annoncé pour 2012, avec le chanteur Bertrand Cantat au générique. Sans compassion ni polémique, mais peut-être bien dans le noir…

17) SEJOUR AU SRI LANKA / MODIFICATION DE TARIF

Suite à une modification de tarif, nous vous transmettons de nouveau la présentation du séjour au Sri Lanka incluse dans le bulletin précédent

Séjour : DECOUVERTE et BIEN-ÊTRE au SRI LANKA

Du Mercredi 07 Mars 2012 au Samedi 17 Mars 2012

« Places limitées » « Minimum et Maximum de 12 personnes »

INSCRIPTIONS OBLIGATOIRES AVANT LE 15 SEPTEMBRE 2011

Séjour de 11 jours / 9 nuits au départ de PARIS Tarif : 2 780.00 € par personne en Chambre Double

PRESTATIONS COMPRISES
- Hébergement en Hôtel 4* (Chaaya Village 4*(1 Nuit)-Chaaya Citadel 4* (4 Nuits)-Chaaya Tranz 4*(4 Nuits)
- Le vol Paris / Colombo / Paris sur la compagnie régulière Sri Lankan,
- Les transferts aéroport / hôtel / aéroport,
- Les transports intérieurs en autocar ou minibus (fonction des inscriptions) avec air conditionné,
- L’accueil à l’aéroport avec un collier de fleurs,
- L’hébergement sur la base d’une chambre double pour 9 nuitées en hôtel 4 étoiles,
- La pension complète durant tout le circuit du déjeuner du 2eme jour au petit déjeuner du 11eme jour,
- Le service d’un guide francophone durant tout le circuit,
- Les excursions et les visites mentionnées au programme avec guides locaux,
- Les frais d’entrées et les pourboires dans les sites mentionnés au programme,
- La soirée de danses kandyennes,
- 4 séances de Gym Orientale – Séances de Sophrologie
- 1 Après-midi de soins ayurvédiques à l’hôtel TREE OF LIFE
- L’assurance de base,
- Les taxes d’aéroport 189 € au départ de Paris (taxes réactualisables).
- L’assurance annulation (2% du montant du voyage)
- L’accompagnement durant votre séjour (1 accompagnateur pour 2 personnes déficientes visuelles)

NE COMPREND PAS.
- Le supplément chambre individuelle : 480 € par personne
- Les Boissons non prévues au programme
- Les dépenses d’ordre personnel

Informations et réservations : nous contacter. Résidence Moulin du CASSOT - 2 rue de CABOUCI - 17530 ARVERT Tél : 05.46.36.91.84 – Fax : 05.46.36.93.50 Residence.avh.arvert@wanadoo.fr Agrément Tourisme AG 075.02.000.2 Agrément Jeunesse et Sports 75.SVF.05.19

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